Vous vous demandez quels sont les meilleurs exercices d’étirement pour votre cheval? L’étirement consiste à allonger un muscle jusqu’à son extension maximale afin de relâcher les tensions musculaires, d’améliorer la souplesse et de réduire la douleur. [1]

De nombreux vétérinaires recommandent des étirements pour les chevaux, particulièrement avant une séance d’entraînement, afin de réduire le risque de blessure musculaire. [1] Les étirements peuvent aussi faire partie d’un programme de rééducation après une chirurgie ou une autre blessure.

Lorsqu’ils sont effectués sous la supervision d’un professionnel qualifié, les étirements sont considérés comme sécuritaires pour les chevaux en bonne santé et peu d’effets secondaires sont signalés. [2]

Il existe plusieurs techniques d’étirement, chacune ciblant une partie différente du corps. Les étirements courants comprennent les exercices de mobilisation dynamique, les soulèvements du garrot et du dos, ainsi que les étirements des membres.

Étirements pour les chevaux

Pendant l’exercice, les muscles du cheval subissent des cycles de contraction et de relâchement afin de permettre le mouvement. Toutefois, les muscles d’un cheval peuvent être surutilisés si le programme d’exercice n’est pas adapté à son niveau de condition physique.

Les muscles réagissent souvent à une surutilisation par un raidissement ou un durcissement des fibres musculaires, entraînant un raccourcissement du muscle. [1] Des muscles raccourcis et raides présentent un risque accru de blessure et limitent l’amplitude de mouvement normale des articulations associées. [1]

Les étirements contrecarrent le raidissement ou le raccourcissement résultant de la surutilisation d’un muscle. [1] En restaurant la longueur et la souplesse normales du muscle, ils peuvent atténuer l’inconfort, rétablir l’amplitude de mouvement normale et améliorer les performances de votre cheval. [1]

Les étirements sont également recommandés dans le cadre de routines d’échauffement et de retour au calme pour les chevaux à l’entraînement. Lorsqu’utilisés comme échauffement, ils préparent les tissus musculaires à l’effort et peuvent réduire le risque de blessure. [1] Après l’exercice, ils peuvent également réduire ce risque tout en favorisant la récupération en atténuant les raideurs et les contractions excessives après l’entraînement. [1]

Effets sur les tissus

Il existe peu d’études sur les effets des étirements chez les chevaux, de sorte que la plupart des données proviennent de la médecine humaine. [1] Les bienfaits des étirements rapportés dans la littérature médicale humaine comprennent : [1]

  • L’augmentation de l’amplitude de mouvement des articulations
  • La réduction des raideurs
  • L’amélioration de l’élasticité des fibres musculaires
  • L’augmentation de la masse musculaire
  • L’amélioration de la souplesse

Certaines données indiquent que les étirements peuvent réduire la douleur dans les muscles affectés. [1] Les étirements pourraient augmenter le seuil de douleur d’un muscle, diminuant ainsi la perception globale des signaux de douleur provenant de ce muscle. [1]

Cela pourrait permettre aux muscles de s’étirer davantage et de fournir plus de force après une période initiale d’étirement, améliorant ainsi les performances à mesure que l’exercice progresse. [1]

Performances sportives

L’une des principales applications des étirements est la prévention des blessures pendant l’exercice ou la performance. [1] Les études sur l’humain montrent des résultats variables quant à l’efficacité des étirements pour prévenir les blessures musculaires. [3]

Certains chercheurs estiment que les étirements sont particulièrement bénéfiques dans les disciplines nécessitant une grande amplitude articulaire, comme la gymnastique ou la natation. [3] L’effet le plus immédiat des étirements est une meilleure élasticité musculaire et une réduction des raideurs, ce qui permet une plus grande amplitude de mouvement et une utilisation plus efficace de l’énergie dans le muscle. [4]

Dans les disciplines qui requièrent davantage de force musculaire, les étirements et l’augmentation de la souplesse qui en résulte peuvent compromettre la performance musculaire jusqu’à une heure après l’étirement. [3]

