La fibrillation auriculaire chez les chevaux est un trouble du rythme cardiaque caractérisé par des battements rapides et irréguliers des oreillettes, les cavités supérieures du cœur.

Cette affection peut toucher des chevaux de toute race, de tout âge ou toute discipline, mais elle est plus fréquente chez les chevaux de performance et certaines races, notamment les Standardbreds, les chevaux de trait et les Warmbloods.

Les signes de fibrillation auriculaire chez les chevaux sportifs incluent de mauvaises performances, une intolérance à l’exercice ainsi que des difficultés respiratoires.

Le traitement implique l’utilisation de médicaments pour rétablir un rythme cardiaque normal chez les chevaux affectés. Les chevaux présentant une fibrillation auriculaire ont généralement un excellent pronostic et peuvent habituellement reprendre le travail dans la semaine suivant le traitement.

La fibrillation auriculaire chez les chevaux

La fibrillation auriculaire (FA) désigne une contraction rapide et non coordonnée des oreillettes, les parties du cœur du cheval qui collectent le sang provenant des poumons et du corps pour sa distribution ultérieure.

La FA est l’une des arythmies cardiaques (battement cardiaque irrégulier) les plus importantes provoquant de mauvaises performances chez les chevaux athlétiques. [1]

Fonction cardiaque normale

Les oreillettes sont de grandes cavités situées dans le cœur qui collectent le sang revenant des poumons ou du corps. Ces structures contiennent un nœud électrique qui produit un courant électrique.

Le nœud auriculaire est sous le contrôle du système nerveux autonome, la partie du système nerveux qui régule les tâches involontaires comme la respiration et la digestion.

Dans des conditions normales, le système nerveux autonome stimule le nœud auriculaire pour produire des courants électriques à intervalles réguliers. Le courant électrique provenant du nœud auriculaire se propage à travers le muscle cardiaque auriculaire et atteint un autre nœud électrique (nœud auriculo-ventriculaire) situé à la base des ventricules, les cavités du cœur qui pompent le sang.

Ce signal électrique déclenche la contraction des ventricules, produisant un battement cardiaque complet. La fibrillation auriculaire se développe lorsqu’une perturbation des nœuds auriculaires les amène à produire plus de courants électriques que la normale.

Causes

La fibrillation auriculaire est généralement caractérisée par un rythme cardiaque irrégulier. Les causes possibles incluent : [2]

  • Des déséquilibres électrolytiques
  • Des modifications structurelles du cœur
  • Certains médicaments
  • Un déséquilibre du système nerveux autonome en réponse à l’exercice ou à l’anesthésie

Lorsque le courant électrique anormal atteint le nœud auriculo-ventriculaire, celui-ci ne peut souvent pas répondre de manière appropriée, car il est encore en train de récupérer du battement cardiaque précédent. [2] Cela entraîne une réflexion du courant électrique à travers les oreillettes vers le nœud auriculaire, stimulant la production d’un autre courant électrique irrégulier. [2]

En fin de compte, cela signifie qu’un seul courant anormal provenant du nœud auriculaire peut entraîner la production de plusieurs courants irréguliers et le développement de la FA.

Facteurs de risque

Il existe plusieurs facteurs de risque pour le développemment de la FA chez les chevaux : [1], [3]

  • Les sports de haute performance comme la course, le polo ou le concours complet
  • Les races telles que les Standardbreds, les chevaux de trait et les Warmbloods
  • La présence de souffles cardiaques, en particulier une régurgitation mitrale

Certaines études suggèrent que la FA pourrait être héréditaire chez les Standardbreds. [4] Des études similaires sur les Thoroughbreds montrent une faible héridité dans cette race. [5]

Des médicaments comme le furosémide (Lasix), les suppléments contenant du bicarbonate de sodium et les hormones thyroïdiennes sont également connus pour être des facteurs de risque de FA. [6]

Types de fibrillation auriculaire

La fibrillation auriculaire chez les chevaux peut être classée en différents types selon la durée et la persistance de l’affection.

