Gérer un cheval qui souffre de diarrhée demande de porter une attention particulière à son régime alimentaire et à la régie quotidienne.
Dans certains cas, la diarrhée est un souci temporaire qui se règle de lui-même et ne requiert qu’un minimum d’intervention. Les cas chroniques où la diarrhée persiste pendant plus de 7 à 14 jours peuvent exiger une intervention plus substantielle.
Un certain nombre de facteurs différents peuvent causer la diarrhée chez les chevaux, y compris les suivants: [1][2]
- une infection bactérienne ou parasitaire;
- l’inflammation;
- l’administration de médicaments;
- le stress;
- l’environnement;
- les changements de régime alimentaire et d’aliments;
- la dysbiose.
En général, tout ce qui perturbe la population microbienne de l’intestin du cheval ou irrite la muqueuse intestinale peut compromettre la santé gastro-intestinale et la fonction digestive, et peut mener à la diarrhée.
Lorsqu’un cheval souffre de diarrhée, on doit commencer par évaluer attentivement le facteur le plus important, son régime alimentaire. [4] Les chevaux sujets aux problèmes intestinaux peuvent bénéficier d’une diète qui entretient une population microbienne stable dans l’intestin.
Dans cet article, nous abordons les dix meilleurs conseils pour nourrir les chevaux souffrant de diarrhée, notamment en évitant les changements brusques d’alimentation et en diminuant la consommation d’un surplus d’amidon.
Quelles sont les causes de la diarrhée chez les chevaux?
Il peut être difficile d’établir la cause de la diarrhée chez le cheval. Les causes potentielles sont nombreuses, y compris les infections bactériennes ou virales, ainsi que des causes non liées aux infections.
Parmi les causes de diarrhée non infectieuses les plus fréquentes chez les chevaux, on retrouve: [1][2]
- une surcharge en glucides;
- le foin moisi;
- le stress du transport et de la compétition;
- l’utilisation d’antibiotiques;
- les médicaments contre la douleur, y compris les AINS;
- la colite du côlon dorsal droit (ulcères de l’intestin postérieur);
- l’affection intestinale inflammatoire.
Il est important de se rappeler que la diarrhée est un symptôme et non une maladie. Les chevaux développent souvent la diarrhée due à d’autres troubles sous-jacents.
Malheureusement, la cause première peut être difficile à identifier et demeure non résolue dans 50 % des cas. [5][6]
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Le régime alimentaire et la santé intestinale du cheval
Les chevaux ont un système digestif très sensible que les changements d’alimentation ou de routine peuvent facilement perturber.
Les chevaux décomposent les aliments dans l’intestin postérieur, une particularité qui les distingue de la majorité des mammifères. L’intestin postérieur joue un rôle essentiel dans l’extraction de l’énergie et des nutriments à partir des fibres autrement indigestes que contiennent les fourrages. [7]
Le cæcum et le côlon qui forment l’intestin postérieur sont peuplés d’une vaste colonie de microbes qui fermentent les fibres contenues dans l’alimentation du cheval. La fonction intestinale, la digestion et la santé immunitaire normales dépendent beaucoup des colonies microbiennes qui se trouvent dans son intestin.
Les acides gras volatils (AGV) sont l’un des principaux sous-produits de la fermentation microbienne. Ces acides gras à chaîne courte sont absorbés et utilisés pour procurer l’énergie au cheval.
Les AGV sont également essentiels pour soutenir le renouvellement des cellules de la muqueuse intestinale. Les AGV favorisent la croissance de nouvelles cellules dans l’intestin, réduisent l’inflammation et maintiennent l’équilibre du pH. [4]
Toute perturbation ou tout changement dans la population bactérienne de l’intestin peut avoir un impact sur la production d’AGV, ce qui peut entraîner une diarrhée. [4]
En nourrissant le cheval de manière à favoriser une bonne digestion dans l’intestin postérieur et une population microbienne équilibrée, on peut réduire le risque de diarrhée chez les chevaux sujets aux troubles intestinaux.
