Les soins de routine comme les examens vétérinaires, le travail du maréchal-ferrant, les soins dentaires et le pansage sont des éléments essentiels pour maintenir un cheval en santé, mais ils peuvent rapidement devenir stressants ou même dangereux si un cheval ne reste pas calme en place.
Remuer, tirer pour s’éloigner, gratter du pied ou s’élancer ne rendent pas seulement ces procédures plus difficiles à réaliser, ils augmentent aussi le risque de blessure pour le cheval, le manipulateur et le professionnel qui fournit le service.
La bonne nouvelle est que rester immobile peut être enseigné et renforcé grâce à un entraînement cohérent et à faible pression. En décomposant la compétence en étapes gérables, en récompensant le comportement calme et en introduisant progressivement les types de manipulation que les chevaux vivent lors des visites vétérinaires et du maréchal-ferrant, les propriétaires peuvent préparer leurs chevaux à réussir.
Poursuivez votre lecture pour en apprendre davantage sur des stratégies pratiques fondées sur des données probantes pour aider votre cheval à apprendre à rester patiemment en place lors de services courants. Avec du temps et de la constance, rester immobile peut devenir une habitude calme et fiable plutôt qu’une difficulté persistante.
Entraîner un cheval à rester immobile
Rester immobile est une compétence de vie importante pour tous les chevaux. Non seulement cette compétence aide à vous garder en sécurité pendant que vous manipulez votre cheval, mais elle soutient aussi la sécurité des professionnels équins comme les maréchaux-ferrants, les vétérinaires et les thérapeutes corporels.
De nombreux propriétaires de chevaux connaissent l’entraînement de leur cheval à effectuer des manœuvres sous la selle en utilisant des méthodes de pression et relâchement. Ces méthodes reposent sur l’utilisation d’un stimulus aversif, comme serrer avec la jambe ou tirer sur la rêne, puis retirer le stimulus lorsque le cheval répond.
Les chevaux montrent des réponses de stress plus élevées lorsqu’ils sont entraînés à l’aide de ces méthodes, ce qui est contre-productif si vous avez besoin que votre cheval se détende pendant qu’il reste immobile. [1] Par conséquent, les méthodes de renforcement positif sont privilégiées pour réduire les réponses de stress et encourager la relaxation.
Le renforcement positif fonctionne en donnant au cheval un stimulus appétitif (un stimulus positif) lorsqu’il effectue l’action correcte. Par exemple, lorsque votre cheval lève son pied, vous pouvez lui donner une gâterie pour indiquer qu’il a correctement exécuté la tâche.
Beaucoup de personnes associent l’appétitif à une déclaration verbale ou à un bruit (comme un click ou en disant « good! ») pour aider à marquer l’action correcte par le biais du conditionnement classique. Cela est considéré comme un pont, et cela permet au cheval de savoir exactement quand l’action correcte a été effectuée.
L’utilisation d’un signal de pont signifie que la friandise n’a pas besoin d’être donnée au moment précis où l’action est effectuée; elle peut être légèrement retardée pour donner au manipulateur le temps de donner l’appétitif.
Des exemples d’appétitifs utilisés dans l’entraînement des chevaux avec renforcement positif comprennent : [2]
- Récompenses alimentaires, comme des friandises, des cubes de foin, ou des granulés
- Interaction humaine, y compris caresser, gratter ou frotter
Les appétitifs les plus couramment utilisés dans l’entraînement des chevaux sont les récompenses alimentaires. Assurez-vous que les récompenses alimentaires que vous choisissez pour votre cheval sont adaptées aux besoins alimentaires de votre cheval. Par exemple, les chevaux nécessitant une alimentation faible en sucre peuvent avoir besoin de friandises spéciales pour chevaux ou de granulés de foin comme principale récompense alimentaire.
Il est préférable d’utiliser un appétitif à faible niveau d’excitation — commencez par la récompense de plus faible valeur (foin/granulés de foin) et augmentez la récompense (grains ou friandises avec des ajouts de sucre) selon le niveau d’excitation et la motivation du cheval.
