L’équilibre du sabot chez le cheval désigne la forme de la boîte cornée et son alignement avec les structures internes sensibles du pied et la colonne osseuse du membre.
Lorsqu’un sabot est correctement équilibré, il transmet les forces du sol uniformément dans le membre, réduisant le stress exercé sur les articulations, les tendons et les ligaments pendant le mouvement. Lorsque les sabots sont déséquilibrés, les déformations structurelles peuvent entraîner une boiterie, des blessures musculosquelettiques et des problèmes de locomotion à long terme.
L’équilibre de la boîte cornée est influencé par de multiples facteurs, notamment la biomécanique, la conformation, la posture ainsi que le parage ou le ferrage. La nutrition, l’environnement et la santé métabolique influencent également l’équilibre et l’intégrité structurelle du sabot.
Dans cet article, vous apprendrez comment les maréchaux-ferrants évaluent l’équilibre du sabot sur le terrain et explorerez le rôle que jouent la biomécanique, la conformation et la posture dans le maintien d’un sabot sain.
Équilibre du sabot chez le cheval
La boîte cornée est le revêtement extérieur dur et kératinisé du pied du cheval. Elle protège et soutient les os et les tissus mous sous-jacents, fournit une base stable pour le soutien du poids et répartit uniformément les forces du sol dans le membre.
Une boîte cornée équilibrée favorise une répartition uniforme du poids et un bon alignement des membres chez les chevaux au repos et en mouvement. Un sabot est considéré comme équilibré lorsque sa forme et sa structure externes s’alignent harmonieusement avec les caractéristiques anatomiques internes et la conformation générale des membres du cheval. [1]
Les caractéristiques d’un sabot équilibré comprennent : [1][2][3]
- Alignement correct du sabot et du paturon : L’axe sabot-paturon (ASP) est adéquat et les angles palmaires ou plantaires (AP) sont appropriés, ce qui permet un alignement optimal de la troisième phalange par rapport au sol.
- Répartition uniforme du poids : Le poids est réparti uniformément de l’avant vers l’arrière et d’un côté à l’autre (médiolatéralement), ce qui positionne le centre de rotation (CR) au centre de la boîte cornée.
- Stress structurel réduit au minimum : Le stress exercé sur les structures essentielles, notamment l’articulation interphalangienne distale, l’os naviculaire, les ligaments et les tendons, est réduit au minimum, ce qui favorise une absorption efficace des chocs, une locomotion fluide et un risque moindre de blessure.
La boîte cornée est une structure élastique dynamique qui croît et se régénère continuellement, mais sa forme peut se déformer ou être endommagée dans certaines conditions. [2] De tels déséquilibres augmentent le stress exercé sur les tendons, les ligaments et les articulations, entraînant une mise en charge inégale, une modification de la mécanique de la démarche et, avec le temps, une boiterie ou des problèmes locomoteurs chroniques. [1]
Bien que les problèmes de sabots aient des répercussions sur le système musculosquelettique et la posture, des problèmes musculosquelettiques ou posturaux préexistants peuvent également contribuer à la déformation de la boîte cornée. [4] Pour cette raison, il est essentiel d’évaluer le cheval dans son ensemble lorsqu’on cherche à maintenir ou à rétablir un bon équilibre et une bonne conformation des sabots.
Des soins réguliers des sabots par le maréchal-ferrant, notamment le parage, le ferrage et l’équilibrage, sont essentiels pour maintenir une forme et un équilibre optimaux des sabots. La nutrition, les sorties et la gestion de l’environnement jouent également un rôle important dans le maintien de sabots en santé.
Morphologie & conformation du sabot
L’équilibre du sabot doit être considéré dans le contexte de deux facteurs interdépendants : la morphologie du sabot (la forme du sabot) et la conformation (l’alignement des membres). Ces éléments déterminent la façon dont le sabot gère les forces qui s’exercent sur lui, notamment la force de réaction au sol (FRS) et le poids corporel du cheval. [2][3]
- Morphologie du sabot décrit la forme externe tridimensionnelle de la boîte cornée, notamment les angles, la longueur, la largeur et la concavité, et détermine la façon dont les forces du sol entrent en contact avec le pied et le mettent en charge.
- Conformation décrit l’alignement postural des os et des articulations du membre, de l’épaule ou de la hanche jusqu’au sabot en passant par le paturon, et détermine la façon dont le poids corporel et les forces de réaction se transmettent dans le membre.
Qu’il soit immobile ou en mouvement, le sabot doit gérer deux forces opposées : la force descendante exercée par le poids corporel du cheval et la force ascendante de réaction au sol (FRS) générée au moment de l’impact.
- Poids corporel : La charge du poids corporel du cheval est transmise vers le bas par ses membres jusqu’aux sabots, puis au sol.
- Force de réaction au sol (FRS) : Lorsque le sabot frappe le sol, celui-ci exerce en retour une force égale et opposée. Au repos, la FRS est égale au poids corporel, mais pendant le mouvement, cette force augmente avec la vitesse et l’élan du cheval. Le centre de pression (CP) est le point du sabot où se concentre la FRS, et il se déplace au cours de la foulée du cheval ainsi qu’avec les oscillations posturales du corps lorsqu’il est immobile. [5][6][7][8]
Un sabot équilibré est essentiel pour absorber et redistribuer ces forces, ce qui réduit les contraintes exercées sur les tendons, les ligaments et les articulations.
Pour y parvenir, il faut : [1][2]
- Une capsule du sabot uniforme (morphologie) : Prévient les points de pression en répartissant uniformément les forces de réaction du sol sur la sole
- Un bon alignement du membre (conformation) : Permet aux forces de se transmettre à travers la colonne osseuse du membre sans créer de torsion ni d’effet de levier sur les tendons, les ligaments ou les articulations
En évaluant et en corrigeant à la fois la conformation et la morphologie, vous veillez à ce que le sabot fonctionne comme une interface efficace entre le sol et le membre, ce qui réduit le risque de blessure et favorise une bonne santé locomotrice à long terme. [2][3]
Anatomie du sabot
Comprendre l’équilibre du sabot exige de bien connaître l’anatomie de la capsule du sabot et ses structures internes. Le sabot du cheval est composé de plusieurs tissus spécialisés conçus pour supporter le poids, absorber les chocs et permettre une locomotion efficace.
Les principales structures anatomiques comprennent : [2]
- Paroi du sabot : Structure externe dure et kératinisée qui supporte le poids, protège les tissus internes et transmet les forces du sol au membre.
- Sole : Partie inférieure concave de la capsule du sabot qui protège et soutient les structures internes.
- Fourchette : Coussin triangulaire et flexible sous le sabot qui contribue à l’absorption des chocs, à l’adhérence et à la circulation sanguine.
