Le microbiome intestinal joue un rôle central dans la santé digestive, la fonction immunitaire et les performances globales de votre cheval. Un intestin en santé aide les chevaux à digérer efficacement leur alimentation, à absorber les nutriments et à maintenir des défenses immunitaires normales.
L’avant-intestin, qui comprend l’estomac et l’intestin grêle, est responsable d’une grande partie de la digestion et de l’absorption des nutriments. L’arrière-intestin, qui comprend le cæcum et le côlon, soutient la fermentation des fibres et dépend d’une population microbienne stable pour aider les chevaux à extraire l’énergie des fourrages.
Lorsque la fonction intestinale est perturbée, les chevaux peuvent présenter des changements au niveau de la digestion, de la condition physique, du comportement, des performances ou de leur capacité à faire face au stress. C’est pourquoi le soutien de la santé intestinale passe par une attention particulière au microbiome de l’arrière-intestin ainsi qu’aux facteurs liés à l’alimentation, à la gestion, au stress, à l’hydratation, à l’exercice et aux médicaments qui l’influencent.
Poursuivez votre lecture pour découvrir ce qu’est le microbiome équin, pourquoi il est important, ce qui peut le perturber et comment les propriétaires de chevaux peuvent favoriser un environnement stable dans l’arrière-intestin grâce à des stratégies pratiques d’alimentation et de gestion.
Qu’est-ce que le microbiome équin?
Le microbiome équin est la communauté de micro-organismes qui habite le tube digestif du cheval. Ces microbes sont essentiels au fonctionnement digestif, puisqu’ils contribuent à la fermentation des fibres, à la disponibilité des nutriments, à l’équilibre microbien et à la stabilité de l’environnement intestinal.
Des microbes sont présents tout au long du tube digestif du cheval, mais le microbiome de l’arrière-intestin joue le rôle le plus important dans la fermentation microbienne. Dans le cæcum et le côlon, les populations microbiennes décomposent les fibres qui ne peuvent pas être digérées par les propres enzymes du cheval, produisant des composés qui soutiennent la fonction digestive et la santé intestinale. [1]
Des populations microbiennes plus petites sont également présentes dans l’estomac et l’intestin grêle, mais l’arrière-intestin demeure le principal site de fermentation des fibres chez le cheval. [1]

La communauté microbienne du cheval est très sensible aux changements dans l’alimentation, à l’utilisation de médicaments, au stress, à l’âge, à l’hydratation et à la gestion. Le type de fourrage et l’apport en amidon sont particulièrement importants, puisqu’ils influencent la disponibilité des substrats pour la fermentation microbienne.
Un microbiome stable favorise une digestion normale et le bon fonctionnement de la barrière intestinale. Une perturbation de cette communauté peut modifier les profils de fermentation et contribuer à des troubles digestifs ainsi qu’à d’autres problèmes de santé.
Espèces microbiennes pertinentes
Le microbiome est une communauté de microbes composée principalement de bactéries, ainsi que de protozoaires, de bactériophages et d’archées. [2] Chez le cheval, ces microbes réalisent une grande partie de la fermentation des fibres qui se produit dans le gros intestin. [1]
Pendant la fermentation, les microbes décomposent les matières végétales et produisent des acides gras volatils (AGV), que les chevaux absorbent et utilisent comme source d’énergie. [1] Les microbes synthétisent également certaines vitamines et aident à transformer les nutriments en formes pouvant être absorbées et utilisées par le cheval.
Les principaux embranchements microbiens (types) présents dans le microbiome intestinal du cheval sont les suivants :
- Firmicutes : Participent à la fermentation des composants structuraux des végétaux, y compris la cellulose, afin d’aider les chevaux à tirer de l’énergie du fourrage.
- Bacteroidetes : Participent à la dégradation de l’amidon et des fibres dans le gros intestin, contribuant à la fermentation microbienne et à la disponibilité des nutriments.
Ces groupes microbiens soutiennent les processus de fermentation qui permettent aux chevaux d’extraire de l’énergie des aliments riches en fibres. [2]
D’autres groupes microbiens contribuent également à l’environnement global du gros intestin. Les protozoaires peuvent participer à la fermentation, les archées interviennent dans les processus métaboliques microbiens et les bactériophages peuvent influencer les populations bactériennes présentes dans l’intestin.
Ensemble, ces organismes forment un écosystème complexe qui dépend d’un apport régulier en fourrage, de changements alimentaires graduels et d’une gestion constante pour demeurer équilibré. [2]
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Pourquoi le microbiome intestinal du cheval est-il important?
Le microbiome intestinal du cheval soutient plusieurs fonctions essentielles qui influencent la santé digestive, l’utilisation des nutriments, les défenses immunitaires et la capacité d’adaptation pendant les périodes de stress ou les changements de gestion.
Ces fonctions peuvent être regroupées en trois grandes catégories :
- Digérer les aliments et aider le cheval à extraire les nutriments
- Soutenir le fonctionnement du système immunitaire
- Maintenir une communauté microbienne stable dans l’intestin
Digestion et extraction des nutriments
Les chevaux sont des fermenteurs du gros intestin, ce qui signifie que les organismes présents dans le cæcum et le côlon jouent un rôle essentiel dans la dégradation des fibres que le cheval ne peut pas digérer par lui-même.
Pendant la fermentation, les microbes intestinaux produisent des acides gras volatils (AGV), que le cheval peut absorber et utiliser comme source d’énergie. Ces AGV contribuent à alimenter les processus cellulaires, la performance, la croissance et la reproduction.
Le microbiome intestinal contribue à la disponibilité des nutriments en synthétisant certaines vitamines hydrosolubles et en convertissant l’azote alimentaire en acides aminés microbiens et en protéines.
Ces composés servent principalement à soutenir la croissance microbienne et la fermentation dans le gros intestin. Certains peuvent aussi être absorbés et utilisés par le cheval, selon l’endroit où ils sont produits et la quantité disponible.