Les changements d’alimentation peuvent également aider à résoudre la diarrhée du cheval actuellement confronté à ce problème.
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Comment nourrir un cheval qui souffre de diarrhée
Les chevaux qui souffrent régulièrement de diarrhée courent un plus grand risque de se déshydrater ou de développer des carences en nutriments secondaires.
La diarrhée se produit souvent à la suite de changements de motilité intestinale et du transit rapide des aliments à travers le système digestif. Lorsque les aliments passent trop rapidement dans les intestins, ces derniers n’ont plus le temps requis pour absorber l’eau et les nutriments.
Cela donne des crottins mous et aqueux, et diminue l’efficacité des aliments. Le cheval absorbe moins d’eau, de nutriments et de calories à partir de la nourriture qu’il consomme, ce qui peut mener à une perte de poids et à d’autres problèmes de santé.
Parmi les autres complications de la diarrhée équine chronique, on peut compter :
- le déséquilibre électrolytique;
- une faible croissance;
- la léthargie ou une baisse de performance;
- des carences en minéraux ou en vitamines;
- une peau, une robe ou des sabots en mauvais état;
- la perte de protéines ou hypoprotéinémie;
- la toxémie et l’endotoxémie (l’absorption de toxines);
- la laminite, dans les cas graves;
- les anomalies de coagulation sanguine (rare).
Étant donné que la cause est souvent inconnue, il peut être difficile de nourrir et de gérer les chevaux qui ont des crises fréquentes de diarrhée. Si le cheval souffre de diarrhée chronique, on doit modifier son régime alimentaire pour minimiser le risque de complications potentielles.
La première étape consiste à demander au vétérinaire d’examiner le cheval pour écarter les causes infectieuses de la diarrhée. Si le cheval est généralement en bonne santé, mais continue de souffrir de diarrhée, l’alimentation et la régie sont les meilleures options pour résoudre ce symptôme.
Voici quelques recommandations alimentaires pour aider à minimiser l’apparition de la diarrhée et favoriser la disparition des symptômes.
1) Assurer un apport suffisant en nutriments
Les chevaux sujets à la diarrhée peuvent souffrir d’un trouble gastro-intestinal non diagnostiqué, tel quel l’affection intestinale inflammatoire.
La diarrhée chronique est souvent associée à une mauvaise absorption des nutriments et à une perte de poids. Les chevaux sujets à la diarrhée peuvent avoir besoin de nutriments ou d’énergie calorique supplémentaires pour répondre à leurs besoins nutritionnels fondamentaux, soutenir leur fonction immunitaire et réparer leur muqueuse intestinale.
Les chevaux qui ont des crises de diarrhée de longue durée ou fréquentes peuvent diminuer leur apport alimentaire ou manquer d’appétit. Si la période de diminution de l’apport alimentaire se prolonge, elle peut mener à des carences en nutriments, et ainsi nuire à la santé et au bien-être général du cheval. [5]
Plus précisément, les chevaux dont la fonction intestinale postérieure est compromise pourraient absorber moins de vitamines B, qui sont synthétisées dans l’intestin postérieur. L’ajout d’un supplément équilibré de vitamines et de minéraux peut être bénéfique pour ces chevaux.
Si le cheval perd du poids à cause de la diarrhée chronique, il faut peut-être augmenter la densité calorique de son régime alimentaire, sans toutefois ajouter des amidons qui peuvent exacerber les problèmes intestinaux. La meilleure manière d’y parvenir est d’ajouter à sa diète des acides gras essentiels en lui donnant des suppléments à base d’huile.
Les besoins diffèrent d’un cheval à l’autre. Pour cette raison, il est recommandé de faire appel à un nutritionniste pour concevoir un régime alimentaire équilibré qui est optimisé pour répondre aux besoins nutritionnels du cheval concerné.
