Envoyer un cheval à l’entraînement peut être une façon utile de développer ses compétences, d’améliorer son comportement et de créer un partenaire plus constant et agréable à monter lorsque le programme est bien adapté aux besoins du cheval.
Avec des objectifs clairs, une communication ouverte et des attentes appropriées, l’entraînement professionnel peut favoriser des progrès significatifs autant dans la performance que dans la manipulation du cheval.
En même temps, des résultats réussis dépendent de plus que du temps passé dans une écurie d’entraînement. La santé, la nutrition, la gestion et la constance du cavalier jouent tous un rôle important dans la façon dont un cheval répond à l’entraînement et conserve ses nouvelles compétences.
Choisir le bon entraîneur, bien se préparer et demeurer impliqué tout au long du processus aident à faire en sorte que l’entraînement reste un effort collaboratif. Lorsque les propriétaires comprennent et renforcent les mêmes signaux et standards utilisés pendant l’entraînement, les chevaux sont plus susceptibles de maintenir leurs progrès après leur retour à la maison.
En abordant l’entraînement comme faisant partie d’une stratégie de gestion plus globale, les propriétaires peuvent soutenir à la fois le développement à long terme du cheval et son bien-être général tout en bâtissant un partenariat plus sécuritaire et fiable.
Envoyer son cheval à l’entraînement
Un cheval « en entraînement » participe habituellement à un programme structuré qui comprend du travail au sol, du travail monté, une exposition à de nouvelles situations et un entraînement spécifique à une discipline avec un professionnel.
Selon l’écurie, le programme peut aussi inclure des leçons pour le propriétaire, des mises à jour vidéo ou des exercices à faire par le cavalier afin de s’assurer que les progrès du cheval se maintiennent après son retour à la maison. Certains propriétaires envoient leurs chevaux pour de courts séjours, tandis que d’autres gardent leurs chevaux en pension entraînement à temps plein. [1]
Les chevaux sont souvent envoyés à l’entraînement lorsqu’ils ont besoin d’une éducation plus systématique que ce que le propriétaire peut offrir. Les recherches montrent que les chevaux apprennent mieux grâce à des signaux clairs et constants ainsi qu’à un renforcement donné au bon moment. [2]
Les propriétaires peuvent envisager d’envoyer un cheval en entraînement pour :
- Débuter les jeunes chevaux sous la selle
- Reprendre le travail après une période d’arrêt
- Améliorer les bases sous la selle
- Développer les compétences en concours
- Corriger des comportements dangereux ou des habitudes contre-productives
La clé du succès consiste à définir l’objectif de façon concrète.
L’entraînement peut améliorer la réactivité, la confiance, la condition physique et la constance, mais il ne peut pas corriger la douleur, un mauvais ajustement de selle, les ulcères, la boiterie ou des problèmes chroniques de gestion. Pour obtenir les meilleurs résultats, les propriétaires et les entraîneurs devraient travailler en étroite collaboration avec leur vétérinaire afin de régler d’abord les problèmes de santé et de gestion sous-jacents.
Quelle est votre priorite numero un pour la sante de votre cheval?
Comment décider si vous devriez envoyer votre cheval en entraînement
L’entraînement professionnel vaut souvent la peine lorsque :
- Un cheval présente des lacunes évidentes dans son éducation
- Le propriétaire manque d’expérience pour l’étape actuelle du cheval
- Le cheval bénéficierait d’une routine plus constante
Un environnement d’entraînement structuré offre des avantages qu’il est difficile de reproduire avec un horaire irrégulier à la maison.
En même temps, l’entraînement n’est pas le seul facteur pouvant influencer le comportement de votre cheval. Des changements de comportement peuvent également être associés à : [3]
- De la douleur ou de l’inconfort
- Des ulcères gastriques
- Des problèmes dentaires
- Un déséquilibre des sabots ou une boiterie
- Une mauvaise récupération après le travail
- Des changements hormonaux
- Un excès d’énergie alimentaire
- Des facteurs de stress liés à la gestion, à l’hébergement ou à l’environnement
Les recherches sur le bien-être montrent également que les pratiques d’hébergement, d’alimentation, les contacts sociaux et un accès limité aux sorties au paddock peuvent influencer les comportements liés au stress chez les chevaux gardés à l’écurie. Avant de commencer ou d’intensifier l’entraînement, envisagez une évaluation vétérinaire afin de confirmer que votre cheval est en santé, confortable et sain. [4]
Avant d’envoyer un cheval à l’entraînement, les propriétaires devraient se poser les questions suivantes :
- Qu’est-ce que je veux exactement que ce cheval apprenne?
