L’empoisonnement par les cantharides chez les chevaux est une affection potentiellement mortelle causée par l’ingestion de cantharides, que l’on retrouve dans la luzerne et d’autres cultures fourragères.
Les cantharides, également appelées mouches d’Espagne, sécrètent un agent vésicant appelé cantharidine, extrêmement toxique pour les chevaux. L’ingestion d’aussi peu que cinq grammes de cantharides suffit à entraîner la mort chez un cheval de taille moyenne.
Les symptômes de l’ingestion de cantharidine chez les chevaux incluent une démarche raide, une perte d’appétit, une miction fréquente, une insuffisance rénale, un état dépressif, de la diarrhée et de la fièvre. À l’heure actuelle, il n’existe aucun antidote à l’intoxication à la cantharidine chez les chevaux, et le traitement est de nature symptomatique et de soutien.
La prévention de l’empoisonnement par les cantharides repose sur une gestion rigoureuse et une inspection minutieuse du fourrage, en particulier la luzerne. Il est important de toujours acheter le foin auprès de sources fiables et de s’informer sur les mesures prises pour réduire le risque de contamination par les coléoptères.
Le risque d’exposition aux cantharides peut varier selon la région géographique. Consultez un vétérinaire local pour évaluer le risque dans votre région et obtenir plus d’information si vous avez des inquiétudes.
Causes de l’empoisonnement par les cantharides
Les cantharides sont un groupe d’insectes appartenant à la famille des Meloidae, connus pour leur capacité à produire une toxine puissante appelée cantharidine. Cette substance provoque des cloques lorsqu’elle entre en contact avec la peau et constitue un mécanisme de défense pour ces coléoptères. [2]
Lorsqu’elle est ingérée par un cheval, la cantharidine est très irritante et peut entraîner une inflammation sévère et la formation de cloques dans les voies gastro-intestinales et urinaires.
Les cantharides se nourrissent de fleurs, en particulier celles des plantes de luzerne, ce qui en fait un contaminant qu’on retrouve fréquemment dans le foin de luzerne. [1] Ce foin peut être contaminé par la cantharidine lorsqu’il est mis en balles alors qu’un essaim de cantharides s’y nourrit.
La luzerne est largement utilisée dans l’alimentation des chevaux sous diverses formes, dont le foin, les cubes, les gâteries ou les aliments en granulés. [1] Pour réduire le risque d’empoisonnement, il faut inspecter attentivement la luzerne avant de la distribuer aux chevaux et se procurer le foin auprès de fournisseurs fiables.
Facteurs de risque
Il existe environ 7 500 espèces différentes de cantharides présentes sur l’ensemble du continent nord-américain. Le risque d’intoxication à la cantharidine est le plus élevé dans l’ouest des États-Unis, où la population de cantharides est la plus dense. [5]
La plupart des espèces de cantharides passent l’hiver au stade larvaire et deviennent adultes au printemps, lorsque les fleurs commencent à éclore. [3] Leur activité atteint un pic durant les mois d’été, mais l’intoxication à la cantharidine peut survenir à tout moment et en tout lieu. La toxine ne se dégrade pas lorsque le foin contaminé est expédié ou entreposé pendant de longues périodes.
Les mâles sécrètent plus de cantharidine que les femelles; il est donc difficile d’estimer la quantité de toxine dans un échantillon de cantharides. [1] Les vétérinaires estiment qu’une dose de 5 grammes de cantharides peut être mortelle pour un cheval, mais toute ingestion, même minime, nécessite une intervention vétérinaire immédiate et un traitement. [5]
Tous les chevaux, peu importe leur sexe, leur âge ou leur race, peuvent souffrir d’un empoisonnement par les cantharides. Comme pour toute forme d’intoxication, le risque d’exposition toxique est directement lié au poids du cheval et à la dose absorbée. Les jeunes poulains et les chevaux miniatures sont plus à risque de développer des symptômes graves et sont plus sensibles à de faibles doses. [4]
Toxicologie
La gravité de l’empoisonnement par les cantharides chez les chevaux dépend du nombre d’insectes ingérés, de la concentration de cantharidine et de la sensibilité individuelle de chaque cheval.
