Le trot assis est l’une des compétences les plus difficiles à maîtriser pour les cavaliers, mais il est essentiel pour progresser dans les niveaux de dressage.
Contrairement au trot enlevé, où le cavalier se soulève de la selle sur un temps et y revient sur l’autre, le trot assis exige une coordination continue de tout le corps avec un cheval en mouvement, tandis que le cavalier reste assis.
Lorsqu’ils apprennent cette compétence, de nombreux cavaliers se concentrent sur le fait d’essayer de rester immobiles, mais se raidir et se crisper aggrave généralement les rebonds. Une assiette stable ne vient pas du fait de maintenir le corps en place. Elle vient de la capacité à laisser le corps bouger avec le cheval tout en conservant l’équilibre, la posture et l’indépendance des aides.
Le trot assis est une compétence active qui repose sur la mobilité, le rythme et la conscience corporelle. Il dépend également de la façon dont le cheval se déplace : un trot tendu, creux, précipité ou irrégulier est beaucoup plus difficile à suivre qu’un trot rythmé, équilibré et souple dans le dos.
Poursuivez votre lecture pour comprendre la mécanique du trot assis, ce que le corps du cavalier doit faire pour absorber le mouvement et comment développer efficacement cette compétence.
Qu’est-ce que le trot assis?
Le trot assis est une position d’équitation dans laquelle le cavalier maintient un contact continu avec la selle pendant les deux temps de la foulée au trot.
Au lieu de se soulever à chaque poussée d’un diagonal, le cavalier suit le mouvement du dos du cheval en l’absorbant avec son corps.
Vu de l’extérieur, un trot assis bien exécuté semble calme et sans effort. En réalité, il exige un haut niveau de force, de coordination et de synchronisation.
Qu’est-ce que le trot assis?
Le trot assis est une position d’équitation dans laquelle le cavalier maintient un contact continu avec la selle pendant les deux temps de la foulée de trot.
Au lieu de se lever à chaque poussée diagonale, le cavalier suit le mouvement du dos du cheval en l’absorbant avec son corps.
Vu de l’extérieur, un trot assis bien exécuté semble calme et sans effort. En réalité, il exige un degré élevé de force, de coordination et de synchronisme.
Le rôle du trot assis en dressage
À mesure que l’entraînement en dressage progresse et que les mouvements deviennent plus rassemblés et complexes, le cavalier doit communiquer avec une subtilité croissante. Le trot assis contribue à rendre cela possible.

En maintenant un contact ininterrompu avec la selle, le cavalier peut utiliser les aides d’assiette et de poids qui ne sont pas possibles au trot enlevé. Ces aides sont essentielles au travail latéral, aux transitions à l’intérieur de l’allure et au développement du rassembler.
Selon les règles de l’USEF, le trot assis est obligatoire à partir du Deuxième niveau dans les compétitions nationales. Aux niveaux de la FEI, il est obligatoire du Prix St-Georges au Grand Prix. [1]
Un trot assis bien établi reflète également le niveau de dressage du cheval. L’assiette du cavalier et la capacité du cheval à travailler dans la décontraction et la perméabilité se développent ensemble. Lorsqu’un cheval engage librement son dos et accepte le poids du cavalier sans tension, le trot assis devient plus facile.
Quand s’asseoir et quand trotter enlevé
Le trot assis ne convient pas à tous les moments de l’entraînement. Le trot enlevé est préférable pendant l’échauffement, avec les jeunes chevaux ou les chevaux peu expérimentés, et chaque fois que le dos du cheval n’est pas encore suffisamment décontracté pour porter confortablement le cavalier.
Des recherches mesurant la symétrie des mouvements de la tête et du bassin chez des chevaux montés ont révélé que le type d’assiette entraînait des différences mesurables dans la façon dont le cheval se déplaçait, confirmant que le choix entre le trot assis et le trot enlevé a des effets réels. [2]
S’asseoir avant que le cheval soit en avant, arrondi et qu’il travaille à travers son dos tend à produire une sensation saccadée et tendue, et peut renforcer les mêmes habitudes que les cavaliers essaient de corriger. Utilisez le trot assis lorsque le cheval travaille dans la décontraction et la perméabilité. Utilisez le trot enlevé pour l’aider à y parvenir.