Une analyse de la littérature humaine n’a trouvé aucune étude indiquant qu’une seule séance d’étirement améliore la force ou le couple musculaire. [4] La majorité des études ont observé un impact négatif sur la force et le couple après une séance d’étirements. [4]

Cependant, une routine d’étirements régulière sur une longue période améliore les indicateurs de performance musculaire, y compris la force maximale et la vitesse de contraction musculaire. [4]

Bien que les résultats concernant l’effet des étirements sur les performances athlétiques varient, la majorité des études démontrent peu, voire aucun effet secondaire lié aux étirements réguliers. [4] Pour cette raison, les étirements sont considérés comme une pratique sécuritaire qui peut améliorer les performances et prévenir certaines blessures.

Santé musculaire

Une étude menée sur des chevaux a examiné les effets d’un programme d’étirements de 12 semaines comprenant des exercices de mobilisation dynamique de l’encolure. Les résultats ont démontré qu’effectuer ces étirements cinq jours par semaine pendant trois mois augmentait le diamètre des muscles situés près de la colonne vertébrale. [9] De plus, ce programme a amélioré la symétrie du diamètre musculaire chez les chevaux. [9]

Une autre étude comparant les effets d’exercices de mobilisation dynamique et d’un entraînement de gymnastique a montré des résultats similaires. [8]

Une étude portant sur des chevaux mangalarga marchadors au Brésil a révélé que les protocoles d’étirement amélioraient la récupération de la fréquence cardiaque après l’effort, avec un retour plus rapide à une fréquence normale. [10] Les chevaux ayant fait des étirements présentaient également une diminution du taux de lactate, un composé produit par les muscles lorsqu’ils sont sollicités. [10]

Ces résultats suggèrent que les muscles des chevaux ayant suivi une routine d’étirement avant l’exercice bénéficiaient d’un meilleur métabolisme musculaire durant l’effort de performance. [10]

Allures et amplitude des foulées

Une étude a démontré que les routines d’étirement chez les chevaux n’amélioraient pas l’amplitude des foulées. [11] Les chevaux effectuant des étirements six jours par semaine présentaient une réduction de l’amplitude de mouvement des articulations de l’épaule, du grasset et du jarret. [11]

En se basant sur ces données, les chercheurs ont suggéré que les routines d’étirement quotidiennes pourraient être trop intensives pour la majorité des chevaux, et qu’il est préférable d’effectuer ces routines trois jours par semaine. [11]

Récupération postopératoire

Une étude rétrospective portant sur les protocoles de traitement postopératoire de 62 chevaux ayant subi une chirurgie pour des coliques a démontré qu’un programme de quatre semaines comprenant des exercices de renforcement du tronc et des étirements améliorait les temps de récupération postopératoire. [12]

Les chevaux ayant effectué des exercices de renforcement du tronc étaient plus susceptibles de reprendre le travail de performance que leurs congénères non traités. [12]

Préparer les séances d’étirements avec votre cheval

Avant d’entreprendre une routine d’étirements avec un cheval, il est important de s’assurer que les étirements sont sécuritaires tant pour le cheval que pour le manieur.

Commencez par choisir un environnement approprié qui offre suffisamment d’espace pour se déplacer et dont la surface de sol est antidérapante. [5] Des endroits comme un manège, un box ou un enclos conviennent bien aux exercices d’étirement. [5]

Pour certains exercices d’étirement, il peut être nécessaire d’utiliser des friandises ou d’autres formes de renforcement positif afin d’encourager le cheval à atteindre une extension complète. De longues friandises comme les carottes sont idéales puisqu’elles réduisent le risque de morsure aux doigts ou aux mains. [5] Les friandises devraient être facilement accessibles pendant la séance d’étirements. [5]

Le cheval doit être une position neutre avant d’effectuer un étirement, c’est-à-dire se tenir d’aplomb sur ses quatre pieds sur un sol plat. [5] S’ils ressentent de l’inconfort durant certains étirements, les chevaux peuvent soudainement retirer leur membre. Il est donc essentiel de prendre des précautions pour éviter de recevoir un coup de pied ou de se faire piétiner. [5]

Il est recommandé de répéter chaque étirement trois à cinq fois, en laissant quelques secondes entre chaque répétition afin de permettre aux muscles de se relâcher. [5] Pour les étirements latéraux, le même nombre de répétitions doit être effectué de chaque côté du corps du cheval. [5]

N’obligez jamais votre cheval à aller au-delà de ce qui est confortable pour lui, car cela peut entraîner des blessures. Soyez attentif à son langage corporel afin que l’expérience soit positive.

