L’appuyer est un mouvement fondamental de dressage qui révèle clairement la qualité du travail d’un cheval.
Dans un appuyer, le cheval se déplace vers l’avant et latéralement sur une ligne diagonale, incurvé dans la direction du déplacement. L’avant-main précède légèrement, les quatre sabots suivant des pistes distinctes et les deux paires de membres se croisant.
Exécutez-le bien, et le mouvement est fluide. Exécutez-le avec des lacunes dans les bases, et chacune de ces lacunes apparaît.
L’appuyer est également l’un des outils de gymnastique les plus efficaces d’un programme d’entraînement. Il renforce le cheval des deux côtés, développe la capacité de portance de l’arrière-main et affine la communication entre le cheval et le cavalier. Exécuté correctement et développé progressivement, il peut améliorer la qualité de chaque allure.
Poursuivez votre lecture pour découvrir ce qu’est l’appuyer, pourquoi il est important, ce que votre cheval doit maîtriser avant de commencer, comment appliquer les aides, comment enseigner le mouvement étape par étape, les erreurs courantes et ce que les juges évaluent en compétition.
Qu’est-ce que l’appuyer?
L’appuyer est un mouvement latéral sur deux pistes exécuté sur une ligne diagonale.
Le cheval se déplace vers l’avant et latéralement en même temps, le corps incurvé dans la direction du déplacement. L’avant-main précède légèrement, ce qui signifie que les épaules atteignent la nouvelle piste juste avant l’arrière-main.
Les quatre pieds se déplacent sur des pistes distinctes, et les deux paires de membres se croisent clairement. La qualité du mouvement dépend du rythme, de l’incurvation, de l’angle de déplacement et du maintien de l’engagement de l’arrière-main.
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Appuyer ou cession à la jambe
Les cavaliers confondent souvent l’appuyer avec la cession à la jambe, mais les deux mouvements répondent à des objectifs d’entraînement différents et imposent des exigences physiques différentes au cheval.
Dans la cession à la jambe, le cheval reste droit dans son corps ou présente seulement une légère flexion dans la direction opposée au déplacement. Le rassembler n’est pas requis. L’appuyer exige un rassembler et une incurvation de tout le corps, de la nuque à la queue, dans la direction du déplacement.
Le degré de croisement et d’engagement des postérieurs dans un appuyer correctement exécuté est nettement supérieur. La cession à la jambe enseigne la réactivité latérale, tandis que l’appuyer développe la capacité de portance qui caractérise le travail de niveau supérieur. [1]
Tableau 1. Cession à la jambe comparativement à l’appuyer
| Caractéristique | Cession à la jambe | Appuyer |
|---|---|---|
| Position du corps |
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| Trajectoire |
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| Rassembler |
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| Croisement des membres |
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| Objectif d’entraînement |
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| Niveau de difficulté |
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Présence de l’appuyer dans les reprises de dressage
L’appuyer apparaît pour la première fois au troisième niveau de l’USDF, où les cavaliers l’exécutent au trot et au galop. Un zigzag au trot, qui relie des appuyers exécutés dans des directions alternées, est également requis au troisième niveau. [2]
Le mouvement se poursuit au quatrième niveau et à tous les niveaux de la FEI, du Prix Saint-Georges au Grand Prix. Aux niveaux supérieurs de la FEI, l’appuyer au galop est relié par des changements de pied en l’air dans une figure en zigzag. [2]
L’appuyer constitue également un élément fondamental des pirouettes au galop, qui exigent le même engagement et rassembler sur un arc considérablement plus serré. [2]
Pourquoi travailler l’appuyer?
L’appuyer mérite sa place dans les programmes de conditionnement en raison de ses effets physiques sur le cheval.
Lorsqu’il est exécuté de façon progressive, il peut améliorer la force, l’équilibre et la qualité générale de chaque allure.
