Muscler la ligne du dos et gérer la perte de cette musculation sont des problèmes courants pour les propriétaires de chevaux.
Une faiblesse de la ligne du dos de votre cheval peut être due à divers facteurs, dont l’alimentation et l’exercice. Des facteurs physiologiques, comme l’âge ou des problèmes de santé, peuvent également affecter les muscles de la ligne du dos.
Avec un plan d’alimentation, un programme d’exercice et un mode de vie adaptés, vous pouvez aider votre cheval à développer sa masse musculaire et sa force. Les muscles de la ligne du dos sont non seulement esthétiquement attrayant, mais ils améliorent également la mobilité, la forme physique générale et la longévité.
La perte de la ligne du dos coïncide souvent avec d’autres problèmes qui doivent être adressés correctement. Un examen approfondi de la routine quotidienne du cheval et de son état de santé peut aider à identifier une cause sous-jacente de la perte musculaire.
Les chevaux souffrant de troubles métaboliques, comme le PSSM ou le syndrome de Cushing, nécessitent des approches spécifiques pour favoriser le développement musculaire. Les chevaux ayant des problèmes intestinaux et les chevaux âgés peuvent également nécessiter des soins particuliers.
Nous pouvons vous aider à élaborer un programme de nutrition et de gestion qui favorise le développement de muscles sains. Vous pouvez soumettre le régime alimentaire de votre cheval pour une analyse gratuite par nos nutritionnistes équins et nous vous donnerons des suggestions personnalisées pour améliorer la ligne du dos de votre cheval.
Quels sont les muscles de la ligne du dos?
Les muscles de la ligne du dos du cheval se situent le long de la colonne vertébrale et comprennent ceux du garrot, du dos, des reins et de la croupe.
Les muscles principaux de ces zones sont le grand dorsal, le longissimus et le trapèze.
Chez un cheval en bonne santé, les muscles de la ligne du dos sont lisses et plats et le corps paraît bien équilibré et rempli, sans dépôt excessif de graisse.

LES SIGNES ET CAUSES D’UNE MAUVAISE LIGNE DU DOS
Vous pouvez évaluer la ligne du dos de votre cheval en examinant individuellement les zones du garrot, du dos, des reins et de la croupe. Si l’une de ces zones semble enfoncée ou concave, cela signifie qu’il manque de muscle.
À première vue, les chevaux en surpoids peuvent sembler avoir une musculature idéale au niveau de la chaîne dorsale, mais la graisse sous-cutanée peut recouvrir et cacher les muscles.
Pour évaluer avec précision l’état de la musculature, il est utile de palper ces zones pour distinguer entre la graisse et les muscles. Les muscles sont fermes au toucher, alors que la graisse est spongieuse.
Un manque de musculature au niveau de la ligne du dos chez votre cheval peut être attribué à de nombreux facteurs, comme :
- Une mauvaise alimentation
- Chevaux âgés
- Un manque d’exercice
- Une boiterie
- Un mauvais ajustement de la selle
- Des problèmes musculosquelettiques, comme la myopathie par surcharge en polysaccharides (PSSM)
- Des maladies endocriniennes, comme la maladie de Cushing ou le Dysfonctionnement de la Pars Intermedia de la Pituitaire (DPIP)
Si votre cheval perd de la musculature ou a du mal à développer une ligne du dos adéquate, ces facteurs doivent être soigneusement évalués par un professionnel qualifié, notamment votre nutritionniste ou votre vétérinaire.
Quelle est votre priorite numero un pour la sante de votre cheval?
Comment développer la ligne du dos de votre cheval
ÉTAPE 1) IDENTIFIER LES CONDITIONS SOUS-JACENTES
Certaines maladies équines, comme le syndrome de Cushing / DPIP et le PSSM, peuvent accélérer la perte musculaire de la ligne du dos. Il est impératif de diagnostiquer et de gérer ces maladies par l’alimentation et un programme d’exercices adaptés afin de minimiser la perte de muscle.
DPIP – Maladie de Cushing
La progression du Dysfonctionnement de la Pars Intermedia de la Pituitaire (DPIP) affecte directement le métabolisme des protéines, ce qui entraîne une atrophie musculaire chez la plupart des chevaux affectés. [11] Selon leur condition physique et la présence d’un dérèglement de l’insuline, les chevaux atteints du DPIP ont besoin d’un régime alimentaire adapté à leurs besoins particuliers.
