Les ânes et les chevaux peuvent être élevés de manière similaire, mais ce sont deux espèces distinctes qui ont évolué indépendamment. En conséquence, les ânes ont des besoins nutritionnels uniques et ils sont confrontés à des problèmes de santé qui diffèrent de ceux des chevaux.
Les ânes sont des descendants de l’âne sauvage d’Afrique (Equus africanus), une espèce qui a évolué dans des climats désertiques arides. Dans ces environnements difficiles, E. africanus dépendant de plantes rares et peu caloriques pour répondre à ses besoins alimentaires. [1]
L’âne moderne a hérité de cette capacité à bien fonctionner avec des fourrages de moindre qualité, ce qui lui permet de maintenir son état de chair avec des ressources limitées. Cette résilience est l’une des raisons pour lesquelles les ânes sont encore des animaux de travail précieux dans de nombreux pays en développement.
En Amérique du Nord, les ânes sont plus couramment gardés comme montures de loisirs et animaux de compagnie. Ce mode de vie tranquille, combiné à des fourrages de meilleure qualité et une efficacité digestive accrue, expose les ânes à des risques d’obésité, de troubles métaboliques et de problèmes de sabots.
Pour ces raisons, l’alimentation d’un âne nécessite une approche différente de celle utilisée pour les chevaux. Poursuivez votre lecture pour tout savoir sur les besoins nutritionnels uniques des ânes et comment y répondre de façon optimale.
Comment les ânes diffèrent-ils des chevaux?
Les ânes et les chevaux appartiennent tous deux au genre Equus, mais ils présentent des différences physiques clés qui influencent la façon dont ils doivent être gérés et nourris.
Les ânes ont évolué à partir de l’âne sauvage d’Afrique, qui vivait dans des environnements semi-arides et montagneux avec une végétation clairsemée. En revanche, les chevaux sauvages ont généralement accès à une végétation plus abondante. [7] Les ânes possèdent également des adaptations anatomiques, physiologiques et comportementales uniques liées à la vie dans des conditions sèches avec une végétation minimale.
Anatomie
Les ânes et les chevaux diffèrent par leur taille physique. Un âne moyen mesure entre 91 et 122 cm (36 à 48 po) de hauteur et pèse environ 180 à 230 kg (400 à 500 lb). Cela est considérablement plus petit qu’un cheval moyen, qui mesure souvent entre 147 et 183 cm (58 à 72 po) de hauteur et pèse entre 400 et 640 kg (900 à 1 400 lb).
Ces différences physiques ont des implications pratiques pour les soins, le maniement et le travail des ânes. La taille plus petite et robuste des ânes les rend particulièrement bien adaptés au transport de charges sur des terrains difficiles.
Les ânes ont généralement un dos plus plat, des os crâniens plus gros et des oreilles plus longues et épaisses que les chevaux. En revanche, les chevaux ont souvent un dos légèrement arqués et des oreilles plus courtes.
Les longues oreilles des ânes sont associées à une meilleure ouïe et à une dissipation de la chaleur accrue dans les climats chauds. De plus, leur mâchoire plus large et plus robuste facilite la mastication de matières végétales fibreuses.
Les ânes ont également des sabots plus petits et un angle de pied plus droit que ceux des chevaux (généralement 5° à 10° plus droit). Leurs sabots ont également tendance à être plus carrés, avec une sole en forme de U. [7]
Les sabots des ânes absorbent plus d’eau que ceux des chevaux, une caractéristique d’adaptation à leur habitat aride naturel. Cependant, cette absorption accrue rend les ânes plus sensibles aux problèmes de sabots dans des environnements humides ou tempérés, comme les champs ou les enclos dont le drainage est inadéquat. [7]
Les caractéristiques uniques des sabots des ânes soulignent l’importance de travailler avec un maréchal-ferrant connaissant bien l’anatomie des sabots des ânes ainsi que leurs différences par rapport aux sabots des chevaux, afin d’assurer des soins appropriés pour votre âne.
Digestion chez les ânes
Les ânes possèdent un système digestif plus efficace que celui des chevaux, ce qui leur permet d’extraire efficacement les nutriments et l’énergie de fourrages pauvres en calories. [1] Cette efficacité signifie qu’ils ont besoin d’une alimentation soigneusement gérée pour éviter une prise de poids et les problèmes de santé qui y sont associés.
Autant les chevaux que les ânes dépendant des microbes de l’intestin postérieur pour décomposer les fibres qui ne peuvent pas être digérées dans l’intestin grêle. Grâce à la fermentation dans l’intestin postérieur, les microbes produisent des enzymes qui décomposent les fibres en morceaux plus petits, générant des acides gras volatils (AGV), qui sont absorbés et utilisés comme source d’énergie.
Cependant, les ânes ont un temps de rétention moyen plus long que les chevaux, ce qui signifie que les fourrages restent plus longtemps dans leur tractus digestif. Ce temps prolongé dans l’intestin postérieur permet aux ânes de décomposer plus efficacement les matières végétales fibreuses, produisant davantage d’AGV à utiliser comme source d’énergie.