2) Fournir une grande quantité d’eau fraîche
Les chevaux qui souffrent de diarrhée perdent beaucoup d’eau dans leurs crottins et courent un risque accru de déshydratation. Certains chevaux déshydratés boivent moins d’eau pour maintenir l’équilibre électrolytique.
Il est important de s’assurer que le cheval boit suffisamment d’eau pour remplacer ce qu’il perd dans ses matières fécales, pour soutenir la santé intestinale et pour réduire le risque de coliques.
Il faut également veiller à lui donner beaucoup de sel pour encourager sa consommation d’eau. On peut ajouter une à deux cuillerées à table de sel libre ordinaire par jour à la ration et prévoir un accès en tout temps à du sel libre à volonté.
Si le cheval a connu un épisode de diarrhée prolongé, une supplémentation en électrolytes peut rétablir les niveaux d’électrolytes.
L’eau doit être tiède, soit à une température d’environ 20 °C ou 68 °F. Il faut nettoyer les seaux tous les jours et remplacer l’eau régulièrement pour empêcher la croissance des bactéries.
3) Évaluer la qualité et le type de fourrage
Choisir le bon foin peut également aider à prévenir la diarrhée et à la résoudre plus rapidement. Les foins avec une capacité de rétention d’eau accrue peuvent améliorer la consistance des crottins mous. En règle générale, les foins de graminées comme la fléole des prés sont préférables au foin de luzerne.
Pour les chevaux souffrant de troubles gastro-intestinaux, on recommande habituellement les cubes de foin à fibres courtes, le foin en comprimés ou le foin haché plutôt que le foin à fibres longues. [8]
Le choix d’un fourrage à fibres courtes peut soulager un côlon enflammé en réduisant la charge de travail du côlon. Ces fourrages sont plus digestibles et les nutriments sont plus faciles à décomposer et à absorber par le cheval.
De plus, les cubes et les comprimés de foin à tiges courtes constituent une source de fourrage homogène, fiable et bien équilibrée pour les chevaux qui voyagent et qui font de la compétition. Ceux-ci peuvent également être une bonne option pour les chevaux très sensibles qui ont du mal à gérer les changements de lots de fourrage.
Il faut toujours vérifier que le foin ne contient pas de moisissures avant de le donner aux chevaux. Le foin moisi contient des sous-produits toxiques appelés mycotoxines. Les chevaux qui ingèrent des mycotoxines peuvent développer de la diarrhée, ainsi que de nombreux autres symptômes.
4) Donner des aliments riches en fibres
En plus de choisir le bon foin pour le cheval, des additifs riches en fibre comme la pulpe de betterave peuvent aider à ralentir le temps de transit intestinal et à accroître la masse fécale.
L’augmentation de la teneur en fibres et en matières sèches dans l’alimentation ralentit la vitesse à laquelle la nourriture traverse l’intestin postérieur du cheval. Les fibres qui restent plus longtemps dans l’intestin postérieur peuvent avoir un effet prébiotique et encourager la prolifération des colonies bactériennes bénéfiques.
La pulpe de betterave est également très absorbante et peut aspirer une plus grande quantité du liquide qui se trouve dans l’intestin, ce qui aide à restaurer une motilité intestinale normale.
La supplémentation en psyllium
Donner un supplément de fibres de psyllium peut être bénéfique pour les chevaux sujets à la diarrhée. Le psyllium est une fibre soluble prébiotique qui peut : [8][20][21][2]
- modifier positivement le microbiome intestinal;
- augmenter la production d’AGV dans l’intestin postérieur;
- favoriser la réparation des muqueuses;
- accroître la motilité intestinale;
- augmenter la masse fécale grâce à l’absorption d’eau;
- amplifier les bienfaits anti-inflammatoires.
