Les chevaux sont des animaux très musclés, avec une forte proportion de masse musculaire par rapport à leur poids corporel. Cette musculature impressionnante a été façonnée par des siècles d’élevage sélectif visant à obtenir des qualités athlétiques comme la vitesse et la force, permettant aux chevaux d’exceller dans la course, les sports et le travail.
Chez un cheval moyen, les muscles représentent environ 40 % du poids total. Chez les chevaux élevés spécifiquement pour la performance athlétique, comme les Pur-sang, la masse musculaire peut représenter jusqu’à 55 % du poids corporel. [1]
Les pratiques d’élevage visant à sélectionner les chevaux pour des disciplines équestres spécifiques ont non seulement entraîné des différences dans la composition musculaire entre les races, mais aussi dans la répartition des muscles à travers le corps.
Les chevaux élevés pour la vitesse possèdent généralement des fibres musculaires plus longues, permettant une plus grande vitesse de contraction. En revanche, les chevaux sélectionnés pour la puissance, comme les chevaux de trait, ont des muscles plus courts mais plus épais, ce qui améliore leur capacité de traction. [1]
Que votre cheval soit un athlète de haut niveau ou une monture de plaisance, il est essentiel de soutenir sa santé musculaire pour optimiser ses performances et son bien-être général. Poursuivez votre lecture pour en savoir plus sur l’impact de l’alimentation, de la gestion et de l’entraînement sur la fonction musculaire des chevaux.
Anatomie musculaire chez le cheval
Les chevaux possèdent un système musculaire complexe qui contribue à une large gamme de mouvements et d’activités, allant des galops rapides aux mouvements complexes de dressage. Leur musculature très développée, tout particulièrement au niveau de l’arrière-main, permet une propulsion puissante pour courir et sauter.
Le corps du cheval compte plus de 700 muscles différents et une grande partie de son poids corporel est constituée de masse musculaire. Cela lui confère force, vitesse et endurance, tout en lui permettant de supporter le poids d’un cavalier et de tirer de lourdes charges.
Vous vous demandez comment développer la force musculaire de votre cheval et améliorer ses performances athlétiques? Tout d’abord, il est important de comprendre le fonctionnement des muscles dans l’ensemble du corps ainsi que l’impact de l’entraînement et de la nutrition sur la condition physique et la fonction musculaire.
Types de muscles
Les chevaux possèdent trois types de muscles différents dans leur corps :
- Les muscles squelettiques : il s’agit des muscles les plus abondants, qui sont contrôlés volontairement et responsables des mouvements. Les muscles squelettiques s’étendent entre deux os et y sont fixés par des tendons.
- Les muscles lisses : ces muscles se trouvent dans les organes internes et ne sont pas soumis au contrôle volontaire. Ils participent à des fonctions comme la digestion et la circulation sanguine.
- Le muscle cardiaque : ce type de muscle se trouve uniquement dans le cœur. Il fonctionne en continu et de manière involontaire, pompant le sang dans tout le corps.
Bien que les trois types de muscles jouent un rôle important dans le corps du cheval, les muscles squelettiques sont ceux auxquels s’intéressent tout particulièrement les cavaliers puisqu’ils sont directement impliqués dans le mouvement et qu’ils sont activement sollicités lors de l’exercice. Leur contraction permet aux chevaux d’effectuer les mouvements requis dans différentes disciplines sportives.
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Principaux groupes musculaires
Les chevaux possèdent plusieurs grands groupes de muscles squelettiques, tous essentiels à leur force et leur mobilité :
- Les muscles du cou : ils incluent les muscles brachiocéphalique et sternocéphalique, qui participent aux mouvements de la tête et du cou. Des muscles cervicaux forts sont essentiels pour l’équilibre et la posture.
- Les muscles du dos : de nombreux muscles soutiennent le dos du cheval et forment la chaîne dorsale (topline). Par exemple, le longissimus dorsi/long dorsal (LD), qui longe la colonne vertébrale, est essentiel à la flexibilité latérale de cette dernière. Des muscles dorsaux solides sont importants non seulement pour porter le poids du cavalier, mais aussi pour la posture, la force du tronc et la stabilité.
- Les muscles des épaules : ils incluent le trapèze et le deltoïde, qui facilitent les mouvements des membres antérieurs et sont essentiels pour des actions comme le saut et le galop.
- Les muscles des membres antérieurs : essentiels à la locomotion et à l’agilité, des muscles comme le brachial, le biceps brachial ainsi que divers muscles fléchisseurs et extenseurs contrôlent les mouvements complexes des jambes et des sabots.
- Les muscles de l’arrière-main et des membres postérieurs inférieurs : ils incluent les muscles fessiers, essentiels à la propulsion, ainsi que le biceps fémoral, le semi-tendineux et le semi-membraneux, qui contribuent à la capacité du cheval à sprinter et à sauter.
- Les muscles abdominaux : ces muscles soutiennent les organes internes, facilitent la respiration et jouent un rôle dans la flexibilité et la stabilité du corps du cheval.
- Les muscles de la queue : ils contribuent à la communication et à l’équilibre, permettant au cheval d’utiliser sa queue de façon expressive et de maintenir sa stabilité lors de mouvements rapides.
Chacun de ces groupes musculaires a une fonction précise, permettant aux chevaux de se déplacer efficacement et de répondre aux exigences de leur environnement et de leur entraînement. Selon le type de travail que votre cheval effectue, votre programme d’entraînement devrait cibler certains groupes musculaires précis afin d’améliorer ses performances et de réduire les risques de blessures.