Techniques d’étirement

Différentes techniques d’étirement peuvent être utilisées selon les objectifs visés et le travail habituel du cheval. Consultez votre vétérinaire, votre entraîneur ou un autre professionnel qualifié afin de déterminer la routine d’étirement la mieux adaptée à votre cheval.

Exercices de mobilisation dynamique

Les exercices de mobilisation dynamique (aussi appelés « étirements de la carotte ») consistent à inciter le cheval à étirer son corps pour atteindre une friandise. [5] Ces techniques permettent au cheval d’utiliser son amplitude de mouvement sans contrainte, ce qui diminue le risque d’étirement excessif ou de blessure. [5]

Flexion latérale

Le manieur se place à côté du cheval et utilise une friandise pour l’encourager à fléchir l’encolure sur le coté, vers le passage de sangle. [5] L’étirement devrait être maintenu pendant 10 à 15 secondes avant que le cheval ne revienne à une position neutre. [5]

lateral neck stretch for horses

À mesure que le cheval gagne en souplesse, on peut augmenter le degré de difficulté de l’étirement en guidant le nez vers la hanche, le flanc ou le jarret. [5][6] Les étirements plus avancés sollicitent les muscles de l’encolure, les muscles situés le long de la colonne vertébrale, ainsi que les muscles stabilisateurs abdominaux et pelviens. [2]

Flexion (arrondissement de l’encolure)

La personne se tient près du passage de sangle du cheval, face à la tête. [5] À l’aide d’une friandise, elle encourage le cheval à abaisser sa tête vers les genoux ou la poitrine, et à maintenir cette position pendant 10 à 15 secondes. [5] Pour augmenter le niveau de difficulté, on peut diriger la tête entre les genoux ou les boulets. [5]

Extension de l’encolure

Le manieur se place face au cheval et utilise une friandise pour encourager ce dernier à étirer sa tête vers le haut pendant 10 à 15 secondes. [5] Cet exercice étire les muscles de l’encolure et mobilise les groupes musculaires opposés à ceux sollicités par les étirements latéraux et les flexions. [5]
neck extension carrot stretch

Il est parfois nécessaire d’utiliser une porte de box en nylon ou d’un autre type de barrière pour empêcher le cheval d’avancer durant cet étirement. [6]

Exercices de renforcement du tronc

Ces exercices ciblent spécifiquement les muscles du tronc qui assurent la posture, l’équilibre et le port autonome du cheval. [6] Le manieur déclenche ces étirements en appliquant une pression sur des points spécifiques du corps du cheval, ce qui provoque une flexion musculaire en réaction à la pression. [6]

En général, la pression est exercée avec les doigts pour stimuler une réponse d’étirement. [2] Certains chevaux ont besoin d’un stimulus plus marqué, comme la pointe d’un cure-pied, pour provoquer l’étirement. [6]

Soulèvement du garrot

La personne se place face à l’épaule du cheval et descend la main entre les antérieurs, jusqu’au sternum. [6] Elle applique ensuite une pression vers le haut pendant environ cinq secondes pour inciter le cheval à contracter les muscles de l’abdomen afin d’échapper à la pression. [6]

wither lift stretch for horses

Soulèvement latéral du garrot

La personne passe la main sous le cheval, jusqu’à la région opposée au passage de la sangle, et applique une pression douce en direction de la ligne médiane. [6] Le cheval répond en soulevant son garrot dans la direction opposée, vers le manieur. [6]

Soulèvement lombo-sacré

Ces étirements ciblent la région lombo-sacrale, soit la partie de la colonne située devant le bassin et traversant celui-ci. Pour réaliser un soulèvement lombo-sacré, la personne applique une pression sur la ligne médiane, au-dessus de la base de la queue, ou dans le sillon entre les muscles de l’arrière-main, près de la pointe de la fesse. [6]

