L’épaule en dedans est l’un des mouvements latéraux les plus importants dans l’entraînement de dressage. Ce mouvement figure dans les reprises de compétition à partir du deuxième niveau et constitue un exercice d’entraînement précieux pour les chevaux à de nombreux stades de leur développement. Peu d’exercices travaillent à la fois la souplesse, la rectitude, l’engagement des membres postérieurs et la relaxation.
Le maître d’équitation français François Robichon de La Guérinière a qualifié l’épaule en dedans de fondement de tout le travail latéral en 1733. Des siècles plus tard, la recherche équine moderne a confirmé que les exercices latéraux, y compris l’épaule en dedans, sont associés à un degré de relaxation mesurablement plus élevé chez les chevaux.
Les principes classiques et la science moderne indiquent tous deux qu’une épaule en dedans correctement exécutée peut être bénéfique pour le corps et l’esprit du cheval lorsque les cavaliers comprennent comment préparer et exécuter efficacement le mouvement.
Poursuivez votre lecture pour découvrir ce qu’est l’épaule en dedans, pourquoi elle devrait faire partie de l’entraînement régulier, comment bien préparer le cheval à l’exécuter et comment la réaliser correctement.
Qu’est-ce que l’épaule en dedans?
L’épaule en dedans est un mouvement latéral exécuté sur une ligne droite. Le cheval avance tout en étant incurvé autour de la jambe intérieure du cavalier, l’avant-main étant déplacée vers l’intérieur de la piste.
Lorsqu’elle est exécutée correctement, elle constitue l’un des exercices gymnastiques les plus précieux en dressage. Elle développe simultanément la souplesse, l’engagement et la rectitude.
Brève histoire de l’exercice
L’épaule en dedans possède une longue histoire en dressage classique et demeure l’un des exercices fondamentaux pour développer un cheval souple, équilibré et réceptif.
Le célèbre maître d’équitation français Antoine de Pluvinel travaillait avec un exercice précurseur au début du XVIIe siècle, qu’il décrivait comme un moyen de rendre le cheval plus obéissant et plus souple.
Le duc de Newcastle a développé des idées semblables de façon indépendante. François Robichon de La Guérinière, qui a rédigé le guide fondamental du dressage dans son ouvrage de 1733, École de Cavalerie, a donné au mouvement sa structure officielle et défini son rôle dans l’entraînement. [1]
De La Guérinière décrivait l’épaule en dedans comme la préparation à tous les autres mouvements latéraux, un concept qui demeure central au dressage classique. [1] La FEI a intégré l’épaule en dedans comme mouvement de compétition en 1975 et l’a normalisée comme un exercice sur trois pistes exécuté selon un angle d’environ 30 degrés. Les descriptions antérieures présentaient souvent une version plus prononcée, sur quatre pistes. [2]
Définition et tracé des pistes
Dans une épaule en dedans correcte, le corps du cheval forme un angle d’environ 30 degrés par rapport à la direction du déplacement. Cet angle place les membres sur trois pistes distinctes.
Le postérieur extérieur se déplace sur la piste extérieure, la plus près du mur. Le postérieur intérieur et l’antérieur extérieur partagent la piste du milieu. L’antérieur intérieur se déplace sur la piste intérieure, en croisant devant l’antérieur extérieur à chaque foulée.
Le cheval est fléchi à la nuque vers l’intérieur, à l’opposé de la direction du déplacement. Les hanches restent sur la piste ou près de celle-ci pendant que les épaules se déplacent vers l’intérieur. [2]
Il est important de noter que l’épaule en dedans n’est pas la même chose que la cession à la jambe. La cession à la jambe déplace le cheval latéralement avec une flexion latérale minimale. L’épaule en dedans exige à la fois un angle net et une véritable incurvation de tout le corps du cheval.
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Bienfaits de l’entraînement à l’épaule en dedans
Pratiquée régulièrement, l’épaule en dedans sert d’exercice d’assouplissement, d’outil de rassembler et de moyen de calmer un cheval tendu ou distrait.
Les maîtres classiques et les chercheurs modernes sont arrivés à une conclusion semblable : lorsqu’elle est exécutée correctement, l’épaule en dedans peut être bénéfique au cheval tant sur le plan physique que mental.