Fibrillation auriculaire paroxystique

Le terme paroxystique fait référence à une crise soudaine d’une maladie, qui se résorbe généralement rapidement. Chez les chevaux, la FA paroxystique provoque souvent un seul épisode de mauvaises performances. [3]

Les chevaux peuvent présenter des symptômes tels que : [7]

  • Une décélération soudaine pendant une course ou une activité de performance
  • Un cheval qui s’exprime vocalement
  • Des saignements de nez ou une expectoration de sang
  • Des difficultés respiratoires
  • Une faiblesse

Les symptômes disparaissent généralement rapidement après l’arrêt de l’exercice, et l’arythmie disparaît généralement 24 à 48 heures après l’événement. [3]

La cause de la FA paroxystique est généralement inconnue mais pourrait être liée à une déplétion en potassium chez les chevaux traités avec des diurétiques avant une course ou une épreuve de performance. [3] En général, aucune anomalie structurelle du cœur n’est associée à la FA paroxystique. [3]

Fibrillation auriculaire persistante et permanente

La FA persistante et la FA permanente durent plus de 24 à 48 heures après le premier événement d’arythmie. [3]

  • La FA persistante est traitable et disparaît une fois que le cheval reçoit un traitement approprié. [3] Les chevaux peuvent avoir plusieurs épisodes de FA persistante, chacun nécessitant un traitement. [3]
  • La FA permanente persiste malgré le traitement, entraînant une arythmie chronique qui peut durer toute la vie du cheval. [3]

En présence de ces types de FA, on parle souvent d’épisodes soutenus. [3] Des épisodes soutenus indiquent généralement une modification fonctionnelle ou structurelle sous-jacente du cœur, empêchant un retour à un rythme cardiaque normal. [3]

Les épisodes soutenus sont également autoentretenus, car l’arythmie elle-même peut provoquer des changements électriques, structurels et fonctionnels dans le cœur qui contribuent davantage à l’arythmie. [3]

Les chevaux atteints d’épisodes soutenus sont généralement incapables de fournir des efforts intenses, ce qui entraîne des symptômes tels que : [8]

  • De mauvaises performances
  • Une intolérance à l’exercice
  • Une respiration rapide ou des difficultés à respirer

Il est possible que certains chevaux qui ne participent qu’à des compétitions de niveaux inférieurs ne présentent aucun symptôme, car ils ne sont pas soumis à des exercices de haute intensité. [7]

Diagnostic

Un diagnostic initial de FA est généralement posé lors de l’examen physique du cheval. Le vétérinaire détecte un battement de cœur irrégulier en écoutant le cœur avec un stéthoscope, suggérant la présence d’une FA. [3]

Un examen diagnostique plus approfondi consiste à placer un électrocardiogramme sur le cheval pour mesurer l’activité électrique du cœur. Grâce à ce test, le vétérinaire peut confirmer la présence d’une FA. [3]

Des tests diagnostiques supplémentaires visent à identifier les causes possibles ou la gravité des lésions cardiaques. Ces diagnostics peuvent inclure : [3][6]

  • Des analyses sanguines pour mesurer les électrolytes
  • Une échographie cardiaque pour identifier les changements structurels
  • Un électrocardiogramme à l’effort

Traitement

Après avoir identifié la FA, le traitement peut commencer. Il implique une cardioversion pour rétablir un rythme cardiaque normal.

Les principales stratégies incluent la cardioversion pharmacologique et la cardioversion électrique.

Cardioversion pharmacologique

Le principal médicament utilisé est le sulfate de quinidine. D’autres médicaments comme la flécaïnide ou l’amiodarone peuvent également être inclus dans le protocole. [3][9]

Le vétérinaire administre la quinidine par sonde nasogastrique ou par injection intraveineuse. [3] Il existe plusieurs dosage disponibles pour la quinidine, mais la plupart des vétérinaires administrent le médicament toutes les 2 heures pour 2 à 4 doses, puis toutes les 6 heures jusqu’à ce que l’arythmie du cheval disparaisse. [3]

Pendant le traitement, le vétérinaire surveille le rythme cardiaque du cheval en continu pour détecter tout signe d’intoxication à la quinidine ou de résolution de la FA. [3]

