Les comportements craintifs sont fréquents chez les chevaux et peuvent entraîner des risques pour la sécurité, de la frustration chez le cavalier et des difficultés au niveau de l’entraînement. Bien que ce type de comportement puisse sembler imprévisible ou rétif, il s’agit en fait d’une réaction naturelle ancrée dans l’instinct de proie du cheval.
Les chevaux possèdent des sens très développés et sont programmés pour réagir rapidement aux stimuli visuels, aux sons ou aux mouvements soudains dans leur environnement. Cette réaction de fuite face à un stimulus inconnu est influencée par des facteurs tels que le tempérament, les expériences passées, les méthodes d’entraînement, la santé et même la nutrition. Certains chevaux sont naturellement plus réactifs, tandis que d’autres deviennent craintifs en raison du stress ou d’une manipulation qui manque de constance.
Apprendre à gérer un cheval facilement effrayé débute par une meilleure compréhension de ses réactions. Une désensibilisation graduelle, des routines d’entraînement claires et cohérentes, ainsi que l’utilisation du renforcement positif peuvent aider un cheval à être plus confiant et à réagir de manière plus prévisible dans de nouvelles situations.
En comprenant pourquoi les chevaux sont réactifs et comment réduire les comportements liés à la peur, les cavaliers peuvent améliorer la sécurité et renforcer la communication avec leur monture. Le guide qui suit explique les principales causes des réactions de peur, les techniques d’entraînement pour développer la confiance et les étapes pratiques pour gérer les chevaux craintifs, tant au sol qu’en selle.
Comportements liés à la peur chez le cheval
L’effroi est un comportement équin courant, mais souvent mal compris, caractérisé par une réaction de peur soudaine et involontaire lorsqu’un cheval réagit à une menace perçue.
Cette réaction peut se manifester par un cheval qui : [1]
- S’enfuit
- Tourne rapidement sur lui-même
- Saute
- Fige sur place
- Recule
- Rue ou se cabre
Ce comportement instinctif découle des sens extrêmement aiguisés du cheval et de son instinct naturel de préservation en tant que proie. Des signes subtils comme une posture tendue, des yeux écarquillés ou des naseaux dilatés peuvent également indiquer qu’un cheval est sur le point de réagir.
Alors que certains chevaux sont rarement effrayés, d’autres peuvent développer des réactions fréquentes ou intenses qui nuisent à la sécurité et à l’entraînement. Ces chevaux sont souvent qualifiés de « peureux », mais il est important de se rappeler que pratiquement n’importe quel cheval peut réagir de manière imprévisible, même ceux considérés comme « à toute épreuve ».
La situation peut être frustrante pour les propriétaires de chevaux et les cavaliers lorsque la sensibilité accrue de l’animal perturbe l’entraînement, la compétition ou les manipulations quotidiennes. Grâce à une gestion réfléchie qui tient compte des adaptations naturelles du cheval, il est possible d’aider celui-ci à se détendre et de réduire le risque de réactions problématiques.
En reconnaissant les comportements de peur comme un instinct de survie plutôt qu’un signe de désobéissance ou un trait de personnalité, l’équipe qui prend soin de votre cheval peut gérer ces réactions avec succès.
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Qu’est-ce qui provoque les réactions de peur chez le cheval?
Les chevaux sont des proies qui ont évolué pour détecter et fuir le danger afin d’assurer leur survie. Le système nerveux du cheval est donc préparé à réagir rapidement. Lorsqu’un cheval perçoit une menace, son système nerveux déclenche une réaction de « combat ou fuite ». L’adrénaline inonde l’organisme, augmentant la fréquence cardiaque et la pression artérielle, et préparant le cheval à la fuite. [1]
La génétique peut également influencer la tendance d’un cheval à être sensible, mais chaque individu possède son propre tempérament et comportement. Certaines races comme les Arabes, les Pur-sang et les Saddlebreds ont tendance à être plus réactives, tandis que d’autres, comme les Quarter Horses, les chevaux de trait et les poneys, sont souvent moins craintifs.
