La rétivité désigne des comportements de résistance ou de frustration chez les chevaux de performance, qui se produisent souvent pendant les exercices dans le manège dans un contexte d’entraînement ou de compétition.

Tout comme les humains, les chevaux peuvent être frustrés par des tâches difficiles et répétitives, en particulier si celles-ci manquent de variété ou provoquent de la confusion ou de l’inconfort. Lorsque ces frustrations s’accumulent, certains chevaux commencent à manifester des comportements tels que refuser d’entrer dans le manège, fouailler de la queue, plaquer les oreilles vers l’arrière, ruer ou se cabrer.

On qualifie souvent ces comportements de rétivité, de mauvaises performances ou en anglais, de « ring sour » . Bien que certains cas de mauvaises performances puivent être dus à des problèmes médicaux ou un inconfort physique, le comportement de rétivité est souvent enraciné dans des facteurs mentaux et émotionnels. Les chevaux rétifs peuvent avoir des associations négatives liées au travail qui leur est demandé.

Le présent article explore les aspects comportementaux de la rétivité et des mauvaises performances chez les chevaux de compétition. Comprendre comment reconnaître les signes avant-coureurs et, surtout, comment prévenir et résoudre ce problème peut considérablement améliorer les performances et l’état émotionnel du cheval.

Rétivité chez les chevaux

Un comportement rétif fait référence à la réticence ou au refus catégorique d’un cheval de travailler, en particulier lorsqu’il est régulièrement soumis à des exercices dans une carrière ou en manège d’entraînement. En anglais, le terme « ring sour » est souvent utilisé pour décrire des chevaux qui ont développé une aversion pour le travail dans ce type d’environnement.

Bien que chaque cheval puisse exprimer son insatisfaction de manière unique, certains signes communs incluent :

  • Une résistance à entrer dans le manège
  • Une réticence à avancer
  • Des fouaillements de la queue
  • Les oreilles plaquées vers l’arrière
  • Des ruades
  • Des arrêts brusques
  • Des cabrades

Interprétation

Les chevaux rétifs peuvent être résistants à faire un type de travail qui leur est familier en raison d’un problème médical sous-jacent. Il est important de consulter votre vétérinaire si votre cheval manifeste des changements soudains de comportement, car il pourrait ressentir de la douleur ou un inconfort entraînant une intolérance à l’exercice.

Une fois les causes médicales écartées, les propriétaires préoccupés par les performances de leur cheval doivent évaluer les changements comportementaux. Il est essentiel de se rappeler que la rétivité n’est pas un signe de désobéissance ou de paresse de la part du cheval, mais bien une réponse à une contrainte physique ou émotionnelle, souvent exacerbée par un manque de variété ou de clarté pendant l’entraînement.

Dans de nombreux cas, les chevaux rétifs sont frustrés, surmenés, mentalement épuisés ou ils s’ennuient. Bien que des problèmes médicaux peuvent parfois avoir un impact sur les performances, la résolution d’un problème de rétivité chez un cheval requiert des changements au niveau de son entraînement. Ceux-ci doivent être adaptés à ses émotions, à ses expériences et à son état mental général.

Comportement

Comme c’est le cas pour d’autres types de comportement, l’identification de la rétivité chez les chevaux n’est pas toujours simple. Certains chevaux peuvent présenter des signes subtils de frustration bien avant de refuser complètement d’entrer dans le manège.

Les chevaux communiquent leurs sentiments et leur état mental via leur langage corporel ainsi que des changements comportementaux. Reconnaître les premiers signes de rétivité est crucial pour éviter qu’ils n’évoluent vers des comportements plus problématiques ou dangereux.

Certains des premiers signes plus subtils peuvent inclure : [1][2]

