Déménager un cheval vers une nouvelle écurie ou un nouvel établissement nécessite une planification minutieuse et une réflexion approfondie. Les chevaux sont des animaux sensibles et sont susceptibles de ressentir du stress lorsqu’ils déménagent dans un nouvel environnement ou rejoignent un nouveau troupeau.

Cela les expose au risque de développer divers problèmes de santé et de comportement lorsque vient le temps de déménager dans une nouvelle écurie. Les problèmes de santé associés au changement d’écurie comprennent les ulcères gastriques, la perte de poids, les comportements stéréotypés et d’autres problèmes liées à des niveaux de stress élevés.

Dans la mesure du possible, il est essentiel de maintenir les routines de gestion normales de votre cheval afin de l’aider à s’adapter plus rapidement à son nouveau foyer. Votre cheval peut être excité ou nerveux au début, mais il s’adaptera probablement après quelques semaines.

En tant que propriétaire de cheval, vous pouvez aider à garantir que le déménagement se déroule de la manière la moins stressante possible pour votre cheval en suivant quelques étapes simples. Le présent guide passera en revue les facteurs essentiels à considérer lors du déménagement de votre cheval dans une nouvelle écurie.

Considérations à prendre en compte avant de déménager votre cheval

Aider votre cheval à s’adapter à une nouvelle installation équestre demande du temps et de la patience. À l’approche du jour du déménagement, une préparation minutieuse peut assurer une transition en douceur et sans stress pour vous et votre compagnon équin.

Examen du dossier de santé

Assurez-vous que le dossier de santé de votre cheval est à jour et complet. Avant de déménager votre cheval dans une nouvelle écurie, assurez-vous que votre cheval est à jour avec les contrôles vétérinaires et qu’il a reçu les vaccinations, certificats de santé, vermifuges et soins des sabots nécessaires.

La preuve de ces services peut être exigée par certaines écuries de pension et entreprises de transport. Il est donc impératif de conserver les reçus et copies des documents de santé. Si votre cheval est transporté à l’international, un certificat de santé peut être exigé de votre vétérinaire.

Méfiez-vous des établissements qui ne demandent pas de dossiers médicaux lors de l’introduction d’un nouveau cheval à l’écurie. Cela peut être le signe de mesures de biosécurité laxistes, ce qui pourrait indiquer un risque accru de maladie infectieuse pour votre cheval.

Certaines établissements exigeront un test de Coggins pour vérifier la présence d’anémie infectieuse équine (AIE), une maladie hautement contagieuse transmise par les taons et les insectes piqueurs.

Il n’existe actuellement aucun traitement ou vaccin pour prévenir la propagation de l’AIE, et les chevaux infectés doivent être mis en quarantaine pour éviter la transmission de la maladie. L’AIE peut être fatale chez certains chevaux, tandis que d’autres montrent peu de signes de la maladie mais sont porteurs à vie et posent un risque pour les autres chevaux.

Planifier les soins vétérinaires

Planifiez les soins ou traitements vétérinaires au moins deux semaines avant de déménager votre cheval vers une nouvelle écurie. Évitez les rendez-vous vétérinaires inutiles près de la date du déménagement pour ne pas surcharger votre cheval avec trop d’expériences potentiellement stressantes.

Si vous déménagez dans une nouvelle région, choisissez et contactez un nouveau vétérinaire avant de déménager, afin d’être prêt au cas où votre cheval aurait une urgence de santé.

Emballage et étiquetage du matériel

Évitez le stress de dernière minute en emballant votre matériel bien à l’avance la date de votre déménagement. Créez une liste de contrôle des articles essentiels pour vous assurer que rien n’est oublié.

Étiquetez tout votre matériel avec votre nom et/ou celui de votre cheval avant le déménagement. L’étiquetage peut aider à prévenir la perte d’articles facilement confondus tels que les couvertures, les outils de toilettage et les harnachements.

Le déménagement dans une nouvelle écurie de pension peut être facilité en prenant soin de ces tâches à l’avance.

Engager un transporteur expérimenté

Transporter votre cheval, même sur de courtes distances, peut entraîner un stress physiologique qui affecte les systèmes endocrinien et immunitaire. [1]

Selon la distance de déménagement, il peut être utile de rechercher et d’engager un transporteur de chevaux fiable qui privilégie la sécurité et le confort de votre cheval pendant le voyage. Trouvez-en un qui soit expérimenté et puisse fournir des références.

