L’entérite est une affection grave chez les chevaux, caractérisée par une inflammation du tractus intestinal. L’entérite peut perturber le système digestif et entraîner des symptômes tels que la diarrhée, la colique et la perte de poids.

Cette maladie peut toucher les chevaux de tout âge, mais elle est plus courante chez les chevaux jeunes, stressés et ceux exposés à des chevaux affectés.

L’entérite peut être causée par divers facteurs, notamment des bactéries, des toxines, des virus et des problèmes nutritionnels. Une gestion efficace est importante pour le rétablissement du cheval, bien que le diagnostic de la cause sous-jacente puisse être difficile.

En se renseignant sur les symptômes, les causes et les options de traitement de l’entérite chez les chevaux, les soigneurs et les propriétaires peuvent garantir une intervention médicale rapide avant que la maladie ne progresse.

L’entérite chez les chevaux

L’entérite est définie comme une inflammation du tractus intestinal du cheval. L’entérite est un terme général qui englobe diverses affections, allant d’un inconfort modéré à une colique potentiellement mortelle. [1]

Chez les chevaux affectés, cette maladie interfère avec les fonctions normales du système digestif du cheval, entraînant de la diarrhée et une colique. Plusieurs syndromes différents peuvent entraîner une entérite équine.

En tant que terme médical généralisé, « entérite » est utilisé de diverses manières. Parfois, le terme entérite est spécifiquement utilisé pour désigner une inflammation de l’intestin grêle, le terme colite étant réservé à l’inflammation du gros intestin. Dans certaines publications médicales, le terme entérocolite est utilisé pour désigner une inflammation généralisée dans n’importe quelle partie du tractus intestinal. D’autres fois, le terme entérite est utilisé pour décrire une inflammation générale dans n’importe quelle partie du tractus intestinal.

De plus, certains experts utilisent le mot « entérite » de manière interchangeable avec « maladie inflammatoire de l’intestin » (MII), qui est également un terme général. Dans la pratique actuelle, la MII est généralement réservée aux cas où une cause immunitaire est suspectée, mais il existe une grande variabilité dans l’utilisation des deux termes.

Aux fins du présent article, le terme entérite désigne une inflammation généralisée dans n’importe quelle partie du tractus intestinal, sauf indication contraire.

Anatomie intestinale

Le système digestif du cheval est une longue série de tubes et de sacs. En général, deux sections du tractus gastro-intestinal sont affectées par l’entérite : l’intestin grêle et le gros intestin (côlon).

Horse Digestive Tract - Hindgut & Foregut

Légende:
Esophagus 4-5 ft : Œsophage 1,2 à 1,5 m (4 à 5 pi)
Stomach 8-19 quarts: Estomac 7,8 à 18 L (8 à 19 pintes)
Small intestine 70 ft. 68 quarts: Intestin grêle 21,3 m, 64,4 L (70 pi, 68 pintes)
Cecum (On right side of abdominal cavity) 4f. 28-36 quarts: Cæcum (sur le côté droit de la cavité abdominale)
1,2 m, de 17 à 34,1 L (4 pi, de 28 à 36 pintes)
Small Colon 10-12 ft.16 quarts: Petit colon 3,1 à 3,7 m, 15,1 L (0 à 12 pieds, 16 pintes)
Rectum 1 ft.: Rectum 0,31 m (1 pi)
Large Colon 10-12 ft. 86 quarts: Gros côlon 3,1 à 3,7 m, 81,4 L (10 à 12 pi, 86 pintes)

L’intestin grêle est un long tube sinueux situé dans l’intestin antérieur qui va de l’estomac au cæcum. Il est responsable de la poursuite de la digestion des protéines, des gras et de certains glucides (amidon et sucres) qui a commencée dans l’estomac. [2]

Le gros intestin est situé dans l’intestin postérieur et va du cæcum au rectum. Il est responsable de la digestion des glucides structuraux qui constituent la majeure partie de l’apport nutritionnel du cheval. [3]

