L’entérite proximale (également appelée entérite antérieure) désigne une inflammation des deux premières parties de l’intestin grêle du cheval. L’entérite proximale (EP) est une préoccupation importante pour les propriétaires de chevaux, car elle peut bloquer le passage des aliments et de l’eau à travers le système digestif.
Les causes de l’entérite proximale ne sont pas encore entièrement comprises, bien que des études se penchent actuellement sur son lien potentiel avec certains facteurs reliés au mode de vie et à la gestion. Ces facteurs incluent le rôle des concentrés et des pâturages dans l’alimentation, ainsi que l’exposition à des agents bactériens et à des toxines.
Les symptômes de l’entérite proximale débutent généralement par des épisodes de coliques légères ou modérées qui s’atténuent, suivis d’une léthargie. D’autres symptômes incluent une diminution de la vigilance mentale, une respiration laborieuse, une diminution des bruits gastriques et de la fièvre.
L’inflammation causée par cette pathologie peut avoir de graves répercussions sur de nombreux autres systèmes corporels, notamment les sabots, les poumons, le foie, le pancréas et d’autres organes impliqués dans la digestion.
Le taux de survie des chevaux atteints d’entérite proximale varie entre 25 % et 94 %, avec une amélioration généralement observée trois jours après le début du traitement. Les chevaux développant une laminite ou d’autres problèmes ont moins de chances de survie. Une intervention vétérinaire rapide offre les meilleures chances de rétablissement.
Entérite proximale chez les chevaux
L’entérite proximale est une maladie inflammatoire grave dans laquelle les deux premières parties de l’intestin grêle du cheval, le duodénum et le jéjunum, se gonflent de liquide, bloquant ainsi le passage des aliments et de l’eau à travers le système digestif. [1][2][3]
Dans les cas graves, le pylore, l’estomac et l’œsophage peuvent également être enflammés. [4] Le liquide inflammatoire étire les tissus, ce qui est très douloureux pour le cheval. [1]
Cette pathologie est connue sous de nombreux noms, notamment : [2][3][4]
- Entérite antérieure
- Entérite
- Duodéno-jéjunite proximale
- Duodénite
- Syndrome de l’iléus aigu
- Dilatation gastrique aiguë
- Entérite crâniale
- Duodénite fibrinonécrotique
- Jéjunite
- Gastroduodénite
- Duodénite-jéjunite proximale hémorragique fibrinonécrotique
- Entérite hémorragique
Facteurs de risque
Les facteurs de risque de l’entérite proximale ne sont pas encore entièrement compris. [4] Les études montrent que l’entérite proximale est plus fréquente chez les chevaux recevant de grandes quantités de concentrés ou ceux qui paissent dans les pâturages. [1][4]
Les changements de routine, en particulier au niveau du régime alimentaire, sont également considérés comme des facteurs de risque. [4]
Il semble également exister des facteurs géographiques qui entrent en jeu, avec une incidence d’EP plus élevée en Europe, en Amérique du Nord et en Amérique du Sud, alors que moins de cas sont signalés ailleurs dans le monde. [4][5]
La tranche d’âge des chevaux touchés se situe entre cinq et dix ans, avec quelques exceptions signalées. [4] Les juments semblent plus à risque que les hongres et les étalons. [4] Le stress, comme dans le cas d’un poulinage récent, augmente également la susceptibilité des chevaux à l’entérite proximale. [6]
Des données montrent que les taux d’occurrence sont plus élevés sur certaines fermes, ce qui suggère que si un membre d’un troupeau a eu une EP, l’ensemble du troupeau pourrait être à risque d’en souffrir aussi. [6]
Causes
À l’heure actuelle, les causes de l’entérite proximale chez les chevaux ne sont pas encore entièrement comprises. [4][7] Bien que la maladie implique une réponse inflammatoire évidente, aucun agent spécifique n’a été identifié dans tous les cas. [8][9] De nombreuses théories sont en cours d’étude. [4]
Il est probable que l’EP soit multifactorielle, ce qui signifie qu’il existe plusieurs interactions et agents impliqués dans le processus pathologique, mais la portée de ceux-ci n’est pas encore entièrement comprise. [4]
Les données épidémiologiques montrent que les taux d’incidence sont plus élevés au sein d’un même troupeau sur des fermes individuelles. [6] Cette tendance suggère que les chevaux d’un même troupeau sont exposés au même agent causal, ce qui est cohérent avec la théorie selon laquelle des facteurs liés au mode de vie et à la gestion sont en jeu.