Tableau 1. Quand utiliser le trot enlevé plutôt que le trot assis
| Utilisez le trot enlevé lorsque | Utilisez le trot assis lorsque |
|---|---|
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La biomécanique du trot assis
Comprendre comment le cheval et le cavalier bougent au trot constitue le fondement d’une bonne assiette. Les cavaliers qui abordent le trot assis uniquement par le ressenti éprouvent souvent des difficultés plus longtemps que ceux qui comprennent la biomécanique du mouvement.
Comment le dos du cheval bouge au trot
Le trot est une allure à deux temps dans laquelle le cheval se déplace en alternant des paires diagonales de membres, avec un bref moment de suspension entre chaque paire. Chaque fois qu’une paire diagonale pousse contre le sol, le dos du cheval se soulève de ce côté. Lorsque la diagonale opposée prend le poids, il s’abaisse. Ce mouvement se répète à chaque foulée.
Le dos du cheval ne bouge pas uniquement à la verticale. Des recherches mesurant la cinématique de la colonne vertébrale chez des chevaux de dressage de haut niveau au trot assis ont révélé que les régions thoracique caudale et lombaire de la colonne subissent un mouvement rotatif tridimensionnel complexe à chaque foulée. [3]
Le cavalier doit suivre simultanément les mouvements verticaux, latéraux et rotatifs. Par conséquent, absorber correctement le trot assis sollicite tout le corps, et pas seulement l’assiette.
Comment le cavalier suit le mouvement
Au trot assis, le rôle du cavalier consiste à suivre le mouvement du cheval en temps réel sans y opposer de résistance. Les recherches sur la biomécanique du cheval et du cavalier décrivent ce mouvement comme le bassin qui suit les mouvements de la selle tandis que le tronc demeure stable au-dessus. [4]
En pratique, les hanches absorbent le mouvement tandis que la sangle abdominale maintient le haut du corps stable.
Le rebondissement se produit lorsque le cavalier se désynchronise de la foulée du cheval. Le dos du cheval se soulève et le cavalier suit le mouvement vers le haut, mais si le cavalier ne redescend pas aussi rapidement que le dos du cheval, le mouvement ascendant suivant le rattrape en pleine descente.
Pour rester synchronisé, le cavalier doit accompagner activement la descente, et non simplement se détendre en espérant suivre le mouvement.
Les effets du trot assis sur le cheval
Des recherches comparant les forces verticales exercées sur le dos du cheval au trot assis et au trot enlevé ont montré que les forces maximales sont nettement plus élevées au trot assis, les phases assise et en suspension du trot enlevé produisant toutes deux des pics de force inférieurs à ceux du trot assis continu. [5]
Cela signifie que la qualité de l’assiette du cavalier compte pour le confort du cheval. Au trot assis, le cavalier reste en contact continu avec la selle tandis que le dos du cheval traverse des cycles répétés de soulèvement, de rotation et de retour. Si le cavalier accompagne bien ce mouvement, les forces sont absorbées et réparties plus uniformément.
Une assiette qui rebondit ou qui est asymétrique amplifie ces forces et les répartit de façon inégale dans les régions lombaire et thoracique. Avec le temps, un trot assis mal absorbé peut contribuer à une sensibilité du dos, à des tensions musculaires et à des changements d’allure qui peuvent se manifester sous forme de résistance.
Les recherches montrent que le cavalier, la selle et le cheval fonctionnent comme un système interconnecté. Dans une étude sur la cinématique de la colonne vertébrale équine, la modification de la conception de la selle a changé la façon dont le cavalier entrait en contact avec le siège et a produit des changements mesurables dans le mouvement de la colonne vertébrale du cheval. [6]
Par conséquent, des changements dans la position du cavalier, son contact avec la selle, son équilibre ou sa capacité à absorber le mouvement peuvent influencer la façon dont le cheval utilise son dos au trot.
Cette relation fonctionne dans les deux sens. Un cheval dont le dos est souple et engagé est beaucoup plus facile à monter au trot assis, et un cavalier qui s’assoit correctement peut encourager le cheval à mieux se porter.
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Comment monter au trot assis : technique et position
Le trot assis nécessite que plusieurs éléments de technique et de position fonctionnent ensemble. Une faiblesse ou une rigidité dans un seul domaine peut nuire à l’efficacité et à l’équilibre.
Alignement du bassin avec une colonne vertébrale neutre
Le bassin constitue la base du cavalier en selle. Un bassin neutre, positionné de façon à ne pas basculer trop loin vers l’avant ni se rentrer trop loin sous le corps, permet aux ischions de porter le poids uniformément et à la colonne lombaire de conserver sa courbure naturelle.