Réponse inflammatoire

L’entérite survient lorsqu’une section du côlon du cheval devient enflammée. L’inflammation est la réponse naturelle du corps à une blessure, une infection ou d’autres stimuli nuisibles. Il s’agit d’un processus complexe impliquant diverses cellules immunitaires, des molécules de signalisation et des changements dans le flux sanguin. [4]

L’inflammation commence lorsque le corps détecte des stimuli nuisibles tels qu’un agent pathogène (c’est-à-dire des bactéries, des virus ou des parasites), des toxines ou des dommages physiques causés par une blessure traumatique. Lorsque les cellules de la zone affectée détectent une blessure ou une infection, elles libèrent des molécules de signalisation appelées cytokines qui recrutent des cellules immunitaires sur le site. [5]

À mesure que la réponse inflammatoire se développe, les vaisseaux sanguins de la zone affectée se dilatent, augmentant le flux sanguin (vasodilatation). La vasodilatation permet d’apporter plus de cellules immunitaires, de nutriments et d’oxygène à la zone affectée. [4][5]

Au cours de ce processus, les parois des vaisseaux sanguins deviennent plus perméables, permettant aux cellules immunitaires, aux protéines et au liquide de s’infiltrer dans les tissus environnants. Cela conduit à l’enflure associée à l’inflammation. [4][5]

Lorsque les cellules immunitaires arrivent et commencent à travailler sur le site, elles libèrent plus de cytokines et d’autres médiateurs inflammatoires, amplifiant la réponse. Cela signale à d’autres cellules immunitaires, telles que les lymphocytes, de contribuer à des réponses immunitaires plus spécifiques. [5]

Effets de l’inflammation

Pendant la réponse inflammatoire, le cheval peut ressentir de la douleur et une perte de fonction dans la zone affectée.

La douleur est causée par la stimulation des terminaisons nerveuses par divers médiateurs inflammatoires. [5] En cas d’entérite, les signaux de douleur provenant du côlon peuvent entraîner des signes de colique chez le cheval affecté.

La perte de fonction est causée par l’enflure et les dommages aux tissus, ainsi que par la douleur elle-même. Dans l’intestin, cette enflure et ces lésions tissulaires perturbent les processus digestifs normaux, la motilité intestinale et l’équilibre hydrique. Ce changement de fonction entraîne des symptômes tels que la diarrhée.

Symptômes

Les symptômes de l’entérite chez les chevaux sont variables et non spécifiques. Cela signifie qu’aucun symptôme unique n’apparaît dans tous les cas d’entérite et que les signes de l’entérite sont également des symptômes qu’on rencontre avec d’autres maladies. Cela, combiné au fait que l’entérite débute souvent de manière subtile et progresse lentement, rend la détection précoce et la confirmation de la cause sous-jacente difficiles. [6]

L’un des principaux symptômes de l’entérite est la douleur abdominale du cheval, communément appelée colique. En cas d’entérite, la colique peut être intermittente et est souvent légère à modérée. [7] La colique peut s’améliorer avec l’administration d’analgésiques, mais elle réapparaît généralement une fois que les médicaments cessent de faire effet. [7]

Les signes de colique incluent : [8][9][10][11]

  • Une léthargie
  • Une perte d’appétit
  • Une réduction des bruits gastriques
  • Une respiration rapide (tachypnée)
  • Rythme cardiaque rapide (tachycardie)
  • De la transpiration
  • Des ballonnements
  • Un cheval qui mord ou regarde ses flancs
  • L’adoption de positions corporelles inhabituelles, comme un cheval qui s’étire, s’asseoit comme un chien, s’accroupie ou se couche sur le dos
  • De l’agitation, y compris un cheval qui transfert son poids constamment d’un pied à l’autre, qui tourne en rond, qui fait des allers-retours, qui mord, qui repositionne son corps ou grignote des objets non alimentaires
  • Un décubitus
  • Des roulements au sol
  • Des grincement de dents
  • Des coups de pied dans l’abdomen
  • Le retroussement de la lèvre supérieure (réponse de Flehmen)
  • Un abdomen tendu
  • Des changements dans la couleur des gencives
La colique est une urgence médicale nécessitant une intervention vétérinaire rapide.

