La gestation chez les chevaux est la période pendant laquelle une jument est enceinte et porte un poulain en développement dans son utérus. Ce parcours nécessite une attention, des connaissances et une préparation minutieuses pour assurer la santé de la mère et du poulain tout au long de la gestation et de la mise bas.
Du début du développement fœtal aux dernières étapes avant la naissance, chaque phase de la gestation a des points de repère de développement uniques et des soins importants à considérer.
Au cours du premier trimestre, l’embryon s’implante et commence à former des structures clés, établissant les bases pour un développement sain. Le deuxième trimestre est marqué par une croissance rapide, tandis que le troisième se concentre sur les préparatifs finaux, avec le poulain prenant du poids et le corps de la jument se préparant pour le poulinage.
La compréhension des différentes étapes de la gestation et une prise de conscience face aux risques potentiels — tels que les problèmes placentaires, le travail prématuré ou une gestation prolongée — permettent aux propriétaires de chevaux d’offrir les meilleurs soins possibles à leur jument gestante.
Des examens vétérinaires réguliers, une nutrition équilibrée et une observation attentive des changements physiques peuvent faire toute la différence pour assurer une mise bas réussie. Poursuivez votre lecture pour en savoir plus sur les aspects clés de la gestation chez les juments, comment les soutenir à chaque trimestre, et quoi surveiller à l’approche de la date prévue de poulinage.

Gestation chez les juments

La gestation chez les chevaux fait référence à la période pendant laquelle une jument (cheval femelle) porte un poulain en développement dans son utérus, durant environ 340 jours ou environ 11 mois. Cependant, il peut y avoir des variations individuelles importantes dans la durée de la gestation. [1]
Certaines juments peuvent porter leur poulain pendant aussi peu que 320 jours, tandis que d’autres dépassent largement les 340 jours, atteignant jusqu’à 370 jours dans certains cas. [1]
Fait intéressant, les ânes ont une période de gestation encore plus longue et imprévisible, avec une moyenne de 360 jours et parfois jusqu’à 435 jours. [1]
Comme chez les humains, la gestation équine est divisée en trois trimestres: [1]

  • Premier trimestre du jour 0 au jour 114
  • Deuxième trimestre du jour 115 au jour 226
  • Troisième trimestre du jour 227 au jour 340

Chaque trimestre est caractérisé par des étapes de développement ainsi que des défis de gestion spécifiques. La compréhension de chacune de ces trois phases, des risques potentiels y étant associés et des soins appropriés est essentiel pour assurer la naissance d’un poulain en bonne santé.

Premier trimestre :

Le premier trimestre, du jour 0 au jour 114, marque le début de la gestation de la jument. Au cours de cette phase, le développement fœtal précoce se produit. L’œuf fécondé (embryon) s’implante dans la paroi utérine de la jument et le fœtus commence à développer ses structures de base. [1]
Les organes et les membres commencent à se former, bien qu’ils restent petits et sous-développés à ce stade. Tout au long du premier trimestre, les besoins nutritionnels d’une jument restent généralement inchangés, les pratiques alimentaires habituelles étant maintenues, sauf dans le cas d’un avis contraire d’un vétérinaire ou d’un nutritionniste équin. [1]

Points de repère vétérinaires

Les suivis vétérinaires importants au cours du premier trimestre incluent : [1][2]

  • Jours 14 à 16 : une étape cruciale du premier trimestre est la confirmation de la gestation via une échographie. Au cours de cet examen, le vétérinaire s’assure que la jument est gestante et vérifie la présence potentielle de jumeaux. Les gestations gemellaires présentent un risque élevé chez les chevaux, car porter deux poulains entraîne souvent des complications ou la perte de l’un d’entre eux, ou des deux. Si des jumeaux sont détectés, un embryon est généralement éliminé à ce stade.
  • Jours 25 à 30 : une seconde échographie est généralement réalisée à ce stade pour confirmer une gestation viable. Le vétérinaire vérifiera la présence d’un battement cardiaque fœtal pour s’assurer que le développement du poulain est sur la bonne voie.
  • Jours 60 et 90 : à ce stade, des échographies de routine permettent de surveiller la croissance et la santé générale du fœtus. Vers le jour 60, le sexage fœtal peut être possible, permettant au propriétaire de savoir si le bébé à venir est mâle ou femelle.