- S’agit-il d’un problème d’entraînement, de gestion ou de santé?
- Quel budget et quel échéancier suis-je réalistement prêt à assumer?
- Lorsque mon cheval reviendra à la maison, serai-je capable de maintenir les mêmes standards et routines?
Ces questions déterminent souvent si envoyer un cheval à l’entraînement représente un investissement judicieux.
Comment choisir la bonne écurie d’entraînement pour votre cheval
Choisir un entraîneur commence par jumeler l’entraîneur au cheval et à l’objectif recherché. Un entraîneur spécialisé dans le débourrage des jeunes chevaux n’est pas nécessairement le meilleur choix pour un cheval de dressage sensible de niveau avancé, et un entraîneur de compétition reconnu n’est pas forcément la bonne personne pour un jeune cheval vert craintif.
Ce qu’il faut rechercher dans un programme d’entraînement
Cherchez quelqu’un dont le programme correspond aux besoins actuels de votre cheval et évitez de choisir un entraîneur en vous basant uniquement sur les publications sur les réseaux sociaux.
Lorsque vous contactez des entraîneurs potentiels, renseignez-vous sur :
- La fréquence à laquelle les chevaux sont travaillés
- Le travail qui est inclus
- La façon dont les chevaux sont échauffés et récupérés après l’exercice
- Les aides à l’entraînement utilisées
- Si des leçons pour les propriétaires sont incluses
- La façon dont l’alimentation et les sorties au paddock sont gérées
- Si l’écurie utilise un contrat
Ces premières questions aident à déterminer si l’écurie est organisée, transparente et conforme à vos attentes.
Ce qu’il faut rechercher dans l’installation
L’environnement de l’écurie est tout aussi important que les compétences de l’entraîneur. Les chevaux hébergés dans des environnements plus restrictifs ou moins adaptés peuvent présenter davantage d’indicateurs comportementaux de frustration ou d’un état d’esprit ou d’une attitude négative.
Lors de la visite de l’installation, les propriétaires devraient porter attention à : [5]
- L’accès au fourrage
- Le temps de sortie au paddock
- La ventilation
- Le sol
- Le personnel
De plus, il est également utile de noter à quel point l’écurie surveille de près les changements de poids, l’appétit, le fumier, la condition locomotrice et l’attitude.
La communication est également essentielle à la réussite. Évaluez vos premières interactions en fonction de la clarté des attentes, de la transparence des coûts, des mises à jour régulières et d’une approche collaborative. Le propriétaire devrait toujours savoir ce qui est fait, pourquoi cela est fait, combien cela coûte et comment les progrès seront évalués.
Comment préparer votre cheval à partir en entraînement
La préparation devrait commencer avant même que la remorque quitte l’entrée. Votre entraîneur doit avoir un portrait clair de l’état actuel du cheval, notamment :
- État de santé locomoteur
- Alimentation
- Historique médical
- Médicaments
- Horaire du maréchal-ferrant
- Routine de sortie au paddock
- Compétences de manipulation déjà acquises
Si le cheval présente des problèmes connus avec le chargement dans la remorque, l’attache, les injections, la tonte, ou le fait d’être monté, dites-le dès le départ. Les surprises peuvent mettre les chevaux et les humains en danger.
Le transport et les changements d’environnement sont des facteurs de stress pour les chevaux. Une revue sur le transport équin a révélé que le stress peut survenir pendant le chargement, le trajet, le déchargement et l’adaptation à un nouvel environnement. Ce stress est associé à des blessures, des troubles de santé et d’autres préoccupations liées au bien-être. [6]
Pour réduire les risques, limitez autant que possible les autres changements brusques dans la routine pendant que vous préparez votre cheval à partir à l’entraînement. Gardez les programmes alimentaires constants en fournissant des instructions écrites sur l’alimentation, et confirmez exactement quel type de foin, de grains, de suppléments et quel horaire de sortie au paddock le cheval aura à son arrivée.
