Le déplacement dorsal du voile du palais (DDVP) est une pathologie respiratoire qui affecte considérablement les performances des chevaux, en particulier lors d’un exercice intense. Il s’agit de l’une des causes les plus fréquentes d’obstruction des voies respiratoires supérieures chez les chevaux de course. [1][2]
Le DDVP survient lorsque le voile du palais, situé à l’arrière de la bouche du cheval, se déplace vers le haut pendant l’effort, provoquant une obstruction partielle ou complète des voies respiratoires. Cela peut entraîner des difficultés respiratoires, une respiration bruyante et une diminution des capacités athlétiques.
Bien que ce problème soit principalement observé chez les chevaux de course et les athlètes équins de haut niveau, il peut toucher des chevaux de diverses disciplines. Une bonne compréhension des causes, des symptômes et de la gestion du DDVP est essentielle pour maintenir la santé des chevaux et optimiser leurs performances en compétition.
Déplacement dorsal du voile du palais chez les chevaux
Le déplacement dorsal du voile du palais (DDVP) est une affection équine intermittente dans laquelle le voile du palais se déplace au-dessus de l’épiglotte lors d’un exercice intense. Normalement, le voile du palais repose sous l’épiglotte, permettant à l’air de circuler librement des cavités nasales vers les poumons. Lorsque le DDVP se produit, le voile du palais obstrue temporairement les voies respiratoires. [2][3][4]
Cette interruption de la circulation d’air complique la respiration du cheval, réduisant l’apport en oxygène aux muscles et nuisant ainsi à ses performances. Le DDVP se manifeste généralement lors d’exercices intenses à grande vitesse, en particulier chez les chevaux de course, avec une fréquence et une gravité qui varient selon les cas.
Anatomie du voile du palais
Les chevaux sont anatomiquement adaptés pour respirer exclusivement par les naseaux. En raison de la structure unique de leurs voies respiratoires supérieures, ils ne peuvent pas respirer efficacement par la bouche. [5]
Le bon fonctionnement du système respiratoire supérieur est crucial pour la santé et les performances des chevaux. La partie supérieure des voies respiratoires joue un rôle essentiel dans l’entrée et la régulation thermique de l’air avant qu’il n’atteigne les poumons. Elle comprend plusieurs structures qui travaillent ensemble pour assurer une respiration efficace en filtrant, réchauffant et humidifiant l’air.
Le voile du palais, situé à l’arrière de la bouche du cheval, joue un rôle clé dans la respiration et la déglutition. Cette structure allongée s’étend vers l’arrière dans la gorge, obstruant partiellement la respiration par la bouche.
Le voile du palais s’étend à l’arrière de la cavité buccale du cheval, de la voûte du palais jusqu’au fond de la gorge. Il se situe généralement juste en dessous de l’épiglotte – un clapet cartilagineux qui aide à fermer les voies respiratoires lors de la déglutition. L’épiglotte fait partie du larynx (boîte vocale). [5][6]
Le voile du palais est positionné derrière le palais dur, la partie osseuse de la voûte du palais. Contrairement au palais dur rigide, le voile du palais est une structure musculaire et flexible constituée principalement de tissus mous.
Le voile du palais remplit une fonction essentielle en séparant les voies nasales de la cavité buccale. Lors de la déglutition, il se soulève pour obstruer les voies nasales et empêcher les aliments ou les liquides de pénétrer dans le nez. En temps normal, lors de la respiration, le voile du palais reste en dessous de l’épiglotte, permettant ainsi à l’air de circuler librement dans les voies respiratoires. [5][6]
Causes
Les causes du déplacement dorsal du voile du palais (DDVP) sont multiples et ne sont pas encore entièrement comprises. Cependant, on pense que plusieurs facteurs anatomiques, neurologiques, physiologiques et environnementaux contribuent à son apparition chez les chevaux. [3][7]
Le DDVP résulte souvent d’une combinaison de ces facteurs plutôt que d’une cause unique. Cela souligne l’importance d’identifier et de traiter les facteurs spécifiques à chaque cas afin de développer une stratégie de gestion efficace.
Problèmes anatomiques
Historiquement, on pensait qu’un voile du palais excessivement long était un facteur contribuant au DDVP, mais des preuves plus récentes suggèrent que ce n’est pas le cas. [8]
Ce sont plutôt des irrégularités dans la morphologie de l’épiglotte qui augmentent le risque de DDVP. L’épiglotte est un clapet cartilagineux situé juste au-dessus du voile du palais. Lors de la déglutition, elle bascule vers le haut pour recouvrir l’ouverture de la trachée, jouant ainsi un rôle de barrière empêchant les aliments ou les liquides d’y pénétrer.
