Prendre soin des chevaux est une activité aussi gratifiante qu’exigeante, mais toutes les facettes de la gestion d’une ferme équestre ne sont pas nécessairement attrayantes. Qu’il s’agisse de gérer des tas de fumier, de nettoyer des abreuvoirs visqueux ou d’effectuer des réparations de clôture problématiques, les corvées salissantes et monotones ne manquent pas.
Ajoutons à celles-ci le soin méticuleux à apporter aux chevaux eux-mêmes pour s’attaquer à la pourriture de la fourchette, tondre les poils indisciplinés, ou doucher et laver le cheval en entier. Nul doute que la possession d’un cheval exige de se retrousser les manches.
Bien que ces corvées ne soient pas la facette la plus agréable des soins équins, elles sont essentielles au maintien d’installations sûres, saines et fonctionnelles. Cet article se penche sur les responsabilités moins agréables, mais nécessaires, qui font partie de la gestion d’une ferme équestre. Il propose des stratégies pratiques pour rendre ces tâches plus efficaces et moins accablantes.
Qu’il s’agisse d’entretenir des clôtures solides ou de veiller à ce que les chevaux soient propres et confortables, vous découvrirez comment ces efforts en coulisse contribuent au bien-être des animaux et à la qualité des exploitations à vocation équestre.
L’exploitation d’une ferme équestre implique un large éventail de tâches quotidiennes pour veiller au bien-être des chevaux et entretenir les installations. La difficulté et le temps requis pour effectuer ces tâches peuvent varier. Elles sont toutefois essentielles au maintien d’un milieu sain et productif.
Bien que la gestion équine comporte de nombreuses difficultés, certaines tâches sont plus ardues que d’autres. Parmi les principales corvées d’écurie, qui sont aussi importantes que désagréables, l’on retrouve :
- la gestion du fumier;
- la propreté de l’approvisionnement en eau;
- l’entretien des clôtures.
Le nettoyage des stalles, la manipulation du fumier, le nettoyage des seaux d’eau et la réparation des clôtures ne sont peut-être pas les tâches les plus agréables dans une ferme équestre, mais elles font partie intégrante des soins prodigués aux chevaux. Elles permettent de préserver la santé et la sécurité des animaux ainsi que de leur milieu de vie.
En approchant ces tâches peu reluisantes de manière proactive, les propriétaires peuvent assurer le bien-être de leurs équidés et optimiser l’exploitation de leur écurie afin de pouvoir passer plus de temps avec leurs compagnons équins.
La gestion du fumier
Posséder un cheval implique souvent de devoir exécuter des corvées salissantes et exigeantes physiquement, en particulier celles liées à la gestion du fumier.
Un cheval peut produire en moyenne entre 13 et 23 kilogrammes (entre 30 et 50 livres) de fumier par jour. [1] Cela représente une grande quantité de fumier annuellement dont on doit se débarrasser de manière sûre et durable.
Cette gestion exige une planification proactive pour garder l’accumulation de fumier sous contrôle et éviter les problèmes éventuels. Un plan de gestion du fumier bien pensé est crucial pour prévenir les risques pour la santé, les odeurs désagréables et la contamination de l’eau. [1]

Le fumier s’accumule rapidement dans les stalles et les pâturages. Il en découle une série de difficultés si on ne le traite pas correctement. Dans les stalles, l’accumulation excessive de fumier peut donner lieu à des conditions insalubres et à une hausse du niveau d’ammoniac, lequel peut irriter le système respiratoire des chevaux. Dans les pâturages, le fumier négligé peut entraîner des conséquences sur la qualité du fourrage et créer des zones où se concentre la boue, en particulier dans des conditions humides.
De plus, le fumier sert d’incubateur pour les parasites comme les strongyles. Il augmente le risque d’exposition aux parasites et la propagation des maladies.
Une bonne gestion du fumier réduit ces risques, favorise la croissance de pâturages en meilleure santé et aide à prévenir la contamination de l’eau par le ruissellement. Le nettoyage régulier et l’élimination efficace du fumier garantissent un milieu de vie plus propre et plus sain pour les chevaux et leurs soignants.
Dans certaines régions, la loi réglemente l’élimination du fumier. Voici d’autres raisons de gérer le fumier : [2][3]
- limiter la propagation des insectes qui transmettent les maladies;
- minimiser les invasions de vermines;
- entretenir l’apparence générale de la propriété.
Les méthodes de gestion
La gestion du fumier consiste à éliminer et à ramasser régulièrement les excréments dans les zones de la propriété où les chevaux passent du temps, notamment : [2]
- les pâturages;
- les stalles;
- les paddocks d’exercice;
- les abris;
- les manèges d’équitation.
Une fois qu’on a ramassé le fumier qui se trouve dans les pâturages, les stalles et d’autres endroits, il existe différents moyens de s’en débarrasser. Certaines fermes exploitent leur propre fumier qui leur sert d’engrais efficace. Dans certains cas, il est possible de l’étaler directement sur les terres cultivées, les champs de foin ou les pâturages.
