Le parcours pour devenir vétérinaire équin est enrichissant et satisfaisant pour ceux qui se passionnent pour la santé, la gestion et la science équines.

Les médecins vétérinaires sont des intervenants indispensables à l’industrie équine. En plus de poser des diagnostics et de soigner les maladies, ils jouent un rôle clé dans la protection de la santé publique et du bien-être des animaux. Cette noble profession requiert du dévouement, une formation spécialisée et un profond désir de veiller au bien-être des animaux.

Bien que tous les vétérinaires commencent par suivre une formation générale qui englobe les animaux de compagnie et le bétail, certains praticiens décident de travailler exclusivement avec les grands animaux ou les chevaux une fois ces premières études terminées. La spécialisation de vétérinaire équin nécessite une connaissance approfondie de l’anatomie, de la physiologie et des défis uniques auxquels les chevaux sont confrontés dans les différents milieux et disciplines équestres.

Cet article décrit les étapes pour devenir vétérinaire équin, les exigences de formation, ainsi que l’acquisition des compétences et de l’expérience pratique. Que vous soyez un élève du secondaire qui rêve de travailler avec des animaux ou un sportif équestre qui songe à faire carrière dans l’industrie du cheval, ce guide a pour but d’expliquer comment devenir vétérinaire.

Devenir vétérinaire équin

Pour devenir vétérinaire équin, les candidats doivent obtenir un doctorat en médecine vétérinaire (D.M.V.) ou un diplôme équivalent décerné par un établissement accrédité pour l’enseignement de la médecine vétérinaire.

Cependant, pour de nombreux étudiants, le parcours commence bien avant qu’ils ne fassent leur demande d’admission à la faculté de médecine vétérinaire. Ces dernières recherchent des candidats qui possèdent une éducation équilibrée et un large éventail d’expériences avec les animaux et les soins vétérinaires. De plus, ils veulent des candidats qui possèdent une formation académique robuste.

Les élèves du secondaire qui souhaitent devenir vétérinaires devraient chercher à renforcer leur candidature en participant à des activités parascolaires pertinentes et en terminant des travaux scolaires qui les préparent à l’obtention d’un diplôme de premier cycle en sciences. La préparation peut inclure ce qui suit : [1]

  • suivre des cours de sciences et de mathématiques;
  • participer à des activités parascolaires, y compris des sports, des clubs, du bénévolat ou autre;
  • acquérir de l’expérience en soins vétérinaires, par exemple en faisant du bénévolat pour la Société de prévention canadienne pour la protection des animaux et de l’environnement, en suivant et en observant un vétérinaire lors de sa tournée ou tout autre activité pertinente;
  • démontrer une aptitude pour les interactions avec les animaux et leur manipulation, par exemple en ayant effectué des travaux agricoles ou fait partie d’organisations comme FFA, 4-H ou le Pony Club.

Avant d’arrêter leur choix de cours au secondaire, les étudiants intéressés seraient avisés de consulter les critères d’admission aux programmes d’études en sciences de l’université ou du collège où ils souhaitent déposer leur demande. Si disponibles, certains programmes plus compétitifs tels que le reclassement dans une classe supérieure ou le baccalauréat international peuvent procurer aux candidats un avantage pour entrer à l’université. Ils les aideront à réussir malgré les exigences académiques intenses de la faculté de médecine vétérinaire.

Après avoir réussi leur admission à un programme d’études de premier cycle, les candidats doivent vérifier que les cours remplissent les conditions préalables dont ils auront besoin pour entrer à la faculté de médecine vétérinaire. Les cours préalables peuvent inclure ceux qui suivent : [2]

  • les sciences biologiques, y compris l’écologie, l’anatomie, la biochimie, la génétique, la microbiologie, la physiologie et la biologie cellulaire;
  • d’autres sciences, telles que la physique, les mathématiques, les statistiques, la chimie et la chimie inorganique;
  • les sciences animales, par exemple la nutrition animale;
  • les cours qui touchent spécifiquement les équidés, par exemple la science, l’anatomie ou la nutrition équines;
  • la terminologie médicale;
  • la composition anglaise et au Québec, française.

La participation aux activités parascolaires pendant les études de premier cycle permet au comité d’admission de la faculté de médecine vétérinaire de constater le dévouement du candidat au domaine. Les aspirants peuvent aussi se joindre à un club d’étudiants en propédeutique médicale qui leur offre des cours, des occasions de suivre et d’observer un vétérinaire ou des sessions préparatoires. Ces activités supplémentaires peuvent servir à étayer leur candidature.