Soutien du système immunitaire
Une grande partie du système immunitaire du cheval est associée à l’intestin, où les cellules immunitaires sont en contact étroit avec le contenu intestinal. Le microbiome intestinal commence à se développer immédiatement après la naissance, et l’exposition précoce aux microbes contribue au développement normal du système immunitaire. [1]
Chez les chevaux adultes, le microbiote intestinal soutient le fonctionnement normal du système immunitaire en aidant à maintenir la barrière intestinale. Cette barrière comprend la paroi intestinale, la couche de mucus et les défenses immunitaires qui aident à réguler ce qui passe du tube digestif vers le reste de l’organisme.
Lorsque la barrière intestinale fonctionne normalement, elle permet l’absorption des nutriments tout en aidant à limiter le passage des agents pathogènes, des toxines et des composés inflammatoires nocifs dans la circulation. [1]
Gestion des toxines et équilibre microbien
Un microbiome stable aide à maintenir l’environnement intestinal en régulant l’activité fermentaire, le pH du gros intestin et la compétition entre les populations microbiennes. Lorsque la fermentation demeure équilibrée, les acides produits par les microbes sont absorbés, neutralisés ou utilisés par d’autres microbes, ce qui aide à maintenir le pH du gros intestin dans une plage normale.
Si cet équilibre est perturbé, les bactéries productrices d’acide lactique peuvent proliférer et le pH du gros intestin peut diminuer. Un pH plus faible peut inhiber les microbes qui fermentent les fibres, modifier la fermentation normale et créer des conditions favorables à la prolifération de bactéries nuisibles ou à la libération de toxines. [1]
Certaines populations microbiennes peuvent aussi transformer ou dégrader certains composés nocifs avant qu’ils ne soient absorbés. Cela contribue à la gestion normale des toxines dans le tube digestif, bien que l’ampleur de cet effet dépende du composé, de la population microbienne et de l’état général de l’intestin. [1]
C’est l’une des raisons pour lesquelles un microbiome stable peut aider les chevaux à demeurer plus résilients pendant des périodes de stress, lors d’un changement d’alimentation, d’un transport, de la prise de médicaments ou d’autres perturbations.
Que se passe-t-il lorsque le microbiome d’un cheval est perturbé?
Lorsque le microbiome intestinal du cheval est perturbé, une dysbiose intestinale peut se développer. La dysbiose désigne un changement dans la communauté microbienne qui réduit la stabilité normale de l’intestin et permet à des microbes potentiellement nuisibles de proliférer dans le gros intestin.
Les microbes nuisibles peuvent inclure des bactéries pathogènes comme Salmonella ainsi que certaines souches d’E. coli. Lorsque ces organismes prolifèrent dans l’intestin, ils peuvent produire des toxines, irriter la paroi intestinale et déclencher une inflammation locale.
Cela peut affaiblir la barrière intestinale, qui aide normalement à contrôler ce qui passe du tube digestif vers le reste de l’organisme. Une diminution de l’intégrité de cette barrière est souvent appelée intestin perméable. Lorsque cette barrière est compromise, les toxines bactériennes et les composés inflammatoires peuvent traverser la paroi intestinale et contribuer à une inflammation systémique, à des troubles digestifs et à une moins bonne santé générale. [1]
Les premiers signes pouvant être associés à une dysbiose intestinale comprennent : [1]
- Diarrhée
- Perte de poids
- Perte d’appétit
- Baisse des performances
- Changements de comportement, comme une nervosité accrue ou de l’agressivité
- Risque accru de maladie, y compris les coliques et la fourbure
Ces signes peuvent être présents chez les chevaux atteints de dysbiose intestinale, mais ils ne sont pas propres à cette affection et peuvent avoir de nombreuses autres causes. Pour les propriétaires de chevaux, reconnaître les signes possibles d’un déséquilibre intestinal et comprendre ce qui contribue à la dysbiose sont des étapes importantes pour favoriser une bonne santé digestive à long terme.
Quand appeler le vétérinaire
Les changements digestifs peuvent avoir de nombreuses causes, et certains nécessitent une évaluation vétérinaire rapide. Les propriétaires de chevaux devraient consulter un vétérinaire si les symptômes de leur cheval s’aggravent, persistent ou ne s’améliorent pas malgré des changements appropriés dans la gestion.
Communiquez rapidement avec un vétérinaire si vous observez :
- Des signes de coliques, notamment le fait de gratter le sol avec les antérieurs, de se rouler, de regarder ses flancs ou de se coucher à répétition
- Une diarrhée sévère, persistante ou accompagnée d’abattement ou de fièvre
- Une boiterie soudaine, une réticence à se déplacer ou des signes compatibles avec une fourbure
- Une perte d’appétit, une déshydratation ou une diminution de la production de crottins
Un vétérinaire peut déterminer si les signes sont liés au tube digestif, à un autre problème de santé, à l’alimentation, à l’utilisation de médicaments ou à des changements dans la gestion. Une évaluation précoce permet d’éviter des retards dans les soins lorsque les symptômes peuvent indiquer un problème plus grave.
Qu’est-ce qui perturbe le microbiome équin?
Plusieurs facteurs qui affectent la stabilité de l’environnement du gros intestin peuvent perturber le microbiome équin.
Comme le gros intestin du cheval dépend d’une communauté équilibrée de microbes pour fermenter les fibres et soutenir la fonction digestive, des changements soudains peuvent modifier cette population avant qu’elle ait le temps de s’adapter. Cela peut contribuer à une dysbiose intestinale, où les microorganismes bénéfiques diminuent et les bactéries nuisibles deviennent plus dominantes.
Pour les propriétaires de chevaux, comprendre ce qui perturbe le microbiome est une étape importante pour favoriser la santé digestive à long terme.
