La cession à la jambe est un mouvement latéral fondamental en dressage.
Pour effectuer ce mouvement, le cheval se déplace vers l’avant et de côté en même temps. Le corps reste presque droit, avec une légère flexion à la nuque dans la direction opposée au déplacement, tandis que les membres intérieurs croisent devant les membres extérieurs.
Apprendre à exécuter la cession à la jambe aide les cavaliers à affiner leur communication avec le cheval. Lorsqu’il est exécuté correctement, l’exercice améliore aussi la souplesse, corrige les défauts de rectitude et jette les bases de tous les exercices latéraux qui suivent.
Poursuivez votre lecture pour apprendre comment exécuter une cession à la jambe, quand intégrer les cessions à la jambe à votre entraînement et pourquoi cet exercice est important pour progresser en dressage.
Qu’est-ce qu’une cession à la jambe?
La cession à la jambe est un mouvement latéral sur deux pistes dans lequel le cheval se déplace simultanément vers l’avant et de côté.
Lorsqu’il exécute une cession à la jambe, les membres intérieurs du cheval croisent devant les membres extérieurs tandis que le corps reste presque droit.
La seule incurvation dans le mouvement est une légère flexion à la nuque, orientée dans la direction opposée au déplacement. Les épaules doivent rester légèrement en avance sur les hanches tout au long du mouvement.
La cession à la jambe peut sembler simple, mais elle peut être difficile à bien exécuter. L’exercice demande au cheval de répondre à une aide de jambe unilatérale tout en maintenant le rythme et l’impulsion vers l’avant, sans incurvation excessive du corps.
Quelle est votre priorite numero un pour la sante de votre cheval?
Incurvation et position du corps
Le règlement de dressage de l’USEF définit la cession à la jambe comme un mouvement dans lequel le cheval est presque droit, avec juste assez de flexion à la nuque pour que le cavalier puisse voir le sourcil et le naseau intérieurs, tandis que les membres intérieurs passent et croisent devant les membres extérieurs. [1]
Sur une diagonale, le corps du cheval doit rester aussi parallèle que possible aux grands côtés de la carrière, les épaules se trouvant légèrement en avant des hanches.
En compétition, les cavaliers exécutent une cession à la jambe pour se déplacer latéralement de la ligne du milieu vers le grand côté, ou du grand côté vers la ligne du milieu, tout en avançant vers le petit côté de la carrière.
Lorsqu’il est utilisé comme exercice d’entraînement, l’angle de déplacement pendant la cession à la jambe peut varier selon l’expérience du cheval et les objectifs d’entraînement du cavalier.
La place de la cession à la jambe dans l’échelle de progression
Les cavaliers introduisent généralement les cessions à la jambe une fois le rythme et le contact de base établis. La cession à la jambe aide à développer la souplesse et la rectitude, deux éléments de l’échelle de progression en dressage qui sont essentiels au développement du rassembler nécessaire au travail avancé. [5]

La cession à la jambe n’est pas un mouvement rassemblé avancé. Cependant, les mouvements latéraux qui demandent au cheval d’amener les postérieurs sous son corps contribuent à introduire l’engagement nécessaire au rassembler.
La Fédération américaine de dressage (USDF) décrit la cession à la jambe, ainsi que l’épaule en dedans, comme l’un des meilleurs outils pour rendre un cheval souple, décontracté et sans contrainte. La réactivité et la conscience corporelle que ce mouvement développe se transfèrent à tous les exercices latéraux qui suivent. [2]
Cession à la jambe ou appuyer
Les cavaliers qui découvrent le travail latéral confondent souvent la cession à la jambe et l’appuyer, puisque les deux mouvements se déplacent vers l’avant et de côté sur une diagonale.
La principale différence réside dans la direction de l’incurvation. Dans une cession à la jambe, le cheval reste droit dans son corps avec une légère flexion à l’opposé de la direction du déplacement. Dans un appuyer, le cheval incurve tout son corps dans la direction du déplacement.