Contractions musculaires
Les contractions musculaires chez le cheval sont des processus complexes qui impliquent plusieurs étapes pour permettre le mouvement. Voici une explication plus détaillée de la façon dont les muscles squelettiques se contractent :
- Activation neurale : le processus débute par un signal électrique émis par le système nerveux, ordonnant au muscle de se contracter. Des neurotransmetteurs sont libérés à la jonction neuromusculaire, où les nerfs du cerveau ou de la moelle épinière se connectent à la fibre musculaire.
- Libération de calcium : le signal électrique déclenche la libération d’ions calcium par le réticulum sarcoplasmique (un organite spécialisé dans la cellule musculaire) dans le cytoplasme de la fibre musculaire. Le calcium se lie à la troponine, une protéine, provoquant un changement de conformation qui permet l’interaction entre l’actine et la myosine.
- Signalisation intracellulaire : lorsqu’ils sont activés par les neurotransmetteurs, les signaux à l’intérieur de la cellule déclenchent une série d’événements qui produisent l’énergie nécessaire à la contraction musculaire.
- Production d’ATP : pour qu’une contraction musculaire ait lieu, de l’énergie cellulaire sous forme d’ATP (adénosine triphosphate) doit être disponible. L’ATP est produite par différentes voies métaboliques au sein de la cellule musculaire.
- Contraction musculaire : l’ATP alimente la contraction musculaire en permettant aux filaments d’actine et de myosine de glisser les uns sur les autres à l’intérieur des fibres musculaires, raccourcissant ainsi le muscle et générant une force.
- Génération de force : la quantité de force produite dépend du nombre d’unités motrices (groupes de fibres musculaires et leur motoneurone) activées, de la fréquence de leur activation (fréquence des signaux nerveux), de la longueur de la fibre musculaire (chevauchement optimal actine–myosine) et de la section transversale du muscle. La combinaison de ces facteurs détermine la tension maximale qu’un muscle peut générer à un moment donné.
- Phase de relaxation : les muscles reviennent à leur état de repos après la contraction. Cette phase est essentielle pour préparer le muscle à la prochaine contraction.
Comprendre ce processus permet aux propriétaires de chevaux, aux entraîneurs et aux vétérinaires de mieux saisir la complexité du mouvement. Cela constitue également une base solide pour offrir de meilleurs soins, un entraînement adapté ainsi que des stratégies efficaces de récupération et de rééducation.
Métabolisme énergétique
Pour que les muscles de votre cheval fonctionnent efficacement, ils ont besoin d’énergie pour alimenter les contractions musculaires. Le métabolisme énergétique des muscles consiste à transformer l’énergie biochimique provenant des nutriments en ATP (adénosine triphosphate), la principale source d’énergie des cellules.
L’énergie des cellules musculaires est produite par deux voies principales : le métabolisme anaérobie et le métabolisme aérobie. Ces deux voies génèrent de l’ATP, mais elle fonctionnent à des vitesses différentes et ont besoin de conditions distinctes. [2]
- Métabolisme anaérobie : produit rapidement de l’énergie sans exiger d’oxygène, ce qui le rend idéal pour les efforts courts et intenses. Cette voie utilise le glucose (provenant du glycogène stocké ou du glucose sanguin) pour produire de l’ATP. Toutefois, elle génère moins d’ATP par molécule de glucose que le métabolisme aérobie, et produit également du lactate et des ions hydrogène, qui peuvent entraîner une fatigue musculaire.
- Métabolisme aérobie : le métabolisme aérobie requiert de l’oxygène et produit de l’ATP de manière beaucoup plus efficace, bien que plus lente, ce qui le rend adapté aux activités de longue durée et d’intensité modérée. Cette voie peut générer de l’énergie à partir du glucose et des gras (provenant du tissu adipeux ou des graisses intramusculaires). En plus de l’ATP, le métabolisme aérobie produit également du dioxyde de carbone et de l’eau comme sous-produits, qui sont facilement éliminés par l’organisme.
Dans des conditions aérobies (lorsque l’oxygène est suffisant), le métabolisme du glucose se termine dans les mitochondries, produisant 36 ATP contre seulement 2 via la voie anaérobie.
Figure 1 : Production d’énergie (ATP) et de lactate selon le métabolisme aérobie versus anaérobie
Illustration : Dr. Ana Mesa, PhD Légende:
Glycogen Stores : Réserves de glycogène
Blood Glucose : Glucose sanguin
Glycolysis : Glycolyse
ATP : ATP
Aerobic : Aérobie
Mitochondrion : Mitochondrie
Pyruvate : Pyruvate
Anaerobic : Anaérobie
Lactate : Lactate
Une bonne forme physique améliore l’efficacité de ces deux voies métaboliques chez le cheval, augmentant la puissance produite pour les efforts rapides et intenses et renforçant l’endurance pour les activités prolongées.
Selon les disciplines équestres, l’accent peut être mis sur la forme anaérobie ou aérobie, en fonction des exigences spécifiques de chaque sport. Cependant, un programme d’entraînement complet devrait inclure des exercices destinés à améliorer à la fois les capacités anaérobies et aérobies.
Type de fibres musculaires
Les muscles sont composés de cellules musculaires individuelles appelées fibres musculaires, coordonnées pour produire la force nécessaire au mouvement.
