La douleur sacro-iliaque est une cause fréquente de mauvaises performances et de légères boiteries chez les chevaux de performance. [1] L’articulation sacro-iliaque est le point de connexion entre le bassin et la colonne vertébrale chez le cheval, jouant un rôle important dans la foulée.
Des lésions touchant les ligaments soutenant cette région, ou l’articulation elle-même, peuvent provoquer des douleurs et de l’inconfort, entraînant des symptômes tels qu’une altération de la qualité des allures, des refus de sauter des obstacles, ou un petit galop en « saut de lapin ».
La douleur sacro-iliaque peut résulter d’un traumatisme, d’un stress répétitif, de blessures par surutilisation, d’une mauvaise conformation ou d’arthrite. Les chevaux participant à des compétitions de dressage et de saut d’obstacles présentent le risque le plus élevé de développer cette affection.
Le traitement comprend généralement une période de rééducation prolongée pouvant aller de 4 à 6 mois. De nombreux chevaux souffrant de douleurs sacro-iliaques se rétablissent et reprennent leur carrière sportive, souvent à un niveau inférieur à celui qu’ils atteignaient auparavant.
Articulation sacro-iliaque chez le cheval
Chez le cheval, la région sacro-iliaque est la jonction entre le membre postérieur et la colonne vertébrale. Les principaux composants de cette région sont : [1]
- Le sacrum, constitué des vertèbres fusionnées de la région sacrée
- L’ilion, c’est-à-dire les côtés du bassin
- Plusieurs ligaments qui soutiennent ces structures
L’articulation sacro-iliaque est le point de connexion entre le sacrum et l’ilion. Sa capacité de mouvement est très limitée en raison de la présence des ligaments de soutien, et elle permet de transmettre les forces d’impact des membres vers la colonne vertébrale. [1]
La maladie sacro-iliaque chez le cheval regroupe un ensemble d’affections touchant l’articulation sacro-iliaque, entraînant fréquemment des douleurs et des mauvaises performances. Chez les chevaux atteints de cette pathologie, l’articulation elle-même, les ligaments qui l’entourent, ou les deux, peuvent être touchés. [1][2]

Légende :
Sacrum : Sacrum
Sacroiliac Joint : Articulation sacro-iliaque
Causes de la douleur sacro-iliaque
Lors d’un mouvement normal, les muscles entourant l’articulation sacro-iliaque du cheval empêchent celle-ci d’être en hyperextension ou de dépasser ses limites physiques. Toutefois, si les muscles des membres postérieurs et du dos ne remplissent pas efficacement leur rôle de stabilisation, une hyperextension peut survenir, entraînant alors des contraintes excessives, voire des lésions, au niveau de l’articulation sacro-iliaque. [1]
Les causes fréquentes de la maladie sacro-iliaque incluent : [1][2]
- Une chute ou une glissade
- Un cheval retrouvé coincé dans son box
- Une fatigue musculaire due à une surutilisation
- Des blessures musculaires dues à des mouvements répétitifs, qui sont causées par un entraînement intensif
Les affections les plus courantes qui surviennent dans le cadre de la maladie sacro-iliaque sont : [1]
- Des lésions des ligaments entre la partie supérieure du sacrum et la partie supérieure du bassin (ligaments sacro-iliaques dorsaux)
- Des lésions des ligaments reliant les côtés du sacrum aux côtés du bassin (ligaments sacro-iliaques intra-osseux et ventraux)
- L’arthrite de l’articulation sacro-iliaque
Des dommages aux ligaments sacro-iliaques intra-osseux et ventraux peuvent entraîner une luxation ou une subluxation de l’articulation, où les composants osseux de l’articulation sont désalignés. [1]
Facteurs de risque
La prévalence de la maladie sacro-iliaque chez les chevaux de course et de compétition est élevée. Cependant, de nombreux chevaux présentent des changements dégénératifs dans la région sacro-iliaque sans montrer de signes de boiterie. [3]
Les facteurs de risque associés à la maladie sacro-iliaque comprennent : [3][4]
- Une augmentation du poids corporel
- La participation à des épreuves de dressage et de saut d’obstacles
- Une ascendance warmblood
- Un âge avancé
- Une hauteur au garrot plus élevée
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Symptômes
La douleur sacro-iliaque provoque généralement une légère boiterie ou de mauvaises performances chez les chevaux de compétition. [1]
Les symptômes de la maladie sacro-iliaque sont très variables, mais peuvent inclure : [1]
- Une diminution de l’amplitude des foulées des postérieurs
- Une altération de la qualité et du rythme des allures, notamment au pas et au petit galop