Tous les chevaux qui développent le DPIP ont un risque élevé de résistance à l’insuline et de fourbure. Même si l’on ne sait pas si votre cheval est atteint d’insulino-résistance (IR), il est recommandé de le gérer comme s’il l’est. [13]
Les chevaux atteints de DPIP qui ont des antécédents d’IR ou de fourbure ont besoin d’un régime alimentaire très pauvre en glucides solubles, riche en protéines de bonne qualité et équilibré en vitamines et minéraux. [14]
PSSM – Myopathie par surcharge en polysaccharides
La PSSM, également connu sous le nom de EPSM, est un trouble métabolique qui résulte d’anomalies du métabolisme des glucides. [9] Deux des symptômes les plus courants sont une perte musculaire de la ligne du dos et une démarche anormale des membres postérieurs. [6]
Il est recommandé de donner aux chevaux atteints d’EPSM une alimentation très faible en sucre et en amidon (moins de 12 % en HCNS total, sur la base de la matière sèche), haute en lipides et équilibrée en protéines, vitamines et minéraux. [10]
De l’exercice régulier est également fortement recommandé pour contrôler les symptômes chez ces chevaux.
ÉTAPE 2) LES BESOINS EN ÉNERGIE ET PROTÉINES
Les chevaux qui ont une ligne du dos pauvre ont parfois besoin d’un apport supplémentaire en protéines dans leur alimentation. Pour que la croissance musculaire ait lieu, l’alimentation de votre cheval doit lui fournir suffisamment d’énergie et de protéines.
Un fourrage de bonne qualité doit constituer la base de l’alimentation et le foin doit être sélectionné en fonction du niveau de travail et des besoins individuels du cheval.
Dépendamment de la teneur en énergie et en protéines du fourrage de votre cheval, il peut être nécessaire d’ajouter des sources d’énergie et/ou de protéines supplémentaires pour répondre à ses besoins quotidiens.
Acides aminés
Les acides aminés sont la constitution de base des protéines et peuvent être trouvés à des niveaux variables dans différents aliments. Il existe 10 acides aminés essentiels qui doivent être approvisionnés dans l’alimentation de votre cheval, car ils ne peuvent être synthétisés par l’organisme.
La quantité totale d’acides aminés fournie n’est pas la seule chose qui compte ; le bon équilibre des acides aminés est également important. En fournissant un profil complet de ces acides aminés essentiels, vous favoriserez la réparation et la récupération musculaires après l’exercice.
La lysine, la méthionine et la thréonine sont largement considérées comme les trois acides aminés essentiels limitants dans le régime alimentaire des équidés. Cela signifie qu’ils sont les plus communs à être déficients dans leur alimentation. Si l’un de ces acides aminés est insuffisant dans l’alimentation, la synthèse des protéines peut être compromise. [5]
Sources de protéines
Lors de la supplémentation en protéines, il est important de choisir des sources de protéines de bonne qualité, hautement digestibles et qui contiennent ces acides aminés essentiels dans un équilibre approprié.
Voici quelques-unes des meilleures sources de protéines de haute qualité à offrir à votre cheval :
- Le tourteau de soya
- Le tourteau de canola
- Le tourteau de chanvre
- Le tourteau de graines de lin
- La protéines de lactosérum
Parmi ces produits, le tourteau de soya et de canola sont les plus riches en lysine et constituent un excellent choix si l’on soupçonne une carence en acides aminés.
Il est également possible d’utiliser des acides aminés de synthèse pour augmenter spécifiquement la teneur en lysine, en méthionine, et en thréonine de l’alimentation.
Cette option peut être recommandée pour les chevaux dont l’alimentation contient généralement suffisamment de protéines, mais qui ont besoin d’une supplémentation ciblée pour corriger un déséquilibre en acides aminés.
ÉTAPE 3) LES BESOINS EN VITAMINES ET MINÉRAUX
Les vitamines et les minéraux sont essentiels pour soutenir les processus métaboliques qui dégradent les nutriments et synthétisent les protéines. La croissance musculaire ne peut avoir lieu que si l’alimentation contient des quantités suffisantes de vitamines et de minéraux.