En raison de leur temps de digestion accru et de leur production d’AGV plus élevée, les ânes ont une meilleure efficacité alimentaire que les chevaux. Cela signifie qu’ils peuvent extraire davantage de nutriments d’une végétation clairsemée et fibreuse pour répondre à leurs besoins nutritionnels. [1]
Comportement des ânes
Les ânes et les chevaux présentent des tendances comportementales distinctes qui influencent leur gestion. Alors que les chevaux ont évolué pour développer une forte réaction de fuite afin d’échapper aux dangers perçus, les ânes possèdent une réaction de combat plus développée.
De plus, il peut être plus difficile d’évaluer la douleur chez les ânes que chez les chevaux, car les ânes ont tendance à montrer des expressions subtiles de douleur, de peur et d’inconfort. Les signes de stress ou de douleur chez les ânes peuvent inclure des changements dans la posture du corps et une augmentation des mouvements de la queue. [5]
Observez votre âne pour bien connaître son comportement de base, c’est-à-dire son comportement normal lorsqu’il est en bonne santé. Comprendre ce comportement de base facilite la détection des changements subtils qui pourraient indiquer du stress ou de la douleur. En repérant ces signes tôt, vous pourrez intervenir rapidement et potentiellement prévenir des problèmes de santé tels qu’une perte de poids inattendue.
Une gestion appropriée des ânes consiste également à s’assurer que leurs besoins sociaux sont comblés. À l’état sauvage, les ânes créent des liens très forts avec leurs congénères. Séparer des ânes qui sont proches peut entraîner un stress accru et une perte d’appétit. [7]
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Problèmes de santé chez les ânes
La capacité des ânes à facilement se nourrir de fourrages riches en fibres signifie qu’ils peuvent être gardés dans des environnements plus secs où les chevaux ne s’en sortiraient pas aussi bien.
Cependant, ce métabolisme efficace signifie également que les ânes peuvent prendre du poids facilement, ce qui augmente ainsi leur risque d’obésité et de problèmes métaboliques. Les ânes ont également d’autres problèmes de santé potentiels uniques qui diffèrent de ceux des chevaux.
Troubles métaboliques
Les troubles métaboliques chez les ânes désignent un ensemble d’affections qui perturbent les processus métaboliques normaux, impliquant souvent la régulation de l’insuline et le stockage des graisses.
Comme chez d’autres équidés, la résistance à l’insuline est une préoccupation fréquente chez les ânes, en particulier ceux qui se nourrissent de fourrages de haute qualité ou de moulées riches en énergie.
Syndrome métabolique asinien
Les ânes, comme les chevaux, peuvent développer une forme de syndrome métabolique, connu chez les ânes sous le nom de syndrome métabolique de l’âne ou asinien (SMA). Le SMA se caractérise par une résistance à l’insuline, une obésité et des épisodes récurrents de laminite. Cependant, tous les ânes atteints de SMA ne sont pas obèses et les ânes maigres peuvent également développer le SMA. [11]
Si le SMA est suspecté, il est fortement recommandé de faire un test afin de vérifier la présence potentielle d’une résistance à l’insuline. Le test de tolérance au glucose administré par voie intraveineuse est considéré comme la méthode la plus précise pour diagnostiquer le syndrome métabolique chez les ânes. [12]
Étant donné l’absence de protocoles de traitement spécifiques aux ânes pour le syndrome métabolique, les recommandations pour les chevaux sont généralement appliquées aux ânes. Celles-ci incluent notamment la réduction de l’amidon et des sucres (glucides hydrolysables) dans l’alimentation tout en veillant à offrir un apport calorique adéquat pour maintenir ou atteindre un poids corporel sain.
Dysfonctionnement de la pars intermedia de la glande pituitaire
Le dysfonctionnement de la pars intermedia de la glande pituitaire (DPIP), également appelée maladie de Cushing équine, est un trouble hormonal qui affecte l’hypophyse chez les chevaux, les poneys et les ânes, en particulier lorsque ces derniers sont âgés. Le DPIP est moins fréquent chez les ânes que chez les chevaux, mais il peut tout de même les affecter.
Les signes courants du DPIP incluent la laminite chronique, une croissance excessive du poil et une mue anormale. [6] Cependant, les changements dans l’état du pelage peuvent être plus difficiles à identifier chez les ânes que chez les chevaux.
Les ânes possèdent naturellement des pelages plus longs et plus épais que les chevaux. De plus, la mue des ânes débute plus tôt en hiver et se poursuit plus tard au printemps que les chevaux en bonne santé.
