Le comportement des juments est influencé par les cycles reproducteurs, les dynamiques sociales, l’historique d’entraînement, la douleur, le stress, la nutrition et la gestion quotidienne. Bien que les juments soient souvent décrites comme étant « lunatiques » ou « caractérielles », les changements d’attitude, de comportement à la manipulation ou de performance ne devraient pas automatiquement être attribués aux hormones.

De nombreux aspects de la gestion des juments sont les mêmes que pour les hongres ou les étalons. Cependant, les juments présentent aussi des considérations particulières liées aux cycles de chaleur, à la santé reproductive, au comportement de troupeau et au confort sous la selle.

Une jument en chaleur peut présenter des signes tels que le relèvement de la queue, des mictions fréquentes, un intérêt accru envers les autres chevaux ou une diminution de la concentration pendant l’entraînement. Ces changements peuvent être normaux, mais une agressivité persistante, une sensibilité accrue, de la résistance, des cycles irréguliers, des écoulements ou des signes de douleur peuvent indiquer un problème de santé sous-jacent.

Une bonne gestion des juments commence par une observation attentive et des soins constants. Le temps passé au pâturage, la compagnie d’autres chevaux, des routines prévisibles, une manipulation à faible stress, une alimentation équilibrée et un entraînement approprié contribuent tous au bien-être de la jument et permettent de mieux reconnaître les situations où un avis vétérinaire pourrait être nécessaire.

Poursuivez votre lecture pour en apprendre davantage sur le comportement des juments, la façon dont les cycles de chaleur peuvent influencer le tempérament et la performance, ainsi que ce que les propriétaires doivent savoir concernant la manipulation, l’entraînement, la santé, la nutrition et les soins quotidiens.

Comportement, gestion et manipulation des juments

Prendre soin d’une jument implique de comprendre comment la physiologie reproductive, le comportement social, les pratiques de gestion et le tempérament individuel interagissent pour façonner le comportement et la performance au quotidien.

Bien que les juments soient parfois injustement considérées comme difficiles ou imprévisibles, plusieurs sont des chevaux très intelligents, attentifs et réceptifs lorsque leurs besoins physiques et comportementaux sont adéquatement comblés.

Le comportement d’une jument peut être influencé par de nombreux facteurs, notamment :

  • Cycles œstraux
  • Conditions d’hébergement
  • Possibilités de sortie au pâturage
  • Dynamique du troupeau
  • Méthodes d’entraînement
  • Stress
  • Douleur
  • État de santé général

Pour cette raison, les changements de comportement ne devraient pas automatiquement être considérés comme étant « typiques d’une jument » ou liés aux hormones sans tenir compte d’autres facteurs contributifs possibles.

Une bonne gestion des juments repose sur la constance et l’observation. Des routines stables, des interactions sociales appropriées, des sorties régulières, une alimentation équilibrée et un entraînement réfléchi peuvent tous contribuer au confort de la jument et réduire les comportements associés au stress.

Les juments peuvent exceller dans diverses disciplines en tant que chevaux de selle, animaux reproducteurs et partenaires équins à long terme. Grâce à une manipulation attentive, une gestion appropriée et une attention particulière au bien-être, de nombreuses juments développent de solides relations de travail avec les personnes qui s’en occupent tout en demeurant adaptables, athlétiques et engagées dans leur routine quotidienne.

Qu’est-ce qu’une jument?

Une jument est un cheval femelle adulte, généralement âgé de plus de trois ou quatre ans. Une jeune femelle est appelée une pouliche. D’autres termes sont également utilisés pour décrire le statut reproducteur d’un cheval :

  • Jument maiden : Une jument qui n’a jamais eu de poulain auparavant
  • Poulinière : Une jument utilisée pour la reproduction
  • Mère : La mère d’un poulain
  • Jument vide : Une jument qui n’est pas actuellement gestante
  • Pleine : Une jument qui est gestante

Comportement naturel des juments et hiérarchie du troupeau

Les juments sont des animaux hautement sociaux, guidés par leurs instincts, qui s’épanouissent dans des groupes stables où des compagnons familiers leur procurent un sentiment de sécurité et contribuent à réduire le stress. Dans les contextes sauvages et domestiques, les juments forment des liens durables et utilisent le toilettage mutuel pour maintenir l’hygiène et la cohésion sociale. [1]

Les juments s’appuient également sur une organisation sociale claire. Le rôle de meneuse dominante peut changer selon les circonstances, et celle-ci maintient l’ordre social du troupeau grâce à des signaux corporels explicites. Les autres juments observent le langage corporel de la jument dominante comme une forme essentielle de communication. Les signes de mécontentement ou d’autorité, comme les oreilles plaquées vers l’arrière ou un regard fixe, amènent généralement les autres membres du troupeau à céder le passage ou à s’écarter. [1][2]

La jument dominante dirige habituellement les déplacements du troupeau, en les menant vers les zones de pâturage, les points d’eau et les endroits sécuritaires. Pendant ce temps, l’étalon adopte souvent un rôle d’arrière-garde, assurant la protection depuis l’arrière tandis que la jument meneuse guide le groupe loin des menaces. [2]

Il est important de noter que les hiérarchies sociales au sein des troupeaux de chevaux ne sont pas fixes. Le leadership de la jument dominante change souvent selon les circonstances, et les juments coopèrent pour établir et maintenir la dynamique du troupeau. [2]

Comprendre la dynamique naturelle du troupeau peut aider à interpréter les comportements domestiques et à prendre des décisions de gestion éclairées.

Bien qu’il n’existe aucune preuve que les chevaux considèrent les humains comme faisant partie de leur hiérarchie sociale, leurs comportements naturels aident à expliquer pourquoi des routines cohérentes, des compagnons de sortie compatibles et des environnements prévisibles favorisent un comportement positif et le bien-être général. [2]

Hébergement, socialisation et bien-être

Les routines prévisibles sont importantes pour tous les chevaux, y compris les juments. Des horaires réguliers pour l’alimentation, les sorties au pâturage et l’entraînement réduisent le stress, diminuent les comportements stéréotypés et améliorent la concentration ainsi que la capacité d’apprentissage. Comme les chevaux sont des animaux d’habitude, les changements imprévisibles peuvent déclencher leur instinct naturel de fuite.