La cantharidine est fortement toxique, et une ingestion aussi faible que 0,5 à 1 mg/kg de poids corporel peut être mortelle. Cela signifie que seulement cinq grammes de matière sèche provenant de cantharides peuvent tuer un cheval moyen de 1 000 livres (450 kg). [5]
Lorsqu’un cheval consomme de la luzerne infestée par des cantharides, la cantharidine sécrétée par les insectes est rapidement absorbée par le tractus gastro-intestinal. [5] Les chevaux touchés développent souvent des cloques dans la bouche et la partie supérieure du tube digestif avant l’apparition de symptômes plus graves. [5]
Une fois absorbée, la cantharidine perturbe le fonctionnement des protéines phosphatases, des enzymes présentes dans tout l’organisme qui jouent un rôle essentiel dans de nombreux processus cellulaires, notamment le métabolisme, la reproduction et la synthèse des protéines. [4]
La cantharidine inhibe ces enzymes en supprimant les groupes phosphate des protéines, ce qui entraîne une perturbation majeure du fonctionnement cellulaire normal et des voies de signalisation. Cela peut causer des dommages cellulaires étendus, en particulier dans les tissus et organes ayant un métabolisme élevé ou un renouvellement cellulaire rapide, comme le tube digestif et les voies urinaires. [4][5]
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Symptômes chez les chevaux
La gravité et la variété des symptômes associés à l’empoisonnement par les cantharides varient selon la quantité de toxine ingérée par le cheval. La cantharidine peut affecter plusieurs systèmes organiques, en ciblant principalement les systèmes gastro-intestinal, urinaire et cardiovasculaire. [5]
Symptômes gastro-intestinaux
Les symptômes gastro-intestinaux et les signes cliniques associés à une intoxication à la cantharidine chez les chevaux comprennent : [5][11]
- Des vésicules (cloques) dans la bouche et la partie supérieure du tube digestif
- Une salivation excessive (ptyalisme)
- Des ulcères gastriques
- Des coliques
- De la diarrhée
Symptômes cardiovasculaires
Les chevaux souffrant d’une intoxication à la cantharidine peuvent développer divers symptômes cardiovasculaires, notamment : [4]
- Une tachycardie : accélération du rythme cardiaque
- Un choc hypovolémique : pression artérielle dangereusement basse
- Une nécrose myocardique : mort du tissu musculaire cardiaque
Symptômes urinaires
Le système rénal comprend les reins, les uretères, la vessie et l’urètre. Il est principalement responsable de filtrer les déchets sanguins ainsi que de produire et d’éliminer l’urine.
Une fois dans l’organisme du cheval, la cantharidine peut endommager les glomérules rénaux, qui jouent un rôle crucial dans la filtration du sang et la production d’urine. [5]
Les signes cliniques et symptômes de dysfonctionnement rénal associés à un empoisonnement par les cantharides comprennent : [1][4][5][10]
- L’hyposthénurie : production d’une urine anormalement diluée
- La cystite : inflammation de la paroi de la vessie
- L’urétrite : inflammation de l’urètre
- L’hématurie : présence de sang dans l’urine
- La pollakiurie : mictions anormalement fréquentes et en faibles quantités
- La polyurie : mictions excessives
- La dysurie : difficulté à uriner et douleurs lors de la miction
Dans les cas graves, les symptômes rénaux peuvent évoluer vers une insuffisance rénale aiguë. [5]
Autres symptômes
D’autres signes cliniques associés à l’intoxication à la cantharidine sont plus généralisés et peuvent inclure : [4][5]
- Des tremblements musculaires et une démarche raide
- De la fièvre
- Une léthargie
- De l’agressivité
- Le bruxisme (grincement des dents)
- Des convulsions
- La déshydratation
Dans de rares cas, l’ingestion de luzerne infestée de cantharides peut entraîner une laminite. [6]
Diagnostic
Le diagnostic d’une intoxication à la cantharidine chez les chevaux repose sur les signes cliniques et des antécédents d’exposition. Des tests diagnostiques complémentaires peuvent inclure : [5]
- Une analyse des aliments contenant de la luzerne pour détecter la présence de cantharides
- Une analyse d’urine pour détecter la cantharidine
- Une biopsie hépatique
- Une analyse sérique
- D’autres analyses sanguines
Diagnostic différentiel
Si un cas d’intoxication à la cantharidine est suspecté malgré l’absence d’antécédents d’exposition, d’autres affections et intoxications présentant des symptômes similaires sont prises en compte, notamment : [5]
- La péritonite septique
- L’empoisonnement à la salmonelle
- La maladie de l’herbe (dysautonomie équine)
- La fièvre équine du Potomac
- L’intoxication aux ionophores
- L’intoxication aux AINS
- L’intoxication à l’alysson blanchâtre
- La cystite bactérienne
Traitement
L’empoisonnement par les cantharides est une urgence médicale qui nécessite une prise en charge vétérinaire immédiate. Les chevaux présentant des symptômes doivent être hospitalisés pour recevoir des soins appropriés.
