Les chevaux sont remarquablement résistants au froid, mais une exposition à des températures extrêmement basses, en particulier si elles sont combinées au vent et à l’humidité, peut entraîner de graves problèmes de santé comme l’hypothermie et les gelures. Bien que leurs adaptations naturelles les aident à résister aux conditions hivernales, une exposition prolongée à des températures inférieures à leur zone thermoneutre peut présenter des risques importants.

Les gelures affectent généralement les extrémités — oreilles, nez, queue — tandis que l’hypothermie est une affection systémique causée par une chute dangereuse de la température corporelle centrale. Ces problèmes sont plus susceptibles de se développer chez les chevaux qui vivent à l’extérieur sans accès à un abri, avec un pelage mouillé ou emmêlé, ou ceux dont l’apport alimentaire et les réserves de graisse sont insuffisantes pour maintenir la chaleur.

Si elles ne sont pas traitées, l’hypothermie et les gelures peuvent provoquer de graves lésions tissulaires, compromettre le système immunitaire et même entraîner la mort. Toutefois, des stratégies de gestion proactives peuvent protéger les chevaux, même par temps extrêmement froid.

En comprenant comment les chevaux réagissent au stress dû au froid, les propriétaires peuvent prendre des mesures pour protéger leur santé. Les principales mesures de soins hivernaux incluent un apport adéquat en fourrage afin de soutenir la production de chaleur interne, l’accès à un abri sec et l’utilisation judicieuse de couvertures lorsque les conditions l’exigent.

Thermorégulation chez les chevaux

La thermorégulation est le processus par lequel les chevaux maintiennent une température corporelle centrale stable malgré les conditions environnementales changeantes. Cette capacité leur permet de s’adapter à divers climats et extrêmes de température.

La zone thermoneutre (ZTN) est la plage de températures où les chevaux peuvent maintenir leur température corporelle sans utiliser d’énergie supplémentaire pour rester au chaud ou au frais. Dans cette plage, leur isolation naturelle, comme leur pelage, ou des ajustements métaboliques mineurs suffisent pour les garder confortables. [1]

Pour la plupart des chevaux, la ZTN se situe entre 5°C et 25°C (41°F à 77°F). Cependant, cette plage varie en fonction de facteurs tels que la race, l’état de chair, l’épaisseur du pelage et le niveau d’acclimatation du cheval à son environnement. Pour les chevaux acclimatés aux températures hivernales, la température inférieure de la zone thermoneutre est estimée à environ -15 °C (5 °F). [21]

Les chevaux originaires de climats froids, tels que les chevaux islandais ou les chevaux de trait, ont généralement une ZTN plus basse en raison de leurs pelages épais et de leurs morphologies robustes. En revanche, les races plus minces, comme les Pur-sang, tolèrent moins bien le froid et peuvent avoir besoin de plus d’énergie pour maintenir leur température corporelle. [2][3]

Lorsque les températures descendent en dessous de la ZTN, les chevaux conservent leur chaleur grâce à des mécanismes comme le frissonnement, qui génère de la chaleur via l’activité musculaire, et en digérant des aliments riches en fibres comme le foin, un processus qui produit de la chaleur. Ils peuvent également chercher un abri, se regrouper avec d’autres chevaux ou réduire leur activité pour conserver l’énergie et rester au chaud.

Perte de chaleur

Les chevaux perdent de la chaleur corporelle par quatre mécanismes principaux. Ces processus sont directement liés à leur capacité à rester dans leur zone thermoneutre (ZTN). Lorsque la perte de chaleur dépasse la capacité du corps à conserver ou générer de la chaleur, la température corporelle du cheval chute en dessous de la normale, entraînant une hypothermie. [1][3][4][5]

Les mécanismes de perte de chaleur chez les chevaux incluent :

  • La convection : la chaleur est perdue dans l’air ou l’eau environnants, surtout par temps froid et venteux. Le refroidissement éolien accélère la perte de chaleur en éliminant l’air chaud emprisonné dans le pelage, ce qui rend plus difficile pour le cheval de maintenir sa température corporelle.
  • Le rayonnement : la chaleur rayonne du corps du cheval vers l’environnement plus frais. Les chevaux n’ayant pas accès à un abri sont particulièrement vulnérables à la perte de chaleur par rayonnement, ce qui contribue à l’apparition de l’hypothermie en cas de froid extrême.
  • La conduction : la chaleur est transfèrée du cheval vers des surfaces plus froides, comme un sol mouillé ou du métal glacé. Par exemple, un cheval couché sur un sol froid et humide peut subir une chute rapide de sa température centrale, augmentant le risque de gelures sur les zones exposées comme les jambes et le nez. En savoir plus.
  • L’évaporation : l’humidité provenant de la sueur ou des poils mouillés absorbe la chaleur en s’évaporant, augmentant ainsi la perte de chaleur. Par temps froid et humide, l’évaporation exacerbe le refroidissement, en particulier sur les zones exposées comme les oreilles, le nez et la queue, augmentant le risque de gelures.

