La forme phalangienne est une maladie dégénérative qui affecte les os et les articulations des membres inférieurs du cheval. Elle se caractérise par l’inflammation des tissus conjonctifs environnants, déclenchant la formation d’excroissances osseuses autour des articulations affectées. [1][2]
Ces proliférations osseuses visibles peuvent se manifester sur le devant des os du paturon et du pied, entraînant potentiellement une fusion permanente des os de l’articulation. [3][4] La forme phalangienne peut ou non causer de la douleur, mais les signes courants incluent la boiterie, la raideur et l’enflure des articulations du paturon. [4]
Le développement de la forme phalangienne peut être influencé par divers facteurs, notamment la conformation, les traumatismes, le stress répétitif et l’instabilité des articulations. [4] Elle peut survenir chez les chevaux de tout âge ou race, mais est plus fréquemment observée chez les chevaux plus âgés.
Pour assurer le confort et la santé du cheval, il est essentiel de surveiller régulièrement et de gérer efficacement la forme phalangienne. Consultez un vétérinaire et un maréchal-ferrant expérimenté pour développer un plan de traitement complet et individualisé.
Forme phalangienne chez les chevaux
La forme phalangienne est une forme d’arthrose qui peut survenir à la fois sur les membres antérieurs et postérieurs des chevaux. L’arthrose est un type spécifique d’arthrite (maladie dégénérative des articulations) qui implique la dégénérescence du cartilage articulaire et de l’os sous-jacent.
La forme phalangienne chez les chevaux affecte principalement les articulations du paturon et/ou du pied. Il s’agit des articulations situées entre l’os long du paturon (P1 ou phalange proximale) et l’os court du paturon (P2 ou phalange moyenne), et entre l’os court du paturon (P2) et l’os du pied (P3) respectivement.
Le paturon, situé entre le sabot et l’articulation du boulet, est une structure flexible et résiliente qui joue un rôle essentiel dans l’absorption des chocs et le support pendant le mouvement. Il sert à amortir l’impact du poids du cheval et les forces générées lors de la locomotion. [1]
La forme phalangienne se caractérise par le développement d’excroissances osseuses, appelées exostoses, le long des bords des articulations affectées au sein du paturon. Ces excroissances osseuses sont le résultat de la tentative du corps de réparer et de stabiliser l’articulation endommagée.
Au fur et à mesure que la maladie progresse, ces exostoses peuvent provoquer de la douleur, une boiterie, des raideurs, de l’inflammation et une réduction de l’amplitude des mouvements dans le membre affecté.
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Forme phalangienne basse ou haute
La forme phalangienne est classée en deux types en fonction de l’emplacement des proliférations osseuses :
- Forme phalangienne haute : également connue sous le nom d’arthrite de l’articulation interphalangienne proximale (IPP), elle affecte l’articulation entre l’os long du paturon (P1) et l’os court du paturon (P2). Cette affection est une cause courante de boiterie chez les chevaux de toutes races. [5][6]
- Forme phalangienne basse : également connue sous le nom d’arthrite de l’articulation interphalangienne distale (IPD), elle affecte l’articulation entre l’os court du paturon (P2 ou phalange moyenne) et l’os du pied (P3 ou phalange distale). L’articulation IPD est située à l’intérieur du sabot, sous la bande coronaire. [7]
Les régions spécifiques de la jambe du cheval où les changements dégénératifs se produisent peuvent influencer la gravité de la boiterie et la réponse au traitement.
Forme phalangienne articulaire ou non articulaire
La forme phalangienne peut également être classée en types en fonction de l’emplacement des excroissances osseuses à l’intérieur de l’articulation. Cette classification prend en compte si les proliférations osseuses se produisent sur les surfaces articulaires ou sur les structures entourant l’articulation.
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- Forme phalangienne articulaire : caractérisée par le développement d’excroissances osseuses sur la surface articulaire, en particulier dans l’articulation interphalangienne proximale (IPP) ou distale (IPD). Elle est associée à une boiterie et des douleurs articulaires plus sévères que la forme phalangienne non articulaire, car la croissance osseuse affecte directement les surfaces articulaires. [3][8]
La forme phalangienne articulaire se produit lorsque le périoste, la gaine externe de l’os, devient enflammé en raison de l’étirement et du déchirement des ligaments et des attaches environnants, induits par le stress. Cette perturbation de la gaine osseuse peut entraîner une croissance osseuse excessive.
