Le ray-grass est un fourrage largement utilisé pour les chevaux, le plus souvent disponible en variétés annuelles et vivaces. Reconnu pour ses rendements élevés et son profil nutritionnel solide, il convient à de nombreux types de chevaux.
Bien que le ray-grass soit généralement riche en nutriments, sa qualité globale est influencée par la façon dont il est cultivé et récolté. Cette graminée peut être distribuée sous forme de pâturage, de foin, d’ensilage préfané (haylage) ou d’ensilage, chacun présentant des avantages et des considérations spécifiques selon les besoins du cheval.
Le ray-grass est apprécié pour sa palatabilité, sa teneur élevée en protéines et sa croissance productive, mais des préoccupations potentielles incluent des niveaux élevés de glucides hydrolysables (HC; sucre + amidon) ainsi que le risque de contamination par des endophytes.
Pour intégrer le ray-grass en toute sécurité dans l’alimentation de votre cheval, il est préférable de réaliser une analyse de foin et de consulter un nutritionniste équin. Poursuivez votre lecture pour explorer la valeur nutritionnelle, les utilisations, les avantages et les inconvénients potentiels du ray-grass comme fourrage pour chevaux afin de prendre une décision éclairée pour votre troupeau.
Foin de ray-grass pour les chevaux
Le ray-grass est un fourrage largement utilisé pour les chevaux en raison de sa palatabilité, de sa teneur nutritionnelle élevée et de son adaptabilité à diverses conditions de culture. Disponible en variétés vivaces et annuelles, le ray-grass peut constituer un élément précieux de l’alimentation équine lorsqu’il est géré avec soin.
Le ray-grass annuel et le ray-grass vivace sont tous deux des graminées de saison fraîche, reconnues pour leurs rendements élevés et leurs profils nutritionnels riches.
Ray-grass annuel
Le ray-grass annuel (Lolium multiflorum Lam.), également appelé ray-grass italien, est originaire du sud de l’Europe et est largement cultivé dans le sud-est des États-Unis. [1] Bien qu’il s’agisse d’une plante annuelle, le ray-grass annuel se comporte davantage comme une plante bisannuelle ou une vivace de courte durée, survivant à plusieurs saisons de croissance, bien que moins longtemps qu’une véritable plante vivace. [1]
Le ray-grass annuel pousse mieux à des niveaux de pH compris entre 6 et 7, et tolère les sols humides et mal drainés. Cependant, il ne prospère pas en période de stress hydrique. En tant que graminée de saison fraîche, il se développe dans des températures fraîches d’environ 50 – 75˚F (10 – 24˚C). [1][2]
Ray-grass vivace
En revanche, le ray-grass vivace (Lolium perenne L.) est originaire d’Europe, d’Asie et d’Afrique du Nord, et est principalement cultivé dans le nord-est et le nord-ouest pacifique des États-Unis. [1]
Le ray-grass vivace est plus persistant que le ray-grass annuel; comme son nom l’indique, il vit pendant plusieurs saisons. Toutefois, il est souvent moins rustique que d’autres graminées de saison fraîche. [1]
Comme le ray-grass annuel, le ray-grass vivace prospère à un pH de 6 à 7 et tolère des sols relativement humides. Il est également adapté à des températures inférieures à 80˚F (27˚C). [3]
Dans l’ensemble, le ray-grass est une option de fourrage nutritive pour les chevaux, qu’il soit fourni sous forme de foin ou de pâturage. Avec une gestion appropriée et une attention aux conditions de croissance, les variétés annuelles et vivaces peuvent servir de fourrages fiables pour les chevaux ayant une gamme de besoins nutritionnels.
Composition nutritionnelle du ray-grass
Le fourrage de ray-grass présente généralement des niveaux modérés à élevés de énergie digestible et de protéines brutes, dépassant souvent ceux de nombreuses autres graminées de saison fraîche.