Les chevaux perdent également de la chaleur par évaporation au niveau de leurs voies respiratoires. Chaque expiration libère de l’air chaud et saturé d’humidité, contribuant à la perte de chaleur. Par temps froid, les chevaux réduisent naturellement leur rythme respiratoire et prennent des respirations plus profondes pour conserver la chaleur tout en maintenant les échanges gazeux. [1][3]

Les effets combinés de ces mécanismes de perte de chaleur peuvent l’emporter sur la capacité d’un cheval à rester au chaud, surtout par temps humide, venteux ou glacial. Sans intervention, une exposition prolongée peut entraîner une chute dangereuse de la température corporelle centrale (hypothermie) ou un gel localisé des tissus (gelures).

La compréhension de ces mécanismes est essentielle pour prévenir ces affections hivernales et pour assurer des soins appropriés en cas de conditions hivernales extrêmes.

Hypothermie

L’hypothermie se produit lorsque la température corporelle centrale d’un cheval descend en dessous de la plage normale (environ 99°F à 101°F ou 37°C à 38,3°C). Cela se produit généralement en raison d’une exposition prolongée au froid, à l’humidité ou au vent, dépassant ainsi la capacité de thermorégulation naturelle du cheval.

Lorsque le cheval ne peut pas générer suffisamment de chaleur pour maintenir sa température centrale, son corps ralentit les processus vitaux pour conserver son l’énergie. [6][7]

Il existe deux principaux types d’hypothermie chez les chevaux :

  • L’hypothermie accidentelle : elle survient lorsque des conditions environnementales externes, comme un froid extrême, du temps humide ou un abri inadéquat, dépassent la capacité du cheval à réguler sa température corporelle. Dans ces cas, l’hypothermie est causée par des facteurs externes plutôt que par un problème de santé sous-jacent.
  • L’hypothermie pathologique : elle résulte de problèmes médicaux internes qui perturbent le système de thermorégulation du cheval. Les causes courantes incluent la septicémie, les troubles endocriniens ou l’état de choc. Ces affections diminuent la capacité du cheval à produire ou à retenir la chaleur, le rendant plus vulnérable au stress dû au froid. [8]

Facteurs de risque pour l’hypothermie chez les chevaux

Les poulains sont particulièrement vulnérables à l’hypothermie en raison de leur capacité limitée à réguler leur température corporelle au cours des premiers stades de leur vie. Ceux-ci ont également un rapport surface corporelle/masse corporelle élevé, ce qui augmente le rayonnement thermique de la surface de leur peau. Les causes courantes incluent :

  • Un apport insuffisant en colostrum : un apport tardif ou inadéquat de colostrum peut réduire les réserves d’énergie du poulain et nuire à la production de chaleur, le rendant plus sensible au stress dû au froid.
  • Des environnements froids : une exposition prolongée à de basses températures, en particulier lorsqu’elle est associée à des conditions ou une litière humides, augmente considérablement le risque d’hypothermie chez les poulains.

Les chevaux adultes sont également à risque d’hypothermie dans certaines conditions spécifiques. Les facteurs qui augmentent leur susceptibilité incluent :

  • Le froid extrême : une exposition prolongée à des températures glaciales, en particulier sans abri adéquat, peut dépasser la capacité de thermorégulation du cheval.
  • Des conditions humides : la pluie, la neige ou une immersion dans l’eau froide augmentent les pertes de chaleur par évaporation et conduction, rendant plus difficile pour le cheval de maintenir sa température corporelle centrale.
  • Un mauvais état de chair : les chevaux maigres, ayant des réserves de graisse insuffisantes ou présentant des carences nutritionnelles, sont moins bien isolés contre le froid.
  • Un âge avancé : la régulation de la température corporelle des chevaux âgés peut être altérée, les rendant plus sujets à l’hypothermie.
  • Un pelage tondu : les chevaux dont le pelage est tondu ne bénéficient pas de toute l’isolation naturelle fournie par un pelage hivernal complet et peuvent avoir besoin d’une protection supplémentaire par temps froid.
  • Des chevaux provenant de climats chauds et ayant déménagé : les chevaux habitués à des climats chauds et ayant déménagé vers des régions plus froides sans une période d’acclimatation adéquate sont plus à risque de souffrir d’hypothermie. Bien souvent, ces chevaux n’ont pas un pelage d’hiver épais et il est possible qu’ils n’aient pas développé les adaptations nécessaires leur permettant de supporter des températures plus froides.