Pour utiliser le fumier comme engrais, il faut suivre des conseils suivants : [3]
- épandre le fumier en couche aussi mince que possible;
- épandre le fumier uniquement au printemps et en été;
- éviter d’épandre du fumier frais sur les pâturages;
- éviter les zones comme les plaines inondables, les zones de ruissellement, les puits et les pentes;
- éviter d’épandre le fumier près des ruisseaux ou des étangs, ou encore dans les zones où la nappe phréatique est haute.
Si le fumier contient beaucoup de grosses particules comme de la sciure et des copeaux de bois, il peut être nécessaire de le mélanger avec de l’engrais azoté pour accélérer la décomposition de ces matières. [3]
L’utilisation du fumier comme engrais comporte certains inconvénients, notamment ceux qui suivent : [1]
- L’investissement de temps: l’épandage du fumier exige du temps, surtout s’il faut le mélanger à de l’azote ou le charger dans des équipements lourds.
- Les restrictions saisonnières: sous les climats tempérés, il n’est pas possible d’épandre le fumier en hiver.
- Les restrictions climatiques: il est important d’épandre le fumier sur un sol qui n’est pas trop humide, sinon il risque de ruisseler. Les fermes doivent donc prévoir un autre plan pendant les périodes de fortes précipitations.
- Les exigences foncières: si on fertilise les pâturages avec du fumier, le bétail doit paître ailleurs jusqu’à ce que le risque de transmission des parasites ait disparu.
On peut entreposer le fumier temporairement ou à long terme, qu’il doive servir d’engrais ou que l’on doive attendre pour s’en débarrasser. Les fermes qui utilisent le fumier comme engrais doivent l’entreposer correctement jusqu’à ce qu’elles soient en mesure de l’épandre. Autrement, des services professionnels peuvent se charger d’emporter le fumier. [3]
Les méthodes courantes d’entreposage du fumier incluent les suivantes : [1][2]
- L’empilage à sec: on entrepose le fumier dans une structure en béton spécialement conçue. Celle-ci est dotée d’un sol imperméable et de trois murs d’au moins quatre pieds de haut.
- L’empilage en tas: on dépose le fumier dans un endroit pratique sur un sol bien tassé. Une bâche recouvre le tas ou bien on le laisse à découvert.
- Le compostage: on entrepose le fumier à l’extérieur et on le retourne périodiquement pour stimuler sa décomposition. On obtient un engrais riche en nutriments dont le volume est inférieur à celui du fumier brut.
Le lieu d’entreposage
Lorsqu’un propriétaire réfléchit au meilleur endroit pour entreposer le fumier, il doit tenir compte des considérations suivantes : [4]
- La surface doit être sèche et plate, exempte d’eau de surface et située à l’écart des dolines ou des chemins.
- La plupart des propriétaires de ferme préfèrent entreposer le fumier près des bâtiments d’écurie, tout en le gardant hors de vue des lieux publics et des voisins.
- L’emplacement doit être accessible aux machines pour pouvoir enlever facilement le fumier.
- Le site d’entreposage doit se trouver à une distance suffisante des sources d’eau à proximité.
Quel que soit l’endroit où on l’entrepose, la présence de drainage efficace constitue l’une des principales caractéristiques du plan de gestion du fumier. [3] Habituellement, on doit concevoir le lieu d’entreposage du fumier en fonction des caractéristiques de la propriété.
Les considérations relatives au drainage incluent les suivantes : [3]
- Le site d’entreposage doit être incliné pour éloigner du fumier le flux d’eau de surface, le ruissellement du toit, les précipitations et autres.
- Les zones filtrantes recouvertes de végétation, comme les aires gazonnées en pente douce, peuvent servir à filtrer et à absorber les eaux usées.
- On peut mettre en œuvre d’autres plans de traitement des eaux usées à la ferme pour les recueillir et les retenir.
- Un décanteur peut servir à éliminer les matières solides avant de disperser les eaux usées.
La propreté de l’approvisionnement en eau
Le nettoyage des seaux d’eau, des abreuvoirs et autres systèmes d’approvisionnement en eau sont une autre corvée qui nécessite une planification minutieuse et une attention particulière dans la ferme équestre. Un entretien régulier garantit que l’eau reste fraîche et la garde exempte d’algues, de saletés et de contaminants.
L’accès à volonté à de l’eau potable propre et agréable au goût est essentiel au maintien de la bonne santé des chevaux. Ces derniers boivent généralement entre 22 et 34 litres d’eau par jour. Ils peuvent devoir boire plus par temps chaud, ou encore lorsqu’ils allaitent ou qu’ils fournissent un effort intense. [5][6]
Une prise insuffisante d’eau peut engendrer de graves problèmes de santé, notamment la déshydratation, les coliques et des problèmes digestifs. [7][8]
Les chevaux sont très sensibles à la qualité de l’eau. Ils peuvent refuser de boire si elle est sale ou si elle a mauvais goût. Pour s’assurer qu’ils restent hydratés, il importe de garder les sources d’eau propres et fraîches, et de veiller à ce qu’elles soient facilement accessibles en tout temps. [9]

Les méthodes de gestion
Les chevaux doivent avoir accès en tout temps à de l’eau propre dans leur milieu de vie, quelle que soit la durée des sorties à l’extérieur.