On recommandait précédemment de donner 100 g par jour pendant 3 à 6 mois. [23]
5) Éviter les changements brusques d’alimentation
Les chevaux ont évolué pour survivre grâce à une alimentation relativement homogène qui varie peu. Ils s’appuient sur le microbiome qui se trouve dans l’intestin postérieur pour décomposer leur nourriture et synthétiser certains nutriments.
Tout changement de régime alimentaire doit être fait lentement pour permettre aux populations microbiennes de s’adapter. La recherche montre que des changements importants peuvent se produire dans le microbiome lorsqu’on y introduit de nouveaux aliments. [36]
On doit accorder une attention particulière aux changements d’aliments comme ceux qui suivent: [10][11][12][13]
- un changement de type de grain ou d’aliment commercial;
- une augmentation de la quantité de céréales;
- un changement de type de fourrage;
- une augmentation de l’apport en matières grasses;
- un accès accru au pâturage et à l’herbe.
Il est normalement recommandé de prévoir au moins sept jours pour la transition vers un nouvel aliment, mais il est plus sûr de compter deux semaines. Si le cheval est particulièrement sensible, il peut être nécessaire de prolonger la durée de la transition. [10]
Un horaire régulier
En plus d’une alimentation homogène, il est recommandé de nourrir les chevaux selon un horaire régulier. Les changements inopinés de routine quotidienne peuvent causer du stress aux chevaux.
On sait que le stress prolongé a un impact négatif sur la fonction gastro-intestinale en réduisant la consommation de nourriture et en ralentissant la motilité intestinale.
Des changements brusques dans la routine du cheval l’exposent à un risque accru de contracter une diarrhée. Les chevaux qui voyagent fréquemment pour la compétition, qui déménagent dans une nouvelle écurie ou qui sont admis dans un hôpital vétérinaire peuvent subir un changement alimentaire brusque et développer une diarrhée.
La transition vers le pâturage
De plus, une augmentation soudaine de l’accès aux pâturages d’herbe peut provoquer des problèmes intestinaux. Lorsque les chevaux font la transition vers le pâturage, ils consomment souvent plus de glucides en mangeant de l’herbe qui contient de la fructane.
Une augmentation soudaine des fructanes dans l’alimentation et une surconsommation de ces sucres peuvent provoquer une diarrhée. [11][12] Pour cette raison, il est recommandé d’exposer les chevaux progressivement aux pâturages lorsque le printemps arrive.
Au début de la saison, il est préférable de restreindre l’accès au pâturage et de mettre les chevaux au pré pendant les premières heures matinales, au moment où la teneur en sucre de l’herbe est la plus basse.
On allongera graduellement le temps passé au pâturage sur une période de plusieurs semaines. Lorsque le cheval est nourri à l’herbe, il faut toujours le surveiller pour détecter les signes de troubles digestifs, d’apport calorique excessif et de laminite.
6) Diminuer la consommation d’amidon
La surconsommation d’amidon provenant d’aliments à haute teneur en céréales est un facteur de risque bien connu de développement de la diarrhée chez les chevaux.
Elle est courante chez les chevaux de performance auxquels on donne souvent de grandes quantités d’aliments concentrés pour combler leurs besoins énergétiques élevés. Elle peut également se produire chez les chevaux qui ont tendance à maigrir auxquels on donne des aliments contenant de la mélasse ou à haute teneur en céréales pour leur éviter de perdre du poids.
L’intestin grêle du cheval ne peut digérer qu’une petite quantité d’amidon à la fois. Si un repas contient trop d’amidon, l’amidon non digéré passe de l’intestin grêle à l’intestin postérieur du cheval où il fermente.
Contrairement à la fermentation des fibres qui produit des AGV bénéfiques, la fermentation de l’amidon entraîne une augmentation de la production d’acide lactique. [13][14]
L’augmentation de l’acide lactique fait baisser le pH de l’intestin postérieur, créant un milieu acide. La hausse du taux d’acidité nuit à la population microbienne dans l’intestin, tue les « bonnes » bactéries et permet la croissance des « mauvaises » bactéries.