Les carences de vitamines et minéraux peuvent nuire à la fonction musculaire et engendrent une récupération médiocre après l’exercice. [10] Cela peut entraver la réparation musculaire et le développement des muscles de la ligne du dos.
Voici quelques-uns des nutriments les plus importants pour la récupération après l’effort et leurs apports quotidiens pour les chevaux adultes :
- Magnésium : 15 à 20 grammes par jour
- Vitamine E : 1 000 UI par jour
- Sélénium : au moins 1,25 milligramme par jour, idéalement 2 à 3 milligrammes par jour
L’administration d’un supplément équilibré de vitamines et de minéraux ou d’une moulée complète servie selon le taux d’alimentation recommandé garantira la satisfaction des besoins en vitamines et en minéraux de votre cheval.
Les antioxydants, comme la vitamine E et le sélénium, protègent les cellules musculaires des dommages oxydatifs qui se produisent pendant l’exercice. Selon le niveau d’exercice de votre cheval, une supplémentation en vitamine E et en sélénium peut être bénéfique.
ÉTAPE 4) FAVORISER LA SANTÉ DIGESTIVE
La perte de muscle de la ligne du dos est un problème courant chez les chevaux âgés, en particulier après 20 ans. Ce phénomène peut souvent être lié à une diminution de l’efficacité alimentaire ; les chevaux âgés sont moins aptes à extraire les nutriments des aliments qu’ils consomment.
Une efficacité alimentaire inférieure peut être le résultat d’une dégénération de la santé digestive due à une diminution de la diversité des bactéries du microbiome intestinal. [13]
Une alimentation équilibrée, privilégiant le fourrage, contribue à une santé optimale du gros intestin. La supplémentation en levure semble également améliorer l’efficacité alimentaire et l’absorption des nutriments.
Votre cheval âgé peut bénéficier de l’ajout d’un supplément pour la santé digestive qui promeut la santé du gros intestin et la fonction immunitaire. Assurez-vous que le supplément pour la santé digestive que vous choisissez contient des probiotiques, des enzymes digestives et des prébiotiques en quantité suffisante.
Une mauvaise digestion causée par des ulcères gastriques peut également être une raison pour une faiblesse de la ligne du dos. Les traitements courants qui tamponnent l’acide gastrique ou empêchent sa production entraînent un pH artificiellement élevé dans l’estomac. Cependant, l’estomac a un pH faible pour une raison précise : d’activer les enzymes digestives et de tuer les microbes potentiellement dangereux.
Si les enzymes digestives ne sont pas activées dans l’estomac, les nutriments, comme les protéines et les glucides, seront moins facilement dégradés et digérés dans l’estomac et l’intestin grêle. Par conséquent, les traitements contre les ulcères gastriques peuvent avoir des conséquences inattendues sur le reste du tube digestif et sur l’absorption des nutriments, notamment en diminuant l’absorption des acides aminés et créant ainsi un mauvais développement de la ligne du dos.
ÉTAPE 5) IDENTIFIER UNE BOITERIE
La boiterie chez les chevaux peut englober un large éventail d’affections, mais elle provient souvent des douleurs dans l’extrémité des membres et du dos. Bien qu’une boiterie de faible intensité puisse être difficile à détecter, elle peut néanmoins entraîner des performances médiocres et des soucis du bien-être du cheval.
De nombreux propriétaires de chevaux ont du mal à identifier avec précision la boiterie chez leur cheval. [15] L’absence d’identification précoce de la boiterie peut entraîner une aggravation du problème sous-jacent.
Une consultation avec votre vétérinaire et l’utilisation d’éthogrammes peuvent vous aider à identifier les boiteries subtiles ou visibles par une observation objective. [1]
L’identification exacte des zones à problèmes vous permettra de prendre les mesures appropriées pour améliorer la santé de votre cheval avec votre équipe de professionnels équins.
Une alimentation adaptée peut également contribuer à la santé des articulations et des tissus conjonctifs de manière préventive.
Que votre cheval soit monté pour le plaisir ou pour la compétition, il est essentiel d’identifier et de traiter les boiteries avant de lui faire faire les exercices nécessaires à la musculation de la ligne du dos.
ÉTAPE 6) UTILISER UN ÉQUIPEMENT BIEN ADAPTÉ
Il est important de choisir le bon équipement afin de s’assurer que votre cheval est confortable et se déplace sans douleur.