Risques principaux

Le premier trimestre comporte un risque de perte embryonnaire précoce. Cela peut se produire pour diverses raisons, y compris : [1][2]

  • Des anomalies chromosomiques
  • Des déséquilibres hormonaux
  • Un stress environnemental

Pendant cette période, la surveillance de près de la jument ainsi que la planification d’examens vétérinaires réguliers peuvent aider à détecter et traiter les problèmes potentiels rapidement, améliorant ainsi les chances d’une gestation saine.

Deuxième trimestre

Lorsque la jument entre dans le deuxième trimestre de la gestation, entre 115 et 226 jours, il y a peu de changements visibles dans son apparence, mais à l’intérieur, le poulain se développe rapidement.
Au cours de cette phase, le fœtus croît considérablement en taille. Les organes qui ont commencé à se former au premier trimestre commencent à mûrir et la structure squelettique du poulain continue de se développer. [1][2]
À la fin de ce trimestre, l’abdomen de la jument peut commencer à montrer des signes plus visibles de gestation. Au cours de cette phase, les besoins nutritionnels de la jument demeurent pour la plupart inchangés, sans augmentation considérable des apports caloriques nécessaires. Il est essentiel de fournir une alimentation bien équilibrée avec un fourrage de haute qualité à la poulinière afin de maintenir sa santé globale.
La jument peut également continuer son travail régulier ou faire de l’exercice léger, tant qu’elle est confortable. [1][2]

Points de repère vétérinaires

Au cours du deuxième trimestre, la plupart des vétérinaires recommandent une série de vaccinations contre l’herpèsvirus équin pour la jument gestante. [1]

  • Le Vaccin contre le Rhinopneumonie (Equine Herpesvirus-1) doit être administré autour du jour 150, du jour 210, et du jour 270 de la gestation. Cela aide à prévenir une infection par le virus herpétique, qui peut provoquer des avortements chez les juments. [1][2]

Risques principaux

Le deuxième trimestre est généralement stable pour la gestation. Cependant, certains risques potentiels peuvent inclure : [1][2]

  • Les infections placentaires, telles que la placentite, qui peuvent affecter le développement du poulain.
  • Les complications métaboliques chez la jument, bien que rares, nécessitent des soins vétérinaires.

Points de repère vétérinaires

Au cours du deuxième trimestre, la plupart des vétérinaires recommandent une série de vaccinations contre l’herpèsvirus équin pour la jument gestante. L’herpèsvirus équin est une cause connue d’avortement chez les juments gestantes, en particulier au cours du deuxième trimestre.
Pour prévenir cela, les juments sont souvent vaccinées contre l’herpèsvirus aux cinquième, septième et neuvième mois de gestation. Ces vaccinations jouent un rôle crucial dans la prévention des avortements causés par des virus. [1][2]

Risques principaux

Les complications potentielles au cours du deuxième trimestre incluent la mort fœtale et l’avortement. Divers facteurs, comme des anomalies placentaires, des infections ou le stress, peuvent contribuer à la perte fœtale pendant cette période de gestation. [1][2]

Troisième trimestre

Au cours du troisième trimestre, entre 226 et 340 jours, la croissance fœtale s’accélère considérablement, le poulain gagnant environ 1 lb par jour. À la naissance, le poids du poulain représentera environ 9 à 10 % du poids corporel normal de la jument. [1][2]
Les besoins nutritionnels de la jument augmentent considérablement pendant cette période pour soutenir le fœtus en pleine croissance et se préparer à la lactation. Par exemple, les besoins en protéines augmentent de 40 % pour répondre aux exigences de cette étape de vie exigeante.
Il est important que les établissements d’élevage soient prêts à répondre aux besoins nutritionnels changeants de la jument, comme augmenter son apport en énergie et en protéines pendant la fin de la gestation et tout au long de la lactation, tout en s’assurant qu’elle reçoit un apport équilibré en vitamines et minéraux.