Intoxication à la quinidine

Le vétérinaire poursuit généralement l’administration de quinidine jusqu’à ce que la fibrillation auriculaire soit résolue ou que le cheval montre des signes d’intoxication à la quinidine nécessitant l’arrêt du traitement. [3]

Les signes d’intoxication à la quinidine incluent : [3], [9]

  • Un manque de coordination dans la démarche
  • Une colique
  • Une respiration bruyante ou de la difficulté à respirer
  • Une léthargie
  • De la diarrhée

L’intoxication à la quinidine peut être traitée rapidement via l’administration de bicarbonate de sodium intraveineux, qui se lie à la quinidine pour en neutraliser les effets. [1][3] Les chevaux recevant de la quinidine par voie orale peuvent également bénéficier d’huile minérale ou de charbon actif pour réduire l’absorption du médicament. [9]

Jusqu’à la résolution de l’intoxication, le traitement de la FA doit être interrompu. Le vétérinaire peut tenter la cardioversion médicamenteuse à nouveau ultérieurement ou opter pour la cardioversion électrique comme traitement principal. [3]

Taux de réussite

Les études démontrent que les chevaux présentant des lésions cardiaques légères à modérées ont le taux de succès le plus élevé avec la quinidine seule. Les facteurs suivants sont associés à une probabilité de succès supérieure à 95 % : [3]

  • Une fréquence cardiaque au repos inférieure à 60 bpm avant le traitement
  • L’absence ou la présence de souffles cardiaques de faible intensité
  • Des épisodes de fibrillation auriculaire datant de moins de 4 mois avant le traitement

Cardioversion électrique

La cardioversion électrique consiste à administrer des chocs électriques au système cardiovasculaire pour corriger l’erreur électrique à l’origine de la FA. [3] Elle nécessite un équipement spécialisé, de sorte que cette option de traitement n’est généralement proposée que dans les hôpitaux de référence spécialisés. [3]

Pour administrer cette procédure, le vétérinaire insère de longs cathéters contenant des électrodes dans les gros vaisseaux jusqu’à ce que les électrodes reposent dans l’artère pulmonaire et l’oreillette droite. [3] La mise en place des cathéters nécessite une combinaison d’échographie et de radiographies pour assurer un positionnement précis. [3]

En raison de l’inconfort intense causé par les chocs électriques, le cheval est placé sous anesthésie générale pour l’intervention. [3] Bien que la cardioversion électrique soit considérée comme sûre, les risques y étant associés sont comparables à ceux de toute autre intervention sous anesthésie générale. [3]

Après une cardioversion électrique réussie, le cheval reste sous anesthésie environ 10 minutes pour vérifier l’absence de récidive de l’arythmie. Le réveil suite à l’anasthésie s’effectue ensuite comme pour toute autre procédure d’anesthésie générale. [1]

Taux de réussite

La cardioversion électrique offre des taux de réussite similaires à ceux de la cardioversion pharmacologique, une étude ayant démontré un taux de succès de plus de 98 % pour rétablir un rythme cardiaque normal chez les chevaux. [3][10]

Les chevaux présentant des modifications structurelles cardiaques ou des épisodes prolongés de FA ont une probabilité de succès plus faible et un taux de récidive plus élevé. [3]

Médicaments antiarythmisants

De nouvelles preuves issues d’études humaines et de modèles animaux expérimentaux suggèrent que l’utilisation à long terme de médicaments antiarythmisants pourrait prévenir les récidives de FA. Cependant, ces médicaments n’ont pas encore été étudiés de manière approfondie chez les chevaux. [6]

Les médicaments utilisés à cette fin chez l’humain incluent : [6]

  • La propafénone
  • Le sotalol
  • La flécaïnide
  • L’amiodarone
  • La phénytoïne

Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour déterminer l’efficacité de ces médicaments chez les chevaux atteints de fibrillation auriculaire. [6]

Insuffisance cardiaque congestive

Pour les chevaux qui souffrent d’une FA accompagnée de signes d’insuffisance cardiaque congestive, le traitement de l’arythmie elle-même ne présente généralement que peu d’avantages, car les dommages au cœur du cheval sont déjà présents. [3]

