La dilatation des naseaux chez les chevaux est souvent négligée et perçue comme une simple réaction temporaire à l’excitation ou à l’effort physique. Pourtant, ce comportement équin courant peut fournir des indices importants sur la santé respiratoire, le fonctionnement cardiovasculaire et le bien-être général du cheval.
Lors d’une activité intense ou d’un état d’excitation émotionnelle, la dilatation des naseaux permet d’augmenter le débit d’air pour répondre à une demande accrue en oxygène. Il s’agit alors d’une réaction normale et saine.
Cependant, la dilatation observée chez un cheval calme ou au repos peut révéler des problèmes de santé sous-jacents qui nécessitent une attention particulière. Une dilatation persistante ou exagérée peut être un signe avant-coureur de détresse respiratoire, de douleur ou de problèmes cardiovasculaires.
La capacité à faire la différence entre la dilatation normale des naseaux et des signes de détresse est une compétence essentielle pour les propriétaires de chevaux, les soigneurs et les cavaliers. Poursuivez votre lecture pour en savoir plus sur les raisons pour lesquelles les chevaux dilatent leurs naseaux, ce que cela peut indiquer et comment évaluer la santé respiratoire d’un cheval afin d’être préparé si l’un de vos chevaux montre des signes de difficulté respiratoire.
Dilatation des naseaux chez les chevaux
La dilatation des naseaux est un comportement naturel chez le cheval. En général, les chevaux dilatent leurs naseaux en réponse à : [1]
- Un effort physique : une augmentation de l’effort exige un apport accru en oxygène. Puisqu’ils sont obligés de respirer par le nez, les chevaux n’ont d’autre moyen que de dilater leurs naseaux pour inspirer un plus grand volume d’air pour répondre à leurs besoins en oxygène lors d’une activité intense.
- Une excitation émotionnelle : les situations qui déclenchent de l’excitation, la peur, la curiosité ou l’anxiété chez le cheval peuvent provoquer une dilatation des naseaux ainsi qu’une visibilité accrue de la sclérotique (le blanc de l’œil). Le cheval étant une proie, son système nerveux sympathique réagit à ces déclencheurs en se préparant à fuir, ce qui entraîne une augmentation de la fréquence cardiaque et respiratoire.
Dans les deux cas, la dilatation des naseaux est une réponse physiologique à des stimuli externes et à une demande métabolique accrue. [1]
Si un cheval dilate ses naseaux en réponse à l’exercice ou à un stimulus émotionnel intense, ce comportement n’est pas préoccupant. Si la dilatation cesse une fois l’exercice terminé ou que le cheval est calmé, il s’agit d’une réaction normale et saine.
Dans ces cas, des examens supplémentaires ne sont généralement pas nécessaires, sauf si d’autres signes de détresse respiratoire ou d’inconfort sont également présents.
Dilatation anormale des naseaux
Bien qu’elle soit normale durant l’activité ou l’excitation, une dilatation persistante des naseaux au repos peut indiquer un problème de santé sous-jacent nécessitant d’être évalué. [2][3]
Des naseaux dilatés au repos sont souvent associés à une détresse respiratoire ou à une douleur systémique, qui peuvent toutes deux s’aggraver rapidement si elles ne sont pas prises en charge. L’identification des symptômes qui accompagnent la dilatation des naseaux permet de distinguer un problème mineur d’une affection nécessitant une intervention vétérinaire rapide.
Les signes à surveiller comprennent : [2][3]
- Une dilatation persistante sans cause évidente, comme l’exercice ou une stimulation émotionnelle
- Une respiration rapide et superficielle (tachypnée) qui ne se stabilise pas au repos
- Une respiration difficile (dyspnée), souvent accompagnée d’efforts abdominaux exagérés
- Des mouvements visibles, puissants et continus des naseaux
- La présence de toux, d’écoulement nasal ou d’une respiration bruyante
- De l’anxiété, une détresse, de l’agitation ou une réticence à se déplacer
- Des naseaux dilatés associés à des signes de douleur comme le fait de gratter le sol, une sudation excessive ou une posture anormale
Une dilatation persistante des naseaux ne doit jamais être ignorée, surtout lorsqu’elle s’accompagne d’autres symptômes problématiques. Elle reflète souvent un effort accru pour maintenir un apport suffisant en oxygène ou pour gérer un stress physiologique. Dans ces cas, la dilatation des naseaux précède fréquemment des signes cliniques plus graves, surtout si la cause sous-jacente n’est pas traitée. [2][3]
Évaluation de la respiration équine
La vérification de la fréquence respiratoire d’un cheval est une compétence simple mais essentielle pour les propriétaires et les soigneurs de chevaux. La respiration fournit des informations précieuses sur l’état de santé général, et savoir l’évaluer permet de détecter les premiers signes de détresse respiratoire, de douleur ou de maladie systémique.