Une routine stable procure un sentiment de sécurité et les aide à rester calmes. Elle offre également une stimulation mentale en leur permettant d’anticiper les sorties, les repas et le travail. [3]

La socialisation et les sorties au pâturage sont toutes deux des composantes importantes du bien-être des juments et de leur gestion quotidienne. Les juments se portent généralement mieux lorsqu’elles peuvent voir, toucher et partager leur espace avec des compagnons compatibles, tout en ayant régulièrement l’occasion de se déplacer librement et de sortir.

Les recherches montrent que l’isolement social a des effets négatifs sur le bien-être des équidés, tandis que des interactions sociales saines procurent d’importants avantages sur le plan comportemental et sanitaire. [1]

Les chevaux confinés au box pendant de longues périodes présentent davantage de comportements liés au stress, tandis que l’accès à des paddocks et à des pâturages peut réduire les stéréotypies et améliorer les indicateurs comportementaux et physiologiques du bien-être. [3]

Le fait d’héberger une jument à côté d’un étalon ou d’autres chevaux sexuellement actifs peut accroître l’excitation, la distractibilité ou les comportements le long des clôtures chez certaines juments. Lorsque ces interactions nuisent au bien-être, à la manipulation ou à l’entraînement, les juments peuvent bénéficier d’un hébergement dans une zone plus calme de l’écurie, avec des compagnons compatibles et moins de stimulation reproductive directe.

Les juments hébergées à proximité d’étalons reproducteurs peuvent être plus susceptibles de présenter des comportements indésirables tels que : [4]

Principes de base des soins de santé de la jument

Les juments présentent des considérations de santé particulières liées à leur anatomie reproductive et à leurs cycles hormonaux. Bien que de nombreux aspects des soins quotidiens soient les mêmes que pour les hongres ou les étalons, les propriétaires devraient connaître les comportements normaux associés à l’œstrus, les notions de base de l’hygiène reproductive et les signes pouvant indiquer de l’inconfort, une infection ou d’autres problèmes de santé.

Une observation attentive, une bonne gestion et un soutien vétérinaire approprié peuvent aider les juments à demeurer en santé, confortables et capables de donner leur meilleur rendement.

Tableau 1. Surveillance de la santé de la jument en un coup d’œil

Signe ou comportement Peut correspondre à des changements normaux du cycle Peut indiquer de la douleur, du stress ou un problème de santé Réponse appropriée du propriétaire
Distractibilité accrue ou sensibilité sous la selle
  • Plus réactive ou tendue pendant l’œstrus
  • Concentration réduite en présence d’autres chevaux
  • Sensibilité légère suivant un cycle prévisible
  • Résistance soudaine ou qui s’aggrave
  • Douleur, boiterie ou selle mal ajustée
  • Stress lié à l’entraînement ou perte de confiance
  • Noter le moment et la gravité des signes
  • Rechercher un schéma cyclique prévisible
  • Examiner les causes non hormonales si les signes sont nouveaux ou s’intensifient
Queue relevée, mictions fréquentes ou intérêt pour les hongres/étalons
  • Signes courants d’œstrus
  • Plus visibles pendant la saison de reproduction
  • Souvent déclenchés par la présence de chevaux à proximité
  • Mictions fréquentes accompagnées d’inconfort
  • Écoulement ou odeur anormale
  • Problème possible des voies urinaires ou de l’appareil reproducteur
  • Surveiller l’apparition d’un schéma normal
  • Vérifier la présence d’écoulement, d’odeur ou d’irritation
  • Communiquer avec un vétérinaire si les signes sont excessifs ou douloureux
Oreilles couchées vers l’arrière, ruades, morsures ou réactions agressives
  • Irritabilité légère pendant l’œstrus
  • Sensibilité au contact rapproché
  • Comportement défensif envers les autres chevaux
  • Agressivité marquée ou croissante
  • Douleur au toucher ou à la manipulation
  • Possibles ulcères, blessure ou stress social
  • Ne pas supposer que l’agressivité est d’origine hormonale
  • Réévaluer les pratiques de manipulation et la dynamique au pâturage
  • Consulter un vétérinaire si le comportement est nouveau ou sévère
Réticence à avancer, ruades ou comportements de refus
  • Concentration réduite pendant certaines phases du cycle
  • Inconfort ou sensibilité légère
  • Changement temporaire de la volonté de coopérer
  • Résistance persistante
  • Ruades, changements d’allure ou aversion pour l’équipement
  • Possibles douleurs dorsales, boiterie ou problèmes ovariens
  • Réduire la pression liée à la performance
  • Évaluer l’ajustement de l’équipement et le confort physique
  • Envisager une évaluation vétérinaire, dentaire ou maréchale
Comportement de chaleur prolongé, irrégulier ou inhabituellement fréquent
  • L’œstrus réapparaît pendant la saison de reproduction
  • Le moment varie d’une jument à l’autre
  • L’expression des signes peut varier selon l’individu
  • Chaleurs très longues ou fréquentes
  • Cycles absents ou imprévisibles
  • Possible trouble reproducteur ou hormonal
  • Tenir un registre des cycles
  • Noter la durée et la fréquence
  • Discuter de toute irrégularité persistante avec un vétérinaire
Comportement de type étalon, chevauchement ou comportement inhabituellement dominant
  • Comportement social affirmé
  • Dominance au sein du troupeau
  • Comportement normal pour cette jument
  • Nouveau comportement de type étalon
  • Chevauchement accompagné de changements dans le cycle
  • Possible tumeur ovarienne produisant des hormones
  • Noter le début et l’évolution du comportement
  • Comparer avec le comportement habituel de la jument
  • Consulter un vétérinaire si le comportement apparaît soudainement
Écoulement vulvaire, mauvaise odeur ou frottement excessif de la queue
  • Changements mineurs d’hygiène pendant l’œstrus
  • Salissures liées à des mictions fréquentes
  • Irritation légère et temporaire
  • Écoulement, odeur ou enflure
  • Frottement persistant ou irritation cutanée
  • Possible infection ou brûlure causée par l’urine
  • Inspecter délicatement la région
  • Éviter les nettoyages agressifs
  • Contacter un vétérinaire en présence d’un écoulement, d’une odeur ou d’une enflure
Signes de coliques, observation fréquente des flancs ou inconfort évident
  • Légère sensibilité chez certaines juments
  • Inconfort temporaire associé à l’œstrus
  • Aucun signe évident de douleur sévère
  • Observation fréquente des flancs, transpiration ou abattement
  • Se couche ou se roule de façon répétée
  • Inconfort abdominal sévère ou persistant
  • Prendre les signes de douleur au sérieux
  • Surveiller l’appétit, le fumier et l’attitude générale
  • Contacter rapidement un vétérinaire si les signes sont sévères ou persistants