Cette différence d’incurvation modifie considérablement les exigences musculaires. L’appuyer demande davantage d’engagement, d’équilibre et de rassembler. Le travail des cessions à la jambe aide à établir la maniabilité nécessaire pour rendre l’appuyer réalisable.
Bienfaits de la cession à la jambe
La cession à la jambe développe la souplesse, corrige l’asymétrie naturelle et apprend au cheval à répondre de façon fiable à une aide latérale de la jambe, le tout sans exiger de rassembler. Les entraîneurs l’utilisent souvent comme outil d’échauffement, comme correction et comme transition vers un travail latéral plus avancé.
Souplesse & flexibilité latérale
Chaque pas de la cession à la jambe demande au cheval d’accroître sa souplesse et sa flexibilité lorsque les membres intérieurs passent devant les membres extérieurs.
Des recherches sur la cinématique de la colonne vertébrale équine ont montré que le mouvement latéral du dos et de l’encolure augmente de façon mesurable lorsque les chevaux travaillent sur des trajectoires courbes et latérales, comparativement à la locomotion en ligne droite. [4]
La cession à la jambe crée une exigence semblable en demandant au cheval de transférer son poids et de croiser ses membres à chaque foulée. L’USDF décrit cela comme un effet d’assouplissement produit par le croisement répété des membres et un léger abaissement de la hanche intérieure à chaque foulée. [2]
Cet effet explique pourquoi la cession à la jambe peut être particulièrement efficace au début d’une séance de travail, avant que la musculature soit complètement échauffée. Comme exercice d’échauffement, elle aide les chevaux à assouplir leur corps et à se préparer à des mouvements plus exigeants.
Développement de la rectitude
La plupart des chevaux portent légèrement leurs hanches d’un côté, ce qui signifie que le postérieur intérieur ne suit pas directement la trace laissée par l’antérieur intérieur.
La cession à la jambe corrige cette asymétrie en demandant au cheval de déplacer son arrière-main en réponse à la jambe du cavalier, tandis que la rêne extérieure contrôle l’épaule.
Exécutée correctement, la cession à la jambe apprend au cheval à se déplacer sur deux pistes parallèles, les sabots postérieurs suivant la trajectoire des sabots antérieurs. Cet alignement est indispensable pour obtenir la rectitude nécessaire afin de progresser dans les niveaux. [5]
Le travail de la rectitude favorise aussi directement le développement de l’impulsion et du rassembler à mesure que le cheval progresse dans l’échelle de dressage.
Engagement et réactivité
Chaque pas croisé encourage le postérieur intérieur à s’engager sous le corps et à croiser, ce qui active les muscles qui contrôlent le mouvement latéral des membres et encourage la hanche intérieure à s’abaisser légèrement. Cet engagement développe la conscience corporelle et la mobilité dont dépendra éventuellement le rassembler.
Des recherches sur la biomécanique du cavalier ont confirmé que la position du cavalier et la répartition du poids produisent des effets mécaniques mesurables sur le mouvement du cheval. [3]
Adopter une position correcte pendant la cession à la jambe, avec le poids sur l’ischion intérieur et le haut du corps stable, aide le cheval à mieux s’engager. Se pencher ou s’affaisser vers l’intérieur rend le même mouvement plus difficile, peu importe ce que fait la jambe.
Les aides latérales améliorent aussi la réactivité. Un cheval qui comprend une aide de jambe latérale est plus facile à diriger, à redresser et à positionner. Sans cette compréhension, les cavaliers ont souvent de la difficulté à développer les aides subtiles nécessaires pour maintenir l’équilibre dans chaque mouvement.
Prérequis pour enseigner la cession à la jambe
La cession à la jambe exige une préparation. Les chevaux qui comprennent bien les concepts de base requis exécutent l’exercice avec clarté et rythme. Ceux qui ne les comprennent pas peuvent devenir tendus ou confus, ce qui rend le mouvement plus difficile à exécuter et à corriger.
En avant et droit dans les aides
Avant d’introduire la cession à la jambe, le cheval devrait répondre de façon fiable à une jambe qui demande d’aller de l’avant.