Il existe trois principaux types de fibres musculaires, qui se différencient selon leur mode de production d’énergie et leur vitesse de contraction : [3]
- Type I : ces fibres sont connues pour leur grande capacité aérobie et leur vitesse de contraction lente. Elles sont très efficaces pour utiliser l’oxygène afin de générer de l’énergie pour les activités de longue durée, et sont généralement sollicitées lors de tâches d’endurance.
- Type IIa : ces fibres possèdent un bon équilibre entre les capacités aérobie et anaérobie, ce qui leur permet de se contracter rapidement. Elles s’adaptent et sont utilisées pour des activités nécessitant à la fois endurance et puissance.
- Type IIx : ces fibres ont une vitesse de contraction élevée mais une faible capacité aérobie, s’appuyant davantage sur les processus anaérobies pour des efforts courts et très intenses, comme le sprint.
Les muscles du cheval contiennent les trois types de fibres, ainsi que des fibres hybrides présentant à la fois des caractéristiques de fibres à contraction lente (type I) et à contraction rapide (type II).
La composition des fibres musculaires chez le cheval est dynamique, c’est-à-dire qu’elle peut évoluer en fonction de divers facteurs comme la routine d’exercice, l’alimentation et l’état de santé.
Un entraînement adapté à une discipline donnée peut influencer considérablement la répartition et l’efficacité de certains types de fibres. Par exemple, les chevaux participant à des épreuves de fond suivent souvent des programmes d’entraînement visant à améliorer la capacité aérobie. Ce type de conditionnement favorise une augmentation des fibres de type I et de type IIa, excellentes pour la production d’énergie soutenue et une puissance modérée. [4]
À l’inverse, les disciplines exigeant des efforts courts et intenses, telles que la course de barils ou le saut d’obstacles, favorisent le développement des fibres de type IIx, connues pour leur vitesse de contraction rapide et leur plus grande dépendance aux voies énergétiques anaérobies. [5]
Cellules satellites
Les cellules satellites sont un autre élément clé des muscles du cheval, jouant un rôle dans la croissance et la réparation. Situées à la périphérie des fibres musculaires, ces cellules souches spécialisées demeurent inactives jusqu’à ce qu’elles soient activées par une tension musculaire ou une blessure.
Lorsque des lésions musculaires surviennent, les cellules satellites se multiplient et se différencient en cellules musculaires matures, qui fusionnent ensuite avec les fibres existantes pour réparer le muscle.
Différences entre races
La masse et la force musculaires d’un cheval dépendent en partie de sa génétique. Au fil du temps, l’élevage sélectif à des fins spécifiques a conduit à des différences notables dans les caractéristiques musculaires entre les races.
Par exemple, les Quarter Horses américains ont été élevés pour la vitesse de sprint et la puissance, et ont souvent une musculature postérieure plus développée. En revanche, les chevaux de trait, qui ont quant à eux été élevés pour tirer de lourdes charges, possèdent généralement une masse musculaire totale plus importante répartie sur l’ensemble de leur corps. [1]
De même, les Arabes, élevés pour l’endurance dans des climats chauds, présentent un profil musculaire plus modéré, mieux adapté aux efforts soutenus. [6]
Cependant, l’entraînement joue également un rôle majeur dans le développement et la répartition de la masse musculaire. Dans une étude comparant des Pur-sang de course et des Standardbreds de haut niveau, les Pur-sang ont montré une plus grande épaisseur des muscles clés des membres antérieurs, démontrant que l’exercice ciblé peut influencer considérablement le développement musculaire. [1]
Autrement dit, bien que la génétique ait une influence majeure, la façon dont vous entraînez votre cheval peut modifier ses capacités de performances, sa masse musculaire et la répartition de cette dernière.
Type de fibres musculaires
Outre les variations dans la répartition musculaire, les diverses races de chevaux présentent également des différences dans les types de fibres musculaires qu’elles possèdent. Par exemple, les Pur-sang, qui doivent avoir une grande capacité aérobie pour la course, présentent une proportion plus élevée de fibres musculaires de type IIa. [7]
En revanche, des races comme le Belge et l’Andalou, reconnues pour leur puissance explosive, possèdent une plus grande proportion de fibres rapides glycolytiques de type IIx. [8][9]
Ces différences au niveau des types de fibres musculaires se traduisent également par des écarts de capacité oxydative observables même avant le début de tout entraînement, ce qui souligne la composante génétique. [10]
Effets de l’exercice sur les muscles
Comme chez l’humain, l’exercice régulier chez les chevaux augmente généralement la masse musculaire, favorisant ainsi le développement de fibres musculaires plus volumineuses et plus fortes. L’entraînement provoque également des changements dans les quantités relatives des différents types de fibres musculaires. [4]
L’adaptation à l’exercice implique aussi des modifications des systèmes immunitaire et antioxydant, qui contribuent à atténuer le stress exercé sur les muscles et qui soutiennent la récupération après l’activité physique. Ces réponses physiologiques aident à préserver la santé et la fonction musculaire globales à long terme.
Exercice chez les jeunes chevaux
Bien que certains propriétaires hésitent à commencer l’entraînement des chevaux alors qu’ils sont encore jeunes, plusieurs études démontrent qu’un exercice léger est bénéfique pour la santé musculaire des jeunes chevaux.