Une selle mal adaptée peut provoquer des points douloureux, ce qui peut amener le cheval à compenser dans ses mouvements. Ces mouvements compensatoires peuvent entraîner une atrophie musculaire dans la zone de la ligne du dos. [7]
L’ajustement de la selle doit être évalué par un expert en ajustement de selle lorsque l’on débute l’entraînement et doit être évalué au fur et à mesure que la ligne du dos du cheval se développe. Les chevaux dont la ligne du dos est peu développée nécessitent généralement des évaluations plus fréquentes que les chevaux dont la musculature est plus établie.
Si vous utilisez une bride avec ou sans mors, il faut également vérifier qu’ils sont bien adaptés et ajustés. Il est important de les vérifier régulièrement pour éviter les points de pression, de pincement ou de frottement. L’inconfort du mors et de la bride peut amener les chevaux à modifier leurs allures, ce qui peut affecter la musculature de la ligne du dos et entraîner des problèmes et douleurs articulaires.
ÉTAPE 7) IMPLEMENTER LES EXERCICES APPROPRIÉS
Pour que la croissance musculaire se produise, les muscles doivent être stimulés par une forme d’entraînement de résistance. Idéalement, l’entraînement de résistance doit être pratiqué de manière régulière pour obtenir les meilleurs résultats.
Il existe peu de données scientifiques sur les chevaux permettant d’évaluer quels exercices sont efficaces pour développer les muscles de la ligne du dos. Cependant, il existe de nombreuses anecdotes d’exercices différents qui sont considérés comme efficaces.
Vous trouverez ci-dessous quelques-uns des meilleurs exercices de musculation de la ligne du dos pour les chevaux : [11]
La descente de l’encolure : Permettez à votre cheval d’étirer sa tête vers le bas et de travailler dans un cadre détendu avec des rênes lousses ou en liberté.
Les transitions : Que ce soit à la longe ou en selle, les transitions ascendantes ou descendantes sont d’excellents moyens de travailler la force et l’équilibre du dos et des postérieurs.
Le reculer : Reculer encourage le cheval à porter une plus grande partie de son poids et de celui du cavalier sur l’arrière-main et fait travailler le dos et les postérieurs.
Travail sur les pentes : La marche en main ou en selle en montant et descendant des côtes permet de renforcer le dos et les postérieurs.
Travail avec des barres : L’utilisation de barres au sol à la longe ou en selle est un moyen stimulant de faire travailler les muscles de la ligne du dos. Il existe des centaines d’exercices différents.
Exercice pour engager les abdominaux : En mettant une pression sur la ligne médiane de l’abdomen du cheval, on l’encourage à soulever son dos, ce qui fait travailler les muscles abdominaux.
ÉTAPE 8) MAINTENIR UNE ROUTINE D’ÉTIREMENT
En guidant votre cheval dans ses étirements avant l’exercice, vous pouvez augmenter la souplesse des muscles et améliorer la posture et l’équilibre, ce qui rend les séances d’entraînement plus productives. [4]
Voici quelques étirements efficaces pour solliciter les muscles de la ligne du dos : [8]
- Menton au poitrail
- Menton entre les genoux
- Menton entre les boulets
Les étirements doivent être effectués de manière lente et détendue. Lorsqu’ils sont effectués correctement et régulièrement, des étirements avant et après l’exercice peuvent aider à réduire la fatigue et les douleurs musculaires.
ÉTAPE 9) MAXIMISER LE TEMPS DES SORTIES AU PRÉ
Les sorties au pré ont une multitude d’avantages, non seulement pour le développement musculaire, mais aussi pour la santé mentale de votre cheval.
Malgré l’idée que les sorties au champ peuvent engendrer des blessures, de plus en plus d’études démontrent qu’il peut être fait en toute sécurité. On observe une amélioration du bien-être des chevaux qui sont mis au pré, même pour seulement une heure par jour. [3]
La sortie dans au pâturage vallonné au terrain varié et/ou avec d’autres chevaux est un excellent moyen d’augmenter le niveau d’exercice de votre cheval tout au long de la journée. Si vous n’avez pas accès à un terrain vallonné ou varié, une écurie active (système Paddock Paradise) peut favoriser encore plus le mouvement dans la routine de votre cheval.