Un cheval qui ne se porte pas volontiers vers l’avant à partir de la jambe lorsqu’il se déplace en ligne droite ne cédera pas davantage latéralement à son action. Établir d’abord le rythme, le tempo et une réactivité de base rend l’exercice beaucoup plus simple à enseigner. [5]
Le cheval doit également accepter un contact stable et constant sur la rêne extérieure. Cette rêne contrôle l’épaule pendant la cession à la jambe et empêche l’encolure de trop se plier. Sans elle, le mouvement perd son alignement et sa forme.
La rotation autour des antérieurs comme fondement
De nombreux entraîneurs introduisent la rotation autour des antérieurs avant la cession à la jambe.
Dans cet exercice, le cheval déplace ses hanches autour de l’antérieur intérieur en réponse à la jambe intérieure du cavalier, généralement à partir de l’arrêt ou presque à l’arrêt. Il n’y a aucun mouvement vers l’avant, mais le cheval apprend à s’éloigner de l’action d’une seule jambe. [2]
Une fois cette leçon acquise, le cavalier peut ajouter un mouvement vers l’avant pour créer une cession à la jambe. La même pression qui déplaçait les hanches dans la rotation autour des antérieurs demande maintenant au cheval de se déplacer latéralement tout en continuant d’avancer.
Comment exécuter une cession à la jambe
La mécanique de la cession à la jambe demeure la même dans les différentes allures et figures. Une cession à la jambe bien exécutée relie la jambe intérieure et la rêne extérieure, tandis que le cheval se déplace avec fluidité et sans résistance.
La position et les aides du cavalier
Toutes les aides du cavalier doivent travailler ensemble pour demander clairement une cession à la jambe. Même une légère asymétrie dans la position du cavalier peut empêcher le cheval d’exécuter correctement le mouvement, peu importe la clarté de l’aide de la jambe.
L’assiette se déplace légèrement vers l’ischion intérieur, indiquant la direction du déplacement. Les épaules demeurent alignées avec celles du cheval tout au long du mouvement. Se pencher dans la direction du déplacement nuit au cheval en déplaçant le poids loin de l’ischion qui devrait contribuer à indiquer le mouvement.
La jambe intérieure se place à la sangle ou juste derrière celle-ci. Une aide rythmique, appliquée au moment où le postérieur intérieur quitte le sol, demande au cheval de se déplacer latéralement. Une pression soutenue tend à émousser la réponse; demander puis relâcher crée un signal plus clair.
La jambe extérieure repose légèrement derrière la sangle. Son rôle est principalement passif et consiste à empêcher les hanches de se déplacer trop loin vers l’extérieur. Lorsque les hanches commencent à précéder les épaules, la jambe extérieure aide à régulariser l’angle.
La rêne intérieure demande juste assez de flexion pour voir l’œil et le naseau intérieurs, rien de plus. Elle ne dirige pas le mouvement et ne devrait jamais tirer le cheval de travers.
La rêne extérieure est la rêne la plus importante dans la cession à la jambe. Elle contrôle l’épaule, maintient l’alignement de l’encolure et régule le rythme. Une demi-parade ferme sur la rêne extérieure corrige de nombreux problèmes qui surviennent pendant le mouvement, qu’il s’agisse d’une accélération ou d’un cheval qui tombe sur son épaule. [3]
Pour les cavaliers qui travaillent encore à améliorer la position de leurs mains et l’utilisation des rênes, comprendre comment les rênes agissent comme aides peut faciliter l’utilisation constante de la rêne extérieure.
Tracés & stratégies pour la cession à la jambe
Les cessions à la jambe peuvent être effectuées sur plusieurs lignes selon le stade d’entraînement du cheval et les objectifs du cavalier.
Les tracés simples, comme céder de la ligne du quart jusqu’à la piste, aident à introduire la réponse de base à la jambe. Les tracés plus avancés, comme les diagonales, les zigzags et les cessions à la jambe au galop, développent l’ajustabilité, la rectitude et la connexion entre la jambe intérieure et la rêne extérieure.