Dans de tels cas, le traitement vise à ralentir la progression de l’insuffisance cardiaque à l’aide de médicaments tels que : [3]

  • Des diurétiques pour réduire le volume sanguin total
  • La digoxine pour améliorer la force des contractions cardiaques
  • Des inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine (IECA) pour abaisser la pression artérielle

Pronostic

Dans l’ensemble, les chevaux atteints de FA ont un excellent pronostic grâce aux options de traitement très efficaces qui sont disponibles. [3]

Les chevaux susceptibles d’avoir un pronostic moins favorable comprennent ceux présentant : [3]

  • Des changements structurels du cœur
  • Un rythme cardiaque élevé au repos
  • Des épisodes récurrents de FA
  • Des épisodes prolongés de FA
  • Un historique de traitement à la quinidine infructueux

Ces chevaux sont plus susceptibles de développer une FA permanente et nécessitent généralement des ajustements au niveau de leur niveau d’exercice s’ils sont utilisés pour la performance.

Les chevaux ayant le pronostic le plus défavorable présentent des signes d’insuffisance cardiaque congestive, tels que : [8]

  • Une intolérance à l’exercice
  • Un rythme cardiaque rapide
  • Une perte de poids
  • Une enflure de l’abdomen inférieur
  • Des veines jugulaires dilatées
  • De la toux et des difficultés respiratoires

Ces chevaux devraient être immédiatement mis à la retraite de la compétition et gérés de manière à ralentir la progression de leur insuffisance cardiaque.

Récidive

Bien que de nombreux chevaux répondent au traitement initial de cardioversion, il existe un risque de développer des épisodes récurrents de FA. Une étude examinant les données de plusieurs centres de référence a rapporté un taux de récidive de FA de 40 % chez les chevaux. [11]

La plupart des chevaux qui développent une récidive de FA ont un autre épisode dans l’année suivant leur première cardioversion. [1][3]

Les facteurs de risque associés à la récidive de FA incluent : [11][12]

  • Des antécédents de tentatives de traitement infructueuses
  • La présence d’un souffle cardiaque
  • Des modifications du débit cardiaque
  • Des altérations de la fonction auriculaire détectées à l’échographie cardiaque
  • Un taux élevé de fibrillation auriculaire avant le traitement

Retour à l’exercice

La plupart des chevaux qui répondent au traitement peuvent reprendre leur niveau d’exercice antérieur dans la semaine suivant une cardioversion réussie. [3][6] Avant de reprendre l’exercice, les chevaux doivent subir un électrocardiogramme continu pendant 24 heures ainsi qu’une évaluation de la fonction auriculaire par échographie. [6]
Certains chevaux peuvent nécessiter des périodes de repos plus longues, allant jusqu’à 4 à 6 semaines, en particulier s’ils continuent à montrer des changements fonctionnels des oreillettes à l’échocardiogramme. [6] Les chevaux ayant une FA prolongée avant le traitement sont plus susceptibles de nécessiter une période de repos plus longue avant de reprendre l’exercice. [6]

Des études suggèrent qu’un épisode antérieur de FA n’a pas d’impact sur les performances futures, la plupart des chevaux reprenant avec succès leur niveau de performance antérieur. [3] Une étude menée sur des Standardbreds de course n’a montré aucune différence significative de performance avant et après la cardioversion. [13]

Toutefois, ces chevaux devraient être étroitement surveillés pour détecter tout signe de mauvaise performance ou d’intolérance à l’exercice, qui pouvent indiquer une récidive de la FA. [3] Les chevaux qui ont besoin de furosémide avant l’exercice devraient recevoir un supplément en potassium oral pour éviter un déséquilibre électrolytique pouvant déclencher une récidive de FA. [6]

Fibrillation auriculaire permanente

Les chevaux qui continuent à souffrir de FA malgré le traitement peuvent tout de même faire de l’exercice à un niveau inférieur à ce qu’ils ont précédemment connu. [3]

Une évaluation du cheval avec un ECG à l’exercice est recommandée pour assurer la sécurité du cavalier au niveau de performance souhaité. [6]