Facteurs alimentaires
L’alimentation est l’un des principaux facteurs qui influencent le microbiome intestinal du cheval, car elle détermine quels substrats sont disponibles pour la fermentation microbienne. Les changements dans le type de fourrage, l’apport en amidon, l’horaire des repas ou la composition globale de la ration peuvent modifier les populations microbiennes et les profils de fermentation dans le gros intestin.
Lorsque des changements alimentaires surviennent soudainement, la communauté microbienne peut ne pas avoir suffisamment de temps pour s’adapter. Cela peut augmenter le risque de dysbiose intestinale, particulièrement lors de changements brusques d’alimentation, des transitions saisonnières de fourrage ou lorsque des aliments riches en amidon sont introduits ou augmentés.
Changements alimentaires
Les changements alimentaires modifient les substrats disponibles pour la fermentation, ce qui oblige la population microbienne à s’adapter en faveur des microbes capables d’utiliser efficacement les aliments disponibles.
Par exemple, lorsque les chevaux passent des pâturages pendant les mois plus chauds au foin entreposé pendant les mois plus froids, le microbiome intestinal s’adapte au changement dans la composition du fourrage.
Les Bacteroidetes, qui contribuent à dégrader les glucides complexes, peuvent augmenter, tandis que les Firmicutes, qui comprennent de nombreux microbes fermentant les fibres, peuvent diminuer à mesure que le gros intestin s’adapte au profil de fibres du foin. [3]
Lorsqu’un nouveau régime alimentaire est introduit rapidement, la communauté microbienne du cheval peut ne pas avoir suffisamment de temps pour s’adapter. Cela peut réduire le nombre de microorganismes bénéfiques et permettre aux microbes nuisibles de proliférer. [3]
La disponibilité saisonnière des fourrages peut également affecter le microbiome intestinal, puisque les transitions entre les pâturages frais et les fourrages entreposés peuvent réduire l’abondance des bactéries bénéfiques dans le gros intestin. [3]
Transitions saisonnières
Effectuer graduellement la transition vers les pâturages printaniers est particulièrement important lorsque l’herbe est abondante, change rapidement et contient davantage de glucides hydrolysables (sucres et amidon). Introduire progressivement le temps de pâturage donne au microbiome du gros intestin le temps de s’adapter tout en réduisant le risque de troubles digestifs pendant la transition entre les fourrages entreposés et l’herbe fraîche.
Pour les changements alimentaires plus importants, le calculateur de transition alimentaire équine de Mad Barn peut être utilisé pour créer un calendrier de transition structuré. Cela aide les propriétaires de chevaux à intégrer progressivement de nouveaux aliments ou de nouvelles sources de fourrage au fil du temps, plutôt que d’effectuer des changements brusques qui pourraient perturber la population microbienne.
Régimes riches en amidon
Les régimes riches en amidon comprennent des céréales comme l’avoine, le maïs, l’orge et les concentrés à base de grains. Ces aliments sont souvent donnés pour soutenir un entraînement modéré à intense en répondant aux besoins énergétiques accrus des chevaux grâce aux glucides.
Cependant, un apport excessif en amidon peut contribuer à une dysbiose intestinale en réduisant les bactéries bénéfiques et en favorisant les bactéries nuisibles.
Les gras alimentaires peuvent également fournir une source d’énergie supplémentaire aux chevaux ayant des besoins caloriques plus élevés tout en réduisant la dépendance aux aliments à base de grains. Les gras fournissent plus de deux fois plus de calories que les glucides à poids égal, ce qui permet d’augmenter l’apport calorique avec seulement une petite quantité supplémentaire d’aliments. [4]
Les sources courantes de gras pour les chevaux comprennent les huiles végétales, les graines de lin et les aliments commerciaux riches en matières grasses formulés pour augmenter la densité calorique.
Le W-3 Oil de Mad Barn est une source appétente et facile à distribuer de calories froides pour les chevaux à l’entraînement, les chevaux qui gardent difficilement leur poids et les chevaux qui ont besoin d’un apport énergétique supplémentaire sans augmenter leur consommation de grains. Il fournit également des acides gras essentiels, dont le DHA oméga-3, ainsi que de la vitamine E naturelle pour favoriser la santé globale dans le cadre d’un programme alimentaire équilibré.
Comme les matières grasses doivent être introduites progressivement, travaillez avec un nutritionniste équin afin de déterminer la quantité de gras ajoutés qui convient à la charge de travail, à l’état de chair, à l’apport en fourrage et à l’alimentation globale de votre cheval.
Facteurs de stress
Le stress peut affecter le microbiome intestinal du cheval en modifiant la motilité intestinale, la consommation d’aliments, l’activité immunitaire et l’environnement intestinal. Ces changements peuvent perturber la fermentation normale et rendre le gros intestin plus vulnérable aux modifications des populations microbiennes.
Des facteurs de stress comme le transport, le déménagement vers une nouvelle écurie et les changements brusques de groupes sociaux ont été associés à une augmentation des populations de bactéries potentiellement nuisibles et à une diminution des populations de bactéries bénéfiques qui fermentent les fibres. [5]
Transport
Le transport expose les chevaux à plusieurs facteurs de stress en même temps, notamment le confinement, un environnement inconnu, les changements de routine et la séparation de leurs compagnons familiers. Même les courts déplacements peuvent déclencher des réponses mesurables au stress, tandis que les longs trajets peuvent entraîner une augmentation des hormones du stress et d’autres changements physiologiques. [6]
Ces changements peuvent perturber l’équilibre des bactéries dans le gros intestin du cheval, en réduisant les microbes bénéfiques et en augmentant les bactéries nuisibles.