À partir de cette position, le bassin bascule doucement au rythme des foulées du cheval, en montant avec le temps fort ascendant et en redescendant avec le temps fort descendant. Le rythme est le même qu’au trot enlevé, mais le cavalier ne quitte pas la selle.
Des recherches comparant les forces exercées dans différentes positions au trot ont révélé que le trot assis produit les forces de pointe les plus élevées sur le dos du cheval parmi toutes les positions étudiées. [7]
Compte tenu de cela, les cavaliers devraient chercher à développer une assiette qui suit le mouvement du trot au lieu de se raidir contre lui. L’objectif n’est pas de pousser vers le bas dans la selle, mais d’absorber le mouvement par le bassin, les hanches et la colonne vertébrale tout en maintenant un contact uniforme.
La qualité de l’assiette du cavalier influence directement la façon dont les forces liées à l’équitation sont réparties. Un bassin équilibré et bien aligné aide à répartir le poids du cavalier plus uniformément, tandis qu’un bassin raide, asymétrique ou chargé de façon inégale peut concentrer la pression et obliger le dos du cheval à travailler davantage.
Une bonne posture à cheval, avec l’oreille, l’épaule, la hanche et le talon alignés verticalement, s’applique également au trot assis. Tout écart rend l’absorption des chocs plus difficile.
Mobilité des hanches et absorption des chocs
Les hanches du cavalier sont l’endroit où se produit la majeure partie de l’absorption des chocs. À mesure que chaque cycle de foulée se déroule, les articulations des hanches s’ouvrent et se ferment dans un mouvement réciproque. Une hanche monte tandis que l’ischion correspondant se soulève avec le dos du cheval, puis se referme lorsque le dos redescend. Ce mouvement alterné des hanches se poursuit à chaque foulée.
Lorsque les hanches sont limitées dans leur mouvement, le bas du dos devient le principal absorbeur de chocs. Cette restriction est à la fois inefficace et inconfortable. Elle constitue également l’un des facteurs limitants les plus courants chez les cavaliers qui ont de la difficulté au trot assis.
De nombreux cavaliers ont une force du tronc adéquate et un alignement raisonnable, mais ne parviennent pas à être à l’aise parce que des fléchisseurs de la hanche et des adducteurs tendus bloquent le mouvement que les hanches doivent effectuer. Améliorer la mobilité des hanches au moyen d’un entraînement complémentaire et d’étirements ciblés est souvent le changement hors selle le plus bénéfique qu’un cavalier puisse apporter.
Engagement du tronc sans raidissement
Le rôle du tronc au trot assis est souvent mal compris. Un tronc fortement contracté verrouille le bas du dos et empêche les hanches de bouger librement en dessous. Un tronc légèrement engagé stabilise le torse sans créer de rigidité.
La recherche confirme l’importance de la force du tronc. Une étude portant sur dix couples cheval-cavalier de dressage a révélé qu’un programme de conditionnement du tronc hors selle de huit semaines améliorait considérablement la symétrie du cavalier et réduisait les forces maximales exercées sur le dos du cheval au trot assis. [8]
Le programme de conditionnement de l’étude était réalisé trois fois par semaine, à raison de vingt minutes par séance. [8] Ces résultats montrent qu’un entraînement ciblé du tronc ne fait pas que rendre le cavalier plus à l’aise. Il peut aussi réduire les forces transmises au dos du cheval.
Position des jambes, des chevilles et du haut du corps
Les jambes soutiennent le trot assis en assurant la stabilité sans agrippement. La cuisse doit épouser le corps du cheval, le genou doit rester détendu et le mollet doit maintenir un léger contact sans serrer.
Lorsque le genou s’agrippe, il fait pivoter l’assiette hors de la selle. S’agripper avec les genoux est l’une des causes mécaniques les plus courantes des rebonds.
La cheville sert également d’amortisseur secondaire. Une cheville souplement chargée et légèrement fléchie aide à dissiper la force verticale qui remonte le long de la jambe. Verrouiller la cheville ou pousser contre l’étrier élimine complètement cet effet amortisseur.
