L’hiver implique des défis particuliers pour les cavaliers soucieux de la forme physique, du confort et des performances de leurs chevaux. Les températures froides, les conditions de surfaces du sol changeantes, la diminution du temps passé à l’extérieur et les changements de routine peuvent tous influencer la façon dont le corps et l’esprit de votre cheval réagissent au travail.

Heureusement, si vous avez un plan stratégique, vous n’avez pas à mettre vos objectifs d’entraînement de côté juste à cause de l’hiver. En comprenant l’impact de cette saison sur votre cheval et en ajustant votre approche en conséquence, vous pouvez maintenir des progrès d’entraînement significatifs et ce, même lorsque les opportunités de monter à l’extérieur sont moins fréquentes.

Le guide qui suit explore comment les conditions hivernales influencent le corps du cheval ainsi que les méthodes efficaces pour entraîner les chevaux lorsque la durée du jour et la qualité du sol diminuent. Il aborde également les pratiques de gestion qui aident à prévenir les blessures, à favoriser la récupération et à protéger la santé mentale.

Que vous vous prépariez pour une compétition ou que vous cherchiez simplement à garder votre cheval en forme pour du travail régulier, vous apprendrez comment ajuster votre programme d’entraînement à l’aide d’outils comme les intervalles et le travail d’endurance de longue durée à faible intensité. Grâce à des conseils essentiels pour l’entraînement hivernal, vous pouvez mettre en place des techniques de récupération efficaces et prévenir les blessures afin de garder votre cheval au sommet de sa forme tout au long de l’année.

Palmarès des 6 meilleurs conseils pour entraîner les chevaux en hiver

Bien que les températures froides et les journées plus courtes puissent compliquer le maintien d’un horaire d’équitation régulier en hiver, une planification réfléchie peut vous aider à préserver, voire améliorer, la condition physique de votre cheval pendant la saison froide.

La clé consiste à comprendre comment la saison affecte votre cheval et à adapter votre routine d’entraînement afin de vous assurer qu’il est confortable et prêt à travailler.

L’hiver change la façon dont le corps et l’esprit de votre cheval tolèrent le travail quotidien. Les températures plus froides, les terrains difficiles et les changements de routine peuvent affecter les muscles, les articulations, les sabots, les besoins en énergie et le niveau d’hydratation.

Une bonne compréhension de ces défis saisonniers peut vous aider à ajuster la gestion et le plan d’entraînement de votre cheval afin qu’il reste confortable, en santé et performant tout au long de l’hiver.

Pour vous aider à composer plus facilement avec ces défis, voici les six aspects les plus importants à prendre en compte pour maintenir la condition physique de votre cheval pendant l’hiver.

1) Protéger les muscles, les articulations et les sabots

Le froid peut raidir les muscles et réduire la circulation sanguine, ce qui augmente le risque de blessures et retarde la récupération. Les températures plus basses aggravent également l’inconfort articulaire chez les chevaux âgés ou ceux souffrant d’arthrite. La santé des sabots peut aussi se détériorer en raison du sol humide et gelé, menant à des contusions, à la pourriture de fourchette ou à des abcès. [1][2]

Lors d’hivers rigoureux, les propriétaires gardent souvent leurs chevaux confinés, ce qui peut entraîner un œdème de stagnation (engorgement) en raison d’une diminution de l’activité physique. Lorsque possible, offrez à votre cheval des opportunités de sorties à l’extérieur ou faites-lui faire de l’exercice régulier afin de favoriser la circulation et de prévenir l’enflure. [3]

Faites preuve de prudence lorsque vous montez dans une neige profonde, lourde ou mouillée, car ces conditions peuvent solliciter excessivement les tendons, surtout chez les chevaux peu entraînés. Évitez les surfaces glacées afin d’assurer votre sécurité et celle de votre cheval lors des promenades hivernales. [3]

2) Augmenter l’apport en fourrage

Par temps froid, les chevaux brûlent davantage de calories pour se maintenir au chaud, ce qui augmente leurs besoins en fourrage. Tout au long de l’année, la plupart des chevaux maintiennent leur état de chair avec l’équivalent de 1,5 à 2 % de leur poids corporel en foin par jour, mais en hiver, cette quantité peut augmenter à 2,5 %, voire jusqu’à 3 %, afin de répondre aux besoins énergétiques accrus. [4]

Offrir une plus grande quantité de fourrage contribue non seulement à un état de chair sain, mais aide aussi les chevaux à produire de la chaleur interne via la digestion, ce qui en fait un moyen idéal de répondre à l’augmentation des besoins caloriques.