Les chevaux peuvent également consommer moins de fourrage et d’eau pendant le transport, ce qui contribue à la déshydratation, aux pertes d’électrolytes et à une diminution de la motilité intestinale. Ces facteurs augmentent le risque de troubles digestifs, notamment les coliques, les ulcères gastriques et d’autres signes de troubles gastro-intestinaux. [7]
Entraînement
L’exercice excessif ou une augmentation rapide des exigences physiques peuvent aussi agir comme facteurs de stress et produire des effets semblables sur le microbiome intestinal. [8]
Les chevaux qui commencent un nouveau programme d’entraînement ou qui reprennent le travail après une période de repos peuvent être plus vulnérables si les exigences liées à l’exercice augmentent trop rapidement. Un entraînement excessif peut accroître le stress physique d’un cheval et affecter son appétit, sa digestion et la stabilité de l’environnement du gros intestin. [8]
Isolement
L’isolement peut survenir pendant un repos au box, une quarantaine, la convalescence après une blessure, la perte d’un compagnon, le transport ou d’autres situations de gestion où les chevaux sont hébergés seuls pendant de longues périodes.
La réduction des interactions sociales peut être particulièrement difficile pour les chevaux habitués à vivre en groupes stables ou aux côtés de compagnons privilégiés. [9]
Le stress associé à l’isolement social peut affecter l’appétit des chevaux, leur fonction digestive et la stabilité de leur microbiome du gros intestin. Le stress peut influencer la motilité gastro-intestinale et l’équilibre microbien, ce qui fait d’un apport adéquat en fibres, d’un horaire d’alimentation prévisible, d’un accès à l’eau et de changements alimentaires graduels des éléments importants pour maintenir la stabilité digestive. [9]
Déménagement dans une nouvelle écurie ou changement de compagnons de troupeau
Les changements dans la structure du troupeau peuvent être difficiles. Cela peut comprendre un déménagement dans une nouvelle écurie, l’intégration à un autre groupe de chevaux ou l’arrivée de nouveaux compagnons dans un troupeau existant.
Les chevaux établissent naturellement des hiérarchies sociales, et ces changements entraînent souvent une période d’adaptation pendant laquelle de nouvelles relations se forment. Pendant cette période, certains chevaux peuvent passer moins de temps à manger ou à boire s’ils sont stressés ou écartés par des membres plus dominants du troupeau. [9]
Un nouvel environnement, des routines inhabituelles et la séparation de compagnons familiers peuvent tous provoquer des réactions de stress qui contribuent à des changements du microbiome intestinal des chevaux. Ces perturbations peuvent modifier l’équilibre entre les microbes bénéfiques et nuisibles dans le tube digestif, ce qui affecte l’efficacité digestive et le bien-être général.
Manque de sorties au pâturage
Un accès limité au pâturage peut contribuer à la dysbiose intestinale en limitant les mouvements, la constance de l’apport en fourrage et le comportement normal de pâturage.
Les chevaux gardés à l’intérieur pendant de longues périodes peuvent avoir une motilité intestinale plus faible que les chevaux au pâturage, ce qui peut ralentir le passage des aliments dans le tube digestif et affecter l’environnement du gros intestin. [10]
Le temps passé au pâturage favorise la santé intestinale en permettant aux chevaux de bouger librement et de brouter pendant de plus longues périodes. Cet apport régulier en fourrage aide à maintenir la fermentation dans le gros intestin et favorise une population microbienne plus stable. Lorsque l’accès au pâturage est limité, offrir un accès constant au fourrage et de l’exercice contrôlé peut aider à réduire les effets de la captivité sur la digestion. [10]
Facteurs médicaux
L’utilisation d’antibiotiques est l’un des plus grands facteurs de risque associés à la dysbiose intestinale. [11] Bien que la maladie elle-même puisse avoir un effet négatif sur le microbiome intestinal, l’administration d’antibiotiques par voie orale peut rapidement augmenter les bactéries nuisibles dans le gros intestin tout en éliminant les bactéries bénéfiques.
D’autres médicaments pouvant contribuer à la dysbiose comprennent les sédatifs utilisés pour les soins dentaires ou les interventions chirurgicales, ainsi que les produits vermifuges. [11]
Les décisions concernant les médicaments doivent toujours être prises avec les conseils d’un vétérinaire, particulièrement pour les chevaux ayant des antécédents de troubles digestifs.
Facteurs propres au cheval
Chaque cheval possède un microbiome intestinal unique et un niveau de vulnérabilité différent à la dysbiose intestinale. Les caractéristiques propres au cheval, comme l’âge, peuvent influencer le risque individuel.
Les jeunes chevaux ont un microbiome immature, tandis que les chevaux âgés présentent souvent des changements liés au vieillissement dans la composition et la résilience du microbiome, notamment une diminution de la diversité microbienne. [2] Ces différences peuvent influencer la capacité d’un cheval à s’adapter aux changements de régime alimentaire, au stress, aux médicaments et aux pratiques de gestion.
Comment favoriser la santé intestinale de votre cheval
Le soutien du microbiome intestinal repose sur une attention constante à l’alimentation, à la routine, au stress, à l’hydratation et à l’exercice.
De petits choix de gestion peuvent aider à maintenir un environnement plus stable dans le gros intestin et à réduire le risque de perturbations digestives.
1) Prioriser l’apport et la qualité des fourrages
Le microbiome intestinal du cheval est principalement adapté à la fermentation des fibres, ce qui fait des régimes à base de fourrages le choix idéal pour la plupart des chevaux. Les fourrages sont naturellement riches en fibres, particulièrement en cellulose et en hémicellulose, qui sont des structures complexes composées de glucose et d’autres sucres.
Un apport élevé en fibres fermentescibles dans le gros intestin augmente la diversité microbienne, favorise la stabilité du microbiote et aide à maintenir les bactéries bénéfiques. [2]
La majeure partie de l’alimentation d’un cheval devrait être composée de fourrages de haute qualité afin de fournir aux microorganismes des fibres fermentescibles et de soutenir une production adéquate d’AGV.
Les fourrages récoltés à un stade précoce de maturité ont tendance à être plus tendres, plus digestibles et plus riches en nutriments en raison de leur teneur plus élevée en fibres fermentescibles. [12] Ces fourrages peuvent être utiles pour les chevaux ayant des besoins énergétiques plus élevés, notamment les chevaux de performance, les chevaux ayant un poids insuffisant et les chevaux âgés.