L’hydratation est aussi importante, surtout si le cheval passe d’un travail léger à une routine plus exigeante. Les chevaux adultes effectuant un travail minimal boivent généralement entre 21 et 29 L (5 à 8 gal) d’eau par jour, tandis que l’exercice et la chaleur peuvent augmenter considérablement les besoins. [7]
Un apport insuffisant en eau peut réduire la consommation alimentaire et augmenter le risque de problèmes de santé. Il est donc important de fournir un accès à de l’eau fraîche, à des électrolytes au besoin, et de surveiller l’appétit ainsi que le fumier pendant la transition.
Il est également utile que le cheval arrive avec des compétences de base en manipulation afin de faciliter la transition. Idéalement, il devrait savoir marcher en main, être attaché, embarquer dans une remorque, rester immobile pour le maréchal-ferrant et accepter le pansage.
Tableau 1. Préparer son cheval pour l’entraînement en un coup d’œil
| Catégorie | Ce qu’il faut fournir | Pourquoi c’est important |
|---|---|---|
| Santé |
|
Permet à l’entraîneur de comprendre les limitations et d’éviter de travailler malgré la douleur ou des problèmes sous-jacents |
| Nutrition |
|
Maintient la constance et réduit le risque de troubles digestifs, de stress ou de baisse de performance |
| Gestion |
|
Aide l’entraîneur à maintenir la routine et à repérer les changements de comportement ou de performance |
| Manipulation et comportement |
|
Prépare l’entraîneur aux risques potentiels et favorise une manipulation sécuritaire et efficace dès le premier jour |
| Logistique |
|
Réduit le stress pendant la transition et favorise la santé et l’adaptation au nouvel environnement |
À quoi s’attendre au début du programme de votre cheval
De nombreux chevaux ont besoin de temps pour s’adapter avant que l’entraînement devienne productif. Ils s’adaptent non seulement à un nouveau cavalier ou manipulateur, mais aussi à un nouveau troupeau, à de nouvelles règles d’écurie, ainsi qu’à des changements dans le fourrage, le temps au pâturage et l’intensité du travail.
Certains chevaux arrivent calmes puis deviennent plus réactifs après quelques jours. D’autres sont dépassés au début et s’améliorent une fois que la routine devient familière. Ces deux scénarios sont normaux et ne justifient pas d’inquiétude supplémentaire, sauf s’il y a également des signes de maladie ou de douleur.
Les propriétaires sont souvent surpris lorsqu’un cheval semble aller « plus mal » avant d’aller mieux. Dans un environnement structuré, la confusion, l’insensibilité aux aides, la tension, l’asymétrie et les mauvaises habitudes sont plus faciles à repérer.
Les recherches suggèrent que les chevaux deviennent confus ou frustrés lorsque les signaux d’entraînement sont incohérents. Par exemple, une étude de 2020 a montré des changements dans la réactivité aux signaux selon le nombre de cavaliers ou de manipulateurs. [8]
Les échéanciers doivent également être réalistes. Trente jours peuvent suffire pour évaluer le cheval, établir des routines et progresser sur quelques compétences prioritaires, mais cela est rarement suffisant pour transformer complètement un cheval.
Les progrès ne sont pas linéaires, surtout lorsque le cheval est en mauvaise condition physique, anxieux, physiquement immature ou qu’il lui manque des bases dans son éducation. Un bon entraîneur devrait être capable d’expliquer ce qu’il observe, ce qu’il priorise et si le rythme actuel des progrès du cheval est normal.
Comment évaluer les progrès de votre cheval
L’objectif d’un entraînement efficace n’est pas simplement l’obéissance. Au contraire, les entraîneurs compétents cherchent à développer des réponses claires et répétables tout en préservant le bien-être physique et mental du cheval.
La science de l’équitation souligne l’importance du timing, de la constance et de signaux que le cheval peut réellement distinguer. Lorsque les signaux sont flous, retardés ou contradictoires, l’apprentissage ralentit et les comportements de conflit deviennent plus probables. [9]
Les bons programmes s’adaptent également au cheval individuel. L’âge, le tempérament, les manipulations antérieures, la condition physique, les douleurs et la discipline influencent tous la rapidité avec laquelle un cheval peut gérer de nouveaux apprentissages.
Un entraîneur expérimenté ajustera le rythme de progression au lieu de forcer chaque cheval à suivre le même modèle. Il reconnaîtra également lorsqu’un cheval a besoin de plus de repos, de plus de sorties au paddock, d’un examen vétérinaire ou d’un changement d’alimentation plutôt que de davantage de pression.