Lors de l’ajustement des rations, surveillez le poids de votre cheval, son appétit et son état général, et augmentez progressivement la quantité de foin lorsque les températures baissent ou que la charge de travail demeure stable.

La combinaison d’une alimentation axée sur le fourrage et d’un supplément adéquat de vitamines et de minéraux aide à répondre aux besoins nutritionnels, puisqu’il est possible que le foin à lui seul ne fournisse pas des niveaux adéquats de nutriments essentiels durant les mois d’hiver. [2]

Omneity® de Mad Barn offre une solution pratique pour combler ces lacunes, en fournissant un profil complet de vitamines et de minéraux afin de soutenir la solidité des sabots, la santé métabolique, la qualité du poil et le bien-être général tout au long de l’hiver.

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3) Maintenir une hydratation adéquate

La consommation d’eau diminue naturellement par temps froid. Des études démontrent que les chevaux peuvent boire de 6 à 14 % moins lorsque les températures chutent. [5]

Même une légère diminution de la consommation d’eau peut augmenter le risque de coliques d’obstruction et nuire aux performances ou à la récupération de votre cheval après l’exercice. [2]

Fournir de l’eau chauffée est un moyen efficace d’assurer une bonne hydratation tout l’hiver. Des recherches démontrent que les chevaux boivent jusqu’à 41 % plus d’eau par temps froid lorsque l’eau est chauffée en continu. [6] Pour favoriser l’hydratation, offrez du sel à volonté et de l’eau dont la température est d’au moins 7 °C (45 °F). Évitez de fournir de l’eau glacée, que les chevaux peuvent préférer, mais qu’ils consomment en plus petites quantités. [6]

Lorsque les chevaux travaillent régulièrement en hiver, portez une attention particulière à leur équilibre électrolytique et envisagez l’utilisation de formules optimisées comme Performance XL Electrolytes de Mad Barn pour remplacer les minéraux perdus par la transpiration. Combinée à une alimentation hivernale équilibrée, une hydratation adéquate contribue à maintenir les niveaux d’énergie, la santé digestive et les performances globales. [2]

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4) Offrir de l’enrichissement mental

La diminution du temps passé à l’extérieur, la durée du jour plus courte et les changements de routine en hiver peuvent entraîner de l’ennui, du stress et de l’anxiété chez les chevaux. Cela peut également augmenter le risque de certains comportements tels que le tic à l’appui, le tic de l’ours et le tic déambulatoire. [7]

Le stress contribue également à un risque accru d’ulcères gastriques, particulièrement lorsque l’apport en fourrage ou les interactions sociales sont limités. Il est essentiel de tenir compte de la santé mentale de votre cheval, puisqu’elle peut influencer son entraînement et ses performances tout au long de l’hiver. [7]

Si vous avez accès à un manège intérieur achalandé le jour mais calme le soir, envisagez de l’utiliser pour sortir votre cheval de son box et ainsi lui donner l’occasion de bouger et de socialiser. Il s’agit également d’une solution pratique lors de conditions météorologiques sévères, comme les tempêtes de neige, pour abriter des chevaux qui vivent habituellement à l’extérieur et qui n’ont pas accès à des box. [8]

5) Évaluer la pertinence d’une tonte

Il est possible que votre cheval ait besoin d’une tonte lors d’un entraînement intensif et d’une préparation active pour des compétitions durant l’hiver.