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Entraîner votre cheval à rester immobile pour les soins du maréchal-ferrant et du vétérinaire
Rester immobile et calme pour le maréchal-ferrant, le vétérinaire ou d’autres services exige que le cheval accomplisse trois tâches :
- Rester immobile lorsqu’on le demande, pendant des périodes progressivement plus longues
- Rester détendu et calme dans l’environnement où le service est effectué
- Se désensibiliser à la procédure effectuée
Toutes ces tâches peuvent être entraînées de manière progressive en utilisant le renforcement positif, en développant progressivement un cheval qui reste immobile et calme pour le service souhaité. Cela nécessite des séances d’entraînement bien avant le service, afin de s’assurer que le cheval comprend les concepts pour pouvoir réussir.
Avoir un signal « stand » efficace est une première étape importante. Une fois qu’un cheval peut rester immobile sur commande, vous pouvez augmenter la durée pendant laquelle on lui demande de rester immobile jusqu’à ce qu’il puisse rester aussi longtemps que nécessaire pour les services.
Comment apprendre à votre cheval à rester immobile
Une approche générale pour apprendre à votre cheval à rester immobile peut suivre cette progression :
- Demandez à votre cheval de rester immobile en donnant un signal (p. ex., dire « stand »)
- Lorsque le cheval reste immobile pendant 1 – 2 secondes, donnez une récompense
- Répétez ce processus plusieurs fois jusqu’à ce que le cheval comprenne que le signal signifie rester immobile pendant 1 – 2 secondes
- Augmentez progressivement la durée entre le signal et la récompense
- Progressez jusqu’à rester immobile pendant 30 secondes, puis 1 minute, puis plusieurs minutes, etc.
Si votre cheval ne reste pas immobile pendant la durée souhaitée, revenez à la durée précédente pendant laquelle le cheval réussissait. Répétez cette durée plusieurs fois jusqu’à ce que le cheval soit constant, puis essayez d’augmenter à nouveau la durée.
Lors de l’apprentissage pour rester immobile, il est important que vous ne récompensiez pas accidentellement le cheval s’il s’agite ou se penche vers vous. Il doit rester relativement droit et sans beaucoup de mouvement de la tête et de l’encolure avant de recevoir la récompense.
Vous pouvez utiliser un marqueur, comme un clic, pour signaler les actions correctes du cheval. Cela aide à éviter de récompenser accidentellement un comportement agité ou excité que le cheval peut montrer lorsque vous tendez la main vers votre poche avant de donner une récompense alimentaire, par exemple.
Aider les chevaux à rester calmes dans les environnements de service
Une fois que le cheval peut rester immobile pendant plusieurs minutes sans s’agiter, il est important de s’assurer qu’il est détendu et à l’aise dans son environnement.
Vous pouvez récompenser un comportement calme d’une manière similaire à celle utilisée pour apprendre au cheval à rester immobile. Commencez par récompenser 1 – 2 secondes de comportement calme, puis progressez lentement.
Si le cheval a peur d’entrer dans l’environnement de service, comme un stock vétérinaire, une aire de lavage ou une zone de maréchalerie, vous pouvez utiliser le renforcement positif pour l’encourager à s’approcher de la zone.
Un plan d’entraînement pour apprendre à un cheval à entrer dans un endroit inconnu peut suivre cette progression :
- Amenez le cheval à s’approcher de la zone jusqu’à ce qu’il veuille naturellement s’arrêter ou s’écarter. Récompensez lorsqu’il commence à montrer des signes de détente, comme abaisser la tête, souffler ou rester immobile.
- Ne demandez que 1 à 2 secondes de relaxation avant de continuer.