Hyperlipidémie
La dyslipidémie, qui désigne un métabolisme lipidique (des graisses) dysfonctionnel, est plus fréquente chez les ânes que chez les chevaux et les poneys. Les ânes sont prédisposés à cette maladie, car ils sont très efficaces pour stocker et mobiliser les graisses. [11]
L’hyperlipidémie désigne une libération rapide et excessive de graisses provenant des tissus adipeux dans la circulation sanguine. Cela peut entraîner une hyperlipémie, une forme grave d’hyperlipidémie qui peut provoquer des lésions hépatiques et rénales potentiellement mortelles.
Une mobilisation rapide des graisses conduisant à l’hyperlipidémie est plus probable en cas de bilan énergétique négatif, comme dans les cas de restriction calorique extrême visant la perte de poids. [11]
Les facteurs de risque pour le développement de l’hyperlipémie chez les ânes incluent :
- Des problèmes de santé ou maladies sous-jacents
- Une perte d’appétit
- Une perte de poids rapide
- Des maladies dentaires
- Le vieillissement
- L’obésité
- La gestation et la lactation
Obésité
En raison de leur efficacité digestive et de leur prédisposition aux troubles métaboliques, les ânes élevé dans un contexte domestique sont fortement sujets à l’obésité. Pour éviter une prise de poids excessive, il est important d’élaborer des plans d’alimentation et de gestion adaptés aux ânes et qui ne fournissent pas trop d’énergie.
Les ânes stockent les graisses différemment des chevaux, développant des dépôts graisseux sur les fesses, le tronc, l’encolure et la région abdominale. Au fil du temps, ces dépôts de graisse peuvent devenir durs et calcifiés. Les dépôts graisseux calcifiés peuvent persister même après une perte de poids et ne devraient pas avoir d’impact sur leur note d’état de chair. [2]
Les plans visant une perte de poids chez les ânes doivent être progressifs, visant une réduction graduelle ne dépassant pas 2 % du poids corporel par mois. Cette approche prudente est essentielle, car les ânes sont sensibles à l’hyperlipémie.
Vous pouvez suivre les progrès de la perte de poids de votre âne en utilisant le tableau de note d’état de chair pour les ânes et le nomogramme de poids corporel du Donkey Sanctuary, un chef de file dans l’instauration d’une échelle spécifique aux ânes. [4]
Ânes en insuffisance pondérale
Bien qu’un excès de poids soit une préoccupation plus courante pour les ânes, il arrive tout de même que certains d’entre eux aient du mal à maintenir leur état de chair. Si votre âne est maigre, il est important de consulter votre vétérinaire pour identifier les problèmes de santé, dentaires ou de gestion qui pourraient contribuer à ses problèmes de poids.
Les problèmes de santé associés à une perte de poids ou à un état de chair insuffisant incluent :
- Des problèmes dentaires
- Des parasites
- Des problèmes gastro-intestinaux
- Le DPIP
- Le stress et la douleur
Note d’état de chair chez les ânes
Une évaluation objective de l’état de chair de votre âne est essentielle pour savoir s’il est en surpoids ou en insuffisance pondérale et pour suivre les changements au fil du temps.
Les ânes sont évalués sur une échelle de 1 à 5, qui diffère du système de 1 à 9 utilisé pour les chevaux et les poneys. [4]
1) Mauvais (très maigre/émacié)
- Encolure étroite, os facilement palpables
- Épaules saillantes
- Apophyses du garrot visibles
- Côtes visibles à distance
- Ventre relevé
- Colonne vertébrale et os des hanches visibles
2) Modéré (maigre)
- Léger développement musculaire au niveau de l’encolure; jonction de l’encolure et des épaules légèrement marquée
- Légère couverture musculaire au niveau du garrot dorsal
- Côtes palpables mais non visibles
- Couverture musculaire insuffisante de part et d’autre de la ligne du dos
- Faible couverture musculaire au niveau de l’arrière-main
- Os des hanches légèrement arrondis, palpables avec une légère pression
3) Idéal
- Bon développement musculaire, os palpables sous une fine couche de muscle et de graisse
- Transition harmonieuse entre l’encolure et les épaules
- Couverture adéquate au niveau du garrot, qui s’intègre naturellement au dos
- Côtes couvertes d’une légère couche de graisse/muscle, mais palpables avec une légère pression
- Ventre ferme avec un bon tonus musculaire
- Os des hanches arrondis, palpables avec une légère pression
- Bonne couverture musculaire de l’arrière-main
4) En surpoids (gras)
- Encolure épaisse avec une crête dure
- Épaules recouvertes d’une couche uniforme de graisse
- Garrot large, os palpables sous pression
- Côtes palpables uniquement avec une pression ferme
- Ventre proéminent
- Processus dorsaux et transversaux palpables uniquement avec une pression ferme
- Arrière-main arrondie, os palpables uniquement avec une pression
- Dépôts adipeux uniformes
5) Obèse (très gras)
- Crête de l’encolure bombée
- Épaules arrondies et proéminentes
- Garrot large, os palpables uniquement sous pression
- Dépôts adipeux importants et inégaux sur les côtes et le ventre
- Dos large avec des plis marqués
- Os des hanches non palpables, dépôts adipeux proéminents possibles
- Dépôts adipeux inégaux et proéminents
Surveillez la note d’état de chair de votre âne au moins une fois par mois, ou plus fréquemment s’il suit un programme de prise ou de perte de poids.