Si votre cheval transpire abondamment pendant l’entraînement hivernal, faites-lui une tonte de trait afin de vous assurer qu’il puisse refroidir et sécher complètement malgré l’environnement froid. Une tonte de trait consiste à couper le poil à environ 1/8 de pouce (environ 3 mm) sur la face inférieure de l’encolure, du ventre et des flancs. [2]

Les chevaux ayant une tonte complète (aussi appelée tonte intégrale), où l’ensemble du poil de l’encolure, des membres et du corps est coupé, ne sont pas adaptés aux températures froides, même s’ils sont protégés par une couverture.

Parmi les autres styles de tonte, on retrouve la tonte de chasse, semblable à la tonte complète mais laissant le poil sur les membres et sous la selle, ainsi que la tonte irlandaise, qui consiste à tondre le poil sous l’encolure et sur le tronc tout en conservant le poil sur l’arrière-main. [2]

Les chevaux tondus peuvent avoir besoin de plus d’énergie en raison de leur niveau d’activité et des pertes de chaleur. Comme le poil d’hiver repousse généralement lentement, assurez-vous que les chevaux tondus disposent d’une couverture adéquate et d’un abri approprié tout au long de la saison hivernale et jusqu’au printemps. [2]

6) Créer un plan d’entraînement hivernal

Un plan d’entraînement hivernal sert de feuille de route pour permettre à votre cheval de continuer à progresser lorsque la météo et la durée du jour perturbent votre routine habituelle. Plutôt que de détailler des séances d’entraînement précises, ce plan vous aide à fixer des objectifs réalistes, à anticiper les contraintes et à déterminer comment vous adapter lorsque les conditions changent.

Commencez par évaluer la forme physique actuelle de votre cheval, son historique de charge de travail ainsi que tout changement saisonnier de son comportement ou de son niveau de confort.

Utilisez ces informations pour établir des objectifs généraux hebdomadaires ou mensuels, comme le maintien d’une condition physique de base, l’amélioration de la souplesse ou la préservation de l’endurance, sans vous imposer d’exigences quotidiennes rigides.

Comme l’entraînement hivernal dépend souvent de la surface du sol, de la température et de la disponibilité des installations, prévoyez d’être flexible dans votre horaire. Identifiez des journées d’entraînement « principales » ainsi que des options de rechange, comme le travail au sol, la marche en main ou des exercices légers dans le manège, afin de toujours disposer d’une solution pratique.

Enfin, révisez votre plan régulièrement. À mesure que votre cheval s’adapte, que la durée du jour change ou que les conditions évoluent, l’ajustement de vos objectifs permet de maintenir un entraînement productif tout en réduisant les frustrations. Un plan bien structuré et flexible favorise la continuité dont votre cheval a besoin afin qu’à l’arrivée du printemps, il soit prêt pour une transition fluide vers un travail plus intensif.

L’entraînement en hiver

Peu importe leur discipline, les chevaux qui participent à des compétitions ont besoin de conditionnement afin de développer leur forme physique, leur force et leur endurance, tout en réduisant le risque de blessure.

Avec les conditions hivernales, il peut être plus complexe pour votre cheval de maintenir sa forme en vue du printemps. Les températures froides, la neige abondante et un sol glacé peuvent limiter les opportunités d’équitation sécuritaire à l’extérieur, ce qui exige davantage de souplesse et de créativité pour garder votre cheval en forme durant les mois les plus froids. [8]

Pour continuer à progresser malgré ces contraintes, il est utile de privilégier des environnements d’entraînement et des outils qui demeurent fiables même lorsque les conditions extérieures sont imprévisibles.

Options intérieures

Lorsque les conditions extérieures sont difficiles, envisagez des options intérieures comme le travail à la longe ou le travail au sol pour maintenir la condition physique de votre cheval. Si votre écurie ne dispose pas d’un manège intérieur, envisagez de transporter votre cheval vers une écurie voisine une ou deux fois par semaine.

