Les fractures des membres chez les chevaux sont des blessures osseuses graves qui nécessitent une évaluation vétérinaire rapide et une stabilisation prudente. Une fracture est toute rupture de l’os, allant d’une petite fissure à une rupture complète avec plusieurs fragments ou une atteinte d’une articulation.
Les chevaux sont particulièrement vulnérables aux fractures des membres parce que leurs jambes supportent des forces élevées pendant le mouvement, l’exercice et la performance athlétique. Ces blessures apparaissent souvent soudainement, avec une boiterie sévère, une réticence ou une incapacité à prendre appui, de l’enflure, de l’instabilité, une position anormale du membre ou une plaie ouverte au-dessus de la zone touchée.
Comme le mouvement peut aggraver les dommages à l’os, aux tissus mous et à l’apport sanguin, toute suspicion de fracture doit être traitée comme une urgence vétérinaire. Le diagnostic comprend habituellement un examen clinique et de l’imagerie comme des radiographies, une échographie ou de l’imagerie avancée au besoin.
Comprendre pourquoi les fractures équines sont des urgences médicales commence par la façon dont ces blessures se développent et affectent le membre du cheval. Cet article passe en revue les types, les causes, les signes, le diagnostic, le traitement et le pronostic des fractures chez les chevaux.
Que sont les fractures des membres chez les chevaux?
Les fractures sont des blessures qui interrompent la continuité de l’os. Elles peuvent aller d’une petite fissure dans l’os à une rupture complète où l’os se sépare en deux morceaux ou plus. Les fractures peuvent aussi impliquer un déplacement de fragments osseux ou s’étendre dans une articulation.
Les chevaux sont particulièrement vulnérables aux fractures des membres parce qu’ils sont de grands athlètes rapides avec des structures des membres délicates soumises à de fortes exigences mécaniques pendant la performance.
Ils ne peuvent pas non plus être facilement immobilisés après une blessure, ce qui peut rendre la progression de la fracture et le traitement plus difficiles. [1][2]
Bien qu’un cheval puisse se fracturer presque n’importe quel os du corps, les fractures des membres sont particulièrement importantes parce qu’elles affectent la mise en charge, la mobilité et les tissus mous environnants. [3]
Anatomie osseuse et guérison des fractures
Les os des membres d’un cheval sont adaptés à la vitesse et au port de charge, avec une tige centrale solide et des extrémités plus larges qui aident à absorber les impacts et à répartir les forces à travers les articulations.
Ces os sont recouverts de relativement peu de tissus mous et dépendent d’un apport sanguin délicat. Pour cette raison, les fractures des membres peuvent être graves et lentes à guérir si la circulation sanguine est perturbée ou si l’os n’est pas correctement aligné. [3]
Pour une récupération d’une fracture réussie, l’os doit rester stable et bien soutenu afin que du nouvel os puisse se former au niveau du site de fracture. C’est pourquoi des soins vétérinaires rapides et une stabilisation adéquate sont essentiels lors de la prise en charge des fractures équines. [3]
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Types de fractures chez les chevaux
Les fractures équines sont généralement décrites à l’aide de grandes catégories cliniques qui aident à guider le diagnostic, le traitement et le pronostic.
Les fractures des membres chez les chevaux sont décrites comme suit : [1][2]
- Fractures incomplètes : L’os est partiellement fissuré mais pas complètement séparé.
- Fractures comminutives : L’os est brisé en plusieurs fragments. Ces fractures sont associées à un pronostic plus réservé, car la reconstruction et la stabilisation sont plus difficiles.
- Fractures articulaires : La fracture s’étend dans une surface articulaire. Ces blessures sont cliniquement importantes car elles peuvent entraîner des dommages articulaires et de l’ostéoarthrite, affectant souvent la performance athlétique à long terme.
- Fractures ouvertes : Aussi appelées fractures composées, elles surviennent lorsque l’os brisé traverse la peau, l’exposant à l’environnement extérieur. Toute fracture avec une plaie sus-jacente doit être considérée comme ouverte jusqu’à preuve du contraire en raison du risque d’infection.
Ces catégories aident à décrire le type de fracture, mais elles ne déterminent pas entièrement le pronostic à elles seules.
Le pronostic dépend aussi de l’os touché, du degré de déplacement de la fracture, de l’âge et de l’utilisation du cheval, de la présence de lésions des tissus mous et de la rapidité avec laquelle la blessure est stabilisée et traitée.