Points de repère vétérinaires

Un des signes les plus clairs que votre jument approche de la mise bas est le développement de ses glandes mammaires. Environ deux à six semaines avant le poulinage, sa mamelle commence à se remplir de colostrum, le premier lait très nutritif dont le poulain a besoin peu après la naissance. [1][2]
Surveillez attentivement votre jument pendant cette période pour déceler tout signe de développement prématuré de la mamelle ou de lactation précoce (écoulement de lait avant la mise bas), car cela pourrait indiquer un problème sous-jacent tel que la placentite. [1][2]
Chez les juments présentant des pertes vaginales ou un développement précoce de la mamelle devraient, l’épaisseur utéroplacentaire devrait être surveillée par échographie pour détecter d’éventuels signes d’inflammation placentaire. [1][2]
À l’approche de la date prévue de la mise bas, le corps de la jument subit plusieurs changements physiques, notamment :

  • L’assouplissement et le relâchement des muscles autour de son bassin et de son périnée
  • La distension des trayons
  • La formation de cire au bout des trayons
  • L’allongement et le gonflement de la vulve (24 heures avant la mise bas)

Dans les dernières étapes de la gestation, il est important de disposer de tout le nécessaire pour une mise bas en toute sécurité. La zone de poulinage doit être propre et la jument doit être étroitement surveillée pour éviter le risque de septicémie néonatale, une pathologie potentiellement mortelle causée par une infection bactérienne pénétrant dans le sang du poulain. [3]

Risques principaux

Le troisième trimestre est souvent le moment où des complications telles que l’insuffisance placentaire ou la dystocie (naissance difficile) peuvent survenir. Il est essentiel de surveiller la jument de près durant les dernières semaines de gestation, afin d’identifier tout signe de détresse à temps. [4]

Gestation courte

Une période de gestation inférieure à 320 jours est considérée comme prématurée, ce qui signifie que le poulain est né avant d’avoir atteint sa pleine maturité. Les poulains prématurés ont souvent des poumons sous-développés, des muscles faibles et peuvent éprouver des difficultés à se tenir debout ou à téter. [5]
Une naissance prématurée nécessite souvent des soins vétérinaires intensifs, y compris de l’oxygénothérapie, des liquides intraveineux et un soutien nutritionnel pour aider le poulain à survivre.
La prématurité peut résulter de problèmes tels que : [5]

  • Une placentite
  • Une gestation gémellaire
  • Des déséquilibres nutritionnels
  • Une séparation prématurée du placenta

Une surveillance attentive de la santé de la jument, en particulier au cours du troisième trimestre, peut aider à détecter les premiers signes de complications potentielles et vous donner le temps de planifier avec votre vétérinaire. [5]

Complications

Les poulains immatures peuvent présenter les caractéristiques suivantes : [6]

  • Une petite taille
  • Un poil court
  • Une tête en forme de dôme
  • Un mauvais développement musculaire
  • Une faiblesse
  • Des difficultés à se lever
  • Un réflexe de succion réduit
  • Des convulsions
  • Des oreilles tombantes
  • Des membres froids
  • Une faible production d’urine
  • Des difficultés à respirer

Le pronostic pour les poulains prématurés dépend de la gravité de leur état et de la rapidité de l’intervention vétérinaire. [6]