Les tapis roulants pour chevaux constituent également d’excellents outils en hiver, permettant aux chevaux de rester en forme peu importe les conditions météorologiques. Des services de tapis roulants mobiles sont parfois disponibles pour desservir plusieurs chevaux au sein de la même écurie.

Le travail à la longe est non seulement un excellent moyen pour votre cheval de dépenser son surplus d’énergie, mais il renforce également un bon comportement au sol et aide le cheval à demeurer concentré malgré les distractions. Intégrer le travail à la longe à la routine d’entraînement hivernale prépare votre cheval aux environnements occupés des compétitions durant les mois plus chauds. [8]

Entraînement par intervalles

L’entraînement par intervalles est une méthode de conditionnement physique où l’exercice est réalisé en plusieurs séquences, chacune suivie de courtes périodes de repos permettant une récupération partielle avant la reprise de l’effort. Cette approche est très efficace pour améliorer la capacité cardiovasculaire de votre cheval durant l’hiver. [9]

En alternant de courtes phases de travail à intensité plus élevée, comme le trot ou le petit galop, avec des allures plus lentes et détendues, vous pouvez développer efficacement l’endurance de votre cheval. Des recherches ont démontré qu’un entraînement par intervalles hebdomadaire chez le cheval améliore la consommation maximale d’oxygène, la puissance, le seuil lactique, les performances lors d’épreuves chronométrées et la qualité du mouvement. [10]

Compte tenu de ces données, l’entraînement par intervalles constitue une méthode efficace de conditionnement hivernal, puisqu’il peut être pratiqué dans des manèges intérieurs de plus petite taille sans compromettre les résultats. [9]

Entraînement d’endurance prolongé à faible intensité

L’entraînement aérobique prolongé à faible intensité est excellent pour le développement du système cardiovasculaire du cheval et se pratique facilement dans de petits manèges intérieurs, ce qui en fait une méthode de conditionnement hivernal particulièrement intéressante.

Les premières étapes de ce type d’entraînement se concentrent sur le conditionnement aérobique et visent à améliorer la capacité aérobie tout en évitant un effort excessif. L’exercice devrait élever la fréquence cardiaque à 150–160 battements par minute, pour des séances d’une durée de 20 à 30 minutes.

Le trot et les galops lents permettent d’atteindre efficacement cet objectif. Les chevaux trottent généralement la majeure partie du temps, avec de courts intervalles de petit ou grand galop entrecoupés de périodes de récupération. [11]

Les séances d’entraînement plus longues peuvent nécessiter des périodes de récupération plus fréquentes, surtout chez les jeunes chevaux ou ceux en moins bonne forme physique. [11]

Les propriétaires peuvent commencer l’entraînement d’endurance prolongé à faible intensité un jour sur deux, puis augmenter la fréquence selon la progression et la réponse du cheval. Idéalement, permettez aux chevaux de faire de l’exercice libre les jours de repos. Pour les jeunes chevaux, il peut être nécessaire de diviser les séances afin d’éviter la fatigue.

Cette phase dure généralement de six à huit semaines avant l’introduction d’un travail plus intense à mesure que les températures augmentent. Le travail technique peut également être intégré pour les chevaux appelés à exécuter des tâches spécifiques. [11]

Le bien-être équin en hiver

Le temps froid peut avoir un impact important sur les muscles, les articulations, les sabots et la physiologie générale du cheval, et monter à cheval en hiver requiert certaines précautions essentielles. Voici quelques éléments clés à considérer afin d’assurer la sécurité de votre cheval et de prévenir les blessures, même dans des environnements plus froids.