Les chevaux ayant commencé l’entraînement au saut d’obstacles par le biais de sauts en liberté et de travail sur un rond de longe automatique se sont bien adaptés à l’entraînement et ont développé des fibres musculaires plus volumineuses dès l’âge de 3 ans. [11] Cette découverte suggère qu’un exercice structuré, adapté et introduit tôt dans la vie pourrait favoriser le développement de muscles plus forts chez les jeunes chevaux.
Des recherches montrent également que l’entraînement à la nage combiné à la course augmente la proportion de fibres rapides à capacité oxydative élevée, ce qui reflète une meilleure capacité aérobie du muscle. [12] Ce type d’entraînement pourrait aider les chevaux à maintenir un exercice de haute intensité plus longtemps.
Au-delà des changements dans le type de fibres, l’entraînement chez les jeunes chevaux semble également réduire l’inflammation, ce qui peut soutenir la santé et les performances musculaires. [13] L’exercice augmente également la capacité antioxydante des tissus musculaires, protégeant les muscles contre l’augmentation naturelle des oxydants pouvant endommager les tissus après l’exercice. [14]
Exercice chez les chevaux âgés
La perte de masse musculaire liée à l’âge est une préoccupation fréquente pour les propriétaires de chevaux âgés. Elle se manifeste souvent par une fonte des muscles de la chaîne dorsale, qui peuvent être difficiles à récupérer.
Les chevaux âgés possèdent moins de cellules satellites autour des fibres à contraction rapide de type II. De plus, leur fonction mitochondriale et leur capacité à produire de l’énergie sont réduites. [15] Cela signifie qu’ils ont plus de difficulté à régénérer et maintenir leur masse musculaire, et qu’ils produisent de l’énergie de manière moins efficace pour les contractions musculaires. Avec le temps, ces facteurs peuvent aggraver l’atrophie musculaire et entraîner une baisse des performances.
Des recherches montrent que l’exercice augmente le nombre de cellules satellites autour des fibres de type II, ce qui suggère un effet bénéfique sur la santé musculaire des chevaux âgés. Bien que l’entraînement physique chez les chevaux âgés puisse améliorer la santé et la masse musculaire, il est peu probable qu’il permette de retrouver les niveaux observés lorsque ces chevaux étaient plus jeunes. [16]
Gestion pour soutenir la santé musculaire
En plus d’une routine d’exercice régulière, certaines mesures de gestion peuvent optimiser la santé musculaire de votre cheval. Un bon niveau d’activité spontanée ainsi que des périodes d’échauffement et de retour au calme appropriées lors des entraînements ont un impact important sur la forme et la condition physiques.
Sorties à l’extérieur en liberté
Les sorties à l’extérieur en liberté représentent une forme d’activité physique qui est souvent sous-estimée. Le temps passé à paître et à interagir avec des congénères permet aux chevaux de faire de l’exercice spontané et de se déplacer librement.
Comparés aux chevaux gardés au box, ceux ayant accès à de grands pâturages arrivent à garder leur forme physique d’une manière comparable à ceux soumis à un exercice léger. [16]
Échauffement et retour au calme
Les routines d’échauffement typiques consistent en des exercices d’intensité plus faible que la séance d’entraînement prévue, comme la marche ou le trot léger. Les étirements statiques peuvent aussi aider à détendre les muscles avant l’exercice.
Il a été démontré que les routines d’échauffement et les étirements réduisent la fatigue pendant un exercice intense. [17]
Le retour au calme est également un élément important d’une routine d’exercice saine. Les chevaux qui bénéficient d’un retour au calme de 15 à 30 minutes après un exercice intense récupèrent plus rapidement que ceux dont la routine n’inclut pas de retour au calme. [18] Comme pour l’échauffement, le retour au calme doit inclure des exercices de faible intensité comme la marche ou le trot léger.
Nutrition et santé musculaire
Une alimentation équilibrée qui couvre tous les besoins nutritionnels de votre cheval est essentielle pour maintenir des muscles forts et en bonne santé.
Un apport adéquat en protéines fournit les acides aminés nécessaires à la réparation et à la croissance musculaires, tandis que les vitamines, les minéraux et les antioxydants contribuent à la transmission nerveuse et aident à protéger les tissus musculaires du stress induit par l’exercice.
L’énergie issue des fibres, des glucides et des lipides permet également aux muscles d’avoir le carburant nécessaire pour soutenir l’exercice et favoriser la récupération.
Énergie alimentaire
Les besoins énergétiques d’un cheval dépendent de son poids corporel et de son niveau d’activité. Il est important de répondre à ces besoins afin de préserver la masse et la fonction musculaires.
Le fourrage seul peut généralement suffire à couvrir les besoins énergétiques des chevaux sédentaires ou ceux étant soumis à un exercice léger. Toutefois, pour les chevaux ayant des besoins énergétiques accrus, comme les chevaux en croissance, en lactation ou soumis à des plans d’entraînement intensifs, un apport énergétique supplémentaire peut être requis pour maintenir un bon état de chair.
Besoins énergétiques pour un cheval moyen de 1 100 lb (500 kg)
| Niveau d’exercice | Besoins énergétiques (Mcal / jour) |
|---|---|
| Entretien (sans exercice) |
16,7 Mcal |
| Exercice léger |
20 Mcal |
| Exercice modéré |
23,3 Mcal |
| Exercice intense |
26,6 Mcal |
| Exercice très intense |
34,5 Mcal |
Sources d’énergie
Lorsque les chevaux ont besoin d’un apport énergétique supplémentaire dans leur alimentation, il est préférable de fournir des calories provenant de lipides et des fibres plutôt que du sucre et de l’amidon pour soutenir la santé musculaire.
