Le chiendent pied-de poule est un type de fourrage largement utilisé pour nourrir les chevaux dans le sud des États-Unis. En tant que plante vivace de saison chaude, le chiendent pied-de poule prospère par temps chaud et fournit un fourrage constant durant les mois d’été lorsque les graminées de saison fraîche déclinent.
Des décennies de sélection végétale ont permis de développer des cultivars (variétés) de chiendent pied-de poule avec une productivité et une valeur nutritive accrues, qui continuent d’évoluer au fil du temps. Sa résistance, son rendement élevé et sa disponibilité sous forme de foin et de pâturage en font un choix fiable pour de nombreux propriétaires de chevaux.
Bien que le chiendent pied-de poule soit un fourrage fiable pour les chevaux, il présente certains défis. Comme d’autres graminées, sa qualité nutritionnelle est variable et évolue en fonction de la maturité, de la récolte et des conditions d’entreposage. De plus, certaines variétés côtières ont été associées à des coliques d’obstruction dans certaines circonstances.
Pour les propriétaires de chevaux, il est important de comprendre les tendances de croissance, les exigences de gestion et la composition nutritionnelle du chiendent pied-de poule afin de tirer le meilleur parti de ses avantages tout en atténuant les risques potentiels.
Chiendent pied-de poule pour les chevaux
Le chiendent pied-de poule est un terme général désignant l’ensemble des graminées du genre végétal Cynodon. Originaires des régions tropicales d’Afrique et du sud de l’Asie, ces espèces ont été introduites en Amérique du Nord au milieu des années 1700 et sont maintenant établies dans de nombreux États du sud. [1][2]
La croissance en saison chaude des espèces de chiendent pied-de poule leur permettent de bien se développer dans les régions connaissant de longs été chauds. [2]
La sélection végétale moderne a permis d’améliorer la densité de peuplement, la digestibilité et le potentiel de croissance des cultivars (variétés) produits. [2] Ces améliorations favorisent des rendements plus élevés, une qualité de fourrage plus homogène et une repousse fiable lorsqu’ils sont gérés dans des conditions optimales.
Le cultivar Tifton 85 en est un exemple. En effet, cette variété a été éveloppée au fil du temps pour offrir une valeur nutritive et un rendement supérieurs aux fourrages plus anciens. [3]
D’autres cultivars courants de chiendent pied-de poule comprennent : [2]
- Coastal
- Coastcross-1
- Tifton 44
- Midland
- Jiggs
- Florakirk
Le chiendent pied-de poule est également associé à une réduction de l’érosion et à une amélioration de la santé des sols dans des pâturages bien entretenus. [4] De ce fait, le chiendent pied-de poule est cultivé sur environ 25 à 30 millions d’acres au total aux États-Unis. [3]
Le chiendent pied-de poule hybride amélioré pousse rapidement, est productif et réagit bien à la fertilisation. Cependant, ces variétés ne sont pas reconnues pour tolérer le stress hydrique et peuvent nécessiter plus de nutriments pour croître que d’autres plantes vivaces de saison chaude. [5]
Avec ses nombreux cultivars, sa productivité élevée et ses bienfaits pour la santé des sols, le chiendent pied-de poule constitue une option précieuse pour les établissements équins lorsqu’il est géré adéquatement.
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Composition nutritionnelle du chiendent pied-de poule
Le chiendent pied-de poule fournit généralement un mélange équilibré d’énergie, de protéines et de fibres pour soutenir les besoins nutritionnels quotidiens d’un cheval.
Les valeurs nutritives moyennes du foin de chiendent pied-de poule sont les suivantes : [6][7][8]
| Nutriment | Composition moyenne |
|---|---|
| Énergie digestible | 1,8 à 2,1 Mcal/kg |
| Protéines brutes | 7 à 15 % |
| Fibres au détergent acide (FDA) | 33 à 41 % |
| Fibres au détergent neutre (FDN) | 59 à 76 % |
La teneur en nutriments du chiendent pied-de poule varie selon la gestion des pâturages. Toutefois, seules les plantes les plus jeunes et les moins matures tendent à approcher la digestibilité des plantes vivaces de saison fraîche. [9]
Facteurs influençant la qualité du foin
La qualité du chiendent pied-de poule dépend de plusieurs facteurs liés à sa croissance, à sa récolte et à son entreposage. Ceux-ci comprennent :
- La fertilisation
- Le stade de maturité au moment de la récolte
- Les conditions de croissance
- Les pratiques de récolte
- Les méthodes d’entreposage
La compréhension de ces variables aide les propriétaires de chevaux à prendre des décisions éclairées concernant l’utilisation et la gestion du fourrage de chiendent pied-de poule pour leurs animaux.