Cependant, il contient souvent des niveaux plus élevés de glucides hydrolysables (HC; un sous-ensemble des NSC), ce qui nécessite de la prudence lors de l’alimentation des chevaux présentant des sensibilités métaboliques.
Ci-dessous se trouve un profil nutritionnel moyen des pâturages de ray-grass vivace et annuel : [4][5]
| Nutriment | Moyenne Ray-grass vivace |
Moyenne Ray-grass annuel |
|---|---|---|
| Énergie digestible | 2.7 Mcal/kg | 2.5 Mcal/kg |
| Protéines brutes | 21 % | 20 % |
| ADF | 28 % | 32 % |
| NDF | 54 % | 55 % |
Le ray-grass présente souvent une teneur en protéines plus élevée comparativement à certaines autres graminées de saison fraîche, notamment : [6]
- Pâturin du Kentucky
- Dactyle pelotonné
- Vulpin traçant
- Fléole des prés
Le ray-grass présente également généralement des niveaux plus élevés de glucides hydrolysables (HC) que : [6]
- Brome
- Dactyle pelotonné
- Phalaris roseau
Cela étant dit, le profil nutritionnel du ray-grass varie selon les conditions de croissance et de récolte. Une autre étude comparant le ray-grass à d’autres graminées de saison fraîche a montré qu’il présentait une teneur plus élevée en protéines brutes et en énergie digestible, mais seulement une teneur modérée en HC. [7]
Facteurs influençant la qualité du foin
La teneur en nutriments du foin et du pâturage est influencée par des facteurs tels que la fertilisation, le climat, la maturité de l’herbe, les conditions météorologiques et la façon dont le foin est entreposé.
Comprendre comment ces éléments influencent la qualité du fourrage peut vous aider à sélectionner et à maintenir un fourrage de ray-grass approprié et hygiénique pour votre cheval.
Des estimations moyennes de l’énergie, des protéines et de la teneur en HC peuvent aider à orienter les décisions concernant l’adéquation d’un type de foin pour un cheval donné, mais tester votre foin est le seul moyen de connaître avec certitude sa teneur en nutriments.
Fertilisation
La teneur en nutriments des fourrages est fortement influencée par des facteurs tels que la fertilisation et les conditions du sol.
L’azote, un élément essentiel à la formation des protéines, est couramment appliqué dans la production de fourrages en raison de son rôle clé dans la synthèse des protéines et la promotion d’une croissance végétale vigoureuse.
Comme pour les autres graminées, une fertilisation azotée adéquate du ray-grass améliore à la fois le rendement et la teneur en protéines. [8] De plus, une fertilisation adéquate en phosphore peut améliorer le rendement et les niveaux de protéines brutes lorsque le phosphore est déficient. [9]
Le potassium joue également un rôle clé dans le développement des plantes, et son application — particulièrement lorsqu’elle est combinée à l’azote et au phosphore — peut améliorer la persistance et la performance globale du ray-grass. [10]
L’optimisation de la fertilisation avec des nutriments clés comme l’azote, le phosphore et le potassium est essentielle pour maximiser le rendement, la qualité et la longévité du fourrage de ray-grass. En gérant efficacement ces apports, les producteurs peuvent améliorer la valeur nutritionnelle du fourrage et mieux répondre aux besoins alimentaires des chevaux.
Conditions de croissance
Des plantes saines et productives dépendent d’un ensoleillement et d’un apport en eau suffisants, et elles se développent mieux dans des plages de température adaptées à leur espèce. Par conséquent, la disponibilité en eau et les températures de croissance peuvent influencer la productivité des plantes.
Comprendre comment ces conditions influencent la croissance des plantes peut aider les producteurs à gérer plus efficacement la qualité des fourrages, afin de produire un fourrage de qualité dans une variété de conditions de croissance.