Gestation prolongée

Certaines juments connaissent une gestation prolongée, portant leurs poulains bien au-delà des 340 jours habituels. Les gestations prolongées peuvent entraîner une dystocie ou des naissances difficiles, car le poulain peut devenir trop grand pour passer facilement par le canal génital. [5]
De plus, même avec une durée de gestation prolongée, les poulains peuvent tout de même être dysmatures, ce qui signifie qu’ils présentent des signes de sous-développement, comme un manque de tonus musculaire ou des membres faibles. [5]
Si une jument dépasse 370 jours de gestation, il est important de travailler en étroite collaboration avec votre vétérinaire pour surveiller tout signe de détresse autant chez la jument que le poulain. Une gestation prolongée peut être causée par un retard du développement embryonnaire, une variation individuelle de la durée de gestation entre les juments, ou une intoxication à la fétuque. [5]

Complications

Les poulains dysmatures peuvent présenter les caractéristiques suivantes : [6][7]

  • Un gros corps mais un poids normal
  • Une queue longue
  • Des poils longs
  • Des dents de devant dont l’éruption est complétée
  • Une apparence générale émaciée

Calculateur de poulinage

Un calculateur de poulinage peut vous aider à estimer quand votre jument mettra bas en fonction de sa dernière date de saillie. Bien qu’un calculateur ne puisse pas garantir une date exacte en raison de la variabilité de la durée de gestation, il peut vous offrir une idée générale pour vous aider à vous préparer.
Entrez la dernière date de saillie de votre jument ci-dessous pour obtenir une plage de mise bas prévue en fonction des durées de gestation moyennes.

Calculateur de poulinage

*Basé sur une durée de gestation moyenne de 330 jours.

Les poulains nés avant 320 jours de gestation sont considérés prématurés et peuvent nécessiter des soins vétérinaires plus intensifs.

Problèmes médicaux et gestation

Bien que la période de gestation chez les chevaux puisse varier considérablement d’une poulinière à l’autre, certains problèmes médicaux sont directement liés à des gestations raccourcies ou prolongées chez les juments.

Placentite

Le placenta joue un rôle crucial en nourrissant le poulain en développement et en soutenant la gestation. Le placenta est un organe qui se développe en même temps que le fœtus, fournissant un approvisionnement sanguin riche en oxygène à l’embryon en croissance. [8][9]
La placentite survient lorsque le placenta est infecté, souvent en raison de bactéries pénétrant par le col de l’utérus via le vagin. L’infection peut entraîner une séparation prématurée du placenta, privant ainsi le poulain de nutriments et d’oxygène. [8][9]

Insuffisance placentaire

Dans certains cas, il est possible que le placenta ne fournisse pas suffisamment de nutriments et d’oxygène, généralement en raison d’une mauvaise fixation ou d’anomalies structurelles. On parle alors d’insuffisance placentaire. [8][9]
L’insuffisance peut entraîner un poulain faible et de petite taille, ou la mort du fœtus. La placentite et l’insuffisance peuvent également provoquer une naissance prématurée ou une gestation prolongée, selon leur impact sur le fœtus. [8][9]

Infection systémique chez la jument

Les infections dans le corps de la jument peuvent gravement compromettre la gestation. Une infection systémique, qui se propage dans tout le corps de la jument, peut affecter des organes vitaux, y compris ceux qui sont essentiels au maintien d’une gestation saine. [10]

  • Infections bactériennes ou virales : des maladies telles que l’herpèsvirus équin ou d’autres infections bactériennes peuvent traverser le placenta, entraînant un avortement ou la mort du fœtus. Ces infections peuvent déclencher une réponse inflammatoire qui affecte le développement du poulain, provoquant souvent un travail prématuré.
  • Septicémie : dans les cas graves, une infection systémique peut évoluer vers une septicémie, une pathologie potentiellement mortelle où la réponse du corps à l’infection provoque une inflammation généralisée, des dommages aux organes et, finalement, un préjudice au poulain.