Fertilisation
Les conditions du sol influencent la disponibilité des nutriments et jouent un rôle majeur dans le développement du chiendent pied-de poule. La fertilisation peut être utilisée pour ajouter des nutriments afin de favoriser une croissance plus vigoureuse et améliorer la qualité du fourrage.
Le chiendent pied-de poule bénéficie souvent d’engrais contenant de l’azote, du phosphore et du potassium. L’azote contribue à la synthèse des protéines dans les plantes tout en réduisant la teneur en fibre au détergent acide (FDA) et de fibre au détergent neutre (FDN). [10]
La disponibilité du potassium et du phosphore est essentielle à une croissance productive des plantes. Des recherches montrent qu’une fertilisation adéquate en phosphore et en potassium est essentielle pour soutenir la production et la pérennité des cultures. [11]
Ensemble, ces nutriments jouent un rôle essentiel dans la qualité et la longévité des cultures fourragères. En assurant une fertilisation équilibrée, les propriétaires de chevaux et les producteurs peuvent favoriser la croissance de plantes plus saines et fournir un fourrage plus nutritif à leurs animaux.
Conditions de croissance
Un chiendent pied-de poule sain dépend d’un ensoleillement constant, de températures chaudes et d’un niveau d’humidité équilibré. Des conditions chaudes, entre 18 et 38˚C (65 à 100˚F) favorisent une croissance normale et aident à maintenir la teneur en nutriments. Un temps plus frais perturbe ces processus, ce qui réduit les rendements et diminue la densité nutritive. [12][13]
Le chiendent pied-de poule est plus sensible à l’ombre que certaines autres graminées. Une luminosité réduite limite la croissance au fil du temps et peut entraîner des peuplements nettement plus clairsemés dans les zones ombragées ou pendant les saisons ensoleillées. [13]
Les niveaux d’humidité influencent également la productivité. Le chiendent pied-de poule tolère relativement bien les périodes sèches, mais des périodes de sécheresse plus longues ou plus intenses réduisent progressivement la croissance des pâturages et la qualité du fourrage. [13] Un excès d’humidité peut avoir un effet similaire, en affectant l’accumulation de sucres dans la plante. [13]
Récolte
La qualité du foin de chiendent pied-de poule dépend de sa croissance et du moment de la récolte, la maturité et le moment de la journée lors de la coupe influençant tous deux sa valeur nutritive.
Le chiendent pied-de poule plus jeune produit un fourrage plus feuillu avec une teneur plus élevée en protéines et une digestibilité accrue. À mesure que les plantes mûrissent, leurs niveaux de protéines et leur digestibilité diminuent tandis que la teneur en fibres augmente. [9] Cela est dû à un rapport tige-feuille plus élevé dans les graminées matures.
La teneur en glucides varie également dans les graminées au cours de la journée, ce qui signifie que la teneur globale en nutriments peut varier selon l’heure de la récolte.
Le chiendent pied-de poule accumule des glucides pendant le jour et utilise ces réserves pendant la nuit. [14] Les récoltes effectuées en après-midi permettent d’obtenir des niveaux de sucre plus élevés, tandis que les récoltes du matin reflètent la baisse survenue pendant la nuit.
De ce fait, les sorties à l’extérieur le matin sont souvent considérées comme plus sûres pour les chevaux atteints de troubles métaboliques, car les niveaux de sucre sont généralement à leur plus bas le matin. [14] Il est important de noter que ces fluctuations quotidiennes des glucides sont des règles générales et ne sont pas toujours constantes d’un pâturage à l’autre.
Séchage
Le séchage est essentiel pour garantir que le foin peut être entreposé en toute sécurité à long terme, bien que ce processus contribue également à la perte de nutriments.