Surveillance des signes d’œstrus et des stades du cycle

Les juments sont polyœstriennes saisonnières, ce qui signifie qu’elles présentent plusieurs cycles d’œstrus au cours d’une saison de reproduction définie. Elles ont des cycles plus réguliers pendant les mois du printemps et de l’été. Chaque cycle dure environ 21 jours. L’œstrus, ou les « chaleurs », dure généralement de 5 à 7 jours, tandis que le diœstrus, la phase qui suit l’ovulation, dure généralement de 14 à 15 jours. [5]

Les signes courants d’œstrus chez les juments comprennent : [5]

  • Queue relevée
  • Mictions fréquentes
  • « Clignement » du clitoris
  • Intérêt accru envers les étalons ou les hongres
  • Agitation ou distractibilité

La phase de diœstrus du cycle de la jument est caractérisée par le corps jaune (CJ), une structure temporaire qui se développe sur l’ovaire après l’ovulation et qui produit de la progestérone afin de préparer l’utérus à la gestation. Si aucun embryon ne s’implante dans l’utérus, le CJ régresse, les taux de progestérone diminuent et le cycle retourne à l’œstrus. [5]

Le diœstrus dure environ 14 à 15 jours après l’ovulation. Pendant cette phase, les juments sont généralement non réceptives aux étalons et peuvent présenter des comportements tels que : [5]

  • Hennissements stridents
  • Ruades
  • Morsures

Comprendre les différentes phases du cycle d’une jument peut vous aider à ajuster vos plans d’entraînement et vos attentes comportementales. Tenir un simple calendrier des chaleurs pour consigner les comportements, les performances et les signes d’inconfort peut vous aider à mieux comprendre le cycle de votre jument et à identifier les schémas comportementaux propres à chaque phase. [5]

Lors de la surveillance des cycles à des fins de reproduction, les propriétaires peuvent utiliser des méthodes de stimulation, qui consistent à placer un étalon près de la jument afin d’évaluer sa réceptivité reproductive. Un observateur peut ensuite consigner les scores de stimulation en parallèle des notes sur le cycle afin de suivre le stade du cycle de la jument. [5]

Les vétérinaires peuvent utiliser la palpation rectale, l’échographie ou des analyses hormonales pour confirmer le stade du cycle. Le dosage du sulfate d’estrone peut aider à confirmer la gestation à partir d’environ 70 jours, tandis que le dosage de la progestérone permet de confirmer l’activité lutéale. L’inhibine et l’hormone anti-müllérienne peuvent fournir des renseignements sur la santé ovarienne et aider à identifier les tumeurs à cellules de la granulosa. [5]

Calendrier de suivi des chaleurs chez la jument

Vous trouverez ci-dessous un exemple de calendrier de suivi des chaleurs. Vous pouvez créer votre propre version afin de suivre l’évolution des comportements, des signes d’œstrus, des performances et du confort de votre jument au fil du temps. Consigner les signes quotidiennement peut vous aider à déterminer ce qui est normal pour votre jument et à reconnaître les changements de comportement qui pourraient nécessiter un suivi vétérinaire.

Jour du cycle Date Signes observés Ajustements de gestion ou d’entraînement Notes de santé ou suivi requis
Jour 1 1 janv.
  • Relèvement de la queue
  • Mictions fréquentes
  • Intérêt accru pour les chevaux à proximité
  • Séance maintenue légère et prévisible
  • Temps d’échauffement supplémentaire accordé
  • Aucun écoulement ni aucune odeur observés
Jour 2 2 janv.
  • Clignement clitoridien
  • Agitation dans l’écurie
  • Comportement social au pâturage
  • Réduction de l’intensité de l’entraînement
  • Priorité donnée au travail au sol et aux répétitions calmes
  • Aucun signe évident de douleur
Jour 3 3 janv.
  • Moins de signes visibles d’œstrus
  • Tempérament généralement plus calme
  • Reprise d’un entraînement plus exigeant
  • Maintien de la routine habituelle et des sorties au pâturage
  • Aucun signal d’alarme observé
Le suivi se poursuit pour les jours 4 à 13
Jour 14 14 janv.
  • Peu d’intérêt pour les autres chevaux
  • Comportement calme et stable
  • Planification d’une séance d’entraînement plus exigeante
  • Maintien de la routine et de la charge de travail habituelles
  • Aucun changement préoccupant observé
Jour 15 15 janv.
  • Non réceptive aux chevaux à proximité
  • Fouaillements occasionnels de la queue lors des manipulations
  • Échauffement prolongé avant le travail monté
  • Surveillance des signes d’inconfort pendant les transitions
  • Aucun gonflement, écoulement ou odeur observés
Le suivi se poursuit pour les jours 16 à 19
Jour 20 20 janv.
  • Retour de l’intérêt pour les chevaux à proximité
  • Légère agitation dans l’écurie
  • Ajustement des attentes concernant la concentration pendant l’entraînement
  • Priorité donnée à des exercices calmes et répétitifs
  • Poursuivre la surveillance du retour d’un cycle régulier
Jour 21 21 janv.
  • Mictions fréquentes
  • Relèvement de la queue
  • Plus facilement distraite en présence d’autres chevaux
  • Travail maintenu léger et structuré
  • Sorties au pâturage et manipulations planifiées dans un environnement plus calme
  • Aucun signe lié à la douleur observé

Soins de la mamelle

La mamelle d’une jument devrait être inspectée régulièrement et nettoyée délicatement au besoin afin d’éliminer la transpiration, la saleté et les sécrétions cutanées séchées. Ces sécrétions peuvent s’accumuler sous forme d’une matière cireuse ou graisseuse entre les trayons, appelée exsudat sébacé ou smegma. [6]