Il n’existe actuellement aucun antidote contre l’intoxication à la cantharidine, et le traitement repose généralement sur des soins de soutien visant à soulager les symptômes et à prévenir les complications. [5]
Les principaux objectifs du traitement initial sont d’interrompre l’ingestion de la toxine, de soutenir la détoxification, de soulager les douleurs abdominales et de maintenir la pression artérielle ainsi que l’hydratation. [5] Les soins de soutien peuvent inclure l’administration de fluides intraveineux et du repos au box. [5]
Médication
Consultez votre vétérinaire afin de déterminer le protocole de traitement le plus approprié pour votre cheval. Selon la gravité des symptômes, votre vétérinaire pourrait recommander des analgésiques pour soulager l’inconfort abdominal, notamment : [5]
- La flunixine méglumine
- La détomidine
- Le butorphanol
Détoxification
La cantharidine est rapidement absorbée dans l’organisme du cheval. Par conséquent, la décontamination, c’est-à-dire l’élimination des aliments ingérés du tractus gastro-intestinal, est rarement possible une fois les symptômes apparus.
Cependant, une détoxification visant à bloquer les effets toxiques des aliments ingérés peut être tentée à l’aide de : [9]
- Charbon activé
- Sels d’Epsom (sulfate de magnésium)
- Smectite di-tri-octaédrique (DTO)
Pronostic
Le pronostic pour les chevaux atteints d’une intoxication à la cantharidine varie de réservé à extrêmement sombre. Comme pour toute forme d’empoisonnement, la gravité des symptômes et les chances de survie dépendent de la quantité de toxine ingérée, ainsi que du moment et de l’efficacité de l’intervention médicale.
Le taux de mortalité associé à l’empoisonnement par les cantharides non traité peut atteindre 65 %. Une prise en charge médicale rapide et complète peut réduire ce taux à 20 %. [11]
Les chevaux ayant ingéré une dose mortelle de cantharidine meurent généralement dans un délai de trois à dix-huit heures après l’apparition des symptômes, même avec un traitement. Ceux qui survivent au-delà de deux jours après l’apparition des signes cliniques présentent un taux de guérison plus élevé. [4][5]
Complications à long terme
Les chevaux qui survivent à une intoxication à la cantharidine peuvent développer des complications à long terme. Jusqu’à 10 % des chevaux rétablis d’un empoisonnement par les cantharides développent une laminite aiguë, une douloureuse pathologie inflammatoire des sabots. [6]
Les symptômes de la laminite aiguë comprennent : [7]
- Des sabots chauds
- Un pouls digité élevé
- Un décubitus prolongé
- Des tensions musculaires
Prévention de l’empoisonnement par les cantharides
Comme il n’existe aucun antidote à l’intoxication à la cantharidine, la prévention de l’exposition aux cantharides demeure la meilleure façon d’assurer la sécurité et le bien-être des chevaux.
Les cantharides affectionnent particulièrement les cultures de luzerne. Si vous donnez du foin de luzerne, assurez-vous qu’il provient de régions où la population de cantharides est faible ou qu’il a été récolté selon des méthodes réduisant au minimum le risque de contamination par les insectes.
Bien que l’élimination complète de l’accès au foin de luzerne soit l’option la plus sécuritaire pour éviter une intoxication à la cantharidine, cette mesure est irréaliste pour de nombreux établissements équestres. La luzerne est un fourrage riche en nutriments en plus d’être une excellente source de protéines. Elle convient particulièrement bien aux chevaux ayant des besoins énergétiques élevés, comme les chevaux de performance ainsi que les juments gestantes et en lactation.
Étant donné la popularité des produits à base de luzerne, la prévention de l’intoxication à la cantharidine chez le cheval repose sur un approvisionnement en luzerne non contaminé, obtenu grâce à une collaboration étroite entre les producteurs de foin, les fournisseurs et les propriétaires de chevaux.
Stratégies pour les propriétaires de chevaux
Voici quelques pratiques que les propriétaires de chevaux peuvent adopter pour réduire le risque d’empoisonnement par les cantharides : [5]
- Choisir des fournisseurs de fourrage offrant du foin de haute qualité provenant de régions à faible risque, et ayant mis en place des protocoles pour prévenir la contamination par les cantharides
- Inspecter le foin et les pâturages pour repérer la présence de cantharides
- Acheter du foin qui n’a pas été broyé mécaniquement avant la mise en balles
- Surveiller les chevaux pour détecter tout symptôme, surtout après l’introduction d’un nouveau lot de foin dans l’alimentation
- Former l’ensemble du personnel de l’écurie aux risques liés à l’empoisonnement par les cantharides
Consultez votre vétérinaire pour obtenir d’autres stratégies de prévention et pour mieux comprendre les signes cliniques associés à l’intoxication à la cantharidine. Vous pouvez également suivre les mises à jour de votre service local de vulgarisation agricole, qui pourraient indiquer une augmentation de l’activité des cantharides dans votre région.