De plus, les candidats peuvent s’impliquer dans un programme de recherche en biologie, en chimie ou en sciences naturelles en tant qu’assistant de recherche de premier cycle. Cette activité parascolaire peut exercer une influence considérable sur l’examen de la demande d’admission au programme de médecine vétérinaire.

Toutes les activités parascolaires ne doivent pas nécessairement être liées aux équidés ou à la science! En effet, les candidats peuvent démontrer qu’ils sont des étudiants complets en participant à d’autres clubs et à d’autres sports, ce qui étoffe beaucoup leur demande d’admission à la faculté de médecine vétérinaire.

L’expérience de bénévolat, l’expérience de leadership en tant que dirigeant d’un club, l’intégration d’un poste d’assistant d’enseignement et la participation active au sein de la communauté du campus favorisent la croissance professionnelle et personnelle des candidats au-delà de leur formation scientifique.

Déposer une demande d’admission à la faculté de médecine vétérinaire

Une fois que le candidat a réussi les cours préalables, il est prêt à faire sa demande d’admission à la faculté de médecine vétérinaire. Les futurs vétérinaires équins doivent déposer une demande d’admission aux programmes d’études en médecine vétérinaire générale. En effet, les établissements d’enseignement n’offrent habituellement pas de formations qui ciblent particulièrement certaines espèces au moment de l’admission.

En revanche, certaines écoles de médecine vétérinaire sont renommées pour leurs compétences en médecine des grands animaux. Elles proposent des cours et des occasions supplémentaires qui visent les équidés et peuvent permettre aux étudiants d’acquérir plus d’expérience avec les chevaux.

Après avoir sélectionné les établissements où il souhaite déposer sa demande, le candidat est prêt à commencer le processus pour postuler. Les établissements d’enseignement de la médecine vétérinaire se fondent sur des caractéristiques quantifiables pour étudier les demandes d’admission, par exemple les notes et les résultats aux examens du candidat. Cela dit, le processus de sélection repose aussi sur une certaine subjectivité qui tient compte de l’expérience et du point de vue des membres du comité.

C’est pourquoi il importe que l’étudiant puisse déposer une demande robuste qui montre qu’il est un individu complet avec des antécédents de réussite scolaire.

Les exigences en matière d’éducation

Les établissements d’enseignement de la médecine vétérinaire en Amérique du Nord exigent que les candidats aient complété au moins deux ans d’études universitaires de premier cycle avant de présenter une demande d’admission à un programme d’études de la médecine vétérinaire. Certaines écoles peuvent exiger l’obtention du diplôme universitaire de premier cycle. [2]

Au cours des études de premier cycle, les futurs étudiants doivent suivre les cours préalables qu’exige la faculté de médecine vétérinaire. [2] Chaque établissement d’enseignement établit sa propre liste de cours préalables. Les candidats doivent consulter le manuel d’admission de l’établissement d’enseignement pour connaître les cours à suivre pendant leurs études de premier cycle.

Certaines écoles de médecine vétérinaire tiennent compte uniquement de la moyenne pondérée cumulative (GPA en anglais) des cours préalables. D’autres évaluent séparément la moyenne générale de l’ensemble des quatre derniers semestres d’études. Les facultés se servent de ces moyennes académiques pour choisir les meilleurs candidats et les inviter à passer un entretien.

Les autres exigences

Les établissements d’enseignement de la médecine vétérinaire recherchent des candidats équilibrés qui ont acquis un large éventail d’expériences. Celles-ci comprennent une expérience avec les animaux et les soins vétérinaires qui peut prendre la forme d’un travail rémunéré ou bénévole. Voici quelques exemples d’expériences à inclure dans une demande d’admission : [3][4]