Nettoyez la mamelle avec de l’eau tiède et un nettoyant doux dilué, puis rincez abondamment. Les propriétaires peuvent également utiliser des nettoyants pour la mamelle conçus spécifiquement à cette fin. Évitez d’utiliser des savons agressifs ou de nettoyer avec du savon trop fréquemment, car certains savons peuvent éliminer les huiles naturelles et irriter la peau sensible de la mamelle. [6]

Certaines juments n’ont besoin que d’un nettoyage occasionnel de la mamelle, tandis que d’autres peuvent nécessiter des soins plus fréquents selon leurs besoins individuels et des facteurs saisonniers comme la chaleur ou la transpiration. Des vérifications régulières de la mamelle sont essentielles pour aider à établir un programme de nettoyage efficace. [6]

Hygiène périnéale/vaginale et sensibilisation aux infections

La région périnéale d’une jument est la zone située sous la queue, comprenant la vulve et les tissus environnants. Cette région devrait également être maintenue propre, particulièrement avant la reproduction ou les procédures vétérinaires.

Surveillez la région périnéale pour détecter des signes tels que : [7]

  • Écoulement inhabituel
  • Mauvaise odeur
  • Sensibilité
  • Signes d’inconfort ou de douleur

La région périnéale et vulvaire devrait être nettoyée délicatement avec de l’eau tiède ou un nettoyant doux dilué afin d’éliminer la transpiration, la saleté ou les écoulements. Un nettoyage excessif peut irriter les tissus périnéaux; ainsi, la plupart des juments n’ont besoin que d’un nettoyage occasionnel, des soins plus fréquents étant réservés à la reproduction, aux procédures vétérinaires ou lorsque des accumulations ou des écoulements sont observés. [5]

Les juments présentant une mauvaise conformation vulvaire peuvent nécessiter une procédure de Caslick. Il s’agit d’une intervention chirurgicale au cours de laquelle la partie supérieure de la vulve est suturée fermée. Chez les juments reproductrices, la vulve doit être rouverte avant le poulinage. [7]

Juments gestantes et soins après le poulinage

Les propriétaires doivent porter une attention particulière à l’hygiène de la mamelle et de la région périnéale des juments gestantes et des juments en post-poulinage afin de réduire le risque d’infection et d’assurer leur confort. À la fin de la gestation et au début de la lactation, surveillez toute chaleur, enflure ou douleur de la mamelle, ainsi qu’une production de lait anormale. Si vous observez l’un de ces signes, communiquez rapidement avec votre vétérinaire. [6]

Les aires de poulinage doivent être maintenues propres et sèches, car l’hygiène pendant et après la mise bas joue un rôle clé dans la prévention de complications comme la mammite ou l’infection utérine. Au cours des semaines suivant le poulinage, poursuivez les vérifications quotidiennes de la mamelle et de la région périnéale afin de vous assurer que la jument récupère bien tout en allaitant son poulain. [6]

Nutrition des juments

Les besoins nutritionnels d’une jument varient selon sa charge de travail, son statut reproducteur, son âge, son état de chair et son état de santé général.

Le maintien du bien-être à long terme repose sur un programme alimentaire axé sur les fourrages, équilibré et fournissant suffisamment d’énergie, de protéines, de vitamines, de minéraux et d’eau pour soutenir la gestion du poids, la santé hormonale, la fonction digestive et le bien-être général.

Un fourrage de bonne qualité devrait constituer la base de l’alimentation dans la mesure du possible, mais le fourrage seul ne fournit pas une alimentation entièrement équilibrée pour la plupart des chevaux.

Les aliments concentrés peuvent être utilisés lorsque des calories ou des protéines supplémentaires sont nécessaires, tandis qu’une supplémentation en vitamines et minéraux est généralement requise pour corriger les carences nutritionnelles et équilibrer la ration globale.

Les juments gestantes et les juments en lactation ont besoin de quantités supplémentaires d’énergie, de protéines, de calcium et d’oligoéléments pour soutenir la croissance du fœtus, la production de lait et le maintien de leur propre état de chair durant la reproduction. [8]

Les jeunes pouliches en croissance, les juments âgées et les chevaux de haute performance peuvent également nécessiter des ajustements nutritionnels ciblés afin de maintenir un poids santé, une bonne condition musculaire et une santé métabolique globale.

Les chevaux ne peuvent pas combler tous leurs besoins nutritionnels avec le foin seulement. Même un fourrage de bonne qualité présente souvent des carences en vitamines, minéraux et acides aminés essentiels nécessaires au maintien de la santé et des performances à long terme.

Omneity® de Mad Barn offre un soutien complet en vitamines et minéraux pour les régimes à base de fourrage sous forme de granulés ou de prémélange faciles à distribuer. Sa formule aide à corriger les carences nutritionnelles courantes sans ajouter un excès de calories, d’amidon ou de sucre.

Omneity® fournit des oligoéléments organiques, une fortification complète en vitamines du complexe B, incluant 20 mg de biotine, ainsi que des acides aminés limitants pour soutenir le bien-être général des juments à toutes les étapes de leur vie. Ces nutriments jouent un rôle important dans la croissance des sabots, la qualité du pelage, la fonction immunitaire, le développement musculaire, la santé reproductive, les défenses antioxydantes et le fonctionnement normal du système nerveux.

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Pour les juments qui ont besoin d’un apport supplémentaire en matières grasses dans leur alimentation, w-3 Oil fournit des calories froides et des acides gras essentiels pour soutenir l’état corporel, la santé reproductive et les réponses inflammatoires normales. Enrichie en acide gras oméga-3 DHA et en vitamine E naturelle, w-3 Oil est idéale pour les juments au travail.

Un accès constant à de l’eau propre et à du sel offert à volonté est important pour toutes les juments. Ces besoins augmentent par temps chaud, durant la lactation, pendant le transport et dans les programmes d’exercice où les pertes en liquides et en électrolytes sont plus importantes.