- Éloignez le cheval de la zone pour lui offrir une courte pause de 5 à 10 secondes, puis réapprochez-vous. Arrêtez-vous à la même distance que celle à laquelle le cheval s’était arrêté précédemment. Récompensez les signes de relaxation et augmentez la durée pendant laquelle vous vous attendez à ce que le cheval reste détendu.
- Répétez jusqu’à ce que le cheval soit à l’aise à cette distance d’approche et reste détendu pendant jusqu’à 30 secondes.
- Rapprochez-vous progressivement de la zone, en répétant les étapes ci-dessus au besoin.
Une fois que votre cheval est capable de rester immobile dans la zone de service, récompensez la relaxation et le fait de rester calme. Augmentez progressivement la durée requise, comme vous l’avez fait lorsque vous lui avez appris à rester immobile au départ.
Application des techniques de désensibilisation aux soins de routine
La désensibilisation fait référence au processus d’habituation d’un cheval à un stimulus. [3] Les chevaux trouvent de nombreux stimuli perturbants, notamment les nouveaux objets, les bruits inhabituels et les mouvements soudains. [3]
La plupart des chevaux réagissent à ces stimuli par une réponse de fuite, où ils augmentent rapidement la distance entre eux et le stimulus. [3]
Plusieurs des services pour lesquels nous demandons aux chevaux de rester immobiles impliquent ces types de stimuli. Par exemple, la piqûre d’une aiguille par un vétérinaire, ou le son et l’odeur du ferrage à chaud sont susceptibles de surstimuler les chevaux avant qu’ils ne soient habitués à ces services. La désensibilisation à ces stimuli peut aider à préparer votre cheval à réussir le jour du rendez-vous.
Quatre principales techniques de désensibilisation sont décrites dans la théorie de l’apprentissage : [3]
- Désensibilisation systématique : Exposer l’animal à de faibles niveaux du stimulus et augmenter progressivement le niveau ou l’intensité du stimulus. L’animal est récompensé pour montrer des comportements détendus en réponse au stimulus.
- Contre-conditionnement : Entraîner un animal à montrer le comportement « opposé » à sa réponse naturelle. Par exemple, récompenser un cheval qui reste immobile lorsqu’un objet effrayant s’approche plutôt que de fuir. Avec le temps, le cheval perçoit l’objet effrayant comme un stimulus positif plutôt que négatif.
- Effet d’ombrage : Présenter plusieurs stimuli en même temps afin de détourner l’attention du stimulus le plus aversif. Par exemple, demander au cheval d’exécuter une autre tâche connue (comme reculer) pendant qu’un stimulus aversif se produit, ou offrir de la nourriture en même temps qu’un stimulus douloureux comme une injection.
- Prévention de la réponse : Cette technique est également connue sous le nom de flooding. L’animal est immobilisé et empêché de fuir le stimulus, ce qui finit par entraîner son acceptation forcée de l’objet. Ce type d’entraînement entraîne une impuissance acquise et n’est pas recommandé lors de l’entraînement des animaux.
Pour la désensibilisation aux services, la plupart des entraîneurs utilisent une combinaison de désensibilisation systématique et de contre-conditionnement. [3] La progression d’entraînement précédente présentait un exemple de combinaison de la désensibilisation systématique et du contre-conditionnement pour encourager un cheval à rester calme dans une zone de service.
L’application de ces principes aux services peut être très efficace si l’on prend le temps de préparer le cheval avec soin. Quelques exemples de plans d’entraînement possibles sont présentés ci-dessous.
Maréchalerie et ferrage
Lors d’un rendez-vous de maréchalerie, les chevaux doivent effectuer plusieurs tâches, notamment :
- Lever chaque pied calmement
- Maintenir chaque pied levé pour le maréchal-ferrant pendant plusieurs minutes
- Rester tranquille face à des stimuli tels que le bruit des outils, la fumée du ferrage à chaud et les coups de marteau enfonçant les clous dans leurs sabots
- Rester dans une zone de maréchalerie avec le bruit de la forge, etc. lors du ferrage
Chacune de ces étapes peut être entraînée à l’aide des principes de renforcement positif.