Stratégies pour les producteurs de foin
Les producteurs de luzerne peuvent prendre plusieurs mesures pour prévenir l’empoisonnement par les cantharides chez les chevaux, réduisant ainsi le risque de contamination par ces insectes au cours des processus de croissance et de récolte : [5]
- Récolte au bon moment : récoltez la luzerne et les autres fourrages avant la floraison, car les cantharides sont attirées par les fleurs. Évitez de récolter entre juillet et septembre, qui est une période de forte activité des cantharides.
- Récolte sans broyage : le broyage, qui consiste à écraser le foin pour accélérer le séchage, peut piéger ou tuer les cantharides dans le foin, entraînant une contamination. Éviter le broyage, ou le faire après la récolte, permet aux cantharides de s’échapper avant la mise en balles.
- Surveillance régulière : inspectez régulièrement les champs pour détecter toute activité de cantharides, surtout pendant les périodes de forte activité (généralement au milieu de l’été). Comprendre les populations locales de cantharides et leur comportement peut aider à planifier les périodes de récolte les plus sécuritaires.
- Lutte contre les insectes : de nombreuses espèces de cantharides ne se regroupent pas en essaims, ce qui fait que les producteurs de foin ne prennent généralement pas de mesures particulières lorsqu’elles sont observées dans les cultures destinées au foin ou à l’ensilage. Cependant, la méloé rayée fait exception, car elle forme des essaims, ce qui pousse les producteurs à gérer activement cette espèce précise lorsqu’elle est présente dans leurs champs. [1]
- Contrôle de la qualité : après la récolte et avant la mise en balles, inspectez le foin pour détecter toute présence de cantharides. Cela peut impliquer des vérifications manuelles et peut être facilité par l’utilisation d’équipements conçus pour retirer les corps étrangers.
- Coordination : collaborez étroitement avec les vétérinaires, les agronomes, les services locaux de vulgarisation équine et les propriétaires de chevaux pour comprendre leurs préoccupations et leurs exigences concernant un foin exempt de cantharides. Une bonne communication est essentielle pour maintenir une chaîne d’approvisionnement sécuritaire.
En appliquant ces stratégies, les producteurs de foin peuvent réduire considérablement le risque de contamination par les cantharides dans leurs produits, contribuant ainsi à protéger la santé des chevaux.
Questions fréquemment posées
Voici quelques questions fréquemment posées sur l’intoxication aux méloés chez les chevaux :
Les méloés sont dangereux pour les chevaux parce qu’ils produisent de la cantharidine, une toxine qui peut gravement irriter les voies digestives et urinaires. Après l’ingestion de fourrage contaminé, la cantharidine peut causer des cloques dans la bouche, des coliques, de la diarrhée, des mictions fréquentes, des lésions rénales, un état de choc et la mort. Comme la toxine demeure active dans le foin entreposé, même la luzerne ancienne ou expédiée peut encore présenter un danger.
Une très petite quantité de méloés ingérés peut être mortelle, et environ 5 grammes (0,18 oz) de matière de coléoptères séchés sont considérés comme une dose potentiellement mortelle pour un cheval de 1 000 lb (450 kg). La toxicité dépend de l’espèce de méloé, de la concentration de cantharidine et de la taille du cheval. Toute exposition soupçonnée doit être traitée comme une urgence.
Les premiers signes d’une intoxication aux méloés comprennent souvent une diminution de l’appétit, des coliques, de la diarrhée, une salivation excessive, de la fièvre, de la dépression et une démarche raide. Certains chevaux urinent aussi fréquemment, forcent pour uriner ou présentent du sang dans l’urine lorsque la toxine irrite les voies urinaires. Les signes peuvent s’aggraver rapidement, c’est pourquoi des soins vétérinaires rapides sont essentiels lorsqu’une exposition est possible.
Les méloés présents dans le foin peuvent encore empoisonner un cheval après l’entreposage parce que la cantharidine ne se dégrade pas lorsque le foin est expédié, séché ou conservé pendant de longues périodes. La luzerne contaminée demeure dangereuse même si les coléoptères sont morts. C’est pourquoi la provenance du foin, la méthode de récolte et une inspection attentive du fourrage sont importantes avant de donner des produits à base de luzerne.