Les propriétaires devraient faire preuve de prudence envers les programmes qui promettent des résultats rapides tout en minimisant la perte de poids, la déshydratation, l’augmentation de l’anxiété, les blessures récurrentes ou le confinement prolongé.
Communication, coût et mesure des progrès
Les meilleures relations d’entraînement sont collaboratives. Les propriétaires devraient demander à quelle fréquence ils recevront des mises à jour, s’ils peuvent assister aux séances, si des leçons sont incluses et comment les difficultés seront communiquées.
Les progrès devraient être mesurés à l’aide d’éléments observables, par exemple :
- Le cheval est-il plus facile à attraper, mener, embarquer et seller?
- Reste-t-il calme au montoir?
- Répond-il à la jambe? S’arrête-t-il rapidement?
- Reste-t-il plus souple dans le contact?
- Récupère-t-il plus calmement après de nouvelles expériences?
Bien que ces éléments soient des indicateurs utiles, la considération la plus importante est de savoir si le propriétaire peut reproduire avec succès les mêmes réponses. L’éducation du propriétaire est essentielle pour assurer le succès à long terme du partenariat.
Les propriétaires devraient également prévoir un budget qui dépasse les frais mensuels d’entraînement. Les soins du maréchal-ferrant, les soins vétérinaires de routine, les suppléments, le transport, les leçons pour le propriétaire et les changements possibles d’alimentation augmentent tous le coût total.
Des attentes écrites claires concernant les frais, la durée minimale du séjour et ce qui se passe si le cheval se blesse ou nécessite des soins médicaux protègent toutes les personnes impliquées.
Retour à la maison après un entraînement à l’extérieur
Bien qu’un séjour d’entraînement soit souvent très bénéfique pour de nombreux chevaux, les acquis de l’entraînement ne sont maintenus que si le propriétaire comprend les aides, les routines et les standards utilisés dans le programme.
Cette continuité est l’une des raisons pour lesquelles les leçons avec le propriétaire sont souvent tout aussi importantes que le temps passé par le cheval dans un programme adapté. Les chevaux apprennent dans un contexte donné, et un manque de cohérence entre les personnes qui les manipulent peut réduire la clarté et modifier la façon dont le cheval réagit. [8]
Essayez de garder le retour à la maison prévisible. Maintenez le programme alimentaire aussi constant que possible, poursuivez un horaire de travail approprié et évitez de mettre immédiatement le cheval dans des situations difficiles. Gardez les choses simples et mettez le cheval en situation de réussite.
Si l’entraîneur a appris au cheval à rester immobile calmement, à répondre à des aides légères ou à embarquer plus calmement, utilisez les mêmes aides et renforcez les mêmes limites afin d’éviter toute confusion.
Le soutien de suivi est souvent ce qui distingue des progrès durables d’une régression frustrante. Si votre cheval commence à régresser, devient tendu ou semble différent sous la selle, reprenez des leçons avec l’entraîneur et écartez la douleur ou les changements de gestion avant de supposer que le cheval est difficile.
En travaillant de façon collaborative avec votre équipe d’entraînement et les professionnels vétérinaires, vous et votre cheval pouvez avoir une carrière heureuse et réussie pendant de nombreuses années.
Questions fréquemment posées
Voici quelques questions fréquemment posées sur le fait d’envoyer votre cheval en entraînement :
Envoyer un cheval en entraînement signifie placer votre cheval auprès d’un entraîneur professionnel dans le cadre d’un programme structuré de manipulation, de monte et de gestion quotidienne. Ces programmes comprennent généralement du travail au sol, du travail monté et une exposition à de nouvelles situations selon les besoins et les objectifs du cheval. L’objectif est d’améliorer les compétences, le comportement et la constance dans un environnement contrôlé. Les programmes d’entraînement peuvent également inclure des leçons pour le propriétaire ou des mises à jour afin d’aider à maintenir les progrès après le retour du cheval à la maison.
