Le cross-country est une discipline équestre exigeante qui met à l’épreuve la puissance, l’agilité et la complicité du cheval et de son cavalier. Se déroulant sur un parcours composé de terrains variés, d’obstacles fixes et de défis naturels, le cross-country allie l’intensité du galop en terrain découvert aux exigences techniques du franchissement de sauts, de talus, de fossés et des plans d’eau.
Issu de la chasse au renard traditionnelle et de l’entraînement de la cavalerie militaire, le cross-country constitue un élément clé du concours complet moderne, avec le dressage et le saut d’obstacles. Aujourd’hui, cette épreuve demeure l’une des préférées des cavaliers et du public en raison de son rythme soutenu et de son caractère aventureux.
Des compétitions de cross-country indépendantes ont également gagné en popularité, offrant aux cavaliers d’autres occasions de tester leurs compétences dans cette discipline exigeante.
Poursuivez votre lecture pour découvrir l’histoire et l’évolution du cross-country, l’équipement et le matériel de sécurité essentiels, ainsi que les efforts de la Cross-Country Equestrian Association pour contribuer au développement de ce sport.
Cross-country
Le cross-country consiste pour le cavalier à guider son cheval par-dessus des obstacles en franchissant un parcours sur un terrain accidenté. Bien qu’il soit surtout connu comme une phase du concours complet de trois jours, le cross-country est également pratiqué de façon récréative ou dans des compétitions indépendantes. [1]
Histoire
Le cross-country tire son origine des épreuves d’endurance militaire et de la chasse au renard. Au XIXᵉ siècle, les chevaux de cavalerie étaient testés sur des terrains variés afin d’évaluer leur forme physique et leurs habiletés, des épreuves qui imitaient souvent le déroulement d’une chasse au renard. [2]
La chasse au renard consiste à franchir des obstacles naturels ou artificiels situés dans la zone de chasse, tels que : [3]
- Des clôtures
- Des haies
- Des murets de pierre
- Des troncs
- Des plans d’eau
- Des terrains accidentés
- Des fossés
Le cross-country combine les terrains accidentés des anciens tests militaires avec des obstacles à la conception variée, inspirés des chasses au renard du XVe siècle.
Le concours complet moderne se compose de trois phases : le dressage, le saut d’obstacles et le cross-country. Chacune des phases évalue un aspect différent du partenariat entre le cheval et son cavalier et contribue à la note combinée.
Le cross-country a été intégré au concours complet en raison de ses origines dans l’entraînement de la cavalerie. Cette discipline était initialement conçue comme un test complet de la forme physique des chevaux militaires et de leurs cavaliers, évaluant leur capacité à se déplacer rapidement en terrain découvert, à travailler en équipe sous pression et à récupérer efficacement après un effort intense. Ces aptitudes étaient essentielles au combat, ce qui faisait du cross-country un élément idéal de l’épreuve.
Par conséquent, le concours complet était d’abord réservé aux militaires qui étaient des cavaliers amateurs. Le sport s’est par la suite implanté en Grande-Bretagne, avec la création du premier Concours complet de Badminton (Badminton Horse Trials) en 1949, organisés par le 10ᵉ duc de Beaufort afin d’aider les cavaliers à se préparer aux compétitions internationales. Il est devenu une discipline olympique en 1912, lors des Jeux de Stockholm. [2]
Aujourd’hui, le cross-country demeure une épreuve emblématique du concours complet, mais il ne se limite plus aux compétitions de trois jours. De nombreux centres équestres récréatifs, établissements d’entraînement et parcs équestres offrent des parcours de cross-country où les cavaliers peuvent s’exercer à leur rythme. Cette discipline est également pratiquée comme discipline compétitive indépendante grâce à la Cross-Country Equestrian Association (CCE), qui organise désormais des compétitions exclusivement consacrées au cross-country. [4]
Organismes sportifs
Le cross-country a longtemps été associé au concours complet, constituant traditionnellement l’une de ses trois phases principales avec le dressage et le saut d’obstacles. Jusqu’à récemment, il était rare de voir des compétitions de cross-country indépendantes. Toutefois, un mouvement modeste mais passionné, dirigé par la Cross-Country Equestrian Association (CCE), s’efforce de faire du cross-country une discipline à part entière.