8 étapes pour nourrir votre âne
Nourrir votre âne avec une alimentation adaptée nécessite une approche individualisée qui prend en compte ses besoins alimentaires uniques ainsi que les différences métaboliques qui le distinguent des chevaux.
Voici huit étapes simples à suivre pour concevoir un programme alimentaire pour votre âne. L’utilisation de ce guide vous aidera à prévenir les carences nutritionnelles tout en gardant votre âne dans un état de chair approprié.
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1) Identifiez l’état de santé
Avant de créer un plan alimentaire, il est important d’évaluer la santé globale de votre âne et d’identifier toute maladie ou problème qui doit être pris en compte. Les problèmes de santé courants chez les ânes, comme les troubles métaboliques, les problèmes dentaires ou les affections des sabots, nécessitent souvent des ajustements alimentaires spécifiques.
Si vous suspectez que votre âne peut avoir des problèmes de santé, consultez un vétérinaire pour un examen complet. Un vétérinaire pourra fournir un diagnostic, un plan de traitement et des recommandations pour des changements alimentaires adaptés aux besoins uniques de votre âne.
2) Commencez par le fourrage
Le fourrage constitue la base de l’alimentation des équidés. Une alimentation équilibrée à base de fourrage permet d’imiter les habitudes de pâturage naturelles de votre âne, soutient la santé intestinale et favorise le bien-être général.
Pour les ânes adultes, l’apport quotidien en fourrage, sur une base de matière sèche, devrait représenter 1,3 % à 1,7 % de leur poids corporel pour couvrir leurs besoins énergétiques. [1]
Dans la plupart des cas, un apport d’environ 1,5 % du poids corporel en foin par jour est suffisant. Par exemple, un âne moyen de 225 kg (500 lb) a besoin d’environ 3,4 kg (7,5 lb) de fourrage par jour.
Il n’est généralement pas recommandé d’offrir du foin à volonté pour les ânes. Lorsqu’ils ont un accès illimité au foin, ceux-ci ont tendance à consommer plus de 2 % de leur poids corporel en fourrage, ce qui entraîne un apport énergétique excessif et une prise de poids.
Le choix d’un fourrage approprié est une étape importante pour équilibrer l’alimentation des ânes. Étant donné leur digestion très efficace, le foin de graminées de faible qualité ou la paille sont idéaux, car ces fourrages ont une teneur plus faible en énergie, en protéines et en glucides hydrolysables, tout en étant riches en fibres. Quand on parle de faible qualité, on fait référence aux fourrages matures moins riches en nutriments, qui se rapprochent du régime alimentaire naturel auquel un âne aurait accès dans son habitat naturel.
Pour éviter une prise de poids, la paille peut constituer jusqu’à 75 % de l’apport en fourrage dans le régime alimentaire de l’âne. Le reste peut être fourni sous forme de foin ou de pâturage de faible qualité.
3) Prolongez le temps que votre âne passe à rechercher de la nourriture
Bien que rationner l’apport en fourrage de votre âne soit important pour maintenir son poids, il est tout aussi important de prolonger le plus possible le temps qu’il passe à consommer du foin tout au long de la journée pour favoriser sa santé globale.
Les ânes expriment naturellement un comportement de recherche de nourriture, broutant généralement des matières végétales riches en fibres jusqu’à 16 heures par jour dans la nature. Fournir une alimentation qui imite ces comportements naturels de pâturage aide à satisfaire son instinct de recherche de nourriture, réduisant les comportements liés à l’ennui et au stress.
Le système digestif de l’âne est également adapté à un apport constant en fourrage, ce qui réduit les risques de problèmes comme les coliques et les ulcères gastriques. La prolongation du temps passé à s’alimenter maintient un flux constant de matière fibreuse dans le tube digestif, favorisant un équilibre sain des bactéries intestinales.
Les filets à foin à distribution lente sont un outil efficace pour prolonger la consommation de fourrage de votre âne. Ces filets permettent également de mieux diviser le foin en portions afin d’éviter la suralimentation.
4) Gérez l’apport calorique
Des recherches menées par le Donkey Sanctuary estiment que les ânes adultes à l’entretien nécessitent 80 à 95 kJ d’énergie digestible (ED) par kilogramme de poids corporel. Cela correspond à 4,7 à 5,75 Mcal par jour pour un âne moyen de 220 kg (500 lb). [1]
Ces estimations correspondent aux recommandations antérieures indiquant que les ânes ont besoin d’environ 75 % de l’apport énergétique aux chevaux ayant un poids corporel similaire. [8]
En général, les ânes ne doivent pas être nourris avec des concentrés comme les céréales ou les moulées sucrées, car ces derniers ont tendance à être riches en énergie et à fournir un excès de calories.