Les fourrages récoltés à un stade plus avancé de maturité ont tendance à être moins denses en calories et demandent plus de temps à être digérés par le cheval. [12] Ces fourrages peuvent être plus appropriés pour les chevaux en surpoids ou les chevaux à l’entretien. Pour déterminer la valeur nutritive d’un fourrage, soumettez des échantillons de fourrage pour analyse.
Les fourrages de haute qualité devraient également être exempts de moisissures et de détérioration, qui peuvent nuire au fonctionnement du gros intestin. Inspectez régulièrement les fourrages pour détecter la présence de moisissures visibles, comme des taches grises ou brunes, ainsi que des odeurs de moisi ou de fermentation. Les fourrages ne devraient pas être chauds ni humides au toucher.
2) Limiter l’apport en amidon
Une alimentation idéale pour les chevaux est généralement riche en fibres et contient une quantité d’amidon strictement contrôlée afin de favoriser les bactéries bénéfiques et de limiter la croissance des bactéries nuisibles. Il est généralement recommandé de ne pas fournir plus de 1 gramme d’amidon par kilogramme de poids corporel par repas. [13] Cette limite est souvent dépassée lorsque de grandes quantités de céréales sont données en un seul repas.
Alors que les fibres sont digérées dans le gros intestin, les amidons sont principalement digérés dans l’intestin grêle. Lorsque de grandes quantités d’amidon sont consommées, l’intestin grêle peut être débordé, ce qui permet à l’amidon d’atteindre le gros intestin et d’y subir une fermentation microbienne rapide. [13]
La digestion de l’amidon dans le gros intestin entraîne une diminution du pH du côlon, ce qui peut contribuer à l’acidose du gros intestin. Un pH faible prolongé peut entraîner une perte importante des bactéries qui digèrent les fibres et augmenter le risque de coliques et de fourbure. [14][15]
Dans les cas extrêmes, comme lorsqu’un cheval entre dans la sellerie des aliments et mange une grande quantité de céréales, une acidose grave du gros intestin causée par une surcharge en amidon peut survenir.
Dans les programmes d’alimentation modernes, l’apport en amidon n’atteint généralement pas ce niveau. Toutefois, les chevaux recevant une alimentation plus riche en amidon devraient recevoir plusieurs petits repas par jour afin de favoriser la digestion de l’amidon et l’absorption de l’énergie dans l’intestin antérieur.
3) Apporter les changements alimentaires graduellement
Les changements alimentaires devraient être apportés progressivement afin de laisser le temps à la population microbienne de s’adapter. Lors de modifications de l’alimentation, surveillez les chevaux pour vérifier que les selles demeurent régulières, qu’il n’y a pas d’aliments non digérés dans les excréments ou de changements dans l’apparence des crottins, comme une « diarrhée en boyau d’arrosage », aussi appelée eau fécale libre.
Si vous n’êtes pas certain de l’échéancier approprié pour modifier les composantes de l’alimentation, un calculateur de transition alimentaire pour chevaux peut vous aider à établir un calendrier de transition approprié.
4) Maintenir une gestion constante
Le maintien d’un horaire d’alimentation régulier favorise un microbiome intestinal stable. Lorsque des changements soudains surviennent dans la routine, comme modifier le nombre de repas par jour ou changer la disponibilité du fourrage, le microbiote intestinal peut ne pas être en mesure de s’adapter assez rapidement.
C’est pourquoi les changements d’horaire devraient être introduits graduellement chaque fois que possible. Si l’apport en fourrage doit être limité pour favoriser la perte de poids, l’utilisation de filets à foin à alimentation lente peut aider à maintenir un accès plus constant au fourrage tout en réduisant la consommation totale.
5) Gérer le stress
Les facteurs de stress comme le transport, les nouveaux environnements et les conditions météorologiques extrêmes peuvent nuire au microbiome intestinal. Aider votre cheval à s’habituer au transport, maintenir sa routine habituelle dans un nouvel environnement et lui assurer un accès constant à un abri peuvent contribuer à réduire les effets du stress. [16]
Chez les chevaux sujets aux changements digestifs liés au stress, les pratiques de gestion qui favorisent une réduction du stress peuvent également contribuer à maintenir un environnement plus stable dans l’intestin postérieur.
6) Maintenir une bonne hydratation
Un accès constant à de l’eau propre est essentiel pour maintenir un microbiome intestinal sain. L’eau soutient les processus de fermentation dans l’intestin postérieur et aide à maintenir une motilité intestinale normale.
Les températures extrêmes, qu’elles soient froides ou chaudes, peuvent réduire la consommation d’eau. Dans ces situations, un supplément de sel peut aider à stimuler la soif et encourager le cheval à boire. [17]
Maintenir une hydratation adéquate est particulièrement important lors des changements de météo, des déplacements et des périodes de travail plus intense. Il est recommandé de fournir 2 c. à soupe de sel en vrac dans la ration quotidienne, en plus d’un accès libre au sel, afin de répondre aux besoins en sodium et de stimuler la soif.
7) Offrir de l’exercice régulièrement
Même si un exercice excessif peut nuire au microbiome, un exercice régulier adapté à l’âge, à l’entraînement et à la condition physique du cheval peut favoriser les bactéries bénéfiques du microbiome équin et améliorer la digestibilité des aliments chez les chevaux. [18]
Une augmentation graduelle de la charge de travail donne au microbiome intestinal le temps de s’adapter à des exigences physiques plus élevées. Un programme de mise en condition constant peut également favoriser la santé digestive, la performance et la récupération.