Les propriétaires envoient souvent un cheval à un entraîneur lorsque le cheval a besoin d’une éducation plus constante ou plus avancée qu’ils ne peuvent lui offrir seuls. Cela est fréquent chez les jeunes chevaux ou les chevaux verts, les chevaux qui reprennent le travail après une pause, ou ceux qui développent des habitudes dangereuses ou improductives. Cela peut également être approprié lorsque le propriétaire manque d’expérience pour le stade actuel de l’entraînement du cheval. Dans bien des cas, envoyer un cheval en entraînement est plus efficace lorsqu’il existe un objectif clair et précis.
Envoyer votre cheval en entraînement peut en valoir la peine lorsque vos objectifs sont réalistes et que le programme correspond bien aux besoins du cheval. Un entraînement professionnel peut améliorer la maniabilité, la constance et la confiance lorsqu’il est bien fait. Cependant, le succès à long terme dépend de la capacité du propriétaire à maintenir les mêmes standards et routines après le retour du cheval à la maison. Sans suivi, les progrès réalisés pendant l’entraînement peuvent rapidement disparaître.
La durée pendant laquelle un cheval devrait rester en entraînement dépend de son âge, de son expérience, de son tempérament, de sa condition physique et de la complexité des objectifs. Certains chevaux restent 30 jours pour établir les bases, tandis que d’autres demeurent en entraînement pendant plusieurs mois ou plus longtemps. Les courts séjours sont généralement plus utiles pour l’évaluation et les premiers progrès que pour une transformation complète. Les changements importants nécessitent habituellement un travail constant au fil du temps.
En 30 jours d’entraînement, la plupart des chevaux peuvent faire des progrès mesurables dans des compétences de base comme la réactivité, l’équilibre et la routine. Cependant, les changements de comportement importants ou les objectifs de performance avancés prennent généralement plus de temps à se développer. Trente jours suffisent souvent à établir une base et à identifier les aspects à améliorer. Les propriétaires devraient voir cela comme le début d’un processus plutôt qu’une solution complète.
Envoyer un cheval en entraînement peut être stressant parce que cela implique le transport, un nouvel environnement, des chevaux inconnus et des changements de routine. Plusieurs chevaux ont besoin de temps pour s’adapter, et certains peuvent sembler agités ou réactifs au début. Cette période d’adaptation est normale et s’améliore souvent lorsque le cheval se familiarise avec la nouvelle routine. Une gestion attentive de l’alimentation, des sorties et de la charge de travail peut aider à réduire le stress pendant la transition. [3]
Vous devriez rechercher un entraîneur ayant une expérience pertinente, une communication claire et un programme qui correspond aux besoins de votre cheval. Parmi les éléments importants figurent la fréquence de travail des chevaux, la routine quotidienne et la manière dont les progrès sont évalués. L’environnement de l’écurie, y compris les sorties, l’accès au fourrage et la gestion générale, joue également un rôle important dans les résultats. Un bon entraîneur devrait être transparent quant aux attentes, aux coûts et aux méthodes.
Avant d’envoyer votre cheval à un entraîneur, renseignez-vous sur les méthodes d’entraînement, l’horaire quotidien, les sorties, le programme alimentaire et la façon dont les communications seront gérées. Il est également important de demander si des leçons pour le propriétaire sont incluses et comment les progrès seront mesurés. Clarifiez les prix, les modalités du contrat et ce qui se passe si le cheval se blesse ou nécessite des soins vétérinaires. Ces questions permettent de s’assurer que les attentes sont claires des deux côtés.
Un entraîneur peut améliorer plusieurs problèmes de comportement chez les chevaux, mais seulement si la cause sous-jacente est correctement identifiée. Les problèmes causés par la douleur, un mauvais ajustement de selle, des ulcères, une boiterie ou une gestion inadaptée ne seront pas réglés uniquement par l’entraînement. Dans ces cas, une évaluation vétérinaire et des changements de gestion sont d’abord nécessaires. L’entraînement est plus efficace lorsque les facteurs physiques et environnementaux sont pris en compte.
Vous savez qu’un programme d’entraînement fonctionne lorsque les améliorations sont constantes, répétables et observables dans la manipulation et la monte quotidiennes. Les signes de progrès comprennent une meilleure réponse aux aides, un meilleur équilibre et des réactions plus calmes face à de nouvelles situations. Le cheval devrait devenir plus facile à manipuler dans les tâches de routine comme l’attraper, le seller et monter dessus. Tout aussi important, le propriétaire devrait être capable de reproduire ces améliorations.