Les sources d’eau laissées sans surveillance pendant de longues périodes peuvent devenir stagnantes. Elles créent alors un environnement idéal pour la croissance des algues, des bactéries et d’autres microbes nuisibles. [10] De plus, l’eau stagnante est un milieu fertile où prolifèrent les moustiques. On sait que ces insectes sont porteurs de maladies équines graves, notamment l’encéphalite équine de l’Est (EEE) et d’autres maladies. [11]
Le potentiel de transmission des maladies, combiné au fin palais des chevaux, signifie que le récurage régulier des seaux, des bacs et des abreuvoirs automatiques est une corvée incontournable.
Les facteurs dont il faut tenir compte lors du nettoyage des seaux et d’autres sources d’eau incluent les suivants : [9]
- On doit nettoyer et rincer les seaux tous les jours avant de les remplir à nouveau.
- Si des tuyaux alimentent les seaux, il faut vider ces derniers, les récurer, les rincer et les remplir à nouveau tous les jours.
- On doit vider et nettoyer les plus gros systèmes d’approvisionnement en eau au moins une fois par semaine.
- Il faut inspecter quotidiennement les abreuvoirs automatiques munis d’un système autonettoyant, car ils peuvent nécessiter périodiquement un nettoyage manuel.
- Il faut nettoyer les bacs à eau au moins une fois par semaine ou chaque fois que des algues se forment.
- On recommande d’utiliser une brosse à poils durs et un détergent doux pour le récurage.
- Une fois récurés, on rince les seaux plusieurs fois avec de l’eau propre pour éliminer tout résidu de savon avant de les remplir à nouveau d’eau potable.
Table 1. Calendrier de nettoyage recommandé pour les systèmes d’approvisionnement en eau
| Système d’approvisionnement en eau | Fréquence de nettoyage | Remarques |
|---|---|---|
| Seaux suspendus | Quotidiennement | Rincer entre les remplissages |
| Systèmes alimentés par tuyau | Quotidiennement | Remplacer l’eau quotidiennement |
| Gros abreuvoirs | Hebdomadaire | Inspecter quotidiennement |
| Abreuvoirs automatiques | Selon les directives du fabriquant | Inspecter quotidiennement |
| Grands bacs à eau | Hebdomadaire ou si des algues se forment | Inspecter quotidiennement |
Par temps glacial, on doit éviter les éclaboussures d’eau dans les zones où elle pourrait geler et créer des conditions glissantes et dangereuses aux endroits où se déplacent les chevaux. De plus, on doit éviter que l’eau se dépose sur les attaches ou les mousquetons qui servent à fixer les seaux aux murs, car ces fixations peuvent geler et devenir difficiles à manipuler.
Si on doit aseptiser les seaux, par exemple en cas de mise en œuvre des protocoles de biosécurité, l’eau de Javel diluée est un désinfectant efficace. Sinon, des bactéricides et des virocides spécialisés existent sur le marché pour lutter contre des agents pathogènes ciblés. [9]
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Les clôtures
Les clôtures constituent l’un des investissements les plus importants dans une propriété à vocation équestre. Les clôtures de périmètre sont nécessaires pour garder les chevaux en sécurité sur la propriété. Les clôtures de paddock sont faciles à installer et on peut les reconfigurer au besoin pour s’adapter aux changements au sein du troupeau ou à l’exploitation de la ferme.
Il existe de nombreux types de clôtures qui ont chacune leurs besoins d’entretien uniques, notamment :
- les clôtures de lisses ou de perches;
- les clôtures de fil métallique haute résistance;
- les clôtures en caoutchouc;
- les clôtures en grillage métallique;
- les clôtures électrifiées.

Les clôtures de lisses ou de perches
Ce type de clôture est attrayant. Il se décline dans une variété de styles et de matériaux différents. Cependant, la construction et l’entretien des clôtures de perches ou de lisses coûtent cher. Les clôtures en lisses de bois peuvent requérir de la peinture ou d’autres traitements pour les empêcher de pourrir. On peut devoir réappliquer le traitement à quelques années d’intervalle. [12]
Les clôtures en PVC ou en bois enduit de vinyle n’ont pas besoin d’être peintes. Elles exigent toutefois un nettoyage occasionnel avec une solution de blanchiment ou un autre agent anti-moisissure, en particulier sous les climats chauds ou humides. [12]
Les clôtures en bois ordinaires sont normalement sûres pour les chevaux, mais un animal qui passe au travers risque de se blesser. Le bois recouvert de PVC est moins susceptible de former un bord tranchant s’il se rompt. [12]
Les clôtures de fil métallique haute résistance
Les clôtures de fil métallique haute résistance sont solides et moins onéreuses que les clôtures de perches. On doit inspecter régulièrement cette clôture et resserrer périodiquement les fils pour maintenir la tension.