Les signes et les changements physiologiques associés à l’entérite proximale suggèrent une cause infectieuse. Toutefois, puisque des bactéries potentiellement infectieuses sont trouvées dans les intestins de chevaux en bonne santé, il est difficile de prouver que l’une de ces espèces est l’agent pathogène causal.
Le rôle de l’alimentation
Une piste de recherche prometteuse concerne les facteurs alimentaires. [3] Les recherches montrent que l’administration de grandes quantités de concentrés ou l’accès au pâturage sont associés à l’EP, bien que la contribution spécifique de ces facteurs à la maladie n’ait pas été étudiée. [9]
Les chercheurs émettent l’hypothèse que l’exposition à des toxines lors du pâturage, ou des facteurs de gestion liés au pâturage pourraient contribuer au développement de l’entérite proximale. [9]
Bactéries et champignons
Deux bactéries, Salmonella spp. et Clostridium spp., ont été identifiées dans les sucs gastriques de chevaux atteints d’entérite proximale, ce qui soulève des questions quant à leur association avec la maladie. [8] Les preuves soutenant Salmonella en tant que cause potentielle sont faibles. [4]
Des recherches récentes sur le rôle de Clostridium difficile, un type de bactérie trouvé dans tous les cas d’entérite proximale lors d’une étude, sont plus prometteuses, bien qu’un lien de causalité soit loin d’être confirmé. [10]
Les mycotoxines sont un autre agent possible impliqué dans l’entérite proximale. [4] Les mycotoxines sont des composés toxiques produits par certains types de champignons qui se développent sur les céréales, les noix, les herbes ou les graines. [1]
Des recherches plus approfondies sur le lien entre cet agent et l’EP sont nécessaires afin de confirmer ou d’infirmer qu’il est en effet une cause. [4]
Fluctuations de calcium
L’hypocalcémie, une réduction des niveaux de calcium circulant dans le sang, est courante avec l’entérite proximale et contribue probablement à une mauvaise motilité intestinale. Elle est causée par des pertes importantes de chlorure dans le liquide gastrique refluxé. Cela provoque une augmentation compensatoire du bicarbonate, qui se lie au calcium ionisé, le rendant indisponible. [10]
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Symptômes
Les symptômes de l’entérite proximale varient considérablement en gravité et, dans les cas extrêmes, peuvent entraîner la mort du cheval. [7]
Les symptômes sont également vagues et non spécifiques, ce qui signifie qu’aucun symptôme ne confirme à lui seul un diagnostic d’entérite proximale, et tous les symptômes peuvent également pointer vers d’autres affections possibles. [3]
Il est donc difficile de distinguer l’entérite proximale d’autres troubles intestinaux causés par des obstructions mécaniques, telles que des blocages dus à des aliments coincés dans le système digestif (obstruction) ou par l’étranglement de l’intestin grêle par un lipome. [2]
Signes de coliques
Le premier signe d’entérite proximale est généralement une colique (douleur abdominale) légère ou modérée qui diminue, suivie par un état dépressif ou une léthargie. [8]
Lorsqu’il souffre d’une colique, un cheval peut (symptômes classés par ordre de gravité croissante) : [2]
- regarder ses flancs
- gratter le sol
- se donner des coups de pied dans l’abdomen
- se coucher
- se rouler au sol de façon intermittente
- se rouler au sol sans cesse
Signes graves
À mesure que la maladie progresse, des symptômes plus graves apparaissent, notamment : [1][2][8]
- Une diminution de la vigilance mentale
- Une diminution de la réactivité
- De la fièvre
- Des signes de déshydratation, y compris des yeux enfoncés, une perte d’élasticité de la peau, une diminution de la miction, des selles sèches et des gencives collantes
- Une diminution des bruits gastriques
- Une augmentation du rythme cardiaque
- Une respiration lourde ou haletante
- Une perte d’appétit
- De petites taches ou ecchymoses sur la peau ou les muqueuses
- De la diarrhée
- Des gencives pâles ou bleutées
- Des oreilles ou des membres froids
Complications de l’entérite proximale
L’inflammation associée à l’entérite proximale perturbe l’absorption des nutriments de l’intestin vers la circulation sanguine du cheval. [4] Cela peut avoir de graves répercussions sur de nombreux systèmes physiologiques. [4]