L’utilisation continue d’un moniteur de fréquence cardiaque pendant l’exercice est recommandée pour ces chevaux, afin que leur niveau d’exercice puisse être ajusté en fonction de leur capacité cardiaque et pour surveiller tout changement. [6] Ces chevaux ne devraient également être montés que par un adulte bien renseigné sur son état en raison du risque d’effondrement soudain. [6]

Les chevaux dont la fréquence cardiaque à l’effort est supérieure à 220 battements par minute devraient être mis à la retraite si la cardioversion échoue. [6]

Questions fréquemment posées

Voici quelques questions fréquemment posées sur la fibrillation auriculaire chez les chevaux :

 

Résumé

  • La fibrillation auriculaire chez les chevaux est une contraction rapide et non coordonnée des oreillettes, entraînant une arythmie
  • Le symptôme le plus courant est de mauvaises performances ou une intolérance à l’exercice chez les chevaux de performance
  • Le traitement implique généralement des médicaments ou une cardioversion électrique pour rétablir un rythme cardiaque normal
  • Les chevaux traités avec succès peuvent retrouver leur niveau de performance précédent dans la semaine suivant la cardioversion
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Références

  1. Van Loon. G., Cardiac Arrhythmias in Horses. Veterinary Clinics of North America: Equine Practice. 2019. doi: 10.1016/j.cveq.2018.12.004. View Summary
  2. Decloedt. A. et al., Atrial Fibrillation in Horses Part 1: Pathophysiology. The Veterinary Journal. 2020. doi: 10.1016/j.tvjl.2020.105521. View Summary
  3. Reed. S. M. et al., Equine internal medicine, 3rd ed. St. Louis, Mo: Saunders Elsevier, 2010.
  4. Kraus. M. et al., Estimates of Heritability of Atrial Fibrillation in the Standardbred Racehorse. Equine Veterinary Journal. 2017. doi: 10.1111/evj.12687. View Summary
  5. Pedler. C. et al., Heritability Estimates of Atrial Fibrillation in Thoroughbred Racehorses in Hong Kong and Australia. Journal of Veterinary Cardiology. 2021. doi: 10.1016/j.jvc.2021.05.008. View Summary
  6. Reef. V. b. et al., Recommendations for Management of Equine Athletes with Cardiovascular Abnormalities. Journal of Veterinary Internal Medicine. 2014. doi: 10.1111/jvim.12340. View Summary
  7. Durando. M. M., Cardiovascular Causes of Poor Performance and Exercise Intolerance and Assessment of Safety in the Equine Athlete. Veterinary Clinics of North America: Equine Practice. 2019. doi: 10.1016/j.cveq.2018.12.002. View Summary
  8. Marr. C. M. and Bowen. I. M., Eds., Cardiology of the horse, 2nd ed. Edinburgh?; New York: Saunders, 2010.
  9. Sleeper. M. M., Equine Cardiovascular Therapeutics. Veterinary Clinics of North America: Equine Practice. 2017. doi: 10.1016/j.cveq.2016.11.005. View Summary
  10. McGurrin. M. k. j. et al., Transvenous Electrical Cardioversion of Equine Atrial Fibrillation: Patient Factors and Clinical Results in 72 Treatment Episodes. Journal of Veterinary Internal Medicine. 2008. doi: 10.1111/j.1939-1676.2008.0081.x.View Summary
  11. Decloedt. A. et al., Risk Factors for Recurrence of Atrial Fibrillation in Horses After Cardioversion to Sinus Rhythm. Journal of Veterinary Internal Medicine. 2015. doi: 10.1111/jvim.12606. View Summary
  12. Buhl. R. et al., Atrial Fibrillatory Rate as Predictor of Recurrence of Atrial Fibrillation in Horses Treated Medically or with Electrical Cardioversion. Equine Veterinary Journal. 2022. doi: 10.1111/evj.13551. View Summary
  13. Burns. J. J. et al., Retrospective Review of Atrial Fibrillation in Standardbred Racehorses at a Tertiary Care Facility in Atlantic Canada. Can Vet J. 2022. View Summary