Les conditions de sécheresse peuvent affecter à la fois le rendement et la qualité nutritionnelle des fourrages. Bien que le stress hydrique, comme celui causé par la sécheresse, réduise la productivité des plantes, il peut améliorer la valeur nutritive du ray-grass en augmentant les niveaux de protéines et en diminuant la teneur en fibres. [11]
Des températures élevées en dehors des conditions de croissance optimales peuvent également affecter la valeur nutritive du ray-grass. Des températures élevées entraînent : [12]
- Un taux plus rapide de déplétion des glucides solubles
- Une altération de la santé de la plante
- Un rendement plus faible
Conditions de récolte
Les conditions de récolte — telles que le moment de la journée, la saison, les niveaux d’humidité au moment du pressage et les conditions météorologiques pendant la récolte — peuvent grandement affecter la composition nutritionnelle du foin.
Pendant les heures de clarté, les plantes effectuent la photosynthèse, produisant des glucides solubles (sucres et autres glucides à libération rapide) qui s’accumulent dans la plante au fil de la journée. Pendant la nuit, ces réserves de glucides sont partiellement épuisées lorsque la plante les utilise pour ses processus métaboliques, ce qui entraîne des niveaux plus faibles de glucides solubles le matin.
Comme les autres graminées, la teneur en glucides solubles du ray-grass est plus élevée lorsqu’il est récolté l’après-midi. La récolte l’après-midi a également été associée à des niveaux plus élevés de protéines brutes dans le ray-grass. [13]
Le moment de l’année où le ray-grass est récolté peut également affecter sa valeur nutritionnelle, les récoltes en fin de saison ayant généralement une teneur en protéines brutes plus faible que le ray-grass coupé plus tôt dans l’année [14]
Le séchage est une étape essentielle pour produire un foin propre et hygiénique, mais il peut également entraîner des pertes de nutriments, en particulier des glucides hydrolysables (sucres et amidons). Plus le processus de séchage est lent, plus la perte de ces nutriments est importante, ce qui fait que des facteurs météorologiques tels que la température et l’humidité influencent fortement la qualité nutritionnelle finale du foin. [15]
En plus de l’humidité, les précipitations peuvent affecter de manière significative la qualité nutritionnelle du foin récolté. Les précipitations pendant le processus de séchage peuvent entraîner le lessivage de nutriments précieux — tels que la matière sèche, les protéines, les glucides et les minéraux — ce qui donne un foin à valeur nutritionnelle réduite. [15]
Altération
Un séchage approprié est essentiel pour maintenir la valeur nutritionnelle du foin et prévenir la croissance de moisissures ou de micro-organismes nuisibles qui présentent des risques pour la santé des chevaux.
Des niveaux d’humidité élevés dans le foin créent un environnement idéal pour la prolifération des microbes, entraînant une augmentation de l’activité bactérienne. Cette activité produit de la chaleur qui peut endommager les nutriments du foin et même poser un risque d’incendie. [15] Les moisissures produisant des mycotoxines dans le foin humide présentent également un risque d’empoisonnement si elles sont consommées par les chevaux ou d’autres animaux d’élevage. [15]
Un foin insuffisamment séché peut entraîner des problèmes respiratoires, des troubles digestifs ou une réduction de la consommation alimentaire en raison de la détérioration ou d’une faible appétence.
Le séchage adéquat du foin est une étape simple mais importante pour assurer un apport nutritionnel suffisant et une bonne santé chez les chevaux.
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Formes du ray-grass
Le ray-grass peut être donné aux chevaux sous plusieurs formes, selon la disponibilité et l’adéquation aux besoins particuliers de chaque cheval. Du pâturage frais au foin et aux fourrages ensilés, plusieurs options permettent d’intégrer le ray-grass dans l’alimentation du cheval.
Pâturage
Le pâturage correspond à de l’herbe fraîche qui fournit à la fois des nutriments et la possibilité pour les chevaux d’exprimer leurs comportements naturels de broutage.
