Le trot assis est l’une des compétences les plus difficiles à maîtriser pour les cavaliers, mais il est essentiel pour progresser dans les niveaux de dressage.

Contrairement au trot enlevé, où le cavalier se soulève de la selle sur un temps et y revient sur l’autre, le trot assis exige une coordination continue de tout le corps avec un cheval en mouvement, tandis que le cavalier reste assis.

Lorsqu’ils apprennent cette compétence, de nombreux cavaliers se concentrent sur le fait d’essayer de rester immobiles, mais se raidir et se crisper aggrave généralement les rebonds. Une assiette stable ne vient pas du fait de maintenir le corps en place. Elle vient de la capacité à laisser le corps bouger avec le cheval tout en conservant l’équilibre, la posture et l’indépendance des aides.

Le trot assis est une compétence active qui repose sur la mobilité, le rythme et la conscience corporelle. Il dépend également de la façon dont le cheval se déplace : un trot tendu, creux, précipité ou irrégulier est beaucoup plus difficile à suivre qu’un trot rythmé, équilibré et souple dans le dos.

Poursuivez votre lecture pour comprendre la mécanique du trot assis, ce que le corps du cavalier doit faire pour absorber le mouvement et comment développer efficacement cette compétence.

Qu’est-ce que le trot assis?

Le trot assis est une position d’équitation dans laquelle le cavalier maintient un contact continu avec la selle pendant les deux temps de la foulée au trot.

Au lieu de se soulever à chaque poussée d’un diagonal, le cavalier suit le mouvement du dos du cheval en l’absorbant avec son corps.

Vu de l’extérieur, un trot assis bien exécuté semble calme et sans effort. En réalité, il exige un haut niveau de force, de coordination et de synchronisation.

Qu’est-ce que le trot assis?

Le trot assis est une position d’équitation dans laquelle le cavalier maintient un contact continu avec la selle pendant les deux temps de la foulée de trot.

Au lieu de se lever à chaque poussée diagonale, le cavalier suit le mouvement du dos du cheval en l’absorbant avec son corps.

Vu de l’extérieur, un trot assis bien exécuté semble calme et sans effort. En réalité, il exige un degré élevé de force, de coordination et de synchronisme.

Le rôle du trot assis en dressage

À mesure que l’entraînement en dressage progresse et que les mouvements deviennent plus rassemblés et complexes, le cavalier doit communiquer avec une subtilité croissante. Le trot assis contribue à rendre cela possible.

illustration des étapes de la pyramide d’entraînement en dressage

En maintenant un contact ininterrompu avec la selle, le cavalier peut utiliser les aides d’assiette et de poids qui ne sont pas possibles au trot enlevé. Ces aides sont essentielles au travail latéral, aux transitions à l’intérieur de l’allure et au développement du rassembler.

Selon les règles de l’USEF, le trot assis est obligatoire à partir du Deuxième niveau dans les compétitions nationales. Aux niveaux de la FEI, il est obligatoire du Prix St-Georges au Grand Prix. [1]

Un trot assis bien établi reflète également le niveau de dressage du cheval. L’assiette du cavalier et la capacité du cheval à travailler dans la décontraction et la perméabilité se développent ensemble. Lorsqu’un cheval engage librement son dos et accepte le poids du cavalier sans tension, le trot assis devient plus facile.

Quand s’asseoir et quand trotter enlevé

Le trot assis ne convient pas à tous les moments de l’entraînement. Le trot enlevé est préférable pendant l’échauffement, avec les jeunes chevaux ou les chevaux peu expérimentés, et chaque fois que le dos du cheval n’est pas encore suffisamment décontracté pour porter confortablement le cavalier.

Des recherches mesurant la symétrie des mouvements de la tête et du bassin chez des chevaux montés ont révélé que le type d’assiette entraînait des différences mesurables dans la façon dont le cheval se déplaçait, confirmant que le choix entre le trot assis et le trot enlevé a des effets réels. [2]

S’asseoir avant que le cheval soit en avant, arrondi et qu’il travaille à travers son dos tend à produire une sensation saccadée et tendue, et peut renforcer les mêmes habitudes que les cavaliers essaient de corriger. Utilisez le trot assis lorsque le cheval travaille dans la décontraction et la perméabilité. Utilisez le trot enlevé pour l’aider à y parvenir.