Grâce à un nombre croissant de cavaliers et de passionnés, l’organisme trace la voie pour permettre au cross-country compétitif d’évoluer au-delà de ses origines et de s’imposer comme un sport équestre indépendant.
Organismes de concours complet
Les organismes responsables du concours complet ont joué un rôle déterminant dans l’élaboration des normes de compétition et la formalisation des règlements applicables aux épreuves de cross-country indépendantes. À mesure que cette discipline continue d’évoluer, ses règles et règlements s’inspirent des normes internationales du concours complet.
United States Eventing Association (USEA)
Fondée en 1959 sous le nom de United States Combined Training Association, la United States Eventing Association (USEA) se consacre exclusivement au concours complet aux États-Unis. Elle veille à la sécurité des cavaliers et des chevaux, gère un calendrier d’événements reconnus et soutient diverses initiatives éducatives visant à développer le sport. [5]
La mission principale de l’USEA est de favoriser la croissance du concours complet en le rendant accessible, agréable et sécuritaire pour tous les participants, qu’ils soient cavaliers, entraîneurs ou propriétaires de chevaux. [5]
Canada Équestre (CE)
Canada Équestre (CE) est l’organisme national qui régit les sports équestres au Canada. CE supervise les compétitions nationales de concours complet et est chargé de sélectionner et de soutenir les équipes canadiennes lors des compétitions internationales, y compris les Jeux olympiques. L’organisation veille au maintien des normes de compétition tout en promouvant l’excellence équestre partout au pays. [6]
Fédération Équestre Internationale (FEI)
Reconnu par le Comité international olympique, la Fédération Équestre Internationale (FEI) est l’autorité mondiale des sports équestres depuis 1921. La FEI supervise les Jeux olympiques et les Jeux équestres mondiaux, et établit des règlements uniformes pour l’ensemble des disciplines. [7]
La FEI sanctionne sept disciplines distinctes, dont quatre — le concours complet, le saut d’obstacles, le dressage et la para-équitation — sont représentées aux Jeux olympiques. La liste complète comprend : [7]
United States Equestrian Federation (USEF)
Fondée en 1917 sous le nom d’American Horse Shows Association, la United States Equestrian Federation (USEF) est aujourd’hui l’organisme national de réglementation des sports équestres aux États-Unis. En plus de superviser les disciplines reconnues par la FEI sur le plan national, l’USEF encadre également 11 disciplines propres aux traditions équestres américaines. [8]
Celles-ci incluent :
- La plaisance anglaise
- L’attelage de plaisance
- La chasse
- Le saddle seat
- La plaisance western
- Le dressage western
Organismes de cross-country
En tant que discipline distincte, le cross-country est soutenu par de nouvelles associations, puisque le sport n’a commencé à s’établir que récemment comme discipline indépendante du concours complet. L’organisation la plus reconnue est la Cross-Country Equestrian Association.
La Cross-Country Equestrian Association
La Cross-Country Equestrian Association (CCE) supervise les compétitions de cross-country aux États-Unis. Les cavaliers participant aux évènement de la CCE affrontent un parcours défini d’obstacles et obtiennent des points pour chaque obstacle franchi avec succès. Des pénalités sont attribuées en cas de dépassement du temps imparti ou d’erreurs. Le cavalier ayant obtenu la plus haute note finale remporte la compétition. [8]
À l’instar de la phase de cross-country du concours complet, les épreuves de la CCE évaluent la forme physique du cheval et les compétences du cavalier. L’environnement, les obstacles, les parcours et la longueur sont similaires à ceux du cross-country en concours complet.
