En avril 2025, nous avons reçu une demande d’évaluation alimentaire pour une jument Clydesdale/Pur-sang de 21 ans nommée Lulu ains que Stella, une jument Clydesdale/Paint de 15 ans.
Lulu pesait environ 1 410 lb (639 kg) et Stella pesait environ 1 570 lb (712 kg). Les deux juments se trouvaient en Caroline du Nord, aux États-Unis. Les problèmes initiaux signalés comprenaient un manque d’énergie, une faible musculature de la chaîne dorsale, des difficultés à conserver un poids sain et la prévention de problèmes de santé métabolique.
L’objectif principal de la propriétaire était de soutenir une gestion saine du poids et la santé métabolique de ses deux chevaux en remplaçant un équilibreur de ration commercial par un supplément contenant moins d’agents de remplissage.
Présentation avant l’intervention alimentaire
Lors de leur évaluation alimentaire, il était indiqué que les deux chevaux étaient en surpoids, bien que les analyses vétérinaires annuelles n’aient révélé aucun problème métabolique jusqu’alors.
Stella et Lulu présentaient les besoins particuliers suivants :
- Faible musculature de la chaîne dorsale
- Faible niveau d’énergie
- Besoin de soutien pour la santé métabolique
- Problèmes de gestion du poids (antécédents d’obésité)
Les photos suivantes de Stella et Lulu ont été prises en avril 2025, avant leur évaluation alimentaire :
Historique des juments
Au moment de l’évaluation alimentaire, aucun des deux chevaux ne pratiquait d’exercice régulier. Stella était à la retraite, alors que Lulu devait reprendre le travail une fois que la météo s’améliorerait.
Faible musculature de la chaîne dorsale
Lorsqu’un cheval présente une faible musculature de la chaîne dorsale malgré un apport adéquat en protéines totales, en vitamines et en minéraux, le problème peut être lié à la qualité des protéines plutôt qu’à leur quantité. Dans de tels cas, une supplémentation adaptée en acides aminés peut être nécessaire pour favoriser le maintien et le développement musculaire.
Les protéines sont composées d’acides aminés, qui doivent être fournis dans des proportions adéquates pour que le cheval puisse construire et maintenir efficacement ses tissus musculaires.
Pour la plupart des chevaux, le fourrage est la principale source de protéines alimentaires et d’acides aminés. Toutefois, les fourrages ne fournissent pas tous des quantités adéquates d’acides aminés essentiels, que les chevaux ne peuvent pas synthétiser eux-mêmes. Ils doivent donc les obtenir via leur alimentation. [1][2]
Les acides aminés limitants les plus importants pour la synthèse des protéines musculaires sont la lysine, la méthionine et la thréonine. Si l’un de ces acides aminés est insuffisant, le cheval ne peut pas utiliser efficacement les protéines alimentaires, même lorsque l’apport total en protéines brutes semble adéquat. [3][4]
Chez le cheval, la lysine est le premier acide aminé limitant et est souvent présent en faible quantité dans les régimes alimentaires à base de fourrage. La méthionine peut également être limitante, en particulier lorsque les niveaux de soufre dans le sol et le fourrage sont faibles. [5]
Dans le cas de Stella et Lulu, l’apport en protéines brutes semblait suffisant, mais le profil en acides aminés de l’alimentation n’était peut-être pas optimal pour soutenir la musculature de la chaîne dorsale. Une supplémentation en acides aminés clés a donc été recommandée afin d’améliorer le maintien de la masse musculaire et de restaurer la santé de la chaîne dorsale.
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Santé métabolique
Le syndrome métabolique équin (SME) est un trouble métabolique qui affecte la façon dont les chevaux métabolisent les sucres alimentaires et les convertissent en énergie. Cette pathologie est particulièrement courante chez les races qui prennent facilement du poids, telles que les Morgans et les poneys. [6]
Le SME se caractérise par une résistance à l’insuline, ce qui signifie que le corps du cheval devient moins sensible à l’insuline, l’hormone qui aide à déplacer le sucre du sang vers les cellules pour y être utilisé ou stocké.