Des périodes de séchage plus longues prolongent la respiration du chiendent pied-de poule, entraînant une plus grande perte de nutriments. [15] Les précipitations survenant pendant le séchage peuvent également lessiver les protéines, les glucides non fibreux et les minéraux, réduisant ainsi la densité nutritionnelle globale du foin. [15]
Un séchage efficace est essentiel pour fournir le foin le plus sûr et le plus nutritif possible pour les chevaux.
Détérioration
La détérioration pendant l’entreposage du foin est une préoccupation majeure pour les propriétaires de chevaux qui comptent sur des plans alimentaires axés sur le foin. Une humidité excessive pendant le mise en balle crée des conditions qui favorisent la croissance microbienne et fongique. Ces organismes génèrent de la chaleur et décomposent la matière végétale, réduisant ainsi la valeur nutritive du foin.
Les chevaux qui consomment du foin détérioré risquent également de souffrir d’irritations respiratoires et gastrointestinales. [15]
Des pratiques d’entreposage appropriées sont essentielles pour prévenir la détérioration et protéger à la fois la valeur nutritive et l’innocuité du foin de chiendent pied-de poule. En contrôlant les niveaux d’humidité, les propriétaires de chevaux peuvent réduire les risques pour la santé et assurer un approvisionnement constant en fourrage.
Formes de chiendent pied-de poule dans l’alimentation équine
Le chiendent pied-de poule peut être acheté sous différentes formes. Le pâturage et le foin constituent les options les plus courantes, tandis que des versions transformées comme les granules ou le foin haché sont également disponibles sur le marché ou peuvent être préparées à domicile.
Pâturage
Le terme herbe de pâturage désigne la végétation fraîche en croissance sur laquelle chevaux paissent. Les pâturages de chiendent pied-de poule sont présents dans une grande partie du sud des États-Unis et peuvent également convenir aux régions plus fraîches lorsqu’ils sont plantés aux côtés de graminées de saison fraîche.
Le chiendent pied-de poule prospère durant les périodes plus chaudes, lorsque les graminées de saison fraîche déclinent, tandis que ces dernières peuvent reprendre le dessus lorsque les températures baissent. [12]
La structure du sol, le drainage et la pression exercée sur le pâturage influencent la persistance à long terme du chiendent pied-de poule. Un drainage insuffisant ou un surpâturage répété affaiblissent le pâturage et réduit la densité globale du peuplement. [5]
La rotation des pâturages permette au chiendent pied-de poule de se regénérer. [4] Il est possible de favoriser une repousse constante et de renforcer la productivité globale du pâturage en maintenant l’herbe à au moins 2 pouces de hauteur et de faire une rotation des chevaux entre différentes sections selon un cycle de 3 à 4 semaines [18]
Une gestion appropriée, incluant la rotation des pâturages et le maintien d’une hauteur de croissance adéquate, est essentielle pour assurer la pérennité et la qualité fourragère du chiendent pied-de poule.
Foin
Le foin est un fourrage récolté, coupé, séché et mis en balles couramment donné aux chevaux. Le foin de chiendent pied-de poule constitue une option de saison chaude acceptable et demeure largement disponible dans les régions où cette graminée est cultivée.
Le foin de chiendent pied-de poule peut présenter une teneur en protéines et une digestibilité plus inférieures, mais une teneur en fibres plus élevée que les légumineuses et les vivaces de saison fraîche comme le brome. [19][20] La digestibilité des ses protéines est inférieure à celle des légumineuses comme le foin d’arachide mais dans l’ensemble, elle demeure comparable entre les variétés de chiendent pied-de poule.
La teneur en glucides hydrolysables (GH; sucre + amidon) du chiendent pied-de poule est généralement plus faible que celle observée dans les pâturages mixtes de saison fraîche, et se compare à celle du Kline. [16][17] Les chevaux sensibles aux GH peuvent bénéficier d’une alimentation à base de chiendent pied-de poule. [17]
Les chevaux consomment parfois plus de chiendent pied-de poule que de foin de teff, mais sélectionnent souvent le brome lorsque plusieurs options sont disponibles. [21][22][23] Le chiendent pied-de poule est également généralement moins appétissant que la luzerne.
Le chiendent pied-de poule est un fourrage pratique et largement utilisé qui peut répondre aux besoins nutritionnels de nombreux chevaux, bien que certains puissent préférer des plantes plus appétissantes.