- Un refus de franchir les obstacles
- Un petit galop en « saut de lapin »
- Des changements de pied fréquents ou des battues croisées
- Des changements au niveau du comportement tels qu’un cheval qui se cabre, qui rue, qui donne des coups de pied ou qui est réticent à avancer
Les symptômes sont généralement plus marqués lorsque le cheval est monté par rapport au travail en main. [5]
Les changements physiques associés à la maladie sacro-iliaque incluent : [1][6]
- Un affaissement de l’une des deux hanches lorsqu’on observe le cheval de l’arrière
- Une asymétrie des tubérosités sacrales, c’est-à-dire la partie supérieure du bassin
- Une fonte musculaire au niveau de la croupe
- Une mobilité réduite de la queue
- Une position asymétrique de la queue lorsque le cheval est en mouvement
Blessure traumatique
Les chevaux ayant subi une blessure traumatique à l’articulation sacro-iliaque peuvent présenter des symptômes plus graves, tels que : [1]
- Une boiterie marquée d’un membre postérieur, incluant une boiterie sans appui
- Une asymétrie des tubérosités sacrales
- Des spasmes musculaires
Les chevaux qui développent une luxation de l’articulation sacro-iliaque présentent une apparence caractéristique du bassin appelée « bosse du chasseur » (hunter’s bump). [1] Dans ce cas, les tubérosités sacrales deviennent très proéminentes.
Diagnostic
La plupart des chevaux atteints de la maladie sacro-iliaque font l’objet d’un examen vétérinaire en raison d’un historique de mauvaises performances. Dans le cadre de l’examen, le vétérinaire procédera à un examen de boiterie afin d’en déterminer l’origine. [1]
À partir de là, des examens diagnostiques supplémentaires peuvent permettre de confirmer que l’articulation sacro-iliaque est la source de la douleur. [1]
Tests de flexion
Les tests de flexion sont une technique utilisée lors de l’examen de boiterie où le vétérinaire fléchit excessivement un membre afin de solliciter les articulations. [1] Ce procédé permet de mettre en évidence toute douleur ou instabilité dans les articulations fléchies, ce qui aide à identifier les sources potentielles de boiterie.
Chez les chevaux atteints de la maladie sacro-iliaque, on peut observer une augmentation de la boiterie lors de la flexion des postérieurs. Cependant, ce résultat est généralement dû à une surcharge du membre inférieur plutôt qu’à la pathologie elle-même. Cette surcharge est causée par la compensation de la douleur sacro-iliaque, ce qui peut entraîner des dommages ailleurs. [1]
Certains chevaux peuvent également montrer une boiterie accrue du membre opposé à celui qui est fléchi, car le fait de devoir porter du poids sur un seul membre postérieur peut irriter l’articulation sacro-iliaque. [1] Ces chevaux peuvent également refuser de rester calmes et immobiles durant la flexion en raison de la douleur supplémentaire. [1]
Palpation
La palpation des structures de la région sacro-iliaque peut déclencher des signes de douleur chez le cheval, ce qui aide à identifier la source de la boiterie. [1]
Le basculement du bassin via la manipulation de la tubérosité ischiatique (avant du bassin) et la tubérosité coxale (arrière du bassin) permet de fléchir l’articulation sacro-iliaque. [1] Cette technique peut mettre en évidence une douleur provenant de l’articulation elle-même.
Une pression sur les tubérosités sacrales peut mettre en évidence une douleur au niveau des ligaments sacro-iliaques dorsaux, car ces ligaments ont pour rôle principal d’empêcher un mouvement excessif des tubérosités sacrales. [1]
Certains vétérinaires peuvent également passer un capuchon d’aiguille ou la pointe d’un stylo sur la croupe afin d’inciter le cheval à rentrer la croupe et à cambrer le dos (dorsiflexion). Une réponse minimale à cette technique peut indiquer une douleur sacro-iliaque. [1]
Un test similaire peut également déclencher une flexion latérale de la colonne vertébrale, qui peut être réduite chez les chevaux souffrant de douleur sacro-iliaque. [1]
Échographie
En raison de l’épaisseur des postérieurs du cheval, l’évaluation radiographique de l’articulation sacro-iliaque est généralement impossible. L’échographie est la méthode la plus courante pour diagnostiquer les changements dans cette articulation, notamment au niveau des ligaments. [1]
Il existe deux principales méthodes pour évaluer les ligaments sacro-iliaques à l’échographie : l’échographie percutanée (à travers la peau) et l’échographie transrectale (par le rectum).