Ces clôtures ne sont pas l’option la plus sûre pour les chevaux. En effet, les équidés peuvent subir de graves blessures s’ils tentent de foncer à travers le fil métallique haute résistance. [12]
Les clôtures en caoutchouc
On peut fabriquer les clôtures en caoutchouc à partir de matériaux recyclés tels que de vieux pneus ou des courroies transporteuses. Il s’agit d’une solution économique et respectueuse de l’environnement. Ce type de clôture est souple et cède facilement. Il peut supporter une charge animale élevée comme celle du poids d’un cheval. [12]
Les clôtures en caoutchouc requièrent beaucoup d’entretien pour éviter qu’elles ne s’affaissent avec le temps, en particulier lorsqu’il fait chaud. Même si les clôtures en caoutchouc sont moins susceptibles de causer des blessures par force contondante, elles présentent un risque de lésions pour le système digestif des chevaux. Si ces derniers tiquent à l’appui sur une clôture en caoutchouc, ils courent un risque accru de souffrir de colique et d’obstruction intestinale. [12]
Les clôtures en grillage métallique
Ce type de clôture est solide, durable et plus économique que les clôtures en bois. Les mailles doivent cependant être suffisamment petites pour éviter que les sabots s’y coincent. Malgré ses avantages, la clôture en grillage métallique peut être dangereuse pour les chevaux. En effet, elle peut engendrer un « effet de râpe à fromage » si un cheval la heurte à grande vitesse. [12]
Pour minimiser les risques, les inspections de routine détaillées sont essentielles pour s’assurer que le maillage est toujours intact et exempt de bouts de fil pointus exposés.
Les clôtures électrifiées
Les clôtures électrifiées peuvent être faites de plusieurs types de matériaux différents, selon les besoins de la ferme équestre. L’un des principaux avantages des clôtures électrifiées est la possibilité de les reconfigurer facilement une fois l’alimentation électrique installée. [12]
On juge les clôtures électrifiées très sûres pour les chevaux, car en règle générale, les fils se rompent seulement si un cheval les traverse. Elles réduisent donc le risque de blessures graves. Des fils ou du ruban plus larges en améliorent la visibilité. Ils permettent aux chevaux de reconnaître la clôture et réduisent le risque de brèches accidentelles. [12]
En revanche, les clôtures électrifiées requièrent plus d’entretien que les clôtures fréquemment utilisées pour les chevaux et autres animaux d’élevage. Il faut tailler régulièrement la végétation qui pousse près de la clôture pour éviter que le courant électrique ne soit mis à la terre. On doit inspecter et entretenir les tiges de mise à la terre pour s’assurer que la charge électrique est constante et sûre pour les animaux et les humains. [12]
De plus, bien que la nature moins résistante des clôtures électrifiées améliore la sécurité des chevaux en minimisant les risques de blessures, on doit remplacer les fils cassés plus fréquemment comparativement aux types de clôtures plus durables.
Les méthodes de gestion
Pour assurer la sûreté et la sécurité des chevaux, on recommande d’inspecter quotidiennement les clôtures, en particulier dans les pâturages et les paddocks où ils passent la majeure partie de leur temps. Ces contrôles réguliers aident à identifier et à résoudre les problèmes avant qu’ils ne posent un danger.
Outre ceux qu’occasionnent les chevaux eux-mêmes, les clôtures peuvent subir des dommages causés par divers facteurs, notamment ceux qui suivent : [13][14]
- les tempêtes;
- la chute d’arbres ou de branches d’arbres;
- les plantes à croissance rapide comme le chèvrefeuille et le lierre commun.
En plus d’entretenir la clôture elle-même, les inspections routinières aident à empêcher les chevaux d’ingérer des plantes toxiques qui pourraient pousser autour de la propriété. Les plantes nuisibles se propagent souvent dans les enclos et les cours à partir des zones périphériques. Elles posent un risque grave pour la santé. [14][15]
L’inspection des clôtures permet d’autre part de découvrir rapidement les zones d’inondation ou d’infiltration d’eau dans les pâturages. L’emplacement des cours d’eau, des ruisseaux, des étangs et des rivières évolue souvent en raison de phénomènes naturels comme les inondations ou l’activité du bétail qui érodent les berges. [14]
Le surplus d’eau dans les pâturages pour chevaux peut engendrer une surface boueuse, glissante et inégale qui hausse le risque de blessures. Parallèlement aux inspections proactives, le maintien de la végétation qui pousse le long des ruisseaux et des berges aide à stabiliser le sol, à prévenir l’érosion et à filtrer les eaux de ruissellement. [14]
L’entretien des clôtures
L’entretien régulier des clôtures garantit qu’elles restent solides et qu’elles gardent les chevaux et autres animaux d’élevage à l’intérieur des aires désignées. Voici certaines considérations concernant l’entretien des clôtures : [12]
- réparer ou remplacer les poteaux d’ancrage lorsqu’ils commencent à faillir à la tâche;
- peindre ou repeindre des clôtures en bois pour prolonger leur durée de vie et pour des questions d’esthétique;
- javelliser les clôtures en vinyle ou en PVC pour éliminer la moisissure;
- réparer ou remplacer les fils métalliques lâches ou cassés;
- resserrer les clôtures en fil métallique haute résistance une ou deux fois par an;
- désherber et couper les plantes qui poussent le long de la clôture;
- inspecter les clôtures électrifiées pour détecter les changements de tension.
Il est crucial d’inspecter régulièrement les clôtures pour identifier et résoudre les problèmes, assurer la sécurité des chevaux et conserver la propriété en bon état.
En plus des corvées de ferme exigeantes, il existe un certain nombre de tâches courantes liées à la gestion des chevaux qui peuvent s’avérer ardues pour les propriétaires et les palefreniers.