Les chevaux montrent une préférence pour les pâturages de ray-grass vivace par rapport à certaines autres graminées de saison fraîche, notamment : [7]
- Dactyle pelotonné
- Fétuque des prés
- Fétuque élevée
Cependant, cette préférence peut entraîner une diminution de la présence de ray-grass dans les pâturages sur de longues périodes. [16][17]
Bien que le ray-grass soit parfois supplanté par d’autres graminées de saison fraîche en termes de rendement, son équilibre entre qualité nutritive supérieure et appétence en fait une option attrayante pour les chevaux au pâturage. [7][17]
Un pâturage de ray-grass en libre accès peut ne pas convenir aux chevaux faciles à maintenir ou aux chevaux présentant des troubles métaboliques en raison de sa forte densité énergétique et de sa teneur potentiellement élevée en glucides solubles. Pour ces chevaux, une consommation limitée ou une éviction peut être nécessaire afin de maintenir une condition corporelle saine et d’éviter des problèmes comme la fourbure.
D’autre part, le ray-grass est un excellent choix pour les chevaux au pâturage ayant des besoins nutritionnels élevés, comme les chevaux en croissance, en lactation, ou en exercice intense.
Dans l’ensemble, les pâturages de ray-grass offrent une combinaison précieuse de valeur nutritive, appétence et rendement qui favorise un pâturage sain chez les chevaux. Malgré le potentiel de déclin des pâturages au fil du temps, son appétence et sa qualité en font un choix solide parmi les graminées de saison fraîche.
Foin
Le foin de ray-grass est produit en coupant, en séchant et en entreposant le ray-grass pour une utilisation ultérieure. Le foin de ray-grass peut être une option précieuse pour les chevaux qui n’ont pas ou ne peuvent pas avoir accès à un pâturage frais, comme pendant l’hiver ou pour les chevaux ayant des troubles métaboliques.
Il constitue une option de fourrage nutritive et appétente, et les chevaux le préfèrent souvent à certains autres foins de saison fraîche comme la fétuque et le festulolium. [18]
Certaines recherches montrent que les chevaux préfèrent la luzerne ou les mélanges luzerne/ray-grass comparativement au ray-grass seul ou aux mélanges ray-grass/fléole. Cette préférence correspond également à une valeur nutritive plus élevée des régimes étudiés à base de foin de luzerne pur ou en mélange. [19]
Ensilage préfané
L’ensilage préfané est un type d’aliment pour chevaux fabriqué à partir de graminées coupées, partiellement séchées, puis hermétiquement enveloppées afin d’exclure l’air et permettre la fermentation. Ce processus aide à préserver les graminées à leur qualité nutritionnelle actuelle, ce qui en fait une option souple, appétente et nutritive.
L’ensilage préfané est couramment produit dans les régions où le séchage complet du foin n’est pas réalisable en raison des contraintes de temps liées au climat.
Une étude comparant le foin de ray-grass et l’ensilage préfané a montré que l’ensilage préfané était consommé par les chevaux en quantités similaires et présentait une digestibilité comparable au foin de ray-grass. Les auteurs ont conclu que l’ensilage préfané de ray-grass constituait une bonne option alimentaire pour les chevaux. [20]
Ensilage
L’ensilage est un type de fourrage fabriqué à partir d’herbe récoltée puis étroitement tassée pour fermenter tout en restant humide, comme l’enrubannage. Cependant, il est généralement plus humide et est plus couramment utilisé pour les bovins que pour les chevaux en Amérique du Nord.
Comme l’enrubannage, l’ensilage est une alternative courante au fourrage dans les régions où le séchage du foin avant l’entreposage n’est pas possible.