Si des calories supplémentaires sont nécessaires, du foin à volonté peut être proposé. Des sources de fibres ou de gras fortement digestibles peuvent également être ajoutées pour augmenter la densité énergétique de l’alimentation sans ajouter de sucre ni d’amidon.
Les ânes en croissance, en lactation ou en gestation ont des besoins énergétiques accrus.
Bien que les recherches se penchant spécifiquement sur les ânesses gestants soient limitées, les lignes directrices actuelles suggèrent les augmentations suivantes en ce qui a trait aux besoins énergétiques pendant la gestation : [1]
- 9e mois : augmenter l’apport énergétique de 11 %
- 10e mois : augmenter l’apport énergétique de 13 %
- Derniers mois : augmenter l’apport énergétique de 20 %
Chez les ânes, la période de gestation est plus longue et moins prévisible que chez les chevaux, allant généralement de 11 à 14,5 mois, comparativement à 11 à 12 mois pour les chevaux. [1]
5) Limitez l’accès aux pâturages
Un apport élevé en énergie, en protéines et en glucides hydrolysables expose les ânes au risque d’obésité, de résistance à l’insuline et de laminite. L’herbe de pâturage fraîche est généralement riche en ces nutriments, ce qui en fait une source de fourrage inadaptée pour la plupart des ânes.
Dans la mesure du possible, les ânes doivent être gardés sur une parcelle sèche avec un accès à du foin et de la paille en portions adéquates.
S’il est impossible d’éviter les pâturages, une muselière de pâturage doit être utilisée pendant les sorties pour limiter la quantité de pâturage consommée par votre âne. Cette approche aide à gérer le poids et soutient la santé métabolique.
6) Surveillez l’état de chair
Il est essentiel de comprendre l’échelle d’état de chair spécifique aux ânes pour surveiller efficacement leur santé. Étant donné que les ânes sont sujets à la prise de poids et à l’obésité, une évaluation précise de leur état de chair est cruciale pour adapter leur régime alimentaire en conséquence.
Les ânes développent souvent une apparence ventrue en raison du temps de rétention prolongé des fourrages dans leur système digestif. C’est pourquoi ils doivent être évalués à l’aide d’un système de notation de l’état de chair spécifique aux ânes, plutôt que des échelles conçues pour les chevaux.
L’évaluation de l’état de chair des ânes se concentre sur la répartition des graisses au niveau de l’encolure, du garrot et de l’arrière-main, en mettant moins d’accent sur l’abdomen.
L’accumulation de graisse au niveau de la crête d’encolure peut également indiquer une résistance à l’insuline chez les ânes. Gardez en tête qu’une fois qu’un âne a développé des dépôts adipeaux sur la crête de l’encolure, ces dépôts pourraient demeurer intacts même s’il perd du poids dans d’autres parties du corps. [1]
7) Équilibrez les vitamines et les minéraux
À l’heure actuelle, les estimations des besoins en vitamines et minéraux des ânes sont basées sur les lignes directrices du National Research Council (NRC) pour les chevaux. Bien qu’on pense que les ânes pourraient avoir des besoins légèrement inférieurs à ceux des chevaux, la recherche sur les besoins spécifiques en vitamines et minéraux pour les ânes reste limitée. [1]
Pour éviter les carences nutritionnelles dans le régime alimentaire de votre âne, utilisez un supplément concentré en vitamines et minéraux plutôt qu’une moulée équilibrée ou enrichie. L’utilisation d’un supplément concentré à faible dosage permet de répondre aux besoins nutritionnels de votre âne sans ajouter de calories inutiles.
Omneity® P – Pellets de Mad Barn est un supplément complet de vitamines et minéraux avec un faible taux d’alimentation qui est adapté pour répondre aux besoins en micronutriments essentiels des ânes. Omneity® contient des oligo-éléments organiques à 100 % et fournit suffisamment de zinc, de cuivre et de biotine pour soutenir un métabolisme sain ainsi que la croissance des sabots.
La dose recommandée pour un âne moyen de 225 kg (500 lb) est de 100 grammes (1 mesure) par jour de granulés Omneity®. Cette portion fournit les vitamines et minéraux nécessaires sans ajouter de calories excessives à l’alimentation.
Un accès à volonté au sel en vrac doit être disponible en tout temps pour votre âne. L’apport en sel favorise non seulement la consommation d’eau, mais fournit également du sodium, un électrolyte clé nécessaire au bon fonctionnement de l’organisme.
De plus, de l’eau fraîche doit toujours être mise à disposition pour assurer une hydratation optimale.
8) Assurez-vous de combler les besoins en protéines et en acides aminés
Les ânes ont besoin de moins de protéines dans leur régime alimentaire que les chevaux, mais il est tout de même important d’en fournir suffisamment pour maintenir la santé des sabots, la qualité du pelage, l’entretien musculaire et la croissance. [9]
Les protéines fournissent des acides aminés et de l’azote à l’organisme. Ceux-ci sont nécessaires à la construction et à la réparation des tissus, à la production d’enzymes et d’hormones et au soutien des fonctions corporelles générales.