8) Équilibrer l’alimentation
Les fourrages sont la principale source de fibres, de protéines et d’énergie dans l’alimentation des chevaux. Toutefois, les vitamines et les minéraux peuvent être déficients dans les régimes alimentaires à base de fourrages. Lorsque les graminées sont séchées pour produire du foin, les vitamines se dégradent rapidement, ce qui peut entraîner un apport insuffisant en vitamine A et en vitamine E. [19]
Les oligoéléments comme le zinc, le cuivre et le sélénium, qui contribuent à la fonction antioxydante, sont aussi souvent déficients dans les régimes alimentaires à base de fourrages. [19][20]
Les granulés Omneity® de Mad Barn offrent un supplément de vitamines et de minéraux équilibré, formulé pour compléter les régimes alimentaires axés sur les fourrages.
Du sel devrait aussi être fourni quotidiennement pour combler les besoins en sodium et favoriser la consommation d’eau. Ajoutez au moins 2 cuillères à soupe par jour à la ration, sauf si votre vétérinaire ou votre nutritionniste recommande une quantité différente pour votre cheval.
Tableau 1. Façons de soutenir la santé intestinale de votre cheval
| Stratégie pour la santé intestinale | Pourquoi c’est utile | Mesure pratique |
|---|---|---|
| Prioriser l’apport et la qualité des fourrages |
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| Limiter l’apport en amidon |
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| Apporter les changements alimentaires graduellement |
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| Maintenir des routines de gestion constantes |
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| Gérer le stress |
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| Maintenir une bonne hydratation |
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| Fournir de l’exercice régulièrement |
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| Équilibrer sur le plan nutritionnel les régimes à base de fourrages |
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Les chevaux ont-ils besoin de probiotiques pour la santé intestinale?
Les probiotiques sont des microorganismes vivants qui soutiennent le microbiome intestinal du cheval en introduisant continuellement des organismes bénéfiques et en favorisant la croissance de populations microbiennes bénéfiques. Les cultures microbiennes contenues dans les probiotiques comprennent des bactéries comme Lactobacillus acidophilus et des souches de levure comme Saccharomyces cerevisiae.
Les probiotiques peuvent être utiles pour les chevaux dont les niveaux de microorganismes bénéfiques sont réduits en raison de problèmes digestifs persistants, de périodes de stress ou d’un traitement aux antibiotiques. Probiotique Optimum contient cinq souches de microorganismes probiotiques et est formulé pour soutenir une microflore intestinale saine.
Les prébiotiques sont des fibres végétales non digestibles, comme les fructo-oligosaccharides (FOS) et les mannan-oligosaccharides (MOS), qui soutiennent le microbiome intestinal du cheval en nourrissant les microorganismes bénéfiques, en améliorant la digestibilité des fibres et en aidant à neutraliser les agents pathogènes et les toxines dans l’intestin. [17]
La supplémentation combinée de probiotiques et de prébiotiques peut augmenter les populations de microorganismes bénéfiques et contribuer au maintien d’un environnement microbien sain.
Le Santé Digestive Optimum de Mad Barn contient des probiotiques et des prébiotiques et est formulé pour soutenir la santé intestinale et la fonction immunitaire dans le cadre d’un programme équilibré d’alimentation et de gestion.
Favoriser un microbiome intestinal sain chez le cheval
Le microbiome intestinal du cheval joue un rôle central dans l’efficacité digestive, l’utilisation des nutriments, la fonction immunitaire et le bien-être général. Comme le gros intestin dépend d’une population stable de microorganismes bénéfiques pour fermenter les fibres, les changements dans l’alimentation, le stress, l’hydratation, l’exercice ou l’utilisation de médicaments peuvent avoir une incidence sur la santé intestinale et les performances.
Pour les propriétaires de chevaux, l’objectif le plus important est de favoriser un environnement stable dans le gros intestin. Cela signifie éviter les changements brusques, reconnaître les facteurs qui peuvent perturber le microbiome et surveiller les changements dans le fumier, l’appétit, la condition corporelle, le comportement ou les performances qui peuvent indiquer un déséquilibre digestif.
Le soutien du microbiome commence par des pratiques de gestion constantes, notamment en fournissant suffisamment de fourrage, en apportant les changements alimentaires graduellement, en réduisant le stress inutile, en assurant un apport adéquat en eau et en offrant une alimentation équilibrée sur le plan nutritionnel. Ces bases aident les microorganismes bénéfiques à demeurer stables et permettent au cheval de mieux tirer parti d’une alimentation à base de fourrage.
Pour les chevaux qui ont besoin d’un soutien digestif supplémentaire, les probiotiques et les prébiotiques peuvent aider à maintenir un environnement microbien sain. En faisant de la santé du gros intestin une priorité dans les soins quotidiens, les propriétaires de chevaux peuvent contribuer à soutenir la fonction digestive, la résilience et le bien-être à long terme de leur cheval.
Foire aux questions
Voici quelques questions fréquemment posées sur le microbiome intestinal du cheval :
Le microbiome intestinal du cheval est la communauté de micro-organismes qui vivent dans et autour du tube digestif du cheval, particulièrement dans l'intestin postérieur. Cette communauté est principalement composée de bactéries, ainsi que de protozoaires, de bactériophages et d'archées. Ces microbes aident à décomposer les aliments, à fermenter les fibres, à produire des acides gras volatils et à soutenir la stabilité de l'environnement intestinal. [1][2]
Le microbiome de l'intestin postérieur est important chez les chevaux parce que le cæcum et le côlon sont les principaux sites de fermentation microbienne des fibres. Les chevaux ne peuvent pas digérer complètement les fibres avec leurs propres enzymes; ils dépendent donc des microbes de l'intestin postérieur pour convertir les fourrages en acides gras volatils qui peuvent être utilisés comme source d'énergie. Un microbiome stable de l'intestin postérieur favorise également l'utilisation des nutriments, la fonction de la barrière intestinale, les défenses immunitaires et la résilience lors de périodes de stress ou de changements dans la régie. [1]
Les signes de dysbiose intestinale chez les chevaux peuvent inclure la diarrhée, la perte de poids, une diminution de l'appétit, une baisse de performance, des changements de comportement et un risque accru de maladies comme les coliques ou la fourbure. La dysbiose intestinale survient lorsque l'équilibre entre les microbes bénéfiques et nuisibles est perturbé, permettant aux organismes nuisibles de devenir plus dominants. Ces signes ne sont pas spécifiques à la dysbiose et peuvent avoir de nombreuses causes possibles; des symptômes persistants, qui s'aggravent ou qui sont graves devraient donc être discutés avec un vétérinaire.