Les troubles associés à l’EP comprennent : [2][3][8]
- La pneumonie
- Les caillots sanguins (thrombophlébite)
- Les troubles hépatiques
- La pancréatite
- La laminite
- Les problèmes cardiaques
- La gastrite (inflammation de la muqueuse de l’estomac)
- L’iléite (inflammation de l’iléon)
- La typhlite (inflammation du cæcum)
- La colite (inflammation du côlon)
Diagnostic
Les chevaux présentant des symptômes d’entérite proximale nécessitent des soins vétérinaires immédiats et une hospitalisation. [2][3][8]
Le principal défi pour diagnostiquer une entérite proximale est de différencier cette maladie des obstructions mécaniques telles qu’un étranglement dû à un lipome ou une obstruction gastrique, qui partagent de nombreux symptômes similaires. [1][3]
Le diagnostic repose sur un examen physique, des analyses de sang, une échographie, une décompression nasogastrique, une abdominocentèse (prélèvement de liquide abdominal à l’aide d’une seringue pour étude) et, éventuellement, une chirurgie exploratoire. [1]
La découverte clinique caractéristique de cette maladie est la présence abondante de liquide lors de la décompression gastrique. Dans cette procédure, un vétérinaire insère un tube dans le naseau du cheval jusqu’à l’estomac pour en libérer le contenu. [3]
La confirmation du diagnostic est généralement effectuée via un examen post-mortem, une exploration chirurgicale ou suite à l’amélioration des symptômes après une décompression nasogastrique. [5]
Traitement
La décompression nasogastrique est utilisée à la fois pour le diagnostic et le traitement de l’entérite proximale. [1] Lors de la procédure, le vétérinaire insère un tube dans la naseau du cheval jusqu’à l’estomac pour libérer le reflux gastrique (liquide provenant de l’estomac). [1]
Le volume de reflux produit lors de cette procédure est utilisé comme critère pour diagnostiquer une entérite proximale. D’autres affections ne provoquent généralement pas un tel volume de liquide dans le corps du cheval. [4]
Le liquide récupéré est malodorant et typiquement rougeâtre ou brun orangé. [1] Les chevaux atteints d’EP montrent également un soulagement de la douleur lors de la décompression, ce qui distingue cette maladie des obstructions mécaniques où aucune amélioration n’est observée. [6]
En tant que traitement, la décompression nasogastrique est généralement nécessaire toutes les deux heures jusqu’à ce que les symptômes commencent à s’améliorer. [6] Pour faciliter le traitement, votre vétérinaire peut placer une sonde nasogastrique temporaire à demeure. [6]
Prise en charge médicale
D’autres traitements visent à soutenir la santé générale du cheval pendant que l’entérite proximale se résorbe, y compris : [1]
- Des liquides administrés par voie intraveineuse
- Une supplémentation électrolytique
- Des médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens
- Des médicaments pour augmenter la motilité intestinale
Les chevaux atteints d’entérite proximale nécessitent généralement une surveillance avancée de la pression artérielle ainsi que de multiples échographies abdominales afin de suivre l’évolution de la maladie et surveiller la santé générale. [1]
Intervention chirurgicale
Certains cas d’EP nécessitent une intervention chirurgicale, notamment ceux où : [2]
- La prise en charge médicale n’est pas efficace
- Il est impossible de différencier le diagnostic d’autres causes, telles qu’une obstruction intestinale
- Les risques liés au fait d’attendre que la maladie se résolve sont élevés
L’intervention chirurgicale la plus courante pour traiter une entérite proximale est le court-circuit (bypass) intestinal, qui redirige l’excès de liquide produit dans l’intestin vers le cæcum et le côlon. [3] Cette chirurgie soulage la pression douloureuse causée par le liquide, mais ne traite pas la cause sous-jacente de la maladie. [3]
Soutien de la santé intestinale
Les soins postopératoires d’un cheval qui se remet d’une entérite proximale doivent inclure une alimentation équilibrée à base de fourrage qui favorise une santé intestinale optimale. Travaillez avec un nutritionniste équin pour formuler un programme alimentaire adapté qui aide à maintenir un système digestif sain et réduit le risque de récidive.