Compétition
La configuration du parcours, les types d’obstacles et les règles varient selon le niveau de compétition et l’organisateur. Les cavaliers doivent franchir un parcours chronométré comportant une variété d’obstacles naturels et artificiels. L’objectif est d’obtenir la meilleure note possible. Chaque saut réussi ajoute des points, tandis que des pénalités sont appliquées pour les fautes ou le dépassement du temps optimal. [9]
Comparaison entre la CCE et le concours complet
Les compétitions de CCE se distinguent de l’épreuve de cross-country du concours complet par le fait que chaque obstacle est facultatif. Les cavaliers peuvent tenter de franchir un obstacle ou le contourner et se diriger vers le suivant. Aucune pénalité n’est attribuée lorsqu’un obstacle est contourné, mais aucun point n’est accordé si l’obstacle n’est pas franchi. [10]
Le CCE offre au cheval et à son cavalier une plus grande flexibilité que le concours complet traditionnel lors de la traversée du parcours. Au-delà des aptitudes et des performances athlétiques, le savoir-faire équestre et le partenariat entre le cheval et le cavalier constituent les valeurs fondamentales de la CCE. [9]
Un autre élément unique des compétitions de la CCE aux États-Unis est l’ajout d’une épreuve appelée Jump Off Ride (JOR), qu’on ne retrouve pas dans l’épreuve de cross-country du concours complet. La JOR est plus courte et plus intense que l’épreuve de cross-country (Cross-Country Ride/CCR) des compétitions de la CCE. [9]
Lors de la JOR, la première section se déroule dans une carrière comportant des obstacles de type saut d’obstacles. La JOR peut également inclure une section de grand galop sans obstacle. Parfois, la JOR se déroule partiellement à l’extérieur, mais se termine dans la carrière pour une fin de compétition des plus palpitantes. [9]
Les obstacles
Chaque obstacle d’un parcours de cross-country, également appelé une « possibilité », évalue la capacité du cheval et du cavalier à franchir le parcours ainsi que l’aptitude du cheval à sauter.
Les obstacles courants comprennent : [5][11]
- Des plans d’eau
- Des troncs
- Des barres triples (oxers)
- Des tables (p. ex. pique-nique, piano)
- Des dômes
- Des rampes (palissades)
- Des bancs
- Des chalets
- Des haies verticales
- Des pointes
Les mesures de sécurité et les pratiques optimales modernes pour la conception des parcours comprennent l’utilisation d’obstacles munis de tiges et dispositifs de sécurité. Ceux-ci constituent un élément de sécurité sur les obstacles de cross-country qui permettent à certaines parties de l’obstacle de céder sous l’impact si le cheval le heurte. Le fait que l’obstacle se brise réduit la force de l’impact, diminuant ainsi le risque de blessures graves pour le cheval et le cavalier. [12]
Depuis décembre 2023, la United States Eventing Association exige l’utilisation de dispositifs de sécurité approuvés par la Fédération équestre internationale à partir de la division Entraînement et pour tous les niveaux supérieurs. [12]
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Conception du parcours, pointage et pénalités
Les parcours de cross-country sont conçus en fonction des niveaux individuels, avec des distances, des vitesses et des temps optimaux adaptés à chaque division. Ces niveaux vont du Débutant Novice au niveau Avancé. Chaque parcours vise à évaluer les compétences actuelles des chevaux tout en les préparant au niveau de compétition suivant. [5]
Une série de fanions rouges et blancs délimite la ligne de départ et d’arrivée du parcours. Chaque obstacle est également marqué de fanions rouges et blancs de chaque côté du saut. Le concurrent doit toujours garder le fanion rouge à sa droite et le blanc à sa gauche. [5]
Les obstacles sont également numérotés, et certaines « possibilités » peuvent être identifiées par des lettres indiquant qu’elles font partie d’une combinaison d’obstacles. Les numéros d’obstacle suivent un code de couleur qui indique le niveau de difficulté. Par exemple, au niveau Débutant Novice, les numéros sont noirs sur fond jaune. [5]
Des balises jaunes sont également utilisées pour indiquer la direction générale à suivre afin d’aider les cavaliers à se repérer sur le parcours. [5]
Les pénalités courantes en cross-country comprennent : [5]
- Refus ou dérobades : 20 points
- Dépassement du temps optimal : 0,4 point par seconde au-delà du temps optimal
- Activation d’un dispositif de sécurité : 11 points
- Fanion manqué : 15 points
Pour les refus ou les dérobades, la première occurrence sur le parcours entraîne 20 points de pénalité, tandis que le deuxième refus ou la deuxième dérobade au même obstacle entraîne 40 points supplémentaires. Si le cheval refuse le même obstacle une troisième fois, le couple est éliminé. [5]
Parfois, un obstacle ou une « possibilité » comporte un ou plusieurs obstacles alternatifs. Cela est plus fréquent dans les niveaux supérieurs du concours complet. En général, ces alternatives offrent une possibilité plus facile, mais nécessitent plus de temps.