L’ajout de 2 c. à soupe de sel en vrac à la ration quotidienne de votre jument aide à s’assurer qu’elle comble ses besoins en sodium tout en favorisant sa consommation d’eau. Une hydratation inadéquate ou un apport insuffisant en électrolytes peut nuire à l’appétit, à la digestion, à la production de lait et au bien-être général.

Comme les besoins nutritionnels d’une jument évoluent au fil du temps, travailler avec un vétérinaire et un nutritionniste équin peut aider à garantir que son alimentation demeure adéquatement équilibrée et adaptée à ses besoins individuels à chaque étape de sa vie.

Problèmes de santé courants chez les juments

Les juments peuvent développer divers troubles reproducteurs et hormonaux qui affectent la fertilité, le confort, le comportement et les performances athlétiques.

Comme certaines affections reproductrices provoquent des signes subtils ou qui se développent graduellement, des changements d’attitude, de réceptivité à l’entraînement, de comportement social ou de performance sous la selle constituent parfois les premiers indices d’un problème de santé sous-jacent.

L’inconfort reproducteur peut devenir plus apparent pendant les cycles d’œstrus, mais tous les changements comportementaux liés au cycle ne sont pas considérés comme normaux. Une irritabilité persistante, une sensibilité accrue, de l’agressivité ou une résistance à la manipulation peuvent parfois indiquer une douleur sous-jacente, des anomalies ovariennes, une maladie utérine ou d’autres problèmes médicaux nécessitant une évaluation vétérinaire.

Les signes de ces problèmes peuvent inclure : [1]

  • Douleur ou sensibilité au toucher
  • Réticence à travailler ou à engager les postérieurs
  • Agressivité envers les humains ou les autres chevaux
  • Modifications de la durée ou de l’intensité des cycles, comme des chaleurs prolongées ou absentes

Certaines juments peuvent également présenter des comportements semblables à ceux des étalons, notamment le chevauchement et le rassemblement d’autres chevaux. [4]

Tumeurs des cellules de la granulosa-thèque (TCGT)

Les tumeurs des cellules de la granulosa-thèque (TCGT) figurent parmi les tumeurs ovariennes les plus courantes chez les juments et sont généralement bénignes. En produisant un excès d’hormones, elles peuvent perturber la reproduction et provoquer des comportements anormaux. Les juments atteintes peuvent présenter des traits semblables à ceux des étalons, notamment de l’agressivité, des vocalisations fréquentes et des comportements de défense territoriale. [9]

Le diagnostic est généralement posé à l’aide d’examens cliniques, d’une échographie et de tests hormonaux, le traitement standard consistant en l’ablation chirurgicale de l’ovaire atteint. [9]

Ovulation

Bien que l’ovulation soit un processus inflammatoire normal, elle peut causer de l’inconfort chez certaines juments, particulièrement durant la période périovulatoire. [10]

Dans certains cas, les juments peuvent même présenter de légers symptômes semblables à des coliques. Ces comportements liés à la douleur sont souvent confondus avec de simples changements d’humeur durant l’œstrus. [10]

Endométrite

L’endométrite est une inflammation de la muqueuse utérine d’une jument qui peut causer l’infertilité en empêchant la conception ou en entraînant un avortement précoce. Elle peut résulter d’une infection bactérienne ou fongique, ou encore d’une endométrite persistante induite par la reproduction (PBIE), lorsque la réponse inflammatoire normale suivant la saillie ne se résorbe pas. [11]

Le diagnostic repose généralement sur des examens, une échographie et des analyses de laboratoire, tandis que le traitement peut inclure un lavage utérin, des antibiotiques et des thérapies de soutien visant à rétablir la santé utérine. [11]

Follicules anovulatoires et hémorragiques

Les follicules anovulatoires et hémorragiques surviennent lorsqu’un follicule ne parvient pas à ovuler, devenant souvent hypertrophié et rempli de sang ou de fibrine. [12]

Ces follicules peuvent retarder l’ovulation, prolonger l’œstrus et, dans les cas graves, causer de l’inconfort, des signes semblables à des coliques ou même de l’anémie, ce qui en fait une affection importante à considérer dans la gestion de la reproduction. [12]

Hématomes ovariens

Les hématomes ovariens surviennent lorsqu’un saignement excessif dans le follicule après l’ovulation entraîne la formation d’un important caillot sanguin. Les hématomes de grande taille peuvent causer une douleur et un inconfort importants, particulièrement lors de la palpation. [13]

Bien qu’ils n’affectent généralement pas la fertilité, les hématomes ovariens prennent souvent plusieurs semaines à plusieurs mois pour se résorber, et tout saignement important peut provoquer des coliques, de la léthargie, de l’inappétence, une tachycardie (fréquence cardiaque rapide) et de l’anémie. [13]

Problèmes de santé chez la jument : quand appeler votre vétérinaire

Bien que certains changements comportementaux et physiques puissent survenir normalement au cours des cycles œstraux, les signes persistants, graves ou inhabituels ne doivent pas être considérés simplement comme un comportement de « jument caractérielle ». Les troubles reproducteurs, la douleur, les anomalies hormonales et d’autres problèmes de santé peuvent tous affecter le confort, la fertilité, l’attitude et les performances d’une jument.

Une évaluation vétérinaire est particulièrement importante lorsque des changements comportementaux ou reproducteurs apparaissent soudainement, s’aggravent avec le temps, nuisent à la manipulation ou à l’équitation, ou surviennent en dehors de la saison normale de reproduction. Une évaluation précoce peut aider à identifier une maladie reproductive sous-jacente, de la douleur ou des problèmes métaboliques avant qu’ils ne deviennent plus graves.

Lors des soins apportés aux juments, il est essentiel de communiquer avec votre vétérinaire si vous remarquez : [6][14]

  • Des chaleurs prolongées ou irrégulières
  • L’absence de cycles de chaleur pendant la saison de reproduction
  • Des changements de comportement soudains ou inexpliqués, comme un comportement de type étalon
  • Des écoulements vulvaires ou une odeur anormale
  • De la fièvre, des signes de coliques ou de douleur
  • Une sensibilité persistante lors du pansage, du sellage ou de l’équitation
  • Des difficultés à concevoir ou à maintenir une gestation
  • Une diminution notable des performances, de l’appétit ou de l’état corporel

Votre vétérinaire peut recommander des examens reproducteurs, une échographie, des analyses hormonales ou d’autres tests diagnostiques selon l’âge, les symptômes et le statut reproducteur de la jument.