Foin haché et granulé
Le chiendent pied-de poule peut être transformé en plus petits formats, offrant ainsi des alternatives pour les chevaux qui ont de la difficulté à consommer du foin à longues tiges. La teneur en nutriments des produits transformés demeure généralement comparable à celle du foin de chiendent pied-de poule standard, mais ceux-ci peuvent être plus faciles à consommer pour certains chevaux.
Le chiendent pied-de poule haché est composé de foin à longues tiges coupé en petits morceaux afin d’obtenir un fourrage plus facile à mastiquer. Ce format convient aux chevaux souffrant de problèmes dentaires vu la taille réduite des particules combinée à une texture de foin familière.
Le chiendent pied-de poule haché commercial est peu courant, bien qu’il puisse être préparé à la maison en passant du foin en balles dans un broyeur à feuilles.
Le chiendent pied-de poule granulé est broyé puis compressé en petits morceaux uniformes. Les granulés peuvent être servis secs ou trempés afin de créer une purée plus tendre, adaptée aux chevaux présentant des problèmes dentaires ou respiratoires.
Les chevaux consomment généralement le fourrage granulé plus facilement que le foin à longues tiges, ce qui améliore l’apport global lorsque la capacité de mastication ou l’appétit sont limités. [24][25] Les granulés servent également de base pratique à laquelle des suppléments peuvent être ajoutés.
Bien qu’une alimentation axée sur le foin à longues tiges demeure idéale pour la plupart des chevaux en bonne santé, le remplacement par du foin transformé peut constituer une solution pratique et rentable pour certains besoins particuliers.
Avantages et inconvénients du chiendent pied-de poule
Le chiendent pied-de poule présente des avantages et des inconvénients qui varient selon la façon dont il est cultivé, récolté et distribué. La prise en compte de ces facteurs vous aidera à déterminer si le chiendent pied-de poule répond aux besoins nutritionnels de votre cheval.
Avantages du chiendent pied-de poule
Grâce à une forte tolérance au pâturage fréquent et à une bonne capacité de régénération, le chiendent pied-de poule favorise la productivité des pâturages. Sa croissance par temps chaud lui permet de rester actif lorsque les graminées de saison fraîche ralentissent, prolongeant ainsi la saison de pâturage lorsqu’il est semé aux côtés de graminées vivaces de saison fraîche. [4][12]
La teneur en sucre du chiendent pied-de poule est souvent plus faible que celle observée dans de nombreuses graminées de saison fraîche, ce qui en fait une option intéressante pour les chevaux sensibles à un apport élevé en sucre. [17]
La grande disponibilité du chiendent pied-de poule permet à de nombreux propriétaires de chevaux de réaliser des économies. Dans le sud des États-Unis, la production locale peut offrir une option moins coûteuse que l’importation de fléole des présou de dactyle peletonné.
Inconvénients du chiendent pied-de poule
Les graminées de saison chaude, y compris le chiendent pied-de poule, présentent souvent une digestibilité plus faible que les graminées de saison fraîche ou la luzerne. [9] Le chiendent pied-de poule mature développe des niveaux de fibres plus élevés qui nécessitent davantage de mastication. Cette teneur accrue en fibres peut aider à soutenir une fonction digestive normale, car un temps de mastication réduit peut augmenter le risque de coliques chez les chevaux.
Certaines études ont montré que le chiendent pied-de poule côtier peut être associé à un risque plus élevé d’obstruction iléale chez les chevaux. Cependant, dans tous les cas étudiés, d’autres facteurs environnementaux et de gestion importants, y compris l’apport en sel et les pratiques de vermifugation, étaient également impliqués. [26][27]
Comme pour tout fourrage, des pratiques d’alimentation et de gestion attentives minimisent le risque de troubles digestifs. Un changement rapide de fourrage augmente le risque de coliques, en particulier lors du passage d’une gestion adaptée à la saison fraîche à une gestion adaptée à la saison chaude. Cela souligne l’importance d’une planification proactive et d’une surveillance attentive lors des changements saisonniers de gestion.
Des pratiques d’alimentation sécuritaires reposent sur une approche globale qui prend en compte les caractéristiques du foin, les transitions alimentaires graduelles, un apport adéquat en humidité et une gestion appropriée des parasites.