Tableau 1. Quand utiliser le trot enlevé plutôt que le trot assis

Utilisez le trot enlevé lorsque Utilisez le trot assis lorsque
  • Le cheval s’échauffe
  • Le cheval est jeune, peu expérimenté, tendu ou encore en train de développer sa force
  • Le dos du cheval ne semble pas encore décontracté ou souple
  • Le cavalier perd le rythme, se crispe ou rebondit
  • L’objectif est d’encourager le mouvement vers l’avant et la détente
  • Le cheval va de l’avant, est rond et travaille à travers son dos
  • Le cavalier peut suivre le mouvement sans se raidir
  • Le travail exige des aides plus précises avec l’assiette et le poids du corps
  • Le cheval est prêt pour le travail latéral, le travail rassemblé ou des transitions plus avancées
  • Le niveau de compétition exige le trot assis

La biomécanique du trot assis

Comprendre comment le cheval et le cavalier bougent au trot constitue le fondement d’une bonne assiette. Les cavaliers qui abordent le trot assis uniquement par le ressenti éprouvent souvent des difficultés plus longtemps que ceux qui comprennent la biomécanique du mouvement.

Comment le dos du cheval bouge au trot

Le trot est une allure à deux temps dans laquelle le cheval se déplace en alternant des paires diagonales de membres, avec un bref moment de suspension entre chaque paire. Chaque fois qu’une paire diagonale pousse contre le sol, le dos du cheval se soulève de ce côté. Lorsque la diagonale opposée prend le poids, il s’abaisse. Ce mouvement se répète à chaque foulée.

Le dos du cheval ne bouge pas uniquement à la verticale. Des recherches mesurant la cinématique de la colonne vertébrale chez des chevaux de dressage de haut niveau au trot assis ont révélé que les régions thoracique caudale et lombaire de la colonne subissent un mouvement rotatif tridimensionnel complexe à chaque foulée. [3]

Le cavalier doit suivre simultanément les mouvements verticaux, latéraux et rotatifs. Par conséquent, absorber correctement le trot assis sollicite tout le corps, et pas seulement l’assiette.

Comment le cavalier suit le mouvement

Au trot assis, le rôle du cavalier consiste à suivre le mouvement du cheval en temps réel sans y opposer de résistance. Les recherches sur la biomécanique du cheval et du cavalier décrivent ce mouvement comme le bassin qui suit les mouvements de la selle tandis que le tronc demeure stable au-dessus. [4]

En pratique, les hanches absorbent le mouvement tandis que la sangle abdominale maintient le haut du corps stable.

Le rebondissement se produit lorsque le cavalier se désynchronise de la foulée du cheval. Le dos du cheval se soulève et le cavalier suit le mouvement vers le haut, mais si le cavalier ne redescend pas aussi rapidement que le dos du cheval, le mouvement ascendant suivant le rattrape en pleine descente.

Pour rester synchronisé, le cavalier doit accompagner activement la descente, et non simplement se détendre en espérant suivre le mouvement.

Les effets du trot assis sur le cheval

Des recherches comparant les forces verticales exercées sur le dos du cheval au trot assis et au trot enlevé ont montré que les forces maximales sont nettement plus élevées au trot assis, les phases assise et en suspension du trot enlevé produisant toutes deux des pics de force inférieurs à ceux du trot assis continu. [5]

Cela signifie que la qualité de l’assiette du cavalier compte pour le confort du cheval. Au trot assis, le cavalier reste en contact continu avec la selle tandis que le dos du cheval traverse des cycles répétés de soulèvement, de rotation et de retour. Si le cavalier accompagne bien ce mouvement, les forces sont absorbées et réparties plus uniformément.

Une assiette qui rebondit ou qui est asymétrique amplifie ces forces et les répartit de façon inégale dans les régions lombaire et thoracique. Avec le temps, un trot assis mal absorbé peut contribuer à une sensibilité du dos, à des tensions musculaires et à des changements d’allure qui peuvent se manifester sous forme de résistance.

Les recherches montrent que le cavalier, la selle et le cheval fonctionnent comme un système interconnecté. Dans une étude sur la cinématique de la colonne vertébrale équine, la modification de la conception de la selle a changé la façon dont le cavalier entrait en contact avec le siège et a produit des changements mesurables dans le mouvement de la colonne vertébrale du cheval. [6]

Par conséquent, des changements dans la position du cavalier, son contact avec la selle, son équilibre ou sa capacité à absorber le mouvement peuvent influencer la façon dont le cheval utilise son dos au trot.