- Os du pied (phalange distale ou P3) : Principal os situé dans la capsule du sabot, essentiel au bon alignement structurel et au soutien du poids.
- Os naviculaire (sésamoïde distal) : Petit os situé derrière l’os du pied qui agit comme une poulie pour les tendons, réduisant la tension pendant le mouvement.
- Coussinet digital : Coussin fibrocartilagineux situé au-dessus de la fourchette qui absorbe les impacts et protège les structures internes du sabot.
- Cartilages latéraux : Structures cartilagineuses flexibles situées de chaque côté de l’os du pied qui assurent la stabilité et répartissent les forces pendant la mise en charge.
- Lamelles : Couches de tissus sensibles qui relient solidement la paroi du sabot à l’os du pied, maintiennent l’alignement structurel et préviennent le déplacement.
- Ligne blanche : Jonction entre la paroi du sabot et la sole qui sert de repère externe pour l’attache et l’intégrité des structures internes du sabot.
- Tendon fléchisseur profond du doigt (TFPD) : Tendon qui s’attache sous l’os du pied et permet la flexion du membre ainsi qu’une bonne biomécanique du sabot.
Illustration : Maia Chaput, APF-I PHCP
Caractéristiques d’un sabot sain
Un pied équin sain se caractérise par les éléments structurels suivants : [9]
- Une capsule du sabot solidement attachée aux structures internes sensibles par des lamelles robustes et une ligne blanche bien serrée
- Une sole robuste qui protège les tissus internes contre les impacts avec le sol
- Une fourchette bien développée qui contribue à la circulation, à la proprioception et à l’absorption des chocs
Chacune de ces structures joue un rôle dans le support de la charge et la protection des structures internes du pied. L’absorption efficace des chocs et la dissipation de l’énergie dans le sabot proviennent du partage de la charge entre les structures. [2] Toute structure ou tout tissu individuel soumis à une part excessive de la charge totale reçoit une circulation sanguine réduite en raison de la compression et peut subir une usure excessive de la partie externe du sabot. À l’inverse, les structures insuffisamment chargées et celles qui subissent moins d’usure ont tendance à s’allonger et à s’écarter de leur position idéale, ce qui contribue aux déformations et à une charge inégale. [3]
Boîte cornée
La boîte cornée est composée de cellules spécialisées de kératine aux propriétés élastiques qui lui permettent de se déformer légèrement sous la charge et de reprendre sa forme initiale lorsque la charge est retirée. Cela crée un effet de ressort naturel qui contribue à l’absorption des chocs et à la dissipation de l’énergie. [2]
La forme de la boîte cornée procure une stabilité exceptionnelle sur diverses surfaces et dans différentes positions d’appui. Sa structure résiste aux forces de torsion tout en absorbant efficacement les impacts, ce qui protège les structures internes pendant le mouvement. [2]
Illustration : Maia Chaput, APF-I PHCP
Paroi du sabot
La paroi du sabot est principalement composée de structures cylindriques appelées tubules. Les tubules de la paroi sont structurellement les plus solides lorsqu’ils sont chargés sur leurs extrémités en position verticale, de la couronne jusqu’à la surface du sol. [1]
La paroi du sabot supporte une partie de la charge et contribue à soutenir le poids de la colonne osseuse. Un effet de levier ou une compression excessive peut entraîner une flexion et une déformation des tubules, particulièrement si la paroi du sabot devient trop longue. [1][11]
Cela peut entraîner une déviation des tubules par rapport à leur alignement idéal, ce qui peut ultimement étirer la ligne blanche — la jonction flexible entre la sole et la paroi. [2]
Illustration : Maia Chaput, APF-I PHCP
Voici quelques exemples de déviation des tubules :
- Évasement : Courbure vers l’extérieur de la paroi du sabot, souvent causée par un stress latéral excessif ou un point de bascule retardé, qui affaiblit l’intégrité structurelle du sabot.
- Concavité : Déformation concave le long de la paroi du sabot, généralement sur la face dorsale, causée par une répartition inégale du stress ou par une conformation caractérisée par une pince longue et des talons bas.
- Talons fuyants : État dans lequel les tubules du talon poussent vers l’avant plutôt que vers le bas, réduisant le soutien du talon et modifiant la surface portante du sabot, souvent associé à une surcharge chronique ou à un parage inadéquat.
Lamelles
Les lamelles épidermiques insensibles de la paroi du sabot sont reliées aux lamelles dermiques sensibles à la surface de la troisième phalange. Ces structures jouent un rôle important dans l’absorption des chocs et le soutien de la troisième phalange à l’intérieur de la boîte cornée. [2]
Lorsque la boîte cornée est bien alignée avec la troisième phalange, les lamelles résistent fortement aux forces de cisaillement normales qui se produisent pendant la mise en charge. Toutefois, si la boîte cornée se déforme ou s’éloigne de l’os sous l’effet d’un levier excessif, les lamelles deviennent vulnérables aux forces de déchirement. [2]
La santé et la résistance des lamelles sont également influencées par des facteurs systémiques, particulièrement le statut métabolique et nutritionnel. Un sabot dont les lamelles sont affaiblies est plus susceptible de présenter des déformations morphologiques, comme l’évasement, tandis que des lamelles solides contribuent à l’intégrité globale du sabot. [2]
Que l’évasement se produise à la pince ou aux quartiers, une ligne blanche chroniquement étirée peut indiquer un affaiblissement lamellaire sous-jacent ou les premiers stades de la fourbure, ce qui justifie un examen plus approfondi des facteurs systémiques contributifs. [2]
Cartilages latéraux et coussinet digital
Lorsque l’équilibre est adéquat, les structures de la boîte cornée travaillent de concert avec les tissus mous internes situés à l’arrière du pied — plus précisément les cartilages latéraux et le coussinet digital. Lorsqu’elles sont bien développées, ces structures peuvent représenter plus de la moitié du volume total du sabot. [12][13][14]
Les cartilages latéraux sont de minces plaques de cartilage flexibles qui s’étendent des côtés de la troisième phalange pour former la partie externe du bulbe du talon. Ils jouent un rôle important dans le mouvement latéral des talons, permettant à chaque talon de bouger indépendamment, en particulier lorsque le cheval tourne ou se déplace sur un terrain irrégulier. Cette souplesse aide à absorber les impacts et réduit la tension exercée sur les ligaments collatéraux situés plus haut dans le membre. [2]
Illustration : Maia Chaput, APF-I PHCP
Le coussinet plantaire est situé entre les cartilages latéraux, juste au-dessus de la fourchette. Il recouvre le point d’insertion où le tendon fléchisseur profond du doigt s’attache à la troisième phalange.