Conditions du sol en hiver

Il est essentiel de faire preuve de prudence lorsqu’on monte à cheval dans une neige lourde et mouillée, car sa texture profonde et dense peut exercer des contraintes comparables à celles du travail dans du sable profond, augmentant ainsi le risque de blessures des tendons. Cela dit, les conditions de sol hivernales peuvent aussi offrir une opportunité intéressante d’entraînement de résistance, à condition d’être abordées avec discernement. [2]

Une neige légère, jusqu’à environ un pied (30 cm) de profondeur, est idéale pour les séances de trot et le travail léger sur le plat afin de développer la condition physique et de renforcer l’arrière-main du cheval. Même en présence de neige légère, vérifiez toujours le terrain préalablement afin d’éviter tout danger potentiel imprévu. [2]

En hiver, certains chevaux demeurent pieds nus pour une meilleure adhérence et une diminution de l’accumulation de neige, surtout s’ils ne sont pas montés fréquemment. Lorsqu’ils sont ferrés, les plaques anti-neige aident à prévenir l’accumulation de neige, et les dispositifs d’adhérence comme les crampons ou le borium améliorent l’adhérence sur la glace. [2]

Soyez attentif aux contusions de la sole, qui peuvent survenir lors du travail sur un sol dur et gelé. Cette blessure est particulièrement fréquente chez les chevaux dont la sole est mince.

Si votre cheval ne porte pas de plaques, essayez de limiter les sorties d’équitation dans des secteurs où le sol n’est pas gelé ainsi que ceux où la neige est plus profonde. Si la surface de sol du manège est complètement gelée, il est généralement plus sécuritaire de renoncer à monter jusqu’à ce que les conditions s’améliorent, plutôt que de risquer une blessure. [2]

Échauffement et retour au calme

Avant et après tout travail de préparation physique ou d’entraînement en hiver, il est essentiel de bien échauffer les chevaux et d’effectuer un retour au calme adéquat afin de réduire les risques de surmenage et de blessure.

Un échauffement adapté, visant à préparer les muscles et les ligaments au travail, est crucial par temps froid. Les experts recommandent un échauffement de 10 à 20 minutes afin de stimuler la circulation sanguine vers les muscles et de préparer le corps à l’exercice. Commencez par une marche aux rênes longues pour assouplir les muscles, puis passez au trot en faisant de grands cercles, en augmentant graduellement l’intensité. [1]

Terminez toujours les sorties hivernales par un retour au calme complet. Réduisez progressivement l’allure du cheval, du galop au trot, puis au pas. Cela permet aux muscles et au système respiratoire de récupérer et aide à prévenir les raideurs.

Visez au moins 15 à 20 minutes de marche, en ajustant la durée du retour au calme en fonction de l’intensité du travail effectué. Un exercice plus exigeant nécessite une période de récupération plus longue.

Une couverture de refroidissement peut également aider à évacuer la transpiration tout en gardant le cheval au chaud et confortable pendant qu’il récupère. [12][13]

Fers et bottes

Si vous préférez les randonnées hivernales plutôt que le travail en manège, n’oubliez pas que la neige peut s’accumuler dans les sabots du cheval, causant de l’inconfort et réduisant l’adhérence.

Pour les sorties occasionnelles, les bottes pour sabot peuvent aider à prévenir l’accumulation de neige et offrir une meilleure adhérence. Il est aussi possible d’appliquer de la gelée de pétrole, de la cire à ski ou des produits similaires qui sont sans danger pour les chevaux sur la sole afin de réduire l’accumulation de neige.

Pour des sorties hivernales plus régulières, envisagez des solutions d’adhérence permanentes. Les options incluent des crampons enfoncés, des fers munis de crampons intégrés, ou l’ajout de borium ou de pastilles composites par le maréchal-ferrant afin d’améliorer l’adhérence sur les surfaces glacées ou enneigées. [14]

Retour au travail après le repos hors saison

Le froid, les congés ou le mauvais état du terrain font souvent en sorte que les chevaux sont moins souvent montés ou sortent à l’extérieur moins fréquemment, ce qui entraîne des raideurs, une baisse de forme physique et un risque accru de blessure.

Lors du retour au travail, réintroduisez progressivement l’exercice à l’aide d’un bon échauffement, et adaptez le niveau d’activité à la condition physique actuelle du cheval.