Cette relation fonctionne dans les deux sens. Un cheval dont le dos est souple et engagé est beaucoup plus facile à monter au trot assis, et un cavalier qui s’assoit correctement peut encourager le cheval à mieux se porter.

Comment monter au trot assis : technique et position

Le trot assis nécessite que plusieurs éléments de technique et de position fonctionnent ensemble. Une faiblesse ou une rigidité dans un seul domaine peut nuire à l’efficacité et à l’équilibre.

Alignement du bassin avec une colonne vertébrale neutre

Le bassin constitue la base du cavalier en selle. Un bassin neutre, positionné de façon à ne pas basculer trop loin vers l’avant ni se rentrer trop loin sous le corps, permet aux ischions de porter le poids uniformément et à la colonne lombaire de conserver sa courbure naturelle.

À partir de cette position, le bassin bascule doucement au rythme des foulées du cheval, en montant avec le temps fort ascendant et en redescendant avec le temps fort descendant. Le rythme est le même qu’au trot enlevé, mais le cavalier ne quitte pas la selle.

Des recherches comparant les forces exercées dans différentes positions au trot ont révélé que le trot assis produit les forces de pointe les plus élevées sur le dos du cheval parmi toutes les positions étudiées. [7]

Compte tenu de cela, les cavaliers devraient chercher à développer une assiette qui suit le mouvement du trot au lieu de se raidir contre lui. L’objectif n’est pas de pousser vers le bas dans la selle, mais d’absorber le mouvement par le bassin, les hanches et la colonne vertébrale tout en maintenant un contact uniforme.

La qualité de l’assiette du cavalier influence directement la façon dont les forces liées à l’équitation sont réparties. Un bassin équilibré et bien aligné aide à répartir le poids du cavalier plus uniformément, tandis qu’un bassin raide, asymétrique ou chargé de façon inégale peut concentrer la pression et obliger le dos du cheval à travailler davantage.

Une bonne posture à cheval, avec l’oreille, l’épaule, la hanche et le talon alignés verticalement, s’applique également au trot assis. Tout écart rend l’absorption des chocs plus difficile.

Mobilité des hanches et absorption des chocs

Les hanches du cavalier sont l’endroit où se produit la majeure partie de l’absorption des chocs. À mesure que chaque cycle de foulée se déroule, les articulations des hanches s’ouvrent et se ferment dans un mouvement réciproque. Une hanche monte tandis que l’ischion correspondant se soulève avec le dos du cheval, puis se referme lorsque le dos redescend. Ce mouvement alterné des hanches se poursuit à chaque foulée.

Lorsque les hanches sont limitées dans leur mouvement, le bas du dos devient le principal absorbeur de chocs. Cette restriction est à la fois inefficace et inconfortable. Elle constitue également l’un des facteurs limitants les plus courants chez les cavaliers qui ont de la difficulté au trot assis.

De nombreux cavaliers ont une force du tronc adéquate et un alignement raisonnable, mais ne parviennent pas à être à l’aise parce que des fléchisseurs de la hanche et des adducteurs tendus bloquent le mouvement que les hanches doivent effectuer. Améliorer la mobilité des hanches au moyen d’un entraînement complémentaire et d’étirements ciblés est souvent le changement hors selle le plus bénéfique qu’un cavalier puisse apporter.

Engagement du tronc sans raidissement

Le rôle du tronc au trot assis est souvent mal compris. Un tronc fortement contracté verrouille le bas du dos et empêche les hanches de bouger librement en dessous. Un tronc légèrement engagé stabilise le torse sans créer de rigidité.

La recherche confirme l’importance de la force du tronc. Une étude portant sur dix couples cheval-cavalier de dressage a révélé qu’un programme de conditionnement du tronc hors selle de huit semaines améliorait considérablement la symétrie du cavalier et réduisait les forces maximales exercées sur le dos du cheval au trot assis. [8]

Le programme de conditionnement de l’étude était réalisé trois fois par semaine, à raison de vingt minutes par séance. [8] Ces résultats montrent qu’un entraînement ciblé du tronc ne fait pas que rendre le cavalier plus à l’aise. Il peut aussi réduire les forces transmises au dos du cheval.