Bienfaits gymniques pour le cheval
Pendant les foulées latérales, le cheval sollicite et étire alternativement les muscles moyens fessiers à chaque pas. Le muscle tenseur du fascia lata stabilise les forces autour de la hanche, tandis que les muscles pectoraux et les muscles de la face interne des membres tirent le membre latéralement et stabilisent le tronc au-dessus de celui-ci. [3]
Il s’agit de structures que le travail en ligne droite sollicite rarement de la même façon. Le renforcement de ces structures peut améliorer la posture, l’équilibre et la capacité de portage du cheval à toutes les allures. [3]
La souplesse latérale est également une condition préalable à la souplesse longitudinale. Un cheval incapable de s’incurver latéralement aura souvent de la difficulté à mobiliser son dos et à se porter lui-même.
Les recherches en biomécanique ont permis de mieux comprendre ce qui se produit dans le corps du cheval à mesure que le rassembler se développe. Des études sur les allures rassemblées ont révélé qu’à mesure que le rassembler augmente, les forces de réaction du sol se déplacent vers les membres postérieurs, ce qui accroît leur charge relative et développe leur capacité de portage au fil du temps. [4]
De plus, des recherches sur la colonne thoracolombaire de chevaux de dressage d’élite ont documenté des schémas distincts de rotation et de symétrie de la colonne vertébrale chez les chevaux travaillant dans le rassembler avec un engagement actif des membres postérieurs. [5]
La science confirme ce que des générations d’entraîneurs classiques ont découvert par la pratique : le développement progressif du rassembler au moyen du travail latéral modifie le corps du cheval de façons mesurables.
Préalables à l’appuyer
L’appuyer exige à la fois du rassembler, de l’incurvation et un déplacement latéral coordonné. Les préalables constituent une préparation physique et mentale essentielle, et non des étapes à sauter.

Mouvements fondamentaux à maîtriser en premier
Trois mouvements mènent directement à l’appuyer, chacun s’appuyant sur le précédent : [1][6]
- Cession à la jambe apprend au cheval les aides diagonales et le concept de se déplacer vers l’avant et latéralement en même temps. Elle n’exige ni ne développe le rassembler, mais elle établit la réactivité latérale nécessaire aux mouvements plus avancés.
- Épaule en dedans ouvre la voie au travail latéral fondé sur le rassembler. L’épaule en dedans commence également à libérer les épaules et à développer la capacité de portance du postérieur intérieur, préparant ainsi le cheval à l’exercice latéral plus exigeant qui suit.
- Travers, aussi appelé tête au mur, utilise les mêmes aides que l’appuyer, mais elles sont appliquées sur une ligne droite parallèle au mur plutôt que sur une diagonale.
La maîtrise du travers constitue la préparation la plus directe à un appuyer correctement exécuté. Une fois que le cheval comprend le travers, le cavalier n’a plus qu’à guider le mouvement sur une ligne diagonale. [7]
Le demi-arrêt relie tous ces éléments. Un demi-arrêt effectué au bon moment rééquilibre le cheval, engage l’arrière-main et établit le rassembler nécessaire au mouvement. [2]
Les chevaux apprennent mieux lorsque l’entraînement progresse par petites étapes bien acquises et que les bonnes réponses sont reconnues rapidement. Demander le mouvement complet avant que chacune de ses composantes soit solide crée de la résistance plutôt que de la compréhension. [8] Cette progression respecte les principes de la théorie de l’apprentissage équin.
Vérifications préalables avant de commencer
Avant d’introduire l’appuyer, effectuez un test simple. Exécutez un cercle de 10 mètres au trot. Si le cheval maintient un rythme clair, accepte l’incurvation intérieure dans tout son corps et reste arrondi dans sa ligne du dessus sans tension ni résistance, les préalables physiques sont en place.
Le cheval doit également répondre rapidement et volontairement à la jambe extérieure placée derrière la sangle. Sans cette réponse, l’appuyer ne fonctionnera pas. Revenez au travers et développez d’abord cette réaction dans cet exercice. [7]
Le cavalier doit avoir une assiette stable et indépendante, avec des hanches souples qui accompagnent le mouvement. Une posture raide en selle empêche le cheval de trouver facilement son équilibre face à cette nouvelle exigence physique.
Les aides pour l’appuyer
Les aides pour l’appuyer sont les mêmes que pour le travers, appliquées en diagonale. Chaque aide remplit une fonction précise et, lorsqu’une aide est absente ou mal appliquée, l’ensemble du mouvement s’en ressent.