L’acide lactique attire également l’eau et accroît le risque de diarrhée en aspirant l’eau dans la lumière intestinale.
L’augmentation du taux d’acidité dans l’intestin postérieur et la perturbation de la population microbienne peuvent avoir les conséquences suivantes : [15][16][17][18]
- une diminution de la capacité du cheval à digérer et à exploiter les fibres;
- une diminution de l’absorption des AGV qui lui fournissent de l’énergie;
- une perturbation de la barrière muqueuse intestinale;
- des ulcères de l’intestin postérieur;
- des changements de motilité intestinale;
- l’inflammation des intestins;
- une réduction de la capacité à absorber l’eau et les nutriments.
Les changements à la santé et à la fonction gastro-intestinales normales du cheval mentionnés précédemment contribuent en fin de compte à l’apparition de la diarrhée.
On conseille généralement de ne pas dépasser 2 grammes d’amidon par kilogramme de poids corporel par repas. Pour un cheval de 500 kg (1 100 lb), le maximum est donc d’un kilogramme (2,2 livres) d’amidon par repas.
7) Donner de nombreux petits repas tout au long de la journée
Les chevaux ont évolué pour passer de 12 à 15 heures par jour à brouter et à se déplacer pour chercher de la nourriture. En donnant au cheval de nombreux petits repas échelonnés tout au long de la journée, on peut prévenir le développement de comportements stéréotypés, diminuer le risque d’ulcères et favoriser la santé intestinale en général.
Une alimentation en concentrés distribués en un ou deux gros repas quotidiens constitue un facteur de risque important pour l’apparition des coliques, de l’acidose de l’intestin postérieur, des ulcères et d’autres troubles intestinaux.
Pour les chevaux qui ont besoin d’une grande quantité d’aliments commerciaux pour combler leurs besoins énergétiques élevés, il est conseillé de diviser la ration quotidienne en plusieurs petits repas répartis uniformément pendant la journée. [15]
La division des rations diminue la quantité d’amidon alimentaire que l’intestin grêle doit traiter en une seule fois, ce qui réduit la probabilité que celui-ci atteigne sa limite de digestion de l’amidon.
Si le cheval souffre de diarrhée à la suite d’une inflammation de l’intestin postérieur, comme la colite du côlon dorsal droit, l’alimentation en petits repas limitera le remplissage du côlon. Ce dernier travaille ainsi moins fort, ce qui contribue à la guérison. [19]
8) Ajouter des acides aminés à la ration
La glutamine et l’arginine sont des acides aminés qui jouent un rôle important dans une digestion saine. Les acides aminés sont les éléments constitutifs des protéines, nécessaires au maintien d’un tractus intestinal en santé.
La glutamine en particulier est une source d’énergie très importante pour les cellules de la muqueuse intestinale. En donnant suffisamment de glutamine, on aide à soutenir les processus réparateurs lorsque le cheval souffre de problèmes comme la perméabilité intestinale (leaky gut). [24][25]
La supplémentation de ces acides aminés peut soutenir la santé du tractus gastro-intestinal des manières suivantes : [26][27][28]
- en diminuant l’inflammation;
- en soutenant la structure physique du tractus gastro-intestinal;
- en maintenant une perméabilité intestinale normale;
- en favorisant la guérison des intestins.
9) Ajouter un supplément de probiotiques et de levure à la ration
Les chevaux qui souffrent ou qui se remettent de la diarrhée bénéficient souvent d’une supplémentation en probiotiques pour alimenter l’intestin en bactéries bénéfiques.
Donner des sources exogènes de microbes bénéfiques peut encourager la fermentation des fibres, la fonction immunitaire et la production d’AGV, en plus d’aider à diminuer l’inflammation des intestins.