Des recherches mesurant le mouvement latéral de la selle au trot assis ont révélé que les asymétries de l’alignement du bassin du cavalier avaient une incidence directe sur l’ampleur du déplacement de la selle par rapport à la colonne vertébrale du cheval. [9]
Autrement dit, lorsque le cavalier s’assoit de façon inégale ou se stabilise davantage d’un côté, cette asymétrie peut être transmise par la selle et influencer la répartition de la pression et du mouvement sur le dos du cheval.
La position des jambes et du bassin a des conséquences mesurables sur le mouvement du cheval, et pas seulement des conséquences théoriques. Un cavalier capable de garder les jambes souples, les chevilles élastiques et le haut du corps équilibré est mieux en mesure de suivre le trot sans créer de mouvement latéral inutile, de charge inégale ou de rigidité dans la selle.
Erreurs courantes au trot assis
Les rebonds découlent de plusieurs erreurs courantes que les cavaliers commettent souvent lorsqu’ils apprennent le trot assis. Bien que ces habitudes puissent être difficiles à corriger, elles peuvent toutes être éliminées grâce à une pratique délibérée.
Agrippement et rigidité
Le réflexe de s’agripper lorsqu’on se sent en insécurité est compréhensible, mais contre-productif. S’agripper contracte les fléchisseurs de la hanche et les adducteurs, bloque le mouvement du bassin et transforme la jambe en un levier rigide qui pousse le cavalier vers le haut à chaque foulée.
Plus le cavalier serre, plus il rebondit. Relâcher la cuisse et laisser la jambe pendre à partir d’une hanche détendue améliore presque toujours le trot assis.
Perte de phase & de rythme
Les erreurs de phase produisent un rebond croissant qui s’aggrave à chaque foulée. Le cavalier suit le dos du cheval vers le haut, mais ne redescend pas assez rapidement. La foulée suivante heurte le cavalier, qui est encore en train de redescendre. Le cycle se répète et s’amplifie.
Rester en phase exige un effort actif. Les ischions doivent suivre délibérément le rythme du cheval, et non simplement y réagir.
Position en chaise & inclinaison vers l’arrière
Avancer la jambe et s’incliner derrière la verticale est une réaction courante à un trot ample ou rebondissant.
Des recherches mesurant la pression de la selle et la cinématique de la colonne vertébrale au trot enlevé ont montré que les phases durant lesquelles le cavalier s’assoit dans la selle exercent des forces plus élevées sur le dos du cheval et réduisent l’amplitude de mouvement de la colonne vertébrale au niveau de certaines vertèbres, comparativement à la phase en suspension. [10]

S’incliner vers l’arrière concentre une charge supplémentaire sur la région lombaire, encourage le cheval à se déplacer sur l’avant-main et exerce une tension à long terme sur le bas du dos du cavalier. La solution consiste à rétablir la mobilité et l’alignement du bassin, et non à forcer le haut du corps à rester droit.
Tableau 2. Erreurs courantes au trot assis et comment les corriger
| Erreur | Ce que cela cause | Comment la corriger |
|---|---|---|
| Serrer avec les genoux |
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| Crisper le tronc |
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| Hanches crispées |
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| Perte de synchronisation |
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| Position en chaise |
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| Se pencher vers l’arrière |
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| Cheville verrouillée |
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Exercices pour améliorer le trot assis
Les progrès au trot assis sont plus rapides lorsque les cavaliers combinent une pratique montée structurée et un entraînement physique ciblé hors selle. Cette approche combinée favorise la coordination du cavalier tout en aidant le cheval à rester détendu et équilibré pendant le travail.
Méthodes de pratique en selle
Le travail à la longe permet au cavalier de lâcher les rênes et de se concentrer entièrement sur la mécanique corporelle.
Alterner entre le trot enlevé et le trot assis au sein de la même allure aide le cavalier à transférer le rythme du trot enlevé à la phase assise. Des transitions fréquentes du pas au trot permettent de rétablir la position et la détente avant que le trot assis ne devienne tendu.
Court et correct donne toujours de meilleurs résultats que long et incorrect. Maintenir le trot assis avant que le corps soit prêt crée de la tension chez le cheval comme chez le cavalier, ce qui renforce les mêmes habitudes que l’on cherche à corriger.
Entraînement et conditionnement physique hors selle
Les exercices sur ballon d’exercice sont l’un des outils hors selle les plus directs pour se préparer au trot assis. Les cavaliers qui combinent le conditionnement physique hors selle et la pratique montée ont tendance à progresser plus rapidement que ceux qui comptent uniquement sur le temps passé en selle.