Après le retour de votre cheval à la maison après l’entraînement, la constance est essentielle pour maintenir les progrès. Les chevaux s’appuient sur la routine et des indications claires, donc des changements dans la manipulation ou les attentes peuvent entraîner de la confusion. Les propriétaires devraient continuer à utiliser les mêmes aides, la même structure et les mêmes standards enseignés pendant l’entraînement. Des leçons de suivi et une communication avec l’entraîneur peuvent aider à prévenir une régression.
Un cheval peut régresser après l’entraînement si les nouvelles compétences ne sont pas renforcées de manière constante à la maison. Des différences dans la manipulation, la routine ou les attentes peuvent réduire la clarté et modifier la façon dont le cheval réagit. Les chevaux apprennent selon le contexte, donc l’inconstance entre les cavaliers peut annuler les progrès. Le maintien de routines semblables et la poursuite de l’éducation aident à préserver les acquis de l’entraînement.
Le coût pour envoyer un cheval en entraînement varie selon l’emplacement, l’expérience de l’entraîneur et les services inclus. La pension d’entraînement mensuelle couvre souvent la monte et les soins de base, mais des coûts supplémentaires comme le travail du maréchal-ferrant, les soins vétérinaires, les suppléments et les leçons peuvent s’accumuler. Le transport et les programmes spécialisés peuvent également augmenter le coût total. Les propriétaires devraient prévoir le budget pour l’ensemble des dépenses, et non seulement les frais de base de l’entraînement.
Avant d’envoyer votre cheval à un entraîneur, assurez-vous que sa santé, sa condition physique et sa gestion sont prises en compte. Cela comprend la vérification de problèmes comme une boiterie, des ulcères, des problèmes dentaires ou un mauvais ajustement de selle qui pourraient nuire à l’entraînement. Fournissez des renseignements détaillés sur l’alimentation, la routine et le comportement afin d’éviter les surprises. Une bonne préparation du cheval aide l’entraîneur à commencer le travail de manière productive et sécuritaire.
Résumé
Envoyer un cheval à l’entraînement peut améliorer son comportement, ses performances et sa constance lorsqu’il est associé à une bonne gestion et à des objectifs clairs.
- L’entraînement professionnel offre un apprentissage structuré et constant que plusieurs propriétaires ne peuvent pas reproduire à la maison
- Les problèmes de santé, de nutrition et de gestion doivent être réglés avant l’entraînement afin d’éviter de limiter les progrès
- Choisir le bon entraîneur et la bonne installation est essentiel pour la sécurité, la communication et le succès à long terme
- La préparation, y compris le partage des détails sur la santé et l’alimentation, aide à réduire le stress et favorise une transition harmonieuse
- Les progrès à l’entraînement varient selon le cheval et sont influencés par le tempérament, la condition physique et l’expérience antérieure
- Maintenir des signaux et des routines constants à la maison est essentiel pour préserver les résultats de l’entraînement
Références
- Alger. E. M. and Nadeau. J. Questions to ask a Prospective Trainer. UConn Extension. 2025.
- Starling. M. et al. The Contribution of Equitation Science to Minimising Horse-Related Risks to Humans. Animals. 2016. View Summary
- Sarrafchi. A. and Blokhuis. H. J. Equine Stereotypic Behaviors: Causation, Occurrence, and Prevention. Journal of Veterinary Behavior. 2013.
- Bradshaw-Wiley. E. and Randle. H. The Effect of Stabling Routines on Potential Behavioural Indicators of Affective State in Horses and Their Use in Assessing Quality of Life. Animals. 2023. View Summary
- Holmes. T. Q. and Brown. A. F. Champing at the Bit for Improvements: A Review of Equine Welfare in Equestrian Sports in the United Kingdom. Animals. 2022. View Summary
- Padalino. B. Effects of the Different Transport Phases on Equine Health Status, Behavior, and Welfare: A Review. Journal of Veterinary Behavior. 2015.
- Nutrient Requirements of Horses: Sixth Revised Edition. National Academies Press, Washington, D.C. 2007. View Summary
- McKenzie. J. et al. Equine Responses to Acceleration and Deceleration Cues May Reflect Their Exposure to Multiple Riders. Animals. 2020. View Summary
- McLean. A. N. and Christensen. J. W. The Application of Learning Theory in Horse Training. Applied Animal Behaviour Science. 2017.