Un transporteur professionnel s’arrêtera pour des pauses d’eau, permettra à votre cheval de se reposer et vérifiera son bien-être tout au long du voyage. Cela est particulièrement important lors du transport de votre cheval par conditions météorologiques extrêmes.

Suivez notre guide sur le transport longue distance de votre cheval si votre déménagement implique un long trajet en remorque.

Arrivée à votre nouvelle écurie

À l’arrivée dans une nouvelle écurie, votre objectif est d’aider votre cheval à s’acclimater à son environnement et à le présenter à ses nouveaux compagnons équins de manière positive.

Explorer l’environnement

Parcourir l’établissement vous-même, avant l’arrivée de votre cheval, pourrait atténuer les facteurs de stress inattendus à mesure que vous vous familiarisez avec ce qui peut ou non provoquer une réaction négative chez votre cheval. Promener votre cheval en main autour de la nouvelle écurie lui permettra ensuite de se familiariser avec le nouvel environnement. Votre présence contribera à apporter réconfort et assurance.

Même si vous ne faites que déménager votre cheval dans une écurie différente sur la même propriété, il y aura de nouvelles odeurs et de nouvelles choses à voir auxquelles votre cheval devra s’habituer. Promenez votre cheval à travers et autour des bâtiments inconnus pour lui permettre de prendre conscience du changement d’environnement.

Après que votre cheval ait exploré autour d’une nouvelle écurie ou d’un nouvel environnement de vie, laissez-le passer quelques heures seul dans son box, enclos ou champ, afin qu’il puisse s’installer dans sa nouvelle maison. Vérifiez le box ou le pâturage pour vous assurer qu’il est exempt de tout danger potentiel, tel que des planches de clôture désserrées ou des clous saillants.

Maintenir la familiarité

Apporter du fourrage, de l’équipement pour l’alimentation (par exemple, des filets à foin) ou des friandises familiers peut aider à réconforter le cheval dans un nouvel environnement.

Utilisez des matériaux de litière familiers et essayez de maintenir autant que possible la cohérence dans votre routine quotidienne. Essayez de nourrir votre cheval, de le toiletter et de lui faire faire de l’exercice aux mêmes heures que dans votre ancienne écurie pour l’aider à s’installer.

Biosécurité

Il est important de suivre des mesures de biosécurité appropriées chaque fois que vous introduisez des chevaux dans de nouveaux troupeaux et environnements. Des pratiques de biosécurité efficaces peuvent prévenir l’introduction et la propagation de maladies infectieuses parmi les chevaux.

Ces politiques sont importantes non seulement pour la sécurité et le bien-être de votre cheval, mais aussi pour des raisons financières. Une épidémie peut entraîner de lourdes factures vétérinaires et la perte tragique d’animaux.

Quarantaine si nécessaire

La quarantaine peut être utile pour aider à prévenir la propagation de la maladie en interdisant le contact entre les nouveaux arrivants et les chevaux résidents. [2]

La période d’isolement pour les chevaux arrivant d’établissements à faible risque devrait être d’environ 7 à 14 jours. Pour les chevaux provenant d’établissements présentant un risque inconnu, envisagez de prolonger la période d’isolement à environ 21 à 28 jours.

Les chevaux présentant des signes évidents de maladie ou ayant un risque élevé d’infection ne doivent pas être admis sur les lieux. Une approche alternative consiste à transférer les chevaux malades dans une aire d’isolement séparée.

Pendant la période de quarantaine, les chevaux isolés doivent être tenus à l’écart de tous les autres chevaux, sauf ceux avec lesquels ils sont arrivés. Cette période d’isolement peut être difficile pour les chevaux et leurs propriétaires, mais les niveaux de stress peuvent être réduits en veillant à ce que les chevaux en quarantaine puissent au moins voir d’autres chevaux, même si le contact physique n’est pas autorisé.

Les gens qui manient ces chevaux doivent prendre des précautions, y compris se laver les mains et utiliser des combinaisons de protection (changer de vêtements est également conseillé) pour éviter la propagation de toute infection potentielle aux autres chevaux.

Compagnon de quarantaine

Les chevaux sont des animaux sociaux et sont plus à l’aise en tant que membres d’un troupeau. Puisque l’isolement peut être stressant, envisagez de fournir un compagnon de quarantaine à votre cheval pour réduire le stress.