Des recherches initiales suggèrent que les ânes ont besoin de moins de protéines alimentaires que les chevaux, car ils recyclent plus efficacement l’azote. Le recyclage de l’azote est le processus par lequel les ânes (et d’autres animaux) réutilisent l’azote issu de la dégradation des protéines dans leur corps, plutôt que de l’excréter sous forme de déchet. Cela leur permet de conserver les protéines et de répondre efficacement à leurs besoins nutritionnels avec un apport en protéines plus faible. [9]
Un recyclage plus efficace de l’azote chez les ânes a été suggéré par des recherches montrant que les ânes peuvent consommer moins de 20 grammes de protéines par jour sans montrer de signes de carence en protéines. [10]
Toutefois, pour répondre aux besoins nutritionnels des ânes, le Donkey Sanctuary recommande que les adultes reçoivent 40 grammes de protéines brutes pour 100 kg (220 lb) de poids corporel. [3] Pour un âne moyen de 225 kg (500 lb), cela équivaut à 90 grammes de protéines par jour, ce qui peut être obtenu grâce à un régime composé de foin de graminées et de paille mélangés.
Dans la plupart des cas, si les besoins énergétiques d’un âne sont comblés, son apport en protéines est probablement suffisant. [1] Cependant, il est recommandé de réaliser une analyse de foin pour garantir que leurs besoins en protéines sont entièrement comblés.
Malgré leur capacité à recycler efficacement l’azote pour répondre à leurs besoins en protéines, les ânes ont tout de même besoin d’acides aminés essentiels dans leur alimentation. La lysine, la méthionine et la thréonine sont trois acides aminés qu’ils ne peuvent pas produire eux-mêmes, même si leur apport en azote est suffisant. Ces acides aminés sont importants pour la fonction immunitaire, la cicatrisation, la reproduction, la croissance des sabots et bien plus encore.
Omneity® P – Pellets de Mad Barn contient des protéines de lactosérum riches en acides aminés essentiels. Une supplémentation avec Omneity® fournit 3 grammes de lysine, méthionine et thréonine par portion adaptée aux ânes.
Exemples de régimes alimentaires pour ânes
Voici trois exemples de régimes alimentaires pouvant être adaptés pour votre âne en fonction de sa note d’état de chair. Le régime d’entretien convient aux ânes ayant un poids corporel approprié, le régime de perte de poids s’adresse aux ânes en surpoids et le régime de prise de poids est destiné à ceux souffrant d’insuffisance pondérale.
L’instauration de l’un de ces programmes alimentaires garantit que les besoins nutritionnels de votre âne sont comblés. Si vous ne savez pas quel régime convient à votre âne, consultez un nutritionniste équin avant de modifier son alimentation.
Si votre âne perd du poids de manière inattendue, consultez votre vétérinaire pour écarter une cause médicale avant d’effectuer des changements alimentaires. Modifiez toujours l’alimentation de façon progressive afin que le système digestif de votre âne ait le temps de s’adapter.
Exemple de régime alimentaire d’entretien
Le régime alimentaire suivant est destiné à un âne adulte de 225 kg (500 lb) à l’entretien, avec une note d’état de chair idéale de 3 sur l’échelle à 5 points pour les ânes.
Ce régime fournit 1,7 % du poids corporel en fourrage pour maintenir l’état de chair.
| Aliment | Régime d’entretien |
|---|---|
| (Quantité / Jour) | |
| Paille (à volonté) | ~2 kg (4,4 lb) |
| Foin de graminées | 2 kg (4,4 lb) |
| Granulés Omneity® | 100 g (1 mesure) |
| Sel | 15 g (1 c. à soupe) |
Exemple de régime pour la perte de poids
Les ânes en surpoids ont besoin d’une diminution progressive des calories dans leur alimentation pour favoriser une perte de poids saine sans les exposer à un risque d’hyperlipémie. Il est généralement recommandé de ne pas excéder 2 % de variation du poids corporel au cours d’un seul et même mois. [11]
Pour réduire l’apport calorique des ânes tout en maintenant une alimentation riche en fourrage, une plus grande proportion de leur consommation de fourrage devrait provenir de la paille. Si la paille n’est pas disponible, du foin de graminées de faible qualité peut être utilisé.
Les stratégies de perte de poids chez les ânes sont similaires à celles utilisées pour les chevaux :
- Donner un fourrage de moindre qualité
- Rationner la consommation de fourrage
- Utiliser des muselières de pâturage
- Employer des filets à foin ou des mangeoires à alimentation lente
- Fournir du foin trempé
L’exercice est un autre élément clé de la perte et de la gestion du poids chez les ânes. Consultez votre vétérinaire pour concevoir un programme d’exercice adapté.
L’exemple de régime alimentaire suivant est basé sur un âne adulte de 225 kg (500 lb) à l’entretien ayant une note d’état de chair de 4 sur l’échelle à 5 points pour les ânes.