Certains aspects des soins équins exigent que les propriétaires se retroussent les manches pour entretenir l’hygiène de leur animal. D’autres nécessitent une manipulation experte pour veiller à garder le cheval calme et coopératif.
Voici trois tâches liées aux soins prodigués aux chevaux parmi les plus redoutées :
- le nettoyage des sabots pour la prévention de la pourriture de la fourchette;
- la tonte des poils;
- la douche.
Le nettoyage des sabots pour prévenir la pourriture de la fourchette
Le nettoyage régulier des sabots est l’un des moyens les plus efficaces de prévenir la pourriture ou l’échauffement de la fourchette. Cette affection courante et désagréable touche la fourchette, soit la partie molle en forme de V qui se trouve sous le sabot.
Bien que l’on présume qu’elle provient d’une infection bactérienne, la cause exacte de cette pathologie demeure inconnue. [16]
Au fur et à mesure que l’infection progresse, la couche externe de la fourchette se détériore. Elle subit éventuellement des dommages visibles et produit un écoulement noirâtre nauséabond. Dans les cas graves, l’infection peut pénétrer plus profondément dans les tissus sensibles qui se trouvent sous la fourchette et engendrer une douleur intense, et même une boiterie. [17]

Les conséquences de la pourriture de la fourchette
Une fourchette en bonne santé est vitale pour la santé et le bien-être du cheval. Celle-ci agit comme un coussin pour garder les talons bien écartés. Elle supporte le poids du cheval et amortit le choc des battues. Elle aide en outre à garder le sabot propre en se dilatant, et en expulsant la terre et les saletés lorsque l’animal avance. [17]
Une fourchette en mauvaise santé perturbe le mécanisme naturel d’autonettoyage des sabots et permet à la saleté et au fumier de s’accumuler sous les pieds équins. Cette accumulation augmente la pression à l’intérieur du sabot, ce qui provoque le rétrécissement et l’affaiblissement de la fourchette. Au fil du temps, ce cycle peut s’aggraver et mener à des modifications de la forme des sabots, à de l’inconfort et, dans les cas graves, à de la difficulté à prendre appui sur le membre. [17]
Les causes de la pourriture de la fourchette
La science n’a pas complètement défini la physiopathologie exacte de la pourriture de la fourchette équine. [16] Plusieurs types de bactéries sont associés à cette maladie. Les facteurs de risque qui prédisposent les chevaux à l’infection incluent les suivants : [16][18]
- les talons rapprochés;
- un temps excessif passé dans des conditions humides, boueuses ou insalubres;
- le manque d’exercice;
- les défauts de conformation des sabots;
- des soins de maréchalerie insuffisants ou irréguliers.
La prise en charge de la pourriture de la fourchette
La première étape pour soigner la pourriture de la fourchette consiste à éliminer les tissus nécrosés du sabot. Cette étape est la responsabilité du vétérinaire, du pareur ou du maréchal-ferrant. [17] Une fois cette étape réalisée, on doit curer quotidiennement le ou les sabots touchés jusqu’à ce que le problème ait disparu. Selon les circonstances, des changements de gestion peuvent aussi être bénéfiques.
Les principales stratégies de prise en charge de la pourriture de la fourchette comprennent celles qui suivent : [18]
- enlever délicatement les saletés et le tissu nécrosé à l’aide d’un cure-pied;
- faire tremper le sabot de 20 à 30 minutes par jour;
- assécher minutieusement les sabots;
- appliquer des médicaments topiques ou des onguents recommandés par le vétérinaire, le pareur ou le maréchal-ferrant;
- réaliser un parage ou un ferrage orthopédiques;
- soumettre régulièrement le cheval à des séances d’exercice dans un endroit sec.
Pendant la convalescence, il importe de prévenir la réinfection en hébergeant le cheval dans un environnement propre et sec. Il faut nettoyer et désinfecter régulièrement les stalles, et éviter de garder le cheval dans les zones boueuses ou humides. Si la pourriture de la fourchette ne disparaît pas ou si le cheval commence à montrer des signes de boiterie, il faut de nouveau le faire évaluer par un vétérinaire pour élaborer un plan de traitement adapté.
La tonte des poils
La tonte des poils peut être un processus difficile autant pour le cheval que pour son propriétaire. Bien que la tonte soit indolore, de nombreux chevaux la jugent inconfortable et peuvent mal réagir. [19]
Malgré les défis, certains propriétaires choisissent de tondre leurs chevaux pour se conformer aux usages dans certains sports, pour les aider à réguler leur température corporelle ou à des fins esthétiques.

Les motifs qui justifient de tondre un cheval
La tonte n’est pas obligatoire pour préserver la santé du cheval ou pour sa gestion. Il s’agit néanmoins d’une pratique courante pour les chevaux de sport. [20] La décision de tondre ou non la robe d’un cheval demeure à la discrétion du propriétaire. Les facteurs à considérer incluent les suivants :
- le niveau d’activité du cheval;
- son âge;
- son état de santé;
- ses conditions de vie.
De plus, certains propriétaires choisissent de tondre leur cheval sur une base saisonnière en fonction de la longueur et de l’épaisseur des poils. Les facteurs suivants influencent la longueur et l’épaisseur de la robe du cheval :
- Le climat: les chevaux qui vivent sous des climats plus froids ou plus humides peuvent avoir besoin de leur robe naturelle qui leur sert d’isolant. Ceux qui vivent sous les climats plus chauds peuvent avoir besoin d’une tonte.