Pour lever les pieds, le cheval doit d’abord comprendre un signal (comme passer votre main le long de la jambe ou presser la jambe) indiquant qu’il doit lever son pied. Pour commencer, récompensez-le lorsqu’il répond au signal sans que vous teniez son membre.
Lorsqu’il devient à l’aise avec le signal, vous pouvez commencer à tenir le pied pendant 1 à 2 secondes avant de le récompenser. Augmentez progressivement la durée pendant laquelle vous tenez le membre, en revenant à une durée plus courte si le cheval n’y parvient pas.
La sécurité est très importante lors de l’apprentissage d’un cheval à lever ses pieds, en particulier s’il est réactif et menace de donner des coups de pied. Les comportementalistes équins recommandent d’utiliser le renforcement négatif dans ce contexte, en relâchant la pression lorsque le cheval cesse de donner des coups de pied, avant de lui demander de lever le pied.
Cela permet au manipulateur de se tenir à distance du cheval, hors de portée des coups de pied, tout en simulant la sensation d’une main sur la jambe donnant le signal. Une fois que le cheval n’est plus réactif à ce stimulus et lève son pied de façon fiable, vous pouvez passer à lui demander de lever son pied avec votre main.
Désensibiliser votre cheval aux autres aspects d’un rendez-vous de maréchalerie peut être difficile sans avoir un maréchal-ferrant présent. Il peut être utile d’amener votre cheval à un rendez-vous de maréchalerie pour observer, ce qui lui permet d’être exposé aux images, aux sons et aux odeurs avant qu’on lui demande de rester immobile pour la procédure lui-même.
Récompensez les comportements calmes et détendus ainsi que le fait de rester immobile tranquillement. Vous pouvez également simuler l’utilisation d’outils à la maison en utilisant un cure-pied ou un marteau pour taper sur les pieds de votre cheval, de façon semblable à la manière dont un maréchal-ferrant tape sur les pieds lorsqu’il place les clous.
Procédures vétérinaires
Les procédures vétérinaires peuvent être stressantes pour les chevaux, particulièrement lorsqu’elles impliquent une contention ou un inconfort. Entraîner les chevaux à rester immobiles aide à minimiser les comportements réactifs pendant les soins.
Une des procédures vétérinaires les plus aversives auxquelles les chevaux s’opposent est les piqûres d’aiguille. En fait, certains chevaux deviennent tellement réactifs aux piqûres d’aiguille qu’ils montrent des signes de stress et deviennent sur la défensive simplement en voyant le vétérinaire entrer dans l’écurie.
L’insertion d’une aiguille provoque une douleur vive et soudaine qui peut déclencher la réponse de fuite chez les chevaux. S’ils sont incapables de fuir, les chevaux peuvent devenir agressifs et frapper, ruer ou mordre le vétérinaire ou la personne qui les manipule.
La désensibilisation d’un cheval qui craint les aiguilles nécessite un entraînement attentif, étape par étape. Voici un exemple de plan d’entraînement :
- À l’aide d’un trombone, d’un stylo ou d’un cure-pied pour simuler la piqûre d’une aiguille, placez doucement l’extrémité de l’objet sur la peau du cheval sans exercer de pression.
- Récompensez-le lorsqu’il reste immobile et accepte l’objet.
- Passez à l’application d’une pression lente et douce avec l’extrémité de l’objet. Récompensez-le s’il reste immobile.
- Une fois que le cheval tolère une pression appliquée lentement, augmentez la « vitesse » à laquelle vous appliquez la pression. Cela aide à simuler la piqûre soudaine des injections.
Selon la réaction du cheval, vous pourriez devoir commencer avec un objet émoussé comme un cure-pied et progresser lentement vers un stimulus mince et pointu comme un trombone. Certains chevaux bénéficient également d’un signal d’avertissement, comme dire « piqûre ! » avant de simuler l’injection.