Cette pathologie est couramment observée chez les chevaux qui ne se déplacent pas à grande vitesse, tels que le cheval de trait. Leur conformation trapue, leur poids accru et leur posture verticale exercent une pression supplémentaire sur les os.
- Forme phalangienne non articulaire : également connue sous le nom de forme phalangienne périarticulaire, cette maladie fait référence aux proliférations osseuses qui se développent en dehors de l’articulation, dans les tissus, les tendons et les ligaments environnants. La forme phalangienne non articulaire est généralement associée à la forme phalangienne haute et entraîne généralement une boiterie légère à modérée. [3]
Signes cliniques
Les excroissances osseuses qui se manifestent chez les chevaux atteints de forme phalangienne apparaissent souvent sous forme de protubérances visibles, de bosses surélevées ou de crêtes sur la surface avant du membre inférieur. Ces excroissances peuvent entraîner les signes cliniques suivants : [1][4]
- Une boiterie chronique (modérée à sévère)
- L’apparition soudaine d’une boiterie aiguë
- Une enflure de l’articulation ou du ligament
- De la douleur lors de la flexion de l’articulation
- Une perte de mobilité de l’articulation
Les signes de la forme phalangienne peuvent varier en gravité selon les chevaux et sont influencés par des facteurs tels que le stade de la maladie, l’emplacement et l’étendue de l’excroissance osseuse, ainsi que la tolérance à la douleur du cheval.
Lors de l’apparition initiale de la forme phalangienne, les chevaux présentent souvent une enflure et une boiterie intermittentes. Cependant, avec un repos suffisant, ces symptômes ont tendance à s’atténuer. Si le cheval est réintroduit au travail, il y a une possibilité de réapparition de l’enflure de la jambe inférieure jusqu’à ce que les excroissances osseuses soient pleinement formées. [3]
Dans les cas où la forme phalangienne se forme à l’extérieur de la surface articulaire, la boiterie peut se résorber une fois que les excroissances osseuses deviennent apparentes. Cependant, si l’articulation est directement touchée, la boiterie est susceptible de persister et de s’aggraver avec le temps. [1]
Facteurs de risque
Le développement de la forme phalangienne chez les chevaux peut être influencé par divers facteurs de risque, notamment le type de travail effectué, la conformation des membres et des pieds, les pratiques de ferrage, la taille et l’âge du cheval.
Bien que la cause exacte de la forme phalangienne reste incertaine, les facteurs suivants sont couramment associés à un risque accru de développer cette affection : [4]
- Traumatisme : la forme phalangienne peut être causée par des accidents traumatiques et des infections, y compris des blessures associées à des grillages en fil métallique. Un traumatisme articulaire important peut survenir à la suite de coups directs sur le membre suite à une chute ou une collision, pouvant entraîner le développement de la forme phalangienne. [1][4]
- Usure : des facteurs tels que l’usure, y compris les blessures des articulations et du cartilage associé dues à la tension ou au stress, peuvent contribuer au développement de la forme phalangienne. [4]
- Sport de performance : les chevaux de saut d’obstacles et de dressage ont un risque plus élevé d’arthrose dans les articulations des membres. Les poneys de polo et les chevaux pratiquant des disciplines western sont également plus enclins à développer la forme phalangienne en raison de la nature de leurs sports, qui impliquent un travail à grande vitesse et des arrêts brusques.
- Ostéochondrose (OC) : cette maladie orthopédique est caractérisée par un développement anormal du cartilage articulaire et de l’os sous-jacent. Elle est principalement observée chez les jeunes chevaux en croissance et peut entraîner des dommages articulaires dans diverses régions du corps. Les chevaux atteints d’OC peuvent être prédisposés à développer la forme phalangienne. [4][9]
Diagnostic
Le diagnostic de la forme phalangienne chez les chevaux inclut généralement une évaluation vétérinaire complète comprenant des injections, une imagerie diagnostique et une observation clinique.