Une épiglotte faible et flasque peut compromettre la stabilité du voile du palais, augmentant ainsi le risque de déplacement. Une petite épiglotte ou une épiglotte sous-développée peut également ne pas être en mesure de maintenir le voile du palais en position normale lors d’un exercice intense. [2][3]
Dysfonction musculaire
Le maintien de la perméabilité des voies respiratoires, c’est-à-dire leur ouverture, est un processus complexe qui dépend de l’action coordonnée de plusieurs muscles des voies respiratoires supérieures du cheval. Des lésions ou une faiblesse des nerfs ou des muscles contrôlant le voile du palais peut perturber cette coordination. [5]
De plus, la fatigue des muscles pharyngés lors d’un exercice intense peut déstabiliser le voile du palais, augmentant ainsi le risque de déplacement. [5]
Facteurs environnementaux et physiologiques
Des facteurs comme la position de la tête et du cou pendant l’effort, une inflammation respiratoire due à des infections ou des allergies, ainsi qu’un exercice de haute intensité peuvent exacerber le risque de DDVP. [9]
La présence de masses, de granulomes ou de kystes sous l’épiglotte et le long du bord libre du voile du palais peut également entraîner un déplacement. [2]
Autres facteurs
Une mauvaise condition physique, une fatigue musculaire, du stress, des maladies cardiovasculaires et pulmonaires, ainsi que la présence de corps étrangers dans la gorge peuvent contribuer indirectement au DDVP en altérant la mécanique respiratoire du cheval ou l’alignement de ses voies respiratoires. [3]
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Symptômes
Les signes cliniques du déplacement dorsal du voile du palais (DDVP) varient en gravité mais incluent généralement : [2][3][5]
- Une respiration bruyante : un bruit caractéristique, souvent fort pendant la respiration, tel qu’un gargouillement, un ronflement ou un son ressemblant à une obstruction des voies respiratoires, survient lorsque le voile du palais perturbe la circulation d’air normale.
- Une intolérance à l’exercice : les chevaux atteints de DDVP peuvent éprouver des difficultés lors d’exercices de haute intensité, montrant une endurance réduite et une fatigue rapide, ce qui complique le maintien de la vitesse ou des performances.
- Une toux ou un haut-le-cœur : le déplacement du voile du palais peut provoquer des épisodes de toux ou de haut-le-cœur, alors que le cheval tente de dégager ses voies respiratoires.
- De mauvaises performances : les performances athlétiques générales peuvent être affectées, se traduisant par des temps plus lents, une agilité réduite et des difficultés à accomplir des tâches que le cheval maîtrisait auparavant.
Les signes du DDVP apparaissent généralement de manière sporadique, en particulier pendant un exercice intense. Ce problème peut être plus visible lors de courses ou d’épreuves compétitives. Dans les cas les plus graves, des épisodes répétés de déplacement du voile du palais pendant l’exercice peuvent entraîner une diminution notable des capacités athlétiques du cheval.
Diagnostic
Le diagnostic du déplacement dorsal du voile du palais (DDVP) repose sur une combinaison d’évaluation clinique, d’observation pendant l’exercice et d’imagerie diagnostique.
L’endoscopie permet au vétérinaire d’examiner directement les voies respiratoires supérieures du cheval en insérant un endoscope flexible (caméra) par les naseaux. Cette procédure permet de visualiser le voile du palais, l’épiglotte et le larynx lorsque le cheval est au repos. [3]
En général, les voies respiratoires semblent normales au repos. Cependant, un DDVP persistant au repos ou une difficulté à repositionner le voile du palais lors de la déglutition peuvent indiquer des problèmes plus graves. Ces anomalies sont souvent plus visibles lors d’un exercice à haute vitesse, fournissant ainsi des indications supplémentaires sur l’état du cheval. [3]
L’endoscopie dynamique est un outil diagnostique crucial pour évaluer le DDVP lors de l’exercice. Cette technique utilise un endoscope flexible pendant que le cheval est en train de faire de l’exercice, généralement sur un tapis roulant à grande vitesse ou lors d’une séance d’exercice contrôlée. [10][11][12]
La nature dynamique de cette procédure permet au vétérinaire d’observer les mouvements du voile du palais en temps réel, identifiant tout déplacement pendant un effort physique intense. Cette méthode est essentielle pour diagnostiquer le DDVP, car elle reproduit les conditions dans lesquelles le voile du palais est le plus susceptible de se déplacer.