Souplesse et recrutement musculaire latéral
Le travail latéral sollicite des muscles que le travail en ligne droite ne sollicite pas. Les muscles adducteurs et abducteurs des hanches et des épaules s’activent chaque fois qu’un cheval croise ses membres, et les muscles pectoraux s’activent lorsque l’antérieur intérieur croise devant l’autre. [5]
Ces muscles contribuent à l’élasticité latérale et aident le cheval à se porter librement.
Des recherches comparant le trot en ligne droite au trot sur un cercle ont révélé une flexion latérale mesurablement plus importante de la colonne thoracolombaire dans les courbes que sur les lignes droites, ce qui laisse croire que le travail en incurvation augmente la mobilité du dos. [4]
Cette amplitude de mouvement accrue pendant le travail latéral peut améliorer la qualité du travail en ligne droite qui suit.
Engagement des postérieurs
Dans une épaule en dedans correcte, le postérieur intérieur s’avance et s’engage sous le centre de masse du cheval. Dans cette position, il porte plus de poids qu’en ligne droite. Au fil du temps, cette mise en charge répétée développe la force et la flexion articulaire de la hanche, du grasset et du jarret nécessaires au rassembler.
La recherche sur la biomécanique équine confirme qu’une plus grande angulation des articulations des membres postérieurs est à la base de la capacité à porter qui définit le rassembler. [5] L’épaule en dedans commence à développer cette capacité sans surcharger un cheval qui n’a pas encore la force nécessaire pour un travail plus avancé.
Améliorer la rectitude
La plupart des chevaux sont naturellement asymétriques. Ils ont tendance à tomber sur une épaule, à préférer une incurvation et à porter leur arrière-main légèrement d’un côté. La latéralité et l’asymétrie corporelle sont des caractéristiques normales et documentées de la locomotion équine. [6]
Le problème n’est pas l’asymétrie elle-même, mais le développement musculaire inégal et la répartition inégale du poids qu’elle peut créer au fil du temps. L’épaule en dedans aide en demandant au cheval de développer une force et une coordination égales des deux côtés.
La recherche sur la latéralité équine suggère qu’un entraînement visant à développer une force équilibrée des deux côtés est plus efficace que de tenter de corriger mécaniquement l’asymétrie naturelle d’un cheval. [3] L’épaule en dedans sur la rêne la plus raide, exécutée avec patience et correctement, est l’un des outils les plus directs pour améliorer la symétrie fonctionnelle.
Relaxation et gestion du stress
Une étude mesurant les réponses physiologiques et comportementales de 40 chevaux a comparé des séances d’exercices latéraux à des séances en ligne droite.
Les chevaux effectuant un travail latéral ont montré une activité significativement plus élevée du système nerveux parasympathique, un marqueur physiologique de relaxation. Les chevaux participant aux séances en ligne droite ont montré une activité sympathique plus élevée, correspondant à un état de stress plus important. [7]
De plus, les chevaux des séances latérales mâchaient et jouaient avec le mors plus souvent et regardaient moins fréquemment autour d’eux. [7] Ces deux comportements indiquent un cheval plus calme et plus concentré.
Ces résultats confirment ce que les entraîneurs classiques avaient observé bien avant que la recherche existe. Un cheval incurvé autour de la jambe intérieure et travaillant dans des exercices latéraux a tendance à se détendre.
L’épaule en dedans peut être une réinitialisation utile pendant une séance tendue ou difficile, et pas seulement un exercice de gymnastique. Pour les chevaux qui éprouvent des problèmes de tension plus généraux, consultez les stratégies visant à réduire le stress chez les chevaux en complément d’un programme d’entraînement adapté.
Développer les prérequis
Tenter l’épaule en dedans avant que le cheval soit prêt produit quelque chose qui ressemble à l’exercice, mais sans l’incurvation, l’engagement et le rythme qui lui donnent sa valeur. Établir d’abord de bonnes bases permet de gagner beaucoup de temps par la suite.
Ce que l’échelle de progression exige d’abord
Le rythme et la décontraction doivent précéder tout travail latéral. Le cheval doit avancer de façon constante sous l’action de la jambe intérieure, accepter un contact stable et demeurer raisonnablement détendu.

Un cheval qui se raidit contre la pression de la jambe ne peut pas s’incurver autour de cette jambe, peu importe la précision avec laquelle le cavalier utilise les aides. C’est pourquoi l’épaule en dedans s’inscrit dans l’ensemble de l’échelle de progression en dressage, plutôt que d’être considérée comme un exercice isolé.