  • Les oreilles plaquées vers l’arrière : l’une des expressions les plus courantes de mécontentement chez les chevaux. Bien que les oreilles plaquées puissent être déclenchées par divers scénarios, lorsqu’elles sont fréquemment observées dans le manège, elles peuvent être un indicateur précoce de rétivité.
  • Des fouaillements de la queue : certains chevaux fouaillent de la queue lorsqu’ils sont agacés ou frustrés, en particulier lorsqu’on leur demande d’exécuter des tâches qu’ils trouvent désagréables ou ennuyeuses.
  • Une réticence à entrer dans le manège : les chevaux rétifs peuvent s’arrêter brusquement ou hésiter lorsqu’on tente de les mener dans le manège. Lorsqu’ils hésitent, les chevaux peuvent planter leurs pieds, reculer ou présenter d’autres comportements d’évitement.
  • Un refus d’avancer : une fois dans le manège, un cheval peut refuser d’avancer ou de suivre des commandements de base. Ce refus peut dégénérer; le cheval peut alors s’arrêter, ruer ou reculer.
  • Une tension ou une irritabilité accrues : un cheval rétif peut devenir tendu, agité ou irritable la plupart du temps lorsqu’il est sellé ou monté. Il peut mordiller ses manieurs, grincer des dents ou devenir difficile à manier.
  • Une résistance ou un évitement lors du harnachement : un cheval entraîné sait que le harnachement précède le travail monté. Un cheval qui développe une rétivité peut protester ou tenter d’échapper aux tentaives de harnachement, car il fait une association négative avec ce qui vient ensuite. Cela se manifeste parfois par une aversion à la sangle.
  • Des comportements qui s’intensifient : dans les cas plus graves, les chevaux rétifs peuvent se cabrer, ruer, s’emballer ou même développer des comportements encore plus dangereux à mesure que leur frustration et leur ressentiment envers le travail demandé augmentent.

Ces signes peuvent apparaître progressivement, mais si on les ignore, ils peuvent dégénérer vers des comportements dangereux ou extrêmes qui empêchent de travailler en toute sécurité avec le cheval. Il est essentiel de reconnaître et de traiter ces signes dès leur apparition afin d’éviter que le problème ne s’aggrave.

Causes

Il est crucial de comprendre les causes profondes de la rétivité afin de la prévenir et de la gérer. Gardez à l’esprit que la rétivité et les mauvaises performances peuvent être causées par diverses pathologies, telles que des problèmes respiratoires, des maladies cardiaques, de l’arthrite et bien d’autres. Consultez votre vétérinaire pour exclure une cause médicale sous-jacente pour tout changement soudain de comportement de votre cheval.

Une fois les causes médicales exclues, les propriétaires peuvent travailler à résoudre les déclencheurs mentaux et émotionnels qui peuvent être à l’origine de la rétivité.

Les causes mentales et émotionnelles courantes incluent :

  • L’ennui
  • La fatigue
  • Les associations négatives avec le travail
  • L’incompatibilité avec le cavalier

L’ennui

Les chevaux sont des animaux intelligents et sociaux qui ont besoin de stimulation mentale et de variété pour demeurer intéressés et pour apprécier leur travail. Tout comme les humains qui doivent effectuer la même tâche répétitive jour après jour, les chevaux peuvent s’ennuyer et être frustrés si leur routine d’entraînement manque de diversité.

Demander à un cheval d’exécuter les mêmes exercices de façon répétitive, dans le même environnement sans vraiment de variation, peut conduire à l’ennui. Au fil du temps, le cheval peut devenir désintéressé, peu coopératif, et éventuellement développer des tendances à la rétivité. [3]

Un cheval qui s’ennuie est susceptible de commencer à montrer des signes de résistance. Il peut traîner ses sabots, éviter d’avancer ou montrer une irritation visible en plaquant les oreilles vers l’arrière et en fouaillant de la queue, par exemple. La rétivité liée à l’ennui peut progressivement devenir innée si le cheval ne bénéficie pas d’une routine d’entraînement plus variée et stimulante. [3]

Les chevaux s’épanouissent lorsqu’ils sont stimulés mentalement. Lorsque leur routine d’entraînement manque de variété et qu’ils n’ont pas d’occasions de réfléchir ou de relever de nouveaux défis, ils peuvent devenir indifférents. Un cheval qui n’est pas stimulé mentalement peut sembler désintéressé, apathique et peu réactif aux aides.

La fatigue

Le surmenage est un autre facteur important contribuant au comportement de rétivité. Les chevaux surentraînés et contraints de travailler au-delà de leurs limites mentales et physiques sont susceptibles de s’épuiser, ce qui entraîne de mauvaises performances.