En combinant les signes cliniques, les résultats endoscopiques et les tests à l’effort, un vétérinaire peut diagnostiquer avec précision le DDVP et écarter d’autres pathologies respiratoires supérieures qui peuvent provoquer des symptômes similaires.
Diagnostic différentiel
Lors du diagnostic du déplacement dorsal du voile du palais (DDVP), il est important d’exclure d’autres affections présentant des signes cliniques similaires. Les principaux diagnostics différentiels comprennent : [3][13] [14][15]
- L’hémiplégie laryngée idiopathique : la paralysie d’un côté du larynx provoque une obstruction des voies respiratoires et une respiration bruyante (« cornage »), ressemblant au DDVP
- La déviation des replis ary-épiglottiques : la déviation des replis ary-épiglottiques peut obstruer partiellement les voies respiratoires, entraînant des sons respiratoires anormaux et une intolérance à l’exercice
- L’accrochement de l’épiglotte : l’épiglotte se retrouve coincée sous les replis ary-épiglottiques, restreignant la circulation d’air et provoquant des bruits respiratoires, en particulier pendant l’exercice
- Le collapsus nasopharyngé : le nasopharynx peut s’affaisser pendant l’exercice, restreignant la circulation d’air et entraînant de mauvaises performances ainsi qu’une respiration bruyante, semblable au DDVP
Traitement et pronostic
Le traitement du DDVP dépend de la gravité de la maladie, de ses causes sous-jacentes et de l’utilisation prévue du cheval. Les options se divisent généralement en deux catégories : la prise en charge conservatrice et l’intervention chirurgicale. Le pronostic dépend également de la gravité et de la complexité de l’intervention médicale.
Prise en charge conservatrice
La prise en charge conservatrice du déplacement dorsal du voile du palais (DDVP) se concentre sur l’élimination des facteurs sous-jacents et la mise en place d’ajustements non invasifs pour améliorer l’état du cheval. Ces méthodes peuvent être très efficaces, en particulier dans les cas légers ou lorsqu’une intervention chirurgicale immédiate n’est pas justifiée. [3][16]
Les stratégies conservatrices comprennent : [2][3][17][18][19]
- L’élimination des facteurs de prédisposition : il est important d’identifier et de traiter tous les facteurs qui peuvent contribuer au problème, telles qu’une infection respiratoire, de l’inflammation ou une mauvaise condition physique. En vous assurant que votre cheval est en bonne santé, vous vous assurez aussi que la pression sur les voies respiratoires supérieures est réduite que les risques de déplacement sont minimisée.
- L’amélioration de la condition physique : une mauvaise condition physique peut aggraver le DDVP. Un programme de conditionnement physique structuré aide à renforcer les muscles respiratoires et pharyngés du cheval, améliorant la stabilité et réduisant la probabilité de déplacement pendant l’exercice.
- Les modifications de l’équipement : l’utilisation d’un harnachement spécialisé, tels qu’une muserolle allemande, une muserolle australienne, ou des mors peuvent aider à stabiliser la langue et le voile du palais, réduisant ainsi le risque de DDVP en empêchant un mouvement excessif pendant l’exercice.
- Les attache-langues : une attache-langue est une boucle en cuir ou en tissu fixée autour de la langue du cheval et attachée sous la mâchoire inférieure. Elle maintient la langue dans une position avancée (rostrale), aidant à stabiliser le voile du palais et à réduire le risque de déplacement. Bien que cette méthode puisse être efficace pour certains chevaux, les réponses individuelles peuvent varier.
Interventions chirurgicales
Les options chirurgicales pour gérer le déplacement dorsal du voile du palais (DDVP) visent à traiter les problèmes anatomiques et fonctionnels contribuant à la maladie. Le choix de la chirurgie dépend de la gravité du DDVP, des signes cliniques du cheval et de l’utilisation prévue pour ce dernier.