La capacité à évoluer sur un cercle de 10 mètres avec une incurvation latérale correcte constitue un bon indicateur de préparation. Si le cheval peut maintenir cette incurvation sur un cercle sans résistance, la même forme peut être conservée sur une ligne droite.
De nombreux entraîneurs introduisent la cession à la jambe avant l’épaule en dedans afin d’enseigner au cheval à se déplacer en s’éloignant de l’action d’une jambe, bien que la cession à la jambe n’exige ni ne développe elle-même d’incurvation latérale. [2]
L’épaule en avant comme exercice préparatoire
Les entraîneurs décrivent souvent l’épaule en avant comme le mouvement préparatoire qui mène directement à l’épaule en dedans et au travail latéral qui suit. [8]
Dans l’épaule en avant, l’avant-main ne quitte que légèrement la piste. L’angle est plus faible, les membres ne se croisent pas complètement et le niveau d’exigence est moindre. Toutefois, les aides sont essentiellement les mêmes que pour l’épaule en dedans.
De nombreux cavaliers sautent l’étape de l’épaule en avant dans leur empressement à atteindre le mouvement présenté dans les reprises. Ce raccourci tend à se refléter dans la qualité de l’épaule en dedans qui suit. Un cheval qui a travaillé régulièrement l’épaule en avant avant l’introduction de l’épaule en dedans maintiendra généralement la forme correcte beaucoup plus naturellement.
Comment exécuter une épaule en dedans
Avec les bonnes bases en place, l’épaule en dedans peut être introduite de façon structurée. Au début, l’objectif consiste à établir l’angle et l’incurvation appropriés avant que le cheval commence à se déplacer latéralement. Il faut ensuite maintenir ces deux éléments de façon constante.
La position du cavalier
Les hanches du cavalier restent droites et parallèles au petit côté, soit la direction dans laquelle le cheval se déplace. Les épaules suivent l’angle des épaules du cheval en pivotant légèrement vers l’intérieur. Le poids est réparti uniformément dans la selle, avec un léger appui sur l’ischion intérieur pour soutenir l’incurvation. La hanche extérieure doit rester ouverte et reculée.
Des recherches comparant des cavaliers débutants et avancés pendant l’épaule en dedans ont révélé des différences importantes dans l’utilisation de la jambe et de la hanche extérieures. Les cavaliers avancés présentaient une extension de la hanche et une rotation externe de la jambe extérieure nettement supérieures, et ils ont obtenu de meilleures notes du comité de juges. [9]
La jambe et la hanche extérieures jouent un rôle actif dans l’épaule en dedans. Elles régulent l’angle et la qualité du mouvement, et une hanche extérieure passive est l’une des raisons les plus courantes pour lesquelles le mouvement se désorganise.
La main intérieure crée une légère flexion à la nuque. La main extérieure contrôle l’angle et empêche le cheval de trop plier l’encolure.
L’application des aides
La jambe intérieure à la sangle est la principale aide d’incurvation. Elle maintient également l’énergie vers l’avant. Sans une jambe intérieure active, l’incurvation s’effondre et le trot ralentit. La jambe extérieure se place légèrement derrière la sangle afin de contrôler l’arrière-main et d’empêcher les hanches de s’écarter de la piste.
De nombreux cavaliers laissent la jambe extérieure devenir passive une fois le mouvement commencé. Le cheval laisse alors ses hanches dériver, ce qui élimine l’incurvation et transforme le mouvement en cession à la jambe.
La rêne extérieure est la rêne la plus importante dans l’épaule en dedans. Elle limite la flexion de l’encolure vers l’intérieur et contrôle l’écartement de l’épaule par rapport à la piste.
Les cavaliers qui perdent le contact avec la rêne extérieure se retrouvent presque toujours avec une flexion excessive de l’encolure et un angle insuffisant du corps. Privilégiez la jambe intérieure vers la rêne extérieure afin de maintenir le bon positionnement.
La sensation générale doit être à la fois vers l’avant et de côté. Le mouvement doit demeurer actif et énergique du début à la fin.
L’entrée depuis un coin ou un cercle
La façon la plus simple de commencer l’épaule en dedans est à partir du coin ou de la dernière foulée d’un cercle de 10 mètres. Le coin crée naturellement la bonne incurvation et le bon angle. Lorsque le cheval termine le tournant, le cavalier maintient la position et laisse le cheval continuer vers l’avant le long de la paroi.