Des aides du cavalier claires et légères permettent au cheval de se soutenir par lui-même au lieu de réagir constamment aux corrections.
Position et poids du cavalier
Mettez le poids sur l’ischion intérieur et avancez-le légèrement dans la direction du déplacement. Le torse pivote doucement vers l’intérieur.
Cette position invite le cheval à engager ses membres sous lui et à les croiser sans nécessiter de fortes aides de jambes.
L’affaissement de la hanche intérieure ou l’inclinaison vers l’extérieur rend presque impossible un rassembler correct. Restez assis au-dessus du centre du cheval et laissez le mouvement vous traverser. [2]
Aides de jambes
La jambe intérieure est l’aide la plus importante dans l’appuyer. Placée à la sangle, elle maintient l’incurvation au niveau des côtes du cheval et soutient l’impulsion vers l’avant qui entretient le mouvement. Sans une jambe intérieure active et correctement placée, le mouvement s’effondre sur le côté et perd sa valeur gymnastique. [2]
La jambe extérieure se place derrière la sangle et demande le déplacement latéral de l’arrière-main. Elle guide les membres postérieurs sur la ligne diagonale du déplacement et doit susciter une réponse volontaire sans pression constante.
Si le cheval a besoin d’une forte pression des jambes pour continuer à avancer, revenez au travers avant de réintroduire l’appuyer. [7]
Aides de rênes et contact
La rêne intérieure indique la direction de l’incurvation. Elle doit demeurer une rêne directe et ne jamais passer par-dessus le garrot.
Au début de l’entraînement, la rêne intérieure peut être utilisée brièvement comme rêne d’ouverture ou rêne directrice pour inviter le cheval à s’engager sur la diagonale. À mesure que l’entraînement progresse, la rêne intérieure devient plus légère, et l’incurvation est maintenue davantage par la jambe intérieure et la connexion avec la rêne extérieure. [9]
La rêne extérieure est la rêne régulatrice. Elle contrôle le degré d’incurvation de l’encolure et empêche l’épaule extérieure de dévier.
Une rêne extérieure trop forte rigidifie l’incurvation, tandis qu’une rêne trop légère fait sortir l’avant-main de sa position. L’objectif est de maintenir un contact stable et élastique qui garde le mouvement aligné sans le restreindre. [2]
Comment enseigner l’appuyer
Commencez avec des angles modérés et de courtes distances. Développez la qualité avant d’augmenter la difficulté. Lorsque l’impulsion diminue ou que l’incurvation disparaît, avancez droit et recommencez plutôt que de continuer à forcer le mouvement.
Commencer au pas
Le pas donne au cheval comme au cavalier le temps de réfléchir et de s’ajuster sans la pression de devoir maintenir le tempo du trot.
Établissez une position d’épaule en avant à la sortie d’un coin. Tournez sur la diagonale et maintenez l’incurvation ainsi que l’alignement des épaules obtenus dans le coin. Utilisez la jambe extérieure derrière la sangle pour demander aux hanches de suivre l’avant-main à travers la carrière.
Commencez avec un angle faible. Une fois que l’appuyer au pas semble organisé et facile, la transition au trot devient beaucoup plus facile à gérer. [2]
Progresser vers le trot rassemblé
Lorsque l’appuyer au pas est bien établi, passez au trot. Trois points d’entrée fonctionnent bien selon le cheval :
- Établissez une épaule en avant à la sortie d’un coin, puis tournez sur la diagonale tout en maintenant l’incurvation
- Exécutez une tête au mur sur le grand côté, puis guidez le cheval sur la diagonale
- Commencez par une cession à la jambe sur la diagonale, puis ajoutez progressivement une incurvation intérieure pour évoluer vers la qualité d’un appuyer
La troisième option est particulièrement utile pour un cheval qui évite de s’engager, puisqu’elle permet au cavalier de maintenir le mouvement vers l’avant tout en augmentant progressivement l’exigence gymnastique. [7]
Quelle que soit l’approche, l’impulsion est la priorité. Dès que le cheval ralentit ou passe derrière la jambe, demandez-lui d’avancer. Un appuyer peu incliné et rythmé vaut beaucoup plus qu’un appuyer très incliné et laborieux. L’angle peut augmenter à mesure que le cheval développe sa force et sa confiance. [6]
Progresser vers le galop
L’appuyer au galop vient une fois que l’appuyer au trot est fiable et expressif. Le galop rassemblé doit être bien établi et équilibré avant d’ajouter l’exigence latérale.