D’autres symptômes de l’entérite peuvent inclure : [6][7][12][13][14]

Facteurs de risque

L’entérite est considérée comme l’une des affections médicales équines les plus importantes, car elle est une cause très fréquente de maladie et de décès chez les chevaux. [12]

L’entérite est plus fréquente chez les Standardbreds. [6] En général, les chevaux qui développent cette maladie sont jeunes, généralement âgés de moins de 6 ans. [6]

D’autres facteurs de risque incluent : [12]

Causes

Les causes de l’entérite sont variées et ne sont pas encore entièrement comprises. [6][12] Dans de nombreux cas, la cause ne peut pas être confirmée et le cheval doit être traité en fonction de ses symptômes. [12]

Certains cas d’entérite non infectieuse sont dus à de mauvaises habitudes alimentaires. [1] Les chevaux qui reçoivent une surcharge en glucides hydrolysables (c’est-à-dire l’amidon et les sucres, comme dans les régimes à base de céréales) sont à risque de développer une entérite. [1]

D’autres causes non infectieuses d’entérite incluent : [1][12][15]

  • Une réaction aux antibiotiques
  • Une réaction aux anti-inflammatoires non stéroïdiens
  • Un empoisonnement, y compris aux cantharides, à l’alysson blanchâtre, à l’arsenic ainsi qu’à l’huile de ricin
  • Une obstruction de sable
  • D’autres types d’obstruction
  • Une ulcération gastroduodénale
  • Une péritonite
  • Le stress
  • Une anesthésie générale
  • Un jeûne
  • Une septicémie
  • Un déséquilibre nutritionnel
  • Une indiscrétion alimentaire (consommation de substances en dehors de l’alimentation habituelle)
  • Une suralimentation
  • Une intolérance au lactose

La plupart des cas d’entérite équine sont causés par des agents infectieux. Ceux-ci incluent : [1][6][14][15]

L’hypersensibilité à certains agents, tels que les allergies alimentaires, peut également expliquer certains cas d’entérite. [6]

Comme certains chevaux de la même famille développent l’entérite, on suppose qu’il existe une composante génétique à cette maladie, mais des recherches supplémentaires sont nécessaires pour confirmer une cause génétique. [6]

Gravité

Il existe plusieurs formes d’entérite. Leur gravité varie selon la virulence de la cause et le degré d’inflammation. La gravité peut également varier en fonction de la présence d’autres symptômes et de l’implication d’autres systèmes corporels adjacents.

Les différentes formes d’entérite comprennent : [1][7][13][14][15]

  • La duodéno-jéjunite proximale (également connue sous le nom d’entérite antérieure et d’entérite proximale)
  • L’entérocolite/entérite/colite éosinophilique
  • L’entérite nécrosante
  • La diarrhée associée aux antimicrobiens
  • L’entérocolite virale
  • L’entérite bactérienne
  • La cyathostomose larvaire (entérocolite parasitaire)
  • L’entérocolite protozoaire
  • La colite dorsale droite associée aux AINS
  • L’entérite granulomateuse
  • L’entérocolite lymphoplasmocytaire
  • Le syndrome éosinophilique épithéliotrope multisystémique
  • L’entérite éosinophilique focale idiopathique

Ces distinctions peuvent aider à orienter le traitement dans certains cas.