Comment nourrir les chevaux avec du chiendent pied-de poule
Un plan alimentaire axé sur les fourrages, composé principalement de foin de chiendent pied-de poule de haute qualité, favorise une digestion saine et un apport énergétique stable.
Un accès constant au foin, à l’eau et au sel, combiné à un apport équilibré en vitamines, en minéraux et en protéines, contribue à une nutrition optimale et au maintien d’un état de chair sain.
1) Choisir le bon foin
Choisir le bon fourrage commence par comprendre les besoins nutritionnels de votre cheval et adapté le type de foin ou de pâturage en conséquence. Une analyse du fourrage permet de clarifier la teneur en nutriments afin que les choix alimentaires soutiennent la charge de travail et l’état de chair de votre cheval.
Le foin de chiendent pied-de poule immature et les pâturages bien gérés offrent une teneur plus faible en fibres mais une teneur plus élevée en énergie et de protéines. Ces caractéristiques conviennent aux chevaux ayant des besoins nutritionnels plus élevés, notamment les chevaux en croissance, les juments en lactation et les chevaux ceux qui effectuent un travail régulier ou intensif.
Le foin de chiendent pied-de poule de maturité moyenne correspond davantage aux besoins des chevaux à l’entretien ou effectuant un travail léger. Une teneur modérée en fibres et en énergie ainsi qu’une digestibilité moyenne en font une option pratique pour de nombreux plans alimentaires.
Les foins de chiendent pied-de poule matures contiennent davantage de fibres, mais il ont une digestibilité et une teneur en énergie plus faible. Ce profil nutritionnel peut convenir davantage aux chevaux sujets à la prise de poids, surtout lorsqu’il est associé à des portions mesurées de foin de maturité moyenne. Les chevaux qui prennent facilement du poids peuvent tolérer un accès limité au pâturage de chiendent pied-de poule, mais leur état de chair doit être surveillé pour éviter une prise de poids excessive.
2) Donner une quantité optimale de fourrage
Pour planifier l’apport en fourrage, il faut estimer les besoins quotidiens en matière sèche en fonction du niveau de travail, du stade de vie et de l’état de chair du cheval. Le fourrage à volonté contribue à la santé mentale et digestive en répondant au comportement naturel de pâturage en continu des chevaux. Toutefois, cet accès à volonté peut contribuer à un apport excédant les besoins.
La plupart des chevaux à l’entretien, en fin de gestation ou qui font du travail léger consomment environ 2 % de leur poids corporel par jour sur une base de matière sèche. Les chevaux qui effectuent un travail modéré se rapprochent en moyenne de 2,25 %, tandis que les chevaux au travail intense, les juments en lactation et les chevaux en croissance peuvent atteindre environ 2,5 %. Ces chiffres représentent la matière sèche totale moyenne quotidienne provenant du fourrage, des céréales et des suppléments. [15]
Les chevaux qui prennent facilement du poids ont parfois besoin d’un accès contrôlé afin d’éviter un apport calorique excessif, particulièrement lorsque des pâturages sont disponibles. La gestion de l’apport commence généralement par la restriction de l’accès au pâturage, puisque ce dernier a tendance à être plus riche en énergie que le foin. Si un contrôle supplémentaire est nécessaire, l’apport en foin peut être réduit à environ 1,5 % du poids corporel par jour tout en répondant aux besoins de base en fibres. [15]
En revanche, il est possible que les chevaux qui peinent à maintenir leur poids ne tirent pas assez de nutriments avec le chiendent pied-de poule seulement. L’ajout de sources de fibres hautement digestibles et riches en énergie comme la pulpe de betterave ou la luzerne, ou de sources d’énergie concentrées comme les huiles, peut aider à répondre aux besoins en énergie et en protéines.
3) Équilibrer l’alimentation
Bien que le chiendent pied-de poule puisse répondre à une partie importante des besoins en énergie, en protéines et en fibres, il peut présenter des carences en certains micronutriments clés comme le zinc, le cuivre, ainsi que, dans certains cas, le sélénium et la vitamine E. [28]
Pour combler ces lacunes, il peut être nécessaire d’ajouter des suppléments de vitamines et de minéraux afin d’assurer un apport nutritionnel équilibré. Omneity® constitue une solution complète pour les chevaux recevant une alimentation à base de fourrages, en fournissant des oligo-éléments organiques, de la biotine ainsi que toutes les vitamines du complexe B.