Une étude a évalué vingt cavaliers expérimentés effectuant des exercices de mobilité du bassin sur un ballon de gymnastique et a constaté que la capacité à faire rouler le bassin d’un côté à l’autre était fortement corrélée à la qualité et à l’harmonie de l’équitation, ainsi qu’à un nombre réduit de comportements conflictuels chez le cheval. La pratique active de la mobilité du bassin s’est révélée plus pertinente pour la qualité de l’équitation que l’équilibre statique sur le ballon. [11]
Les étirements des fléchisseurs de la hanche, les mouvements circulaires des hanches et les exercices d’ouverture des hanches inspirés du yoga ciblent la restriction qui limite le plus souvent les progrès au trot assis. Les exercices de renforcement du tronc inspirés du Pilates développent la stabilité sans rigidité.
Améliorer son trot assis
S’asseoir au trot ne consiste pas à essayer de forcer le corps à rester immobile en selle. Il s’agit d’une habileté dynamique qui dépend du rythme, de la mobilité, de l’équilibre et de la capacité du cavalier à suivre le mouvement du cheval sans le bloquer. Une assiette calme vient d’un mouvement coordonné, et non de la tension.
Pour la plupart des cavaliers, l’amélioration commence par comprendre d’où vient le rebond. Serrer les genoux, contracter le tronc, se pencher vers l’arrière ou perdre la cadence de la foulée peuvent tous rendre le trot assis plus difficile qu’il ne devrait l’être. Ces habitudes sont courantes, mais elles peuvent aussi être corrigées lorsque les cavaliers ralentissent le processus et se concentrent sur des répétitions courtes et précises.
La meilleure approche combine une pratique montée réfléchie à un travail hors selle qui améliore la mobilité des hanches, la stabilité du tronc et la conscience corporelle. Les cavaliers qui s’entraînent en selle et hors selle sont mieux préparés à absorber le mouvement sans raideur et à communiquer avec plus de subtilité.
Un bon trot assis devrait sembler souple, équilibré et connecté, tant pour le cheval que pour le cavalier. Les progrès peuvent prendre du temps, mais l’objectif n’est pas de rester assis plus longtemps à tout prix. L’objectif est de mieux s’asseoir, avec une assiette qui soutient le mouvement du cheval au lieu de l’interrompre.
Foire aux questions
Voici quelques questions fréquemment posées sur le trot assis :
Le trot assis est une position d’équitation dans laquelle le cavalier reste continuellement en contact avec la selle pendant les deux temps du trot. Au lieu de se lever et de s’asseoir comme au trot enlevé, le cavalier accompagne le dos du cheval avec le bassin, les hanches, le tronc, les jambes et le haut du corps. Un trot assis correct semble calme lorsqu’on l’observe du sol, mais il exige une coordination active, un bon sens du rythme et une bonne conscience corporelle. L’objectif n’est pas de rester immobile, mais de bouger avec le cheval sans bloquer sa foulée.
Le trot assis est important en dressage parce qu’il permet au cavalier d’utiliser les aides de l’assiette et du poids avec plus de subtilité. À mesure que les mouvements de dressage deviennent plus rassemblés et plus complexes, le cavalier a besoin d’un contact stable avec la selle pour influencer le travail latéral, les transitions à l’intérieur de l’allure et le rassembler. Selon les règlements de l’USEF, le trot assis est obligatoire à partir du Deuxième niveau dans les compétitions nationales, et aux niveaux de la FEI, il est obligatoire du Prix St-Georges au Grand Prix. [1] Un trot assis bien développé reflète aussi le niveau d’entraînement du cheval, car il devient plus facile lorsque le cheval travaille à travers son dos, se déplace avec souplesse et accepte le poids du cavalier sans tension.
Vous devriez vous asseoir au trot lorsque le cheval est en avant, arrondi, détendu et qu’il travaille à travers son dos. Le trot enlevé est généralement préférable pendant l’échauffement, avec les jeunes chevaux ou les chevaux verts, ou chaque fois que le dos du cheval n’est pas encore suffisamment décontracté pour porter confortablement le cavalier au trot assis. La recherche montre que le style d’assiette influence la façon dont le cheval se déplace, de sorte que le choix entre le trot assis et le trot enlevé a de véritables conséquences biomécaniques. [2] Une règle utile consiste à utiliser le trot assis lorsque le cheval travaille à travers son dos, et le trot enlevé pour l’aider à y parvenir.