Comme les problèmes de comportement et de performance peuvent parfois refléter une douleur ou des problèmes médicaux sans lien avec la reproduction, une évaluation complète de la santé peut également être nécessaire pour identifier les facteurs contributifs.

Défis comportementaux courants chez les juments

Les juments sont des animaux intelligents, sensibles et sociaux, mais divers facteurs peuvent influencer leur comportement.

Certains défis comportementaux sont temporaires mais récurrents et liés aux cycles reproductifs naturels, tandis que d’autres sont constants et découlent plutôt de la douleur, du stress ou de réponses apprises. Comprendre la différence est essentiel pour offrir des soins et un entraînement appropriés.

Comment les hormones saisonnières et les cycles influencent le comportement des juments

Les changements hormonaux saisonniers peuvent avoir une influence importante sur le comportement des juments. La plupart des juments ont des cycles pendant les longues journées du printemps et de l’été, puis cessent de cycler, ou entrent en anœstrus, durant l’hiver. Leur cycle œstral dure environ 21 jours, et leur comportement ainsi que leur attention varient selon chaque phase. [15]

Pendant l’œstrus, plusieurs juments se montrent plus curieuses, sociables et facilement distraites. Pendant le diœstrus, elles sont généralement moins réceptives. Savoir où votre jument se situe dans son cycle vous aide à planifier l’entraînement et à ajuster vos attentes lors des journées où sa concentration ou son confort peuvent fluctuer. [15]

Certains propriétaires qualifient rapidement leur jument de « jument lunatique » lorsqu’elle manifeste un comportement difficile. Ce stéréotype peut être trompeur, puisque de nombreux problèmes comportementaux ne sont pas corrélés aux cycles hormonaux normaux.

Avant d’attribuer un comportement uniquement aux hormones, gardez à l’esprit que les comportements associés à une « jument lunatique » peuvent en réalité être causés par : [14][16]

  • Douleur ou inconfort
  • Stress
  • Environnement
  • Historique d’entraînement
  • Gestion ou routine

Le statut reproductif influence également le comportement des juments. Les juments gestantes ainsi que les mères peuvent modifier leur proximité et leurs interactions sociales durant la période péripartum.

Une bonne gestion, notamment un environnement calme, une mise au paddock compatible et un minimum de perturbations durant le lien précoce entre la mère et le poulain, peut aider votre jument pendant la gestation et le poulinage. [17]

Manipulation et soutien de l’œstrus

Lorsque l’œstrus nuit considérablement au travail ou au confort de votre jument, envisagez de discuter des options de suppression de l’œstrus avec votre vétérinaire.

L’altrénogest (Regu-Mate®) et certains protocoles spécifiques à base d’ocytocine sont couramment utilisés et peuvent supprimer ou stabiliser les cycles dans les cas appropriés. [18] Certains propriétaires utilisent également des options de soutien à base de plantes sous supervision vétérinaire.

Les changements de gestion, comme une mise au pâturage régulière, une réduction du stress, des routines prévisibles, un exercice approprié et la prise en charge de la douleur ou de l’inconfort sous-jacents, peuvent aussi aider à réduire les changements comportementaux associés à l’œstrus. Comme tous les comportements « de jument en chaleur » ne sont pas d’origine hormonale, une évaluation vétérinaire est importante avant d’entreprendre des stratégies de manipulation ou de suppression hormonale.

Les propriétaires devraient éviter toute tentative de manipulation hormonale sans supervision vétérinaire, particulièrement lorsqu’il s’agit d’hormones préparées en pharmacie, de produits non approuvés ou de recommandations de traitement trouvées sur Internet.

Comme les comportements reproducteurs peuvent se confondre avec la douleur et des problèmes médicaux sans lien avec l’œstrus, se concentrer uniquement sur la suppression du cycle peut retarder le diagnostic de problèmes de santé sous-jacents.

Options pharmaceutiques

L’altrénogest, un progestatif synthétique, supprime l’œstrus en imitant les concentrations élevées de progestérone observées durant le diœstrus, empêchant ainsi les juments de manifester leurs chaleurs. En réduisant les comportements associés à l’œstrus, l’altrénogest aide généralement les juments à demeurer plus concentrées et constantes tant à l’entraînement qu’en performance. [18][19]

De même, l’ocytocine peut être utilisée pour prolonger le diœstrus et retarder le retour à l’œstrus. [18][19] Assurez-vous de respecter les précautions relatives à la manipulation des médicaments et de vérifier les règlements applicables concernant les médicaments en compétition, comme ceux établis par la United States Equestrian Federation et la Fédération Équestre Internationale.

D’autres méthodes de suppression de l’œstrus dirigées par un vétérinaire peuvent inclure des protocoles de progestérone injectable ou des stratégies de vaccination contre la GnRH dans certains cas. La vaccination contre la GnRH agit en réduisant la signalisation hormonale impliquée dans le cycle ovarien et peut diminuer les comportements associés à l’œstrus chez certaines juments.

Cependant, les réponses varient considérablement d’un individu à l’autre, et certaines juments continuent de présenter des signes comportementaux d’œstrus malgré une activité ovarienne réduite. [20][21]

Comme les thérapies hormonales influencent la physiologie reproductive, ces médicaments ne devraient être utilisés que sous supervision vétérinaire. Les décisions thérapeutiques doivent tenir compte de l’âge de la jument, de son utilisation prévue, de ses projets de reproduction, de ses antécédents médicaux et de son statut en compétition.

Options nutraceutiques

Certains propriétaires de chevaux utilisent des suppléments nutraceutiques ou à base de plantes pour soutenir les juments pendant leurs cycles œstraux, particulièrement lorsque les changements comportementaux sont légers ou irréguliers. Ces produits peuvent contenir des ingrédients visant à favoriser la relaxation, l’équilibre hormonal normal ou le confort général.

L’un des ingrédients à base de plantes les plus couramment utilisés chez les juments est le Gattilier (Vitex agnus-castus). Dans les systèmes de médecine traditionnelle, le gattilier est utilisé depuis longtemps comme adaptogène, censé favoriser l’homéostasie et aider à réduire le stress dans plusieurs systèmes physiologiques.