En offrant des activités d’enrichissement dans l’environnement de votre cheval, vous pouvez également rendre les sorties plus stimulantes et encourager le mouvement, ce qui peut activer les muscles du dos.
Questions fréquemment posées
Voici quelques questions fréquemment posées sur le développement de la ligne du dessus chez les chevaux :
Les muscles de la ligne du dessus chez les chevaux longent la colonne vertébrale et comprennent le garrot, le dos, les reins et la croupe. Les principaux muscles de ces régions comprennent le grand dorsal (Latissimus Dorsi), le long dorsal (Longissimus Dorsi) et le trapèze (Trapezius). Une ligne du dessus forte favorise la mobilité, la posture, l’équilibre et la condition physique générale, tout en aidant le cheval à porter un cavalier de façon plus confortable et efficace. Une musculature saine de la ligne du dessus contribue également à la santé locomotrice à long terme et peut améliorer les capacités athlétiques globales ainsi que la longévité du cheval.
Vous pouvez reconnaître une mauvaise ligne du dessus si le garrot, le dos, les reins ou la croupe paraissent affaissés ou concaves plutôt que lisses et bien arrondis. Il est également important de palper ces régions, car la graisse peut masquer une musculature insuffisante, particulièrement chez les chevaux en surpoids. Les muscles sont fermes au toucher, tandis que la graisse est plus molle et spongieuse; une évaluation manuelle permet donc d’obtenir une image plus fidèle de l’état réel de la ligne du dessus. Évaluer chaque section de la ligne du dessus séparément peut aider à déterminer si la perte musculaire est généralisée ou plus marquée dans une région particulière.
Un mauvais développement de la ligne du dessus chez les chevaux peut être causé par une mauvaise alimentation, un apport insuffisant en protéines, un manque d’exercice, le vieillissement, la boiterie ou une douleur qui limite l’utilisation normale des muscles. D’autres facteurs contributifs comprennent une selle mal ajustée, les ulcères gastriques, le syndrome des processus épineux chevauchants (kissing spines), la dysfonction de la pars intermédiaire de l’hypophyse et la myopathie par stockage des polysaccharides. Lorsqu’un cheval perd de la musculature sur sa ligne du dessus, l’étape la plus importante consiste à identifier et à gérer la cause sous-jacente de cette perte musculaire. Travailler avec un vétérinaire, un nutritionniste ou un autre professionnel équin qualifié peut aider à déterminer si l’alimentation, la santé, la douleur ou des facteurs de gestion sont en cause.
L’alimentation influence la musculature de la ligne du dessus chez les chevaux en fournissant l’énergie, les protéines, les vitamines et les minéraux nécessaires à la réparation et à la croissance musculaires. Si l’alimentation manque de calories, de protéines ou de nutriments essentiels, le cheval peut avoir de la difficulté à développer ou à maintenir sa masse musculaire, même avec un bon programme d’exercice. Un fourrage de bonne qualité devrait constituer la base de l’alimentation, avec des sources additionnelles d’énergie ou de protéines ajoutées au besoin. Une alimentation équilibrée devrait être adaptée au fourrage consommé, à la charge de travail, à l’âge, à la condition corporelle et à toute problématique métabolique ou digestive sous-jacente.
Les acides aminés sont importants pour développer la ligne du dessus chez les chevaux parce qu’ils constituent les éléments de base des protéines musculaires. La quantité totale de protéines est importante, mais l’équilibre des acides aminés essentiels joue également un rôle dans la réparation musculaire et la récupération après l’exercice. La lysine, la méthionine et la thréonine sont les acides aminés les plus susceptibles d’être limitants dans l’alimentation équine, et une carence de l’un d’eux peut réduire la synthèse des protéines. Fournir des sources de protéines de haute qualité ou des suppléments ciblés en acides aminés peut aider à corriger les déséquilibres qui limitent le développement de la ligne du dessus.