Cependant, l’ensilage de ray-grass peut ne pas être une alternative idéale pour toutes les catégories de chevaux. Certaines recherches suggèrent que l’ensilage de ray-grass pourrait influencer le métabolisme des graisses et les marqueurs de la régulation de l’insuline, mais davantage d’études sont nécessaires pour confirmer ces effets chez les chevaux. [21]
Bien que l’ensilage puisse être une option de fourrage utile dans les régions où la production de foin est limitée, il peut ne pas convenir à tous les chevaux. Pour les chevaux prédisposés à des troubles métaboliques, l’ensilage doit être utilisé avec prudence, et le statut métabolique doit être surveillé de près.
Paille
La paille désigne les tiges sèches laissées après la récolte des graines des cultures céréalières. Elle est parfois utilisée comme source de fourrage pour les chevaux, mais comparée au foin, à l’enrubannage ou à l’ensilage, elle offre une valeur nutritive beaucoup plus faible.
La paille de ray-grass peut être donnée comme une partie de l’apport en fourrage d’un cheval pour fournir des fibres supplémentaires ou occuper les chevaux à mâcher. Cependant, la paille n’est pas recommandée pour tous les chevaux, en particulier ceux ayant des problèmes dentaires ou des troubles digestifs.
Bien que la paille soit moins riche en nutriments que d’autres options de fourrage, elle peut tout de même jouer un rôle utile dans certains régimes alimentaires équins. Des recherches suggèrent que la paille de ray-grass, en particulier, pourrait être un fourrage approprié pour les chevaux adultes, offrant une digestibilité adéquate et aidant à maintenir la condition corporelle. [22]
Avantages et inconvénients du ray-grass
Le ray-grass, qu’il soit donné sous forme de pâturage, de foin ou de fourrage fermenté, est apprécié dans l’alimentation des chevaux pour sa croissance rapide, sa grande appétence et sa densité nutritionnelle. Il est considéré comme une option fiable pour répondre aux besoins énergétiques des chevaux à l’entretien ou en travail modéré.
Bien que le ray-grass soit un choix de fourrage populaire pour de nombreuses raisons, il est important de s’assurer que le fourrage global de votre cheval est bien équilibré et que les rations sont ajustées en fonction de sa charge de travail, de son âge et de son état de santé.
Avantages du ray-grass
La combinaison de l’appétence, de la qualité nutritionnelle et de la productivité de la culture fait du ray-grass un fourrage idéal pour de nombreux chevaux. Comparé à de nombreuses autres espèces de graminées, le ray-grass se distingue souvent comme un choix privilégié qui soutient la santé du cheval et une gestion efficace du fourrage.
Appétence
Des recherches montrent que les chevaux trouvent le ray-grass plus appétent que de nombreux autres fourrages, notamment : [16][17][23]
- Avoine de printemps
- Avoine fourragère de printemps
- Orge d’hiver
- Orchardgrass
- Festulolium
- Fétuque des prés
- Millet
- Teff
- Graminées de type sorgho-Soudan
La préférence des chevaux pour le ray-grass peut entraîner des apports plus élevés, ce qui en fait un bon choix pour les chevaux difficiles à maintenir en état et les chevaux qui ont du mal à consommer suffisamment de fourrage en raison de préférences d’appétence.
Teneur élevée en protéines
Dans des conditions de croissance et de récolte similaires, la teneur moyenne en protéines du ray-grass est souvent plus élevée que celle d’autres graminées fourragères, notamment : [6][7]
- Pâturin du Kentucky
- Orchardgrass
- Vulpin rampant
- Fléole des prés
Cela fait du ray-grass une option intéressante pour les chevaux qui ont des besoins élevés en protéines, comme les chevaux fortement sollicités, en lactation et en croissance.
Rendement élevé
Le ray-grass annuel produit souvent un rendement plus élevé (la quantité de fourrage produite par acre) comparativement à d’autres espèces couramment utilisées comme le blé d’hiver et le blé de printemps. Une étude a noté que, comparé aux autres graminées évaluées, le ray-grass offre le meilleur équilibre entre la préférence des chevaux, le rendement et la qualité nutritionnelle. [17]
Cependant, il est important de noter que le ray-grass peut diminuer dans les mélanges plus rapidement que d’autres graminées comme le dactyle pelotonné, la fétuque élevée et le pâturin du Kentucky. [16]
Inconvénients du ray-grass
Bien que le ray-grass offre une bonne valeur nutritionnelle, il est important de connaître certains risques potentiels pour certains chevaux.