Cette structure est fortement vascularisée, ce qui contribue à la circulation dans le sabot et lui permet d’agir comme un amortisseur hydraulique pendant le mouvement. La santé de cette structure contribue également au bon équilibre du sabot. [14]
Comment les maréchaux-ferrants évaluent l’équilibre du sabot
Les maréchaux-ferrants évaluent l’équilibre du sabot en examinant sa forme et son alignement lorsque le cheval est immobile et lorsqu’il se déplace.
Ces deux aspects sont appelés équilibre statique lorsque le cheval est immobile et équilibre dynamique lorsque le cheval est en mouvement. Une évaluation précise des deux est essentielle pour assurer des soins optimaux des sabots.
L’évaluation de l’équilibre du sabot exige une compréhension détaillée de la façon dont les structures externes du sabot sont liées à l’anatomie interne et de la manière dont les forces sont réparties dans le membre.
Diverses méthodes sont utilisées sur le terrain et en clinique pour évaluer l’équilibre d’un point de vue statique et dynamique, ce qui aide à repérer les zones potentielles de stress, de déformation ou de dysfonctionnement.
Ces méthodes comprennent : [1][3]
Équilibre statique
- Axe sabot-paturon (HPA) : Évalue l’alignement entre la face antérieure de la paroi du sabot et le paturon afin de vérifier le bon alignement du membre.
- Angle palmaire/plantaire (PA) : Mesure l’inclinaison de l’os du pied par rapport au sol, souvent en lien avec la hauteur des talons et le développement des tissus mous.
- Centre de rotation (COR) : Évalue l’équilibre entre la pince et le talon en déterminant le point médian de la mécanique de mouvement du sabot.
- Équilibre médiolatéral : Examine la symétrie d’un côté à l’autre et la hauteur des talons lorsque le cheval est à l’arrêt afin de détecter un déséquilibre ou une déformation (p. ex., des talons fuyants).
Équilibre dynamique
- Schéma d’appui : Observe la façon dont le sabot entre en contact avec le sol aux différentes allures (p. ex., appui du talon en premier ou de la pince en premier).
- Appui médiolatéral : Évalue si un côté du sabot touche le sol en premier, particulièrement au pas ou dans les virages, afin de repérer les déséquilibres latéraux.
Évaluation de l’équilibre statique
L’équilibre statique désigne l’alignement et la symétrie du sabot lorsque le cheval est à l’arrêt. Il consiste à évaluer la forme de la boîte cornée par rapport aux structures internes du pied ainsi que l’alignement de la colonne osseuse du membre avec le sol.
Les maréchaux-ferrants et les vétérinaires évaluent l’équilibre statique à l’aide de repères visibles sur le sabot et le membre, ainsi que de mesures précises qui reflètent la répartition du poids. Celles-ci comprennent l’axe sabot-paturon, l’angle palmaire/plantaire et la symétrie médiolatérale.
En évaluant systématiquement ces caractéristiques, les professionnels des soins des sabots peuvent orienter les décisions relatives au parage et au ferrage et contribuer au maintien de la santé locomotrice à long terme.
Axe sabot-paturon et angle palmaire/plantaire
L’axe sabot-paturon (HPA) peut être estimé en évaluant l’alignement externe de la paroi dorsale (avant) de la boîte cornée par rapport à l’angle du paturon. Idéalement, la paroi du sabot et le paturon devraient former une ligne droite et continue. [1]
Le HPA est souvent corrélé à une autre mesure importante appelée l’angle palmaire ou plantaire (PA). Le terme « palmaire » désigne les pieds antérieurs, tandis que le terme « plantaire » désigne les pieds postérieurs. Le PA est l’angle formé entre le sol et le bord solaire (inférieur) de l’os du pied. [2][15]
Comme l’ASP, l’AP est influencé par la santé et le développement des structures de tissus mous à l’arrière du pied. [16] Un coussinet digital bien développé et des cartilages latéraux solides sont généralement associés à un angle palmaire idéal et à un ASP bien aligné. [15][17]
Illustration : Maia Chaput, APF-I PHCP La façon la plus précise d’évaluer l’ASP et l’AP consiste à utiliser des radiographies (rayons X) pour examiner l’alignement des os de la partie inférieure du membre.
Lorsque l’ASP est désaligné, l’angle de la paroi du sabot ne correspond pas à celui du paturon. Si l’angle est trop prononcé, on parle d’un axe sabot-paturon brisé vers l’avant. Si l’angle est trop faible, on parle d’un axe sabot-paturon brisé vers l’arrière. [1][3]
Un AP faible et un ASP brisé vers l’arrière se présentent souvent sous forme de talons bas ou fuyants avec une pince longue. Ces sabots peuvent aussi présenter des coussinets digitaux et des cartilages latéraux faibles ou comprimés en raison d’une charge excessive. [3]
Un AP élevé et un ASP brisé vers l’avant se présentent généralement sous forme d’une boîte cornée avec des talons hauts, souvent accompagnée de structures faibles à l’arrière du pied, comme une fourchette atrophiée et des talons contractés. [1][15]
Cette conformation se développe souvent lorsque le cheval évite de poser les talons en premier ou déplace son poids vers la pince lorsqu’il est debout. [3] Ces pieds peuvent aussi présenter une usure accrue à la pince en raison d’une répartition inégale de la charge. [18]
Centre de rotation (CDR) de l’articulation du pied
Le centre de rotation (CDR) désigne le point de pivot autour duquel l’articulation du pied bouge pendant la foulée. Il peut être estimé sur le terrain par les professionnels des soins du sabot à l’aide de repères externes, ou plus précisément par un vétérinaire au moyen de rayons X.
L’évaluation du CDR consiste à examiner le sabot de l’avant vers l’arrière par rapport au membre. Dans un sabot bien équilibré, la distance entre la pince (point de bascule) et le talon est répartie uniformément autour du CDR, soit 50 % à l’avant et 50 % à l’arrière. [3]
Cet équilibre permet une bascule plus rapide et réduit le stress sur l’articulation interphalangienne distale pendant le mouvement.
Illustration : Maia Chaput, APF-I PHCP
L’évaluation du CDR est également un moyen important de repérer une déformation de la boîte cornée. Comme la boîte cornée est une structure unique et rigide, les talons sont souvent tirés vers l’avant lorsque la pince devient trop longue. Cela déplace le CDR vers l’avant et perturbe l’équilibre du sabot.
Une longueur excessive de la pince augmente le stress sur plusieurs structures internes, qui sont toutes des sites courants de boiterie liée au pied : [3]
- Articulation interphalangienne distale
- Os naviculaire
- Ligaments du sabot
- Tendon fléchisseur profond du doigt
Équilibre statique médiolatéral
L’équilibre médiolatéral désigne la symétrie latérale du sabot lorsqu’il est vu de face.