L’échographie percutanée est la plus adaptée pour évaluer les ligaments sacro-iliaques dorsaux et leur connexion aux tubérosités sacrales. Le vétérinaire peut évaluer la taille des ligaments ainsi que l’intégrité de leurs fibres grâce à cette technique. [1]
L’échographie transrectale permet au vétérinaire d’évaluer les bords osseux de l’articulation sacro-iliaque elle-même, ainsi que les ligaments sacro-iliaques ventraux. [1][7] Des changements tels qu’une prolifération osseuse peuvent indiquer une arthrite de l’articulation sacro-iliaque. [1] Des changements au niveau de la taille ou de la densité du ligament ventral peuvent indiquer une inflammation. [7]
Scintigraphie nucléaire
La scintigraphie nucléaire est une technique de diagnostic offerte dans certains hôpitaux de référence et constitue la méthode de référence pour diagnostiquer la maladie sacro-iliaque. [1]
Au cours de cette procédure, le vétérinaire administre un médicament radioactif au cheval, lequel se lie à des molécules présentes dans les os et les tissus mous. Les zones où la circulation sanguine est accrue ou réduite, ou où l’activité des cellules productrices d’os (ostéoblastes) est élevée, fixent davantage de particules radioactives que les tissus normaux. [1]
Deux à quatre heures après l’injection du médicament, le vétérinaire utilise une caméra spéciale qui détecte les zones de radioactivité. Les secteurs présentant des « zones chaudes » de radioactivité sont susceptibles d’être douloureuses ou de provoquer une boiterie. [1]
Les structures de la région sacro-iliaque évaluées par cette technique peuvent inclure : [1]
- Le sacrum
- Les tubérosités sacrales
- L’ilion du bassin
- Les ligaments sacro-iliaques dorsaux
- Les articulations sacro-iliaques
- Les muscles de la colonne vertébrale
Traitement
Le traitement de la maladie sacro-iliaque nécessite une gestion rigoureuse de la part des propriétaires de chevaux. Une combinaison de repos au box, de rééducation progressive et d’injections articulaires peut être requise pour gérer cette affection. [1]
Repos au box
La majorité des chevaux ont besoin d’environ 2 mois de repos au box après un diagnostic de la maladie sacro-iliaque. L’objectif est de prévenir tout mouvement inutile de la région sacro-iliaque afin de permettre aux ligaments sacro-iliaques de se reposer. [1]
En général, seules des promenades en main de 10 à 15 minutes, 2 à 3 fois par jour, sont autorisées pendant cette période. La plupart des chevaux reçoivent également des anti-inflammatoires, comme la phénylbutazone, pour réduire la douleur et aider à contrôler l’inflammation des ligaments sacro-iliaques. [1]
Rééducation
Les protocoles de rééducation pour les douleurs sacro-iliaques visent à augmenter progressivement la charge de travail de cette région tout en renforçant la musculature environnante. L’objectif principal est de renforcer les muscles de la colonne vertébrale et de la croupe, qui participent à la stabilisation de la région sacro-iliaque. [1]
La rééducation débute généralement par 1 à 4 mois de marche en selle ou en main, en effectuant des serpentines et des cercles. Les virages et les cercles améliorent la flexion latérale de la colonne vertébrale et favorisent une légère rotation des articulations sacro-iliaques. [1]
À mesure que le cheval gagne en force, le diamètre des cercles et des virages est réduit afin d’augmenter l’ampleur de la flexion latérale et de la rotation. Des cercles et des virages au trot sont ajoutés au protocole après plusieurs mois de marche. [1][8]
Enfin, les chevaux peuvent galoper sous la selle pendant de courtes périodes, en augmentant lentement la durée jusqu’à un retour à un niveau de performances normal. [8] Les transitions descendantes du petit galop au trot sont une composante essentielle de la rééducation, car ce mouvement fléchit considérablement la région sacro-iliaque et permet de développer la force. [1]
Dans la majorité des cas de la maladie sacro-iliaque, la durée totale de rééducation est de 4 à 6 mois. Une réévaluation, incluant une échographie de contrôle, est nécessaire tous les deux mois pendant le processus de rééducation afin de guider l’intensité du travail. [1]
Injections articulaires