Les situations courantes pouvant déclencher une réaction de peur comprennent :
- La rencontre d’animaux sauvages ou d’ombres en mouvement sur un sentier
- Le travail dans des manèges comportant des décorations ou du matériel nouveaux
- Les compétitions ou les événements bruyants et animés
- La réaction aux mouvements soudains d’autres chevaux à proximité
- L’exposition à des bruits ou à des contacts inattendus
Perception sensorielle équine
Les chevaux perçoivent le monde d’une manière très différente de celle des humains et peuvent réagir à des sons, des odeurs ou des images que nous ne remarquons pas, ce qui donne parfois l’impression qu’ils « sont peureux pour rien ».
Comprendre comment les chevaux traitent les informations sensorielles aide à expliquer pourquoi ils réagissent parfois à des objets ou à des situations qui semblent inoffensifs aux humains. Il est important de reconnaître ces différences afin d’anticiper leurs réactions et de mieux gérer les comportements craintifs.
Vision
Les différences de perception visuelle entre les chevaux et les humains expliquent une grande partie de leurs réactions naturelles. Les chevaux ont une vision des couleurs limitée : ils distinguent mieux le bleu, le jaune et le vert que le rouge. Ils ont aussi de la difficulté à s’adapter aux changements brusques d’éclairage, ce qui explique pourquoi ils peuvent hésiter à passer d’un endroit ensoleillé à un espace sombre, comme une écurie ou une remorque. [2]
En tant que proies, les chevaux disposent d’un champ de vision très large, d’environ 350 degrés, leur permettant de détecter presque toute menace potentielle. Ils ont seulement deux petits angles morts : l’une directement devant le front, l’autre directement derrière la queue, ce qui les rend particulièrement sensibles aux mouvements dans leur environnement. [2]
Les objets, personnes ou animaux qui apparaissent soudainement dans ces angles morts peuvent facilement les effrayer, surtout si le mouvement est rapide ou imprévisible. Les espaces ouverts dotés d’une visibilité dégagée rassurent davantage les chevaux, tandis que les environnements clos, comme les manèges intérieurs ou les sentiers boisés, peuvent accroître leur vigilance et leur tendance à sursauter. [1][2]
Ouïe
Les chevaux ont une ouïe extrêmement fine et perçoivent une gamme de fréquences plus large que celle des humains. Ils localisent aussi les sons en orientant leurs oreilles vers la source, ce qui leur permet de rester attentifs aux menaces potentielles, peu importe de quelle direction elles proviennent. [3][4]
En raison de cette sensibilité, les chevaux peuvent réagir ou sursauter en réponse à des bruits que les personnes qui les manipulent ne perçoivent même pas. [3][4]
Odorat
Les chevaux possèdent un excellent sens de l’odorat, avec environ 300 millions de récepteurs olfactifs et de gros bulbes olfactifs leur permettant de détecter les odeurs les plus subtiles. Ils ont également un organe voméronasal qui perçoit les phéromones, des substances chimiques provoquant des réactions physiologiques ou comportementales au sein d’une même espèce. [5]
Les odeurs nouvelles ou inhabituelles peuvent attirer l’attention d’un cheval, mais aussi susciter de l’hésitation ou de l’anxiété, surtout dans un nouvel environnement.
Toucher
Les chevaux sont très sensibles au toucher, particulièrement au niveau de la tête, des flancs, de l’intérieur des membres et de la couronne du sabot. Ils peuvent aussi percevoir les vibrations du sol grâce aux nerfs présents dans leurs sabots et leurs dents.
Un contact soudain ou inattendu peut provoquer un sursaut. [1][6][7]
Déclencheurs fréquents
Les réactions de peur peuvent être causées par divers facteurs environnementaux et sociaux. Parmi les plus courants, on retrouve : [1]
- Des bruits forts et soudains : des coups de feu, des feux d’artifice, le démarrage de véhicules ou des annonces diffusées par haut-parleur peuvent tous survenir dans les environnements équestres
- Des mouvements brusques : des tissus flottants, des petits animaux ou des personnes surgissant des angles morts d’un cheval peuvent tous faire sursauter le cheval
- Des stimuli visuels inhabituels : l’exposition à de nouveaux objets peut déclencher une réaction chez un cheval réactif
En tant qu’animaux grégaires, les chevaux reflètent souvent les émotions et les réactions de ceux qui les entourent. L’anxiété ou la tension d’un cavalier, d’un soigneur ou d’autres chevaux à proximité peut rapidement se propager, rendant l’ensemble du groupe plus nerveux et sujet aux sursauts. [1]
L’inconfort ou les problèmes de santé peuvent abaisser le seuil de tolérance au stress d’un cheval, le rendant plus réactif à des situations ordinaires. [8] Un harnachement mal ajusté, des troubles digestifs, une altération de la vision, un problème neurologique ou toute autre source de douleur peuvent accroître la sensibilité et contribuer à ces réactions.