Chez les chevaux atteints de SME, un excès de graisse corporelle peut entraîner une accumulation accrue de graisse dans le foie. Cette graisse peut perturber la signalisation normale de l’insuline, aggravant ainsi la résistance à l’insuline. [7]
Le SME est étroitement associé à : [8]
- L’obésité ou une difficulté à perdre du poids
- Des dépôts adipeux sur la crête d’encolure des ou des autour de la base de la queue
- Un risque accru de laminite
La prise en charge du SME se concentre sur l’amélioration de la sensibilité à l’insuline et la réduction du risque de laminite. [9]
Cela comprend généralement :
- Une alimentation faible en glucides hydrolysables (GH, ou amidons et sucres)
- Une réduction de l’apport calorique total pour favoriser la perte de poids
- De l’exercice physique régulier
- Dans certains cas, l’utilisation de médicaments pour améliorer la régulation de l’insuline
La teneur en GH du fourrage doit être analysée et se situer à moins de 10 % sur une base de matière sèche pour les chevaux atteints de SME. [10]
De plus, il est important de vérifier si les chevaux atteints de SME souffrent également de dysfonctionnement de la pars intermedia de la glande pituitaire (DPIP), également connu sous le nom de maladie de Cushing. Le DPIP peut aggraver la résistance à l’insuline et se manifeste souvent par des symptômes tels que la fonte musculaire, une diminution de la musculature de la chaîne dorsale et un pelage long et bouclé. Bien que le DPIP soit plus fréquent chez les chevaux de plus de 15 ans, il peut également survenir chez des chevaux plus jeunes. [11]
Dans le cas de Stella et Lulu, leur propriétaire a été proactive dans la gestion de leur santé métabolique en offrant une alimentation faible en GH et en évaluant les juments chaque année pour des problèmes métaboliques comme le DPIP et le SME.
Problèmes de poids
En Amérique du Nord, on estime que jusqu’à 51 % des chevaux sont en surpoids, dont jusqu’à 8 % sont considérés comme obèses. [7][12][13]
Les chevaux prennent du poids lorsque leur apport calorique dépasse leur dépense énergétique, surtout en l’absence d’exercice régulier. L’âge, la race et le niveau d’activité influencent tous les besoins énergétiques d’un cheval, et certains chevaux sont naturellement plus enclins à prendre du poids que d’autres. [14]
L’évaluation de la note d’état de chair est couramment utilisée pour déterminer si un cheval a un poids sain, une note de 7 ou plus indiquant un excès de graisse corporelle.
La gestion du poids implique généralement de réduire l’apport calorique, d’augmenter l’activité physique et d’ajuster l’alimentation afin de soutenir la santé métabolique globale.
Compte tenu de leurs antécédents de problèmes de poids et de leur prédisposition génétique pour la prise de poids, il était important de soutenir la santé pondérale et métabolique de Stella et Lulu en gérant soigneusement leur apport calorique.
Alimentation initiale
Au moment de la consultation nutritionnelle initiale en avril, la ration quotidienne de Stella et Lulu se composait de :
- Foin à volonté distribué dans des filets à alimentation lente de 2,5 cm (1 po)
- Pâturage à volonté de fétuque/trèfle avec une muselière de pâturage au printemps et en été
- 1,5 à 2 lb de Triple Crown Balancer Gold
- AniMed Remission
- 10 grammes de MSM
- 3 c. à soupe de sel en vrac
- Cuivre et zinc (quantité ou produit non précisé)
- 2 tasses de Triple Crown Golden Ground Flax (hiver seulement)
- 2 000 UI de vitamine E (hiver seulement)
Dans l’ensemble, la ration initiale semblait fournir suffisamment d’énergie, de protéines, de vitamines et de minéraux essentiels. Toutefois, un apport supplémentaire en acides aminés était probablement nécessaire pour favoriser le développement de la chaîne dorsale.
Un autre objectif consistait à retirer le produit à base de céréales, qui ajoutait des calories supplémentaires à l’alimentation et pouvait compliquer la gestion du poids.
Le programme d’alimentation pouvait également être simplifié en choisissant des produits plus complets, réduisant ainsi le besoin d’ajouter du cuivre, du zinc et de la vitamine E.
Intervention
À la suite de la consultation nutritionnelle, un plan alimentaire mis à jour a été proposé afin de répondre aux besoins spécifiques de Stella et Lulu.
Tableau 1. Résumé de l’intervention alimentaire
| Problème du cheval | Objectif nutritionnel | Intervention | Remarques |
|---|---|---|---|
| Faible musculature de la chaîne dorsale | Combler les carences courantes en acides aminés | Ajouter AminoTrace+® | Fournit un mélange idéal d’acides aminés limitants pour soutenir la synthèse des protéines |
| Soutenir un faible niveau d’énergie | Remplacer les acides gras essentiels et la vitamine E naturelle perdus dans le foin coupé | Ajouter l’huile w-3 | Fournit de la vitamine E naturelle et du DHA, un acide gras oméga-3 anti-inflammatoire |
Les changements recommandés visaient à soutenir la santé métabolique de Stella et Lulu, le développement de la musculature de leur chaîne dorsale, leurs niveaux d’énergie globaux, et une note d’état de chair saine en fournissant des sources de vitamines et minéraux de meilleure qualité, ainsi qu’un apport adapté en acides gras essentiels et en vitamine E.
Plan alimentaire équilibré
L’objectif principal des changements proposés était de simplifier le plan alimentaire, de répondre à la requête de la propriétaire qui désirait réduire les agents de remplissage, de soutenir la santé métabolique des deux juments et d’améliorer le développement de leur masse musculaire.