Pour préparer votre cheval à réussir, assurez-vous de passer du temps à le désensibiliser bien avant votre rendez-vous vétérinaire. Lorsque le moment sera venu, travaillez avec votre vétérinaire pour utiliser les signaux ou les indications que vous avez appris à votre cheval afin que tout le monde vive une expérience fluide et sécuritaire.
Tonte & Bain
Les sons et les sensations associés à la tonte et au bain peuvent être très stimulants pour les chevaux. Prendre le temps de les désensibiliser à ces stimuli peut aider à garantir que ces tâches de soins de routine soient sécuritaires et efficaces.
Un plan pour désensibiliser un cheval aux tondeuses peut suivre les étapes suivantes :
- Frottez doucement le cheval avec les tondeuses éteintes. Récompensez un comportement détendu.
- Allumez les tondeuses tout en restant à distance du cheval.
- Ajustez la distance à laquelle vous vous tenez du cheval jusqu’à ce qu’il montre des signes de détente. Une fois qu’il se détend pendant 1 à 2 secondes, éteignez les tondeuses et récompensez le cheval.
- Répétez ce processus, en vous rapprochant progressivement et en augmentant le temps pendant lequel les tondeuses restent allumées avant de donner la récompense.
- Une fois que vous êtes capable de vous tenir à côté de votre cheval avec les tondeuses en marche, touchez doucement le cou ou l’épaule de votre cheval avec le corps de la tondeuse (pas les lames).
- Lorsqu’il reste calme, éteignez les tondeuses et récompensez votre cheval. Cela aide à l’habituer aux vibrations des tondeuses contre la peau.
- Augmentez progressivement la durée pendant laquelle les tondeuses en marche sont maintenues contre votre cheval sans utiliser les lames. Vous pouvez également changer d’endroit afin de vous assurer que le cheval est à l’aise avec le bruit et les vibrations sur toutes les parties de son corps.
Une fois que le cheval reste immobile pendant plusieurs séances d’entraînement, vous pouvez commencer la tonte. Portez toujours un casque lorsque vous tondez un cheval et faites appel à un toiletteur professionnel si la procédure est trop difficile ou dangereuse pour que vous la réalisiez seul.
Sécurité du manipulateur & soutien professionnel
La sécurité est d’une importance primordiale chaque fois que vous manipulez un cheval. Certains chevaux, malgré de nombreuses séances d’entraînement, ne deviennent jamais désensibilisés à certains stimuli.
Cela est particulièrement vrai pour les chevaux qui ont vécu des expériences passées traumatisantes avec un stimulus particulier. Ces chevaux peuvent réagir fortement en frappant, en prenant la fuite ou en ruant, ce qui met leurs manipulateurs à risque.
Dans ces cas, il est conseillé de demander l’aide d’un entraîneur professionnel ou d’un comportementaliste équin. Certains chevaux peuvent nécessiter une sédation pour des procédures courantes, comme la tonte.
Avertissez les professionnels et les autres personnes qui manipulent votre cheval de la façon dont il réagit à ces types de stimuli. Comprendre les comportements de votre cheval et les communiquer constitue un élément clé d’une possession responsable des chevaux et permet d’assurer la sécurité des personnes et de votre cheval.
Questions fréquemment posées
Voici quelques questions fréquemment posées sur le comportement des chevaux lors des visites du vétérinaire et du maréchal-ferrant :
L’entraînement d’un cheval à rester tranquille pour le travail du maréchal-ferrant consiste à lui apprendre à demeurer immobile, détendu et réceptif pendant des périodes qui augmentent graduellement. Cela peut être pratiqué en dehors des visites du maréchal-ferrant en demandant au cheval de rester immobile brièvement, en le repositionnant calmement s’il bouge, et en renforçant les moments d’immobilité. Des signaux cohérents et une manipulation prévisible aident le cheval à comprendre ce qui est attendu pendant les soins du maréchal-ferrant.