La santé intestinale peut affecter le système immunitaire d'un cheval parce qu'une grande partie de la fonction immunitaire est associée au tube digestif. Le microbiome intestinal contribue au développement du système immunitaire au début de la vie et aide à maintenir la barrière intestinale chez les chevaux adultes. Une barrière intestinale en santé aide à limiter le passage des agents pathogènes et des toxines hors de l'intestin vers le reste de l'organisme. [1]
Le microbiome intestinal du cheval peut être perturbé par des changements brusques d'alimentation, les changements saisonniers de fourrage, les régimes riches en amidon, le stress, les maladies, l'utilisation de médicaments, la déshydratation et les augmentations rapides de la charge de travail. Ces facteurs peuvent modifier l'environnement de l'intestin postérieur avant que la population microbienne ait le temps de s'adapter. Lorsque les microbes bénéfiques diminuent et que les microbes nuisibles deviennent plus dominants, le cheval peut être plus vulnérable aux troubles digestifs et moins résilient.
Les changements brusques d'alimentation affectent l'intestin d'un cheval en obligeant la population microbienne à s'adapter rapidement à différents aliments. Si le changement se produit trop rapidement, les micro-organismes bénéfiques peuvent diminuer et les micro-organismes nuisibles peuvent avoir l'occasion de proliférer. Une transition alimentaire graduelle donne au microbiome de l'intestin postérieur plus de temps pour s'adapter et peut aider à réduire le risque de troubles digestifs.
Les régimes riches en amidon peuvent poser un problème pour la santé intestinale des chevaux lorsqu'une trop grande quantité d'amidon atteint l'intestin postérieur au lieu d'être digérée dans l'intestin grêle. La fermentation rapide de l'amidon dans l'intestin postérieur peut abaisser le pH du côlon, réduire les bactéries qui digèrent les fibres et contribuer à l'acidose de l'intestin postérieur. Ce changement peut augmenter le risque de troubles digestifs, de coliques et de fourbure, particulièrement lorsque de gros repas de grains sont servis en une seule fois. [3]
La quantité d'amidon qu'un cheval devrait consommer par repas dépend de son poids corporel, de sa charge de travail, de son alimentation globale et de sa tolérance digestive individuelle. Une recommandation courante est de ne pas offrir plus de 1 gramme d'amidon par kilogramme de poids corporel par repas afin de réduire le risque qu'un excès d'amidon atteigne l'intestin postérieur. Les chevaux qui ont besoin d'aliments plus riches en amidon devraient généralement les recevoir en plusieurs petits repas plutôt qu'en un seul gros repas de grains. [3]
Les fourrages peuvent favoriser un microbiome intestinal en santé en fournissant les fibres fermentescibles que les microbes de l'intestin postérieur sont adaptés à utiliser. Une alimentation à base de fourrages aide à maintenir la diversité microbienne, favorise la stabilité du microbiome et fournit la base d'une production normale d'acides gras volatils. La qualité des fourrages est également importante; le foin et les pâturages devraient être vérifiés pour détecter la présence de moisissures, de détérioration, d'humidité, de chaleur ou d'odeurs de moisi. [2]
Les propriétaires de chevaux devraient modifier l'alimentation graduellement afin de protéger la santé intestinale et de laisser le temps à la population microbienne de s'adapter. Pendant les transitions, surveillez l'appétit, la qualité des crottins, la régularité des selles et la présence d'aliments non digérés dans les fèces. Si un changement alimentaire important est nécessaire, un programme structuré de transition alimentaire peut aider à réduire le risque de perturbations digestives.
Le stress peut affecter le microbiome intestinal d'un cheval en augmentant les bactéries nuisibles et en réduisant les bactéries bénéfiques qui fermentent les fibres. Le transport, les nouveaux environnements, les changements brusques de compagnons, les conditions météorologiques extrêmes et les augmentations rapides de la charge de travail peuvent tous contribuer à une perturbation du microbiome. Maintenir des routines familières, aider les chevaux à s'acclimater aux changements et fournir un abri peuvent favoriser un environnement plus stable dans l'intestin postérieur. [5][7]
Les antibiotiques peuvent perturber le microbiome intestinal d'un cheval en réduisant les bactéries bénéfiques et en permettant aux bactéries nuisibles d'augmenter dans l'intestin postérieur. L'administration d'antibiotiques par voie orale représente l'un des plus grands risques liés aux médicaments pour la dysbiose intestinale, bien que la maladie elle-même puisse également affecter le microbiome. Les décisions concernant les médicaments devraient être prises avec les conseils d'un vétérinaire, particulièrement chez les chevaux ayant des antécédents de troubles digestifs. [6]
Les jeunes chevaux et les chevaux âgés peuvent être plus vulnérables aux changements du microbiome intestinal parce que l'âge influence le développement, la diversité et la résilience du microbiome. Les jeunes chevaux ont un microbiome immature qui est encore en développement, tandis que les chevaux âgés peuvent présenter des changements liés à l'âge dans la composition de leur microbiome. Ces différences peuvent influencer la capacité d'un cheval à s'adapter aux changements alimentaires, au stress, aux médicaments et aux changements de régie. [2]
L'hydratation favorise la santé intestinale chez les chevaux en aidant à maintenir la fermentation dans l'intestin postérieur et une motilité intestinale normale. Un accès constant à de l'eau propre est important, particulièrement par temps chaud, par temps froid, pendant les déplacements et lorsque la charge de travail augmente. L'ajout quotidien de sel peut aider à encourager le cheval à boire lorsque sa consommation d'eau est réduite, à moins qu'un vétérinaire ou un nutritionniste recommande une approche différente. [8]