Pour la compagnie en quarantaine, une option appropriée est un hongre adulte entièrement vacciné avec un tempérament stable. Cependant, ce cheval “de compagnie” ne peut pas rejoindre le troupeau existant tant que la durée de quarantaine n’est pas terminée.

Une jument n’est pas appropriée comme compagnon pour un cheval mâle qui n’a pas été castré car elle pourrait être fécondée. Alternativement, une option viable est d’utiliser une chèvre comme compagnon car ces dernières ne seront pas affectées si elles sont exposées à des maladies respiratoires équines.

Si un compagnon ne peut pas être fourni, envisagez de suspendre des miroirs dans le box ou l’environnement de votre cheval. Les miroirs fournissent une stimulation visuelle et ont été utilisés pour réduire les comportements stéréotypés chez les chevaux hébergés seuls. [3]

Problèmes digestifs

Chez les chevaux, les problèmes intestinaux apparaissent souvent comme l’un des premiers indicateurs de stress. Déménager dans une nouvelle écurie est également un facteur de risque majeur pour les coliques, les ulcères gastriques et d’autres formes de dysfonctionnement intestinal.

Les changements d’environnement et de programme d’alimentation peuvent perturber le microbiome de l’intestin postérieur du cheval, affectant la fonction immunitaire et l’absorption des nutriments.

Cependant, il existe des mesures que vous pouvez prendre pour protéger la santé digestive de votre cheval lors de son déménagement dans une nouvelle écurie. Travaillez avec un nutritionniste équin et/ou votre vétérinaire pour obtenir un soutien supplémentaire pendant cette phase de transition.

Oméprazole

Si votre cheval a des antécédents d’ulcères gastriques ou a tendance à être anxieux, votre vétérinaire peut recommander l’administration d’omeprazole (Gastrogard®, Ulcergard®) au moment du déménagement.

L’Omeprazole est un inhibiteur de la pompe à protons utilisé pour réduire la production d’acide gastrique et prévenir ou traiter les ulcères gastriques chez les chevaux. Il agit en empêchant les cellules pariétales de l’estomac de sécréter de d’acide gastrique.

Bien que ce médicament soit efficace pour améliorer le pH gastrique (réduire l’acidité) afin de permettre aux ulcères gastriques de guérir, l’omeprazole ne favorise pas directement la guérison des ulcères ni la reconstruction de la barrière gastro-intestinale.

Ce médicament est principalement efficace pour traiter les ulcères dans la région non-glandulaire de l’estomac mais a également été utilisé pour réduire la gravité des ulcères glandulaires. [4][5][6][7]

Il peut être administré en association avec des antimicrobiens et des médicaments gastroprotecteurs, tels que le sucralfate.

Alimentation et gestion

L’alimentation et la gestion jouent également un rôle clé dans la prévention des ulcères gastriques et le soutien de la santé intestinale. Vous pouvez réduire le risque de problèmes digestifs de votre cheval en lui fournissant un régime à base de fourrage, en évitant de longues périodes sans accès à du fourrage et en vous assurant qu’il boive suffisamment d’eau.

Envisagez également de donner un supplément probiotique et prébiotique pour soutenir la santé gastrique de votre cheval et le microbiome du gros intestin avant et après le déménagement d’écurie.

Le produit Visceral+ de Mad Barn est un supplément complet pour la santé intestinale formulé pour aider les chevaux à maintenir des tissus gastriques sains ainsi qu’une une bonne santé de l’intestin postérieur et une fonction immunitaire optimale.

Visceral+ a été développé par des vétérinaires comme un supplément en granulés sûr pour les chevaux ayant des ulcères gastriques. Il agit avec le corps pour soutenir naturellement la muqueuse de l’estomac, favoriser la santé intestinale et réduire le risque de troubles digestifs.

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Gestion de l’alimentation et de la nutrition

Surveillez de près le comportement alimentaire de votre cheval lors du déménagement dans une nouvelle écurie. Les chevaux peuvent avoir un appétit réduit lorsqu’ils sont initiés à une nouvelle source d’alimentation et les changements alimentaires doivent être effectués progressivement pour permettre à l’intestin du cheval de s’adapter.

Effectuer les changements d’alimentation lentement

Le fait de déménager votre cheval dans une nouvelle écurie implique souvent un changement de nourriture ou de fourrage. La transition vers un nouveau type de foin et de céréales peut considérablement augmenter le risque de coliques et d’autres problèmes intestinaux.