Dans un pied bien équilibré, les deux talons se développent uniformément et la boîte cornée semble centrée sous la colonne osseuse du membre. La paroi du sabot devrait présenter des quartiers relativement droits, avec un minimum d’évasement ou de déformation. [1][18]
Dans un pied déséquilibré, un talon supporte généralement plus de poids et devient usé ou comprimé, tandis que le talon opposé, qui supporte moins de poids, semble plus long et moins comprimé. [3]
Illustration : Maia Chaput, APF-I PHCP Un sabot présentant un mauvais équilibre médiolatéral est souvent décrit comme ayant des talons cisaillés. Cette affection peut également entraîner des évasements de la paroi au niveau des quartiers, des fissures du sabot, des talons fuyants et un risque accru de lésions des ligaments collatéraux du membre. [1][5]
Évaluation de l’équilibre dynamique
L’équilibre dynamique désigne la façon dont le sabot fonctionne pendant le mouvement. Son évaluation est plus complexe que celle de l’équilibre statique, mais elle est tout aussi importante pour comprendre comment les forces sont réparties dans le pied aux différentes allures.
Des recherches récentes ont utilisé des études sur la conformation du sabot et une analyse sur plaque de pression pour examiner la façon dont le poids est réparti sur le sabot pendant le mouvement. [19] Cette méthode permet d’identifier les points de pression et les schémas d’appui au sol aux différentes allures.
Schémas d’appui au sol
Un sabot bien développé et équilibré se pose généralement à plat ou légèrement sur les talons au pas, et systématiquement sur les talons aux allures plus rapides comme le trot ou le galop. [17]
Ce type d’appui maintient l’angle palmaire aligné avec le sol au moment de l’impact, ce qui favorise un bon alignement de la colonne osseuse et permet une absorption efficace des chocs. Cela réduit les contraintes exercées sur les articulations, les tendons et les ligaments, diminuant ainsi le risque de blessure. [17]
Illustration : Maia Chaput, APF-I PHCP Une pince longue peut perturber cet équilibre, ce qui amène souvent le cheval à se poser d’abord sur la pince. Cela augmente le temps d’appui et retarde le basculement du pied.
Comme les structures d’absorption des chocs se trouvent à l’arrière du pied, les appuis sur la pince réduisent également la dissipation des chocs et augmentent les contraintes mécaniques. Avec le temps, cela peut endommager l’arrière du sabot et créer une tension sur les tendons fléchisseurs lorsque le pied quitte le sol. [2][11][14]
Équilibre dynamique médiolatéral
L’équilibre dynamique médiolatéral désigne la symétrie latérale de la façon dont le sabot se pose pendant le mouvement; plus précisément, il indique si un côté du sabot entre en contact avec le sol avant l’autre.
On croyait autrefois couramment que les deux talons devaient toucher le sol en même temps pendant une foulée, créant ce qu’on appelle un « atterrissage à plat ». Cependant, des recherches plus récentes montrent que de nombreux chevaux atterrissent naturellement d’abord sur le talon extérieur (latéral), surtout au pas. À mesure que le cheval se déplace plus rapidement, l’atterrissage devient plus centré. [4]
Illustration : Maia Chaput, APF-I PHCP
Il est important de noter que tous les chevaux ne sont pas bâtis de la même façon. Certains présentent des asymétries naturelles dans la structure de leurs membres qui rendent un atterrissage parfaitement à plat physiquement impossible. Dans ces cas, tenter de parer le sabot pour forcer la symétrie peut en fait causer des dommages, en imposant une contrainte inégale aux articulations, aux tendons et aux ligaments, surtout à des vitesses plus élevées, lorsque les forces d’impact sont les plus importantes. [18]
Au lieu de viser une symétrie parfaite, les professionnels des soins des sabots devraient évaluer le mouvement naturel de chaque cheval et travailler à soutenir son équilibre individuel, afin d’aider à réduire le stress sur le membre et à favoriser la santé locomotrice à long terme.
Facteurs qui contribuent au déséquilibre du sabot
Lorsque le pied d’un cheval est déséquilibré, il est important de comprendre d’abord pourquoi. L’identification de la cause sous-jacente permet à l’équipe de soins de prendre des décisions éclairées qui favorisent la santé locomotrice à long terme plutôt qu’une amélioration temporaire.
Le déséquilibre du sabot découle rarement d’une seule cause. Il résulte plutôt généralement de plusieurs facteurs qui influencent la croissance du sabot, la façon dont il supporte le poids et sa réaction aux forces mécaniques. Certains de ces facteurs sont intrinsèques — liés à l’anatomie ou au mouvement du cheval — tandis que d’autres sont extrinsèques, comme l’environnement, la gestion ou la technique de maréchalerie.
Bien que le rôle du professionnel des soins des sabots soit de maintenir ou de corriger l’alignement des sabots, la mémoire musculaire et la coordination du cheval pendant la locomotion sont adaptées à des mouvements précis. Apporter des corrections soudaines ou importantes au sabot peut perturber ces mouvements, entraînant de l’inconfort ou même des blessures. [2]
Un maréchal-ferrant compétent peut tenter progressivement, sur plusieurs parages, de réaligner la boîte cornée avec la colonne osseuse, afin de permettre au cheval de s’adapter aux changements. Si la déformation persiste après la mise en place des interventions, il est nécessaire de déterminer si le problème provient d’une autre partie du corps afin de le résoudre complètement.
C’est pourquoi les maréchaux-ferrants qualifiés adoptent souvent une approche progressive, en apportant de légers ajustements sur plusieurs cycles de parage afin de réaligner la boîte cornée avec la colonne osseuse et de permettre au cheval de s’adapter. Toutefois, si la déformation du sabot persiste après l’intervention, cela peut indiquer un problème provenant d’une autre partie du corps.
Dans ces cas, une évaluation plus complète est nécessaire pour déceler les facteurs contributifs, comme une mauvaise posture, une asymétrie naturelle ou des déformations des membres.
Posture
Une posture saine chez le cheval se caractérise par l’alignement vertical des quatre membres, une ligne du dessus détendue et une position neutre de la tête et de l’encolure. Lorsqu’un cheval ressent de la douleur ou de l’inconfort, il modifie souvent sa posture pour compenser, en redistribuant son poids d’un côté à l’autre ou de l’avant vers l’arrière afin de soulager le membre ou la région touchés.
Voici des exemples courants de postures compensatoires : [20]
- Posture resserrée : Membres placés trop près les uns des autres, aussi appelée posture de « chèvre sur un rocher ».
- Posture écartée : Membres placés plus loin l’un de l’autre que la verticale, ce qui indique souvent une réticence à supporter pleinement le poids.
- Membre pointé : Extension d’un membre antérieur vers l’avant afin de réduire la pression exercée sur celui-ci.