Pour les chevaux dont l’articulation sacro-iliaque elle-même est atteinte, une injection de corticostéroïdes et/ou d’acide hyaluronique dans l’articulation peut aider à réduire l’inflammation et à ralentir la progression de l’arthrite. [1][9]
Une injection dans l’articulation sacro-iliaque est difficile en raison de son emplacement sous l’ilion du bassin. En général, l’objectif du vétérinaire est de déposer le corticostéroïde à proximité de l’articulation afin que le médicament se diffuse dans la zone touchée, plutôt que d’injecter directement dans l’articulation. [1]
Les injections dans l’articulation sacro-iliaque impliquent l’insertion d’une aiguille droite de 20 à 25 cm dans le dos, juste au-dessus de l’articulation sacro-iliaque. Certains vétérinaires peuvent utiliser l’échographie pour guider l’insertion de l’aiguille afin d’assurer une efficacité maximale. [1]
Autres modalités thérapeutiques
Plasma riche en plaquettes
Le plasma riche en plaquettes est une technique qui consiste à injecter à un cheval du plasma provenant de son propre sang dans une zone de lésion tissulaire. Le plasma riche en plaquettes contient de fortes concentrations de cytokines, des molécules de signalisation qui favorisent la guérison et la réparation des tissus. [1]
Les chevaux traités avec du plasma riche en plaquettes présentent souvent une guérison plus rapide et une réparation plus complète des ligaments sacro-iliaques endommagés. Toutefois, le processus de rééducation peut tout de même prendre jusqu’à 4 à 6 mois, malgré l’amélioration de la guérison des ligaments. [1]
Sarapin
Le sarapin est un analgésique dérivé de la sarracénie pourpre, une plante carnivore. Son mode d’action exact demeure inconnu, mais ce composé a été utilisé avec succès pour traiter les douleurs neuromusculaires chroniques chez l’humain. [10]
Certains vétérinaires utilisent le sarapin sous forme d’injection locale dans la région sacro-iliaque pour réduire la douleur, dans le cadre de leur protocole de traitement de la douleur sacro-iliaque. Toutefois, il n’existe actuellement aucune preuve de l’efficacité du sarapin comme protocole de traitement chez le cheval. [10][11]
Mésothérapie
La mésothérapie est une méthode qui consiste à stimuler les fibres nerveuses de la peau afin d’inhiber la transmission de la douleur dans la moelle épinière. Les preuves de son efficacité chez le cheval sont limitées, mais cette technique est actuellement utilisée chez l’humain pour traiter la douleur chronique. [10]
Pour effectuer une mésothérapie, le vétérinaire utilise un dispositif multi-injection pour administrer plusieurs petites doses de médicaments dans les muscles le long de la colonne vertébrale. En général, les médicaments utilisés sont des stéroïdes, des anesthésiques locaux, des relaxants musculaires ou du sarapin. [10]
Relaxants musculaires
Les relaxants musculaires tels que le méthocarbamol peuvent être bénéfiques pour les chevaux atteints de la maladie sacro-iliaque, en particulier s’ils souffrent de spasmes musculaires causés par la douleur. [10]
Pronostic
Selon les études, le pronostic des cas de maladie sacro-iliaque varie considérablement, avec un taux de retour au niveau de performance antérieur allant de 15 % à 90 %. [11][12] De manière générale, les vétérinaires considèrent que le pronostic à long terme de la maladie sacro-iliaque est réservé. [1]
Une étude a révélé qu’environ 32 % des chevaux reprennent leurs activités à un niveau inférieur à celui atteint avant le diagnostic. Seulement 13 % des chevaux de cette étude avaient retrouvé leur niveau de performance initial un an après la rééducation. [12]
Questions Fréquemment Posées
Voici quelques questions fréquemment posées sur la douleur de l’articulation sacro-iliaque chez les chevaux :
La douleur sacro-iliaque chez les chevaux provoque souvent une baisse de performance, une boiterie légère des membres postérieurs et des changements dans la qualité des allures. Les chevaux atteints peuvent raccourcir leur foulée, résister à avancer, refuser les sauts, changer de pied, galoper désuni ou faire des « bonds de lapin » au galop. Certains chevaux présentent également des changements de comportement, comme ruer, donner des coups de pied, se cabrer ou montrer de la réticence à travailler sous la selle.