Les schémas respiratoires chez le cheval
Les schémas respiratoires des chevaux fournissent des indices importants sur leur état de santé. Une observation attentive de la fréquence, de l’amplitude et de l’effort respiratoires permet de déterminer si la respiration est normale ou s’il existe un problème sous-jacent.
En reconnaissant les anomalies pouvant accompagner une dilatation des naseaux, les propriétaires et soigneurs de chevaux peuvent déterminer si une évaluation vétérinaire s’impose.
Tableau 1. Guide des schémas respiratoires chez le cheval [4]
| Schéma respiratoire | Description | Affections associées |
|---|---|---|
| Eupnée | Respiration normale, sans effort | Chevaux en bonne santé |
| Tachypnée | Respiration rapide et superficielle | Douleur, fièvre, affection respiratoire |
| Hyperpnée | Respiration profonde et rapide (p. ex. : exercice) | Normale à l’effort, anormale au repos |
| Dyspnée | Respiration laborieuse, pénible | Maladie respiratoire ou cardiaque grave |
| Apnée | Arrêt de la respiration | Extrêmement grave, urgence |
La fréquence respiratoire normale d’un cheval adulte au repos se situe généralement entre 8 et 15 respirations par minute. Une fréquence respiratoire qui sort de cette plage (surtout si elle reste constamment élevée) peut indiquer un problème sous-jacent nécessitant une évaluation plus approfondie. [4]
Comment vérifier la fréquence respiratoire d’un cheval
Suivez les étapes ci-dessous pour mesurer la fréquence respiratoire de votre cheval : [5]
- Observez ou ressentez le mouvement des flancs ou des naseaux du cheval : observez le côté de l’abdomen juste derrière les côtes, ou placez doucement une main devant un naseau pour ressentir le flux d’air.
- Chronométrez la respiration : utilisez un chronomètre ou une horloge avec une trotteuse pour mesurer avec précision la fréquence respiratoire et éviter une estimation erronée.
- Comptez les respirations pendant 30 secondes : un cycle respiratoire comprend une inspiration et une expiration. Certaines personnes trouvent plus facile de ne compter que les inspirations, mais il est plus précis de compter les cycles complets.
- Multipliez par deux pour calculer les respirations par minute : en doublant le nombre obtenu en 30 secondes, vous obtenez la fréquence respiratoire par minute.
On peut aussi utiliser un stéthoscope pour écouter directement les respirations, en le plaçant sur la trachée, juste sous la gorge, ou contre la paroi thoracique, là où les bruits respiratoires sont les plus audibles.
Tableau 2. Directives pour évaluer la respiration équine
| Niveau d’urgence | Observation |
|---|---|
| Sans danger Cheval en santé |
|
| Prudence Consultez un vétérinaire dès que possible |
|
| Urgent Soins vétérinaires d’urgence requis |
|
Il est préférable de mesurer la fréquence respiratoire lorsque le cheval est calme et qu’il se tient tranquillement debout. L’excitation, l’anticipation ou l’effort physique peuvent naturellement augmenter la fréquence respiratoire, ce qui complique l’obtention d’une mesure de référence précise.
La vérification régulière de la fréquence respiratoire normale d’un cheval au repos permet d’identifier plus facilement les anomalies et d’agir rapidement si une attention médicale est requise.
Tableau 3. Référence rapide : Évaluation de la respiration équine [5]
| Caractéristique | Normal au repos | Signes préoccupants |
|---|---|---|
| Fréquence respiratoire | 8 à 15 respirations par minute | Plus de 20 respirations par minute au repos |
| Effort respiratoire | Fluide, avec un léger mouvement abdominal | Difficile, avec des mouvements exagérés |
| Mouvement des naseaux | Subtil ou minimal | Prononcé, dilatation continue et prononcée |
| Bruits audibles | Aucun ou très faibles | Sifflements, bruits de cliquetis ou gargouillements |
| Posture | Détendue | Encolure allongée, réticence à se déplacer |
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Affections associées à une dilatation anormale des naseaux
Plusieurs affections peuvent provoquer une dilatation anormale et persistante des naseaux chez le cheval. Celles-ci vont de troubles respiratoires primaires à des maladies systémiques affectant indirectement le schéma respiratoire.