Reconnaître ces facteurs de risque est essentiel pour prévenir l’hypothermie chez les poulains et les chevaux adultes. Des mesures proactives, telles que s’assurer d’offrir une nutrition adéquate, fournir une litière et un abri secs, ainsi que surveiller les conditions environnementales, peuvent aider à protéger les chevaux contre le stress lié au froid. [7][8][9]

Gelures

Les gelures sont un gel localisé des tissus qui se produit lorsque les chevaux sont exposés à un froid prolongé, souvent combiné à des conditions humides ou venteuses. Elles affectent le plus souvent les oreilles, la queue, le nez et les jambes, car ces zones exposées ne disposent pas de couches isolantes de graisse corporelle ou de muscle qui aident à retenir la chaleur. [10][11][12]

Lorsque les tissus refroidissent en dessous du point de congélation (32°F ou 0°C), des cristaux de glace peuvent se former à l’intérieur des cellules, causant de graves dommages et la mort cellulaire. Dans les cas avancés, les gelures peuvent entraîner des lésions tissulaires permanentes. Cela peut potentiellement conduire à la mort et la desquamation des tissus affectés ou mener à l’obligation de procéder à une ablation chirurgicale.

Les chevaux adultes en bonne santé sont généralement bien adaptés au froid; chez ces individus, les gelures demeurent rares. Cependant, les poulains sont plus susceptibles de développer des gelures en raison de leur petite taille, de leurs faibles réserves de graisse et de leur système de régulation de la température immature. Ces facteurs augmentent leur risque de développer des gelures aux extrémités, particulièrement pendant les hivers rigoureux. [7][13][14]

Signes et symptômes

Lorsque les chevaux sont exposés à des conditions froides et humides pendant des périodes prolongées, une hypothermie et des gelures peuvent se développer. Ces problèmes de santé peuvent se produire simultanément ou indépendamment, et il est crucial de reconnaître leurs signes cliniques afin d’intervenir rapidement.

Signes cliniques d’hypothermie

Alors que le corps du cheval tente de conserver la chaleur en réponse au stress dû au froid, il peut présenter une gamme de signes cliniques dont la gravité varie en fonction de la durée et de l’intensité de l’exposition au froid. [7][8]

Les signes d’hypothermie chez les chevaux peuvent inclure : [7]

  • Une faiblesse : le cheval a de la difficulté à se tenir debout ou reste étendu (décubitus) pendant de longues périodes alors qu’il lutte pour maintenir sa température corporelle
  • Des frissons : le cheval présente une activité musculaire involontaire destinée à générer de la chaleur
  • Des extrémités froides : les oreilles, les jambes, le nez et d’autres zones exposées sont froids au toucher
  • Une tachycardie (rythme cardiaque rapide) : le rythme cardiaque subit une accélération alors que le corps fait circuler le sang plus rapidement pour préserver la température centrale
  • Une tachypnée (respiration rapide) : la respiration devient plus rapide et superficielle alors que le corps, subissant un stress thermique, tente de répondre aux besoins en oxygène
  • Un manque de réactivité : le cheval présente une diminution de la réactivité au toucher ou aux stimuli externes, suggérant une atteinte neurologique
  • Une diminution des sons gastro-intestinaux : on remarque une diminution notable de l’activité intestinale, reflétant les efforts du corps pour conserver l’énergie

Signes cliniques des gelures

Chez les chevaux, les signes de gelures apparaissent généralement sur les oreilles, la queue, le nez, le pénis et les jambes — des zones où on retrouve moins de graisse ou de poils protecteurs. La gravité et la durée de l’exposition au froid peuvent influencer les signes cliniques spécifiques, qui peuvent inclure : [11][15][16]