Réduire l’anxiété d’un cheval avant des procédures vétérinaires commence par la préparation et la constance. Des routines de manipulation familières, des signaux calmes et une exposition graduelle aux interactions vétérinaires courantes—comme la contention, le toucher ou de l’équipement inhabituel—peuvent réduire le stress. Permettre au cheval de prendre le temps de se calmer et éviter une manipulation précipitée ou brusque favorise également un comportement calme pendant les examens.
L’entraînement d’un cheval à rester calme pendant la tonte nécessite une désensibilisation progressive à la fois aux tondeuses et au processus lui-même. Introduire le son et la vibration à distance, progresser lentement vers le contact et garder les séances courtes aide le cheval à rester détendu. Une manipulation constante et des attentes claires renforcent l’immobilité calme comme réponse souhaitée.
Les chevaux réagissent souvent différemment dans des situations inconnues ou sous pression. De nouveaux environnements, de l’équipement inhabituel, une contention prolongée ou des expériences négatives antérieures peuvent augmenter l’anxiété, même chez des chevaux généralement calmes.
L’entraînement peut commencer dès qu’un poulain est habitué à une manipulation de base. Des séances courtes et positives qui mettent l’accent sur la patience et la détente aident les jeunes chevaux à développer des habitudes qui se maintiennent à l’âge adulte.
La punition augmente souvent l’anxiété et la résistance. Repositionner calmement le cheval et récompenser les moments d’immobilité aide à renforcer des limites claires sans augmenter le stress.
La sédation peut être appropriée dans certains cas pour la sécurité et le bien-être, particulièrement lors de procédures douloureuses ou invasives. Elle ne doit pas remplacer l’entraînement et doit toujours être administrée sous la supervision d’un vétérinaire.
La personne qui tient le cheval est responsable de positionner correctement le cheval, de maintenir des signaux cohérents et de gérer les mouvements pendant toute la procédure. Cela comprend demander au cheval de rester immobile lorsque nécessaire, ajuster la position selon les instructions du vétérinaire ou du maréchal-ferrant, et réagir rapidement si le cheval devient agité. Une manipulation claire et prévisible aide le cheval à comprendre les attentes et réduit les mouvements inutiles, ce qui améliore la sécurité pour le cheval et les professionnels impliqués.
Résumé
Apprendre à un cheval à rester immobile et calme pour les soins de routine est une compétence acquise qui améliore la sécurité, réduit le stress et favorise des visites plus fluides chez le vétérinaire et le maréchal-ferrant. Avec un entraînement constant et sans pression, le calme à l’arrêt peut devenir une habitude fiable plutôt qu’une source de conflit.
- Rester immobile et calme est un comportement fondamental qui permet d’effectuer les procédures de soins de routine de façon sécuritaire et efficace
- Le renforcement positif favorise la relaxation en récompensant le comportement calme plutôt qu’en supprimant les mouvements indésirables
- L’entraînement doit commencer bien avant les rendez-vous prévus, en utilisant des séances courtes et structurées qui augmentent progressivement la durée
- Les chevaux doivent apprendre à rester calmes tout en demeurant immobiles et dans des environnements de service inconnus
- La désensibilisation prépare les chevaux à tolérer des stimuli courants tels que la manipulation, le bruit de l’équipement et les sensations physiques associées aux soins
Références
- Hendriksen. P. et al., Trailer-Loading of Horses: Is There a Difference between Positive and Negative Reinforcement Concerning Effectiveness and Stress-Related Signs?. Journal of Veterinary Behavior. 2011.
- Kieson. E. et al., The Effects of a Choice Test between Food Rewards and Human Interaction in a Herd of Domestic Horses of Varying Breeds and Experiences. Applied Animal Behaviour Science. 2020.
- McLean. A. N. and Christensen. J. W., The Application of Learning Theory in Horse Training. Applied Animal Behaviour Science. 2017.