Les aliments suivants constituent de bonnes options pour les chevaux actifs dont les besoins énergétiques ne sont pas comblés uniquement avec le fourrage :
- La pulpe de betterave : un aliment riche en fibres qui fournit une énergie facilement digestible.
- La luzerne : un foin de légumineuses reconnu pour sa teneur en protéines, en énergie et en calcium plus élevée que le foin de graminées.
- Les huiles : les huiles végétales et de graines (par exemple canola, soja, lin, caméline) sont riches en calories et faibles en amidon. Les huiles d’origine marine, comme l’huile de poisson ou l’huile issue de microalgues, fournissent du DHA et de l’EPA, des acides gras oméga-3 aux propriétés anti-inflammatoires pouvant soutenir la santé musculaire. L’huile issue de microalgues se retrouve dans l’huile w-3 de Mad Barn.
- Les aliments riches en gras : ceux-ci contiennent généralement des huiles végétales ou d’autres sources de gras ajoutées, comme le son de riz stabilisé.
Évitez les quantités excessives d’aliments à base de céréales, qui procurent une grande quantité d’énergie sous forme d’amidon et de sucre. Une alimentation riche en céréales, comme le blé et le maïs, peut nuire à la sensibilité à l’insuline, ce qui peut avoir un impact sur la masse musculaire globale.
L’insuline est une hormone qui favorise la synthèse des protéines et stimule le transport des acides aminés vers les muscles. Chez d’autres espèces, une faible sensibilité à l’insuline est associée à une diminution de la masse musculaire et à une augmentation de la dégradation des protéines dans les muscles. [19][20]
Des études démontrent également que les chevaux qui reçoivent une alimentation riche en amidon présentent une sensibilité à l’insuline plus faible, ainsi qu’un retard au niveau de l’adaptation de cette sensibilité après un entraînement physique. [21][22]
Cela dit, une certaine quantité d’amidon et de sucre dans l’alimentation demeure nécessaire pour reconstituer les réserves de glycogène (la forme sous laquelle le glucose est stocké dans les muscles) de l’organisme. Ceci est particulièrement important pour les chevaux comme les Pur-sang, qui dépendent du glycogène en compétition. [23]
Ainsi, bien qu’il soit recommandé d’éviter les quantités excessives d’aliments à base de céréales afin de préserver la santé musculaire, il est essentiel de fournir une quantité appropriée d’amidon et de sucre pour favoriser les performances et la récupération.
Protéines et acides aminés
Les protéines sont un élément essentiel de l’alimentation jouant un rôle clé dans la santé musculaire. Les chevaux décomposent les protéines de leur alimentation afin d’absorber les acides aminés, qui sont les éléments constitutifs des muscles.
La plupart des chevaux soumis à un exercice modéré ou faible peuvent répondre à leurs besoins en protéines avec du foin de graminées de qualité moyenne. Cependant, les chevaux ayant des besoins plus élevés en protéines, comme les chevaux en croissance, les juments en lactation ou les chevaux soumis à un entraînement intensif, peuvent avoir besoin d’un apport accru en protéines pour combler leurs besoins.
Voici des exemples d’aliments riches en protéines qui peuvent être ajoutés à l’alimentation équine :
- Tourteau de soja
- Luzerne
- Tourteau de canola
- Tourteau de lin
Besoins en protéines pour un cheval moyen de 1 100 lb (500 kg)
| Niveau d’exercice | Besoins en protéines (grammes / jour) |
|---|---|
| Entretien (aucun exercice) |
630 g |
| Exercice léger | 699 g |
| Exercice modéré | 768 g |
| Exercice intense | 862 g |
| Exercice très intense | 1004 g |
Tout en évitant les excès, il est important de fournir une quantité adéquate de protéines afin de maintenir un équilibre acido-basique optimal, autant chez les chevaux sédentaires que chez les chevaux actifs. [24][25]
Dans le cadre du métabolisme normal et de l’exercice, le corps produit des ions hydrogène qui contribuent à l’acidité. Plusieurs systèmes tampons interviennent pour réguler ces ions et maintenir le pH corporel dans une plage saine, assurant ainsi un bon fonctionnement musculaire au niveau cellulaire. [26]
Toutefois, un apport excessif en protéines peut être exigeant sur le plan métabolique, car les acides aminés excédentaires doivent être décomposés et excrétés. Il est donc essentiel de fournir un apport protéique équilibré afin de soutenir une bonne fonction métabolique ainsi que la santé musculaire.
Acides aminés
Outre un apport suffisant en protéines, les chevaux ont besoin de certains acides aminés essentiels dans leur alimentation pour développer et maintenir leur masse musculaire. Les acides aminés essentiels doivent être fournis par l’alimentation, car les chevaux ne peuvent pas en produire suffisamment par eux-mêmes.
Parmi les dix acides aminés essentiels, la lysine, la thréonine et la méthionine sont considérés comme des acides aminés limitants, c’est-à-dire qu’ils sont les plus susceptibles de limiter la synthèse des protéines chez les chevaux.
Il a été démontré que des suppléments de lysine et de thréonine améliorent la masse musculaire chez les chevaux impliqués dans des programmes d’exercice léger. [27]
Cependant, des suppléments d’acides aminés ne sont pas toujours nécessaires pour les chevaux sédentaires dont l’alimentation fournit déjà une quantité suffisante de protéines. [28] Vous pouvez consulter un nutritionniste équin pour déterminer si des suppléments d’acides aminés pourraient être bénéfiques dans le cadre du programme alimentaire de votre cheval.