Les cavaliers rebondissent au trot assis lorsqu’ils se désynchronisent de la foulée du cheval ou bloquent le mouvement par la tension. Si le dos du cheval s’abaisse et que le cavalier ne descend pas assez rapidement, le mouvement ascendant suivant surprend le cavalier pendant sa descente et accentue le rebond. Serrer les genoux, raidir les hanches, bloquer les chevilles, contracter le tronc ou se pencher vers l’arrière peut aggraver le problème. Corriger le rebond exige généralement un meilleur sens du rythme, une plus grande mobilité du bassin, des jambes plus souples et un tronc qui stabilise sans devenir rigide.
Le bassin doit bouger au trot assis en accompagnant la foulée du cheval à partir d’une position neutre et équilibrée. Un bassin neutre maintient un poids égal sur les ischions et permet à la colonne lombaire de conserver sa courbure naturelle. À partir de cette position, le bassin s’incline doucement pendant le temps ascendant et revient pendant le temps descendant, en suivant le même rythme qu’au trot enlevé sans quitter la selle. Comme le trot assis produit des forces de pointe élevées sur le dos du cheval, un bon alignement du bassin aide à répartir ces forces plus uniformément. [5]
Vous ne devriez pas vous détendre complètement au trot assis, car le cavalier a encore besoin d’une coordination active et d’un contrôle postural. Les hanches doivent être suffisamment souples pour absorber le mouvement, mais le tronc a toujours besoin d’un soutien constant grâce à un léger engagement des muscles centraux. Un cavalier affaissé ou passif peut prendre du retard sur le mouvement, tandis qu’un cavalier crispé bloque le mouvement et rebondit. Le meilleur trot assis combine mobilité dans le bas du corps, stabilité dans le haut du corps et synchronisation avec la foulée du cheval.
La mobilité des hanches influence le trot assis parce que les hanches sont les principaux amortisseurs entre le dos du cheval et le haut du corps du cavalier. Lorsque le dos du cheval monte et descend, les articulations des hanches du cavalier doivent s’ouvrir et se fermer en alternance. Lorsque les hanches sont raides, le bas du dos tente souvent d’absorber le mouvement à leur place, ce qui est moins efficace et peut devenir inconfortable. Des fléchisseurs de la hanche et des adducteurs tendus sont des facteurs limitants courants chez les cavaliers qui ont de la difficulté à trotter assis avec fluidité.
La force du tronc aide au trot assis en stabilisant le torse du cavalier tout en permettant aux hanches et au bassin de continuer à bouger. Les muscles du tronc doivent être légèrement engagés plutôt que fortement contractés, car une contraction excessive bloque le bas du dos et empêche l’absorption des chocs. Une étude menée sur des couples cheval-cavalier en dressage a révélé qu’un programme de huit semaines de conditionnement des muscles du tronc effectué sans monter à cheval améliorait la symétrie du cavalier et réduisait les forces maximales exercées sur le dos du cheval au trot assis. [6] Cela suggère qu’un entraînement ciblé du tronc peut améliorer à la fois l’efficacité du cavalier et le confort du cheval.
L’une des erreurs les plus courantes au trot assis consiste à serrer les genoux ou les cuisses lorsque le cavalier manque d’assurance. Cette contraction resserre les fléchisseurs de la hanche et les adducteurs, bloque le mouvement du bassin et transforme la jambe en un levier rigide qui pousse le cavalier vers le haut à chaque foulée. Se pencher vers l’arrière dans une position assise sur une chaise est une autre compensation courante, surtout sur les chevaux dont le trot est ample ou rebondissant. Ces habitudes s’améliorent généralement lorsque le cavalier rétablit l’alignement du bassin, relâche la jambe et pratique le trot assis pendant de courts intervalles exécutés correctement.
Le trot assis peut être plus exigeant pour le dos du cheval que le trot enlevé, car il produit des forces maximales plus élevées. Une étude comparant les positions au trot a révélé que les forces maximales exercées sur le dos du cheval sont nettement plus élevées au trot assis que pendant les phases assise ou debout du trot enlevé. [10] Une assiette rebondissante, raide ou asymétrique peut amplifier ces forces et les répartir de façon inégale. C’est pourquoi les cavaliers devraient développer progressivement le trot assis et revenir au trot enlevé lorsque le cheval ou le cavalier devient tendu.