Le vétérinaire évaluera le cheval et recueillera ses antécédents médicaux, observera ses mouvements et sa flexion, et effectuera une palpation des articulations du paturon et du sabot du membre affecté.
En comparant le membre affecté au membre controlatéral non affecté de l’autre côté du corps, le vétérinaire recherchera des signes d’enflure, de douleur ou d’anomalies osseuses pouvant indiquer une forme phalangienne ou une autre affection articulaire. [4]
Bloc nerveux
Un bloc nerveux (anesthésie tronculaire) est une technique de diagnostic utilisée par les vétérinaires pour localiser précisément la source de la douleur et de l’inflammation chez les chevaux. Elle consiste à injecter un anesthésique local autour des nerfs du membre, bloquant temporairement les signaux de douleur dans les articulations suspectées d’être affectées par la forme phalangienne.
Comme le bloc nerveux engourdit l’articulation, le cheval marche normalement après l’injection. Cela permet au vétérinaire d’identifier la zone spécifique où le cheval ressent de la douleur et de l’inflammation liées à la forme phalangienne. [1][3] Le vétérinaire peut ensuite évaluer dans quelle mesure la forme phalangienne contribue à la boiterie du cheval.
Radiographie
La radiographie est une modalité d’imagerie musculosquelettique utilisée pour évaluer l’étendue et l’emplacement des modifications osseuses associées à la forme phalangienne. Les images radiographiques peuvent fournir des informations détaillées sur l’état de l’articulation affectée, la gravité des modifications osseuses et la présence d’une inflammation articulaire associée. [4][5]
La jambe du cheval est positionnée et immobilisée afin que des images du membre distal puissent être prises. Les images du membre controlatéral peuvent aider à déterminer la gravité de la forme phalangienne dans la jambe affectée. [3]
Au cours des premiers stades de la maladie, une enflure des tissus mous peut être perceptible, mais il est possible que les radiographies ne révèlent pas de preuves de l’affection. Cependant, lors de la réévaluation du cheval quelques semaines plus tard, les images radiographiques peuvent montrer des signes confirmant la forme phalagienne.
Traitement
Le traitement de la forme phalangienne se concentre sur la gestion de la douleur, la réduction de l’inflammation et le ralentissement de la progression de la maladie. L’approche thérapeutique spécifique peut varier en fonction de la gravité, des articulations affectées et des besoins uniques et du travail prévu de chaque cheval. [4]
Le repos du cheval affecté et la limitation de l’exercice peuvent aider à réduire le stress sur les articulations et à atténuer les symptômes. Certains exercices contrôlés, comme la marche en main ou une sortie légère à l’extérieur, peuvent être recommandés par un vétérinaire pour maintenir la mobilité articulaire sans aggraver la boiterie. [1]
Médication
Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), tels que la phénylbutazone (bute), la flunixine méglumine (Banamine) et le kétoprofène sont fréquemment utilisés pour gérer la douleur et réduire l’inflammation associées à la forme phalangienne. [1][4]
Ces médicaments soulagent temporairement l’inconfort et améliorent la mobilité. Consultez un vétérinaire avant de traiter votre cheval pour déterminer la posologie appropriée, la durée du traitement et les effets secondaires potentiels.
Les corticostéroïdes intra-articulaires, tels que la dexaméthasone, sont fréquemment employés en médecine vétérinaire en raison de leurs propriétés anti-inflammatoires. Ils constituent un traitement efficace pour l’arthrite et la forme phalangienne chez les chevaux en gérant la douleur, en réduisant l’inflammation et en améliorant la fonction articulaire. [10]
Les corticostéroïdes agissent en supprimant la réponse immunitaire, réduisant ainsi efficacement l’inflammation au sein de l’articulation. Lorsqu’ils sont administrés directement dans l’articulation arthritique, ils peuvent avoir un effet plus puissant et immédiat par rapport aux médicaments systémiques, en ciblant l’inflammation de manière plus précise. [4]
Les médicaments chondroprotecteurs, tels que l’hyaluronate ou les glycosaminoglycanes polysulfatés injectés dans l’espace articulaire, peuvent également être bénéfiques pour les chevaux atteints forme phalangienne. [3]
Soutien nutritionnel
Les chevaux atteints de forme phalangienne présentent généralement une inflammation importante dans et autour des articulations affectées, ce qui peut contribuer à l’inconfort et à la douleur. Les acides gras oméga-3 sont reconnus pour leur rôle bénéfique dans la gestion de l’arthrose, principalement en raison de leurs propriétés anti-inflammatoires. [11]
L’huile w-3 de Mad Barn est un supplément d’acides gras essentiels enrichi en vitamine E naturelle et en acide docosahexaénoïque (DHA). Donner du DHA peut favoriser le confort et la mobilité des articulations chez les chevaux à l’exercice.