Électrolytes
Les électrolytes sont des minéraux conducteurs d’électricité dans le corps du cheval. En plus d’être des composants importants de la sueur, les électrolytes jouent un rôle essentiel dans la transmission nerveuse et la contraction musculaire.
Les principaux électrolytes impliqués dans la fonction musculaire comprennent :
- Le sodium et le potassium : le déplacement de ces ions à l’intérieur et à l’extérieur des cellules musculaires, via la pompe sodium-potassium, modifie la charge électrique de la cellule en réponse à un signal neural, déclenchant ainsi la contraction musculaire
- Le magnésium : joue un rôle majeur dans la transmission des signaux nerveux vers les muscles et est essentiel à leur relaxation
- Le calcium : régule à la fois les phases de contraction et de relaxation musculaires
La plupart des électrolytiques sont abondants dans les fourrages et les autres aliments équins courants. Cependant, les quantités de sodium présentes dans la plupart des régimes alimentaires équins sont généralement trop faibles.
Pour les chevaux à l’entretien ou ceux effectuant un exercice léger, l’ajout de sel à la ration est une façon simple de garantir un apport adéquat en électrolytes. Ajoutez deux onces (4 cuillères à soupe) de sel nature à la ration de votre cheval en plus de lui fournir du sel en vrac à volonté.
Les chevaux soumis à un entraînement plus intense peuvent bénéficier d’un supplément d’électrolytes contenant du sodium, du potassium, du magnésium et du calcium afin de remplacer les électrolytes perdus dans la sueur.
Vitamines et minéraux
Plusieurs vitamines et minéraux sont essentiels au bon fonctionnement musculaire chez les chevaux. Ces nutriments interviennent dans le métabolisme énergétique, la réparation des tissus et la protection contre le stress oxydatif :
- Vitamine E : un puissant antioxydant qui protège les cellules musculaires contre les dommages causés par les radicaux libres, en particulier chez les chevaux soumis à un exercice intense.
- Sélénium : agit en synergie avec la vitamine E pour soutenir les défenses antioxydantes et protéger les tissus musculaires du stress oxydatif. Des niveaux adéquats en sélénium sont essentiels pour prévenir les troubles musculaires comme la myosite (coup de sang).
- Vitamines du complexe B : essentielles à la conversion des nutriments alimentaires en énergie utilisable pour la contraction musculaire. La biotine, la thiamine, la riboflavine et d’autres vitamines B jouent un rôle clé dans les voies métaboliques qui alimentent l’exercice.
- Cuivre et zinc : essentiels à diverses fonctions enzymatiques, y compris celles impliquées dans le métabolisme musculaire et la réparation des tissus. Un apport adéquat en cuivre et en zinc aide également à maintenir des tissus conjonctifs et des articulations en santé pour soutenir les performances physiques.
Omneity® de Mad Barn est un supplément tout-en-un de vitamines et minéraux en granulés qui fournit des nutriments clés, des acides aminés, toutes les vitamines du spectre B ainsi que de la levure pour favoriser le bien-être général. L’ajout d’Omneity® à l’alimentation de votre cheval permet de vous assurer que celui-ci bénéficie d’un équilibre optimal de vitamines et minéraux pour soutenir sa fonction musculaire et sa santé.
En cas de doute, consultez un nutritionniste équin qualifié pour vous assurer que l’alimentation de votre cheval répond bien à ses besoins nutritionnels spécifiques.
Vitamine E
La vitamine E est un antioxydant qui aide à protéger les cellules musculaires des dommages oxydatifs en neutralisant les radicaux libres présents dans la membrane cellulaire. Un apport suffisant en vitamine E est particulièrement important chez les chevaux qui s’entraînent, afin de minimiser le stress oxydatif et de favoriser la santé musculaire. [29]
Selon le document Nutrient Requirements of Horses du NRC, les chevaux au travail devraient recevoir au moins 1 000 UI de vitamine E par jour. [30]
Bien que certaines études ne rapportent aucun bienfait supplémentaire au-delà des doses recommandées, une autre étude a observé une réduction du stress oxydatif avec une supplémentation plus élevée, ce qui suggère des bienfaits potentiels pour les chevaux soumis à un entraînement très intensif. [31][32][33]
Sélénium
Le sélénium est un oligo-élément qui joue un rôle important dans le maintien de la santé musculaire. Il entre dans la composition d’enzymes antioxydantes qui neutralisent les radicaux libres, ainsi que de sélénoprotéines impliquées dans la fonction mitochondriale et le métabolisme énergétique. [34]
Chez les poulains, une carence en sélénium entraîne la maladie du muscle blanc, qui se caractérise par les symptômes suivants : [35]
- Une faiblesse
- Une locomotion altérée
- Une détresse respiratoire
- Une altération de la fonction cardiaque
Chez les chevaux adultes, la maladie du muscle blanc est rare. [36] Toutefois, un apport suffisant en sélénium demeure important pour soutenir la santé des muscles squelettiques.
Il a été démontré que la supplémentation en sélénium augmente la capacité antioxydante et réduit le stress oxydatif après l’exercice. [37] Elle pourrait également améliorer le nombre et le fonctionnement des mitochondries dans les muscles. [38]
Suppléments pour la santé musculaire
Une alimentation à base de fourrages constitue la première étape pour soutenir la santé musculaire de votre cheval. Cela implique de fournir du fourrage à volonté, ou au moins 1,5 % du poids corporel du cheval en matière sèche de foin par jour.