Commencer de cette façon fonctionne généralement mieux que d’essayer d’établir l’angle à partir d’une ligne droite. Les jeunes chevaux et les cavaliers qui découvrent ce mouvement bénéficient particulièrement d’une entrée par le coin. Une fois l’angle établi, la rêne extérieure maintient la position tandis que la jambe intérieure garde le cheval en avant et maintient l’incurvation.
Monter le long du grand côté
Un angle irrégulier est la faute la plus fréquemment relevée dans l’épaule en dedans, tant à l’entraînement qu’en compétition. [2] L’angle au début du mouvement doit correspondre à celui de la fin. Lorsqu’il varie, l’exercice perd sa structure et ses bienfaits.
L’antérieur intérieur doit toujours être clairement visible sur une piste intérieure distincte. L’arrière-main doit rester sur la paroi ou près de celle-ci, en avançant droit devant. Le rythme du trot ne doit pas changer. Si le trot perd sa régularité, montez d’abord droit et vers l’avant, rétablissez le rythme, puis reprenez l’angle.
Terminez en redressant le cheval à l’aide de la rêne extérieure avant le coin, ou en le ramenant sur la piste.
Tableau 1. Aide-mémoire des aides pour l’épaule en dedans
| Aide du cavalier | Son action | Erreur courante |
|---|---|---|
| Jambe intérieure |
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| Jambe extérieure |
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| Rêne intérieure |
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| Rêne extérieure |
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| Assiette et poids |
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| Hanches et épaules |
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Erreurs courantes lors de l’exécution d’une épaule en dedans
La plupart des erreurs dans l’épaule en dedans proviennent de trois sources : une utilisation excessive de la rêne intérieure, une rêne ou une jambe extérieure passive et un manque d’énergie vers l’avant.
Trop d’encolure, pas assez de corps
Une flexion excessive de l’encolure est la faute la plus courante à tous les niveaux. Le cavalier utilise la rêne intérieure pour tirer l’encolure vers l’intérieur, mais l’épaule reste sur la piste. Lorsque cela se produit, le cheval semble incurvé, mais son corps est en réalité droit. L’arrière-main peut dévier vers l’extérieur, ou le mouvement peut sembler bloqué et lourd.
Pour corriger ce problème, pensez à déplacer l’épaule, et non la tête. La rêne extérieure limite la flexion de l’encolure et dirige cette énergie vers le déplacement de l’avant-main. Gardez le nez du cheval orienté vers la lettre située sur le petit côté, et non vers le grand côté.
Problèmes d’angle
Un angle trop prononcé transforme l’épaule en dedans en cession à la jambe. Lorsque l’arrière-main commence à croiser la piste plutôt qu’à avancer droit devant, ou lorsqu’il y a clairement plus de trois pistes, le mouvement a changé. L’incurvation disparaît généralement à ce moment-là également.
Si l’angle est trop faible, l’exercice correspond à peine à une épaule en avant. Le cheval ne montre aucun véritable croisement, et la demande d’engagement du postérieur intérieur est presque inexistante.
La rêne extérieure permet de corriger les deux problèmes. Une action plus marquée de la rêne extérieure réduit un angle trop prononcé et aide à empêcher l’épaule de revenir vers la piste.
Perte de rythme ou d’impulsion
L’épaule en dedans exige davantage du cheval qu’un trot en ligne droite. Les chevaux dont la force ou l’équilibre sont limités peuvent ralentir, raccourcir leur foulée ou creuser le dos. Ces signes indiquent que le cheval n’est pas encore assez fort pour effectuer davantage de travail latéral.
Effectuez un demi-arrêt avant de commencer le mouvement afin de préparer le cheval et d’établir un équilibre davantage orienté vers le haut. Si le rythme se brise, rétablissez le trot et recommencez.
Travailler sur des sections de cinq à dix mètres avant de tenter tout le grand côté permet de développer progressivement la force et empêche le cheval d’apprendre à éviter l’effort. Si les mêmes problèmes apparaissent dans plusieurs exercices, évaluez l’ensemble du programme d’entraînement afin de repérer de possibles plateaux de performance plutôt que de répéter le mouvement de façon excessive.
L’arrière-main s’éloigne de la piste
Lorsque l’arrière-main se déplace vers l’extérieur, l’incurvation disparaît et le mouvement devient une cession à la jambe. Une jambe extérieure stable constitue la principale correction. Considérez-la comme une barrière qui empêche les hanches de s’échapper.