Les aides sont les mêmes qu’au trot. L’appuyer au galop est généralement exécuté avec un angle légèrement moins prononcé que celui de l’appuyer au trot, ce qui donne au cheval le temps, à chaque foulée, de maintenir le rythme et l’incurvation sans se précipiter latéralement. Le développer progressivement jette les bases du zigzag avec changements de pied en l’air et, éventuellement, du travail des pirouettes. [2]
Erreurs courantes lors de l’exécution d’un appuyer
La plupart des défauts dans l’appuyer proviennent d’un déséquilibre entre les aides, d’une préparation insuffisante ou d’un travail de base qui n’était pas solide avant l’introduction du mouvement.
Hanches qui devancent ou qui traînent
Lorsque l’arrière-main arrive avant l’avant-main ou reste trop loin derrière, l’appuyer peut paraître de travers, désuni ou exécuté en crabe. Les appuyers où les hanches devancent ou traînent obtiennent rarement une note supérieure à 6, car le cheval a perdu son alignement correct ainsi que la valeur gymnastique du mouvement. [10]
La correction passe par les aides des jambes. Utilisez la jambe appropriée plus activement pour rétablir l’incurvation et remettre l’avant-main en position.
Exécutez brièvement une épaule en avant pour rétablir l’alignement, puis reprenez l’appuyer à partir de cette position. Si le problème persiste, revenez à la croupe en dedans sur le grand côté et rééquilibrez les aides intérieures et extérieures avant de réessayer.
Perte d’impulsion et de rythme
Le cheval ralentit souvent, reste bloqué dans le déplacement latéral ou perd la qualité de son allure lorsque le cavalier se concentre trop sur le déplacement de côté et oublie de monter vers l’avant. L’appuyer est un mouvement vers l’avant et de côté. Sans mouvement vers l’avant, il n’a aucune valeur gymnastique. [6]
Réduisez l’angle et activez la jambe intérieure pour rétablir l’énergie. Montez droit devant pour retrouver le rythme, puis reprenez l’exercice avec un angle moins prononcé. À mesure que le cheval devient plus fort et plus à l’aise avec cette exigence, il devient possible d’augmenter l’angle sans compromettre l’allure.
Trop de flexion de l’encolure sans incurvation du corps
Les chevaux peuvent incliner la tête ou fléchir l’encolure sans incurver leur corps. La flexion de l’encolure seule donne l’apparence du mouvement sans en offrir la substance. Dans un appuyer correct, l’incurvation s’étend de la nuque à la queue. [11]
Utilisez la rêne extérieure pour réduire la flexion de l’encolure. Exécutez une volte de 10 mètres pour rétablir une incurvation de tout le corps avant de poursuivre.
Avant de tenter de nouveau l’appuyer, assurez-vous que le cheval est connecté entre la jambe intérieure et la rêne extérieure. Si l’incurvation du corps est constamment absente, revenez à l’épaule en dedans et établissez d’abord l’incurvation dans cet exercice.
Défauts de position du cavalier
L’affaissement de la hanche intérieure, l’inclinaison vers l’extérieur et la traction sur la rêne intérieure sont tous des défauts courants et perturbateurs. Chacun d’eux empêche le cheval de maintenir son équilibre, de s’incurver et de se déplacer librement de côté.

Souvent, les cavaliers ne peuvent pas sentir ces habitudes depuis la selle, ce qui en fait certains des défauts de position les plus difficiles à corriger soi-même. [11]
Mettez délibérément du poids sur l’ischion intérieur et avancez-le. Ouvrez l’épaule intérieure sans tourner le torse. Allégez la rêne intérieure et guidez plutôt avec la rêne extérieure.