- Offrez du fourrage de bonne qualité : les fourrages de haute qualité sont généralement plus appétissants pour les chevaux, ce qui peut améliorer l’appétit après une entérite. Ceux-ci sont également plus digestibles et fournissent des nutriments plus facilement disponibles pour le tube digestif en convalescence.
- Donnez de petits repas fréquents : pour éviter de surcharger le système digestif en voie de guérison, offrez plusieurs petits repas tout au long de la journée.
- Limitez les concentrés à base de céréales : réduisez l’utilisation des moulées commerciales à base de céréales pour minimiser le risque de coliques et de perturbations de l’intestin postérieur.
- Fournissez de l’eau fraîche : assurez un accès constant à de l’eau propre pour éviter la déshydratation et soutenir la motilité intestinale. Ajoutez du sel pour augmenter la consommation d’eau.
- Ajoutez un supplément pour la santé digestive : pour soutenir l’absorption des nutriments et la fonction de l’intestin postérieur, ajoutez un supplément digestif contenant des levures, des probiotiques, des enzymes digestives et des liants de toxines, tel que Optimum Digestive Health de Mad Barn, à l’alimentation de votre cheval.
Pronostic
On rapporte que les taux de survie des chevaux atteints d’entérite proximale varient entre 25 et 94 %. [2] Les chevaux s’améliorent généralement dans les 3 jours suivant l’intervention médicale, tandis que les cas plus graves nécessitent des soins pendant une semaine ou plus. [6]
Les chevaux qui développent une laminite ou d’autres complications en raison de l’EP ont moins de chances de survie. [3]
Le risque de récidive après la guérison est faible. [3] Comme la cause de l’entérite proximale n’est pas bien comprise, il n’existe actuellement aucune mesure préventive éprouvée.
Questions Fréquemment Posées
Voici quelques questions fréquemment posées sur l’entérite proximale chez les chevaux :
L’entérite proximale est une affection digestive grave chez les chevaux dans laquelle les premières sections de l’intestin grêle deviennent enflammées et se remplissent de liquide. Cette enflure peut bloquer le passage normal des aliments et de l’eau dans le tube digestif. Les chevaux atteints présentent souvent des signes de coliques au début, suivis d’abattement, de fièvre, d’une diminution des bruits intestinaux, de déshydratation et d’une respiration laborieuse.
L’entérite proximale n’a pas une cause confirmée unique, mais l’alimentation, les toxines, les bactéries et les facteurs de risque à l’échelle de l’élevage peuvent tous jouer un rôle. Des recherches ont examiné des liens avec les repas riches en concentrés, l’accès au pâturage, les changements soudains de routine, Salmonella, Clostridium et les mycotoxines. Comme la cause n’est pas entièrement comprise, la prévention repose sur des pratiques alimentaires stables et des soins rapides lorsque des signes apparaissent.
Les premiers signes de l’entérite proximale commencent souvent par des coliques légères ou modérées qui s’améliorent, suivies par un cheval qui devient calme, abattu ou moins réactif. D’autres signes d’alerte peuvent inclure de la fièvre, une diminution de l’appétit, une réduction des bruits intestinaux, une respiration rapide, de la déshydratation et des gencives pâles ou bleutées. Toute colique, difficulté respiratoire ou couleur anormale des gencives doit être considérée comme une urgence.
L’entérite proximale est une maladie spécifique qui peut provoquer des coliques, tandis que le terme coliques désigne simplement une douleur abdominale ayant de nombreuses causes possibles. L’entérite proximale peut ressembler à des obstructions intestinales, ce qui rend le diagnostic vétérinaire important. Un indice clé est que les chevaux atteints d’entérite proximale s’améliorent souvent après une décompression gastrique, alors que certains chevaux présentant une obstruction mécanique peuvent ne pas s’améliorer.