Ferrage correctif
Votre vétérinaire peut recommander un parage et un ferrage correctifs pour aider à ralentir la progression de la maladie et améliorer le confort du cheval. Le parage du sabot ou l’application de fers spécialisés peut modifier la position de la pince pour soutenir le mouvement des membres chez les chevaux qui récupèrent de la forme phalangienne. [3] [4]
Chez les chevaux, le point de bascule désigne le point de la foulée où le sabot passe de la phase d’appui (touchant le sol) à la phase de suspension (se levant du sol). L’amélioration du point de bascule peut être obtenue en utilisant des fers dont la pince est arrondie ou carrée. Cette modification peut aider à réduire la traction sur l’articulation affectée. [12]
Chirurgie
Dans les cas de forme phalangienne aiguë ou chronique, une arthrodèse chirurgicale (fusion de l’articulation du paturon) peut être recommandée par votre vétérinaire. En fusionnant l’articulation de manière permanente, le mouvement est limité et l’articulation est stabilisée, réduisant la douleur et restaurant la fonctionnalité. [4][13]
Après la chirurgie, le membre inférieur est généralement placé dans un plâtre pour une durée allant jusqu’à deux mois. Après le retrait du plâtre, il est possible que le cheval soit gardé au repos au box en fonction de la vitesse à laquelle il récupère. Votre vétérinaire peut recommander une marche en main limitée une fois que les radiographies ne montrent aucune anomalie. [3]
Pronostic
La forme phalangienne non articulaire chez les chevaux a généralement un pronostic favorable si elle est traitée rapidement. En revanche, la forme phalangienne articulaire, qui touche la surface articulaire et est de nature dégénérative, a tendance à avoir un pronostic plus réservé.
Comparativement à la chirurgie du membre antérieur, les chevaux subissant une chirurgie de fusion sur le membre postérieur présentent généralement moins de complications et ont de bons résultats. Environ 65 à 85 % des chevaux qui subissent cette chirurgie sont capables de reprendre leur niveau d’activité antérieur. [8]
Une guérison complète de l’un ou l’autre type de forme phalangienne n’est pas possible, ce qui souligne l’importance d’une gestion appropriée pour atténuer les symptômes et maintenir une bonne capacité de mouvement chez les chevaux affectés. [3]
Prévention
Bien que la prévention de la forme phalangienne ne soit pas toujours possible, des mesures peuvent être prises pour en minimiser le risque ou retarder son apparition. Il est important de reconnaître que certains facteurs, tels que la génétique ou une mauvaise conformation, peuvent être hors de votre contrôle.
Les pratiques de gestion suivantes peuvent être mises en œuvre pour aider à réduire le risque de développement de la forme phalangienne chez les chevaux :
- Conformation correcte du sabot : un parage régulier et un ferrage approprié jouent un rôle crucial dans le maintien d’angles équilibrés du sabot, d’un alignement correct et de la santé optimale du sabot. Des soins de maréchalerie adéquats garantissent que les forces sont réparties uniformément sur le sabot, réduisant ainsi le stress sur les articulations.
- Exercice régulier et conditionnement : les programmes d’entraînement doivent être adaptés au niveau de forme physique du cheval. Un conditionnement approprié joue un rôle clé dans la promotion de la santé articulaire. En améliorant progressivement la force et l’endurance du cheval, il est possible de limiter le stress excessif ou soudain sur les articulations.