Si le cheval ignore constamment la jambe extérieure, revenez à l’épaule en avant pendant quelques séances. L’angle plus faible facilite le maintien d’une position correcte pour le cheval et renforce la réponse à l’aide de la jambe extérieure avant de réintroduire les exigences complètes de l’épaule en dedans.
Erreurs de position du cavalier
S’affaisser sur la hanche intérieure est l’une des erreurs de position les plus courantes dans l’épaule en dedans.
Lorsque le poids du cavalier se déplace vers l’intérieur, l’ischion intérieur bloque l’incurvation au lieu de la soutenir. Le cheval se raidit, la qualité du mouvement diminue et le cavalier réagit souvent en tirant davantage sur la rêne intérieure.
Tourner le torse vers l’intérieur est un problème connexe. Lorsque le cavalier tourne trop brusquement, la hanche extérieure perd le contact avec le cheval.
Les recherches confirment que la symétrie du cavalier pendant l’épaule en dedans influence directement la qualité du mouvement. Les cavaliers moins expérimentés présentent une plus grande asymétrie de rotation entre le tronc et le bassin, et cette asymétrie est associée à des notes plus faibles de la part des juges. [9] De plus, une revue plus générale de la biomécanique du cavalier confirme que la posture du cavalier pendant le travail latéral influence la façon dont le cheval se porte. [11]
L’analyse vidéo et l’encadrement au sol sont particulièrement efficaces pour repérer ces tendances, puisque les cavaliers ne peuvent souvent pas les sentir lorsqu’elles se produisent. Les cavaliers peuvent également travailler leur posture à cheval générale afin d’améliorer l’alignement nécessaire aux mouvements latéraux.
Tableau 2. Erreurs courantes dans l’épaule en dedans et correctifs
| Problème | À quoi cela ressemble | Cause probable | Correction |
|---|---|---|---|
| Trop de flexion de l’encolure |
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| Trop d’angle |
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| Pas assez d’angle |
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| Perte de rythme ou d’impulsion |
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| L’arrière-main dérive vers l’extérieur |
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| Le cavalier s’affaisse vers l’intérieur |
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| Le cavalier tourne son corps vers l’intérieur |
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Intégrer l’épaule en dedans à votre entraînement
Savoir exécuter une épaule en dedans techniquement correcte constitue le point de départ. La véritable valeur de l’exercice réside dans la façon dont il est utilisé tout au long d’une séance et au fil du développement du cheval.
Intégrer l’épaule en dedans à votre échauffement quotidien
Exécuter l’épaule en dedans aux deux mains au début d’une séance aide à délier le dos, à assouplir la musculature latérale et à favoriser la détente avant de commencer un travail plus exigeant.
Une séquence d’échauffement efficace consiste à trotter sur un cercle, à maintenir l’incurvation lorsque le cheval quitte le cercle pour rejoindre le grand côté, à exécuter une épaule en dedans sur 10 à 15 mètres, puis à redresser le cheval et à le porter vers l’avant dans un allongement ou une transition. Répétez à l’autre main afin de travailler les deux côtés de façon égale.
Gestion de la tension et de la raideur
Lorsqu’un cheval devient tendu, distrait ou résistant, l’épaule en dedans aide souvent à rétablir le dialogue. La combinaison de l’incurvation, du déplacement latéral et de la coordination requise tend à ramener l’attention du cheval vers les aides du cavalier.
Des recherches physiologiques montrent que le travail latéral fait évoluer l’état du système nerveux autonome du cheval vers la détente, même lorsque celui-ci commence la séance en montrant des signes de tension. [7] Exécuter quelques foulées d’épaule en dedans avant d’introduire un exercice nouveau ou difficile est l’un des moyens les plus simples d’améliorer la façon dont le cheval aborde l’exercice suivant.
Progression vers le travers, le renvers et l’appuyer
L’épaule en dedans mène directement au travers, le premier mouvement latéral dans lequel le cheval est incurvé dans la direction du déplacement.
De nombreux entraîneurs passent directement de l’épaule en dedans au travers à la même main afin d’aider le cheval à comprendre la différence. Les aides extérieures se déplacent pour amener les hanches vers l’intérieur plutôt que de les maintenir droites.