Le meilleur tracé est celui qui permet au cheval de rester en avant, rythmé et presque droit tout en se déplaçant latéralement. Si le cheval perd son impulsion, accélère, se plie trop ou mène avec les hanches, revenez à un angle moins prononcé ou demandez moins de pas avant de repartir vers l’avant.
Introduction des cessions à la jambe
Introduisez les cessions à la jambe au pas, avec un angle peu prononcé. Tournez sur la ligne du quart, établissez un rythme régulier et appliquez la jambe intérieure pour demander au cheval de revenir vers le grand côté. Gardez un soutien avec la rêne extérieure.
Ne demandez que quelques pas au début. Redressez le cheval, montez vers l’avant, félicitez-le, puis recommencez. De courtes répétitions avec un relâchement clair aident à enseigner la bonne réponse. Le mur crée une limite naturelle et donne au cheval une destination claire.
Dans la reprise 2 du premier niveau de l’USEF, la cession à la jambe est effectuée au trot après avoir tourné sur la ligne du centre en A, en se déplaçant en diagonale de L jusqu’à la piste en M ou H, le corps du cheval restant presque parallèle au petit côté de la carrière. [6]
Pratiquer fréquemment ce tracé à l’entraînement, particulièrement dans les deux directions, développe la symétrie et l’ajustabilité exigées par la reprise. Les cavaliers qui apprennent encore les tracés de carrière peuvent aussi bénéficier d’une révision des lettres de dressage et de la façon dont les mouvements sont placés dans la carrière.
Cession à la jambe sur la diagonale
Une fois que le cheval est à l’aise depuis la ligne du quart et la ligne du milieu, effectuez la cession à la jambe sur toute la diagonale. À mesure que l’angle augmente, le croisement devient plus prononcé et les exigences en matière de rectitude augmentent.
Gardez l’avant-main légèrement devant les hanches tout au long du mouvement. Si les hanches commencent à traîner ou à passer devant, réduisez l’angle et rétablissez le bon alignement avant de demander davantage de mouvement latéral.
Cessions à la jambe au trot & au galop
Au trot, le moment où la jambe intérieure agit est encore plus important. Une aide appliquée au moment où le postérieur intérieur quitte le sol tend à produire une réponse latérale plus nette et plus légère. Des aides mal synchronisées peuvent créer de la tension ou de la confusion, et le cheval peut soit les ignorer, soit augmenter sa vitesse vers l’avant.
L’USDF décrit la cession à la jambe comme un mouvement officiellement exécuté au pas et au trot dans le cadre de l’entraînement en dressage classique. La cession à la jambe au galop est un exercice de gymnastique distinct largement utilisé à tous les niveaux. [2]
Céder à la jambe intérieure engage le postérieur intérieur tout en poussant le cheval vers la rêne extérieure, ce qui contribue à améliorer toutes les allures. Les entraîneurs décrivent souvent la cession à la jambe au galop comme un élément central du développement de la connexion entre la jambe intérieure et la rêne extérieure nécessaire au galop rassemblé. [7]
Tableau 1. Erreurs courantes dans la cession à la jambe et comment les corriger
| Problème | Cause probable | Correction |
|---|---|---|
| Hanches en tête |
|
|
| Hanches en retard |
|
|
| Perte d’impulsion |
|
|
| Précipitation |
|
|
| Encolure trop incurvée |
|
|
| Cavalier qui s’affaisse vers l’intérieur |
|
|
Erreurs courantes lors de l’exécution d’une cession à la jambe
La plupart des problèmes dans la cession à la jambe sont liés à la position du cavalier ou au moment où il utilise ses aides. Déterminer la véritable cause, plutôt que de simplement pousser plus fort, permet de remettre le mouvement sur la bonne voie.
Hanches en avance ou en retard
Les hanches en avance ou en retard comptent parmi les défauts les plus courants. L’arrière-main du cheval peut devancer les épaules, ou rester en retard lorsque l’épaule s’échappe et que le cheval se désunit. Dans les deux cas, le cheval n’est plus aligné et ne croise plus correctement ses membres.