Aucune pénalité n’est attribuée pour un obstacle alternatif s’il est franchi correctement. Cependant, si ce choix fait dépasser le temps optimal, des pénalités de temps s’appliquent. [13]
Les niveaux de compétition CCE
Le niveau de compétition du cheval et du cavalier détermine la difficulté du terrain et la hauteur des obstacles. Chaque niveau comprend des obstacles de plus en plus hauts et larges. [14]
Aux États-Unis, les niveaux reconnus en cross-country et leurs hauteurs d’obstacles correspondantes sont : [14]
- Débutant : 2’3” (69 cm)
- Débutant Novice : 2’7” (78 cm)
- Novice : 2’11” (89 cm)
- Entraînement : 3’3” (99 cm)
- Modifié : 3’5” (104 cm)
- Préliminaire : 3’7” (109 cm)
- Intermédiaire : 3’9” (114 cm)
- Avancé : 3’11” (119 cm)
Entraînement et préparation
Comme le cross-country exige une grande endurance en plus d’aptitudes pour le saut, un entraînement physique adéquat pour le cheval et le cavalier est essentiel.
Les séances de grand galop sur terrain naturel ou accidenté constituent une partie importante de l’entraînement de cross-country, tout comme la pratique du saut d’obstacles similaires à ceux rencontrés en compétition. Cela aide les cavaliers à développer leur rythme et à mieux évaluer leur vitesse par minute, ce qui est essentiel pour éviter les pénalités de vitesse en compétition. [15][16]
Une autre excellente méthode d’entraînement utilisée par de nombreux cavaliers pour se préparer au cross-country est de participer à des évènements de type Hunter Paces. Les Hunter Paces contribuent à développer l’endurance et proposent un style d’obstacles semblable à ceux du cross-country, qui peuvent être sautés de façon optionnelle. [17]
Les cavaliers qui n’ont pas accès à des parcours de type cross-country peuvent utiliser l’entraînement par intervalles pour améliorer l’endurance du cheval et du cavalier. Ce type de travail est particulièrement utile pour améliorer le petit ou le grand galop que les chevaux doivent maintenir sur le parcours.
De plus, la création de parcours inspirés du saut d’obstacles à votre écurie peut vous aider à reproduire la sensation d’un parcours de cross-country. [18]
Équipement spécialisé et harnachement
Un harnachement et un équipement de sécurité adéquats sont essentiels pour les performances et le bien-être du cheval et du cavalier. Des selles spécialisées aux vestes de protection, chaque article a une fonction précise.
Le harnachement du cheval
Bien que certains types de harnachement soient couramment utilisés pour le cross-country, les exigences ou restrictions peuvent varier selon l’organisme qui régit la compétition, comme la United States Eventing Association (USEA) ou la Fédération équestre internationale (FEI). [18]
Le harnachement couramment utilisé pour le cross-country comprend : [18]
- Une selle classique (anglaise)
- Un mors et un bridon anglais autorisés par l’association
- Des tapis et demi-tapis de selle anglaise
- Une martingale à anneaux ou irlandaise munie d’arrêtoirs de rênes
- Un collier de chasse
- Des guêtres
Les cavaliers qui participent aux niveaux inférieurs utilisent souvent des selles polyvalentes ou de saut d’obstacles, tandis que ceux des niveaux supérieurs peuvent opter pour des selles conçues spécifiquement pour le cross-country, comme les selles à un seul quartier. Les selles spécifiques au cross-country ne sont pas obligatoires pour les niveaux avancés, mais de nombreux cavaliers préfèrent cette option à cause de leur conception efficace. [18]
Tenue et équipement de sécurité du cavalier
La tenue et l’équipement des cavaliers de cross-country visent avant tout à assurer leur sécurité. Parmi les vêtements et équipements de protection courants, on retrouve : [19]
- Un casque conforme aux normes ASTM/SEI
- Un brassard ou un bracelet médical
- Un pantalon d’équitation
- Des bottes hautes ou des bottes courtes avec guêtres
- Des gants d’équitation
- Un chronomètre de cross-country
- Une veste de sécurité ou une veste gonflable
- Une chemise ou un polo à manches longues ou courtes
- Un dossard numéroté et son porte-dossard
La plupart des cavaliers de concours complet portent leurs propres couleurs personnelles lors de l’épreuve de cross-country, plusieurs choisissant même d’harmoniser les couleurs de leur tenue avec celles de l’équipement de leur cheval. Cela s’explique par le fait que l’épreuve de cross-country n’impose pas de code vestimentaire, à l’exception du respect des règles d’équipement et de sécurité obligatoires.