L’efficacité des suppléments probiotiques chez les chevaux souffrant de diarrhée dépend du trouble sous-jacent qui cause la diarrhée, ainsi que du type et de la quantité de bactéries souches présentes dans la ration. [29]
Parmi les différents probiotiques ayant fait l’objet de recherches, les bactéries lactobacillus et les levures du genre saccharomyces semblent être les plus efficaces pour les chevaux atteints de diarrhée.
Les études ont démontré que ces espèces de probiotiques agissent des manières suivantes : [30][31][32][33]
- Elles diminuent la fréquence des diarrhées.
- Elles réduisent la durée des diarrhées.
- Elles empêchent les bactéries indésirables de se fixer dans l’intestin.
- Elles réduisent la concentration des toxines produites par les bactéries indésirables.
Les suppléments probiotiques doivent fournir au moins 5 milliards de bactéries souches par portion pour soutenir la fonction intestinale. On doit les donner de manière continue pour que les effets bénéfiques soient durables.
Mad Barn a élaboré trois suppléments différents pour la santé intestinale, chacun contenant 20 milliards de bactéries souches probiotiques par portion.
Pour les chevaux souffrant de diarrhée chronique, nous recommandons Optimum Digestive Health qui contiennent des probiotiques, des prébiotiques, des levures, des enzymes digestives, des liants de toxines et des nucléotides immunitaires pour favoriser la santé intestinale et la fonction immunitaire.
10) Ajouter des matières grasses pour augmenter les calories
Les chevaux soumis à un entraînement intensif et qui font de la compétition ont une forte demande calorique, souvent comblée en leur donnant des aliments à haute teneur en amidon. Toutefois, ces aliments riches en glucides augmentent le risque de développer des problèmes gastro-intestinaux, y compris la diarrhée.
Les matières grasses sont une source alternative de calories qui n’excitent pas le cheval, et qui sont digérées et absorbées dans l’intestin grêle. Les chevaux peuvent s’adapter à un régime qui contient jusqu’à 8 % de matières grasses, ce qui fournit une énergie calorique suffisante sans compromettre la fonction digestive. En remplaçant les amidons contenus dans l’alimentation du cheval par des matières grasses, on peut favoriser la santé intestinale et le fonctionnement de l’intestin postérieur.
Il est toutefois recommandé de limiter la consommation d’huile pendant une crise de diarrhée. Une fois la diarrhée résolue, on peut réintroduire progressivement la supplémentation en huile sur une période de deux à trois semaines, en commençant par donner 0,1 ml par kilogramme de poids corporel par jour. [4]
On peut ajouter à l’alimentation du cheval un certain nombre de sources de matières grasses différentes, y compris l’huile de canola, l’huile de soja, l’huile de lin, l’huile de caméline, l’huile de maïs ou l’huile de riz. Il est conseillé de consulter un nutritionniste pour faire le bon choix selon le cheval.
L’ajout d’huiles à forte teneur en acides gras oméga-3 aux propriétés anti-inflammatoires aide à soulager l’inflammation le long du tube digestif. [34]
L’huile w-3 de Mad Barn contient du DHA à base de lipides extraits des microalgues, un acide gras oméga-3 anti-inflammatoire qui soutient le système immunitaire pour réduire les processus inflammatoires et promouvoir la réparation des tissus. [35]
Conclusion
Si votre cheval souffre de diarrhée fréquente, contactez votre vétérinaire pour identifier la cause sous-jacente. Si l’infection n’est pas en cause, il est temps de revoir l’alimentation et la régie du cheval.
Gérer la diarrhée peut être frustrant pour les propriétaires de chevaux et il peut être difficile de trouver le bon équilibre pour définir un régime alimentaire.