L’œil d’un entraîneur au sol ou une révision régulière de vidéos peut déceler des défauts de position que le ressenti seul ne permet pas de détecter. La position du cavalier influence également le confort et l’équilibre du cheval, ainsi que sa capacité à travailler correctement sous la selle.
Tableau 2. Problèmes courants à l’appuyer et corrections
| Problème | À quoi il ressemble | Cause probable | Correction |
|---|---|---|---|
| Hanches en avance |
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| Hanches en retard |
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| Perte d’impulsion |
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| Trop de flexion de l’encolure |
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| Perte de rythme |
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| Cavalier incliné ou affaissé |
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| Tirer sur la rêne intérieure |
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L’appuyer en compétition
Les juges évaluent la constance de l’appuyer du moment où il commence jusqu’au moment où il se termine. Savoir ce qui permet d’obtenir des notes élevées aide à orienter l’entraînement bien avant le jour de la compétition.
Ce que les juges recherchent
L’avant-main doit précéder l’arrière-main ou demeurer alignée avec l’arrière-main pendant tout le mouvement. Le cheval doit présenter une incurvation nette dans tout le corps, et non seulement dans l’encolure. Le rythme et l’impulsion doivent être maintenus de la première foulée à la dernière. [10]
Un appuyer présentant une forte incurvation, mais aucune cadence, n’obtiendra pas une note supérieure à 6,5. Un appuyer exécuté avec un bon positionnement et une cadence soutenue peut obtenir une note de 7 ou plus, même si l’incurvation n’est pas parfaite. [10]
La précision compte également. L’appuyer doit commencer à la bonne position, suivre une diagonale nette et se terminer au repère prévu. Arriver trop tôt, commencer avec les hanches plutôt qu’avec les épaules et perdre l’organisation à la fin sont tous des éléments qui se reflètent dans la note. [2]
Le contre-changement de main en zigzag
Le zigzag relie des appuyers exécutés dans des directions alternées. Au trot, chaque changement de direction passe par un moment de rectitude et une nouvelle incurvation.
Au galop, un changement de pied en l’air relie les directions. Le zigzag au trot apparaît pour la première fois au troisième niveau. Un contre-changement de main au galop avec un changement de pied en l’air établit les bases du zigzag au galop multidirectionnel plus exigeant requis aux niveaux de la FEI.
Une préparation organisée avant chaque changement de direction, une arrivée précise sur la ligne du milieu et un changement d’incurvation net distinguent un zigzag bien exécuté d’un zigzag précipité. Le nombre de foulées dans chaque direction doit être précis et égal tout au long du mouvement. [2]
Améliorer l’appuyer
L’appuyer est un mouvement révélateur, car il est indissociable de la qualité de l’entraînement de base du cheval. Lorsque le rythme, l’incurvation, le contact, l’impulsion et l’équilibre sont en place, le mouvement paraît fluide et gymnique. Lorsqu’un de ces éléments manque, l’appuyer le révèle rapidement.
Chez la plupart des chevaux, le meilleur appuyer se développe graduellement à partir de bases claires et bien acquises. Sauter ces étapes entraîne souvent de la tension, un manque de rectitude ou une perte d’énergie vers l’avant.
Une exécution correcte est aussi importante qu’une préparation adéquate. La jambe intérieure maintient l’incurvation et le mouvement vers l’avant, la jambe extérieure guide l’arrière-main, la rêne extérieure contrôle les épaules et l’assiette du cavalier dirige discrètement la trajectoire. Le but n’est pas de pousser le cheval latéralement, mais d’organiser son corps afin qu’il puisse avancer, croiser ses membres et les engager sous sa masse avec confiance.
Qu’il soit pratiqué à la maison ou exécuté dans une reprise, l’appuyer doit toujours favoriser le développement à long terme du cheval. Lorsqu’il est abordé avec patience et en accordant une attention particulière à la qualité, il devient plus qu’une exigence de compétition. Il devient un outil puissant pour améliorer le rassembler, la rectitude, la réactivité et l’harmonie générale entre le cheval et le cavalier.