L’appuyer exige une incurvation dans la direction du déplacement, combinée à un mouvement vers l’avant et latéral en diagonale. Un cheval qui ne peut pas maintenir une incurvation et un angle constants dans l’épaule en dedans aux deux mains n’est pas prêt à travailler l’appuyer. [8]
Les recherches sur la performance en dressage confirment qu’une progression correcte dans les mouvements latéraux développe les capacités nécessaires aux niveaux supérieurs. [10] À mesure que l’épaule en dedans devient plus constante, il peut être utile de l’intégrer à un programme de conditionnement plus vaste qui développe la force, l’équilibre et la coordination sans compromettre la détente.
Améliorer progressivement le travail de l’épaule en dedans
L’épaule en dedans est utile parce qu’elle demande au cheval de rester en avant, souple, équilibré et attentif en même temps. Lorsqu’elle est exécutée correctement, elle est bien plus qu’un mouvement de compétition ou qu’un exercice de travail latéral. C’est une façon pratique d’améliorer la manière dont le cheval utilise son corps, répond aux aides et se place sous la direction du cavalier.
La qualité du mouvement compte davantage que sa durée. Quelques foulées correctes avec une incurvation nette, un rythme régulier, un engagement actif des postérieurs et un contrôle fiable par les aides extérieures sont plus utiles qu’un grand côté complet exécuté avec une flexion excessive de l’encolure, des hanches qui dérivent ou une impulsion qui s’affaiblit.
Pour le cavalier, l’exercice constitue également un test de coordination. La jambe intérieure crée l’incurvation et l’énergie, mais la rêne extérieure, la jambe extérieure et la hanche extérieure façonnent le mouvement. Lorsque ces aides extérieures demeurent actives, le cheval est plus susceptible de conserver le bon mouvement sur trois pistes sans perdre sa rectitude ni son rythme.
Utilisée avec patience, l’épaule en dedans peut soutenir presque tous les aspects d’un programme d’entraînement en dressage. Elle aide à développer la souplesse, améliore la rectitude fonctionnelle, favorise l’engagement et offre un moyen utile de rétablir le calme en cas de tension ou de distraction. Avec le temps, un travail régulier de l’épaule en dedans prépare également le cheval à des mouvements latéraux plus avancés tout en renforçant le même principe de base : le meilleur entraînement développe simultanément la force et la décontraction.
Foire aux questions
Voici quelques questions fréquemment posées sur l’épaule en dedans :
L’épaule en dedans est un mouvement latéral de dressage dans lequel le cheval avance sur une ligne droite tout en étant incurvé autour de la jambe intérieure du cavalier. L’avant-main est légèrement déplacée vers l’intérieur de la piste, tandis que les hanches restent sur la ligne de déplacement initiale ou près de celle-ci. Dans une épaule en dedans correcte, le cheval présente une flexion intérieure à la nuque, une incurvation constante du corps et une impulsion vers l’avant pendant tout le mouvement.
L’épaule en dedans est introduite en compétition de dressage à partir du deuxième niveau. Elle apparaît également dans les épreuves de niveau FEI et demeure un mouvement important tout au long de l’entraînement avancé. Comme exercice d’entraînement, l’épaule en dedans peut être introduite avant d’apparaître dans les reprises, à condition que le cheval ait déjà un rythme fiable, de la décontraction, un contact stable et une bonne réponse aux aides de jambes.
Une épaule en dedans moderne correcte se monte sur trois pistes, à un angle d’environ 30 degrés. Le postérieur extérieur se déplace sur la piste extérieure, le postérieur intérieur et l’antérieur extérieur partagent la piste du milieu, et l’antérieur intérieur se déplace sur la piste intérieure. Une version plus prononcée sur quatre pistes apparaît dans certaines descriptions historiques, mais les normes de compétition modernes définissent l’épaule en dedans comme un mouvement sur trois pistes.
La différence entre l’épaule en avant et l’épaule en dedans réside dans l’angle, l’incurvation et le croisement des membres. L’épaule en avant déplace l’avant-main seulement légèrement vers l’intérieur de la piste, avec un angle plus faible et moins de croisement que l’épaule en dedans. Elle utilise des aides semblables, mais exige moins du cheval, ce qui en fait l’exercice préparatoire le plus utile avant l’épaule en dedans complète.
La différence entre l’épaule en dedans et la cession à la jambe est que l’épaule en dedans exige une véritable incurvation du corps du cheval, tandis que la cession à la jambe utilise une incurvation latérale minimale. Dans la cession à la jambe, le cheval se déplace latéralement en s’éloignant de la jambe du cavalier, mais reste relativement droit dans son corps. Dans l’épaule en dedans, le cheval est incurvé autour de la jambe intérieure tandis que le postérieur intérieur s’engage plus activement sous le corps.