Tout comme les athlètes humains, les chevaux ont besoin de suffisamment de repos et de temps de récupération. Pousser un cheval trop fort, surtout s’il n’est pas physiquement préparé à la charge de travail, peut conduire à un épuisement, qui peut se manifester à la fois mentalement et physiquement. [4][5]

Les chevaux surmenés peuvent devenir résistants à travailler et montrer des signes de fatigue, tels que ralentir ou refuser de répondre aux aides. Avec le temps, cette pression mentale et physique peut contribuer à un comportement de rétivité, car le cheval commence à associer le travail, même s’il n’est que léger, à un inconfort et une fatigue dus à un surentraînement. [4][5]

Les associations négatives avec le manège

Les chevaux font des associations basées sur leurs expériences passées. Ils peuvent développer une association négative avec l’environnement d’entraînement lui-même, en particulier dans les cas où ils ont vécu : [2]

  • Des méthodes d’entraînement dures, stressantes ou incohérentes
  • Une pression excessive
  • Des douleurs physiques

Ces circonstances peuvent être dues à un équipement mal ajusté ou sévère, à des techniques d’équitation inadéquates, et à d’autres facteurs externes qui rendent le travail du cheval désagréable. [2]

Une fois ces associations négatives forgées, les chevaux peuvent commencer à éviter le manège ou à résister au travail demandé une fois qu’ils y sont entrés. Les chevaux concernés peuvent devenir anxieux ou stressés à l’idée d’entrer dans le manège, entraînant des comportements tels que des arrêts brusques ou le refus d’avancer. [2]

L’incompatibilité

La relation entre un cheval et son cavalier joue un rôle crucial dans le comportement du cheval. Lorsqu’il y a une incompatibilité entre les attentes du cavalier et la compréhension du cheval, la frustration peut s’accumuler des deux côtés.

Des aides incohérentes et une communication qui manque de précision peuvent accentuer la frustration, la confusion et la résistance. Les chevaux sont également très sensibles au langage corporel, au ton de voix et aux émotions de leur cavalier. [6][7]

Lorsque le cavalier est anxieux ou irritable, le cheval peut réagir en devenant anxieux ou résistant. Une mauvaise communication entre le cheval et le cavalier peut contribuer à un comportement de rétivité, amenant les deux parties à se sentir frustrées. [6][7]

Prévention

Le comportement de rétivité peut être évité en prenant des mesures proactives pour garder les chevaux stimulés mentalement, confortables sur le plan physique et stables au niveau émotionnel. Les propriétaires et cavaliers peuvent minimiser le risque de rétivité en appliquant plusieurs stratégies préventives.

Avant d’aborder le problème avec une approche basée sur l’entraînement ou le comportement, il est important d’exclure une cause médicale sous-jacente. Consultez toujours votre vétérinaire si votre cheval montre un changement soudain de comportement.

Entraînement varié

La variété est essentielle pour garder un cheval impliqué et intéressé par son travail. Une routine d’entraînement qui intègre des activités variées peut aider à prévenir l’ennui et la frustration. Vous pouvez stimuler mentalement votre cheval et prévenir la monotonie qui mène souvent à un comportement de rétivité en lui offrant l’occasion de découvrir de nouveaux environnements et défis.

Renforcement positif

L’entraînement basé sur la récompense est l’un des moyens les plus efficaces pour encourager une attitude positive et coopérative chez les chevaux. En utilisant le renforcement positif, les cavaliers peuvent encourager un cheval à associer le travail à des expériences positives.

Cela peut contribuer de façon importante à prévenir le comportement de rétivité, car le cheval est plus susceptible d’apprécier son travail et de se sentir motivé à performer. Le renforcement positif peut également renforcer la confiance entre le cheval et le cavalier. [8][9]

Limiter les séances d’entraînement

Des séances d’entraînement excessivement longues peuvent rapidement conduire à un épuisement mental et physique. Vous pouvez aider à prévenir le surmenage et la fatigue associée au comportement de rétivité en faisant des séances d’entraînement courtes et orientées sur des objectifs précis. [2][9]

Le fait de vous concentrer sur un petit nombre d’objectifs clés par séance, tout en accordant au cheval suffisamment de temps de repos entre les séances, peut aider à maintenir son intérêt. [2][9]

Éviter l’inconfort physique

L’inconfort physique est une cause fréquente de comportements « négatifs » chez les chevaux. Il est essentiel de vérifier régulièrement que l’équipement du cheval est bien ajusté afin de prévenir l’inconfort sous la selle.