Foire aux questions
Voici quelques questions fréquemment posées sur l’exécution de l’appuyer :
Un appuyer en dressage est un mouvement latéral sur deux pistes dans lequel le cheval se déplace vers l’avant et de côté sur une ligne diagonale. Le cheval est incurvé dans la direction du déplacement, l’avant-main légèrement en avance, et les quatre pieds suivent des pistes distinctes. Un appuyer correctement exécuté montre du rythme, de l’incurvation, un croisement des deux paires de membres et un engagement soutenu de l’arrière-main.
La différence entre l’appuyer et la cession à la jambe réside principalement dans l’incurvation, le rassembler et l’objectif du mouvement. Dans la cession à la jambe, le cheval demeure généralement droit dans son corps ou présente une légère flexion à l’opposé de la direction du déplacement, et le rassembler n’est pas requis. Dans l’appuyer, le cheval s’incurve dans tout son corps dans la direction du déplacement et travaille avec un engagement accru des membres postérieurs. La cession à la jambe enseigne au cheval à répondre aux aides latérales, tandis que l’appuyer développe la capacité de porter nécessaire au travail de dressage plus avancé. [7]
Un cheval devrait commencer à apprendre l’appuyer seulement après avoir confirmé qu’il maîtrise les préalables liés au rassembler, à l’incurvation et à la réponse aux aides latérales. Le cheval devrait être à l’aise avec la cession à la jambe, l’épaule en dedans, la croupe en dedans et les demi-arrêts avant que le mouvement complet soit introduit. Pour vérifier s’il est prêt, on peut évaluer s’il est capable de maintenir le rythme, l’incurvation et la rondeur sur un cercle de 10 mètres au trot sans tension ni résistance. Si le cheval ne répond pas rapidement à la jambe extérieure reculée derrière la sangle, revenez à la croupe en dedans avant de demander l’appuyer.
Les mouvements qui préparent un cheval à l’appuyer sont la cession à la jambe, l’épaule en dedans, la croupe en dedans et le demi-arrêt. La cession à la jambe apprend au cheval à se déplacer vers l’avant et de côté en réponse à des aides diagonales, tandis que l’épaule en dedans commence à développer le rassembler et l’engagement du postérieur intérieur. La croupe en dedans utilise les mêmes aides de base que l’appuyer, mais sur une ligne droite plutôt que sur une diagonale. Le demi-arrêt aide à rééquilibrer le cheval et à préparer l’arrière-main à l’effort rassemblé requis dans l’appuyer. [6][7][8][9]
Pour demander l’appuyer, dirigez le cheval vers l’avant sur une ligne diagonale tout en maintenant l’incurvation dans la direction du déplacement. La jambe intérieure reste à la sangle pour maintenir l’incurvation et l’impulsion, tandis que la jambe extérieure est reculée derrière la sangle pour guider l’arrière-main de côté. La rêne intérieure indique l’incurvation, tandis que la rêne extérieure régule l’épaule, l’incurvation de l’encolure et la ligne de déplacement. Le cavalier doit rester assis au centre, mettre davantage de poids sur l’ischion intérieur et éviter de s’incliner ou de tirer le cheval à travers la carrière.
La jambe intérieure est l’aide de jambe la plus importante dans l’appuyer, car elle maintient l’incurvation, soutient l’impulsion et permet au cheval de continuer à avancer dans tout son corps. Sans une jambe intérieure active à la sangle, le cheval peut dériver de côté, perdre son engagement ou s’incurver uniquement dans l’encolure. La jambe extérieure reculée derrière la sangle est également essentielle, car elle demande à l’arrière-main de suivre l’avant-main sur la ligne diagonale. Les deux jambes doivent agir ensemble, mais la jambe intérieure permet au mouvement de demeurer gymnastique plutôt que simplement latéral. [6][8]
Il est généralement préférable d’introduire d’abord l’appuyer au pas, car cette allure plus lente donne au cheval et au cavalier le temps d’organiser l’incurvation, l’alignement et les aides. Commencer au pas aide également à empêcher le cheval de précipiter, de se déplacer latéralement sans contrôle ou de perdre l’équilibre pendant qu’il apprend le mouvement. Une fois que l’appuyer au pas est bien organisé et facile, le cavalier peut progresser vers le trot rassemblé. L’appuyer au trot doit d’abord être peu incliné, rythmé et allant avant que l’angle soit augmenté.