Prévoyez des séances plus courtes si le cheval se fatigue rapidement, car la fatigue augmente le risque de faux pas et de tensions musculaires ou tendineuses. [14]

Soins d’un cheval en sueur

Par temps froid et pluvieux, la sueur s’évapore moins efficacement et laisse le cheval humide, ce qui diminue les propriétés isolantes de son poil.

Ne couvrez jamais un cheval mouillé, car l’humidité emprisonnée peut détremper la couverture et le refroidir davantage. Faites plutôt marcher le cheval en main sous une couverture légère afin que sa température redescende graduellement pendant le retour au calme. Si vous n’avez pas d’autres options, il est possible de placer de la paille entre votre cheval et la couverture pour garder celle-ci sèche, puis de la retirer une fois le cheval sec.

Si votre cheval transpire abondamment après une sortie hivernale, il peut souffrir de stress thermique causé par la chaleur. Épongez-le à l’aide d’une serviette ou raclez l’excès de sueur avant le retour au calme et l’utilisation d’une couverture. Pour limiter la transpiration, utilisez un tapis de selle ou une couverture plus légère, ou envisagez une tonte partielle dans des zones comme la région de la selle.

Les chevaux ayant une tonte partielle ont besoin d’une couverture plus chaude pendant les périodes de repos afin de maintenir leur température corporelle. [15]

Soins et récupération post-exercice

Après un exercice intense, des soins post-entraînement appropriés favorisent une récupération plus rapide et aident les chevaux à retrouver une forme optimale. L’intégration de soins post-entraînement dans la routine d’exercice permet de diminuer graduellement le niveau d’activité, ce qui facilite la redistribution de la circulation sanguine et l’élimination des déchets métaboliques des muscles.

Bien que l’arrosage à l’eau froide et la cryothérapie soient d’excellentes options durant les mois plus chauds, d’autres méthodes peuvent soutenir la récupération des chevaux par temps froid.

Les options incluent : [16][17][18][19][20]

  • Les étirements avec une carotte : ces étirements réduisent les douleurs dorsales, en plus d’améliorer la souplesse, la mobilité de la colonne vertébrale, l’équilibre et la force du tronc. Utilisez une gâterie pour encourager des étirements doux avant et après l’entraînement afin de favoriser l’amplitude de mouvement et les performances de votre cheval.
  • Les massages : le massage des membres inférieurs peut aider à réduire l’enflure causée par la stagnation du liquide lymphatique. Le massage stimule la circulation sanguine locale et la température de la peau, favorisant ainsi la circulation.
  • Les électrolytes : la supplémentation en électrolytes est essentielle lors d’un effort intense, même durant les mois d’hiver. Offrez toujours un accès libre à de l’eau fraîche, du sel en vrac et des électrolytes au besoin. Performance XL Electrolytes de Mad Barn remplace les pertes liées à la sueur et contient des antioxydants comme les vitamines E et C pour soutenir la récupération et la santé musculaire.
  • Des bandages de repos : les bandages de repos exercent une légère compression afin de favoriser le drainage des fluides des tissus mous vers la circulation sanguine et le système lymphatique. Pour éviter de restreindre la circulation, évitez de trop les serrer ou de les laisser en place trop longtemps.
  • Les cataplasmes d’argile : les cataplasmes d’argile, à base d’argile bentonite ou de préparations commerciales, aident à réduire l’enflure des membres et à favoriser la récupération chez certains chevaux. De nombreuses préparations ne nécessitent pas de rinçage et peuvent simplement être brossées une fois sèches.

Foire aux questions

Voici quelques questions fréquemment posées sur l’entraînement des chevaux en hiver :

 

Résumé

L’hiver n’a pas à freiner l’entraînement de votre cheval ni les objectifs de compétition que vous avez en tête pour lui. En adaptant votre approche aux conditions plus froides, il est possible de soutenir la santé et les performances de votre cheval tout au long de l’année.