Les deux principales préoccupations sont sa teneur potentiellement élevée en glucides hydrolysables (HC; sucres et amidon) et le risque de toxicité liée aux endophytes. Ces deux facteurs peuvent affecter la santé du cheval et influencer si ce fourrage convient à son alimentation.
Glucides hydrolysables
Les chevaux ayant des problèmes métaboliques doivent maintenir leur apport en glucides hydrolysables (HC, également appelés glucides non structuraux ou NSC) aussi bas que possible. Des données indiquent que le ray-grass présente des niveaux de HC plus élevés que certaines autres graminées.
Par exemple, dans des conditions de culture et de récolte identiques, le ray-grass a tendance à avoir une teneur en HC plus élevée que : [6]
- Brome des prés
- Dactyle pelotonné
- Phalaris roseau
Des pratiques comme la récolte du foin plus tôt dans la journée peuvent aider à produire du foin de ray-grass avec une teneur en HC plus faible. Une analyse de foin est la meilleure façon de déterminer si le foin de ray-grass que vous avez sur place convient à votre cheval ayant des problèmes métaboliques.
Toxicité des endophytes
Les endophytes sont de minuscules champignons qui vivent à l’intérieur de certaines plantes sans leur nuire. En fait, la relation symbiotique entre les endophytes et leur plante hôte est généralement bénéfique pour la plante, l’aidant à devenir plus résistante et à améliorer sa croissance globale.
Cependant, dans certains cas, comme avec certains types de fétuque élevée ou de ray-grass, ces champignons peuvent produire des mycotoxines qui sont nocives pour les chevaux, particulièrement s’ils consomment de grandes quantités d’herbe infectée.
Bien que la toxicité des endophytes soit plus souvent associée au foin de fétuque, le ray-grass peut également être infecté par des endophytes qui présentent un risque pour les chevaux et les autres animaux d’élevage.
Le ray-grass peut contenir des mycotoxines, notamment la lolitrème B et l’ergovaline, qui provoquent le ryegrass staggers. Cette affection entraîne des symptômes neurologiques, notamment des tremblements, de l’ataxie, un gonflement des membres, des lésions au talon et un écoulement nasal. [24]
Les effets négatifs des endophytes peuvent finalement entraîner des problèmes de reproduction chez les juments, une mauvaise croissance, une perte de poids et une diminution des performances. [24]
Comment nourrir avec du foin de ray-grass
Comme de nombreux facteurs influencent le profil nutritionnel d’un fourrage, il est important de réaliser une analyse du foin afin de s’assurer que votre foin de ray-grass répond aux besoins uniques de votre cheval.
Choisir le bon foin de ray-grass et le distribuer en quantité appropriée peut aider à optimiser l’apport en fourrage, maintenir une condition corporelle saine et favoriser la santé digestive chez les chevaux.
1) Choisir le bon foin
Choisir un foin approprié pour votre cheval est une première étape essentielle pour alimenter un régime axé sur le fourrage. Le foin que vous choisissez doit répondre aux besoins caloriques de votre cheval sans les dépasser, afin qu’il puisse être offert à volonté, en encourageant un comportement naturel de pâturage.
Pour les chevaux faciles à garder, un foin plus mûr est souvent un meilleur choix, car il est moins dense en énergie. Ces foins fournissent beaucoup de fibres, permettant un accès quasi constant sans entraîner une prise de poids indésirable.
Si votre foin de ray-grass est trop riche en calories, vous devrez peut-être limiter la consommation de foin ou faire tremper le foin avant de le distribuer afin d’aider à gérer la condition corporelle de votre cheval.