- Port de tête élevé avec une encolure raide : Souvent associé à un inconfort du dos ou des membres, ce qui limite la capacité du cheval à déplacer son poids confortablement.
Illustration : Maia Chaput, APF-I PHCP
Lorsqu’un cheval adopte une posture compensatoire, la répartition du poids dans le pied se modifie, ce qui exerce une pression inégale sur les sabots. Des structures du sabot autrement saines peuvent alors devenir soumises à une tension, comprimées ou déformées. [8]
Les recherches montrent également que les chevaux qui compensent un inconfort présentent une augmentation des oscillations posturales et une diminution de la stabilité. Au fil du temps, ces légers ajustements posturaux peuvent entraîner des asymétries, des schémas d’usure anormaux et des tensions des tissus mous dans l’ensemble du membre.
Il a été démontré que le renforcement des muscles du tronc par l’exercice améliore l’équilibre et réduit les oscillations. Une étude a révélé qu’une amélioration de la stabilité du tronc aidait les chevaux présentant une boiterie du genou provoquée à répartir leur poids plus uniformément sur leurs membres. [21]
Une bonne stabilité du tronc améliore également la proprioception et le contrôle neuromoteur, qui sont importants pour prévenir les blessures aux membres et maintenir une bonne posture. [22]
Asymétrie naturelle
La latéralité, ou préférence latérale chez le cheval, désigne la tendance naturelle d’un cheval à utiliser davantage un côté de son corps que l’autre. Cette tendance est souvent congénitale, mais elle peut être influencée par le développement en début de vie, les asymétries devenant plus visibles à mesure que le cheval mûrit. [18]
La cause sous-jacente de la latéralité peut découler de différences dans la structure osseuse, le développement musculaire, la tension des tissus conjonctifs ou le contrôle neuromusculaire. Des facteurs environnementaux et de gestion peuvent également renforcer ces préférences.
La posture au pâturage est un exemple de latéralité. De nombreux chevaux mettent habituellement plus de poids sur un membre antérieur lorsqu’ils broutent. Il s’agit généralement du côté préféré ou dominant du cheval. Cette préférence latérale se manifeste souvent aussi dans les schémas de mouvement et la mise en charge des membres pendant l’exercice.
Posture du cheval au pâturageLa latéralité affecte également la taille et la forme des pieds. Le pied qui supporte davantage de poids tend à devenir plus plat et plus évasé avec le temps, présentant souvent un axe du paturon plus bas et des talons plus larges. [18]
À l’inverse, le membre opposé, qui est maintenu derrière la verticale et supporte moins de poids, développe généralement un axe du paturon plus incliné ainsi que des talons plus étroits et plus droits. Cette répartition inégale du poids est communément appelée une conformation des sabots « haut-bas ». [18]
Il est important de noter que la tendance du cheval à mettre davantage de poids sur le pied plus bas et plus évasé n’indique pas nécessairement de la douleur. Elle reflète plutôt une préférence naturelle en matière de posture et de mouvement.
Cependant, avec le temps, cette asymétrie habituelle peut déplacer le centre de pression (COP), ce qui entraîne une augmentation du stress mécanique sur le membre et accroît le risque de blessure liée à un déséquilibre. Si elle n’est pas corrigée, elle peut créer un cercle vicieux dans lequel la mise en charge inégale accentue davantage l’asymétrie et la déformation du sabot. [2]
Déformations des membres
Les déformations angulaires, en flexion et rotationnelles des membres sont des affections musculosquelettiques qui affectent l’alignement des membres et influencent directement l’équilibre du sabot. Ces déformations peuvent être congénitales ou acquises au début de la croissance.
Elles résultent d’un développement asymétrique des os, des articulations ou des tissus mous et surviennent le plus souvent avant la naissance ou durant les premiers mois de vie, alors que le système squelettique est encore en développement. [23]
Ces déviations structurelles affectent l’équilibre du sabot en modifiant la façon dont le poids corporel est transféré vers le pied. Par exemple, les chevaux qui ont les pieds « en dedans » ou « en dehors » présentent généralement des déformations rotationnelles sous-jacentes du membre. Un pied bot est un exemple de déformation en flexion, tandis qu’une posture arquée des membres reflète une déformation angulaire.
Lorsqu’elles sont repérées tôt, ces affections peuvent souvent être améliorées grâce à un parage ou une ferrure corrective effectué au bon moment. Cependant, la période pendant laquelle une intervention est efficace est limitée, car les plaques de croissance du boulet peuvent commencer à se fermer dès l’âge de trois mois. [2]
Tableau 1. Facteurs pouvant contribuer au déséquilibre du sabot
| Facteur contributif | Effet possible sur l’équilibre du sabot | Considération de gestion |
|---|---|---|
| Posture |
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| Asymétrie naturelle ou latéralité |
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| Déformations des membres |
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| Retard dans le parage ou la ferrure |
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| Correction soudaine ou excessive |
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| Sol et terrain |
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| Excès d’humidité ou de sécheresse |
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| Maladie métabolique ou systémique |
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| Déséquilibre nutritionnel |
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Illustration : Dr. Ana Mesa, PhD
Maintenir un sabot équilibré
Comprendre les principes de l’équilibre du sabot est important, mais maintenir l’équilibre des sabots d’un cheval exige plus que des connaissances. Cela demande une gestion attentive au moyen d’un parage régulier, de l’observation et de soins adaptés aux besoins individuels du cheval.
Comme le sabot est une structure vivante qui croît et se remodèle continuellement, l’atteinte de l’équilibre n’est pas un processus ponctuel. Le maintien d’un sabot équilibré exige une collaboration entre le propriétaire du cheval, le maréchal-ferrant et le vétérinaire, ainsi que des évaluations et des ajustements réguliers en fonction des besoins individuels du cheval.
Comme propriétaire de cheval, vous pouvez favoriser l’équilibre des sabots en :
- Planifiant des visites régulières du maréchal-ferrant pour le parage ou le ferrage, selon les besoins
- Surveillant les changements de posture, d’allure ou d’usure des sabots
- Assurant des soins vétérinaires de routine afin de détecter les problèmes de santé qui touchent les pieds
- Maintenant des sols et des aires de sortie propres et bien entretenus afin de favoriser le fonctionnement naturel du sabot
- Offrant une alimentation équilibrée qui fournit les nutriments nécessaires à la solidité et à la croissance des sabots
Soins réguliers du maréchal-ferrant
Des soins réguliers et compétents prodigués par un maréchal-ferrant constituent la pierre angulaire du maintien de l’équilibre des sabots. Un cycle de parage adapté au rythme de croissance des sabots, à leur qualité et à la charge de travail du cheval aide à préserver un alignement optimal et à prévenir l’apparition de déformations entre les rendez-vous. La plupart des chevaux bénéficient d’un parage toutes les 4 à 6 semaines, bien que cette fréquence puisse varier selon l’âge, la saison et le terrain.