Un cheval est prêt à apprendre l’épaule en dedans lorsqu’il peut maintenir son rythme, sa décontraction, un contact stable et une réponse vers l’avant à la jambe intérieure. Le cheval devrait également être capable de se déplacer sur un cercle de 10 mètres avec une incurvation correcte, sans se raidir ni échapper aux aides. Si le cheval ne peut pas maintenir son incurvation sur un cercle, il lui sera difficile de conserver la même posture sur une ligne droite.
Pour demander une épaule en dedans, gardez la jambe intérieure à la sangle afin de maintenir l’incurvation et l’impulsion vers l’avant, tandis que la jambe extérieure reste légèrement derrière la sangle pour contrôler les hanches. La rêne extérieure contrôle l’angle et empêche l’encolure de trop se plier, tandis que la rêne intérieure demande seulement une légère flexion à la nuque. Les hanches du cavalier restent alignées avec la direction du déplacement, et ses épaules reproduisent le léger angle vers l’intérieur des épaules du cheval.
La façon la plus facile de commencer une épaule en dedans est à partir d’un coin ou de la dernière foulée d’un cercle de 10 mètres. Le tournant crée naturellement l’incurvation et l’angle nécessaires au mouvement, ce qui permet au cavalier de maintenir plus facilement cette position sur le grand côté. Cette approche est particulièrement utile pour les jeunes chevaux ou les cavaliers qui apprennent encore à coordonner leurs aides.
L’épaule en dedans peut être exécutée au pas et au galop, bien que le trot soit l’allure la plus courante pour l’entraînement et la compétition. L’épaule en dedans au pas est utile pour introduire les aides lentement et aider le cheval à comprendre le positionnement sans l’énergie du trot. L’épaule en dedans au galop est plus avancée et peut aider à perfectionner le rassembler, le contre-galop et le contrôle latéral une fois que le cheval est suffisamment fort.
L’épaule en dedans aide à développer le rassembler en demandant au postérieur intérieur de s’avancer et de s’engager sous le centre de gravité du cheval. Ce positionnement favorise une plus grande flexion de la hanche, du grasset et du jarret, ce qui soutient la capacité de porter nécessaire au travail rassemblé. Lorsqu’elle est répétée correctement, l’épaule en dedans développe la force et l’équilibre sans surcharger un cheval qui est encore en développement.
L’épaule en dedans améliore la rectitude en aidant le cheval à développer une force et une coordination plus égales des deux côtés du corps. La plupart des chevaux présentent des asymétries naturelles, comme une préférence pour une incurvation ou une tendance à s’appuyer davantage sur une épaule. Exécuter patiemment l’épaule en dedans aux deux mains peut aider à corriger ces tendances en encourageant le cheval à répartir son poids plus uniformément et à répondre plus clairement aux deux ensembles d’aides.
L’épaule en dedans peut aider un cheval tendu ou distrait à se détendre parce qu’elle combine l’incurvation, le déplacement latéral et une réponse attentive aux aides. Le travail latéral encourage le cheval à reporter son attention sur le cavalier et peut aider à calmer son corps et son esprit pendant une séance difficile. Il doit tout de même être exécuté calmement et par segments courts et corrects, plutôt que d’être utilisé pour forcer le cheval à adopter une position.
Un cheval est correctement incurvé dans l’épaule en dedans lorsque l’incurvation suit un arc uniforme de la nuque jusqu’à la queue en passant par la cage thoracique. Si seule l’encolure s’incurve tandis que les épaules et le corps restent droits, le mouvement perd son objectif gymnastique. Un repère visuel utile consiste à vérifier que le cavalier peut tout juste voir l’œil intérieur, tandis que le corps du cheval continue d’avancer avec les hanches sur la piste ou près de celle-ci.
Un cheval qui incurve l’encolure sans déplacer les épaules est généralement trop influencé par la rêne intérieure et pas assez par la rêne extérieure et la jambe intérieure. Cela donne une apparence d’incurvation sans véritable positionnement du corps. Pour corriger le problème, il faut réduire l’action de la rêne intérieure, monter le cheval de la jambe intérieure vers la rêne extérieure et chercher à déplacer l’épaule vers l’intérieur plutôt qu’à tirer la tête vers l’intérieur.