Pour minimiser le risque de coliques, évitez les changements brusques de votre programme alimentaire. Apportez quelques balles de foin de votre ancienne écurie et donnez les mêmes céréales auxquelles votre cheval est habitué. Vous pouvez progressivement initier votre cheval à de nouvelles sources de nourriture sur 7 à 10 jours en les mélangeant progressivement avec vos anciens aliements.

L’idéal est de maintenir un programme d’alimentation régulier. Les recherches démontrent que les changements par rapport à un horaire d’alimentation régulier, en particulier une alimentation retardée, peuvent promouvoir des comportements négatifs tels que le piétinement et les coups de pied. [8]

Apporter de l’eau ou utilisez des électrolytes

Dans des environnements inconnus, les chevaux peuvent hésiter à boire de l’eau qui a une odeur et un goût différents. Certains chevaux pourraient carrément refuser de l’eau avec laquelle ils ne sont pas familiers, entraînant une déshydratation et potentiellement des coliques.

Pour faciliter leur transition, envisagez d’apporter de l’eau de l’ancienne écurie afin de leur en offrir le temps qu’ils se familiarisent avec la nouvelle eau.

Envisagez d’ajouter des électrolytes aromatisés, de la mélasse ou des sirops à base de stévia à l’eau de votre cheval quelques semaines avant le déménagement. Cela introduit progressivement une nouvelle saveur, rendant la transition vers l’eau de la nouvelle écurie moins perceptible pour le cheval.

Une fois que le cheval s’est adapté au nouvel environnement, vous pouvez progressivement réduire et finalement éliminer les électrolytes de son eau s’ils ne sont pas nécessaires. Cette approche aide à assurer une hydratation adéquate pendant la période de transition.

Si vous fournissez un seau d’eau avec des électrolytes, fournissez toujours également un seau avec de l’eau sans aucun ajout pour que votre cheval ait le choix. Assurez-vous également que votre cheval reçoit suffisamment de sel (1 à 2 onces par jour) dans son alimentation pour encourager la consommation d’eau.

Transition progressive vers un nouveau pâturage

Les différentes herbes de pâturage peuvent avoir des compositions nutritionnelles variées, notamment en ce qui a trait aux niveaux de glucides hydrolysables (sucre et amidon). La teneur en nutriments varie en fonction des espèces d’herbes, mais aussi de l’environnement, des conditions de croissance et des facteurs liés au sol.

Un afflux soudain de glucides non structuraux, tels que les sucres contenus dans l’herbe printanière luxuriante, peut entraîner des problèmes métaboliques ou digestifs.

Initialement, installez un box ou un enclos pour abriter les chevaux en transition vers le pâturage et augmentez graduellement leur temps de pâturage. L’utilisation d’une muselière de pâturage peut aider à contrôler la consommation d’herbe, tout comme l’ajout d’un supplément probiotique, qui offre une protection supplémentaire pour l’intestin.

Commencez par permettre à votre cheval de brouter environ 15 minutes par jour et augmentez progressivement le temps de pâturage de 15 minutes par jour jusqu’à atteindre environ quatre à cinq heures de pâturage quotidien. Une fois que votre cheval est confortablement adapté, un accès continu au pâturage devrait être sûr.

Sorties au pâturage

Chaque écurie a sa propre approche quant aux sorties au pâturage, avec des variations dans les horaires de sorties, la composition des groupes, la taille des enclos et les éléments environnementaux.

Passer d’un grand troupeau à une sortie au pâturage solo (ou vice versa) est une adaptation majeure pour votre cheval. Discutez de la situation avec votre gestionaire d’écurie pour trouver un groupe social approprié pour votre cheval en fonction de facteurs tels que l’âge, la taille et la personnalité.

Une étude a révélé que le fait de fournir une zone de sortie d’au moins 342 mètres carrés (3681 pieds carrés) par cheval peut réduire le risque de blessure chez les chevaux qui ne sont pas habitués aux sorties en groupe. [11]

Si votre cheval fait moins de sorties ou d’exercice dans son nouvel environnement, prévoyez du temps supplémentaire pour monter, faire des promenades en main ou des séances de longe pour atténuer les effets négatifs. À l’inverse, si votre cheval aura plus de sorties ou d’exercice, assurez une transition progressive pour favoriser son bien-être général.

Introduction à un nouveau troupeau

L’introduction de votre cheval à de nouveaux compagnons d’écurie doit être faite avec soin et précaution pour éviter les blessures et le stress. En répondant de manière proactive aux besoins de votre cheval pendant la transition, vous pouvez faciliter une adaptation plus douce à son nouvel environnement.