Signes et symptômes des fractures équines
Les fractures sont souvent le résultat d’un accident ou d’une blessure. En général, une fracture d’un membre devient apparente lorsque le cheval montre une réticence soudaine ou une incapacité à supporter du poids sur une jambe. [4] Cela peut se présenter comme une boiterie sévère, une détresse marquée ou un changement évident de la position du membre.
Autres signes d’une possible fracture incluent : [1][2][3][4][5]
- Instabilité du membre atteint
- Positionnement anormal du membre
- Gonflement autour de la zone blessée
- Un bruit de grincement ou de frottement provenant de la zone
- Une plaie ouverte sur le site atteint
Dans les cas graves, surtout après un impact à haute énergie, le cheval peut aussi présenter une détresse systémique ou des signes de choc.
Quand appeler le vétérinaire
Toute suspicion de fracture nécessite une attention vétérinaire immédiate. Le mouvement peut aggraver les dommages aux os, aux tissus mous, aux vaisseaux sanguins et aux nerfs, donc les propriétaires doivent éviter de faire marcher ou de transporter le cheval jusqu’à ce qu’un vétérinaire donne des instructions. [6]
Appelez rapidement un vétérinaire si un cheval présente l’un des signes suivants : [1][2][3][4][5][6]
- Boiterie soudaine sévère ou refus de supporter le poids
- Instabilité visible du membre ou angle anormal du membre
- Gonflement rapide après une blessure
- Une plaie sur un membre douloureux ou instable
- Détresse marquée, faiblesse ou signes de choc
Un vétérinaire peut évaluer le cheval, stabiliser le membre, gérer la douleur et déterminer si une imagerie ou une référence est nécessaire. Une évaluation rapide aide à protéger le cheval pendant le transport et augmente les chances de choisir un plan de traitement approprié.
Comment une fracture équine est diagnostiquée
Si une fracture est suspectée, des premiers soins d’urgence par un vétérinaire sont recommandés. Les fractures peuvent s’aggraver rapidement si le cheval continue de bouger ou de supporter du poids sur le membre blessé, donc une stabilisation rapide est une première étape importante. [4]
Pendant l’attente des directives vétérinaires, il est important de : [6]
- Garder le cheval calme et aussi immobile que possible
- Empêcher les mouvements inutiles ou toute tentative de faire marcher le cheval
- Appliquer une compression lorsque possible si la fracture est accompagnée d’une plaie ouverte
- Éviter de manipuler le membre à moins d’une directive d’un vétérinaire
- Attendre l’évaluation professionnelle avant de tenter le transport, surtout si le cheval est sévèrement boiteux ou incapable de porter du poids
Le vétérinaire évaluera d’abord l’état général du cheval, le degré de douleur, la capacité à porter du poids, l’alignement du membre, le gonflement, les plaies et tout signe d’instabilité. Dans certains cas, la sédation, le contrôle de la douleur, le bandage ou la pose d’une attelle peuvent être nécessaires avant que le cheval puisse être examiné ou déplacé en toute sécurité.
Pour confirmer une fracture et en évaluer la gravité, le vétérinaire peut utiliser des outils d’imagerie diagnostique tels que : [3]
- Radiographie (rayons X) : couramment utilisée pour identifier l’emplacement de la fracture, le type de fracture, le déplacement et l’implication des articulations voisines
- Scintigraphie osseuse (scintigraphie nucléaire) : peut aider à détecter des fractures de stress ou des blessures difficiles à voir sur les radiographies standards
- Tomodensitométrie (TDM) : fournit des images en coupe détaillées et peut être utile pour les fractures complexes ou les zones difficiles à imager avec les rayons X
- Imagerie par résonance magnétique (IRM) : peut fournir des détails supplémentaires sur les structures osseuses et les tissus mous dans certains cas
- Échographie (ultrasons) : peut aider à évaluer l’implication des tissus mous, les plaies ou les changements liés à la fracture près de la surface osseuse
L’imagerie aide à déterminer si la fracture est complète ou incomplète, déplacée ou non déplacée, ouverte ou fermée, et si elle implique une surface articulaire. Ces résultats guident les recommandations de traitement, le pronostic et les décisions concernant la gestion du cheval par repos, soutien externe, chirurgie ou transfert vers un hôpital spécialisé.