Un cheval qui précipite dans l’épaule en dedans perd souvent son équilibre, sa décontraction ou sa confiance envers les aides. Revenez au pas ou à l’épaule en avant jusqu’à ce que le cheval puisse rester calme et organisé dans cette position. Au trot, effectuez un demi-arrêt avant d’amorcer le mouvement et ne parcourez qu’une courte section avant de redresser le cheval et de le remettre en avant.
Un cheval qui perd son rythme ou ralentit dans l’épaule en dedans n’a peut-être pas encore assez de force ou d’équilibre pour exécuter l’exercice complet. L’épaule en dedans sollicite davantage le postérieur intérieur et la musculature latérale du cheval que le travail en ligne droite. Parcourez des sections plus courtes, rétablissez le trot chaque fois que le rythme change et évitez de répéter excessivement le mouvement jusqu’à ce que le cheval soit assez fort pour maintenir une exécution de qualité.
Un cheval qui dérive vers le mur extérieur dans l’épaule en dedans laisse généralement ses hanches s’échapper au lieu de rester droit sur la piste. La jambe extérieure doit demeurer active comme garde-fou, tandis que la rêne extérieure maintient l’angle des épaules. Si le cheval ignore continuellement les aides extérieures, revenez à l’épaule en avant et rétablissez sa réponse avec un angle plus faible.
L’épaule en dedans est exécutée au trot assis en compétition, car cette position permet une utilisation plus précise des aides de l’assiette, du poids et des jambes. À l’entraînement, le trot enlevé peut être utile si le cheval est tendu, si le cavalier travaille son équilibre ou si le mouvement est encore en cours d’apprentissage. Le meilleur choix à l’entraînement est celui qui permet au cheval de rester cadencé, décontracté et en avant, tout en permettant au cavalier de rester bien organisé.
L’épaule en dedans devrait généralement être pratiquée sur de courtes sections correctement exécutées plutôt que répétée sur de longues distances. Une distance de cinq à dix mètres peut suffire lorsque le cheval apprend, surtout si le mouvement commence à nuire au rythme ou à la décontraction. À mesure que le cheval devient plus fort et plus constant, l’épaule en dedans peut être intégrée aux échauffements, aux transitions et à la préparation à des exercices latéraux plus avancés.
Le temps nécessaire pour développer une épaule en dedans correcte dépend des bases du cheval, de sa force, de sa symétrie et de son expérience préalable avec l’épaule en avant. Un cheval qui possède de bonnes bases peut exécuter une épaule en dedans reconnaissable en quelques semaines, mais il faut plus de temps pour obtenir une épaule en dedans constante et équilibrée aux deux mains. L’objectif n’est pas simplement de créer l’angle, mais de maintenir le rythme, l’incurvation, l’engagement et la décontraction tout au long du mouvement.
L’épaule en dedans prépare le cheval à des mouvements latéraux plus avancés, comme la tête au mur, la croupe au mur et l’appuyer. Elle apprend au cheval à maintenir l’incurvation, l’angle, l’engagement et la réponse aux aides extérieures tout en restant en avant. Un cheval qui ne peut pas maintenir une épaule en dedans constante aux deux mains n’est généralement pas prêt pour un travail latéral plus exigeant.
Résumé
L’épaule en dedans est un exercice classique de dressage qui améliore la souplesse, la rectitude, l’engagement et la décontraction lorsqu’il est exécuté correctement. Elle exige une incurvation claire, un rythme régulier, une impulsion active vers l’avant et des aides coordonnées de la part du cavalier.
- L’épaule en dedans s’exécute sur trois pistes, le cheval étant incurvé autour de la jambe intérieure du cavalier
- Ce mouvement aide à renforcer le postérieur intérieur et favorise le développement du rassembler
- L’épaule en avant et des cercles de 10 mètres correctement exécutés constituent une préparation utile avant d’introduire l’épaule en dedans
- La rêne extérieure, la jambe extérieure et la hanche extérieure sont essentielles pour maintenir l’angle et l’alignement appropriés
- Les erreurs courantes comprennent une flexion excessive de l’encolure, des hanches qui dévient, une perte de rythme et une asymétrie du cavalier
- L’épaule en dedans peut être utilisée pendant l’échauffement, pour gérer les tensions et dans la progression vers des mouvements latéraux plus avancés
Références
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