Si un cheval habituellement calme commence à réagir brusquement à des stimuli habituels, cela peut être le signe d’un inconfort plutôt que d’un problème de comportement. Un examen vétérinaire complet peut aider à identifier ou à écarter les causes médicales sous-jacentes. [9]
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Méthodes d’entraînement pour les chevaux craintifs
Gérer un cheval craintif commence par des soins de base réguliers et complets ainsi qu’une manipulation calme et prévisible. L’établissement de routines claires et d’un environnement stable aide les chevaux à se sentir en sécurité et réduit l’anxiété qui peut mener à des réactions excessives.
Un entraînement efficace vise à établir une relation de confiance, renforcer la confiance en soi et adapter la réponse du cheval face à la peur. Une désensibilisation progressive aux nouveaux sons, images et sensations aide le cheval à comprendre que les expériences inconnues ne représentent pas une menace.
Le confort physique joue également un rôle essentiel. Une alimentation équilibrée, une selle bien ajustée et des soins vétérinaires réguliers favorisent la concentration et la détente pendant l’entraînement.
Ensemble, ces éléments constituent la base d’un comportement plus calme et plus fiable, ainsi que d’un succès durable dans la gestion des chevaux craintifs.
Techniques d’entraînement
L’entraînement d’un cheval craintif ne consiste pas à éliminer ses réactions naturelles. L’objectif est plutôt d’aider le cheval à comprendre que les sons et les images courants ne sont pas dangereux et qu’ils n’ont pas à mener à une réaction de peur.
Avec du travail régulier, l’entraînement peut élever le seuil de réaction d’un cheval, favorisant un plus grand calme, de la curiosité et de la confiance envers la personne qui le manipule. Les techniques efficaces incluent la désensibilisation progressive, les exercices de développement de la confiance et l’utilisation du renforcement positif.
Désensibilisation
La désensibilisation consiste à exposer lentement et en toute sécurité un cheval à un élément effrayant ou inconnu jusqu’à ce qu’il le reconnaisse comme étant inoffensif.
Les principes clés de la désensibilisation comprennent : [10]
- Commencer doucement : débutez avec une version de faible intensité du stimulus
- Prendre son temps : permettez au cheval d’observer, de traiter l’information et d’approcher l’objet ou le son à son propre rythme
- Récompenser le calme : offrez des encouragements verbaux, des caresses, des gâteries ou une pause lorsque le cheval présente une réponse calme ou curieuse
- Progresser graduellement : à mesure que le cheval devient plus à l’aise, augmentez l’intensité, la proximité et la durée de l’exposition
Les séances d’entraînement doivent être courtes et positives et se terminer lorsque le cheval est détendu. Mettre fin à une séance après qu’un cheval ait eu peur peut renforcer son comportement craintif.
Développer la confiance
Les chevaux confiants sont moins susceptibles d’être effrayés lorsqu’ils font face à des sons ou à des images inconnus. Les stratégies pour renforcer la confiance d’un cheval incluent :
- Profiter du travail au sol : des exercices tels que marcher en main, arrêter, reculer, céder les hanches et travailler en longe apprennent au cheval à répondre aux signaux et à faire confiance aux indications de la personne qui le guide.
- Utiliser une exposition proactive : offrez à votre cheval des opportunités de se familiariser avec de nouveaux lieux comme des sentiers, des manèges et des sites de compétition avant de monter à ces endroits. Cela renforce sa confiance et réduit la pression autant pour lui que pour vous.