Chirurgie d’avancement du larynx (tie-forward)
La chirurgie d’avancement du larynx (aussi connue sous le nom de tie-forward) repositionne le larynx plus près de l’os basihyoïdien, réduisant ainsi la probabilité de déplacement du voile du palais. Des sutures sont utilisées pour avancer le larynx et le maintenir en place, améliorant le contact entre l’épiglotte et le voile du palais, minimisant ainsi le risque d’obstruction des voies respiratoires. [1][16]
La procédure est peu invasive et présente un taux de réussite élevé, ave environ 80 % des chevaux présentant une résolution complète du DDVP intermittent. Elle est également privilégiée vu son temps de récupération relativement court, permettant aux chevaux de reprendre l’entraînement plus rapidement. [1][3]
Staphylectomie
La staphylectomie est la résection partielle du bord libre caudal du voile du palais visant à réduire son épaisseur et son volume. Cette opération améliore la flexibilité et minimise l’interférence avec l’épiglotte, réduisant ainsi le risque de déplacement. La procédure est réalisée sur des chevaux présentant une masse à l’arrière du voile du palais, et seule une petite portion doit être retirée pour éviter des difficultés au niveau de la déglutition. [2][3][20]
La staphylectomie est particulièrement utile pour les chevaux dont le voile du palais est excessivement épais ou flasque. Cependant, une résection excessive peut altérer la fonction du voile du palais, ce qui peut entraîner une instabilité accrue des voies respiratoires ou des difficultés à avaler. [3][20]
Myectomie
La myectomie consiste en l’ablation chirurgicale de certains muscles spécifiques de la gorge qui contribuent à la traction caudale sur le larynx, tels que les muscles sterno-hyoïdien, sterno-thyroïdien ou omo-hyoïdien. En retirant ces muscles, la tension sur le larynx est réduite, ce qui aide à stabiliser le voile du palais. [2][21]
Cette procédure est souvent combinée avec d’autres interventions chirurgicales, telles que la chirurgie tie-forward, pour améliorer les résultats d’ensemble. Environ 60 % des chevaux ayant subi une myectomie pour le DDVP présentent une amélioration. [3]
Sclérothérapie
La sclérothérapie est une option thérapeutique pour le DDVP qui consiste à injecter un agent sclérosant dans la couche sous-muqueuse du voile du palais. Un agent sclérosant induit une inflammation et une cicatrisation (fibrose) des tissus. Ce processus augmente la rigidité du voile du palais, réduisant ainsi sa flexibilité et contribuant à le stabiliser. [22]
Bien que la sclérothérapie offre une solution potentielle pour les chevaux souffrant de DDVP, son efficacité a été remise en question. Les taux de succès rapportés pour ce traitement varient de 25 % à 50 %, ce qui indique qu’il n’offre pas toujours l’amélioration souhaitée au niveau de la stabilité palatine. [2]
Palatoplastie avec ajustement de tension
La palatoplastie avec ajustement de tension est une procédure visant à restructurer et resserrer le voile du palais afin d’augmenter sa rigidité. En réduisant la flexibilité du voile du palais, la chirurgie aide à minimiser le risque de déplacement pendant l’exercice. [2][3][23]
Cette méthode est particulièrement utile pour les chevaux ayant un voile du palais long ou excessivement flasque. Cependant, une évaluation minutieuse est essentielle, car un resserrement excessif peut altérer la fonction normale du voile du palais ou interférer avec la déglutition.
Questions Fréquemment Posées
Voici quelques questions fréquemment posées sur le DDSP ou le basculement du palais chez les chevaux :
Le DDSP chez les chevaux est une affection des voies respiratoires supérieures où le palais mou se déplace vers le haut au-dessus de l’épiglotte pendant un exercice intense. Cela bloque partiellement le flux d’air des voies nasales vers les poumons, ce qui rend la respiration plus difficile pour le cheval. Le déplacement dorsal du palais mou est souvent intermittent, donc les voies respiratoires peuvent sembler normales lorsque le cheval est examiné au repos.
Le basculement du palais peut se développer à partir de plusieurs facteurs qui affectent la stabilité des voies respiratoires pendant l’exercice. Une épiglotte faible ou petite, la fatigue musculaire, une mauvaise condition physique, une inflammation respiratoire, des masses dans la gorge, le stress, ainsi que la position de la tête ou du cou peuvent tous contribuer. La plupart des cas de DDSP sont multifactoriels, ce qui signifie que la condition résulte souvent de plusieurs facteurs qui se chevauchent plutôt que d’une seule cause claire.
Les signes courants du DDSP comprennent une respiration bruyante, une performance réduite, de la toux, des haut-le-cœur et une tolérance réduite à l’exercice intense. Les chevaux peuvent produire des sons gargouillants, des reniflements ou des bruits d’étouffement lorsque le palais mou perturbe le flux d’air. Comme les épisodes surviennent souvent pendant un travail rapide, les signes peuvent être plus visibles lors de courses, de compétitions ou d’autres exercices à grande vitesse.