Ces exercices stimulent la contraction des muscles abdominaux, ce qui soulève le bas du dos du cheval et fait basculer le bassin vers le bas. [6]

La pression devrait toujours être appliquée avec prudence, le but étant de provoquer une flexion fluide et progressive plutôt qu’une réaction brusque. [6]

Soulèvement lombo-sacré latéral

Le manieur passe le bras par-dessus l’arrière-main et applique une pression à mi-chemin entre la pointe de la hanche et la base de la queue. [6] En augmentant graduellement la pression à cet endroit, le cheval soulève la colonne vertébrale et fléchit l’arrière-main pour s’éloigner de la pression. [6]

Le manieur doit s’assurer d’étirer les deux côtés du cheval de façon égale. [6]

Étirements des membres

Les étirements des membres renforcent les muscles impliqués dans la rétraction (mouvement du membre vers l’arrière) et la protraction (mouvement du membre vers l’avant). [7]

Il s’agit d’étirements actifs, ce qui signifie que le cheval participe activement à l’étirement en sollicitant activement sa musculature. [7]

Rétraction des antérieurs

Pour réaliser cet étirement, le manieur soulève l’une des jambes avant et guide doucement le genou vers l’arrière, de manière à ce que l’avant-bras soit perpendiculaire au sol. [7] Pour certains chevaux, il peut être bénéfique de maintenir le sabot près du sol afin de favoriser une meilleure activation musculaire. [7] Ces étirements favorisent la souplesse et le contrôle musculaire des antérieurs. [7]

forelimb retraction stretch for horses

Rétraction des postérieurs

Le manieur soulève une jambe arrière et la guide vers l’arrière pour favoriser l’extension du grasset et du jarret. [7] Le déplacement en douceur de la jambe d’une position neutre vers une extension maximale peut aider à renforcer la musculature et à améliorer la coordination. [7]

hindlimb retraction stretch for horses

Protraction des antérieurs

Pour réaliser cet étirement, le manieur se place face à la poitrine du cheval et soulève l’une des jambes avant. Il amène doucement le genou vers l’avant, en encourageant le cheval à allonger le coude vers l’avant. [7] Le manieur peut ensuite ajuster sa prise pour abaisser le membre, favorisant ainsi l’extension du genou et du boulet vers l’avant. [7]

forelimb protraction stretch for horses

À mesure que le cheval gagne en souplesse, le manieur peut augmenter le niveau de difficulté en soulevant le sabot d’environ 7,5 cm (3 pouces) à la fois pour encourager un étirement encore plus important. [7]

Protraction des postérieurs

Pour cet étirement, le manieur se place sur le côté du cheval, son corps faisant face à l’arrière du cheval (en regardant vers la queue). Il soulève la jambe arrière la plus proche et l’amène doucement vers l’avant, en direction de la tête du cheval. [7]

hindlimb protraction stretch for horses

Le fait de tenir la pince du sabot et d’appliquer une légère pression vers le haut augmente le niveau de difficulté de l’étirement. [7] Avec le temps, le fait d’augmenter progressivement la hauteur du sabot de 7,5 cm (3 pouces) à la fois peut rendre l’exercice encore plus exigeant pour le cheval. [7]

Utilisations cliniques

Les vétérinaires et les professionnels en rééducation recommandent souvent des exercices d’étirement dans le cadre d’un programme d’entretien général pour les chevaux. [1] Les étirements peuvent contrer les raideurs associées à la surutilisation ou à un exercice prolongé. [1]

Les exercices d’étirement peuvent également être inclus dans la routine d’échauffement ou de retour au calme après l’exercice, afin de réduire le risque de tensions musculaires ou de blessures. [1]

Les vétérinaires peuvent également recommander des étirements pour : [1]

  • Réduire les tensions articulaires
  • Augmenter l’amplitude de mouvement des articulations
  • Corriger les déséquilibres au niveau de la taille ou de la force musculaires
  • Améliorer la posture naturelle du cheval
  • Stimuler la circulation sanguine
  • Améliorer l’équilibre et la stabilité
  • Rééduquer les muscles endommagés