Chevaux
Les Pur-sang et les croisements de Pur-sang sont les chevaux les plus fréquemment utilisés en cross-country. Bien que cette discipline soit ouverte à toutes les races, les aptitudes athlétiques qu’elle exige font des Pur-sang un choix idéal.
Parmi les races fréquemment rencontrées dans cette discipline, on retrouve :
Ces races sont souvent croisées avec des Pur-sang afin d’améliorer leur endurance et leur vitesse en cross-country.
Questions Fréquemment Posées
Voici quelques questions fréquemment posées sur le cross-country équestre :
Le cross-country équestre est une discipline où un cavalier guide un cheval à travers un terrain varié et au-dessus d’obstacles fixes tels que des troncs, des fossés, des talus et des complexes d’eau. Il est surtout connu comme une phase du concours complet, avec le dressage et le saut d’obstacles, mais il peut aussi être pratiqué de manière récréative ou en compétitions autonomes. Le sport évalue la vitesse, l’endurance, la capacité de saut et la communication entre le cavalier et le cheval.
Le cross-country se distingue du saut d’obstacles par l’utilisation d’obstacles solides, de terrains ouverts et de parcours plus longs qui exigent davantage d’endurance. Le saut d’obstacles se déroule généralement en arène sur des barres qui peuvent tomber si elles sont touchées. Les obstacles de cross-country sont souvent conçus pour ressembler à des éléments naturels, de sorte que les cavaliers doivent gérer l’allure, l’équilibre et la précision tout en galopant entre les obstacles.
Le cross-country est l’une des trois phases du concours complet moderne, avec le dressage et le saut d’obstacles. En concours complet, le cross-country évalue la capacité du cheval et du cavalier à se déplacer à vitesse sur un terrain ouvert tout en franchissant des obstacles fixes. Bien qu’il reste étroitement lié au concours complet, le cross-country est également proposé comme discipline autonome par certaines organisations et installations.
Les obstacles de cross-country comprennent souvent des complexes d’eau, des troncs, des tables, des roll tops, des rampes, des bancs, des cabanes, des obstacles en broussailles, des coins et des fossés. Ces obstacles sont parfois appelés des « questions » parce que chacun teste la capacité du cheval et du cavalier à lire le parcours et à réagir ensemble. Certains parcours incluent également des itinéraires alternatifs qui peuvent être plus faciles mais prennent plus de temps.
Les goupilles frangibles sont des dispositifs de sécurité utilisés sur certains obstacles de cross-country pour permettre à une partie de l’obstacle de céder lorsqu’elle est frappée avec suffisamment de force. Cela peut réduire la gravité d’une chute en limitant l’impact entre le cheval et l’obstacle fixe. Depuis décembre 2023, l’USEA exige des dispositifs frangibles approuvés par la FEI au niveau Training et au-dessus. [12]
L’équipement de cross-country comprend généralement une selle anglaise, un mors et une bride autorisés, un tapis de selle, une martingale avec arrêtoirs de rênes, une bricole et des guêtres de protection. Les cavaliers de niveaux inférieurs utilisent souvent des selles mixtes ou de saut, tandis que les cavaliers de niveaux supérieurs peuvent préférer des selles de cross-country comme les modèles monoflap. Les règles exactes d’équipement peuvent varier selon l’organisation, y compris l’USEA et la FEI. [18]
Les cavaliers de cross-country portent généralement un casque approuvé ASTM/SEI, un brassard ou bracelet médical, une veste de sécurité ou un gilet airbag, des bottes hautes ou des bottines avec mini-chaps, des gants et un dossard. De nombreux cavaliers utilisent également un chronomètre de cross-country pour gérer leur allure. L’équipement de sécurité est particulièrement important, car ce sport implique de la vitesse, un terrain irrégulier et des obstacles fixes. [19]
Les compétitions de cross-country sont notées en récompensant les sauts réussis et en appliquant des pénalités pour les erreurs, selon l’organisation et le format. En concours complet, les pénalités courantes incluent les refus, les dérobades, le fait de manquer un fanion, le déclenchement d’un dispositif frangible ou le dépassement du temps optimal. Dans les compétitions CCE, les cavaliers gagnent des points pour les obstacles franchis et peuvent en sauter sans pénalité. [5][9][10]
Le CCE se distingue du concours complet traditionnel en mettant l’accent sur le cross-country comme compétition autonome plutôt qu’en le combinant avec le dressage et le saut d’obstacles. En CCE, chaque obstacle est optionnel, de sorte que les cavaliers peuvent sauter un obstacle sans pénalité mais ne gagnent pas de points pour celui-ci. Les épreuves CCE peuvent également inclure une épreuve Jump Off Ride plus courte, qui ne fait pas partie du concours complet traditionnel. [9][10]
Les chevaux de cross-country sont souvent des Pur-sang ou des croisements de Pur-sang, car ce sport valorise l’endurance, la vitesse et l’athlétisme. D’autres races courantes incluent les Irish Sport Horses, les Trakehners, les Anglo-arabes, les Danois de sport et les Hanovriens. Toute race peut participer si le cheval est en forme, capable et adapté au niveau de saut et au terrain requis.