Traitement des fractures chez les chevaux
Les fractures osseuses chez les chevaux peuvent guérir, mais la récupération exige un alignement précis et un soutien stable pendant la formation de nouvel os. La durée du temps requise pour la guérison dépend de l’os qui a été endommagé, de l’âge du cheval et de l’état de santé général du cheval. [3]
Les fractures chez les chevaux peuvent entraîner des complications telles qu’une infection, une guérison insuffisante ou retardée, une défaillance de l’implant ou des problèmes dans d’autres membres, incluant une fourbure du membre d’appui due à la surcharge de la patte opposée. [3][7]
Les facteurs qui influencent la guérison incluent : [3]
- Une bonne irrigation sanguine
- Un réalignement adéquat des extrémités de l’os
- Un mouvement limité pendant le processus de guérison
Dans les cas où des complications surviennent, des traitements supplémentaires ou une chirurgie peuvent être nécessaires.
Selon les circonstances, la stabilisation du membre peut nécessiter une fixation interne ou externe. [1][2][6][7][8]
L’objectif principal des deux approches est de prévenir d’autres dommages aux extrémités fracturées de l’os, aux tissus mous environnants et aux structures neurovasculaires, tout en permettant au cheval de supporter une quantité limitée de poids sur le membre blessé.
Un traitement rapide et approprié est important pour la guérison, car une stabilisation inadéquate peut aggraver la blessure et nuire au pronostic. [1][2][7][8][9]
Fixation interne
La fixation interne est une technique dans laquelle des vis, des plaques ou d’autres implants métalliques sont placés dans ou sur l’os afin de stabiliser la fracture. [1][2][6][8]
Les chevaux qui nécessitent une fixation interne peuvent avoir besoin d’une anesthésie générale, bien que certaines interventions puissent être réalisées alors que le cheval est en sédation debout. [1][2] L’objectif est d’offrir un soutien stable au site de la fracture tout en minimisant les dommages supplémentaires pendant la réparation.
Fixation externe
La fixation externe, aussi appelée coaptation externe, soutient la fracture de l’extérieur du membre. Chez les chevaux, cela est généralement réalisé à l’aide de bandages et d’attelles rigides qui limitent le mouvement au site de fracture. [7]
Cette approche peut être particulièrement importante lors de la stabilisation d’urgence et du transport, lorsque la limitation des mouvements peut aider à protéger l’os, les tissus mous et l’apport sanguin.
Options de traitement supplémentaires
Les vétérinaires peuvent utiliser des techniques biologiques ou mécaniques dans certains cas pour soutenir la guérison de la fracture, mais les résultats sont variables et ces approches sont encore en développement.
Options de traitement supplémentaires peuvent inclure : [3]
- Greffes osseuses provenant du cheval ou d’un donneur
- Thérapie par ondes de choc
- Facteurs de croissance
- Supports orthopédiques conçus
- Injections de cellules souches
Ces options ne remplacent pas la nécessité de la stabilité de la fracture, de l’alignement et du suivi vétérinaire. Leur utilisation dépend du type de fracture, des options de traitement disponibles et de l’état général du cheval.
Pronostic pour les chevaux avec fractures de membre
Le pronostic pour un cheval présentant une fracture de membre varie selon la gravité et l’emplacement de la blessure, ainsi que l’état de santé général du cheval. [6]
Les chevaux présentant des fractures des os longs ont tendance à avoir un mauvais pronostic en raison de leur taille et de leur poids, qui exigent que les membres absorbent des forces importantes. [6] Les chevaux traités pour des fractures des os longs avec une fixation interne présentent également un risque d’échec de l’implant, ce qui peut entraîner une perte de stabilité avant que la guérison ait eu lieu. [6]
Les fractures compliquées ont généralement un pronostic réservé ou défavorable. Celles-ci incluent : [6]
- Fractures ouvertes, où la la peau est rompue
- Fractures comminutives, où l’os est brisé en plusieurs morceaux ou fragments
- Fractures articulaires, où la fracture s’étend à une surface articulaire
Tableau 1. Pronostic des fractures équines selon le type de fracture [6]
| Catégorie de pronostic | Type de fracture | Résultat attendu |
|---|---|---|
| Meilleur pronostic |
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| Pronostic réservé |
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| Pronostic réservé à défavorable |
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| Mauvais pronostic |
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Même lorsque la réparation chirurgicale est techniquement possible, le pronostic peut être limité par le coût, l’accès aux hôpitaux, la biomécanique et la capacité du cheval à tolérer le traitement de façon sécuritaire. Les fractures graves des membres nécessitent souvent un transfert en centre spécialisé, des examens d’imagerie avancée, une chirurgie, une prise en charge intensive de la douleur et une hospitalisation complète.