Effets secondaires

Peu d’effets secondaires liés aux étirements ont été rapportés chez les chevaux. [1] Des routines d’étirement appropriées, axées sur une progression lente et graduelle, sont considérées comme sécuritaires pour les chevaux en santé, s’ils sont effectués sous la supervision d’un professionnel qualifié. [2]

Les étirements ne doivent pas être utilisés chez les chevaux présentant : [5]

  • Des problèmes d’équilibre
  • Un manque de coordination des mouvements
  • Une douleur persistante à un endroit précis ou de la difficulté à effectuer un étirement spécifique
  • Une blessure récente à la région ciblée

Tous les chevaux devraient être évalués par un vétérinaire avant que des étirements soient ajoutés à leur routine. [5]

Questions fréquemment posées

Voici quelques questions fréquemment posées sur les étirements chez les chevaux :

Résumé

Les étirements représentent une pratique sécuritaire que vous pouvez intégrer au programme d’entraînement de votre cheval pour améliorer sa souplesse, favoriser sa récupération et réduire son risque de blessure.

  • Les étirements peuvent également améliorer les performances et accélérer la guérison après une blessure chez les chevaux
  • Il existe plusieurs techniques d’étirement différentes pour les chevaux, ciblant principalement l’encolure, le dos et les membres
  • Les étirements sont sans danger pour les chevaux en bonne santé lorsqu’ils sont réalisés sous la supervision d’un professionnel qualifié
  • Les routines d’étirement doivent être lentes et progresser graduellement avec le temps
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Références

  1. Frick. A., Stretching Exercises for Horses: Are They Effective?. Journal of Equine Veterinary Science. 2010. doi: 10.1016/j.jevs.2009.12.001.
  2. Clayton. H. M., Stretches for Healthy Horses. theHorse.com, 2012. Accessed: Feb. 19, 2024. [Online].
  3. Thacker. S. B. et al., The Impact of Stretching on Sports Injury Risk: A Systematic Review of the Literature:. Medicine & Science in Sports & Exercise. 2004. doi: 10.1249/01.MSS.0000117134.83018.F7.
  4. Shrier. I., Does Stretching Improve Performance?: A Systematic and Critical Review of the Literature. Clinical Journal of Sport Medicine. 2004. doi: 10.1097/00042752-200409000-00004.
  5. Equine Carrot Stretches. University of Tennessee College of Veterinary Medicine, Jul. 30, 2021. Accessed: Feb. 19, 2024. [Online].
  6. Clayton. H. M., Core Training and Rehabilitation in Horses. Veterinary Clinics of North America: Equine Practice. 2016. doi: 10.1016/j.cveq.2015.12.009. View Summary
  7. Haussler. K. K., Equine Manual Therapies in Sport Horse Practice. Veterinary Clinics of North America: Equine Practice. 2018. doi: 10.1016/j.cveq.2018.04.005. View Summary
  8. Atalaia. T. et al., Equine Rehabilitation: A Scoping Review of the Literature. Animals. 2021. doi: 10.3390/ani11061508. View Summary
  9. Stubbs. N. C. et al., Dynamic Mobilisation Exercises Increase Cross Sectional Area of Musculus Multifidus. Equine Veterinary Journal. 2011. doi: 10.1111/j.2042-3306.2010.00322.x. View Summary
  10. Farinelli. F. et al., Influence of Stretching Exercises, Warm-Up, or Cool-Down on the Physical Performance of Mangalarga Marchador Horses. Journal of Equine Veterinary Science. 2021. doi: 10.1016/j.jevs.2021.103714.
  11. Rose. N. S. et al., Effects of a Stretching Regime on Stride Length and Range of Motion in Equine Trot. The Veterinary Journal. 2009. doi: 10.1016/j.tvjl.2009.03.010. View Summary
  12. Holcombe. S. J. et al., The Effect of Core Abdominal Muscle Rehabilitation Exercises on Return to Training and Performance in Horses After Colic Surgery. Journal of Equine Veterinary Science. 2019. doi: 10.1016/j.jevs.2019.01.001. View Summary