Les chevaux, en tant qu’animaux grégaires (de troupeau), ont une tendance innée à vivre en groupe, à la fois pour se protéger des prédateurs et pour socialiser. Dans la nature, les chevaux établissent des hiérarchies sociales durables avec des animaux dominants au sommet.

Le fait de garder les chevaux en groupe leur permet d’adopter des comportements naturels et contribue à répondre à leurs besoins physiques et psychologiques. L’hébergement en groupe peut également avoir un impact positif sur les interactions cheval-humain pendant l’entraînement. [12]

Une fois que votre cheval est à l’aise avec les promenades en main dans son nouvel environnement, il peut être progressivement introduit dans le troupeau, en fontion des préférences du propriétaire et la nécessité de quarantaine.

Sorties dans un enclos voisin

Pour intégrer votre cheval en toute sécurité à un nouveau troupeau, commencez par le mettre dans un pâturage voisin. Cela lui permettra d’interagir avec les autres chevaux par-dessus la clôture tout en restant séparé pour réduire le stress et prévenir les blessures.

Une étude impliquant des paires de jeunes chevaux placés côte à côte dans des box avant de les sortir ensemble a révélé que cela peut réduire les comportements de contact agressifs, comme les morsures.

Le degré de menace de morsure démontré dans les box peut également aider à prédire le degré d’agression de contact lorsque les chevaux sont ensuite sortis ensemble. Cela peut vous aider à sélectionner les chevaux comme compagnons de sortie appropriés. [13]

Fournir un compagnon pour les sorties

Une autre approche pour intégrer votre cheval dans un troupeau existant est de le jumeler d’abord avec un cheval bien élevé avant de le présenter au troupeau.

Sécurité des manieurs

Lorsque le moment est venu d’intégrer votre cheval dans le nouveau troupeau, les manieurs doivent sortir le cheval et quitter le pâturage pour assurer leur sécurité. Surveillez la situation à distance.

Établir une hiérarchie

Il n’est pas rare de voir les chevaux se chamailler ou que le nouveau cheval se fasse harceler au départ. L’établissement d’une hiérarchie et d’une dynamique sociale parmi les chevaux peut impliquer des comportements tels que le hennissement, le piaffement, les morsures, les coups de pied et les poursuites.

Si le nouveau cheval est chassé de son foin ou de sa nourriture par les membres existants du troupeau, il est important de le nourrir séparément jusqu’à ce qu’il trouve sa place dans le groupe. Fournissez plusieurs sources de fourrage dans l’environnement de sortie pour réduire la compétition pour la nourriture et prévenir la perte de poids.

Un suivi attentif des chevaux pendant le processus d’intégration est crucial pour assurer leur sécurité et leur bien-être.

Entraînement et exercice

Maintenez une routine d’exercice cohérente pour votre cheval et passez beaucoup de temps avec lui pendant la période de transition initiale. Pour minimiser le risque de coliques, évitez les changements brusques dans son entraînement et son niveau d’activité.

Les chevaux fonctionnent bien avec une routine, et le maintien d’un programme d’entraînement normal peut favoriser leur bien-être et les aider à s’adapter à leur nouvelle écurie. Évitez de commencer un nouveau programme de leçons ou d’emmener votre cheval à un spectacle juste après le déménagement.

À surveiller après avoir déménagé

Surveillez de près la santé : observez régulièrement le comportement de votre cheval, la couleur de ses gencives, sa consommation d’aliments, la production et la consistance du crottin, ainsi que la consommation d’eau. Tout changement important pourrait indiquer une maladie et nécessiter un avis ou un traitement immédiat de la part de votre vétérinaire.

Surveillez les signes de stress : restez vigilant pour détecter les signes de stress, y compris une nervosité excessive, une perte d’appétit, le tic à l’appui ou des comportements inhabituels. [14] Si vous remarquez l’un de ces signes, consultez votre vétérinaire.

Assurez une hydratation adéquate : fournissez à votre cheval un accès constant à de l’eau propre et fraîche pour éviter les problèmes potentiels, surtout par temps chaud. Les signes de déshydratation incluent un manque d’énergie, des muqueuses rouges, une peau tendue, une perte d’appétit, une transpiration excessive, une fréquence cardiaque élevée, une urine foncée et de la fièvre.