La récupération peut aussi être difficile, car les chevaux adultes doivent supporter une charge importante sur leurs membres. Une décharge prolongée d’un membre peut exercer une contrainte excessive sur le membre opposé, augmentant le risque de complications graves. Pour cette raison, le soutien prolongé par élingue n’est généralement pas recommandé comme solution pour la plupart des chevaux adultes présentant des fractures graves des membres.
Dans de nombreux cas, surtout lorsqu’une fracture grave ne peut pas être stabilisée ou que le cheval est peu susceptible de retrouver confort et fonction, une euthanasie humaine peut être la seule option appropriée. Ces décisions sont prises avec un vétérinaire en fonction du type de fracture, de sa stabilité, du niveau de douleur, des options de traitement, du bien-être et des chances réalistes de rétablissement.
Une fracture d’un membre signifie-t-elle qu’un cheval doit être euthanasié?
Non, une fracture d’un membre ne signifie pas automatiquement qu’un cheval doit être euthanasié. Certaines fractures peuvent guérir avec un diagnostic rapide, une stabilisation soigneuse et un traitement approprié. Les fractures incomplètes, non déplacées et certaines fractures des membres inférieurs peuvent présenter un pronostic de passable à bon lorsque l’os demeure bien aligné et que le cheval peut être maintenu confortable pendant la récupération. [6]
Cependant, les fractures graves des membres peuvent être difficiles ou impossibles à réparer avec succès chez les chevaux. Cela s’explique par le fait que les chevaux adultes doivent supporter une charge importante sur leurs membres et ne peuvent pas reposer complètement une jambe blessée comme le ferait une personne. Si la fracture ne peut pas être suffisamment stabilisée, les mouvements continus peuvent aggraver les dommages aux os, aux tissus mous, aux vaisseaux sanguins et aux nerfs.
L’euthanasie humaine peut être recommandée lorsque la fracture est ouverte, comminutive, sévèrement déplacée, touche un os majeur porteur de poids ou ne peut pas être stabilisée. Elle peut aussi être envisagée lorsque la douleur ne peut pas être contrôlée adéquatement, que le cheval a peu de chances de retrouver une fonction confortable, ou que le risque de complications graves est trop élevé. [6]
Une préoccupation majeure est la fourbure du membre d’appui, qui peut survenir lorsque le membre opposé est surchargé parce que le cheval ne peut pas supporter normalement le poids sur le membre blessé. Cette complication peut être douloureuse, difficile à gérer et peut réduire davantage les chances de rétablissement. [7]
Pour cette raison, les décisions d’euthanasie sont fondées sur le bien-être et un pronostic réaliste, et non simplement sur la présence d’une fracture. Un vétérinaire évalue le type de fracture, la stabilité, le niveau de douleur, les options de traitement, la récupération attendue et la capacité du cheval à maintenir son confort et sa fonction avant de faire une recommandation.
Prévenir les fractures chez le cheval
Toutes les fractures équines ne peuvent pas être prévenues, surtout celles causées par des accidents soudains, des chutes, des coups de pied, des collisions ou des blessures athlétiques à haute vitesse. Cependant, une bonne gestion peut réduire de nombreux risques qui rendent les fractures plus probables ou plus graves.
La prévention commence par reconnaître que la santé osseuse, le sol de carrière, la charge de travail, le conditionnement, la nutrition et la détection précoce de la boiterie influencent tous la façon dont les membres d’un cheval tolèrent les exigences quotidiennes.
Un programme d’entraînement équilibré est l’un des outils préventifs les plus importants. Les chevaux doivent être conditionnés progressivement, les augmentations de charge de travail étant adaptées à leur âge, leur niveau de forme, leur discipline et leurs besoins de récupération.
Des changements soudains dans l’intensité de l’exercice, un travail répétitif à fort impact, la fatigue et un mauvais sol de carrière peuvent tous augmenter la contrainte sur les os et les articulations. Des soins réguliers du maréchal-ferrant et un bon équilibre du sabot aident aussi à répartir les forces de manière uniforme dans le membre.
Les propriétaires et les personnes responsables peuvent aussi réduire le risque de fracture en maintenant des zones de sortie au paddock sécuritaires, en retirant les dangers, en surveillant la dynamique du troupeau et en traitant rapidement la boiterie et les autres signes de blessure. Tout changement soudain de allure, une réticence à bouger ou une douleur localisée d’un membre doit être prise au sérieux, même si le cheval est encore capable de marcher.