  • Entretenez la forme physique de votre cheval grâce à des routines flexibles comme le travail en longe, le travail au sol, les tapis roulants, l’entraînement par intervalles pour développer le cardio, et le travail d’endurance prolongé à faible intensité afin de développer la capacité aérobie dans des espaces plus restreints ou intérieurs
  • Soutenez l’hydratation et l’apport énergétique en offrant de l’eau tempérée, du sel ou des électrolytes à volonté ainsi qu’une alimentation axée sur le fourrage, ajustée aux besoins caloriques accrus de l’hiver, tout en surveillant les risques d’ulcères et de coliques
  • Préservez le confort et la récupération grâce à des échauffements et des périodes de retour au calme prolongées, des soins post-entraînement rigoureux comme les massages, les étirements, les bandages ou les cataplasmes appropriés, ainsi qu’une gestion réfléchie des couvertures ou de la tonte selon le travail et les conditions météorologiques
  • Gérez les conditions de sol en évitant la glace et la neige profonde et mouillée, en utilisant des plaques anti-neige, des crampons ou des bottes pour sabot au besoin, et en adaptant le travail afin de prévenir les contusions et les blessures des tendons sur des surfaces gelées ou instables
  • Protégez la santé mentale de votre cheval en maximisant les sorties à l’extérieur et la socialisation, en utilisant de façon créative les espaces intérieurs durant les tempêtes, et en maintenant des routines constantes afin de réduire les comportements liés au stress et de soutenir la concentration pendant l’entraînement
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Références

  1. Frazier. W. Caring for Your Horse When It's Cold Outside. College of Veterinary Medicine. 2018.
  2. Williams. C. & Ralston. S. FS1142: Winter Care for Horses. Rutgers NJAES. 2024.
  3. Clanton. C. & Hathaway. M. Caring for Your Horse in the Winter. University of Minnesota Extension. 2022.
  4. Nutrient Requirements of Horses. NRC. 2007.
  5. Heleski. C. CODE OF PRACTICE FOR THE CARE AND HANDLING OF EQUINES: REVIEW OF SCIENTIFIC RESEARCH ON PRIORITY ISSUES . Equine Code of Practice Scientists' Committee. 2012.
  6. Kristula. M. & Mcdonnell. S. M. Drinking water temperature affects consumption of water during cold weather in ponies. Applied Animal Behaviour Science. 1994.
  7. Camargo. F. Stereotypic Behavior in Horses: Weaving, Stall Walking, and Cribbing. University of Kentucky. 2014.
  8. Salem. P. How to Keep Your Horse Fit During Winter Months. Fédération Equestre Internationale. 2024.
  9. Harkins. J. D. and Kamerling. S. G. A Comparative Study of Interval and Conventional Training Methods in Thoroughbred Racehorses. Journal of Equine Veterinary Science. 1990.
  10. Lindner. A. et al. Effect of Conditioning Horses Once, Twice, or Thrice a Week with High-Intensity Intermittent Exercise on V4. Journal of Equine Veterinary Science. 2012.
  11. Hiney. K. Physical Conditioning of Horses. Oklahoma State University. 2017.
  12. Salem. P. Tips for Winter Riding in Snow and Ice. Fédération Equestre Internationale. 2020.
  13. Riding Your Horse When It's Cold Outside. Purdue University College of Veterinary Medicine.
  14. Daum. A. Cold Weather Safety. United States Eventing Association Inc. 2010.
  15. Mejdell. C. M. et al. Caring for the Horse in a Cold Climate—Reviewing Principles for Thermoregulation and Horse Preferences. Applied Animal Behaviour Science. 2020.
  16. Young. A. Exercise Therapy. Horse Report. 2022.
  17. Mori. H. et al. Effect of Massage on Blood Flow and Muscle Fatigue Following Isometric Lumbar Exercise. Med Sci Monit. 2004.
  18. Lindinger. M. I. Oral Electrolyte and Water Supplementation in Horses. Veterinary Sciences. 2022.
  19. Applying Sweat Bandages To The Horse's Leg. AAEP. 2022.
  20. Bastos. C. M. et al. Assessment of Clayey Peloid Formulations Prior to Clinical Use in Equine Rehabilitation. International Journal of Environmental Research and Public Health. 2020.