« Une dilatation persistante des naseaux au repos est un signe clinique clé indiquant que le cheval déploie davantage d'efforts pour répondre à ses besoins en oxygène. Une reconnaissance des symptômes et une évaluation vétérinaire rapides sont essentielles pour identifier l'affection sous-jacente. Une observation attentive de ces signes subtils peut faire la différence entre un cas gérable et une urgence. »
— Dre Madison Ricard, D.M.V., Ph. D., DACVP, PASFormatrice vétérinaire chez Mad Barn
Maladies respiratoires
La détresse respiratoire est l’une des causes les plus fréquentes de dilatation anormale des naseaux. Lorsque la fonction pulmonaire est compromise, le cheval doit faire plus d’efforts pour inspirer suffisamment d’air.
Les maladies respiratoires équines associées à la dilatation anormale des naseaux comprennent : [2][3][6]
- L’asthme équin : l’asthme équin est une affection respiratoire chronique qui englobe ce qui était auparavant classé comme deux troubles distincts : l’obstruction récurrente des voies respiratoires (ou emphysème) et la maladie inflammatoire des voies respiratoires. L’emphysème est fréquemment observé chez les chevaux plus âgés hébergés dans des environnements mal ventilés ou poussiéreux. La maladie inflammatoire des voies respiratoires, quant à elle, touche généralement les chevaux de performance plus jeunes.
- Pneumonie bactérienne et pleuropneumonie : ces infections graves des poumons et de la cavité pleurale entraînent de la fièvre, de la toux, un écoulement nasal, de la léthargie et un effort respiratoire visible. Les chevaux atteints de pneumonie peuvent dilater leurs naseaux pour compenser une fonction pulmonaire réduite et améliorer leur apport en oxygène.
- Œdème pulmonaire : l’accumulation de liquide dans les poumons diminue la capacité à oxygéner efficacement le sang. L’œdème pulmonaire peut apparaître à la suite d’une maladie cardiaque, d’infections respiratoires sévères ou comme complication d’un œdème pulmonaire à pression négative (OPPN) suite à une obstruction des voies respiratoires.
Obstruction des voies respiratoires supérieures
L’obstruction des voies respiratoires supérieures rend la respiration physiquement plus difficile, ce qui entraîne souvent une dilatation marquée des naseaux alors que le cheval tente d’inspirer suffisamment d’air.
Les causes fréquentes chez les chevaux comprennent : [2][3][7]
- La gourme : maladie infectieuse causée par Streptococcus equi, la gourme entraîne une enflure des ganglions lymphatiques, un écoulement nasal, et dans les cas graves, une obstruction des voies respiratoires.
- La neuropathie ou l’hémiplégie laryngée (cornage) : la neuropathie laryngée (ou cornage) est une pathologie survenant lorsque les muscles contrôlant un ou les deux côtés du larynx ne fonctionnent plus correctement, obstruant partiellement les voies respiratoires et rendant la respiration bruyante et difficile pendant l’exercice.
- Les corps étrangers : des objets inhalés peuvent obstruer partiellement les voies nasales ou la trachée, provoquant une détresse respiratoire immédiate et un mouvement exagéré des naseaux.
Douleur
La douleur systémique peut influencer considérablement le schéma respiratoire du cheval. La douleur stimule le système nerveux sympathique, augmentant la fréquence cardiaque et respiratoire dans le cadre de la réaction de lutte ou de fuite. [8][9]
Les chevaux souffrant de douleurs importantes peuvent présenter une respiration rapide et superficielle. Dans de tels cas, les naseaux du cheval peuvent aussi être dilatés parce que ce dernier tente de répondre à une demande accrue en oxygène ou de faire face aux effets physiologiques du stress. [8][9]
En présence de pathologies douloureuses non liées au système respiratoire, la dilatation des naseaux peut être modérée mais persistante, et elle s’accompagne souvent d’autres signes tels que la transpiration, l’agitation ainsi que des postures ou des comportements anormaux. [8][9]
Maladies cardiovasculaires
Bien que plus rares, certaines maladies cardiovasculaires peuvent entraîner une dilatation des naseaux chez le cheval au repos. Les affections compromettant la fonction cardiaque peuvent provoquer une congestion pulmonaire, caractérisée par un reflux de liquide dans les poumons.