Gattilier
Magasiner
  • Favorise l'équilibre de l'humeur
  • Favorise la santé hormonale
  • La fonction hypophysaire et la fertilité
  • Chevaux atteints du Cushing

Des recherches menées chez les rongeurs et les humains suggèrent que le gattilier agit sur les récepteurs dopaminergiques D2 de l’hypophyse antérieure, supprimant la sécrétion de prolactine. En réduisant la prolactine, il diminue un important inhibiteur de la GnRH, favorisant ainsi la libération normale de LH, le développement de la phase lutéale et la production de progestérone. [22] Il semble agir en modulant la sécrétion de prolactine par l’hypophyse, ce qui peut influencer l’activité de l’hormone lutéinisante (LH) et de l’hormone folliculo-stimulante (FSH) dans le système reproducteur. [23][24]

Les données scientifiques appuyant de nombreux suppléments à base de plantes destinés à l’œstrus demeurent limitées, et les réponses varient considérablement d’une jument à l’autre. Certains suppléments peuvent également contenir des ingrédients interdits par les règlements de compétition ou inappropriés pour les juments gestantes ou destinées à la reproduction.

Les produits à base de gattilier doivent être utilisés sous la supervision d’un vétérinaire. Le gattilier n’est généralement pas recommandé chez les juments gestantes ou allaitantes ni chez les jeunes chevaux en croissance, car ses effets sur les hormones reproductrices dans ces populations n’ont pas été entièrement évalués. Informez toujours votre vétérinaire de tous les médicaments ou suppléments que prend actuellement votre jument avant d’entreprendre de nouvelles options de traitement.

Comme les changements hormonaux et comportementaux associés à l’œstrus peuvent parfois refléter une douleur liée à l’ovulation, des ulcères gastriques, un inconfort musculosquelettique ou d’autres problèmes médicaux, les suppléments ne doivent pas remplacer une évaluation vétérinaire appropriée lorsque les signes deviennent sévères, persistants ou s’aggravent progressivement.

Options chirurgicales

Dans certains cas, les vétérinaires peuvent discuter de l’ovariectomie, soit l’ablation chirurgicale des ovaires, comme option pour les juments atteintes d’une maladie reproductive grave ou présentant des comportements persistants liés à l’œstrus qui ne répondent pas aux autres stratégies de gestion. [21][25][26]

Cette intervention est le plus souvent envisagée en présence de tumeurs ovariennes, de douleur chronique ou d’anomalies reproductives importantes. Comme les comportements ne sont pas toujours causés uniquement par l’activité hormonale ovarienne, les juments devraient être évaluées attentivement tout au long de leur cycle œstral avant qu’une chirurgie soit envisagée. [21]

Pratiques à éviter

Certaines méthodes de suppression de l’œstrus donnent des résultats inconstants ou comportent un risque accru sans preuves solides de bénéfices à long terme.

Des pratiques comme l’insertion de billes dans l’utérus ou l’infusion intra-utérine d’huiles végétales ont historiquement été utilisées pour supprimer l’œstrus chez les juments, mais les recherches montrent que ces approches pourraient ne pas prévenir le cycle de façon fiable et peuvent augmenter le risque de complications. [21]

Entraîner et faire compétition avec une jument

Les juments peuvent être d’excellentes compétitrices, souvent reconnues pour leur courage, leur endurance et leur sensibilité sous la selle. Cependant, les fluctuations hormonales et les instincts naturels de troupeau peuvent parfois créer des défis à l’entraînement et en compétition.

Reconnaître ces tendances et adapter votre approche en conséquence peut vous aider à permettre à votre jument de donner le meilleur d’elle-même en compétition tout en soutenant son bien-être.

Défis courants chez les juments de compétition

Parmi les défis les plus fréquents à prendre en compte lors de l’entraînement et de la compétition avec des juments, on retrouve : [16][19]

  • Concentration inconstante : Certaines juments perdent leur concentration ou deviennent plus facilement distraites pendant l’œstrus en raison des fluctuations des taux d’œstrogène et de progestérone.
  • Comportements de refus : Les oreilles couchées vers l’arrière, les refus d’avancer ou le fait de reculer peuvent apparaître en période d’inconfort ou d’irritabilité liée au cycle.
  • Dépendance aux compagnons : Un fort attachement aux compagnons de troupeau peut déclencher de l’anxiété ou de la distraction dans l’environnement de compétition.
  • Réactivité accrue : Les pics hormonaux peuvent amplifier les réactions de sursaut ou rendre plus difficile l’adaptation à un nouvel environnement.

Conseils pour l’entraînement et la compétition avec une jument : stratégies pour réussir en concours

Les juments apportent des qualités uniques à l’entraînement et à la compétition, combinant sensibilité, intelligence et détermination à une grande capacité de créer un lien profond avec leur cavalier.

Leurs cycles naturels et leurs instincts sociaux peuvent présenter des défis, mais grâce à une planification adaptée aux cycles, un entraînement constant et une attention particulière au confort, les juments peuvent performer à leur meilleur niveau. [27][28]

Planification des compétitions en fonction du cycle de la jument

Les propriétaires peuvent suivre les cycles de leur jument à l’avance afin d’anticiper les sensibilités possibles et les défis comportementaux qui en découlent. Des options vétérinaires comme l’altrénogest (Regu-Mate®) sont parfois utilisées pour supprimer l’œstrus chez les juments de performance. [18]

Les juments sont souvent plus distraites ou inconfortables pendant leurs chaleurs. Planifier les séances d’entraînement intensives en dehors des périodes de pointe de l’œstrus est une stratégie idéale pour éviter les séances peu productives. Toutefois, il est important de noter que les juments présentent différents degrés de changements comportementaux au cours du cycle œstral : certaines ne montrent que des signes subtils, tandis que d’autres présentent des manifestations plus marquées. [19][29]

Pendant le diœstrus, les juments sont généralement plus calmes et plus concentrées, ce qui les rend habituellement plus réceptives à l’entraînement. Réservez les séances d’entraînement exigeantes aux phases plus stables de leur cycle afin d’améliorer la concentration et les performances de votre jument. [19][29]