Pour le cheval moyen à l’entretien ou en exercice léger, du foin de ray-grass de qualité moyenne offert à volonté fournit généralement suffisamment de protéines et de calories, réduisant le besoin de supplémentation énergétique ou protéique.
Les chevaux ayant des besoins plus élevés en énergie et en protéines, comme ceux en travail modéré à intense, bénéficient souvent d’un foin de ray-grass plus jeune et moins mûr, car il a tendance à contenir davantage d’énergie et de protéines comparativement à un foin de maturité intermédiaire.
Si le foin offert à volonté ne suffit pas à répondre aux besoins en calories et en énergie de votre cheval, des aliments supplémentaires comme la pulpe de betterave, l’huile, la luzerne ou le tourteau de soya peuvent aider à combler ses besoins nutritionnels tout en maintenant une condition corporelle saine.
2) Donner la quantité optimale
L’objectif d’un régime axé sur les fourrages est de répondre à autant de besoins nutritionnels que possible du cheval grâce au foin ou au pâturage, en réduisant le recours aux grains ou à d’autres aliments concentrés. Maximiser la consommation de foin soutient la santé digestive, le bien-être mental et la condition corporelle globale.
Lorsqu’un foin approprié est offert, l’alimentation à volonté est souvent une option pratique. Cela signifie que le foin est disponible en tout temps pour votre cheval, lui permettant de manger autant qu’il le souhaite tout au long de la journée, de manière similaire à son comportement naturel de pâturage.
Cette approche aide à maintenir la santé digestive, soutient des niveaux d’énergie stables et favorise des schémas naturels de mouvement et de pâturage. Cependant, la quantité de foin qu’un cheval consomme lorsqu’il est offert à volonté dépend de son état physiologique :
- Les chevaux moyens à l’entretien ou en exercice léger consomment généralement environ 2 % de leur poids corporel par jour en matière sèche. Pour un cheval de 500 kg (1 100 lb), cela équivaut à environ 10 kg (22 lb) de foin par jour. [15]
- Les chevaux en exercice modéré peuvent consommer près de 2,25 % de leur poids corporel. Cela correspond à environ 11,25 kg ou 25 lb pour un cheval de 500 kg. [15]
- Les chevaux ayant des besoins énergétiques élevés — comme ceux en exercice intense, les juments en lactation ou les jeunes chevaux en croissance — peuvent consommer jusqu’à 2,5 % de leur poids corporel par jour. Cela équivaut à 12,5 kg ou 27,5 lb pour un cheval de 500 kg. [15]
Bien que le foin offert à volonté présente de nombreux avantages, il peut parfois dépasser les besoins caloriques d’un cheval si le foin est trop riche en énergie par rapport à sa charge de travail ou à son état de santé. Dans ces cas, l’apport en foin peut devoir être limité à 1,5–2 % du poids corporel en matière sèche par jour.
Si vous constatez que le foin doit être fortement restreint pour maintenir une condition corporelle saine, il est préférable de choisir un foin moins calorique qui correspond mieux aux besoins de votre cheval. Cela permet un accès plus constant au fourrage, ce qui soutient à la fois la santé digestive et comportementale.
3) Équilibrer la ration
Le foin de ray-grass fournit souvent une énergie, des protéines et certains microminéraux adéquats pour la plupart des chevaux, mais il ne suffit pas à combler entièrement les besoins en vitamines et en oligo-éléments.
Pour combler ces lacunes nutritionnelles dans une alimentation à base de fourrage, envisagez d’ajouter une formule complète de vitamines et minéraux comme Omneity®, un supplément facile à administrer conçu par des nutritionnistes experts.