Position des jambes, des chevilles et du haut du corps

Les jambes soutiennent le trot assis en assurant la stabilité sans agrippement. La cuisse doit épouser le corps du cheval, le genou doit rester détendu et le mollet doit maintenir un léger contact sans serrer.

Lorsque le genou s’agrippe, il fait pivoter l’assiette hors de la selle. S’agripper avec les genoux est l’une des causes mécaniques les plus courantes des rebonds.

La cheville sert également d’amortisseur secondaire. Une cheville souplement chargée et légèrement fléchie aide à dissiper la force verticale qui remonte le long de la jambe. Verrouiller la cheville ou pousser contre l’étrier élimine complètement cet effet amortisseur.

Des recherches mesurant le mouvement latéral de la selle au trot assis ont révélé que les asymétries de l’alignement du bassin du cavalier avaient une incidence directe sur l’ampleur du déplacement de la selle par rapport à la colonne vertébrale du cheval. [9]

Autrement dit, lorsque le cavalier s’assoit de façon inégale ou se stabilise davantage d’un côté, cette asymétrie peut être transmise par la selle et influencer la répartition de la pression et du mouvement sur le dos du cheval.

La position des jambes et du bassin a des conséquences mesurables sur le mouvement du cheval, et pas seulement des conséquences théoriques. Un cavalier capable de garder les jambes souples, les chevilles élastiques et le haut du corps équilibré est mieux en mesure de suivre le trot sans créer de mouvement latéral inutile, de charge inégale ou de rigidité dans la selle.

Erreurs courantes au trot assis

Les rebonds découlent de plusieurs erreurs courantes que les cavaliers commettent souvent lorsqu’ils apprennent le trot assis. Bien que ces habitudes puissent être difficiles à corriger, elles peuvent toutes être éliminées grâce à une pratique délibérée.

Agrippement et rigidité

Le réflexe de s’agripper lorsqu’on se sent en insécurité est compréhensible, mais contre-productif. S’agripper contracte les fléchisseurs de la hanche et les adducteurs, bloque le mouvement du bassin et transforme la jambe en un levier rigide qui pousse le cavalier vers le haut à chaque foulée.

Plus le cavalier serre, plus il rebondit. Relâcher la cuisse et laisser la jambe pendre à partir d’une hanche détendue améliore presque toujours le trot assis.

Perte de phase & de rythme

Les erreurs de phase produisent un rebond croissant qui s’aggrave à chaque foulée. Le cavalier suit le dos du cheval vers le haut, mais ne redescend pas assez rapidement. La foulée suivante heurte le cavalier, qui est encore en train de redescendre. Le cycle se répète et s’amplifie.

Rester en phase exige un effort actif. Les ischions doivent suivre délibérément le rythme du cheval, et non simplement y réagir.

Position en chaise & inclinaison vers l’arrière

Avancer la jambe et s’incliner derrière la verticale est une réaction courante à un trot ample ou rebondissant.

Des recherches mesurant la pression de la selle et la cinématique de la colonne vertébrale au trot enlevé ont montré que les phases durant lesquelles le cavalier s’assoit dans la selle exercent des forces plus élevées sur le dos du cheval et réduisent l’amplitude de mouvement de la colonne vertébrale au niveau de certaines vertèbres, comparativement à la phase en suspension. [10]

posture d’équitation incorrecte

S’incliner vers l’arrière concentre une charge supplémentaire sur la région lombaire, encourage le cheval à se déplacer sur l’avant-main et exerce une tension à long terme sur le bas du dos du cavalier. La solution consiste à rétablir la mobilité et l’alignement du bassin, et non à forcer le haut du corps à rester droit.