Pour promouvoir la perte de poids, le fourrage est limité à 1,3 % – 1,5 % du poids corporel actuel de l’âne. Une proportion plus importante du fourrage est composée de paille, qui est généralement moins dense en énergie que le foin de graminées de qualité moyenne.
Tous les changements alimentaires pour les ânes doivent être mis en place graduellement, sur une période de 4 à 6 semaines. [1]
| Aliment | Régime pour la perte de poids |
|---|---|
| (Quantité / Jour) | |
| Paille (à volonté) | ~2 kg (~4,4 lb) |
| Foin de graminées | 1 kg (2,2 lb) |
| Granulés Omneity® | 100 g (1 mesure) |
| Sel | 15 g (1 c. à soupe) |
Exemple de régime pour la prise de poids
Les ânes en insuffisance pondérale ont besoin d’une augmentation progressive de leur apport calorique pour favoriser une prise de poids saine. Pour augmenter les calories, du fourrage (foin et paille) à volonté devrait être fourni. L’augmentation de l’apport en fourrage est la méthode la plus sûre pour encourager une prise de poids saine chez les ânes.
En raison de leur grande efficacité digestive et de leur susceptibilité aux problèmes métaboliques, les céréales commerciales ne sont pas recommandées pour les ânes. Une alimentation incluant des moulées à base de céréales augmente le risque de laminite et de coliques. [13][14]
Au lieu de cela, il faut fournir de l’énergie supplémentaire à partir de sources de fibres ou de matières grasses hautement digestibles. La pulpe de betterave est une excellente source de fibres hautement digestibles pour augmenter l’apport calorique des ânes en insuffisance pondérale.
L’exemple de régime alimentaire suivant est basé sur un âne adulte de 225 kg (500 lb) à l’entretien, avec une note d’état de chair de 2 sur l’échelle à 5 points pour les ânes. Pour encourager une prise de poids saine, le fourrage est offert sans restriction tandis que de la pulpe de betterave et de l’huile sont ajoutées comme sources supplémentaires de calories.
| Aliment | Régime pour la prise de poids |
|---|---|
| (Quantité / Jour) | |
| Paille (à volonté) | ~1,75 kg (~3,85 lb) |
| Foin de graminées | 2,25 kg (~5 lb) |
| Pulpe de betterave | 250 g (poids sec) |
| Huile w-3 | 30 à 60 mL (1 à 2 oz) |
| Granulés Omneity® | 100 g (1 mesure) |
| Sel | 15 g (1 c. à soupe) |
Une fois que votre âne a atteint un état de chair idéal, passez à un régime d’entretien afin d’éviter un apport calorique excessif une fois que son poids corporel s’est amélioré. S’il recommence à perdre du poids après être passé à un régime d’entretien, consultez votre vétérinaire.
Questions fréquemment posées
Voici quelques questions fréquemment posées sur l'alimentation et la gestion des ânes :
Les ânes diffèrent des chevaux par leur digestion, leur comportement, la structure de leurs sabots et leurs besoins nutritionnels. Les ânes ont évolué dans des environnements secs avec peu de fourrage, ce qui les rend plus efficaces pour extraire l'énergie des aliments riches en fibres. Cela signifie que le foin riche, les céréales ou les pâturages luxuriants peuvent facilement fournir un excès de calories. Les ânes montrent aussi la douleur de façon plus subtile et nécessitent des soins des sabots adaptés à leurs sabots plus droits et sensibles à l'humidité.
Le foin de graminées de faible qualité et la paille sont souvent les meilleurs choix de fourrage pour les ânes parce qu'ils fournissent des fibres sans trop de calories. Un fourrage mature et moins énergétique se rapproche davantage de ce que les ânes ont évolué pour manger. La paille peut représenter une grande partie de l'alimentation de nombreux ânes adultes en bonne santé, tandis que le foin peut combler les besoins restants en fourrage selon l'état corporel.
Un âne adulte a généralement besoin d'environ 1,3 % à 1,7 % de son poids corporel en fourrage par jour sur une base de matière sèche. Dans plusieurs cas, fournir environ 1,5 % du poids corporel est suffisant. Un âne standard de 500 lb (225 kg) peut avoir besoin d'environ 7,5 lb (3,4 kg) de fourrage par jour, ajusté selon son état corporel et sa santé.
Le foin à volonté n'est généralement pas recommandé pour les ânes qui maintiennent facilement leur poids. Les ânes mangent souvent plus de 2 % de leur poids corporel lorsque le foin est offert sans restriction, ce qui peut entraîner un apport calorique excessif et une prise de poids. Le rationnement du foin, l'utilisation de paille et l'offre de fourrage dans des mangeoires lentes peuvent aider à prolonger le temps d'alimentation sans suralimenter.