La douleur sacro-iliaque chez les chevaux peut se développer lorsque l’articulation ou les ligaments de soutien sont étirés, endommagés ou affectés par l’arthrite. Les déclencheurs courants comprennent les glissades, les chutes, le fait de rester coincé dans le box, le stress répétitif, la fatigue musculaire ou l’entraînement intensif. Une mauvaise conformation et la surutilisation peuvent également augmenter la contrainte exercée sur la région sacro-iliaque au fil du temps.
La fonction de l’articulation sacro-iliaque est importante parce que cette région relie le bassin à la colonne vertébrale et aide à transférer la force des membres postérieurs à travers le dos du cheval. Même si l’articulation présente très peu de mouvement, la douleur ou les lésions ligamentaires peuvent perturber la qualité des allures, la puissance de l’arrière-main, l’équilibre et la capacité du cheval à travailler confortablement.
Les chevaux les plus à risque de problèmes sacro-iliaques comprennent les chevaux de compétition, particulièrement ceux utilisés en dressage et en saut d’obstacles. Les Warmbloods, les chevaux de grande taille, les chevaux plus âgés et les chevaux ayant un poids corporel plus élevé peuvent également présenter un risque accru. Ces facteurs peuvent exercer davantage de stress mécanique sur l’articulation sacro-iliaque et les ligaments qui la soutiennent.
La douleur sacro-iliaque chez les chevaux est diagnostiquée au moyen d’un examen de boiterie, d’une évaluation physique et d’examens d’imagerie au besoin. Les vétérinaires peuvent utiliser la palpation, les tests de flexion, l’échographie ou la scintigraphie nucléaire pour aider à localiser la source de la douleur. L’échographie est couramment utilisée pour évaluer les changements ligamentaires, tandis que la scintigraphie nucléaire est considérée comme la méthode de référence pour diagnostiquer les maladies de l’articulation sacro-iliaque.
La douleur sacro-iliaque chez les chevaux est habituellement traitée par du repos, une réadaptation contrôlée, une gestion de la douleur et parfois des injections. De nombreux chevaux ont besoin d’environ 2 mois de repos au box, avec des marches en main limitées de 10 à 15 minutes, 2 à 3 fois par jour. La réadaptation permet ensuite de reconstruire progressivement la force du dos et de la croupe afin d’aider à stabiliser la région sacro-iliaque.
La réadaptation sacro-iliaque chez les chevaux dure souvent de 4 à 6 mois, selon la gravité de la blessure et la réponse du cheval au traitement. Les programmes commencent généralement par la marche, puis ajoutent graduellement des cercles, des serpentines, du trot et de courtes périodes de galop. Des réévaluations tous les 2 mois permettent de guider l’augmentation sécuritaire de la charge de travail.
Les injections sacro-iliaques peuvent aider certains chevaux lorsque l’inflammation ou l’arthrite affecte la région de l’articulation sacro-iliaque. Les vétérinaires peuvent utiliser des corticostéroïdes, de l’acide hyaluronique ou d’autres traitements près de l’articulation afin de réduire la douleur et l’inflammation. Le positionnement est difficile parce que l’articulation est située profondément sous le bassin, de sorte qu’un guidage échographique peut être utilisé.
Les chevaux peuvent retourner au travail après une douleur sacro-iliaque, mais les résultats varient considérablement. Certains chevaux reprennent la compétition, tandis que d’autres reviennent à un niveau inférieur ou nécessitent une gestion à long terme. Les études rapportent une large gamme de taux de retour à la performance, et seul un faible pourcentage peut retrouver son niveau antérieur un an après la réadaptation.
Résumé
- La douleur sacro-iliaque est plus fréquente chez les chevaux de course et de compétition, en particulier les chevaux de dressage et de saut d’obstacles
- Les causes incluent des traumatismes, une surutilisation ou des lésions dues aux mouvements répétitifs dans la région sacro-iliaque
- Le traitement nécessite généralement un repos au box suivi d’une période prolongée de rééducation
- La majorité des chevaux sont en mesure de reprendre leurs activités après le traitement, bien qu'ils n'atteignent généralement pas le même niveau de performance qu'avant
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