Des selles, des brides ou des mors mal ajustés peuvent causer de la douleur, que le cheval peut ensuite associer au travail. Certains types d’équipements restrictifs peuvent causer de la douleur ou de l’inconfort même lorsqu’ils sont correctement ajustés et sont à éviter pour assurer le bien-être général du cheval.

De plus, un cheval ne devrait pas être contraint à effectuer un travail qui ne correspond pas à ses capacités physiques. Des suivis réguliers avec des vétérinaires, des maréchaux-ferrants et d’autres professionnels peuvent aider à identifier et résoudre tout problème physique pouvant entraîner des problèmes de comportement. [10][11]

Si votre cheval se remet d’une blessure ou d’une affection médicale, suivez toujours les recommandations de votre vétérinaire pour le retour au travail et gardez une bonne communication avec l’équipe de réadaptation pour qu’elle comprenne bien vos objectifs et attentes.

Gestion

Lorsqu’il s’agit de gérer la rétivité, il est essentiel de répondre aux besoins émotionnels du cheval. Évitez de punir le cheval, car cela peut aggraver le problème, augmentant sa frustration ou son anxiété. Il est préférable de se concentrer sur une modification positive du comportement et de développer ou reconstruire de nouvelles compétences et mécanismes d’adaptation.

Le cheval

Le travail au sol est une excellente manière de stimuler le cheval sans le soumettre à la pression d’être monté. Les exercices au sol peuvent aider le cheval à apprendre les aides de base tout en renforçant le lien entre le cheval et le cavalier dans un environnement peu stressant.

Si un cheval a montré une résistance accrue à travailler dans un manège, il est crucial de le réhabituer progressivement et de façon positive dans cet espace. Vous pouvez améliorer les associations émotionnelles du cheval avec cet endroit en passant du temps à effectuer des activités qui ne sont pas liées à l’entraînement dans le manège, comme le pansage ou une exploration libre de l’espace.

Cette approche aide à désensibiliser le cheval à un environnement qu’il pourrait autrement associer à des émotions négatives. Une fois que ce dernier est plus détendu lorsqu’il est dans cet espace, le manieur peut augmenter progressivement la durée et l’intensité des séances d’entraînement.

Un repos adéquat est un autre facteur important à considérer pour les chevaux montrant des signes de mauvaises performances. Les chevaux ont besoin de temps de récupération après un travail intense. Des pauses fréquentes pendant et après les séances d’entraînement sont essentielles pour rendre le travail plus agréable et moins stressant pour les partenaires équins. [2][12]

Dans certains cas, le comportement de rétivité peut être profondément enraciné ou associé à des expériences traumatisantes graves, nécessitant une intervention professionnelle. La consultation d’un comportementaliste équin expérimenté peut aider à guider le processus de réadaptation.

Assurez-vous que votre cheval est à jour en ce qui concerne ses soins médicaux de routine comme la vaccination et le râpage des dents. Cela permet également de détecter et de traiter tout problème médical lié à la rétivité avant qu’il ne se transforme en problème de comportement.

Offrir une alimentation basée sur le fourrage ainsi que beaucoup de temps de sortie à l’extérieur favorise également des comportements naturels chez le cheval en dehors de l’entraînement. Cela aide à le maintenir dans un état mental et physique optimal afin d’être prêt à travailler.

Le cavalier

Un aspect important à garder à l’esprit lorsqu’on évalue un cheval rétif est l’impact du comportement et des niveaux d’énergie du cavalier sur son cheval. Les chevaux sont des animaux sensibles et peuvent détecter le stress, la frustration, la colère, la peur ou l’impatience de leur cavalier.

Ainsi, la conscience de soi et la patience sont des éléments essentiels pour aborder le comportement équin. Les cavaliers et les manieurs doivent toujours essayer de rester calmes et d’agir de manière cohérente dans leur communication avec leur cheval.

Rappelez-vous que la rétivité est souvent causée par un inconfort émotionnel ou physique et que l’empathie et la bienveillance sont essentielles pour y remédier avec succès. Plutôt que de considérer la résistance du cheval comme de la désobéissance ou de la paresse, il est important de reconnaître que tout comportement est en fait une forme de communication.