Surveillez la consommation d’eau : gardez un œil sur la consommation d’eau de votre cheval. Le volume de consommation d’eau ainsi que la fréquence et la durée de consommation sont les indicateurs les plus fiables de l’état d’hydratation des chevaux au travail. [15]

Un cheval moyen doit boire cinq à dix gallons d’eau par jour. Si votre cheval refuse de boire de l’eau ou semble déshydraté, consultez immédiatement votre vétérinaire pour prévenir le risque de coliques par impaction. Traiter la déshydratation rapidement peut protéger sa santé pendant le voyage et d’autres scénarios.

Foire aux questions

Voici quelques questions fréquemment posées au sujet du déménagement d’un cheval vers une nouvelle écurie :

Résumé

Déménager votre cheval dans une nouvelle écurie nécessite une planification minutieuse, de la patience et une attention particulière à ses besoins. En examinant le dossier de santé de votre cheval, en planifiant les soins vétérinaires, en préparant le matériel à déménager à l'avance et en prenant en compte de son plan d'alimentation, vous pouvez assurer une transition plus en douceur. À l'arrivée dans une nouvelle écurie, les considérations importantes incluent notamment à aider les chevaux à se familiariser avec leur nouvel environnement, à minimiser les facteurs de stress si une quarantaine est nécessaire et à assurer une présentation attentive aux nouveaux compagnons de troupeau. Conserver la même routine en ce qui a trait au programme d'exercice et à l'alimentation est crucial pour soutenir la santé et le bien-être en général. Pendant et après le déménagement, surveillez de près la santé et le comportement de votre cheval. Rappelez-vous que chaque cheval peut s'adapter différemment au processus de déménagement et devrait faire l'objet d'une attention individuelle. Prenez le temps de comprendre les besoins uniques de votre cheval et réagissez en conséquence. Avec la bonne approche et les bons soins, votre cheval sera bientôt heureux et épanoui dans son nouvel environnement.

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Références

  1. Miller, A. B. et al. Short-Term Transport Stress and Supplementation Alter Immune Function in Aged Horses. PloS One. 2021. View Summary
  2. Weese, J. S. Infection Control and Biosecurity in Equine Disease Control. Equine Vet. J. 2014. View Summary
  3. MMcAfee, L. The use of mirrors for the control of stereotypic weaving behaviour in the stabled horse. Applied Animal Behaviour Science. 2002.
  4. Richardson, P. et al. Proton Pump Inhibitors. Pharmacology and Rationale for Use in Gastrointestinal Disorders. Drugs. 1998.
  5. Sykes, B. W. et al. A Comparison of Two Doses of Omeprazole in the Treatment of Equine Gastric Ulcer Syndrome: A Blinded, Randomised, Clinical Trial. Equine Vet. J. 2014. View Summary
  6. Hepburn, R. Gastric ulceration in horses. In Practice - Wiley Online Library. Accessed Aug. 01, 2023.
  7. Jassim, R. et al. (PDF) Gastric Ulceration In Horses: The Role Of Bacteria And Lactic Acid. Researchgate. Accessed Aug. 01, 2023.
  8. Zupan, M. et al. The Effect of an Irregular Feeding Schedule on Equine Behavior. J. Appl. Anim. Welf. Sci. JAAWS. 2020. View Summary
  9. Geor, R. J. Pasture-Associated Laminitis. Vet. Clin. North Am. Equine Pract. 2009. View Summary
  10. Watts, K. A. Forage and Pasture Management for Laminitic Horses. Clin. Tech. Equine Pract. 2004.
  11. Suagee-Bedore, J. K. et al. Effect of Pen Size on Stress Responses of Stall-Housed Horses Receiving One Hour of Daily Turnout. J. Equine Vet. Sci. 2021. View Summary
  12. Hartmann, E. et al. Keeping horses in groups: A review. ScienceDirect. Accessed Aug. 01, 2023.
  13. Hartmann, E. et al. Social Interactions of Unfamiliar Horses during Paired Encounters: Effect of Pre-Exposure on Aggression Level and so Risk of Injury. Appl. Anim. Behav. Sci. 2009.
  14. Malinowski, K. Stress Management for Equine Athletes. Equine Science Center. Accessed Aug. 01, 2023.
  15. Pritchard, J. C. et al. Validity of Indicators of Dehydration in Working Horses: A Longitudinal Study of Changes in Skin Tent Duration, Mucous Membrane Dryness and Drinking Behaviour. Equine Vet. J. 2008. View Summary