  • Une décoloration de la peau : les premiers stades peuvent se manifester par une peau pâle ou blanche, évoluant vers le bleu ou le violet à mesure que la circulation diminue et que les tissus sont endommagés.
  • Des extrémités froides : les zones touchées sont sensiblement froides au toucher, reflétant une circulation sanguine et une rétention de chaleur réduites.
  • Une enflure : les vaisseaux sanguins contractés et la circulation réduite peuvent entraîner une enflure des régions affectées.
  • Des cloques ou des vésicules : dans les cas plus graves, des cloques remplies de liquide ou des plaies ouvertes peuvent se former lorsque les tissus gelés commencent à se détériorer.
  • Une perte de sensibilité : un engourdissement ou une réponse réduite au toucher indique une atteinte nerveuse potentielle, tandis qu’une tentative de réchauffer la zone peut provoquer des douleurs et de l’inconfort.
  • Une nécrose : les gelures prolongées ou graves peuvent entraîner des tissus noirs et morts, menant potentiellement à l’obligation de procéder à une ablation chirurgicale.
  • De la douleur : lorsque les tissus se réchauffent et que la circulation reprend, le cheval peut montrer des signes de douleur ou une résistance face à la manipulation de la zone affectée.

Les gelures peuvent causer des dommages tissulaires à long terme et peuvent requérir un traitement vétérinaire pour gérer l’affection et prévenir d’autres complications.

Diagnostic

Si votre cheval montre des signes de stress dû au froid, il est essentiel de contacter un vétérinaire rapidement pour obtenir un diagnostic précis et un plan de traitement. En attendant les conseils d’un professionnel, envisagez d’amorcer les étapes suivantes :

  • Déplacez le cheval à l’abri : installez le cheval dans un espace sec et à l’abri des courants d’air où il peut commencer à se réchauffer.
  • Retirez les couvertures ou la litière mouillées : remplacez-les par des matériaux secs et isolants pour réduire davantage les pertes de chaleur.
  • Offrez du fourrage : fournir du foin peut aider à maintenir la production de chaleur interne grâce à la digestion.
  • Surveillez les signes vitaux : prenez la température rectale, la fréquence cardiaque et la fréquence respiratoire pour identifier tout changement à mesure que le cheval se réchauffe.

Diagnostic de l’hypothermie

Une température corporelle centrale inférieure à 99°F (37,2°C) est l’un des indicateurs principaux d’hypothermie chez les chevaux. Cependant, comme l’hypothermie survient souvent comme un effet secondaire d’une autre maladie, il est essentiel d’examiner les problèmes de santé sous-jacents pour s’assurer de choisir un traitement approprié.

Outre la prise de température du cheval, les vétérinaires peuvent recommander des tests diagnostiques supplémentaires : [7][8]

  • La formule sanguine complète (FSC) : identifie les signes d’infection, d’anémie ou d’autres anomalies hématologiques pouvant contribuer à l’hypothermie.
  • L’analyse biochimique sérique : évalue la fonction des organes et vérifie les déséquilibres électrolytiques pouvant survenir pendant les états hypothermiques.
  • Les niveaux de fibrinogène : des niveaux élevés peuvent indiquer une inflammation ou une infection, qui peuvent aggraver ou résulter de l’hypothermie.
  • Les analyses d’urine : évaluent la fonction rénale, le niveau d’hydratation et l’équilibre électrolytique, fournissant des indices sur la santé métabolique globale du cheval.

Ces tests aident à identifier les infections, les troubles métaboliques ou les dysfonctionnements organiques sous-jacents qui pourraient causer ou aggraver l’hypothermie.

Diagnostiquer les gelures

Les gelures chez les chevaux sont identifiées en évaluant attentivement les signes cliniques, en effectuant un examen physique détaillé et, si nécessaire, en utilisant des tests diagnostiques supplémentaires. Une détection précoce est essentielle pour prévenir les lésions tissulaires permanentes et améliorer les chances d’une issue positive. [16]

Lors de l’examen physique, un vétérinaire inspectera de près les zones sujettes aux gelures, telles que les oreilles, le nez, la queue et les membres inférieurs. Les indicateurs recherchés par le vétérinaire peuvent inclure une température cutanée plus froide que la normale, des changements de couleur ou de texture, ainsi qu’une diminution de la circulation ou de la sensibilité. Des cloques ou une peau foncée peuvent signaler des dommages plus graves.