Des sources de fibres riches en énergie, comme la pulpe de betterave ou la luzerne, ainsi que des sources d’énergie concentrée comme les huiles, peuvent aider à répondre à des besoins accrus en énergie et en protéines lorsque le chiendent pied-de-poule ne suffit pas.
Le sel joue également un rôle important dans l’alimentation quotidienne. Offrir 1 à 2 cuillères à soupe de sel ordinaire par jour, en plus d’un accès à volonté à une source supplémentaire, permet de répondre aux besoins en sodium et de favoriser une bonne hydratation.
Pour les propriétaires qui désirent recevoir des conseils personnalisés, une évaluation de l’alimentation peut fournir des recommandations adaptées à la charge de travail du cheval, à son état de chair et à la qualité du fourrage.
Exemple de plan alimentaire
Ci-dessous se trouve un exemple de ration pour un cheval moyen de 1 100 lb (500 kg) en exercice léger recevant du foin de chiendent pied-de poule comme base de l’alimentation. Le foin utilisé dans cette analyse avait une teneur moyenne en protéines brutes de 10 % et une énergie digestible de 2,0 Mcal/kg.
| Aliment | Quantité par jour |
|---|---|
| Foin de chiendent pied-de poule de qualité moyenne | 25 lb (11,5 kg) |
| Sel | 30 g (2 c. à soupe) |
| Granulés Omneity® | 200 g (2 mesures) |
| Analyse de l’alimentation | |
| Énergie digestible | 116 % des besoins |
| Protéines | 167 % des besoins |
| GNS | 7,8 % de l’apport |
Gardez à l’esprit que chaque cheval a des besoins nutritionnels uniques, et il est possible que le plan alimentaire ci-dessus ne convienne pas à tous les chevaux. Pour un plan d’alimentation personnalisé, prenez rendez-vous pour une consultation avec l’un de nos nutritionnistes équins experts afin d’obtenir un plan alimentaire adapté.
Questions fréquemment posées
Voici quelques questions fréquemment posées sur le bermudagrass pour les chevaux :
Le bermudagrass est un fourrage populaire pour les chevaux parce qu’il pousse bien par temps chaud, produit un fourrage estival fiable et est largement disponible sous forme de foin et de pâturage. De nombreux propriétaires de chevaux dans le sud des États-Unis l’utilisent comme une option pratique et économique lorsque les graminées de saison fraîche ralentissent. Sa forte repousse et sa productivité élevée le rendent également utile dans des systèmes de pâturage bien gérés.
La qualité du bermudagrass pour les chevaux varie en fonction de la fertilisation, des conditions météorologiques, de la maturité des plantes, du moment de la récolte et des conditions d’entreposage. Les plantes plus jeunes contiennent généralement plus de protéines et sont plus digestibles, tandis que le fourrage mature contient plus de fibres et moins de nutriments disponibles. Le temps de séchage et l’humidité pendant l’entreposage sont également importants, car la détérioration et la perte de nutriments peuvent réduire à la fois la valeur alimentaire et la sécurité.
Le foin de bermudagrass convient à de nombreux chevaux lorsque le foin est récolté au bon stade et entreposé correctement. Il fournit des fibres, de l’énergie et une teneur modérée en protéines, bien qu’il soit généralement moins digestible et moins appétent que la luzerne ou certains foins de saison fraîche. Les chevaux ayant des besoins nutritionnels plus élevés peuvent encore nécessiter un apport supplémentaire en protéines, en calories ou un supplément de vitamines et de minéraux.
Le pâturage de bermudagrass peut convenir à de nombreux chevaux, en particulier dans les climats chauds où la croissance estivale du pâturage est importante. Sa forte tolérance au pâturage et sa repousse fiable le rendent utile dans des systèmes rotatifs, mais l’état du pâturage dépend toujours du drainage, de l’ensoleillement et de la pression de pâturage. Maintenir au moins 2 pouces (5 cm) de croissance et permettre 3 à 4 semaines de récupération aide à préserver la densité du couvert.