La cause est généralement une jambe intérieure placée trop en arrière, une aide appliquée trop fortement ou continuellement, ou une rêne extérieure inefficace.
Pour retrouver la rectitude et l’alignement, concentrez-vous sur l’utilisation de vos aides extérieures pour contrôler les épaules et l’arrière-main. Ouvrez la rêne extérieure pour inviter l’épaule à se déplacer latéralement, ou effectuez un demi-arrêt pour empêcher l’épaule extérieure de s’échapper. [10]
Perte d’impulsion ou précipitation
Certains chevaux ralentissent dans la cession à la jambe, tandis que d’autres accélèrent et perdent le rythme. Ces deux réactions peuvent indiquer de la tension ou de la confusion.
Lorsque le cheval ralentit, gardez les deux jambes actives pour maintenir le mouvement vers l’avant, poussez vers la rêne extérieure et utilisez des demi-arrêts pour rééquilibrer sans limiter la foulée.
Lorsque le cheval se précipite, effectuez un demi-arrêt ferme sur la rêne extérieure, décrivez un petit cercle pour le rééquilibrer, puis reprenez la cession à la jambe à une allure plus régulière. [8]
Encolure trop incurvée
Lorsque le cheval ne répond pas à la jambe, de nombreux cavaliers se servent de la rêne intérieure. Le résultat est une encolure qui se plie vers l’intérieur tandis que le cheval perd le contact avec la rêne extérieure et dérive latéralement sans véritable croisement des membres. Le mouvement se désorganise.
Les aides de rênes encadrent les épaules. Elles ne créent pas le mouvement latéral. Si le cheval ne cède pas à la jambe, il faut une aide de jambe plus claire ou mieux synchronisée, et non une rêne intérieure plus forte. [11]
Cavalier qui s’affaisse vers l’intérieur
Lorsque le cheval ne se déplace pas latéralement, de nombreux cavaliers se penchent instinctivement dans la direction du déplacement. Cette inclinaison affaisse la hanche intérieure, déplace le poids à l’écart de l’ischion intérieur et empêche le cheval d’interpréter correctement l’aide de poids.
Les recherches sur la biomécanique du cavalier ont confirmé qu’une asymétrie de position produit des effets mécaniques mesurables sur la façon dont le cheval se porte et répartit la charge. [3]
S’asseoir bien droit et garder les épaules au même niveau permet au cheval de répondre à un signal clair et constant. Lorsque le cheval est bloqué, la solution consiste généralement à appliquer une aide de jambe plus délibérée plutôt qu’à contorsionner le haut du corps.
Pour les cavaliers qui travaillent leur propre alignement, une posture constante à cheval peut rendre les aides plus faciles à comprendre pour le cheval.
Exercices d’entraînement à la cession à la jambe
Intégrer la cession à la jambe à des exercices de gymnastique aide à développer le ressenti, le synchronisme et l’adaptabilité qui en font un outil d’entraînement utile plutôt qu’un mouvement exécuté uniquement lors des reprises.
Cession à la jambe vers un cercle
Effectuez quelques foulées de cession à la jambe à partir de la ligne du quart, puis enchaînez avec un cercle de 10 mètres avant de terminer le mouvement jusqu’à la piste.
Le cercle rétablit le rythme et l’équilibre et est particulièrement utile pour les chevaux qui précipitent ou laissent échapper l’épaule extérieure pendant l’exercice. La cession à la jambe après le cercle permet au cavalier d’évaluer clairement si le tempo et la souplesse se sont améliorés.
Cession à la jambe en zigzag
Effectuez la cession à la jambe vers la piste, puis changez de direction et revenez vers la ligne du milieu en cession à la jambe. Le changement de direction exige une réponse rapide à la nouvelle jambe intérieure et développe l’adaptabilité nécessaire au travail avancé.
Cet enchaînement est également le précurseur direct de l’appuyer en zigzag exécuté dans les reprises de la FEI. Il peut aussi aider les cavaliers à développer le même contrôle de la trajectoire, de l’équilibre et de la réponse qui favorise une meilleure adaptabilité de la foulée chez les chevaux de sport.