L’inclusion du supplément de vitamines et minéraux AminoTrace+® de Mad Barn au plan alimentaire a permis de s’assurer que les besoins en vitamines et minéraux de Stella et Lulu étaient comblés. Elle permet également de fournir des niveaux accrus de nutriments clés qui soutiennent les chevaux ayant tendance à prendre du poids facilement et présentant une faible musculature au niveau de la chaîne dorsale.
Comparativement à l’équilibreur de ration précédent, AminoTrace+ fournit des niveaux plus élevés d’acides aminés essentiels, de cuivre, de zinc et de vitamine E, sans ajouter de quantités excessives de sucre et d’amidon à l’alimentation.
Ensemble, ces nutriments contribuent à la santé des sabots, la qualité du pelage, la fonction immunitaire, le maintien et le développement musculaire, la protection antioxydante, les performances physiques et la fonction métabolique générale.
L’huile w-3 a également été ajoutée à l’alimentation des chevaux afin de fournir de la vitamine E naturelle et du DHA, un acide gras oméga-3. Ces nutriments contribuent à la protection antioxydante, à la santé articulaire et à la récupération après l’effort.
Plan alimentaire mis à jour
Après la consultation, la propriétaire de Stella et Lulu a mis en œuvre les ajustements alimentaires recommandés. Leur ration quotidienne mise à jour se composait de :
- Foin à volonté distribué dans des filets à alimentation lente de 1″
- Pâturage à volonté de fétuque/trèfle avec muselière de pâturage (printemps et été)
- Environ 1 poignée de granulés ou cubes de luzerne (trempés)
- 350 à 400 g d’AminoTrace+
- 3 c. à soupe de sel en vrac
- 3 oz d’huile w-3
Grâce à ces ajustements alimentaires, la propriétaire de Stella et Lulu a observé des améliorations de la chaîne dorsale, du poids, des niveaux d’énergie et de la qualité du pelage de ses juments.
La propriétaire a également pu simplifier l’alimentation des deux chevaux et réduire le nombre de suppléments qu’elle leur donnait.
Résultat
Un mois après les ajustements alimentaires, Stella et Lulu présentaient toutes deux des améliorations notables de leur état général, notamment du poids, du développement musculaire de la chaîne dorsale, de la santé du pelage et des niveaux d’énergie.
Les photos suivantes montrent les différences observées un mois après les changements alimentaires :
Discussion
Dans le cas de Stella et Lulu, l’ajout de AminoTrace+ et l’huile w-3 a contribué à l’amélioration de la chaîne dorsale, de l’état de chair, de la qualité du pelage et des niveaux d’énergie en un mois.
Ce résultat souligne l’importance d’offrir une alimentation équilibrée qui non seulement répond à l’ensemble des besoins nutritionnels, mais fournit également un soutien adapté aux besoins spécifiques du cheval.
Même lorsque l’apport en protéines brutes semble adéquat, des carences en acides aminés limitants, tels que la lysine, la méthionine et la thréonine, peuvent réduire la capacité du cheval à maintenir sa masse musculaire et à développer sa chaîne dorsale. Un apport équilibré de acides aminés peut favoriser la synthèse des protéines musculaires et l’état général de l’animal.
« Je suis absolument ravie des résultats. Ces améliorations ont littéralement changé leur vie. La jument baie se détériorait lentement et éprouvait de l’incorfort sur le plan physique depuis près de deux ans. Grâce à AminoTrace+ et l’embauche d’un excellent nouveau maréchal-ferrant, elle est transformée ! »
— Témoignage de la propriétaireLe nouveau plan alimentaire prenait également en compte l’historique de prise de poids facile des juments en soutenant leur santé métabolique sans ajouter de calories inutiles.
Dans ce cas précis, une alimentation simplifiée contenant un apport adapté en vitamines, en minéraux, en acides aminés et en acides gras essentiels semble avoir contribué à améliorer l’état général des chevaux tout en réduisant le besoin d’avoir recours à plusieurs suppléments distincts.
Références
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- Nutrient Requirements of Horses: Sixth Revised Edition. National Academies Press, Washington, D.C. 2007. View Summary
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- Gibbs. P. G. and Potter. G. D. Concepts in Protein Digestion and Amino Acid Requirements of Young Horses. The Professional Animal Scientist. 2002.
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- Christie. J. L. et al.Demographics, management, and welfare of nonracing horses in Prince Edward Island. Can Vet J. 2004. View Summary
- Geor. R. J. and Harris. P. Dietary Management of Obesity and Insulin Resistance: Countering Risk for Laminitis. Veterinary Clinics of North America: Equine Practice. 2009. View Summary



