- La race: certaines races développent naturellement des poils plus épais. La tonte peut les aider à mieux supporter la chaleur ou améliorer leur apparence.
- L’exposition à la lumière du jour: le nombre d’heures d’exposition à la lumière du jour influe sur la pousse et la mue des poils. Il peut jouer sur la nécessité de tondre le cheval.
- Le statut métabolique: les chevaux atteints de troubles métaboliques, notamment la maladie de Cushing (PPID), peuvent développer une robe épaisse ou hirsute qui peut être plus facile à gérer si on la tond.
Avant de tondre un cheval, on doit se demander s’il pourrait avoir besoin de soins supplémentaires pour compenser une robe moins touffue. La recherche suggère que la tonte de poils peut interférer avec la capacité du cheval à réguler sa propre température corporelle. [21] Les chevaux tondus peuvent avoir besoin d’une couverture en tout temps. C’est notamment le cas en hiver ou en cas d’insuffisance pondérale.
Les avantages et les inconvénients de la tonte des poils
La tonte de la robe du cheval présente certains avantages, notamment ceux qui suivent :
- empêcher le cheval d’avoir trop chaud;
- favoriser l’état de santé de la peau;
- améliorer l’apparence du cheval;
- gérer une croissance anormale des poils;
- aider les chevaux qui ne parviennent pas à transpirer;
- faciliter le pansage élémentaire.
Il y a quelques inconvénients dont on doit tenir compte avant de tondre la robe d’un cheval. Les poils servent de protection naturelle contre les éléments, de sorte que la tonte peut rendre les chevaux plus vulnérables au froid, au vent et à la pluie. Les chevaux tondus ont besoin d’une couverture et d’un abri appropriés, en particulier par mauvais temps.
De plus, le poil agit comme une barrière qui protège la peau. Le raser peut augmenter la sensibilité du cheval à l’irritation causée par les insectes et aux infections cutanées.
Mode d’emploi pour tondre un cheval
Si le cheval est particulièrement nerveux ou sensible, ou si le propriétaire est inexpérimenté, un service de tonte professionnel peut offrir une expérience sûre et sans stress, autant pour le propriétaire que pour l’animal.
Pour tondre un cheval soi-même, il faut respecter ces consignes de base :
- porter des vêtements de protection, y compris des chaussures robustes et un casque;
- travailler avec un assistant expérimenté;
- laver d’abord le cheval pour enlever l’huile et la saleté accumulées sur les poils qui peuvent alors se coincer dans la tondeuse;
- bander la queue et tresser la crinière pour les tenir à l’écart de la tondeuse;
- tester la sensibilité du cheval à l’huile de tondeuse sur un bout de peau;
- vérifier que les lames de la tondeuse sont aiguisées et que la tondeuse est en bon état;
- tondre le cheval solidement attaché dans un endroit calme et tranquille.
Une fois qu’on s’apprête à commencer la tonte, le cheval doit être calme. Le fait de l’initier progressivement au bruit de la tondeuse peut l’aider à s’habituer au son. Afin de le familiariser doucement, on peut commencer par de petites tondeuses ou des tondeuses sans fil, ou utiliser un autre appareil qui bourdonne comme une brosse à dents électrique.
Il faut savoir faire preuve de patience. L’animal peut avoir besoin de plusieurs séances d’habituation avant d’être à l’aise avec la tonte.
Une fois que le cheval est désensibilisé au bruit, on commence la tonte sur une partie du corps moins sensible, par exemple l’épaule. Cela lui permet de s’habituer à la sensation de vibration sur sa peau. Récompenser le cheval avec des friandises ou un renforcement positif tout au long de l’activité peut aider à faciliter les tontes futures.
Pour obtenir une apparence nette, il importe de tondre tous les poils de la même longueur. Voici quelques conseils pour tondre un cheval :
- procéder en décrivant un motif quadrillé pour bien tondre tous les poils;
- tondre les poils dans le sens contraire de la pousse;
- faire de longs mouvements ras tout en maintenant la tondeuse à plat contre la peau;
- chevaucher les sections tondues pour éviter de créer des lignes;
- étirer la peau du cheval pour lisser les irrégularités ou les plis;
- raser les poils en formant un triangle à la base de la queue;
- tenir la tondeuse perpendiculaire à l’encolure et tondre cette partie du corps vers le bas à partir de la crinière.
La douche
Doucher un cheval peut sembler être une tâche simple, mais tout cavalier chevronné sait qu’elle peut rapidement se transformer en épreuve frustrante.
La douche joue un rôle important dans le soin des chevaux. Le lavage à l’eau et au shampooing élimine la saleté, la sueur et la crasse qui sont difficiles à retirer de la robe du cheval avec le pansage de base seul. [22] Les douches périodiques aident à prévenir les irritations de la peau. Elles garantissent que la robe demeure luisante et en bonne santé.
Les chevaux sujets aux affections cutanées comme la dermatophilose ou les infections fongiques tirent aussi profit de douches régulières pour garder leur peau propre et éviter les infections récurrentes.