- Choisir des compagnons compatibles : jumeler un cheval réactif à un compagnon calme et stable peut aider à réduire le stress général.
Renforcement positif
Le renforcement positif enseigne au cheval qu’un comportement calme, exploratoire et coopératif entraîne une récompense. Les récompenses peuvent prendre différentes formes selon la motivation et les préférences du cheval. Certains réagissent aux gâteries ou à la nourriture, tandis que d’autres préfèrent les caresses ou les encouragements verbaux. Toute action qui rassure le cheval contribue à renforcer la confiance et la compréhension mutuelle.
L’entraînement au cliquet gagne en popularité au sein de la communauté équestre. Cette méthode, également utilisée pour les chiens, donne d’excellents résultats selon de nombreux propriétaires de chevaux. En utilisant un son distinct pour signaler qu’un cheval a accompli le bon comportement, puis en offrant une récompense, le cheval apprend à suivre les indications sans stress. [11]
Lorsqu’elles sont appliquées correctement, ces techniques peuvent améliorer la capacité d’un cheval à gérer des stimuli imprévisibles, que ce soit dans le manège ou lors de randonnées. Peu importe les méthodes d’entraînement privilégiées, la constance demeure la clé pour renforcer la confiance et les compétences du cheval.
Comportement du cavalier et réactions de peur
Lorsqu’un cheval est effrayé, la réaction du cavalier ou de la personne qui le manipule peut soit l’aider à se calmer, soit accroître sa peur. Rester calme et constant aide le cheval à se détendre et à retrouver sa concentration, tandis que des mouvements brusques ou des réactions bruyantes peuvent aggraver la situation.
Lorsqu’un cheval prend peur, il suffit de se rappeler que l’objectif principal est de le guider progressivement vers un état de calme. Plutôt que de chercher à imposer l’obéissance pendant une période de stress intense, il est plus efficace de soutenir et d’accompagner le cheval afin qu’il puisse réguler ses émotions.
Rester calme et confiant
Les chevaux réagissent fortement au langage corporel, au ton de la voix et même aux changements subtils de respiration ou de tension musculaire. Un cavalier apeuré ou paniqué peut involontairement signaler qu’un danger est présent.
Les techniques permettant aux cavaliers de projeter une attitude calme et maîtrisée comprennent : [12]
- Une respiration consciente : une respiration lente et régulière aide à réduire votre rythme cardiaque tout en montrant à votre cheval que vous êtes calme et en contrôle
- Une posture détendue : évitez de vous crisper ou de vous figer ; gardez les épaules souples, la mâchoire détendue et les jambes relâchées afin de prévenir les signaux contradictoires
- Une voix douce : une voix familière peut être rassurante ; parler doucement aide à désamorcer la situation
- Des mains souples : des tractions brusques ou rapides sur les rênes ou la longe peuvent aggraver un sentiment de peur
- Une assiette stable et un bon équilibre : rester centré et équilibré offre un soutien constant et une communication claire
Enfin, lorsque vous travaillez avec un cheval craintif, il peut être bénéfique de consulter un comportementaliste équin professionnel. Ces spécialistes peuvent vous aider à mettre en place des méthodes d’entraînement qui renforceront la confiance de votre cheval sans recourir à la punition ni à la peur.
Techniques pour reprendre le contrôle
Après un sursaut initial, la priorité est de retrouver l’attention du cheval et de favoriser des mouvements réfléchis plutôt que réactifs. Il est souvent plus sécuritaire et efficace de permettre un mouvement contrôlé vers l’avant que de forcer le cheval à rester immobile, ce qui peut déclencher de la panique ou l’inciter à se cabrer.
Rediriger l’énergie du cheval en l’invitant à faire de petits cercles ou des serpentines souples aide à gérer sa vitesse, à libérer les tensions et à ramener son attention sur les aides du cavalier. Lorsque l’environnement est sécuritaire, l’ajout de tâches familières procure structure et prévisibilité, guidant le cheval d’un état réactif vers une attitude plus calme et attentive.
L’objectif est de reconstruire la confiance et de rétablir un sentiment de sécurité plutôt que de forcer l’obéissance via la pression.