Travail au sol et entraînement régulier

Le travail au sol est un entraînement effectué avec un cheval depuis le sol plutôt qu’en selle. Il utilise des exercices tels que le reculer, la cession à la pression et le respect de l’espace du meneur afin d’améliorer la communication, la confiance et la réactivité entre le cheval et son meneur. [30]

Un travail au sol régulier, des aides claires et des exercices prévisibles peuvent aider les juments à demeurer engagées, même lorsque les hormones ou les facteurs environnementaux augmentent leur sensibilité. Vous pouvez renforcer des comportements et des réponses stables et prévisibles grâce au travail au sol et à des signaux clairs. [30]

Écarter les causes sous-jacentes non hormonales

Assurez-vous d’écarter les causes non hormonales pouvant expliquer les comportements indésirables chez votre jument, comme la douleur, un mauvais ajustement de la selle ou des problèmes musculosquelettiques, avant de supposer que les hormones en sont responsables.

Les comportements de résistance comme coucher les oreilles ou refuser d’avancer peuvent indiquer un inconfort. Il est donc essentiel de vérifier l’ajustement de l’équipement et d’écarter tout problème de santé sous-jacent avant de supposer que le problème est lié aux hormones. [16][31]

Routines d’échauffement

Des échauffements réguliers donnent aux juments le temps de se détendre physiquement, de se calmer mentalement et de prendre confiance avant de commencer un travail plus exigeant. Des exercices familiers et calmes peuvent réduire la tension et la réactivité, particulièrement dans des environnements inconnus ou durant certaines phases du cycle œstral où certaines juments peuvent être plus distraites ou sensibles. [15][19][32]

Commencez par une marche détendue avec des rênes longues, puis ajoutez de grands cercles, de légers changements de direction et de simples transitions pas-arrêt ou pas-trot. À mesure que votre jument devient plus attentive, introduisez un léger pli ou des déplacements latéraux pour favoriser la souplesse et la réactivité avant de passer à un entraînement de plus haute intensité. [32]

Gestion du box et réduction du stress

Lors des concours, gardez les juments à l’écart des étalons ou d’autres chevaux trop stimulants afin de réduire l’excitation et les réactions au stress. [4] Offrez un accès constant au fourrage et à l’eau, maintenez les horaires d’alimentation et gardez une routine constante afin de minimiser l’anxiété. [3]

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La gestion du comportement des juments commence par le contexte

Le comportement des juments est mieux compris lorsqu’on considère l’ensemble du cheval, plutôt qu’en supposant que chaque changement est causé par les hormones. L’œstrus peut influencer la concentration, la sensibilité, le comportement social et le confort, mais les changements liés au cycle ne représentent qu’une partie du portrait.

La douleur, le stress, la pression liée à l’entraînement, les conditions d’hébergement, les dynamiques sociales, l’ajustement de l’équipement, les problèmes de santé reproductive et d’autres problèmes médicaux peuvent tous affecter le comportement d’une jument.

Pour les propriétaires, l’approche la plus utile consiste à observer les tendances au fil du temps. Noter quand les changements de comportement surviennent, combien de temps ils durent et s’ils suivent un cycle prévisible peut aider à distinguer les variations saisonnières normales des signes nécessitant une attention plus approfondie.

Une jument qui devient légèrement distraite pendant l’œstrus peut simplement nécessiter une gestion réfléchie, tandis qu’une agressivité soudaine, une résistance persistante, des cycles irréguliers, des écoulements, des odeurs anormales ou un inconfort évident ne devraient pas être considérés comme un comportement normal associé aux chaleurs.

Une bonne gestion des juments repose également sur les bases du bien-être équin. Des routines constantes, un accès adéquat au pâturage ou aux sorties, des contacts sociaux compatibles, une manipulation à faible niveau de stress, un exercice approprié et une alimentation équilibrée contribuent tous au confort et à la régulation émotionnelle. Ces fondements n’éliminent pas les influences hormonales, mais ils peuvent réduire le stress inutile et faciliter la reconnaissance d’une situation réellement anormale.

Lorsque le comportement nuit à la sécurité, à la performance ou à la qualité de vie, l’avis d’un vétérinaire est important. Un vétérinaire peut aider à déterminer si des facteurs reproductifs, la douleur, une maladie ou un autre problème sous-jacent contribuent au comportement de la jument.

Dans certains cas, un suivi du cycle, un examen reproductif, une évaluation de la douleur ou des changements de gestion peuvent être nécessaires avant d’envisager des options de suppression de l’œstrus.

Les juments ne devraient pas être étiquetées comme difficiles en raison de leur physiologie reproductive normale, mais elles ne devraient pas non plus être tenues de travailler malgré un inconfort ou des changements de comportement inexpliqués.

En combinant une observation attentive, de bonnes pratiques de bien-être et des soins vétérinaires en temps opportun, les propriétaires peuvent prendre des décisions éclairées qui favorisent le confort, la sécurité et le bien-être à long terme de leur jument.

Questions fréquemment posées

Voici quelques questions fréquemment posées sur les soins à apporter aux juments :

Résumé

Les juments sont des animaux sociaux et sensibles dont le comportement est influencé par la dynamique du troupeau, les cycles reproducteurs, l’environnement et le tempérament individuel.

  • Des routines constantes, une mise au pâturage avec des compagnons compatibles et un hébergement à faible stress peuvent contribuer au bien-être, à la concentration et à la facilité d’entraînement de la jument.
  • Le suivi des cycles œstraux et des comportements habituels peut aider les propriétaires à reconnaître si les changements sont liés au cycle ou s’ils peuvent indiquer un inconfort ou une maladie.
  • Une hygiène reproductive régulière, incluant des soins appropriés des mamelles et de la région périnéale, contribue au confort et aide à réduire le risque d’infection.
  • Les troubles reproducteurs, la douleur, un mauvais ajustement de la selle, le stress et les antécédents d’entraînement doivent être écartés avant de présumer qu’un comportement difficile est causé par les hormones.
  • Des stratégies d’entraînement réfléchies, incluant le travail au sol, les routines d’échauffement et une planification adaptée au cycle, peuvent aider les juments à performer avec assurance tout en protégeant leur bien-être.
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Références

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