Diagnostic

Étant donné que les signes d’entérite équine sont souvent vagues et communs à différentes pathologies, de nombreux cas sont traités sans que la cause sous-jacente soit confirmée. [15]

Les outils utilisés pour enquêter sur l’entérite chez les chevaux et orienter le traitement comprennent : [6][7][13][14]

  • Un examen physique
  • Des analyses sanguines
  • Une palpation rectale
  • Une biopsie gastro-intestinale
  • Une analyse de liquide telle que l’abdominocentèse – analyse du liquide extrait de la cavité abdominale
  • Une analyse fécale
  • Une scintigraphie nucléaire (communément appelée « scintigraphie osseuse », mais peut être utilisée pour imager d’autres tissus)
  • Des tests d’absorption
  • Des tests PCR
  • Une intubation nasogastrique
  • Une échographie

Traitement

Le traitement de l’entérite vise à soutenir le bien-être général du cheval et à contrôler le flux de toxines dans son organisme pendant que l’inflammation suit son cours. [1][7] Si une cause sous-jacente est confirmée, un traitement spécifique de la cause principale est également nécessaire.

Les traitements possibles incluent : [6][7][14]

  • Une décompression gastrique
  • La thérapie par fluides (soit par voie intraveineuse ou orale)
  • Des médicaments anti-inflammatoires (stéroïdiens ou non-stéroïdiens)
  • Des thérapies anti-endotoxines
  • Des anthelminthiques (médicaments antiparasitaires)
  • Des médicaments antidiarrhéiques
  • Des médicaments contre la douleur
  • Des médicaments vasodilatateurs
  • Des médicaments prokinétiques
  • Le soutien nutritionnel
  • Des thérapies antimicrobiennes
  • Une transfaunation/transplantation fécale

Dans les cas où la maladie n’affecte qu’une petite partie de l’intestin, la chirurgie peut être la meilleure option. [6] Une intervention chirurgicale peut également être nécessaire dans les cas où une enflure de la paroi intestinale bloque le passage de l’ingesta. [7]

Pronostic et prévention

Le pronostic des chevaux atteints d’entérite varie en fonction des causes sous-jacentes, du degré d’inflammation et de la capacité à diagnostiquer et traiter une cause spécifique. Les cas graves d’entérite sont mortels, même avec un traitement agressif. [1]

Les chevaux souffrant d’entérite due à des causes infectieuses risquent de propager l’infection à d’autres chevaux. Le risque d’entérite infectieuse souligne l’importance de maintenir des mesures de biosécurité et de quarantaine robustes sur la ferme.

Les stratégies incluent : [15]

  • Nettoyer le crottin rapidement et soigneusement
  • Isoler les animaux malades
  • Éviter de partager la litière et d’autres objets entre les animaux
  • Désinfecter le matériel de harnachement, d’alimentation, ainsi que l’environnement

Pour certains types d’entérite, des vaccins sont disponibles pour protéger contre les agents responsables. [6] Certaines causes sont évitables grâce aux biothérapies. [13]

Nutrition et gestion de la santé ntestinale

Le maintien de la santé intestinale des chevaux nécessite à la fois une alimentation et une gestion appropriées. Les aspects de la gestion qui sont importants à prendre en considération incluent l’accès constant à de l’eau propre, des périodes de sortie à l’extérieur adéquates, ainsi qu’un environnement propre, sans moisissures.

Des soins dentaires réguliers sont également importants pour garantir que votre cheval puisse mâcher correctement sa nourriture, favorisant ainsi une meilleure digestion et une meilleure absorption des nutriments. Offrir des repas plus petits et plus fréquents aux chevaux peut également aider à prévenir les troubles digestifs.

Il est également important de s’assurer que votre cheval consomme une quantité adéquate de fibres dans son alimentation pour soutenir la motilité intestinale et la fonction de l’intestin postérieur. Offrir une alimentation équilibrée à base de fourrage est l’un des meilleurs moyens de soutenir la santé intestinale des chevaux.