Gestion générale
L’entraînement et la manipulation sont essentiels pour gérer un cheval craintif, mais les soins quotidiens jouent un rôle tout aussi important dans la réduction du stress et de la réactivité. Une gestion efficace vise à créer un environnement où le cheval se sent en sécurité, compris et à l’aise.
Comme les chevaux sont des animaux grégaires adaptés au déplacement, au pâturage et à la socialisation, de longues périodes d’isolement et de confinement au box peuvent accroître l’anxiété et mener à des comportements imprévisibles. [13] Des sorties régulières à l’extérieur, la compagnie d’autres chevaux et une alimentation équilibrée répondent aux besoins physiques et émotionnels, réduisant ainsi les risques d’anxiété chronique et d’hypervigilance.
Enfin, le fait d’être à jour en ce qui a trait aux soins vétérinaires et de maréchalerie de routine aide à prévenir et à détecter les problèmes médicaux pouvant contribuer aux troubles du comportement.
Soutien nutritionnel
L’alimentation d’un cheval peut influencer directement son comportement, son niveau d’énergie et sa réactivité générale. Les régimes riches en sucre et en amidon peuvent contribuer aux comportements excités en augmentant la glycémie et en modifiant le métabolisme énergétique. En revanche, un programme alimentaire axé sur le fourrage, composé de foin ou de pâturages de qualité, favorise un niveau d’énergie stable, une bonne santé digestive et un tempérament plus calme. [15]
Une alimentation équilibrée répondant aux besoins en vitamines et minéraux est également importante. Des nutriments comme le magnésium, la thiamine (vitamine B1) et d’autres vitamines du complexe B jouent un rôle dans la régulation du système nerveux, et des carences peuvent augmenter la réactivité ou la sensibilité aux stimuli des chevaux. [16]
La santé intestinale influence également le comportement. Des affections comme les ulcères gastriques ou les déséquilibres du microbiome intestinal peuvent provoquer un inconfort menant à des tensions, de la distraction ou de la peur. [17]
Dans certains cas, les suppléments calmants peuvent fournir un soutien. Toutefois, les résultats varient et certains ingrédients sont interdits lors des compétitions. Si un cheval semble anormalement réactif, il est recommandé de consulter un vétérinaire afin d’écarter toute cause médicale sous-jacente avant de modifier son alimentation ou d’y ajouter de nouveaux suppléments.
Questions Fréquemment Posées
Voici quelques questions fréquemment posées sur la gestion des chevaux craintifs :
Certains chevaux sursautent davantage que d’autres en raison de différences de tempérament, de génétique, de sensibilité aux stimuli, d’expériences passées et de santé générale. Les individus plus réactifs ont souvent un seuil plus bas face aux stimuli inconnus, tandis que des expériences négatives antérieures peuvent accroître la vigilance. L’instabilité environnementale et une manipulation incohérente peuvent également augmenter la réactivité, rendant certains chevaux plus sujets à des réactions de sursaut fréquentes ou intenses.
L’entraînement d’un cheval craintif à être moins réactif implique une exposition progressive à de nouveaux stimuli, associée à une manipulation calme, constante et à un renforcement positif. Des expériences répétées à faible pression aident le cheval à reconnaître que les situations inconnues ne sont pas menaçantes. Des séances courtes qui récompensent des réponses détendues peuvent renforcer la confiance au fil du temps, tandis que le maintien d’un rythme qui évite de submerger le cheval favorise une amélioration comportementale stable.
Les changements de gestion qui aident à réduire les sursauts chez les chevaux se concentrent souvent sur la création d’un environnement prévisible et peu stressant. Des routines constantes, un accès régulier au pâturage et des interactions sociales avec d’autres chevaux peuvent soutenir la stabilité émotionnelle. Un ajustement adéquat de la selle, une alimentation équilibrée et un apport suffisant en fourrage contribuent également au confort, tandis que la réduction des changements environnementaux soudains peut diminuer la probabilité de réactions de sursaut exagérées.
Les sursauts chez les chevaux ne peuvent pas être complètement éliminés, car il s’agit d’un instinct naturel lié à la survie. Même les chevaux bien entraînés peuvent réagir à des stimuli inattendus, surtout dans des environnements inconnus. Un entraînement constant et une gestion adaptée peuvent améliorer la manière dont un cheval réagit après un sursaut, l’aidant à récupérer plus rapidement et à rester gérable dans un plus large éventail de conditions.