Cession à la jambe au galop pour améliorer la souplesse
Au galop, effectuez la cession à la jambe en vous éloignant de la jambe intérieure tout en maintenant le pli dans la direction du pied sur lequel le cheval galope. Chaque foulée doit remplir la rêne extérieure.
L’exercice développe la connexion entre la jambe intérieure et la rêne extérieure et apprend au cheval à porter ses épaules indépendamment de ses hanches. [7]
Tableau 2. Exercices de cession à la jambe selon l’objectif d’entraînement
| Exercice | Idéal pour | Comment l’exécuter | Points à surveiller |
|---|---|---|---|
| De la ligne du quart à la piste |
|
|
|
| Cession à la jambe sur la ligne du milieu ou la diagonale |
|
|
|
| Cession à la jambe vers un cercle |
|
|
|
| Cession à la jambe en zigzag |
|
|
|
| Cession à la jambe au galop |
|
|
|
Améliorer la cession à la jambe
La cession à la jambe est l’un des exercices latéraux de base les plus utiles en dressage, car elle apprend au cheval à s’éloigner de la jambe du cavalier tout en restant en avant, rythmé et connecté. Bien que ce mouvement soit introduit avant le travail latéral plus avancé, il s’agit d’une compétence importante à entretenir à tous les niveaux d’entraînement.
La qualité du mouvement dépend davantage de la clarté que de la force. La jambe intérieure du cavalier demande au cheval de se déplacer latéralement, mais la rêne extérieure, l’assiette équilibrée, le haut du corps stable et l’intention d’aller vers l’avant façonnent tous le résultat final. Lorsque ces aides fonctionnent ensemble, le cheval peut croiser les jambes sans se précipiter, se plier excessivement ni perdre son alignement.
Pour les chevaux qui ont de la difficulté avec le manque de rectitude, la tension ou le manque de réactivité à la jambe, la cession à la jambe peut être un outil diagnostique particulièrement utile. Des problèmes comme les hanches qui précèdent, la perte d’impulsion ou une flexion excessive révèlent souvent où la communication entre le cheval et le cavalier doit gagner en précision. De courtes répétitions équilibrées sont généralement plus productives que de chercher une ligne longue ou fortement inclinée avant que le cheval soit prêt.
Utilisée avec discernement, la cession à la jambe devient plus qu’un mouvement d’épreuve. C’est un exercice d’entraînement pratique qui prépare le cheval à l’épaule en dedans, à l’appuyer, au rassembler et à un meilleur équilibre dans toutes les allures. En revenant aux bases du rythme, de la rectitude et de la jambe intérieure vers la rêne extérieure, les cavaliers peuvent utiliser la cession à la jambe pour développer un cheval plus souple, plus agréable à monter et plus confiant.
Foire aux questions
Voici quelques questions fréquemment posées sur la cession à la jambe en dressage :
La cession à la jambe en dressage est un déplacement latéral sur deux pistes dans lequel le cheval avance et se déplace de côté en même temps. Le corps du cheval reste presque droit, avec seulement une légère flexion de la nuque dans la direction opposée au déplacement. Les membres intérieurs croisent devant les membres extérieurs, et les épaules doivent rester légèrement en avant des hanches.
La cession à la jambe est importante dans l’entraînement en dressage parce qu’elle aide à développer la souplesse, la rectitude, la réactivité et la connexion entre la jambe intérieure et la rêne extérieure. Elle apprend au cheval à s’éloigner d’une aide de jambe unilatérale tout en maintenant le rythme et le contact. Ces habiletés facilitent la direction et le redressement du cheval et le préparent à des déplacements latéraux plus avancés.
La cession à la jambe apparaît pour la première fois dans les reprises de dressage de premier niveau de l’USDF. Dans la reprise de premier niveau, test 2, le cheval tourne sur la ligne du milieu en A et effectue une cession à la jambe de L jusqu’à la piste. Dans la reprise de premier niveau, test 3, la cession à la jambe est exécutée de la piste jusqu’à I, et les deux reprises dont il est question ici sont valides jusqu’en novembre 2026.