Premiers soins et traitement

En cas de stress dû au froid sévère, une attention vétérinaire rapide est cruciale pour éviter des complications graves ou des dommages permanents. Selon la gravité des symptômes et la cause sous-jacente, le traitement peut aller des mesures de premiers soins de base à des interventions médicales plus intensives.

Traitement de l’hypothermie

Le traitement de l’hypothermie chez les chevaux requiert une intervention rapide et prudente pour restaurer progressivement la température corporelle normale et traiter les problèmes de santé sous-jacents. La méthode choisie dépend de la gravité de l’état du cheval, mais les objectifs principaux sont de le réchauffer progressivement, de surveiller attentivement ses signes vitaux et lui fournir des soins de soutien. [7]

Commencez par déplacer le cheval dans un environnement sec, chaud et abrité, où il sera protégé du vent, de la pluie ou de la neige. Retirez la litière mouillée ou les couvertures humides pour réduire les pertes de chaleur. Évitez les changements brusques de température pour prévenir l’état de choc ou les problèmes circulatoires.

Les méthodes de réchauffement graduel et contrôlé peuvent inclure :

  • Des couvertures : superposez des couvertures épaisses et isolantes pour augmenter lentement la température. Dans les cas graves, plusieurs couches peuvent être nécessaires.
  • Un environnement chauffé : si possible, gardez le cheval dans une écurie ou un box chauffés, où la température est contrôlée, pour vous assurer que sa température corporelle augmente de façon régulière et modérée.
  • Des fluides intraveineux tièdes : administrés sous la supervision d’un vétérinaire, des fluides intraveineux chauffés (à la température corporelle) peuvent aider à augmenter doucement la température interne du cheval et à améliorer la circulation.
  • Une surveillance continue : vérifiez régulièrement la température rectale, la fréquence cardiaque et le rythme respiratoire du cheval. Visez une augmentation lente et régulière de la température centrale. Une chute soudaine peut indiquer la nécessité d’une intervention supplémentaire, tandis qu’une augmentation rapide pourrait entraîner un stress thermique dû à la chaleur ou un état de choc.
  • Le traitement des maladies sous-jacentes : si l’hypothermie est secondaire à un problème de santé sous-jacent, comme une septicémie, un choc ou une hypothyroïdie, il est essentiel de traiter cette cause principale. Votre vétérinaire peut recommander des antibiotiques, des fluides ou un supplément hormonal si nécessaire.

Traitement des gelures

Une prise en charge rapide est essentielle pour traiter les gelures chez les chevaux. Une intervention précoce peut aider à minimiser les lésions tissulaires et à prévenir d’autres complications. Contactez immédiatement votre vétérinaire pour obtenir des conseils sur la gestion appropriée de ce problème de santé. [10][11][12]

La première étape consiste à déplacer le cheval dans un environnement chaud, sec et abrité dès que possible, en protégeant les zones touchées d’une exposition continue au froid. Rentrer le cheval à l’intérieur ou dans une écurie chauffée est idéal.

L’analgésie (gestion de la douleur) est importante dans le traitement des gelures. Lorsque les tissus se réchauffent, des douleurs importantes se produisent souvent. Un soulagement efficace de la douleur est donc essentiel pour le confort du cheval et pour prévenir une détresse supplémentaire.

Des AINS, comme la méglumine de flunixine ou la phénylbutazone, peuvent être administrés pour réduire l’inflammation et l’inconfort. Ces médicaments doivent être utilisés avec prudence sous la supervision d’un vétérinaire pour éviter d’éventuels effets secondaires.

Évitez d’appliquer des sources de chaleur directe, comme de l’eau chaude, des coussins chauffants ou des sèche-cheveux, qui peuvent endommager davantage les tissus déjà vulnérables. Au lieu de cela, réchauffez doucement les zones gelées en les trempant ou en les rinçant avec de l’eau tiède (pas chaude) pendant environ 20 à 30 minutes. Ce réchauffement contrôlé aide à restaurer progressivement la circulation sans causer de lésions supplémentaires.

Après avoir réchauffé les zones gelées, couvrez-les avec des bandages ou du rembourrage propres et doux pour les protéger contre de nouveaux traumtismes ou blessures.