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Foire aux questions
Voici quelques questions fréquemment posées sur la diarrhée chez les chevaux :
Les causes courantes de la diarrhée chez les chevaux comprennent les infections, le stress, les toxines, l’utilisation de médicaments, les parasites, l’inflammation et les changements soudains d’alimentation. Le foin moisi, une surcharge en glucides, l’utilisation d’antibiotiques, l’irritation intestinale liée aux AINS et les changements de foin, de pâturage ou de grains peuvent également provoquer des selles molles. La diarrhée est un symptôme plutôt qu’une maladie, et certains cas chroniques n’ont jamais une cause unique clairement identifiée.
L’alimentation peut affecter la diarrhée chez les chevaux parce que les changements d’aliments, une surcharge en amidon, une mauvaise qualité de fourrage et un faible apport en fibres peuvent perturber les microbes du gros intestin. Ces microbes aident à fermenter les fibres, produire de l’énergie, soutenir la santé de la muqueuse intestinale et améliorer l’absorption de l’eau dans le côlon. Une alimentation stable et riche en fibres est souvent l’un des outils de gestion les plus importants pour les selles molles.
La diarrhée chronique chez les chevaux nécessite d’abord une évaluation vétérinaire, surtout lorsque les selles molles persistent pendant 7 à 14 jours ou plus. Une fois les causes graves écartées, la gestion se concentre souvent sur la qualité du fourrage, des routines alimentaires stables, l’hydratation, l’apport en sel et le soutien nutritionnel. Les chevaux qui perdent du poids peuvent avoir besoin de plus de calories provenant de sources de fibres fermentescibles comme la pulpe de betterave, les écales de soja, le lin ou le psyllium.
Le foin pour un cheval souffrant de diarrhée est souvent mieux choisi en fonction de sa propreté, de sa constance et de sa digestibilité. Un foin de graminées comme le fléole des prés est généralement préféré à la luzerne pour les selles molles. Les options à fibres courtes comme les cubes de foin, les granulés ou le foin haché peuvent être plus faciles à digérer pour un intestin irrité et peuvent fournir une source de fourrage plus constante pendant les déplacements ou les compétitions.
Le foin moisi peut causer la diarrhée parce qu’il peut contenir des mycotoxines qui irritent le tube digestif et affectent la santé globale. Les chevaux qui consomment du foin moisi peuvent développer des selles molles ainsi que d’autres signes de maladie. Le foin doit être vérifié avant d’être distribué, surtout chez les chevaux déjà sujets aux troubles digestifs ou sensibles aux changements de qualité du fourrage.
Un excès d’amidon peut aggraver la diarrhée en dépassant la capacité de digestion de l’intestin grêle et en envoyant de l’amidon non digéré dans le gros intestin. À cet endroit, la fermentation de l’amidon produit de l’acide lactique, abaisse le pH du gros intestin, perturbe les microbes bénéfiques et réduit l’absorption de l’eau et du sodium. Pour un cheval de 500 kg (1 100 lb), l’apport en amidon est généralement limité à environ 1 kg (2,2 lb) par repas.
Les changements soudains d’alimentation peuvent causer des selles molles en perturbant l’équilibre microbien dans le gros intestin du cheval. Les changements de grains, d’aliments commerciaux, de type de fourrage, d’apport en matières grasses ou d’accès au pâturage nécessitent tous une transition graduelle. Une période de transition de sept jours est souvent considérée comme un minimum, tandis que deux semaines ou plus peuvent être préférables pour les chevaux sensibles ayant des antécédents de troubles digestifs.
Un cheval souffrant de diarrhée a besoin d’un accès constant à de l’eau propre et fraîche, car les selles molles augmentent les pertes de liquides et le risque de déshydratation. Une eau tiède à environ 20 °C (68 °F) est préférable, et les seaux doivent être nettoyés quotidiennement. L’apport en sel est également important, et au moins deux cuillères à soupe de sel libre ordinaire par jour sont couramment utilisées pour encourager la consommation d’eau et soutenir l’équilibre électrolytique.