Pour exécuter un appuyer au trot, partez d’un trot rassemblé et équilibré et utilisez une entrée qui aide le cheval à rester bien organisé. Parmi les approches courantes, on peut exécuter une épaule-devant à la sortie d’un coin, quitter le grand côté en tête au mur pour aller sur la diagonale ou commencer par une cession à la jambe et ajouter progressivement l’incurvation intérieure. Le cheval doit rester allant, rythmé et connecté entre la jambe intérieure et la rêne extérieure. Un appuyer au trot peu incliné et expressif est plus utile qu’un appuyer très incliné qui perd de l’impulsion ou de la cadence. [8][9]
Pour exécuter un appuyer au galop, vérifiez d’abord que le cheval maintient un galop rassemblé et équilibré ainsi qu’une incurvation stable sans précipiter ni se déplacer latéralement sans contrôle. Les aides sont semblables à celles de l’appuyer au trot, la jambe intérieure maintenant l’incurvation et l’impulsion, tandis que la jambe extérieure guide les hanches. L’appuyer au galop est généralement exécuté avec un angle légèrement moins prononcé que l’appuyer au trot afin que le cheval puisse conserver la qualité de sa foulée de galop. Un entraînement progressif à l’appuyer au galop aide à préparer le cheval aux zigzags, aux changements de pied en l’air et, éventuellement, au travail des pirouettes. [6]
Un cheval peut perdre de l’impulsion dans l’appuyer lorsque le cavalier se concentre trop sur le déplacement latéral et pas assez sur l’énergie vers l’avant. L’appuyer doit demeurer un mouvement vers l’avant et de côté, sinon il perd à la fois son rythme et sa valeur gymnastique. Pour corriger ce problème, réduisez l’angle, activez la jambe intérieure et montez vers l’avant jusqu’à ce que la qualité de l’allure revienne. Une fois le rythme rétabli, reprenez l’appuyer sur une ligne moins inclinée et n’augmentez la difficulté qu’à mesure que le cheval gagne en force.
Les hanches précèdent dans l’appuyer lorsque l’arrière-main arrive avant l’avant-main, généralement parce que le cheval a perdu son alignement ou que les aides du cavalier ne sont pas équilibrées. Un appuyer dans lequel les hanches précèdent peut sembler de travers ou manquer de connexion et réduit la valeur gymnastique du mouvement. Pour corriger ce problème, rétablissez la position des épaules à l’aide d’une brève épaule-devant, rééquilibrez les aides des jambes et reprenez l’appuyer en laissant l’avant-main précéder légèrement. Si le problème persiste, revenez à la tête au mur sur le grand côté avant de réessayer sur la diagonale. [11]
Un cheval peut incurver seulement son encolure dans l’appuyer lorsque le cavalier agit trop fortement avec la rêne intérieure ou que le cheval n’est pas réellement connecté dans l’ensemble de son corps. Un appuyer correct exige une incurvation de la nuque à la queue, et pas seulement une flexion de l’encolure. Utilisez la rêne extérieure pour limiter une incurvation excessive de l’encolure et exécutez une volte de 10 mètres afin de rétablir l’incurvation de tout le corps. Si l’incurvation du corps est toujours absente, revenez à l’épaule en dedans jusqu’à ce que le cheval soit connecté de façon fiable entre la jambe intérieure et la rêne extérieure. [5]
Les erreurs courantes des cavaliers dans l’appuyer comprennent l’affaissement de la hanche intérieure, l’inclinaison vers l’extérieur, la traction sur la rêne intérieure ou l’utilisation d’une pression excessive des jambes. Ces fautes empêchent le cheval de conserver facilement son équilibre, son incurvation et la liberté de ses épaules. Le cavalier doit rester centré, avancer et charger l’ischion intérieur, laisser le bassin accompagner le mouvement et utiliser la rêne extérieure pour guider plutôt que de restreindre le cheval avec la rêne intérieure. Une analyse vidéo ou l’aide d’un entraîneur au sol peut permettre de repérer des problèmes de position difficiles à sentir en selle. [5]