Une fois que l’alimentation de votre cheval est bien équilibrée, vous pouvez envisager d’ajouter d’autres suppléments nutritionnels pour apporter un soutien musculaire plus poussé.
Une compréhension adéquate des ingrédients de chaque supplément ainsi que des études disponibles sur ces produits permet aux propriétaires de chevaux de prendre des décisions éclairées quant à leur intégration dans le programme alimentaire de leur cheval.
Acétyl-L-carnitine
L’acétyl-L-carnitine est une forme spécialisée de carnitine qui contribue au transport des acides gras vers les mitochondries, où ils sont décomposés pour produire de l’énergie.
Comme 95 % de la carnitine est stockée dans le muscle cardiaque et les muscles squelettiques, ce nutriment est particulièrement important pour soutenir le métabolisme énergétique musculaire. [39]
Des études ont révélé que la supplémentation en carnitine peut : [40][41][42][43]
- Soutenir une adaptation musculaire saine aux programmes d’exercice
- Favoriser la récupération après un exercice intense
- Réduire les dommages musculaires induits par l’exercice, notamment en diminuant le stress oxydatif
En améliorant la façon dont les muscles utilisent et régénèrent l’énergie, l’acétyl-L-carnitine peut avoir un effet positif sur la santé et les performances musculaires.
MSM (méthylsulfonylméthane)
Le MSM est un composé à base de soufre souvent intégré à l’alimentation pour favoriser la santé articulaire et les soins post-exercice. Le soufre est un oligo-élément important pour la formation du collagène, un composant structurel du cartilage articulaire et des tissus conjonctifs.
Des recherches indiquent qu’une supplémentation en MSM pourrait favoriser la récupération musculaire après un effort intense en aidant à neutraliser les radicaux libres produits durant un exercice soutenu. Elle pourrait également contribuer à une régulation normale de la réponse inflammatoire à la suite d’une activité physique intense. [44]
Acides gras oméga-3
Les acides gras oméga-3, tels que ceux dérivés de l’huile de poisson ou d’algues, peuvent soutenir la santé musculaire et les soins post-exercice en maintenant une régulation normale des réponses inflammatoires et de la sensibilité à l’insuline. Une supplémentation en huile issue de microalgales riches en DHA contribue également à la santé articulaire et l’amélioration des scores de boiterie. [45]
Chez les chevaux de polo, une supplémentation en DHA, un acide gras oméga-3, a atténué certains marqueurs inflammatoires post-exercice, ce qui pourrait favoriser une meilleure récupération après l’effort. [46]
Un apport en lipides contribue également à épargner les réserves de glycogène. Cela oriente le métabolisme musculaire vers une utilisation accrue des lipides comme source d’énergie, préservant ainsi les réserves limitées de glycogène pour les efforts de haute intensité. Des recherches montrent aussi que les chevaux recevant des lipides dans leur alimentation galopaient plus rapidement et maintenaient une fréquence cardiaque plus stable, ce qui suggère une amélioration de la condition physique et une meilleure tolérance à l’effort intense. [47]
Acides aminés à chaîne ramifiée (AACR)
Les acides aminés à chaîne ramifiée (isoleucine, leucine et valine) contribuent à l’activation des protéines responsables de la construction musculaire et peuvent aussi servir de source d’énergie supplémentaire pour les muscles sollicités. [48][49]
Des résultats de recherche sur la supplémentation en AACR chez les chevaux sont mitigés. Certaines études indiquent peu ou pas d’effet bénéfique, tandis que d’autres rapportent des effets positifs sur la fonction immunitaire et la réponse insulinique après l’exercice. [50][51][52][53]
Ces résultats contradictoires suggèrent que les AACR pourraient avoir des bienfaits dans certaines conditions, mais des recherches supplémentaires sont nécessaires pour clarifier leur rôle dans les performances et la récupération chez le cheval.
Foire aux questions
Voici quelques questions fréquemment posées sur la santé musculaire chez les chevaux :
Les muscles équins se répartissent en trois types principaux : les muscles squelettiques, lisses et cardiaques. Le muscle squelettique soutient le mouvement, la posture et le travail athlétique, ce qui en fait le principal objectif de l’entraînement. Le muscle lisse contrôle des fonctions internes comme la digestion et la circulation sanguine. Le muscle cardiaque se trouve uniquement dans le cœur, où il pompe le sang dans tout le corps.
Les muscles représentent généralement environ 40 % du poids corporel d’un cheval typique, mais cela peut varier selon la race, la condition physique et le type athlétique. Les chevaux sélectionnés pour la performance, comme les Thoroughbreds, peuvent avoir une masse musculaire plus proche de 55 % du poids corporel. La génétique influence la taille et le type de fibres musculaires, tandis que l’entraînement façonne le développement et le fonctionnement des muscles.
Les exercices de développement musculaire chez les chevaux fonctionnent mieux lorsque l’entraînement est constant, progressif et adapté au travail du cheval. Un conditionnement régulier soutient l’endurance et la ligne du dessus, tandis qu’un travail plus court et plus intense développe la puissance pour le sprint, le saut ou les virages rapides. Des échauffements, des retours au calme et des périodes de récupération appropriés aident les muscles à s’adapter tout en réduisant la fatigue.