Le psyllium peut soutenir les chevaux sujets à la diarrhée parce qu’il s’agit d’une fibre soluble ayant des propriétés prébiotiques et de rétention d’eau. Il peut augmenter le volume des selles, soutenir les microbes intestinaux bénéfiques, favoriser la production d’acides gras volatils et aider à la réparation de la muqueuse intestinale. Une quantité d’alimentation précédemment recommandée est de 100 g par jour pendant 3 à 6 mois, selon les besoins individuels.
Les probiotiques peuvent être utiles contre la diarrhée équine lorsqu’ils fournissent des souches appropriées et un nombre suffisant d’unités formant colonies. Les bactéries Lactobacillus et les levures Saccharomyces figurent parmi les options les mieux étudiées pour réduire le risque et la durée de la diarrhée. Les suppléments probiotiques doivent être administrés de façon continue pour obtenir des effets persistants, et les produits contenant au moins 5 milliards d’UFC par portion sont couramment utilisés pour soutenir la santé digestive.
Les matières grasses peuvent remplacer une partie des calories provenant des grains chez les chevaux souffrant de diarrhée une fois que les selles molles se sont résorbées et que l’huile est introduite progressivement. Les aliments riches en amidon peuvent aggraver les problèmes du gros intestin, tandis que les matières grasses fournissent une énergie concentrée sans ajouter d’amidon. Pendant un épisode actif de diarrhée, l’apport en huile est généralement limité. Après la récupération, les huiles peuvent être introduites sur une période de 2 à 3 semaines, en commençant à 0,1 ml/kg de poids corporel par jour.
La diarrhée nécessite l’intervention d’un vétérinaire lorsqu’elle est sévère, persistante, récurrente ou accompagnée d’une perte de poids, de fièvre, de léthargie, de déshydratation, de signes de coliques, d’une baisse d’appétit ou d’un risque de fourbure. Les cas chroniques qui durent 7 à 14 jours ou plus nécessitent une investigation. Les examens vétérinaires peuvent inclure des cultures fécales, des tests de sable, un examen rectal, une échographie, des radiographies, une biopsie ou un prélèvement de liquide abdominal.
Résumé
Si votre cheval souffre de diarrhée fréquente, communiquez avec votre vétérinaire afin d’en déterminer la cause sous-jacente. Si les causes médicales ont été écartées, il est alors temps d’examiner le programme alimentaire et la gestion quotidienne de votre cheval.
- La diarrhée peut être un problème temporaire qui se résout spontanément, mais une diarrhée chronique qui persiste pendant au moins 7 à 14 jours peut nécessiter une intervention plus poussée.
- La diarrhée est un symptôme plutôt qu’une maladie et peut être liée à des infections, à de l’inflammation, à l’administration de médicaments, au stress, à des toxines, à une dysbiose ou à des changements alimentaires. [1][2]
- Comme la cause sous-jacente n’est pas identifiée dans jusqu’à 50 % des cas, la gestion de la diarrhée peut être frustrante et nécessite souvent une approche systématique pour exclure les causes médicales et évaluer les facteurs contributifs. [5][6]
- L’alimentation est généralement le premier aspect à évaluer, puisque des pratiques alimentaires qui perturbent la fermentation du gros intestin et la microflore peuvent nuire à la fonction digestive et contribuer à des selles molles. [4]
- Chez les chevaux généralement en bonne santé mais présentant une diarrhée persistante, des ajustements de l’alimentation et de la gestion peuvent aider à soutenir la santé gastro-intestinale et à maintenir une population microbienne stable dans le gros intestin.
- La gestion de la diarrhée peut représenter un défi pour trouver le bon équilibre alimentaire. Si vous avez besoin d’aide, vous pouvez soumettre l’alimentation de votre cheval pour une analyse gratuite afin que nos nutritionnistes vous proposent des recommandations adaptées spécifiquement à votre cheval.
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