Les juges de dressage recherchent un appuyer qui conserve le rythme, l’impulsion, l’incurvation, l’alignement et la précision du début à la fin. L’avant-main doit précéder légèrement l’arrière-main ou rester à sa hauteur, et le cheval doit présenter une incurvation dans tout le corps plutôt que seulement dans l’encolure. La précision est également importante, notamment le point de départ, la ligne diagonale, le repère d’arrivée et l’organisation à la fin du mouvement. Un appuyer exécuté avec un positionnement correct et une cadence soutenue peut obtenir une bonne note même si l’incurvation n’est pas parfaite. [6][11]
L’appuyer est introduit au troisième niveau de l’USDF, où il est exécuté au trot et au galop. Le troisième niveau comprend également un zigzag au trot, qui relie des appuyers dans des directions alternées. Le mouvement se poursuit au quatrième niveau et dans les niveaux de la FEI, où l’appuyer au galop est associé à des changements de pied en l’air dans des zigzags plus avancés. L’appuyer contribue également à développer le rassembler et l’engagement nécessaires aux pirouettes au galop. [6]
Un zigzag en appuyer, aussi appelé contre-changement de main, relie des appuyers dans des directions alternées. Au trot, le cavalier change de direction en passant par un moment de rectitude avant d’établir la nouvelle incurvation. Au galop, le changement de direction est associé à un changement de pied en l’air. Un bon zigzag repose sur une préparation précise, des changements d’incurvation nets, un nombre égal de foulées et une arrivée bien organisée sur la ligne du milieu. [6]
Résumé
L’appuyer est un mouvement avancé de dressage qui développe le rassembler, la force, l’équilibre et la réactivité lorsqu’il est introduit progressivement. Un appuyer correct repose sur des bases bien acquises, des aides précises du cavalier et un rythme régulier tout au long du mouvement.
- L’appuyer demande au cheval de se déplacer vers l’avant et latéralement sur une ligne diagonale tout en étant incurvé dans le sens du déplacement
- La cession à la jambe, l’épaule en dedans, le travers et les demi-arrêts préparent le cheval aux exigences physiques et mentales de l’appuyer
- La jambe intérieure maintient l’incurvation et l’impulsion vers l’avant, tandis que la jambe extérieure demande aux postérieurs de suivre la ligne diagonale
- Une perte d’impulsion, une incurvation excessive de l’encolure et des hanches désalignées sont des signes courants indiquant que le cheval a besoin d’une préparation plus facile
- En compétition, les juges recherchent une incurvation nette, un rythme régulier, un bon alignement, de l’impulsion, de la précision et une qualité constante du début à la fin
Références
- Lateral Movements Definition. United States Dressage Federation.
- Half Pass in Trot and Canter - Lesson Topic. United States Dressage Federation.
- Ballou. J. A. Introducing Your Horse to Lateral Work. Horse Journals. 2021.
- Clayton. H. M. & Hobbs. S. J. A Review of Biomechanical Gait Classification with Reference to Collected Trot, Passage and Piaffe in Dressage Horses. Animals. 2019.
- MacKechnie-Guire. R. & Pfau. T. Differential Rotational Movement and Symmetry Values of the Thoracolumbosacral Region in High-Level Dressage Horses When Trotting. PLoS ONE. 2021.
- Theodorescu. M. The Purpose and Value of Lateral Work. Dressage Today. 2025.
- Foy. J. How to Ride Travers and Half Pass. Dressage Today. 2024.
- McLean. A. N. & Christensen. J. W. The Application of Learning Theory in Horse Training. Applied Animal Behaviour Science. 2017.
- McLean. A. N. & McGreevy. P. D. Horse-Training Techniques that May Defy the Principles of Learning Theory and Compromise Welfare. Journal of Veterinary Behavior. 2010.
- Dressage Test Tips for Fourth Level and Prix St. Georges. Dressage Today. 2023.
- Clayton. H. M. & Hobbs. S. J. The Role of Biomechanical Analysis of Horse and Rider in Equitation Science. Applied Animal Behaviour Science. 2017.