Après avoir mis en œuvre ces stratégies pour soutenir la santé digestive de votre cheval, vous pouvez également envisager d’ajouter un supplément digestif à votre programme d’alimentation. La levure ou les probiotiques sont des options populaires pour promouvoir la santé de l’intestin postérieur, car ils aident à la fermentation des fibres. Les enzymes digestives aident également à décomposer les aliments plus efficacement, assurant ainsi une meilleure absorption des nutriments et réduisant le risque de troubles digestifs.

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Questions fréquemment posées

Voici quelques questions fréquemment posées sur l’entérite chez les chevaux :

 

Résumé

L'entérite est un terme générique utilisé pour décrire l'inflammation du tractus intestinal du cheval, en particulier dans l'intestin grêle et le gros intestin. La maladie inflammatoire de l'intestin (MII) est un autre terme pour désigner l'entérite et les deux termes sont largement utilisés pour désigner l'inflammation intestinale dans tout le tractus.

  • Il existe une grande variété de causes infectieuses et non infectieuses de l'entérite chez les chevaux, y compris des virus, des parasites, des bactéries, le stress, la septicémie et l'empoisonnement
  • Les symptômes incluent des coliques, de la diarrhée, des gaz excessifs et la léthargie
  • Le diagnostic de la cause sous-jacente n'est pas toujours possible, mais des traitements généraux pour soutenir la santé digestive et globale sont souvent prescrits
  • Le pronostic pour un cheval souffrant d'entérite dépend de la cause et de la gravité de l'inflammation
  • La prévention de l'entérite implique de maintenir des mesures de biosécurité stricte pour arrêter les infections, de vacciner contre certaines causes, de gérer le stress et de fournir une excellente nutrition
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Références

  1. Feary, D. J., & Hassel, D. M. Enteritis and colitis in horses. Veterinary Clinics of North America: Equine Practice. 2006.
  2. Krunkosky, T. M., et al. Gross and microscopic anatomy of the equine gastrointestinal tract. The Equine Acute Abdomen. 1st ed. Wiley. 2017.
  3. Hoffman, R. M. Carbohydrate metabolism in horses | IVIS. Reviews in Veterinary Medicine. International Veterinary Information Service, United States. 2003.
  4. Edwards, S. H. . Merck Veterinary Manual. 2021./li>
  5. Edwards, S. H. Chemical Mediators of Inflammation in Animals. Merck Veterinary Manual. 2021.
  6. Reed, S. M., et al. Equine internal medicine. 3rd ed. Saunders Elsevier, St. Louis, Mo. 2010.
  7. Blikslager, A. T., et al., Eds. The equine acute abdomen. Third edition. Wiley, Blackwell, Hoboken, NJ. 2017.
  8. Sutton, G. A., et al. A behaviour-based pain scale for horses with acute colic: Scale construction. Veterinary Journal (London, England: 1997). 2013. View Summary
  9. Cook, V. L., & Hassel, D. M. Evaluation of the colic in horses: Decision for referral. The Veterinary Clinics of North America. Equine Practice. 2014.
  10. Gillen, A., & Catherine Archer, D. Epidemiology of colic: Current knowledge and future directions. Veterinary Clinics of North America: Equine Practice. 2023.
  11. Straticò, P., et al. Retrospective study on risk factors and short-term outcome of horses referred for colic from 2016 to 2022. Veterinary Sciences. 2022. View Summary
  12. Uzal, F. A., et al. Bacterial and viral enterocolitis in horses: A review. Journal of Veterinary Diagnostic Investigation. 2022. View Summary
  13. Jones, R. L. Clostridial enterocolitis. Veterinary Clinics of North America: Equine Practice. 2000. View Summary
  14. Timko, K. Approach to inflammatory bowel disease. Veterinary Clinics of North America: Equine Practice. 2024. View Summary
  15. Uzal, F. A., & Diab, S. S. Gastritis, enteritis, and colitis in horses. Veterinary Clinics of North America: Equine Practice. 2015.