Tableau 2. Erreurs courantes au trot assis et comment les corriger

Erreur Ce que cela cause Comment la corriger
Serrer avec les genoux
  • Soulève l’assiette hors de la selle
  • Bloque la mobilité des hanches
  • Augmente les rebonds à chaque foulée
  • Laisser la cuisse épouser le cheval
  • Garder le genou souple et déverrouillé
  • Se stabiliser avec le tronc plutôt qu’avec la jambe
Crisper le tronc
  • Bloque le bas du dos
  • Empêche les hanches d’absorber le mouvement
  • Rigidifie le haut du corps
  • Engager légèrement et constamment les muscles du tronc
  • Continuer de respirer normalement
  • Permettre au bassin de bouger sous le tronc
Hanches crispées
  • Limite l’absorption des chocs
  • Transfère le mouvement vers le bas du dos
  • Rend le trot plus difficile à suivre en restant assis
  • Faire des exercices de mobilité des hanches au sol
  • Pratiquer le trot assis par courts intervalles
  • Se concentrer sur l’alternance du mouvement des hanches à chaque foulée
Perte de synchronisation
  • Crée des rebonds de plus en plus importants
  • Fait en sorte que le cavalier entre en collision avec la foulée suivante
  • Perturbe le rythme et l’équilibre du cheval
  • Suivre à la fois le mouvement ascendant et descendant de la foulée
  • Alterner entre le trot enlevé et le trot assis pour maintenir le bon rythme
  • Revenir au pas avant que la tension s’installe
Position en chaise
  • Place la jambe trop en avant
  • Place le cavalier derrière le mouvement
  • Concentre la charge dans le bas du dos et l’assiette
  • Rétablir l’alignement oreille-épaule-hanche-talon
  • Ramener la cuisse sous le corps
  • Rééquilibrer le bassin avant de rester assis plus longtemps
Se pencher vers l’arrière
  • Ajoute de la pression sur le dos du cheval
  • Encourage le cheval à tomber sur les épaules
  • Sollicite excessivement le bas du dos du cavalier
  • Aligner le haut du corps au-dessus d’un bassin neutre
  • Corriger la mobilité du bassin plutôt que de forcer les épaules vers l’arrière
  • Passer au trot enlevé si le trot assis devient défensif
Cheville verrouillée
  • Élimine un amortisseur secondaire
  • Augmente la raideur dans la jambe
  • Peut pousser le cavalier vers le haut contre l’étrier
  • Garder la cheville légèrement fléchie
  • Maintenir un poids calme dans l’étrier
  • Éviter de pousser vers le bas ou de prendre appui contre le pied

Exercices pour améliorer le trot assis

Les progrès au trot assis sont plus rapides lorsque les cavaliers combinent une pratique montée structurée et un entraînement physique ciblé hors selle. Cette approche combinée favorise la coordination du cavalier tout en aidant le cheval à rester détendu et équilibré pendant le travail.

Méthodes de pratique en selle

Le travail à la longe permet au cavalier de lâcher les rênes et de se concentrer entièrement sur la mécanique corporelle.

Alterner entre le trot enlevé et le trot assis au sein de la même allure aide le cavalier à transférer le rythme du trot enlevé à la phase assise. Des transitions fréquentes du pas au trot permettent de rétablir la position et la détente avant que le trot assis ne devienne tendu.

Court et correct donne toujours de meilleurs résultats que long et incorrect. Maintenir le trot assis avant que le corps soit prêt crée de la tension chez le cheval comme chez le cavalier, ce qui renforce les mêmes habitudes que l’on cherche à corriger.

Entraînement et conditionnement physique hors selle

Les exercices sur ballon d’exercice sont l’un des outils hors selle les plus directs pour se préparer au trot assis. Les cavaliers qui combinent le conditionnement physique hors selle et la pratique montée ont tendance à progresser plus rapidement que ceux qui comptent uniquement sur le temps passé en selle.

Une étude a évalué vingt cavaliers expérimentés effectuant des exercices de mobilité du bassin sur un ballon de gymnastique et a constaté que la capacité à faire rouler le bassin d’un côté à l’autre était fortement corrélée à la qualité et à l’harmonie de l’équitation, ainsi qu’à un nombre réduit de comportements conflictuels chez le cheval. La pratique active de la mobilité du bassin s’est révélée plus pertinente pour la qualité de l’équitation que l’équilibre statique sur le ballon. [11]

Les étirements des fléchisseurs de la hanche, les mouvements circulaires des hanches et les exercices d’ouverture des hanches inspirés du yoga ciblent la restriction qui limite le plus souvent les progrès au trot assis. Les exercices de renforcement du tronc inspirés du Pilates développent la stabilité sans rigidité.