La préparation d’un cheval craintif pour les sentiers ou les concours implique de développer sa confiance grâce à une exposition contrôlée à de nouveaux environnements avant l’événement. La pratique du travail au sol, du chargement en remorque et de courts déplacements peut aider le cheval à s’adapter progressivement. Arriver tôt, laisser du temps pour observer l’environnement et maintenir des routines familières peut réduire le stress, tandis que la présence d’un compagnon calme peut encourager un comportement plus posé.
Les sursauts liés à la douleur se manifestent souvent par des changements comportementaux soudains ou inhabituels accompagnés de signes physiques d’inconfort. Les indicateurs peuvent inclure des mouvements de tête brusques, des oreilles couchées, une sensibilité lors du sanglage, une locomotion irrégulière ou une résistance lors de certaines allures. Des changements de performance ou de réactivité lors du montoir ou de la monte peuvent également indiquer un inconfort sous-jacent nécessitant une évaluation plus approfondie.
Les chevaux montrent généralement une diminution des sursauts en vieillissant, bien que l’âge seul n’élimine pas la réactivité. Les jeunes chevaux réagissent souvent plus fortement en raison d’une expérience limitée, tandis que les chevaux plus âgés peuvent devenir plus posés à mesure qu’ils sont exposés à des environnements variés. Un entraînement continu et une manipulation cohérente jouent un rôle plus important que l’âge dans l’évolution des réponses à long terme face aux stimuli.
La race peut influencer le niveau de réactivité d’un cheval, car certains types sont sélectionnés pour une sensibilité accrue, une vigilance ou des réactions rapides. Les races plus légères et réactives peuvent répondre plus facilement aux changements environnementaux, tandis que d’autres sont sélectionnées pour leur calme. La personnalité individuelle et l’historique de manipulation ont néanmoins un impact significatif, de sorte que le comportement peut varier considérablement au sein d’une même race.
La routine affecte un cheval qui a tendance à sursauter en apportant de la prévisibilité, ce qui peut réduire l’anxiété et améliorer la confiance globale. Des heures d’alimentation régulières, une manipulation cohérente et des horaires de sortie stables aident le cheval à anticiper les événements quotidiens. Un environnement structuré peut réduire les niveaux de stress, rendant les stimuli soudains moins susceptibles de déclencher des réactions exagérées.
Les changements alimentaires peuvent influencer le comportement craintif chez les chevaux en affectant les niveaux d’énergie et le confort général. Des modifications soudaines de l’alimentation ou des déséquilibres peuvent contribuer à un inconfort digestif ou à un excès d’énergie, ce qui peut augmenter la réactivité. Des ajustements alimentaires progressifs et un programme d’alimentation équilibré peuvent favoriser un comportement stable et réduire une excitabilité inutile.
Résumé
La peur est une réponse comportementale naturelle chez les chevaux, mais lorsqu’elle devient excessive, elle peut nuire à l’entraînement, à la sécurité et au plaisir du cavalier comme du cheval. Avec une manipulation patiente et constante ainsi qu’une gestion réfléchie, la plupart des chevaux peuvent apprendre à rester calmes et concentrés dans des environnements nouveaux ou imprévisibles.
- La désensibilisation progressive aide à augmenter le seuil de réaction du cheval, à renforcer sa confiance et à récompenser les comportements calmes et curieux face à de nouveaux stimuli.
- Le maintien de routines régulières, l’accès à des sorties régulières à l’extérieur avec des compagnons et une alimentation équilibrée contribuent à un cheval plus détendu, réceptif et équilibré mentalement.
- Lorsqu’un cheval est effrayé, une manipulation calme et constante, axée sur une respiration régulière, une posture détendue et une redirection douce, aide le cheval à retrouver sa concentration.
- Des soins vétérinaires, dentaires et de maréchalerie réguliers, combinés à un environnement de vie sécuritaire et enrichissant, favorisent le confort physique et jettent les bases d’un comportement fiable et confiant.
Références
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