De plus, la plupart des propriétaires lavent leurs chevaux avant les spectacles et les concours pour faire la meilleure impression possible devant les spectateurs et les juges.

Mode d’emploi pour laver un cheval
Pour laver un cheval, on choisit un shampooing pour le bétail ou encore un savon doux non détergent pour protéger sa peau et sa robe. Il vaut mieux éviter les shampooings trop fréquents, car ils peuvent dépouiller le poil de ses huiles naturelles. Ces dernières sont essentielles au maintien d’une robe saine et luisante, en plus de former une barrière protectrice. [22]
Pour les chevaux qui ont un horaire de concours chargé, on peut alterner entre le shampooing et le simple rinçage pour garder la robe propre tout en préservant ses huiles naturelles. De plus, il vaut mieux éviter de doucher les chevaux par temps froid.
Les grandes étapes du lavage d’un cheval sont les suivantes : [22]
- mouiller complètement le cheval au moyen d’un tuyau d’arrosage ou d’une éponge; si le cheval est très sensible, il faudra peut-être tenir ses oreilles fermées lorsqu’on arrose la tête;
- appliquer le shampooing directement sur la robe ou le diluer dans un seau;
- frotter le cheval avec une éponge ou une brosse douce;
- rincer soigneusement;
- enlever le surplus d’eau avec un couteau de chaleur;
- éponger chaque partie du cheval avec une serviette.
Il est plus facile de laver le cheval une section à la fois, surtout si les poils sèchent avant qu’on ait le temps de les frotter. [22]
Certains propriétaires choisissent de vaporiser immédiatement après la douche des produits d’embellissement de la robe. Pour obtenir un meilleur résultat, on met le cheval fraîchement lavé à l’abri du soleil jusqu’à ce que les poils soient complètement asséchés. [22]
En résumé
Posséder ou s’occuper d’un cheval est un travail réservé aux passionnés. Il requiert du dévouement et des efforts pour veiller sur la santé et le bien-être de l’animal. Qu’il s’agisse de tâches quotidiennes telles que le nettoyage des stalles, l’entretien d’un approvisionnement en eau propre, l’inspection des clôtures et le nettoyage des sabots, la possession d’un cheval exige une attention assidue et une volonté de relever des défis routiniers et inattendus.
- Un plan de gestion du fumier est essentiel pour limiter la propagation des parasites et de la vermine, respecter la réglementation régionale, améliorer l’apparence de la propriété et préserver la qualité de l’eau.
- Le nettoyage des sources d’eau aide à favoriser l’hydratation en offrant au cheval un accès à une eau potable propre et agréable au goût, exempte de saletés et de microbes.
- L’inspection quotidienne des clôtures est la pierre angulaire du confinement sécuritaire dans la ferme des chevaux et autres animaux d’élevage.
- La pourriture de la fourchette est une affection fréquente des sabots dont la prévention exige des soins quotidiens, une hygiène rigoureuse et une bonne prise en charge de la boue.
- La tonte de la robe est une corvée facultative. De nombreux propriétaires choisissent néanmoins de tondre leurs chevaux.
- Les lavages périodiques aident à promouvoir la santé globale de la peau et des crins tout en permettant de présenter les chevaux sous leur meilleur jour lors des spectacles et des concours hippiques.
Questions Fréquemment Posées
Voici quelques questions fréquemment posées sur les tâches difficiles dans les fermes équestres :
Une gestion efficace du fumier dans une ferme équestre commence par un retrait régulier des stalles, pâturages, abris, manèges et paddocks. Le fumier recueilli peut être composté, empilé à sec, entreposé en tas, épandu comme engrais ou transporté par un service professionnel. Les zones d’entreposage doivent avoir un bon drainage, un accès pour la machinerie et être suffisamment éloignées des puits, ruisseaux, étangs et autres sources d’eau.
Un cheval produit généralement environ 30 à 50 lb (13 à 23 kg) de fumier par jour. Ce volume s’accumule rapidement, surtout dans les fermes comptant plusieurs chevaux. Le retrait régulier du fumier aide à réduire les odeurs, limiter les insectes, diminuer l’exposition aux parasites et garder les stalles, paddocks et pâturages plus propres pour les chevaux et les soigneurs.
Le fumier de cheval peut être utilisé comme engrais lorsqu’il est manipulé avec soin et appliqué au bon moment. Le fumier doit être épandu en couche mince, généralement au printemps ou en été, et ne doit pas être appliqué près des ruisseaux, étangs, puits, zones sujettes aux inondations, pentes abruptes ou zones avec une nappe phréatique élevée. Le fumier frais doit aussi être gardé hors des pâturages en utilisation active.
Les seaux d’eau des chevaux doivent être frottés et rincés chaque jour, tandis que les grands abreuvoirs et réservoirs doivent être nettoyés au moins une fois par semaine ou dès que des algues apparaissent. Les abreuvoirs automatiques doivent être inspectés quotidiennement et nettoyés au besoin. Des sources d’eau propres aident à encourager l’hydratation et à réduire l’accumulation d’algues, de bactéries, de débris et de zones de reproduction des moustiques.