Les ânes sont sujets à l'obésité parce que leur système digestif est très efficace pour utiliser les fourrages fibreux faibles en calories. Lorsqu'ils reçoivent du foin riche, des concentrés ou des pâturages luxuriants, ils peuvent consommer plus d'énergie que nécessaire. L'excès de poids apparaît souvent sous forme de dépôts graisseux sur l'encolure, le tronc, les fesses et l'abdomen, augmentant le risque de problèmes métaboliques.
Le syndrome métabolique asin est une affection métabolique chez l'âne associée à la résistance à l'insuline, à l'obésité et à des épisodes récurrents de fourbure. Certains ânes atteints sont en surpoids, mais des ânes maigres peuvent également développer cette affection. Les changements alimentaires visent généralement à réduire le sucre et l'amidon tout en maintenant un apport calorique sain. Des tests vétérinaires sont importants lorsqu'une résistance à l'insuline ou des épisodes répétés de fourbure sont soupçonnés.
L'état corporel des ânes est évalué sur une échelle de 1 à 5, et non sur l'échelle de 1 à 9 utilisée pour les chevaux. Les propriétaires devraient évaluer la graisse et la musculature au niveau de l'encolure, du garrot, des côtes, du dos, du ventre et de l'arrière-main. Une note de 3 est considérée comme idéale. Une évaluation mensuelle aide à suivre les changements, particulièrement durant les programmes de perte ou de gain de poids.
Les ânes devraient généralement éviter les céréales, les moulées sucrées, les pâturages riches et les concentrés riches en calories parce que ces aliments peuvent augmenter le risque d'obésité, de fourbure et de troubles digestifs. L'herbe luxuriante est particulièrement risquée pour les animaux faciles à garder en chair. La plupart des ânes se portent mieux avec une alimentation contrôlée à base de fourrage comprenant du foin faible en énergie, de la paille, du sel, de l'eau fraîche et un supplément concentré de vitamines et minéraux.
Les ânes en surpoids ont besoin d'une perte de poids lente et soigneusement contrôlée afin de réduire le risque d'hyperlipémie. La perte de poids devrait généralement rester sous 2 % du poids corporel par mois. Une alimentation contenant davantage de paille et un fourrage moins calorique, du foin rationné, des mangeoires lentes, des muselières de pâturage, du foin trempé et un exercice approprié peuvent aider. Les changements alimentaires devraient être introduits graduellement sur une période de 4 à 6 semaines.
Un âne maigre devrait être évalué par un vétérinaire avant d'apporter des changements majeurs à son alimentation, puisque des problèmes dentaires, des parasites, le PPID, la douleur ou le stress peuvent être en cause. Des calories supplémentaires sont généralement ajoutées au moyen de fourrage offert sans restriction, de fibres hautement digestibles comme la pulpe de betterave ou de sources de gras. Les aliments à base de céréales ne sont pas idéaux parce qu'ils peuvent augmenter le risque de fourbure et de coliques.
Les ânes ont généralement besoin d'un supplément concentré de vitamines et de minéraux pour aider à équilibrer une alimentation à base de fourrage sans ajouter un excès de calories. Leurs besoins exacts en micronutriments sont encore estimés à partir des recommandations pour les chevaux, mais des carences peuvent quand même survenir avec une alimentation composée uniquement de foin et de paille. Du sel libre-service et de l'eau fraîche devraient également être disponibles en tout temps afin de soutenir l'hydratation et l'apport en sodium.
Les ânes ont généralement besoin de moins de protéines alimentaires que les chevaux parce qu'ils sont efficaces pour recycler l'azote. Les ânes adultes ont tout de même besoin de suffisamment de protéines et d'acides aminés essentiels pour la santé des sabots, la qualité du pelage, le maintien musculaire et la réparation des tissus. Un âne standard de 500 lb (225 kg) peut avoir besoin d'environ 90 g de protéines brutes par jour, souvent fournis par un mélange de foin de graminées et de paille.
Résumé
Étant donné que les ânes possèdent un système digestif plus efficace et présentent un risque plus élevé de troubles métaboliques, ils nécessitent une approche différente de celle utilisée pour les chevaux en ce qui a trait à leur alimentation et leur gestion.
- Les ânes sont adaptés à des environnements désertiques arides avec une végétation clairsemée, ce qui les rend sujets à l'obésité et à des problèmes de santé connexes dans des contextes modernes de gestion domestique.
- Le foin de faible qualité ou la paille doivent constituer la base de l'alimentation de votre âne pour soutenir sa santé intestinale, répondre à ses besoins comportementaux et favoriser le maintien d'un poids sain.
- Vous devez effectuer tout changement dans l'alimentation de votre âne de façon progressive afin d'éviter le risque d’hyperlipémie, qui peut être mortelle.
- Surveillez fréquemment la note d'état de chair de votre âne en utilisant l’échelle spécifique aux ânes et ajustez son régime alimentaire si nécessaire.
- Pour obtenir de l'aide dans la formulation d'un programme d'alimentation pour votre âne, soumettez les informations relatives à son alimentation en ligne pour une consultation gratuite avec nos nutritionnistes équins.
Références
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