Certains chevaux de course font des bruits gargouillants pendant la course parce qu’une obstruction des voies respiratoires supérieures modifie la façon dont l’air circule dans la gorge. Le DDSP est une cause fréquente, car le palais mou peut se déplacer vers le haut et interférer avec le flux d’air. Ce mouvement anormal peut produire des sons gargouillants, des reniflements ou des bruits d’étouffement, souvent accompagnés d’une baisse de performance ou d’une fatigue précoce.
Le DDSP est diagnostiqué par une évaluation vétérinaire, un examen des voies respiratoires et souvent une endoscopie dynamique pendant l’exercice. Une endoscopie standard permet au vétérinaire d’observer le palais mou, l’épiglotte et le larynx au repos, mais de nombreux chevaux semblent normaux entre les épisodes. L’endoscopie dynamique est particulièrement utile car elle montre les voies respiratoires pendant que le cheval travaille, moment où le déplacement est le plus susceptible de se produire.
Le DDSP et l’emprisonnement de l’épiglotte sont des problèmes différents des voies respiratoires supérieures qui peuvent provoquer des signes similaires pendant l’exercice. Le DDSP survient lorsque le palais mou se déplace au-dessus de l’épiglotte et obstrue le flux d’air. L’emprisonnement de l’épiglotte survient lorsque des tissus piègent l’épiglotte, limitant son mouvement. Les deux conditions peuvent provoquer une respiration bruyante et une performance réduite, mais elles impliquent des structures respiratoires différentes.
Les cas légers de DDSP peuvent parfois être gérés sans chirurgie en s’attaquant aux facteurs qui rendent le déplacement des voies respiratoires plus probable. Les options conservatrices peuvent inclure l’amélioration de la condition physique, le traitement de l’inflammation ou des infections respiratoires, l’ajustement de l’équipement, ou l’utilisation d’une attache de langue sous supervision vétérinaire. La gestion non chirurgicale est souvent la plus utile lorsque les signes sont légers ou lorsqu’un facteur déclencheur sous-jacent peut être identifié.
La chirurgie de type « tie-forward » est une option chirurgicale courante pour le DDSP, en particulier chez les chevaux de performance présentant une obstruction intermittente des voies respiratoires. Cette procédure avance et stabilise le larynx afin d’améliorer le contact entre l’épiglotte et le palais mou. D’autres options chirurgicales peuvent inclure la staphylectomie, la myectomie, la sclérothérapie ou la palatoplastie de tension, selon l’anatomie des voies respiratoires du cheval et les signes cliniques.
Le basculement du palais peut être dangereux lorsqu’il provoque une obstruction significative des voies respiratoires pendant l’exercice. Un palais mou déplacé réduit le flux d’air, limite l’apport en oxygène et peut entraîner une baisse soudaine de performance, une respiration bruyante ou une détresse lors d’un effort intense. Bien que certains cas soient intermittents, des épisodes répétés ou sévères devraient être évalués par un vétérinaire afin de réduire les risques pour la santé et la performance.
Le pronostic des chevaux atteints de DDSP dépend de la gravité, des causes sous-jacentes, du choix du traitement et des exigences athlétiques du cheval. Les cas légers peuvent s’améliorer avec une gestion conservatrice, surtout lorsque la condition physique, l’inflammation ou les facteurs liés à l’équipement sont corrigés. Les résultats chirurgicaux varient selon la procédure, mais la chirurgie « tie-forward » a été rapportée comme résolvant complètement le DDSP intermittent chez environ 80 % des chevaux.
Résumé
Le DDVP (déplacement dorsal du voile du palais) survient lorsque le voile du palais d'un cheval se déplace vers le haut pendant un exercice intense, bloquant le passage de l'air, ce qui entraîne des difficultés respiratoires et une diminution des performances.
- La cause exacte n'est pas complètement comprise mais peut être liée à des problèmes anatomiques, des dysfonctionnements musculaires, des facteurs environnementaux et des masses ou des croissances qui se trouvent au niveau des voies respiratoires
- Les signes cliniques incluent une respiration bruyante, une intolérance à l'exercice, de la toux, des haut-le-coeur et de mauvaises performances, en particulier lors d'exercices intenses
- Le DDVP est diagnostiqué par endoscopie et endoscopie dynamique pendant l'exercice. Des pathologies comme l'hémiplégie laryngée et l'accrochement de l'épiglotte peuvent présenter des symptômes similaires
- Les options de traitement incluent une prise en charge conservatrice (amélioration de la condition physique, équipement spécialisé) et des interventions chirurgicales (avancement du larynx, staphylectomie, myectomie, sclérothérapie, palatoplastie de tension)
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