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Améliorer son trot assis

S’asseoir au trot ne consiste pas à essayer de forcer le corps à rester immobile en selle. Il s’agit d’une habileté dynamique qui dépend du rythme, de la mobilité, de l’équilibre et de la capacité du cavalier à suivre le mouvement du cheval sans le bloquer. Une assiette calme vient d’un mouvement coordonné, et non de la tension.

Pour la plupart des cavaliers, l’amélioration commence par comprendre d’où vient le rebond. Serrer les genoux, contracter le tronc, se pencher vers l’arrière ou perdre la cadence de la foulée peuvent tous rendre le trot assis plus difficile qu’il ne devrait l’être. Ces habitudes sont courantes, mais elles peuvent aussi être corrigées lorsque les cavaliers ralentissent le processus et se concentrent sur des répétitions courtes et précises.

La meilleure approche combine une pratique montée réfléchie à un travail hors selle qui améliore la mobilité des hanches, la stabilité du tronc et la conscience corporelle. Les cavaliers qui s’entraînent en selle et hors selle sont mieux préparés à absorber le mouvement sans raideur et à communiquer avec plus de subtilité.

Un bon trot assis devrait sembler souple, équilibré et connecté, tant pour le cheval que pour le cavalier. Les progrès peuvent prendre du temps, mais l’objectif n’est pas de rester assis plus longtemps à tout prix. L’objectif est de mieux s’asseoir, avec une assiette qui soutient le mouvement du cheval au lieu de l’interrompre.

Foire aux questions

Voici quelques questions fréquemment posées sur le trot assis :

Résumé

Le trot assis est une compétence équestre avancée qui exige du cavalier qu’il suive le mouvement du cheval avec équilibre, mobilité et synchronisation. Améliorer son trot assis repose sur une position correcte, des mouvements détendus et une pratique réfléchie, tant en selle qu’au sol.

  • Un bon trot assis repose sur un mouvement coordonné du bassin, des hanches, du tronc, des jambes et du haut du corps du cavalier
  • Se raidir, serrer les jambes, avoir les hanches crispées et se pencher vers l’arrière peuvent tous accentuer les rebonds et gêner le mouvement du cheval
  • Le trot enlevé est souvent préférable pendant l’échauffement ou lorsque le cheval n’est pas encore détendu dans son dos
  • Un entraînement au sol qui améliore la mobilité des hanches et la stabilité du tronc peut favoriser une meilleure technique au trot assis
  • Une assiette équilibrée aide à réduire les forces inégales sur le dos du cheval et favorise une communication plus claire
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Références

  1. FEI Dressage Rules. FEI. 2026.
  2. Persson-Sjodin. E. et al. Influence of Seating Styles on Head and Pelvic Vertical Movement Symmetry in Horses Ridden at Trot. PLOS ONE. 2018. View Summary
  3. MacKechnie-Guire. R. and Pfau. T. Differential Rotational Movement of the Thoracolumbosacral Spine in High-Level Dressage Horses Ridden in a Straight Line, in Sitting Trot and Seated Canter Compared to In-Hand Trot. Animals. 2021.
  4. Clayton. H. et al. Riders' Effects on Horses: Biomechanical Principles with Examples from the Literature. Animals. 2023. View Summary
  5. de Cocq. P. et al. Vertical Forces on the Horse's Back in Sitting and Rising Trot. Journal of Biomechanics. 2010. View Summary
  6. Murray. R. et al. Saddle Thigh Block Design Can Influence Rider and Horse Biomechanics. Animals. 2023. View Summary
  7. Peham. C. et al. A Comparison of Forces Acting on the Horse's Back and the Stability of the Rider's Seat in Different Positions at the Trot. The Veterinary Journal. 2010.
  8. Hampson. A. and Randle. H. The Influence of an 8-Week Rider Core Fitness Program on the Equine Back at Sitting Trot. International Journal of Performance Analysis in Sport. 2015.
  9. Byström. A. et al. Lateral Movement of the Saddle Relative to the Equine Spine in Rising and Sitting Trot on a Treadmill. PLOS ONE. 2018. View Summary
  10. Martin. P. et al. Effect of the Rider Position During Rising Trot on the Horse's Biomechanics. Journal of Biomechanics. 2016. View Summary
  11. Uldahl. M. et al. Relationships between the Rider's Pelvic Mobility and Balance on a Gymnastic Ball with Equestrian Skills and Effects on Horse Welfare. Animals. 2021.