L’entérite proximale est une affection potentiellement mortelle parce que du liquide s’accumule dans l’intestin grêle et l’estomac, causant de la douleur, de la déshydratation et d’importantes pertes d’électrolytes. Les cas graves peuvent affecter les sabots, les poumons, le foie, le pancréas, le cœur et d’autres parties du système digestif. Les taux de survie rapportés varient considérablement, donc un traitement vétérinaire rapide donne au cheval les meilleures chances de rétablissement.
Le diagnostic de l’entérite proximale nécessite habituellement un examen vétérinaire, des analyses sanguines, une échographie, une décompression gastrique, une analyse du liquide abdominal et parfois une chirurgie exploratoire. Une constatation importante est la présence d’une grande quantité de reflux gastrique malodorant de couleur rougeâtre ou brun orangé lors de la décompression par sonde nasogastrique. Les vétérinaires doivent également exclure d’autres causes graves de coliques, notamment une obstruction intestinale.
Le traitement de l’entérite proximale comprend généralement une hospitalisation, des décompressions nasogastriques répétées, des fluides intraveineux, des électrolytes, des médicaments anti-inflammatoires et des médicaments pour soutenir la motilité intestinale. Une décompression peut être nécessaire toutes les deux heures jusqu’à ce que le cheval s’améliore. Une chirurgie peut être envisagée lorsque le traitement médical échoue ou lorsque les vétérinaires ne peuvent pas exclure de façon sécuritaire une obstruction intestinale.
Les pratiques alimentaires peuvent influencer le risque d’entérite proximale, particulièrement lorsque les chevaux reçoivent de gros repas de concentrés, subissent des changements soudains d’alimentation ou ont certains types d’accès au pâturage. Un fourrage de bonne qualité, des transitions alimentaires graduelles, de plus petits repas, de l’eau propre et une utilisation limitée de concentrés à base de grains peuvent aider à soutenir la santé digestive. Ces mesures ne garantissent pas la prévention, mais elles peuvent réduire certains stress digestifs évitables.
Les complications de l’entérite proximale peuvent s’étendre au-delà de l’intestin grêle et affecter plusieurs systèmes de l’organisme. Les problèmes possibles comprennent la fourbure, la pneumonie, les caillots sanguins, une atteinte hépatique, la pancréatite, la gastrite, la colite, la déshydratation et les déséquilibres électrolytiques. Les chevaux qui développent une fourbure ou d’autres complications graves ont un pronostic moins favorable, ce qui explique pourquoi une surveillance étroite pendant le traitement est si importante.
Le pronostic de l’entérite proximale varie considérablement, avec des taux de survie rapportés allant de 25 à 94 %. De nombreux chevaux commencent à s’améliorer après environ trois jours de traitement médical, bien que les cas graves puissent nécessiter une semaine ou plus de soins. Le rétablissement est moins probable lorsque la fourbure ou d’importantes complications se développent, mais les récidives après le rétablissement semblent être rares.
Résumé
L’entérite proximale est une inflammation grave de l’intestin grêle où le gonflement empêche le passage des aliments et de l’eau dans le système digestif du cheval. Des soins vétérinaires immédiats et une hospitalisation sont nécessaires pour les chevaux qu'on soupçonne de souffrir d’entérite proximale.
- Les facteurs de risque et les causes de l’entérite proximale ne sont pas bien compris, mais peuvent inclure l'alimentation, des agents bactériens ou des toxines.
- Les premiers symptômes comprennent des coliques légères à modérées suivies de léthargie et de dépression. D'autres symptômes incluent la fièvre, une accélération du rythme cardiaque, une respiration rapide, de la déshydratation, une perte d'appétit, ainsi qu'une diminution des bruits gastriques et de la réactivité.
- L’entérite proximale est souvent associée à d’autres problèmes graves tels que la laminite, la pneumonie, les caillots sanguins et l’inflammation d’autres parties du système digestif.
- Le diagnostic repose sur le volume et l’apparence du reflux gastrique ainsi que sur des analyses sanguines, une échographie, une abdominocentèse et un examen physique. Le traitement comprend une décompression gastrique continue, des soins de soutien tels que des liquides intraveineux et des médicaments anti-inflammatoires, et, dans certains cas, une chirurgie.
- Les taux de survie varient, les chevaux qui développent une laminite ou d'autres complications présentant un pronostic plus sombre.
Références
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