Un cheval qui présente un comportement de rétivité essaie de communiquer sa frustration, sa fatigue, son ennui ou son inconfort. Pour un partenariat sain, autant les besoins du cheval que ceux du cavalier doivent être pris en compte. [6]

Si vous avez du mal à trouver un style de communication qui fonctionne pour vous et votre cheval, envisagez de travailler avec un comportementaliste équin ou un entraîneur qualifié qui pourra vous donner une évaluation objective des problèmes de communication entre vous et votre fidèle compagnon.

Questions fréquemment posées

Voici quelques questions fréquemment posées sur le comportement ring sour chez les chevaux :

Quels sont les symptômes du ring sour?

Les premiers signes du comportement ring sour apparaissent souvent sous forme de changements subtils dans l’attitude et le langage corporel pendant l’entraînement. Les chevaux peuvent coucher les oreilles, agiter la queue, hésiter à l’entrée du manège ou sembler tendus lorsqu’ils sont sellés. Certains chevaux deviennent apathiques et peu réactifs, tandis que d’autres deviennent irritables ou résistants avant que des comportements plus marqués, comme les ruades ou le cabrage, ne se développent.

L’ennui peut-il rendre un cheval ring sour?

L’ennui est l’un des facteurs les plus courants contribuant au comportement ring sour chez les chevaux de performance. Des routines d’entraînement répétitives avec peu de variété peuvent laisser les chevaux mentalement désengagés et frustrés avec le temps. De nombreux chevaux ennuyés commencent à résister aux exercices familiers, à ralentir pendant le travail ou à montrer de l’irritation dans le manège parce qu’ils ne trouvent plus la routine stimulante ou gratifiante.

La douleur peut-elle causer un comportement ring sour?

L’inconfort physique peut contribuer au comportement ring sour, surtout lorsqu’un cheval commence à associer le travail à la douleur ou à l’effort. Des selles mal ajustées, un équipement sévère, l’arthrite, des problèmes respiratoires et d’autres affections médicales peuvent tous affecter la performance et l’attitude sous la selle. Des changements soudains de comportement, une intolérance à l’exercice ou une résistance inhabituelle pendant le travail devraient toujours être évalués par un vétérinaire.

Pourquoi mon cheval refuse-t-il d’entrer dans le manège?

Le refus d’entrer dans le manège chez les chevaux est souvent lié au stress, à la peur, à la frustration ou à des associations négatives avec des expériences d’entraînement antérieures. Les chevaux qui deviennent ring sour peuvent hésiter à la porte, planter leurs pieds, reculer ou devenir anxieux avant d’entrer dans l’espace de travail. Une exposition répétée à des séances d’entraînement difficiles, répétitives ou inconfortables peut graduellement rendre le manège lui-même désagréable pour le cheval.

Comment les séances d’entraînement influencent-elles le comportement ring sour?

Des séances d’entraînement trop longues, répétitives ou physiquement exigeantes peuvent augmenter le risque de comportement ring sour chez les chevaux. La fatigue mentale et l’épuisement physique rendent souvent les chevaux moins réactifs et plus résistants avec le temps. Des séances plus courtes, orientées vers des objectifs précis, avec des pauses régulières et des exercices variés, ont tendance à garder les chevaux plus engagés et émotionnellement confortables pendant le travail.

Le comportement du cavalier peut-il contribuer aux problèmes de ring sour?

Le comportement du cavalier peut fortement influencer les tendances ring sour parce que les chevaux sont très sensibles à la tension, à l’incohérence et à la pression émotionnelle. Des aides confuses, de la frustration ou une monte anxieuse peuvent créer du stress et des problèmes de communication pendant les séances d’entraînement. Les chevaux réagissent souvent plus positivement lorsque les cavaliers demeurent calmes, patients et constants dans leur manière de les manipuler et dans leurs attentes.

Comment puis-je aider un cheval ring sour à apprécier le travail de nouveau?

Aider un cheval ring sour implique généralement de reconstruire des associations positives avec l’entraînement et de réduire le stress émotionnel lié au travail. Le travail au sol, des activités variées, les sorties au pâturage, l’entraînement basé sur les récompenses et la réintroduction graduelle au manège peuvent améliorer la confiance et l’attitude du cheval. De nombreux chevaux réagissent bien lorsque la pression est réduite et que l’entraînement devient plus engageant et prévisible.

Les chevaux présentant un comportement ring sour devraient-ils participer à des compétitions?