La respiration devient alors plus difficile et moins efficace, forçant le cheval à fournir un effort accru à chaque inspiration. Par conséquent, les naseaux peuvent rester dilatés même en l’absence d’autres signes évidents de maladie respiratoire. [4]
Les pathologies cardiovasculaires pouvant se manifester par une dilatation des naseaux chez le cheval incluent : [4][10]
- L’insuffisance cardiaque congestive
- Les arythmies
- Les valvulopathies
Dans ces cas, d’autres signes comme la léthargie, l’intolérance à l’effort et la distension de la veine jugulaire peuvent également être présents. [4][10]
Diagnostic des affections associées
Lorsque la dilatation anormale des naseaux d’un cheval justifie une attention vétérinaire, le diagnostic commence généralement par une anamnèse complète et un examen physique. Le vétérinaire peut aussi poser des questions sur les voyages récents, l’introduction de nouveaux congénères ou l’exposition à des irritants comme la poussière ou les allergènes. [11]
Selon les résultats de l’examen physique, des tests diagnostiques peuvent être recommandés pour évaluer la santé respiratoire et/ou cardiovasculaire. Les examens diagnostiques possibles incluent : [2][11]
- L’endoscopie
- L’échographie
- La radiographie (rayons X)
- La gazométrie artérielle
- Le lavage trachéal ou broncho-alvéolaire
Prévention
De bonnes pratiques de gestion jouent un rôle essentiel dans la réduction des risques de maladies respiratoires chez les chevaux et dans la diminution des épisodes de dilatation anormale des naseaux. De nombreuses affections respiratoires sont influencées par le milieu de vie du cheval.
L’adoption de mesures proactives pour créer un espace propre et bien ventilé peut améliorer considérablement la santé respiratoire et le bien-être général.
Voici quelques stratégies de gestion importantes : [2][12][13]
- Améliorer la ventilation : une mauvaise circulation d’air permet l’accumulation de poussière, de spores de moisissure et de vapeurs d’ammoniac. Des écuries bien ventilées, grâce à des fenêtres et des portes ouvertes ou à des systèmes mécaniques au besoin, assurent un apport constant en air frais.
- Contrôler la poussière : le foin sec est une source importante d’irritants en suspension dans l’air. Le trempage ou le traitement du foin à la vapeur réduit considérablement la poussière et les spores de moisissure avant de l’offrir aux chevaux.
- Optimiser les sorties à l’extérieur : les sorties à l’extérieur en liberté permettent aux chevaux de respirer un air extérieur plus sain, réduisant ainsi leur exposition à la poussière des écuries et aux polluants de l’air intérieur.
- Réduire l’ammoniac : l’urine accumulée dans les box peut provoquer une concentration élevée d’ammoniac dans les écuries. Un nettoyage fréquent des box et l’utilisation de litière absorbante contribuent à maintenir de faibles niveaux d’ammoniac.
- Maintenir la vaccination : le respect du calendrier de vaccination de votre cheval permet de le protéger contre les infections virales respiratoires fréquentes, comme la grippe équine et l’herpèsvirus, réduisant ainsi le risque de maladie respiratoire grave.
En priorisant la gestion de l’environnement, les propriétaires de chevaux peuvent contribuer à protéger le système respiratoire de leur animal et à réduire les risques de dilatation anormale des naseaux causée par des déclencheurs environnementaux.
Questions fréquemment posées
Voici quelques questions fréquemment posées sur les naseaux dilatés chez les chevaux :
Les naseaux dilatés chez les chevaux surviennent souvent pendant l’exercice, l’excitation, la peur ou la curiosité, lorsque le corps a besoin de plus d’oxygène. Cela est généralement normal si la dilatation se résorbe une fois que le cheval se repose ou se calme. Une dilatation persistante des naseaux alors que le cheval est calme peut suggérer une détresse respiratoire, de la douleur ou une contrainte cardiovasculaire, surtout si elle s’accompagne de toux, d’écoulement nasal, d’une respiration rapide, de transpiration ou d’une posture inhabituelle.
La dilatation des naseaux devient préoccupante lorsque le cheval est calme, immobile au repos, et qu’il travaille encore fort pour respirer. Les signes d’alerte incluent une respiration rapide ou superficielle, un mouvement abdominal exagéré, une respiration bruyante, de la toux, un écoulement nasal, de l’anxiété, de la transpiration ou une réticence à se déplacer. Une dilatation des naseaux au repos peut indiquer un flux d’air réduit, de la douleur ou un stress systémique, donc des signes persistants devraient être évalués rapidement par un vétérinaire.
La dilatation des naseaux n’est pas toujours liée à une maladie respiratoire, puisque les chevaux dilatent naturellement leurs naseaux pendant un effort intense, le stress, l’excitation ou l’activation. L’inquiétude augmente lorsque la dilatation persiste au repos ou apparaît avec une respiration difficile, de la toux, de la fièvre, des écoulements ou un manque d’énergie. Dans ces cas, les causes possibles incluent l’asthme équin, la pneumonie, une obstruction des voies respiratoires, la douleur ou, plus rarement, une maladie cardiovasculaire.