Pour demander une cession à la jambe à un cheval, asseyez-vous légèrement davantage sur l’ischion intérieur, gardez les épaules droites et utilisez la jambe intérieure à la sangle ou juste derrière celle-ci pour demander au cheval de se déplacer de côté. La rêne extérieure contrôle l’épaule, le tempo et l’alignement, tandis que la jambe extérieure aide à empêcher les hanches de se déplacer trop loin vers l’extérieur. La rêne intérieure doit seulement créer une légère flexion et ne doit pas tirer le cheval de côté.
La flexion correcte dans une cession à la jambe n’est pas une véritable incurvation du corps, mais une légère flexion de la nuque dans la direction opposée au déplacement. Le cavalier doit pouvoir voir l’œil et le naseau intérieurs sans tirer l’encolure vers l’intérieur. Si le cheval s’incurve dans tout son corps, plie excessivement l’encolure ou perd le contact avec la rêne extérieure, le mouvement n’est plus une cession à la jambe correcte.
La différence entre une cession à la jambe et un appuyer réside dans la direction et le degré d’incurvation. Dans une cession à la jambe, le cheval reste presque droit avec une légère flexion dans la direction opposée au déplacement. Dans un appuyer, le cheval s’incurve dans la direction du déplacement et a besoin de plus d’engagement, d’équilibre et de rassembler.
Un débutant devrait introduire la cession à la jambe au pas sur un angle peu prononcé, généralement de la ligne du quart vers la piste. Demandez seulement quelques foulées correctes, puis redressez le cheval, avancez et récompensez sa réponse. De courtes répétitions aident le cheval à comprendre l’aide latérale sans perdre son rythme, son équilibre ni sa confiance.
Avant d’apprendre la cession à la jambe, un cheval devrait avancer volontiers sous l’action de la jambe, maintenir un rythme régulier et accepter un contact de base sur la rêne extérieure. Le cheval devrait également comprendre comment s’éloigner d’une seule aide de jambe. Le tour sur les épaules est une base utile parce qu’il apprend au cheval à déplacer ses hanches en s’éloignant de la jambe du cavalier avant d’y ajouter un mouvement vers l’avant.
L’angle d’une cession à la jambe devrait être assez faible pour que le cheval puisse continuer à avancer, rester presque parallèle au grand côté de la carrière et croiser clairement les membres intérieurs devant les membres extérieurs. À l’entraînement, l’angle peut varier selon l’expérience du cheval et l’objectif du cavalier. Si le cheval perd son rythme, sa rectitude ou le croisement des membres, réduisez l’angle et rétablissez le bon alignement.
Pour empêcher les hanches de devancer les épaules dans la cession à la jambe, réduisez l’angle latéral et utilisez la rêne extérieure et la jambe extérieure pour remettre le cheval dans l’alignement. Les hanches passent souvent devant lorsque la jambe intérieure est trop reculée, trop forte ou appliquée continuellement plutôt que de façon rythmée. Replacez l’avant-main légèrement devant les hanches avant de demander davantage de mouvement latéral.
Un cheval peut perdre son impulsion dans la cession à la jambe parce que l’aide latérale manque de clarté, que le cavalier bloque le mouvement vers l’avant avec trop de rêne ou que le cheval devient tendu ou confus. Gardez les deux jambes suffisamment actives pour maintenir l’énergie vers l’avant et dirigez le cheval vers une rêne extérieure stable. Les demi-arrêts doivent rééquilibrer le mouvement sans restreindre la foulée.
Un cheval peut se précipiter dans la cession à la jambe lorsqu’il perd son équilibre, tombe sur l’épaule extérieure ou réagit à la jambe en accélérant plutôt qu’en croisant ses membres. Utilisez un demi-arrêt ferme sur la rêne extérieure, rééquilibrez le cheval sur un petit cercle au besoin, puis revenez à la cession à la jambe avec un tempo plus régulier. L’objectif n’est pas d’obtenir davantage de mouvement latéral, mais de suivre une trajectoire contrôlée vers l’avant et le côté tout en maintenant le rythme.