- Parage régulier : Prévient la croissance excessive, les déformations et les déséquilibres qui peuvent affecter les modes de poser du pied et la répartition des charges.
- Ferrage (au besoin) : Offre un soutien ou une protection supplémentaire lorsque l’usure du sabot dépasse sa croissance ou lorsqu’un soutien thérapeutique est nécessaire.
- Surveillance des modes de croissance : Le suivi des changements dans la longueur de la pince, la hauteur des talons, l’évasement de la paroi et la mise en charge de la fourchette au fil du temps aide à orienter les ajustements appropriés.
Surveillance des changements
Les propriétaires de chevaux et les personnes qui en prennent soin jouent un rôle clé dans l’identification des premiers signes de déséquilibre. L’observation quotidienne peut révéler des changements subtils de posture, d’allure ou d’usure des sabots qui peuvent indiquer la nécessité d’une évaluation professionnelle.
- Surveillez l’usure inégale : Une usure irrégulière du sabot, des parois ébréchées ou une asymétrie de la fourchette peuvent indiquer un déséquilibre latéral.
- Surveillez le mouvement : Des changements dans la longueur des foulées, le mode de poser du pied (p. ex., un poser en pince en premier) ou la volonté d’aller de l’avant peuvent être des signes précoces d’inconfort.
- Notez les changements de posture : Le fait de laisser reposer un pied plus souvent que l’autre, d’avancer un membre antérieur ou de déplacer fréquemment son poids peut indiquer des problèmes sous-jacents au niveau des sabots.
Soins vétérinaires réguliers
Les soins vétérinaires sont essentiels au maintien de la santé des sabots et à la détection des affections sous-jacentes. Les évaluations vétérinaires complètent le travail du maréchal-ferrant en permettant d’identifier les facteurs systémiques, neurologiques ou musculosquelettiques qui contribuent au déséquilibre ou aux affections du sabot.
Des évaluations régulières permettent une intervention précoce et favorisent l’élaboration de stratégies thérapeutiques et de gestion appropriées.
- Examens de santé annuels : Des examens de santé complets peuvent révéler les premiers signes de boiterie, de troubles métaboliques ou de changements de conformation qui affectent l’intégrité du sabot.
- Imagerie diagnostique : Des radiographies, une échographie ou une thermographie peuvent être recommandées pour évaluer les structures internes comme la phalange distale, l’appareil naviculaire ou les attaches lamellaires.
- Suivi métabolique : Des affections comme la dysrégulation de l’insuline ou le DPIP peuvent influencer la croissance du sabot et la résistance des lamelles. Des analyses sanguines périodiques aident à orienter les soins préventifs.
Quand appeler le vétérinaire
Un déséquilibre du sabot nécessite souvent les soins d’un maréchal-ferrant, mais certains signes indiquent qu’un vétérinaire devrait aussi intervenir. Comme l’équilibre du sabot est étroitement lié aux structures internes du pied, à l’alignement des membres, à la posture et à la santé locomotrice globale, une évaluation vétérinaire est importante lorsque les changements du sabot s’accompagnent de douleur, de boiterie ou de changements soudains dans les mouvements.
Communiquez avec votre vétérinaire si votre cheval présente l’un des signes suivants :
- Une boiterie nouvelle ou qui s’aggrave
- Une foulée raccourcie, une réticence à avancer ou des changements dans la façon de poser le pied
- De la chaleur, une enflure, un pouls digital marqué ou des signes de douleur au sabot
- Un membre pointé vers l’avant, des transferts de poids fréquents ou de la difficulté à se tenir d’aplomb
- Des changements soudains de la boîte cornée, un évasement prononcé de la paroi ou une ligne blanche étirée
- Des fissures, un écoulement, une mauvaise odeur ou une infection soupçonnée
- Des signes pouvant évoquer une fourbure, comme une posture campée en arrière, une réticence à tourner ou une sensibilité sur un sol dur
- Un déséquilibre persistant malgré un parage ou un ferrage régulier
Un vétérinaire peut recommander un examen de boiterie, l’utilisation d’une pince à sonder, de l’imagerie diagnostique, des analyses sanguines pour dépister une maladie métabolique ou d’autres tests afin de déterminer la cause sous-jacente. Dans de nombreux cas, les meilleurs résultats découlent d’une collaboration entre le vétérinaire et le maréchal-ferrant, surtout lorsque le déséquilibre du sabot est lié à la douleur, à un risque de fourbure, à une déformation d’un membre ou à des problèmes chroniques de santé locomotrice.
Des soins vétérinaires rapides sont particulièrement importants si le cheval présente une boiterie aiguë, hésite à mettre du poids sur un membre, montre des signes de fourbure ou se détériore rapidement. Ces situations ne devraient pas attendre le prochain rendez-vous avec le maréchal-ferrant.
Tableau 2. Signes de déséquilibre du sabot et ce qu’ils peuvent indiquer
| Ce que vous pourriez remarquer | Problème possible | Qui contacter |
|---|---|---|
| Usure inégale du sabot |
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| Évasement de la paroi ou ligne blanche étirée |
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| Pince longue ou bascule retardée |
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| Talons fuyants ou écrasés |
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| Talons cisaillés ou hauteur inégale des talons |
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| Atterrissage en pince |
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| Membre pointé ou transferts de poids fréquents |
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| Foulée raccourcie ou réticence à avancer |
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Considérations environnementales
Le sol et le terrain sur lesquels un cheval vit et travaille peuvent influencer la santé et la forme de ses sabots. Idéalement, les chevaux devraient être exposés à une variété de surfaces qui favorisent l’usure naturelle et le développement des tissus mous. [24]
Les stratégies à envisager comprennent : [4][25]
- Stimulation équilibrée : La mise au pré sur des terrains variés aide à renforcer la fourchette, le coussinet digital et les cartilages latéraux grâce à une mise en charge naturelle.
- Éviter une exposition excessive à l’humidité : Des conditions humides prolongées peuvent affaiblir la paroi et la sole du sabot, tandis que des conditions excessivement sèches peuvent provoquer des fissures et rendre le sabot cassant.
- Sol propre et bien entretenu : Réduit le risque d’infection, de contusions de la sole et d’usure inégale.
Soutien nutritionnel
La nutrition influence directement le taux de croissance, la densité et la qualité structurelle du sabot. [26][27] Une alimentation équilibrée qui répond aux besoins du cheval en protéines, acides aminés, vitamines et minéraux favorise le développement de sabots sains.