Les chevaux contractent une intoxication aux méloés à partir de la luzerne lorsque les coléoptères sont piégés dans le fourrage pendant la récolte puis ingérés avec le foin, les cubes, les granulés ou les gâteries. Les méloés sont attirés par la luzerne en fleurs, surtout pendant les périodes de forte activité estivale. Le conditionnement du foin avec un rouleau écraseur peut augmenter le risque en écrasant les coléoptères dans le fourrage avant qu’ils puissent s’échapper.
L’intoxication aux méloés est traitée par des soins de soutien d’urgence, car il n’existe aucun antidote à la toxicité de la cantharidine. Les vétérinaires peuvent utiliser des fluides intraveineux, des analgésiques, le repos au box, un soutien de la pression artérielle et une surveillance étroite des complications rénales, digestives et cardiovasculaires. Des agents de détoxification peuvent être utilisés dans certains cas, mais ils ne doivent être administrés que par un vétérinaire.
Un cheval peut se remettre d’une intoxication aux méloés si le traitement commence rapidement et si la quantité de toxine consommée n’est pas trop importante. Le pronostic est réservé à sombre, et les cas non traités présentent un taux de mortalité élevé. Les chevaux qui survivent aux deux premiers jours suivant l’apparition des signes ont tendance à avoir de meilleures chances de rétablissement, bien qu’une fourbure puisse se développer plus tard.
Les propriétaires de chevaux peuvent aider à prévenir l’intoxication aux méloés en achetant de la luzerne auprès de fournisseurs réputés qui comprennent les risques liés aux méloés et utilisent des méthodes de récolte plus sûres. Choisissez du foin provenant de régions à plus faible risque lorsque possible, évitez le foin conditionné avec un rouleau écraseur, inspectez chaque nouveau lot avant de le donner et surveillez attentivement les chevaux après l’introduction d’un nouveau fourrage. Les vétérinaires locaux et les services de vulgarisation peuvent aider à évaluer les risques régionaux.
Résumé
L’intoxication à la cantharidine est une forme d’empoisonnement potentiellement mortelle chez les chevaux, généralement causée par l’ingestion de cantharides présentes dans du foin de luzerne contaminé.
- La cantharidine, sécrétée par les cantharides, est extrêmement toxique pour les chevaux et peut être mortelle à des doses aussi faibles que cinq grammes de cantharides
- Les cantharides se nourrissent fréquemment de luzerne, ce qui représente un risque important pour les chevaux consommant du foin de luzerne
- Les symptômes de l’intoxication à la cantharidine incluent une fréquence cardiaque élevée, une perte d’appétit, des mictions fréquentes, de la fièvre, une démarche raide, des convulsions et une mort subite
- Il n’existe aucun remède pour l’empoisonnement par les cantharides chez les chevaux ; le traitement se concentre sur la détoxification et les soins de soutien
- Le pronostic pour les chevaux atteints varie généralement de réservé à très mauvais
- La prévention repose sur une coordination efficace entre les propriétaires de chevaux, les vétérinaires et les producteurs de foin afin de réduire au minimum le risque d’exposition aux cantharides
Références
- Kinney, K. et al. Blister Beetles in Forage Crops. Colorado State University Extension. 2010.
- Romano, M.C. Cantharidin Toxicosis in Animals - Toxicology. Merck Veterinary Manual. 2022.
- Allen, C. Blister Beetles. Texas A&M Extension Entomology. 2018.
- Plumlee, K.H., Ed. Clinical veterinary toxicology. St. Louis, Mo: Mosby, 2004.
- Hovda, L.R. et al. Blackwell’s Five-Minute Veterinary Consult Clinical Companion: Equine Toxicology. Wiley Blackwell, 2022.
- Holbrook, T.C. Treating Cantharidin Toxicosis. Compendium Equine. 2009.
- Laminitis: Prevention & Treatment. American Association of Equine Practitioners.
- Heuzé, V. et al. Alfalfa (Medicago sativa). Feedipedia, 2016.
- Wilson, D.A., Ed. Clinical veterinary advisor: The horse. St. Louis, Mo: Elsevier Saunders, 2012.
- Cotovio, P. et al. Acute Kidney Injury by Cantharidin Poisoning Following a Silly Bet on an Ugly Beetle. Clin Kidney J. 2013. doi: 10.1093/ckj/sft001.
- Moore, J.N. Colic in Horses. MSD Veterinary Manual. 2019.