Avec des ingrédients comme des oligo-éléments 100 % organiques, un complexe complet de vitamines B, des acides aminés, des enzymes digestives et des levures, Omneity® offre un moyen pratique de soutenir les chevaux nourris avec une ration à base de ray-grass. L’apport de Omneity® fournit les nutriments essentiels nécessaires pour soutenir des sabots sains, un pelage brillant, la fonction immunitaire et un métabolisme énergétique optimal chez votre cheval.
Dans l’ensemble, l’intégration du ray-grass dans un régime alimentaire axé sur le fourrage peut être un excellent choix pour les chevaux lorsque le foin est soigneusement sélectionné et correctement distribué.
Pour le rendre complet, ajoutez un supplément vitaminique et minéral enrichi et fournissez du sel pour répondre aux besoins en sodium. Cela garantit une alimentation équilibrée qui soutient la digestion et la santé globale.
Exemple de ration
Le tableau ci-dessous présente une ration type pour un cheval adulte de 1 100 lb (500 kg) en exercice léger. Le foin de ray-grass utilisé pour cette analyse contient une teneur en protéines brutes de 15 % et une teneur en fibres au détergent neutre (FDN) de 54 %.
N’oubliez pas que chaque cheval a des besoins nutritionnels individuels, ce qui peut influencer l’efficacité de cette ration pour lui. Pour obtenir un plan personnalisé, vous pouvez soumettre la ration de votre cheval en ligne pour une évaluation gratuite par un nutritionniste équin qualifié.
| Aliment | Quantité par jour |
|---|---|
| Foin de ray-grass à maturité intermédiaire | 25 lb (11.5 kg) |
| Sel | 30 g (2 c. à soupe) |
| Granulés Omneity® | 200 g (2 mesures) |
| Analyse de la ration | |
| Énergie digestible | 100 % des besoins |
| Protéines | 144 % des besoins |
| NSC (HC) | 8.8 % de la ration |
Foire aux questions
Voici quelques questions fréquemment posées sur le foin de ray-grass pour les chevaux :
Le foin de ray-grass est un fourrage produit à partir de ray-grass annuel ou vivace, apprécié pour son appétence et sa haute valeur nutritive. Le ray-grass annuel se comporte comme une plante vivace de courte durée, tandis que le ray-grass vivace persiste pendant plusieurs saisons dans des conditions de croissance fraîches et humides.
Le foin de ray-grass offre généralement une énergie digestible modérée à élevée (2.5–2.7 Mcal/kg) et des protéines brutes (20–21 %), avec des niveaux de fibres (ADF 28–32 %, NDF 54–55 %). Cependant, il peut également être plus élevé en glucides non structuraux, donc une analyse est recommandée.
Les avantages de nourrir les chevaux avec du ray-grass incluent une appétence élevée, une teneur élevée en protéines et un rendement important. Les inconvénients incluent le fait qu’il peut contenir des niveaux élevés de glucides non structuraux et le risque de toxines d’endophytes si l’herbe est infectée.
Résumé
Le ray-grass est un fourrage très appétent et riche en nutriments, couramment utilisé dans l’alimentation des chevaux. Apprécié pour sa teneur élevée en protéines et son rendement élevé, le ray-grass constitue une base polyvalente qui répond à une gamme de besoins nutritionnels des chevaux.
- Disponible en variétés annuelles et vivaces, le ray-grass peut être offert en pâturage, en foin ou en enrubannage, ce qui en fait une option flexible pour de nombreux programmes d’alimentation
- Le ray-grass est une graminée de saison fraîche qui prospère dans des climats et des sols frais et humides
- Sa teneur en protéines est élevée, mais sa composition nutritionnelle dépend des conditions environnementales et des pratiques de gestion au moment de la récolte
- Le ray-grass est donné aux chevaux sous plusieurs formes, notamment en pâturage, en foin, en enrubannage et en ensilage
- L’analyse du foin de ray-grass et l’ajustement des quantités distribuées sont des étapes essentielles pour élaborer une ration équilibrée à base de ray-grass pour les chevaux
Références
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