Le pâturage peut aider à maintenir une base musculaire et la condition physique en offrant aux chevaux un mouvement régulier de faible intensité. Les chevaux ayant accès à de grands pâturages peuvent maintenir une condition physique semblable à celle des chevaux en exercice léger. Cependant, le pâturage seul ne permet généralement pas de développer une masse musculaire importante ni de restaurer une ligne du dessus perdue. Un exercice structuré et une alimentation équilibrée sont des facteurs plus déterminants du développement musculaire.
La perte de muscle de la ligne du dessus peut survenir lorsqu’un cheval manque de calories, de protéines, d’acides aminés ou d’un engagement musculaire adéquat. La douleur, un mauvais ajustement de la selle, des problèmes dentaires, des troubles digestifs, un dysfonctionnement métabolique et une inflammation chronique peuvent également nuire au maintien musculaire. Les chevaux âgés peuvent perdre plus facilement leur ligne du dessus en raison de changements liés à l’âge dans la réparation musculaire et la production d’énergie.
Les chevaux âgés perdent souvent de la masse musculaire, car le vieillissement réduit la capacité de réparation musculaire et l’efficacité énergétique au sein des cellules musculaires. Les chevaux plus âgés possèdent moins de cellules satellites autour de certaines fibres à contraction rapide, ce qui peut limiter la régénération après un effort ou un exercice. Un travail régulier à faible impact et une alimentation équilibrée peuvent aider à préserver la masse musculaire, bien qu’un retour complet aux niveaux musculaires plus jeunes ne soit pas toujours réaliste.
Les protéines soutiennent la réparation et la croissance musculaires, mais l’équilibre des acides aminés est tout aussi important que l’apport total en protéines. Les chevaux ont besoin d’acides aminés essentiels, notamment la lysine, la thréonine et la méthionine, pour soutenir la synthèse des protéines. Les chevaux en croissance, en lactation, fortement sollicités ou en reconstruction peuvent nécessiter des protéines de haute qualité supplémentaires, tandis que de nombreux chevaux peu sollicités comblent leurs besoins grâce à un fourrage de bonne qualité.
Des muscles sains chez le cheval dépendent d’un apport adéquat en énergie, en protéines, en acides aminés, en électrolytes, en vitamines et en minéraux. La vitamine E et le sélénium soutiennent les défenses antioxydantes, tandis que les vitamines du groupe B aident à transformer les nutriments en énergie utilisable. Le calcium, le magnésium, le sodium et le potassium soutiennent la transmission nerveuse, la contraction et la relaxation. Le cuivre et le zinc contribuent également à la fonction enzymatique et à la réparation des tissus.
Les électrolytes influencent la fonction musculaire en aidant les nerfs à transmettre des signaux et les muscles à se contracter et à se relâcher normalement. Le sodium, le potassium, le calcium et le magnésium jouent tous un rôle clé dans ce processus. La plupart des régimes à base de fourrage fournissent plusieurs minéraux électrolytiques, mais le sodium est souvent faible. Les chevaux peu sollicités peuvent bénéficier d’un apport quotidien en sel, tandis que les chevaux qui transpirent peuvent nécessiter un supplément d’électrolytes plus complet.
Un apport quotidien en sel aide à soutenir les niveaux de sodium, l’hydratation, la transmission nerveuse et la fonction musculaire. Les chevaux à l’entretien ou en travail léger peuvent recevoir environ 2 oz (57 g), ou 4 cuillères à soupe, de sel ordinaire par jour, en plus d’un accès libre à du sel en vrac. Les chevaux en travail intense ou par temps chaud peuvent nécessiter des électrolytes supplémentaires pour compenser les pertes dues à la transpiration.
La vitamine E aide les muscles des chevaux en protégeant les cellules musculaires contre le stress oxydatif, surtout pendant l’exercice. Les chevaux au travail devraient recevoir au moins 1 000 UI de vitamine E par jour selon les besoins nutritionnels équins. Les chevaux ayant un accès limité au pâturage, des charges de travail élevées ou des besoins de récupération accrus peuvent nécessiter un soutien alimentaire pour maintenir un apport adéquat en vitamine E.
Les suppléments musculaires peuvent soutenir les chevaux lorsque l’alimentation de base est équilibrée et qu’un besoin nutritionnel ou d’entraînement précis existe. Les acides aminés peuvent être utiles lorsque la qualité des protéines est limitante, tandis que les électrolytes soutiennent les chevaux qui transpirent. Des ingrédients comme les acides gras oméga-3, l’acétyl-L-carnitine, le MSM et les acides aminés à chaîne ramifiée peuvent offrir un soutien ciblé selon la charge de travail, les besoins de récupération et la qualité de l’alimentation.
Résumé
Le muscle équin est une structure complexe composée de fibres musculaires et de cellules de soutien qui collaborent pour assurer le mouvement, s’adapter à de nouveaux stimuli comme l’exercice, et participer à la réparation et au développement musculaire.
- La physiologie musculaire d’un cheval dépend de facteurs internes comme la génétique, ainsi que de facteurs externes comme l’exercice
- En plus de ces facteurs de base, des pratiques de gestion telles qu'un niveau d'activité spontanée adéquat et des périodes de retour au calme appropriées peuvent aider à soutenir la santé musculaire
- Ces éléments, combinés à une alimentation bien équilibrée répondant aux besoins de votre cheval, contribueront à soutenir la santé musculaire et les performances
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