La nutrition contribue aussi à la prévention des fractures en aidant à maintenir des os solides et des tissus conjonctifs solides. Les chevaux ont besoin d’une alimentation bien équilibrée qui fournit suffisamment d’énergie, de protéines et de vitamines et minéraux.
Chevaux en croissance, juments poulinières, chevaux âgés, et chevaux de performance ont aussi des besoins différents. Pensez à travailler avec un nutritionniste équin pour évaluer le programme de votre cheval en fonction de son âge et de son mode de vie.
L’importance des soins rapides en cas de fracture
Les fractures équines sont des blessures graves qui nécessitent une attention vétérinaire immédiate. La reconnaissance rapide, la stabilisation soigneuse et un traitement approprié des fractures sont essentiels pour réduire les dommages supplémentaires, protéger les tissus environnants et améliorer les chances de guérison.
Le traitement peut inclure une contention externe, une fixation chirurgicale ou des thérapies additionnelles selon le type et la gravité de la fracture. Le pronostic varie largement selon l’os touché, le fait que la fracture soit ouverte, comminutive ou articulaire, ainsi que l’âge et l’état de santé général du cheval.
Bien que certaines fractures équines puissent bien guérir avec une intervention rapide, les blessures complexes demeurent difficiles et peuvent entraîner un pronostic réservé. Des soins vétérinaires précoces, une stabilisation sécuritaire et un plan approprié de réadaptation des blessures sont des facteurs clés pour soutenir la récupération et le bien-être.
Questions fréquentes
Voici quelques questions fréquentes sur les fractures équines, les blessures osseuses chez les chevaux et les traitements des fractures chez les chevaux :
Les fractures équines sont des cassures ou des fissures dans un os du cheval qui interrompent la continuité normale de l’os. Elles peuvent aller de petites fissures incomplètes à des ruptures complètes où l’os se sépare en deux fragments ou plus. Certaines fractures s’étendent aussi dans une articulation, ce qui peut rendre le traitement et la récupération à long terme plus complexes.
Les chevaux sont à risque de fractures parce que leurs membres supportent de fortes forces mécaniques pendant le mouvement, l’exercice et la performance athlétique. Leurs jambes sont relativement délicates par rapport à leur taille corporelle et ont une protection limitée des tissus mous sur plusieurs os. Les chevaux sont aussi difficiles à immobiliser complètement après une blessure, ce qui peut aggraver une fracture si le membre n’est pas stabilisé rapidement.
Les signes courants d’une fracture chez les chevaux incluent une boiterie soudaine et sévère, une réticence à bouger ou une incapacité à prendre appui sur un membre. La zone touchée peut aussi présenter de l’enflure, de l’instabilité, une position anormale du membre ou une plaie associée. Dans les cas graves, surtout après un traumatisme à fort impact, le cheval peut aussi montrer des signes de douleur, de détresse ou de choc.
Si vous soupçonnez une fracture chez votre cheval, traitez la situation comme une urgence vétérinaire et contactez immédiatement un vétérinaire. Gardez le cheval aussi calme et immobile que possible pour éviter d’aggraver les dommages à l’os, aux tissus mous et à l’irrigation sanguine. S’il y a une plaie ouverte, une compression peut être recommandée si elle peut être effectuée en toute sécurité en attendant les soins vétérinaires.
Les fractures équines sont diagnostiquées par un examen vétérinaire et des examens d’imagerie. Les radiographies (rayons X) sont souvent utilisées pour confirmer de nombreuses fractures, tandis que l’échographie, la scintigraphie nucléaire, la tomodensitométrie ou l’imagerie par résonance magnétique peuvent être utilisées pour des blessures plus complexes. L’imagerie aide à déterminer le type de fracture, son emplacement, sa gravité et si l’articulation ou les tissus environnants sont touchés.
Les principaux types de fractures chez les chevaux incluent les fractures incomplètes, comminutives, articulaires et ouvertes. Les fractures incomplètes sont des fissures partielles dans l’os, tandis que les fractures comminutives impliquent plusieurs fragments osseux. Les fractures articulaires s’étendent à une surface articulaire, et les fractures ouvertes communiquent avec l’environnement extérieur par une plaie cutanée.