Les principaux nutriments qui soutiennent la santé des sabots comprennent : [26][27]
- Biotine : Une vitamine B qui joue un rôle clé dans la synthèse de la kératine. La supplémentation favorise la production d’une corne de sabot forte et résistante et peut améliorer le taux de croissance et la qualité du sabot au fil du temps.
- Méthionine : Un acide aminé essentiel contenant du soufre qui participe à la formation de la kératine et du tissu conjonctif. Elle soutient l’intégrité et l’élasticité de la paroi du sabot, particulièrement lorsqu’elle est associée à des niveaux adéquats de cystéine et d’oligoéléments.
- Zinc et cuivre : Des oligoéléments essentiels qui contribuent au développement d’une corne de sabot solide, soutiennent la structure lamellaire et participent aux processus enzymatiques essentiels à la réparation des tissus et à la cohésion structurelle.
Supplémentation en vitamines et minéraux
Bien que des nutriments individuels comme la biotine, la méthionine, le zinc et le cuivre soient importants, ils doivent être fournis dans les bonnes proportions et soutenus par un profil nutritionnel complet pour être efficaces. Des carences ou des déséquilibres dans l’alimentation globale peuvent limiter l’efficacité même d’une supplémentation bien ciblée.
Omneity® de Mad Barn est recommandé comme supplément complet de vitamines et de minéraux formulé pour répondre aux besoins nutritionnels de tous les chevaux. Il fournit l’ensemble des nutriments nécessaires pour favoriser non seulement la croissance des sabots, mais aussi la santé métabolique globale, la fonction immunitaire et la performance.
- Complet et équilibré : Fournit plus de 20 vitamines et minéraux essentiels dans les bonnes proportions afin d’éviter une supplémentation excessive ou insuffisante.
- Optimisé pour la santé des sabots : Contient des concentrations cliniquement pertinentes de biotine, de méthionine, de zinc et de cuivre, ainsi que des nutriments complémentaires comme la lysine et le sélénium.
- Formulé pour les régimes à base de fourrage : Conçu pour combler les carences courantes des régimes à base de foin ou de pâturage sans calories excédentaires ni agents de remplissage inutiles.
- Appuyé par la science : Élaboré par des nutritionnistes équins et utilisé par des vétérinaires et des maréchaux-ferrants partout en Amérique du Nord pour favoriser l’intégrité des sabots et le bien-être général.
Foire aux questions
Voici quelques questions fréquemment posées sur l’équilibre du sabot chez les chevaux :
L’équilibre du sabot chez les chevaux désigne l’alignement de la capsule du sabot avec les structures internes du pied et la colonne osseuse du membre. Un sabot équilibré aide à répartir uniformément le poids et les forces exercées par le sol dans le pied, ce qui réduit les contraintes sur les articulations, les tendons, les ligaments et les tissus mous. L’équilibre ne dépend pas seulement de l’apparence extérieure du sabot; il dépend aussi de la conformation du membre, de la posture, du mouvement, du parage, du ferrage et de l’anatomie interne.
L’équilibre du sabot est important parce que le sabot constitue la principale interface entre le corps du cheval et le sol. Lorsque le sabot est équilibré, il absorbe et redirige plus efficacement les forces d’impact lorsque le cheval est debout et en mouvement. Lorsque le sabot est déséquilibré, une mise en charge inégale peut contribuer à la déformation de la capsule du sabot, à une modification de la mécanique de la locomotion, à la boiterie et à une augmentation des contraintes sur des structures comme l’articulation interphalangienne distale, l’os naviculaire, les ligaments et le tendon fléchisseur profond du doigt.
Un sabot équilibré présente généralement un bon alignement sabot-paturon, un soutien adéquat des talons, une mise en charge relativement uniforme d’un côté à l’autre et une capsule du sabot centrée sous le membre. La paroi du sabot devrait présenter peu de déformations, d’évasements ou d’usure anormale, et la fourchette ainsi que l’arrière du pied devraient être suffisamment développés pour favoriser l’absorption des chocs. Toutefois, un sabot équilibré n’est pas toujours parfaitement symétrique, car une certaine asymétrie naturelle de la forme de l’os du pied, de l’alignement du membre et du mouvement peut être normale.
Les signes d’un déséquilibre du sabot chez les chevaux peuvent comprendre une usure inégale du sabot, des évasements, des fissures, des talons fuyants, des pinces longues, des talons cisaillés, des appuis en pince, une foulée raccourcie ou des changements de posture. Certains chevaux peuvent pointer un membre antérieur, transférer fréquemment leur poids ou hésiter à avancer si le déséquilibre est associé à de l’inconfort. Comme un déséquilibre du sabot peut aussi refléter une douleur ou un dysfonctionnement ailleurs dans le corps, les changements persistants ou qui s’aggravent devraient être évalués par un maréchal-ferrant et un vétérinaire.
Les maréchaux-ferrants évaluent l’équilibre du sabot en observant celui-ci lorsque le cheval est debout et lorsqu’il est en mouvement. L’évaluation statique porte sur des caractéristiques comme l’axe sabot-paturon, l’angle palmaire ou plantaire, le centre de rotation, la hauteur des talons, la longueur de la pince et l’équilibre d’un côté à l’autre. L’évaluation dynamique tient compte de la façon dont le sabot se pose au sol, du fait que le cheval pose d’abord les talons ou la pince, et du fait qu’un côté du sabot entre en contact avec le sol avant l’autre pendant le mouvement.
L’équilibre statique du sabot décrit la forme, l’alignement et la symétrie du sabot lorsque le cheval est immobile. L’équilibre dynamique du sabot décrit son fonctionnement pendant le mouvement, notamment le mode de poser, la bascule et la répartition latérale de la charge au cours de la foulée. Les deux sont importants, car un sabot qui semble acceptable au repos peut tout de même être chargé de façon inégale pendant le mouvement, surtout si le cheval présente une asymétrie de conformation, de la douleur ou une posture modifiée.
L’axe sabot-paturon correspond à la relation entre l’angle de la paroi antérieure du sabot et celui du paturon. Idéalement, ces structures forment une ligne droite et continue qui favorise un transfert efficace des forces à travers le membre inférieur. Un axe sabot-paturon brisé vers l’arrière est souvent associé à une pince longue et à des talons bas ou fuyants, tandis qu’un axe sabot-paturon brisé vers l’avant est associé à une boîte cornée plus verticale et à des talons plus hauts.
L’angle palmaire ou plantaire est l’angle formé entre le sol et le bord inférieur de l’os du pied à l’intérieur du sabot. Le terme « palmaire » désigne les pieds antérieurs, tandis que le terme « plantaire » désigne les pieds postérieurs. Cet angle est influencé par la hauteur des talons, la forme de la boîte cornée ainsi que le développement du coussinet digital et des cartilages latéraux, et les radiographies constituent la méthode la plus précise pour l’évaluer.