Les chevaux de compétition présentant un comportement ring sour peuvent bénéficier d’une réduction temporaire de leur charge de travail pendant que les facteurs physiques et émotionnels sous-jacents sont pris en charge. Continuer un entraînement intense ou la compétition sans résoudre la source de la frustration peut aggraver la résistance et l’anxiété. Certains chevaux s’améliorent avec des changements dans leur routine, tandis que d’autres peuvent avoir besoin de plus de temps de récupération ou d’un soutien comportemental professionnel.

Le renforcement positif peut-il aider à prévenir le comportement ring sour?

L’entraînement par renforcement positif peut aider à prévenir le comportement ring sour en créant des expériences d’entraînement plus gratifiantes et coopératives. Les chevaux qui associent le travail à une communication claire, des félicitations et des résultats positifs sont souvent plus disposés et engagés pendant les leçons. Les approches basées sur les récompenses peuvent également renforcer la confiance entre le cheval et le cavalier tout en réduisant la frustration et la tension dans le manège.

Quels types de chevaux sont les plus susceptibles de devenir ring sour?

Les chevaux de performance impliqués dans un entraînement répétitif ou des compétitions fréquentes sont plus susceptibles de développer un comportement ring sour avec le temps. Les chevaux très sensibles, les chevaux travaillant au-delà de leurs limites physiques ou les chevaux exposés à des environnements d’entraînement stressants peuvent également être plus à risque. Le tempérament individuel, la charge de travail, la compatibilité avec le cavalier et les méthodes d’entraînement peuvent tous influencer la façon dont un cheval réagit émotionnellement au travail.

Quand devrais-je contacter un comportementaliste équin pour des problèmes de ring sour?

Un comportementaliste équin peut être utile lorsque le comportement ring sour devient sévère, dangereux ou difficile à améliorer par des changements de gestion habituels. Les chevaux qui se cabrent, partent au galop de façon incontrôlée, ruent ou montrent une anxiété croissante pendant le travail bénéficient souvent d’une évaluation professionnelle. Les spécialistes du comportement peuvent aider à identifier les problèmes de communication, les déclencheurs émotionnels et les habitudes d’entraînement qui peuvent contribuer à la résistance du cheval.

Résumé

Le comportement de rétivité chez les chevaux est une problématique complexe qui nécessite une approche à multiples facettes.

  • Il est essentiel de comprendre les causes comportementales sous-jacentes (ennui, surmenage ou associations négatives) afin de prendre des mesures proactives pour prévenir le développement du comportement de rétivité et les mauvaises performances.
  • Les chevaux rétifs doivent être traités avec patience et empathie et gérés avec du renforcement positif.
  • Il est essentiel de rebâtir la confiance, de réintroduire progressivement le travail en manège et de rendre l'entraînement amusant et gratifiant pour changer le comportement de l'animal.
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Références

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  2. Zeitler-Feicht. M. H., Horse Behaviour Explained, Origins, Treatment and Prevention of Problems. CRC Press Taylor & Francis Group. 2004.
  3. Meagher. R., Is Boredom an Animal Welfare Concern?. Animal Welfare. 2019.
  4. McGowan. C. M. and Whitworth. D. J., Overtraining Syndrome in Horses. Comparative Exercise Physiology. 2008.
  5. Padalino, B., et. al., Training versus Overtraining: Evaluation of Two Protocols. Journal of Equine Veterinary Science. W.B. Saunders. 2007.
  6. Hogg. R. C., Equestrian Partnerships: A Qualitative Investigation of the Relationship between Horse and Rider in Elite Equestrian Sports. Charles Sturt University. 2015.
  7. Jastrzębska. E. and Wilk. I., Influence of Age and Experience Rider on Differentiate the Behaviour of Recreational Horses Being Prepared for Use. Animal Science Journal. 2018. View Summary
  8. McGreevy. P., Equine Behavior: A Guide for Veterinarians and Equine Scientists. Second edition. Saunders Elsevier. 2012.
  9. Waran. N. et al., Training Methods and Horse WelfareThe Welfare of Horses. 2007.
  10. Carroll, S.L., et. al., Understanding and Treating Equine Behavioural Problems. The Veterinary Journal. 2023. View Summary
  11. Cook, W.R., The effect of the bit on the behaviour of the horse. School of Veterinary Medicine, Tufts University. 2006.
  12. Beaver. B. V., Equine Behavioral Medicine. Elsevier Academic Press. 2019.