Les fractures ouvertes chez les chevaux sont particulièrement graves parce que l’os fracturé communique avec l’environnement extérieur par une plaie de la peau. Cela augmente fortement le risque de contamination et d’infection. Toute fracture avec une plaie au-dessus de la zone touchée doit être considérée comme ouverte jusqu’à ce qu’un vétérinaire en décide autrement.
Les fractures chez les chevaux sont traitées en stabilisant l’os blessé, en protégeant les tissus environnants et en limitant les mouvements au site de fracture. Le traitement peut inclure une coaptation externe avec des bandages et des attelles ou une fixation interne avec des implants chirurgicaux comme des vis et des plaques. L’objectif est de maintenir l’os correctement aligné et stable suffisamment longtemps pour permettre la guérison.
La coaptation externe stabilise la fracture d’un cheval de l’extérieur à l’aide de bandages, d’attelles ou d’autres supports externes. La fixation interne stabilise la fracture chirurgicalement en plaçant des implants métalliques comme des vis ou des plaques dans ou sur l’os. Les deux méthodes visent à réduire les mouvements, protéger le membre et améliorer les chances de guérison.
Le temps de guérison d’une blessure osseuse chez le cheval dépend de l’os touché, du type de fracture, de l’âge du cheval et de son état de santé général. La guérison osseuse nécessite un bon alignement, une bonne circulation sanguine et une limitation des mouvements pendant la récupération. Certaines fractures peuvent bien guérir avec une stabilisation adéquate, tandis que les cas plus graves ou complexes peuvent prendre plus de temps et avoir un pronostic réservé.
Le pronostic des fractures équines dépend de l’emplacement de la fracture, de sa gravité, de son type et de l’état général du cheval. Les fractures simples qui n’impliquent pas une articulation ont généralement un meilleur pronostic que les fractures ouvertes, comminutives ou articulaires. Les fractures des os longs chez les chevaux adultes ont souvent un mauvais pronostic parce que le membre doit supporter un poids important avant la fin de la guérison.
Un cheval peut se rétablir complètement de certaines fractures lorsque la blessure est moins complexe, que l’os peut être correctement aligné et que le membre reste stable pendant la guérison. Les fractures non articulaires et certaines fractures chez les jeunes chevaux peuvent avoir un meilleur pronostic. Les fractures graves, articulaires, ouvertes ou avec plusieurs fragments sont plus susceptibles de causer des complications ou des limitations à long terme.
Les complications après une fracture chez les chevaux peuvent inclure une infection, une guérison retardée, une mauvaise consolidation, une défaillance des implants et une fourbure du membre opposé due à la surcharge. La défaillance des implants est un risque particulier dans certaines fractures des os longs en raison de la charge importante exercée par le poids du cheval. Une stabilisation rapide et un traitement vétérinaire approprié réduisent le risque de complications.
La stabilisation est importante après une fracture chez le cheval parce que les mouvements peuvent aggraver les dommages à l’os fracturé et aux tissus mous environnants. Elle aide aussi à protéger les vaisseaux sanguins et les nerfs tout en facilitant un transport et un traitement plus sécuritaires. Une bonne stabilisation augmente les chances que les extrémités de l’os restent alignées pendant le début de la guérison.
Résumé
Les fractures des membres chez le cheval sont des blessures osseuses graves qui peuvent aller de petites fissures à des fractures complètes impliquant plusieurs fragments ou les surfaces articulaires.
- Les chevaux sont particulièrement vulnérables aux fractures des membres parce que leurs jambes supportent de fortes forces pendant le mouvement, l’exercice et la mise en charge
- Les fractures suspectées doivent être traitées comme des urgences vétérinaires, car le mouvement peut aggraver les dommages aux os, aux tissus mous, aux nerfs, aux vaisseaux sanguins et à l’apport sanguin
- Les signes courants d’une fracture possible incluent une boiterie soudaine et sévère, l’incapacité de prendre appui, une instabilité du membre, de l’enflure, une position anormale du membre, de la détresse ou une plaie ouverte
- Le diagnostic implique généralement un examen vétérinaire et des examens d’imagerie tels que les radiographies, l’échographie, la tomodensitométrie (CT), l’IRM ou la scintigraphie osseuse afin d’évaluer l’emplacement et la gravité de la blessure
- Le traitement vise à stabiliser la fracture, protéger les tissus environnants, gérer la douleur, soutenir un transport sécuritaire et favoriser la guérison, avec un pronostic qui dépend du type de fracture, de son emplacement, de sa gravité et de la rapidité des soins
Références
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