Les vitamines et les minéraux sont importants pour le développement de la ligne du dessus chez les chevaux parce que la croissance musculaire dépend d’un métabolisme normal, de la récupération et de la réparation des tissus. Les carences peuvent nuire à la fonction musculaire et rendre la récupération après l’exercice moins efficace, ce qui ralentit le développement de la ligne du dessus. Le magnésium, la vitamine E et le sélénium sont particulièrement importants pour la récupération après l’exercice et la protection des cellules musculaires contre les dommages oxydatifs. Offrir un supplément équilibré de vitamines et de minéraux ou un aliment complet selon les recommandations peut aider à assurer que les besoins nutritionnels quotidiens sont comblés.
Des problèmes de santé comme la dysfonction de la pars intermédiaire de l’hypophyse et la myopathie par stockage des polysaccharides peuvent effectivement affecter la ligne du dessus, car ces deux affections sont associées à une perte musculaire. La dysfonction de la pars intermédiaire de l’hypophyse modifie le métabolisme des protéines et nécessite souvent une alimentation spécialisée, tandis que la myopathie par stockage des polysaccharides affecte le métabolisme des glucides et est fréquemment associée à une perte musculaire de la ligne du dessus et à des mouvements anormaux. Ces chevaux ont généralement besoin de programmes d’alimentation et d’exercice adaptés plutôt que d’un plan générique de développement musculaire.
La boiterie ou les douleurs dorsales devraient être prises en charge avant d’essayer de développer la ligne du dessus, car la douleur modifie la façon dont le cheval se déplace et utilise ses muscles. Les chevaux souffrant de douleur aux membres, de syndrome des processus épineux chevauchants (kissing spines) ou d’autres problèmes musculosquelettiques évitent souvent d’engager correctement leur dos, ce qui entraîne un développement musculaire faible ou inégal. Un cheval inconfortable répondra généralement mal aux exercices de renforcement tant que le problème sous-jacent n’est pas maîtrisé. Identifier et traiter la douleur en premier aide le cheval à se déplacer plus normalement et rend le travail de développement de la ligne du dessus plus efficace.
L’exercice joue un rôle central dans le développement de la ligne du dessus d’un cheval parce que la croissance musculaire nécessite un entraînement régulier en résistance. L’alimentation fournit les matériaux nécessaires à la musculature, mais les muscles doivent tout de même être sollicités régulièrement pour développer leur force et leur forme. Les chevaux développent généralement mieux leur ligne du dessus lorsque l’exercice est approprié, constant et accompagné d’une gestion qui les maintient confortables et en bonne santé locomotrice. Les étirements, les sorties au pâturage et la variété des mouvements peuvent également favoriser la souplesse, la posture et l’engagement musculaire au quotidien.
Les exercices qui aident à développer la ligne du dessus chez les chevaux comprennent le travail en extension d’encolure, les transitions, le reculer, le travail en pente, le travail sur des barres au sol et les redressements abdominaux pour chevaux. Ces exercices sont couramment utilisés pour encourager le cheval à engager plus efficacement son dos, ses postérieurs et ses muscles abdominaux. Ils donnent les meilleurs résultats lorsqu’ils sont pratiqués régulièrement et avec une bonne exécution plutôt qu’à titre d’exercices occasionnels. Le travail en pente, les barres au sol et les transitions devraient être introduits progressivement afin que le cheval puisse développer sa force sans devenir endolori ou surmené.
Résumé
La perte de la ligne du dos chez le cheval peut être préoccupante et résulte souvent d’une combinaison de facteurs médicaux, nutritionnels et liés au travail.
- Si vous êtes préoccupé par une perte récente de la ligne du dos, consultez votre vétérinaire afin d’exclure toute condition médicale sous-jacente pouvant affecter la masse musculaire.
- Une alimentation fournissant une énergie adéquate, des protéines de haute qualité et répondant aux besoins en vitamines et minéraux du cheval est essentielle pour soutenir la croissance et le maintien des muscles de la ligne du dos.
- Des carences nutritionnelles, en particulier en protéines ou en acides aminés limitants, peuvent nuire à la synthèse des protéines et contribuer à une fonte musculaire progressive.
- En complément de l’alimentation, l’ajout de quelques exercices simples et adaptés peut aider à stimuler les muscles, favorisant ainsi le développement et le maintien de la ligne du dos.
- Si vous éprouvez des difficultés à améliorer la ligne du dos de votre cheval, vous pouvez soumettre son régime alimentaire pour une évaluation gratuite afin d’élaborer un plan nutritionnel équilibré et adapté à ses besoins.
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