- Surfaces appropriées : fournir des surfaces de sol appropriées dans les zones de sortie, les arènes et sur les pistes peut minimiser l’impact sur les membres et réduire la probabilité de tension articulaire. Une surface adéquate réduit également le risque de forme phalangienn eassociée aux traumatismes.
- Maintien du poids : les chevaux obèses ou en surpoids sont exposés à un risque accru de maladie dégénérative des articulations et de forme phalangienne en raison des forces excessives appliquées à leurs articulations et à leurs membres inférieurs. Le maintien d’une note d’état de chair saine chez les chevaux est essentiel et peut être réalisé grâce à une alimentation équilibrée et à un exercice approprié.[14]
- Alimentation équilibrée : les carences en nutriments peuvent affecter le maintien des articulations en ayant un impact négatif sur la croissance des tissus. Il est impératif de veiller à ce que l’alimentation soit bien équilibrée en vitamines et minéraux pour développer des os, des sabots et des tissus conjonctifs solides, en particulier chez les chevaux en croissance, afin de soutenir la santé articulaire.
Foire aux questions
Voici quelques questions fréquemment posées au sujet de l'ostéoarthrite annulaire chez les chevaux :
L'ostéoarthrite annulaire est une affection dégénérative des articulations qui provoque la formation d'excroissances osseuses autour des articulations du paturon ou du pied (phalange distale) dans les membres inférieurs. Ces excroissances se forment lorsque le corps tente de stabiliser des articulations enflammées ou sollicitées, entraînant souvent de la raideur, de la boiterie et une diminution de la mobilité. Avec le temps, les cas graves peuvent mener à une fusion de l'articulation et à une perte permanente de mouvement.
L'ostéoarthrite annulaire haute et basse décrit l'emplacement des changements osseux dans le membre inférieur. L'ostéoarthrite annulaire haute touche l'articulation entre la première et la deuxième phalange (long et court paturon), visible au-dessus de la ligne du sabot et souvent associée à un gonflement notable. L'ostéoarthrite annulaire basse survient plus profondément dans le sabot, entre la deuxième phalange (court paturon) et l'os du pied (phalange distale), ce qui la rend plus difficile à détecter visuellement, mais souvent plus douloureuse et plus difficile à gérer.
Les chevaux qui effectuent un travail à fort impact ou répétitif, comme les chevaux de saut d'obstacles, les chevaux de dressage et les poneys de polo, présentent un risque accru d'ostéoarthrite annulaire. Une mauvaise conformation des membres, un ferrage inadéquat et un poids corporel élevé augmentent aussi la contrainte exercée sur les articulations du paturon. Bien que n'importe quel cheval puisse être touché, les animaux plus âgés et ceux qui ont des paturons droits sont particulièrement sujets à développer cette affection.
Les pratiques de gestion efficaces pour réduire le risque d'ostéoarthrite annulaire comprennent le maintien d'un bon équilibre du sabot, des soins réguliers du maréchal-ferrant et l'entraînement des chevaux sur un sol sûr et uniforme. Maintenir les chevaux à un poids santé limite le stress sur les articulations distales, tandis que des programmes de conditionnement progressifs aident à renforcer les tissus sans les surcharger. Une alimentation équilibrée riche en vitamines et minéraux essentiels favorise aussi la santé articulaire à long terme.
Résumé
La ringbone est une affection articulaire dégénérative chez les chevaux qui provoque des excroissances osseuses dans les membres inférieurs, entraînant une inflammation, de la douleur et une boiterie potentielle. Une détection précoce et une prise en charge adaptée sont essentielles pour maintenir le confort et la solidité à long terme.
- La ringbone implique une croissance osseuse anormale autour des articulations du paturon ou du pied, souvent résultant de l’arthrose
- Deux formes principales existent : la ringbone haute (touchant l’articulation du paturon) et la ringbone basse (touchant l’articulation du pied)
- Les facteurs de risque courants comprennent les traumatismes, une mauvaise conformation, un travail intense et l’usure liée à l’âge
- Le diagnostic vétérinaire, la ferrure corrective, les traitements anti-inflammatoires et le soutien nutritionnel aident à gérer les symptômes et à ralentir la progression de la maladie
Références
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