Une pince longue peut contribuer au déséquilibre du sabot en retardant la bascule et en modifiant la répartition des contraintes mécaniques dans le pied. Lorsque la pince devient trop longue, les talons peuvent être tirés vers l’avant, le centre de rotation peut se déplacer et le cheval peut être plus susceptible de poser la pince en premier. Avec le temps, cela peut accroître les contraintes exercées sur des structures internes comme l’articulation interphalangienne distale, l’os naviculaire, les ligaments du sabot et le tendon fléchisseur profond du doigt.
Les posers pince en premier peuvent être problématiques, car les principales structures d’absorption des chocs sont situées à l’arrière du pied. Un cheval dont le sabot est bien développé et équilibré pose généralement le pied à plat ou légèrement sur les talons en premier au pas, et plus systématiquement sur les talons en premier aux allures plus rapides. Les posers pince en premier peuvent accroître les contraintes mécaniques, réduire la dissipation des chocs, retarder la bascule et contribuer aux tensions exercées sur l’arrière du pied et les tendons fléchisseurs.
L’équilibre du sabot n’a pas besoin d’être parfaitement symétrique pour être sain ou fonctionnel. Certains chevaux présentent naturellement une légère asymétrie dans l’alignement des membres, la forme de l’os du pied, la taille des sabots ou le mode de poser. L’objectif est de soutenir l’équilibre propre à chaque cheval et de réduire les contraintes nuisibles, plutôt que d’imposer une forme de sabot idéalisée qui ne correspond pas à sa conformation ou à son mouvement naturel.
La posture influence l’équilibre des sabots parce que les changements dans la façon dont un cheval se tient modifient la répartition du poids dans les pieds. Les chevaux peuvent transférer leur poids, pointer un membre vers l’avant, se tenir avec les membres inclinés vers l’intérieur ou l’extérieur, ou garder la tête et l’encolure raides lorsqu’ils compensent un inconfort. Avec le temps, ces changements posturaux peuvent créer une pression inégale, une usure anormale des sabots, une tension des tissus mous et une déformation de la boîte cornée.
L’asymétrie naturelle peut contribuer à une conformation haut-bas des sabots, surtout lorsqu’un cheval charge constamment un membre antérieur plus que l’autre. Le pied qui supporte davantage de poids peut devenir plus plat et plus large, avec un axe du paturon plus bas, tandis que le pied opposé peut devenir plus étroit, plus incliné et plus droit. Ce profil ne signifie pas toujours que le cheval ressent de la douleur, mais il peut renforcer une répartition inégale de la charge et devrait être surveillé dans le cadre des soins réguliers des sabots.
Les chevaux bénéficient généralement de soins de maréchalerie toutes les 4 à 6 semaines, bien que l’horaire idéal dépende du taux de croissance des sabots, de l’âge, de la charge de travail, du terrain, de la saison et de la qualité des sabots. Un parage régulier aide à prévenir une longueur excessive de la pince, la déformation des talons, les évasements, l’usure inégale et les changements dans le mode d’atterrissage. Les chevaux ayant des problèmes de conformation, des besoins en ferrure thérapeutique ou des problèmes actifs aux sabots peuvent nécessiter un horaire plus personnalisé.
Un vétérinaire devrait intervenir en cas de problèmes d’équilibre des sabots lorsque les changements sont associés à une boiterie, à un inconfort persistant, à des changements soudains de la démarche, à une suspicion de fourbure, à une déformation de la boîte cornée qui ne s’améliore pas avec les soins de maréchalerie ou à des signes de maladie systémique. L’évaluation vétérinaire peut comprendre un examen de la boiterie, des radiographies, une échographie, une thermographie ou des analyses métaboliques. Cela aide à déterminer si le déséquilibre est principalement mécanique ou lié à une pathologie interne du sabot, à une douleur musculosquelettique, à des problèmes neurologiques ou à des troubles métaboliques.
La nutrition peut influencer l’équilibre des sabots en agissant sur le taux de croissance du sabot, la qualité de la corne, la solidité des lamelles et l’intégrité structurelle de la boîte cornée. Une alimentation équilibrée fournissant suffisamment de protéines, d’acides aminés, de vitamines et de minéraux favorise une croissance solide des sabots et aide le sabot à mieux réagir au parage, à la mise en charge et au stress environnemental. Les nutriments clés pour la qualité des sabots comprennent la biotine, la méthionine, le zinc et le cuivre, mais ils sont plus efficaces dans le cadre d’une alimentation complète et équilibrée que pris isolément.
Les propriétaires de chevaux peuvent aider à maintenir des sabots équilibrés en planifiant des visites régulières du maréchal-ferrant, en surveillant l’usure des sabots et les changements dans la démarche, en maintenant un sol propre, en assurant des soins vétérinaires réguliers et en offrant une alimentation équilibrée. L’observation quotidienne est importante, car de subtils changements dans la posture, la foulée, le mode d’atterrissage, l’évasement de la paroi, le développement de la fourchette ou l’usure des sabots peuvent apparaître avant une boiterie évidente. L’équilibre des sabots est un processus continu qui dépend de la coordination des soins de maréchalerie, des conseils vétérinaires, de la nutrition, de l’environnement et de la conformation individuelle du cheval.
Résumé
L’équilibre du sabot désigne l’alignement et le fonctionnement appropriés de la capsule du sabot par rapport au membre et au corps du cheval. Le maintien de l’équilibre est essentiel pour optimiser la répartition du poids, l’absorption des chocs et l’efficacité des mouvements, ainsi que pour réduire le risque de blessures et d’usure à long terme des articulations et des tissus mous.
Que le déséquilibre du sabot prenne naissance dans le pied lui-même ou découle d’autres parties du corps, des soins réguliers des sabots jouent un rôle essentiel dans le maintien de l’équilibre, de la santé locomotrice et de la santé globale.
- Travaillez avec une équipe de soins collaborative — comprenant un maréchal-ferrant, un vétérinaire et d’autres professionnels — afin de cerner et de traiter tous les facteurs contribuant au déséquilibre du sabot
- L’équilibre du sabot change souvent à mesure que les chevaux vieillissent, changent de discipline ou connaissent des variations de leur état corporel, ce qui rend des soins réguliers de maréchalerie essentiels tout au long de la vie du cheval
- L’évaluation de l’équilibre du sabot exige de tenir compte de la façon dont le cheval place ses pieds à l’arrêt et en mouvement, ainsi que de sa posture, de l’alignement de ses membres, de son état nutritionnel et de sa santé métabolique
- Le confort et la santé locomotrice du cheval devraient toujours guider les décisions concernant la nécessité d’intervenir et la façon de le faire
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