Un cheval moyen boit généralement environ 6 à 9 gallons (22 à 34 litres) d’eau par jour. La consommation peut augmenter par temps chaud, pendant la lactation ou lors d’un exercice intense. Une eau fraîche et appétente doit être offerte en tout temps, car une faible consommation peut contribuer à la déshydratation, aux coliques et aux problèmes digestifs.
Les clôtures pour chevaux nécessitant peu d’entretien comprennent généralement des options durables comme le grillage métallique, tandis que les clôtures électriques sont flexibles mais demandent souvent une attention fréquente. Les clôtures en grillage nécessitent tout de même des vérifications pour détecter les bords tranchants, les sections endommagées et les ouvertures sécuritaires pour les sabots. Les clôtures électriques nécessitent le contrôle de la végétation, des vérifications de voltage, l’entretien des tiges de mise à la terre et le remplacement des fils ou rubans brisés.
Les clôtures pour chevaux doivent être inspectées chaque jour, particulièrement autour des paddocks et pâturages où les chevaux passent le plus de temps. Les vérifications de routine aident à repérer les planches brisées, les fils desserrés, les poteaux défectueux, les problèmes de voltage, les dommages causés par les tempêtes, les inondations et les plantes toxiques le long de la clôture avant qu’ils ne deviennent des risques pour la sécurité.
La gestion du muguet du sabot chez les chevaux commence par le retrait des tissus morts et des débris du sabot affecté par un vétérinaire ou un maréchal-ferrant. Ensuite, un nettoyage quotidien des sabots, un séchage complet, des produits topiques recommandés par un professionnel, un parage ou ferrage correctif et de l’exercice dans un endroit sec peuvent favoriser la récupération. Un hébergement propre et sec aide aussi à prévenir les réinfections.
Le muguet dans le sabot d’un cheval est associé à une implication bactérienne, bien que la cause exacte ne soit pas entièrement comprise. Les facteurs de risque courants comprennent les talons étroits, un sol humide ou boueux, des conditions insalubres, un exercice limité, des problèmes de conformation du sabot et des soins irréguliers du maréchal-ferrant. Les fourchettes endommagées peuvent développer un écoulement noir et malodorant et devenir douloureuses dans les cas graves.
Tous les chevaux n’ont pas besoin d’être tondus, puisque la tonte dépend généralement de la charge de travail, de l’épaisseur du pelage, du climat, de l’état de santé et des préférences du propriétaire. Les chevaux de sport, les chevaux qui surchauffent pendant le travail ou les chevaux présentant une croissance anormale du pelage peuvent bénéficier de la tonte. Les chevaux tondus peuvent avoir besoin de couvertures supplémentaires et d’un abri, puisque leur isolation naturelle est réduite.
La tonte peut être moins stressante lorsque le cheval est graduellement habitué aux tondeuses dans un endroit calme et contrôlé. Commencez par le son, puis les vibrations, et débutez la tonte sur une zone moins sensible comme l’épaule. Des lames bien affûtées, un pelage propre, une manipulation stable et le renforcement positif peuvent rendre le processus plus sécuritaire et plus facile.
La fréquence des bains chez les chevaux dépend de la charge de travail, de la transpiration, de l’état du pelage, de la santé de la peau et du calendrier des compétitions. Les bains complets peuvent aider à enlever la saleté, la sueur et la crasse que le pansage seul ne peut pas toujours éliminer, mais un usage trop fréquent du shampooing peut retirer les huiles naturelles. Pour plusieurs chevaux, un rinçage ou un nettoyage localisé entre les bains complets est suffisant.
Le bain d’un cheval doit être fait avec un shampooing pour animaux d’élevage ou un savon doux sans détergent qui protège la peau et le pelage. Après le shampooing, le pelage doit être rincé soigneusement, raclé pour enlever l’excès d’eau et séché avec une serviette par sections. Un simple rinçage entre les bains avec shampooing peut aider à garder le pelage propre sans retirer trop d’huiles naturelles.
Résumé
Posséder ou s’occuper d’un cheval est un travail fait par amour, qui exige du dévouement et des efforts pour assurer la santé et le bien-être du cheval. Des tâches quotidiennes comme le curage des boxes, le maintien d’un approvisionnement en eau propre, la vérification des clôtures et le nettoyage des sabots, la propriété d’un cheval demande une attention régulière et la volonté de relever des défis à la fois routiniers et imprévus.
- Un plan de gestion du fumier est essentiel pour limiter la propagation des parasites et des nuisibles, respecter les réglementations régionales, améliorer l’esthétique de la propriété et préserver la qualité de l’eau.
- Le nettoyage des sources d’eau aide à encourager l’hydratation en offrant au cheval un accès à une eau potable propre et appétente, exempte de débris et de microbes.
- Les inspections quotidiennes des clôtures sont un élément fondamental pour garder les chevaux et les autres animaux d’élevage en sécurité et bien contenus sur votre ferme.
- La pourriture de la fourchette est une affection courante du sabot qui nécessite des soins quotidiens, une hygiène rigoureuse et une bonne gestion de la boue pour être évitée.
- La tonte est une tâche facultative, mais de nombreux propriétaires préfèrent faire tondre leurs chevaux.
- Les bains périodiques aident à favoriser la santé globale de la peau et du poil, tout en gardant les chevaux à leur meilleur lors des expositions et des compétitions.
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