Maladies métaboliques

Le syndrome métabolique équin (SMÉ) et le dysfonctionnement de la pars intermedia de la glande pituitaire (DPIP, aussi appelé maladie de Cushing) sont tous deux des formes de dysrégulation métabolique chez les chevaux. Bien que l’impact direct de ces troubles sur la gestation ne soit pas clair, des recherches indiquent que les chevaux atteints de ces maladies présentent souvent une fertilité réduite. [11]
Les recherches montrent que les poulinière en bonne santé présentent une résistance partielle à l’insuline et une diminution de la clairance du glucose en fin de gestation. [12] Cela suggère un lien possible entre la gestation et la régulation de l’insuline, bien que les effets sur les chevaux atteints de maladies métaboliques préexistantes restent incertains.
Si vous envisagez d’accoupler une jument ayant des problèmes métaboliques connus, consultez un vétérinaire avant d’aller de l’avant.

Foire aux questions

Voici quelques questions fréquemment posées sur la gestation chez les chevaux :

Résumé

Chez les chevaux, la période de gestation dure généralement environ 340 jours, bien qu'elle puisse varier entre 320 et 370 jours. Les ânes, quant à eux, ont une gestation moyenne plus longue, souvent comprise entre 360 et 435 jours.

  • Le premier trimestre (0 à 114 jours) est crucial pour le développement précoce du fœtus, car l'embryon s'implante et commence à former des organes et des membres. Des échographies régulières sont essentielles pour surveiller les progrès et vérifier la présence potentielle de jumeaux.
  • Pendant le deuxième trimestre (115 à 226 jours), on constate une croissance rapide du fœtus à mesure que les muscles et les os mûrissent. Alors que les besoins nutritionnels de la jument restent en grande partie inchangés, la vaccination contre l'herpèsvirus équin est quant à elle importante durant cette période.
  • Le troisième trimestre (227 à 340 jours) implique une croissance fœtale accélérée, le poulain prenant environ 1 livre par jour. Il est crucial d'effectuer une surveillance étroite afin de détecter les signes de travail et les problèmes placentaires potentiels.
  • Les complications pendant la gestation peuvent inclure la prématurité (gestation inférieure à 320 jours), la gestation prolongée, l'insuffisance placentaire, les infections et les maladies métaboliques, qui nécessitent toutes une attention vétérinaire.
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Références

  1. Tibary. A., Pregnancy. Merck Animal Health USA. 2021.
  2. Brinsko. S. P. and Blanchard. T. L., Eds., Manual of Equine Reproduction. 3rd ed. Mosby/Elsevier, St. Louis, Mo. 2011.
  3. Foal Septicaemia. MSD Animal Health Republic of Ireland. 2024.
  4. Tibary, A., Abortion in Horses. Merck Veterinary Manual. 2021.
  5. Lavoie. J. P. and Hinchcliff. K. W., Blackwell’s Five-Minute Veterinary Consult Equine. Second Edition. Wiley-Blackwell. 2009.
  6. McKinnon. A. O., Equine Reproduction. Wiley-Blackwell. 2010.
  7. Lester, G. D., Maturity of the Neonatal Foal. Vet Clin North Am Equine Pract. 2005. View Summary
  8. Pozor. M., Equine Placenta - A Clinician’s Perspective. Part 2: Abnormalities. Equine Veterinary Education. 2015.
  9. Mottershead. J. and St. Martin. K., Placentitis - Etiology, Diagnosis and Treatment. Equine-Reproduction.com, LLC.
  10. Satué. K. et al., Infection and Infertility in Mares. Genital Infections and Infertility. IntechOpen. 2016.
  11. Cadario, M. et al., . Clinical Theriogenology. 2022.
  12. Pennington. P. M. et al., Influence of Metabolic Status and Diet on Early Pregnant Equine Histotroph Proteome: Preliminary Findings. Journal of Equine Veterinary Science. 2020.