Une cession à la jambe peut être exécutée au galop comme exercice de gymnastique, même si la cession à la jambe classique est officiellement exécutée au pas et au trot. Dans la cession à la jambe au galop, le cavalier maintient le pli dans la direction du pied du galop tout en demandant au cheval de s’éloigner de la jambe intérieure. Cet exercice aide à développer la souplesse, l’équilibre et une meilleure connexion entre la jambe intérieure et la rêne extérieure.
Une cession à la jambe n’est pas la même chose qu’un déplacement latéral, car elle comprend un mouvement à la fois vers l’avant et le côté. Dans un déplacement latéral, le cheval se déplace sur le côté avec peu ou pas de mouvement vers l’avant. Le déplacement latéral est plus courant dans les disciplines western, tandis que la cession à la jambe est un mouvement latéral fondamental en dressage.
La cession à la jambe est notée selon la qualité de l’allure, l’alignement, le croisement des membres, la rectitude, le rythme ainsi que la position et les aides du cavalier. Les juges veulent voir le cheval se déplacer vers l’avant et le côté tout en restant presque droit, l’avant-main devançant légèrement les hanches. Dans les reprises 2 et 3 du premier niveau, la cession à la jambe a un coefficient de 2, ce qui lui donne le double de la valeur habituelle en points.
Les exercices qui aident à améliorer la cession à la jambe comprennent le tour sur les épaules, les cessions à la jambe depuis la ligne du quart, la cession à la jambe vers un cercle de 10 mètres, les cessions à la jambe en zigzag et les cessions à la jambe au galop. Le tour sur les épaules apprend au cheval à s’éloigner d’une seule jambe, tandis que de courtes cessions à la jambe depuis la ligne du quart introduisent le mouvement vers l’avant et le côté. Des figures plus avancées aident à améliorer l’équilibre, l’adaptabilité, la rectitude et la réponse du cheval aux changements d’aides.
Résumé
La cession à la jambe est un exercice latéral de dressage de niveau élémentaire qui apprend au cheval à se déplacer vers l’avant et de côté sous l’action de la jambe du cavalier, tout en restant cadencé, presque droit et connecté. Lorsqu’elle est exécutée correctement, elle améliore la souplesse, la rectitude, la réactivité et la préparation à un travail latéral plus avancé.
- Une cession à la jambe correcte exige que le cheval se déplace vers l’avant et de côté avec une légère flexion opposée à la direction du déplacement
- La jambe intérieure du cavalier demande le déplacement latéral tandis que la rêne extérieure contrôle l’épaule et le tempo
- Les cessions à la jambe aident à améliorer la souplesse, à corriger les défauts de rectitude et à renforcer la réponse du cheval aux aides latérales
- Les erreurs courantes comprennent les hanches qui précèdent ou qui traînent, la perte d’impulsion, la précipitation, une flexion excessive et l’affaissement du cavalier
- Les exercices utiles comprennent les cessions à la jambe depuis la ligne du quart, les cessions à la jambe sur la diagonale, la cession à la jambe vers un cercle, les cessions à la jambe en zigzag et les cessions à la jambe au galop
Références
- USEF Dressage Division Rules, Chapter DR. USEF. 2026.
- Lesson Topic: Leg-Yielding. USDF.
- Clayton. H. M. et al. Riders' Effects on Horses—Biomechanical Principles with Examples from the Literature. Animals. 2023.
- Byström. A. et al. Differences in Equine Spinal Kinematics between Straight Line and Circle in Trot. Scientific Reports. 2021.
- Scales of Training. British Dressage. 2021.
- Foxley. C. How to Ride First Level Leg Yields. Dressage Today. 2024.
- King. A. The Canter Leg Yield for a Supple, Straight Horse. Horse Sport. 2026.
- Clark. A. Dressage Coach Explains the Correct Aids for Riding Leg Yield. Your Horse. 2026.