Prévention

La prévention de l’hypothermie et des gelures est essentielle pour maintenir une bonne santé chez les chevaux dans des conditions froides et humides. Suivez les stratégies clés suivantes pour réduire les risques : [1][3][17][18][19][20]

  • Offrez un abri adéquat : les chevaux doivent avoir accès à un abri bien aéré qui les protège des vents forts, de la pluie, de la neige et des températures glaciales. Une écurie ou un box avec des brise-vents peut aider à réduire les pertes de chaleur et à prévenir les gelures.
  • Fournissez de la litière sèche : assurez-vous que les chevaux ont accès à une litière sèche. Une litière humide peut augmenter les pertes de chaleur et contribuer aux gelures dans les zones exposées comme les jambes et le nez, tout particulièrement dans des températures sous le point de congélation.
  • Utilisez des couvertures : par temps très froid, une couverture bien ajustée peut aider à fournir une isolation et à garder le cheval au chaud, en particulier pour les chevaux dont le pelage a été tondu. Choisissez des couvertures faites de matériaux qui retiennent la chaleur tout en permettant au cheval de bouger librement. Remplacez toute couverture mouillée par une couverture sèche pour maintenir la chaleur.
  • Surveillez l’état de chair : les chevaux ayant une masse adipeuse adéquate sont mieux isolés contre le froid. Assurez-vous que votre cheval maintient un état de chair sain, surtout en hiver.
  • Augmentez la consommation de fourrage : offrez beaucoup de foin, car la digestion des aliments fibreux génère de la chaleur métabolique. Une consommation accrue de fourrage aide à maintenir la température interne.
  • Limitez l’exposition au froid extrême : évitez de laisser les chevaux dehors pendant de longues périodes par grand froid, surtout s’ils sont mouillés ou boueux. Dans la mesure du possible, rentrez-les à l’intérieur lorsque les températures sont extrêmee.
  • Soutenez une bonne hydratation : même par temps froid, les chevaux doivent boire régulièrement. La déshydratation peut altérer la capacité du cheval à réguler sa température et aggraver les effets de l’hypothermie. Assurez-vous que l’eau potable n’est pas gelée et que de l’eau propre et fraîche est disponible en tout temps. Des seaux d’eau ou des abreuvoirs chauffés peuvent être utilisés pour augmenter la consommation d’eau.
  • Vérifiez régulièrement les extrémités : par temps froid, les extrémités des chevaux sont plus susceptibles aux gelures. Vérifiez régulièrement les sabots, les jambes, les oreilles, la queue, le pénis et le nez pour détecter des signes de gelures, tels qu’une peau pâle ou décolorée, de l’enflure ou une sensation de froid au toucher.

Foire aux questions

Voici quelques questions fréquemment posées sur les gelures et l’hypothermie chez les chevaux :

Résumé

Par temps extrêmement froid, les chevaux sont à risque de souffrir d’hypothermie et de gelures, ce qui peut entraîner des complications à long terme. Les risques sont plus élevés par temps humide et venteux.

  • Les chevaux maintiennent leur température corporelle dans une zone thermoneutre, en ajustant leur métabolisme, leur comportement et la pousse de leur pelage pour rester au chaud. Leur capacité à supporter le froid dépend de leur race, de leur âge, de leur condition physique et de leur niveau d’acclimatation.
  • Les symptômes de l’hypothermie incluent la faiblesse, des extrémités froides et un rythme cardiaque rapide ; les gelures se caractérisent par une peau froide, décolorée et enflée, souvent au niveau des extrémités.
  • Les poulains sont plus vulnérables à l’hypothermie et aux gelures en raison de leur taille et du fait que leur processus de thermorégulation n'est pas encore complètement développé. Ceux-ci ont donc besoin d'une protection accrue contre les conditions météorologiques difficiles.
  • Un traitement vétérinaire rapide est nécessaire pour éviter les dommages à long terme ; le traitement comprend un réchauffement progressif, un abri, le traitement des problèmes de santé sous-jacents et l’administration d’analgésiques.
  • Un abri adéquat, une litière sèche, une nutrition appropriée et une surveillance attentive des extrémités aident à prévenir les problèmes de santé liés au froid chez les chevaux.
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Références

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  4. Autio E. et al., (PDF) Measuring the Heat Loss in Horses in Different Seasons by Infrared Thermography. ResearchGate. 2024.
  5. Kang H. et al., Heat Stress in Horses: A Literature Review. Int J Biometeorol. 2023. View Summary
  6. Stephen J.O. et al., Clinical and Pathologic Findings in Donkeys with Hypothermia: 10 Cases (1988–1998). javma. 2000.
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  20. Make Sure Horses Have Water in the Winter. Iowa State University Extension and Outreach. 2024.