Un rythme respiratoire normal pour un cheval adulte au repos est généralement de 8 à 15 respirations par minute, bien que certains guides d’évaluation considèrent jusqu’à 24 respirations par minute comme acceptable chez un cheval par ailleurs en bonne santé. Les poulains respirent normalement plus rapidement, environ 20 à 50 respirations par minute. Des taux supérieurs à 20 au repos, ou supérieurs à 30 en cas de détresse, justifient une attention plus étroite.
Vérifier la fréquence respiratoire d’un cheval consiste à observer les mouvements du flanc ou des naseaux pendant des cycles respiratoires complets. Comptez une inspiration et une expiration comme une seule respiration, chronométrez les respirations pendant 30 secondes, puis multipliez par deux pour obtenir le nombre de respirations par minute. Mesurez lorsque le cheval est calme et immobile, puisque l’exercice, le stress, l’anticipation ou l’excitation peuvent augmenter temporairement la fréquence respiratoire.
Les signes respiratoires d’urgence incluent une dilatation des naseaux au repos, du sang provenant d’un ou des deux naseaux, un écoulement nasal ressemblant à du pus, la présence d’aliments dans l’écoulement nasal, une respiration très rapide au-delà de 30 respirations par minute, ou une respiration lente en dessous de 8 respirations par minute. Une respiration difficile, un cou étendu, un flux d’air bruyant, une anxiété sévère ou un effondrement nécessitent également des soins vétérinaires urgents.
La douleur peut provoquer une dilatation des naseaux en augmentant la fréquence cardiaque, la fréquence respiratoire et les réponses au stress. Un cheval souffrant d’une douleur importante peut respirer rapidement et superficiellement, même si les poumons ne sont pas le principal problème. Une dilatation liée à la douleur peut apparaître avec de la transpiration, des coups de pied au sol, de l’agitation, une posture anormale, une réticence à se déplacer ou d’autres signes de type colique nécessitant une attention vétérinaire rapide.
La prévention de la dilatation anormale des naseaux commence par la réduction du stress respiratoire dans l’environnement du cheval. Des écuries propres et bien ventilées aident à limiter la poussière, les spores de moisissures et les émanations d’ammoniac. Faire tremper ou étuver le foin sec peut réduire les irritants en suspension dans l’air, tandis que la mise au pâturage fournit un air extérieur plus propre. Un nettoyage régulier des stalles, une litière absorbante, la vaccination et le contrôle des parasites soutiennent également la santé respiratoire et réduisent les risques évitables.
Résumé
La dilatation des naseaux chez les chevaux est un indicateur important de leur état physique et émotionnel. Bien qu’elle soit tout à fait normale durant l’exercice ou les périodes d’excitation, une dilatation persistante ou excessive au repos requiert une attention particulière.
- L’évaluation de la fréquence respiratoire, de l’effort respiratoire et d’autres signes peut aider les propriétaires à déterminer si la dilatation des naseaux justifie une intervention vétérinaire
- Une dilatation persistante des naseaux au repos est une préoccupation sérieuse qui requiert une consultation vétérinaire rapide
- Une dilatation anormale des naseaux peut indiquer une maladie respiratoire ou cardiovasculaire sous-jacente, y compris des infections telles que le gourme
- Le suivi rigoureux des soins vétérinaires de routine et l’adoption de pratiques de gestion optimales sont des stratégies efficaces pour protéger la santé respiratoire des chevaux
Références
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- Dunkel. B., Respiratory Emergencies in Adult Horses. Equine Veterinary Education. 2024.
- Hines. M. T., Clinical Approach to Commonly Encountered Problems. Equine Internal Medicine. 2004.
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- Rush. B. R., Recurrent Airway Obstruction (Heaves) in Horses. Merck Veterinary Manual. 2024.
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- Davidson. L., Part 2: Recognising the Signs - Pain Management. Horse Health Hub, Virbac.
- Kane. E., Exploring the Perception and Physiology of Pain in Horses. DVM 360. 2007.
- Thal. D., Congestive Heart Failure, CH. Horse Side Vet Guide. 2014.
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- Blundell. E. L. et al., The Effect of Steaming and Soaking Treatments on Respirable Dust Content of Hay and the Potential Environmental Polluting Impact of the Waste Water Produced. Forages and grazing in horse nutrition. Academic Publishers, Wageningen. 2012.
- Wickens. C. L. et al., Strategies for Reducing Ammonia in Horse Barns. Southern Equine. 2016.