Un mauvais trot assis peut contribuer aux douleurs au dos chez les chevaux lorsque le cavalier rebondit, se crispe, s’assoit de façon inégale ou exerce une force excessive dans la selle. Un mouvement inégal ou mal absorbé peut augmenter la tension dans les régions thoracique et lombaire et se manifester par de la résistance, des tensions musculaires ou des changements dans les allures. Le système cavalier-selle-cheval est étroitement lié, et les changements dans la façon dont le cavalier entre en contact avec la selle peuvent influencer le mouvement de la colonne vertébrale du cheval. [11] Si un cheval présente un inconfort persistant, de la résistance ou des changements de performance, il faut tenir compte de l’ajustement de la selle, de l’influence du cavalier, de l’entraînement et des facteurs vétérinaires.
Les exercices qui aident à améliorer le trot assis comprennent de courtes périodes de trot assis à la longe, de fréquentes transitions du pas au trot et l’alternance entre le trot enlevé et le trot assis. Le travail à la longe permet au cavalier de se concentrer sur la mécanique corporelle sans avoir à gérer les rênes. Alterner entre le trot enlevé et le trot assis aide à transférer le rythme du trot enlevé à la phase assise. De courtes périodes de pratique correcte sont plus efficaces que de longues séances qui créent de la tension chez le cheval ou le cavalier.
Les exercices au sol qui aident à améliorer le trot assis comprennent des exercices de mobilité du bassin sur un ballon d’exercice, des étirements des fléchisseurs de la hanche, des cercles de hanches, des exercices d’ouverture des hanches inspirés du yoga et un entraînement des muscles du tronc de type Pilates. Le travail sur ballon d’exercice est particulièrement pertinent, car il permet aux cavaliers de pratiquer des mouvements contrôlés du bassin sans la complexité supplémentaire de l’équitation. Une étude a révélé que la capacité à faire rouler le bassin d’un côté à l’autre sur un ballon de gymnastique était fortement corrélée à la qualité de l’équitation, à l’harmonie et à une diminution des comportements conflictuels chez le cheval. [9] La mobilité active du bassin semble être plus utile pour le trot assis que l’équilibre statique à lui seul.
Vous devriez pratiquer le trot assis pendant de courts intervalles exécutés correctement plutôt que d’essayer de rester assis pendant de longues périodes avant que votre corps soit prêt. Un trot assis prolongé accompagné de tension, de rebonds ou de contractions renforce les mêmes habitudes que les cavaliers essaient de corriger. Des réajustements fréquents au moyen de transitions au pas ou du trot enlevé aident le cavalier à retrouver la détente et l’alignement. À mesure que la force, le rythme et la mobilité s’améliorent, la durée du travail au trot assis peut augmenter progressivement sans compromettre la qualité.
Le trot assis est plus facile sur certains chevaux que sur d’autres parce que le mouvement, l’entraînement, la perméabilité et la mécanique du dos du cheval influencent tous la façon dont le cavalier ressent l’allure. Un cheval dont le dos est engagé et souple est généralement plus facile à suivre qu’un cheval tendu, creux, précipité ou aux foulées saccadées. Au trot, le dos du cheval se déplace verticalement, latéralement et en rotation, de sorte que le cavalier doit suivre un mouvement tridimensionnel complexe. [3] À mesure que le cheval devient plus souple et équilibré, et que le cavalier devient mieux coordonné, le trot assis devient généralement plus facile pour les deux.
Résumé
Le trot assis est une compétence équestre avancée qui exige du cavalier qu’il suive le mouvement du cheval avec équilibre, mobilité et synchronisation. Améliorer son trot assis repose sur une position correcte, des mouvements détendus et une pratique réfléchie, tant en selle qu’au sol.
- Un bon trot assis repose sur un mouvement coordonné du bassin, des hanches, du tronc, des jambes et du haut du corps du cavalier
- Se raidir, serrer les jambes, avoir les hanches crispées et se pencher vers l’arrière peuvent tous accentuer les rebonds et gêner le mouvement du cheval
- Le trot enlevé est souvent préférable pendant l’échauffement ou lorsque le cheval n’est pas encore détendu dans son dos
- Un entraînement au sol qui améliore la mobilité des hanches et la stabilité du tronc peut favoriser une meilleure technique au trot assis
- Une assiette équilibrée aide à réduire les forces inégales sur le dos du cheval et favorise une communication plus claire
Références
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