Le bermudagrass peut être un fourrage utile pour les chevaux ayant des troubles métaboliques, car ses niveaux de glucides hydrolysables sont souvent plus faibles que ceux de nombreux pâturages mixtes de saison fraîche. Ce profil plus faible en sucres et en amidon peut le rendre plus facile à intégrer dans certains régimes alimentaires à faible NSC. L’analyse du foin demeure importante, puisque les valeurs nutritives varient et que tous les foins de bermudagrass n’ont pas la même teneur en glucides.
Le bermudagrass a été associé à un risque de coliques dans certains cas, en particulier le bermudagrass côtier lié à une impaction iléale dans certaines conditions de gestion. Le foin mature, un fourrage de moindre qualité, une hydratation insuffisante et des problèmes parasitaires peuvent tous contribuer à ce risque. Des changements alimentaires progressifs, un bon apport en eau, du sel simple et des pratiques de vermifugation rigoureuses aident à réduire le risque de troubles digestifs.
Le bermudagrass peut couvrir de nombreux besoins de base d’un cheval en fibres, en énergie et en protéines, mais il peut ne pas fournir suffisamment d’oligo-éléments et de vitamines à lui seul. Le zinc, le cuivre, le sélénium et la vitamine E peuvent être faibles selon la source du fourrage. Les chevaux en travail plus intense, en croissance ou en lactation peuvent également avoir besoin de calories ou de protéines supplémentaires provenant d’autres aliments.
Le bermudagrass pour les chevaux est disponible sous forme de pâturage, de foin, de fourrage haché et de granulés. Le foin et le pâturage sont les options les plus courantes, tandis que les formes hachées et granulées peuvent aider les chevaux ayant des problèmes dentaires ou une diminution de l’appétit. Les granulés peuvent également être trempés pour former une purée plus molle, ce qui peut faciliter la consommation de fourrage pour les chevaux ayant des difficultés de mastication ou des problèmes respiratoires.
L’apport en bermudagrass pour les chevaux dépend généralement du poids corporel, de la charge de travail et de la condition corporelle plutôt que d’un taux d’alimentation fixe. De nombreux chevaux à l’entretien consomment environ 2 % de leur poids corporel par jour sur une base de matière sèche, tandis qu’un travail plus intense, la croissance ou la lactation peuvent augmenter les besoins. Les chevaux faciles à maintenir peuvent nécessiter un accès plus contrôlé, surtout au pâturage ou avec des fourrages plus énergétiques.
Le bermudagrass convient généralement mieux aux chevaux dont les besoins correspondent à son niveau de fibres, à sa digestibilité et à sa teneur en énergie. Le bermudagrass à maturité intermédiaire convient souvent aux chevaux à l’entretien ou en travail léger, tandis que le fourrage plus jeune peut mieux soutenir les chevaux en croissance, les juments en lactation et les chevaux en travail plus intense. Le bermudagrass mature peut mieux convenir aux chevaux faciles à maintenir lorsque la condition corporelle et l’apport sont surveillés.
Résumé
Le chiendent pied-de-poule est un fourrage vivace de saison chaude qui peut convenir à de nombreux chevaux, à condition d’être bien choisi, correctement géré et ajusté pour combler toute carence nutritionnelle potentielle.
- Le chiendent pied-de-poule est largement utilisé dans le sud des États-Unis, offrant des rendements élevés et des saisons de pâturage prolongées comparativement à de nombreuses graminées de saison froide
- La qualité du fourrage varie selon le cultivar, la maturité, la fertilisation, les conditions météorologiques ainsi que les pratiques de récolte et d’entreposage, qui influencent tous les niveaux d’énergie, de protéines et de fibres
- Le chiendent pied-de-poule peut être offert en pâturage, en foin, en fourrage haché ou en granulés, ce qui permet d'adapter les options aux différents systèmes de gestion et d'utiliser cette plante pour les chevaux souffrant de problèmes dentaires ou respiratoires
- Comparativement aux graminées de saison froide et aux légumineuses, le chiendent pied-de-poule présente généralement une digestibilité et une palatabilité plus faibles
- Afin de combler les carences nutritionnelles potentielles, il est bénéfique de combiner la plupart des régimes alimentaires à base de chiendent pied-de-poule avec un supplément de vitamines et minéraux et, parfois, avec une source de fibres à forte densité énergétique
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