L'exercice peut favoriser un microbiome intestinal en santé lorsqu'il est régulier, approprié et introduit graduellement. Un exercice constant peut favoriser les bactéries bénéfiques et améliorer la digestibilité des aliments chez les chevaux. Toutefois, un exercice excessif ou des augmentations soudaines des exigences physiques peuvent agir comme facteurs de stress; le conditionnement devrait donc progresser graduellement afin de soutenir à la fois la santé digestive et la performance. [9]
Les chevaux peuvent bénéficier de probiotiques pour leur santé intestinale lorsque les microbes bénéfiques ont été réduits par des troubles digestifs persistants, le stress ou un traitement antibiotique. Les probiotiques sont des microbes vivants qui aident à introduire des organismes bénéfiques et à soutenir l'ensemble de l'environnement microbien. Le produit Mad Barn Optimum Probiotic contient cinq souches de microbes probiotiques et est formulé pour favoriser une microflore intestinale saine dans le cadre d'un programme équilibré d'alimentation et de régie. [10]
La différence entre les prébiotiques et les probiotiques pour les chevaux est que les probiotiques fournissent des microbes vivants bénéfiques, tandis que les prébiotiques fournissent des fibres végétales non digestibles qui nourrissent les microbes bénéfiques déjà présents dans l'intestin. Les prébiotiques comme les FOS et les MOS peuvent favoriser la digestibilité des fibres et aider à neutraliser les agents pathogènes et les toxines dans le tube digestif. L'utilisation combinée de prébiotiques et de probiotiques peut aider à augmenter les microbes bénéfiques et à soutenir l'ensemble de l'environnement de l'intestin postérieur. [8]
Une alimentation axée sur les fourrages peut être équilibrée sur le plan nutritionnel en comblant les carences en vitamines et en minéraux qui sont fréquentes dans les programmes d'alimentation à base de foin et de pâturage. Les fourrages fournissent la majeure partie des fibres, des protéines et de l'énergie dans de nombreuses rations équines, mais ils peuvent être faibles en nutriments comme la vitamine A, la vitamine E, le zinc, le cuivre et le sélénium. Les granules Mad Barn Omneity sont formulées pour compléter les régimes axés sur les fourrages en fournissant un apport équilibré en vitamines et en minéraux.
Vous devriez appeler un vétérinaire si votre cheval présente des troubles digestifs persistants, une perte de poids inexpliquée, une diminution de l'appétit, des diarrhées récurrentes ou un changement notable de comportement ou de performance. Des soins vétérinaires rapides sont particulièrement importants en présence de signes de coliques, de diarrhée sévère, de fièvre, de déshydratation, d'une diminution de la production de crottins, d'une boiterie soudaine, d'une réticence à se déplacer ou de signes compatibles avec la fourbure. Un vétérinaire peut déterminer si le problème est lié au tube digestif, à l'alimentation, aux médicaments, à une maladie ou à un autre problème de santé.
Tous les chevaux n'ont pas besoin d'un probiotique, mais certains peuvent bénéficier d'un soutien probiotique pendant les périodes de perturbation digestive, de stress, de transport, de traitement antibiotique ou de changement d'alimentation. Les probiotiques fournissent des microbes vivants bénéfiques qui favorisent un environnement microbien sain dans l'intestin. Optimum Digestive Health combine des probiotiques et des prébiotiques pour favoriser la santé intestinale, la fonction immunitaire et un environnement stable dans l'intestin postérieur dans le cadre d'un programme équilibré d'alimentation et de régie. [10]
Un cheval peut bénéficier d'un supplément pour soutenir la santé intestinale s'il est sujet aux troubles digestifs, à une diminution de l'appétit, à des crottins mous, aux changements liés au stress, au stress du transport ou à des changements de régie qui compromettent la stabilité digestive. Les suppléments pour soutenir la santé intestinale ne remplacent pas de bons fourrages, des transitions alimentaires graduelles, de l'eau propre et des routines constantes, mais ils peuvent contribuer au confort digestif des chevaux qui ont besoin d'un soutien nutritionnel supplémentaire. Visceral+ est formulé pour soutenir à la fois la santé gastrique et celle de l'intestin postérieur, ce qui en fait une option utile pour les chevaux ayant besoin d'un soutien digestif complet.
Résumé
Le microbiome intestinal du cheval est la communauté de micro-organismes qui vivent dans son tube digestif. Il est composé principalement de bactéries, ainsi que de plus petites populations de protozoaires, d’archées et d’autres microbes. Ces micro-organismes aident le cheval à fermenter les fibres provenant des fourrages, produisant des acides gras volatils que le cheval peut utiliser comme source d’énergie.
- Le microbiome intestinal est principalement situé dans l’intestin postérieur, où les bactéries et autres microbes fermentent les fibres pour produire des acides gras volatils, qui constituent la principale source d’énergie du cheval
- Un microbiome sain favorise la digestion, l’utilisation des nutriments, la fonction immunitaire, l’intégrité de la barrière intestinale et la protection contre les bactéries et les toxines nocives
- La dysbiose intestinale survient lorsque les microbes nuisibles sont plus nombreux que les microbes bénéfiques, ce qui peut entraîner des troubles digestifs ainsi que d’autres problèmes de santé et de performance
- Les facteurs déclencheurs de la dysbiose comprennent les changements brusques d’alimentation, les repas riches en amidon, les changements saisonniers de fourrage, le stress, le transport, les maladies, les antibiotiques, la vermifugation, l’âge et les changements rapides de la charge de travail
- Pour favoriser la santé intestinale, il est important de privilégier un fourrage de bonne qualité, de limiter l’apport en amidon, d’apporter les changements alimentaires progressivement, de maintenir une routine stable, de gérer le stress, de favoriser une bonne hydratation et d’offrir un exercice régulier
Références
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