L’entraînement de cross-country comprend généralement du travail de conditionnement, des séances de galop, de la pratique du saut et une exposition à des obstacles naturels ou de type cross-country. Les cavaliers s’exercent souvent sur des terrains irréguliers pour améliorer l’équilibre, l’allure et la confiance. Les hunter paces, le travail en intervalles et des parcours créatifs de saut d’obstacles à la maison peuvent également aider à préparer le cheval et le cavalier aux exigences de la compétition. [15][16][17][18]
Les niveaux de compétition en cross-country progressent de Starter à Advanced, avec des obstacles de plus en plus hauts, larges et techniquement exigeants. Les hauteurs d’obstacles en concours complet vont de 2'3" (0,69 m) au niveau Starter à 3'11" (1,19 m) au niveau Advanced. Chaque niveau est conçu pour correspondre aux compétences actuelles du cheval et du cavalier tout en les préparant à des parcours plus difficiles. [14]
Résumé
Le cross-country est une discipline équestre alliant endurance, précision technique et forte complicité entre le cheval et son cavalier.
- Le cross-country tire ses origines des épreuves d’endurance militaires et de la chasse au renard en Angleterre
- Le cross-country constitue l’une des trois épreuves du concours complet; à l’heure actuelle, il se développe en tant que discipline à part entière
- Les parcours sont conçus avec une variété d’obstacles fixes, tels que des passages d’eau, des troncs et des tables, destinés à évaluer l’agilité et l’endurance
- L’équipement essentiel comprend un harnachement spécialisé, comme des selles à un seul quartier et des guêtres pour le cheval, ainsi que des casques et vestes de sécurité certifiés ASTM/SEI pour le cavalier
- Les cavaliers peuvent s’entraîner avec des séances de grand galop, des entraînements par intervalles et des Hunter Paces pour développer l’endurance et la familiarité avec les obstacles
Références
- United States Equestrian Federation. 2024 USEF Eventing Rulebook. 2024.
- A History of Eventing. Fédération Équestre Internationale. 2018.
- Hastings, A. Fox Hunting: History and Change in a Mountain Sport. Appalachian J. 1997.
- Welcome. Cross Country Equestrian Association.
- USEA Staff. Rule Refresher: Understanding Cross-Country Obstacles. USEA : United States Eventing Association Inc. 2021.
- Eventing. Equestrian Canada. 2025.
- History. FEI. 2025.
- About Us. USEF. 2025.
- Cross Country Equestrian Competition. Cross Country Equestrian Association. 2025.
- Cross Country Equestrian (CCE) Competition Specifics. Cross Country Equestrian Association. 2025.
- Covey, H. Know Your Obstacles On A Cross-Country Course. Eventing Nation. 2020.
- Slagle, D. Rule Refresher: Frangible Essentials for Riders and Jump Judges. USEA : United States Eventing Association Inc. 2023.
- USEA Cross-Country Course Design Guidelines. USEA : United States Eventing Association Inc. 2025.
- Compete. Discover Eventing.
- Baker, S. Cross-Country Preparation In Your Arena. FEI.org. 2019.
- Kelley, C. Training Tips for the Long Format with Dr. Jennifer Miller. USEA : United States Eventing Association Inc. 2020.
- O'Connor, D., et al. Eventing: Intro to Cross-Country Riding. US Equestrian. 2017.
- Duffy, J. Rule Refresher: Saddlery. USEA : United States Eventing Association Inc. 2017.
- What Do I Wear. Discover Eventing.