  • L’expérience avec les animaux: elle comprend l’expérience acquise dans une ferme ou un ranch, la participation à des organisations liées aux animaux comme 4-H, FFA ou le Pony Club, l’entraînement des animaux ou autre. Ces activités ne se déroulent pas sous la supervision d’un vétérinaire.
  • L’emploi: il s’agit d’une expérience professionnelle antérieure qui peut être en dehors du domaine animal ou vétérinaire.
  • Les activités parascolaires: elles peuvent être des sports, des activités intra-universitaires, la participation à des clubs ou à des comités, ou des passe-temps.
  • La recherche: l’expérience de recherche, en particulier les études animales ou vétérinaires, peut grandement faire ressortir la demande d’admission. Elle comprend les études effectuées sur le terrain ou en laboratoire.
  • L’expérience des soins vétérinaires: il s’agit d’une expérience acquise en travaillant directement avec un vétérinaire auprès des animaux. Par exemple, elle peut inclure le travail, l’observation ou le bénévolat dans un hôpital vétérinaire.
  • Le bénévolat: cela comprend d’autres formes de bénévolat en dehors des expériences avec les animaux, y compris le tutorat, la collecte de fonds ou la participation à des organismes bénévoles.

Parmi les autres éléments pertinents à inclure dans la demande d’admission à la faculté de médecine vétérinaire, citons les suivants : [4]

  • les récompenses académiques et les réalisations;
  • les licences ou les certificats, par exemple une attestation de formation en premiers soins d’urgence, en réanimation cardiopulmonaire ou autre;
  • des lettres de recommandation rédigées par des médecins vétérinaires, des membres du corps professoral ou d’autres professionnels.

Certains établissements d’enseignement de la médecine vétérinaire requièrent que les candidats réussissent des tests supplémentaires dans le cadre du processus de sélection. Les candidats doivent vérifier auprès de chaque établissement potentiel pour connaître les exigences particulières. Voici quelques exemples de tests supplémentaires : [4]

  • la rédaction d’une dissertation;
  • le test Graduate Record Examination (GRE);
  • l’examen d’admission au collège des médecins (MCAT en anglais);
  • des tests de jugement situationnel en ligne, tels que l’examen CASPer.

Les candidats complets avec d’excellentes lettres de recommandation ont de meilleures chances d’être choisis pour passer l’entretien. Dans de nombreux cas, la qualité des activités parascolaires et des lettres de recommandation place un candidat plus haut dans la liste de sélection, même si sa moyenne pondérée cumulative est plus basse.

Les entretiens avec les candidats

La plupart des facultés de médecine vétérinaire font passer des entretiens pour affiner leur liste de candidats. Cette démarche implique normalement de devoir se déplacer à l’établissement en personne pour une toute une journée. Certaines écoles ont toutefois fait la transition vers des entretiens virtuels après avoir adopté ce format pendant la pandémie de COVID. Cette journée comprend ordinairement des entretiens et la rédaction d’une dissertation.

Il existe deux principaux types d’entretiens d’admission en médecine vétérinaire : l’entretien devant un panel et les courts entretiens multiples. L’objectif de ces rencontres est d’évaluer le point de vue de chaque candidat sur la profession et d’évaluer les qualités non académiques qui lui permettront de réussir sa carrière de vétérinaire. [5]

Les entretiens devant un panel ressemblent à d’autres formes d’entretien d’embauche. Au cours de ces entrevues, le candidat rencontre plusieurs membres du comité d’admission qui lui posent des questions sur ses expériences, ses objectifs futurs et ses réalisations académiques.

Ces entretiens peuvent être structurés, auquel cas on pose la même série de questions à chaque candidat, ou se dérouler plus librement. Les évaluateurs notent chaque candidat en fonction de la qualité de ses réponses et de l’impression générale qu’il dégage.

Les courts entretiens multiples sont une forme précise de processus d’entrevue qui exige que le candidat passe par une série de stations d’entretien. Plutôt que de poser des questions sur des éléments précis de la demande, chaque station dispose d’un scénario conçu pour tester les attributs non académiques du candidat et sa compréhension de la profession. [6]

Les évaluateurs notent les réponses aux scénarios sur une grille en fonction des qualités que la faculté de médecine vétérinaire juge importantes pour ses futurs étudiants. [6]

De nombreux établissements d’enseignement de la médecine vétérinaire accordent une grande importance aux résultats de l’entretien lors de leur sélection. La maîtrise d’excellentes compétences en matière d’entretien est un élément important pour réussir la demande d’admission. Les candidats peuvent tirer grand profit d’une expérience antérieure de prise de la parole en public, de présentation ou d’entrevue.

Les études de médecine vétérinaire

Les études de médecine vétérinaire durent trois ou quatre ans. Elles englobent un large éventail de sujets liés à la médecine vétérinaire. Les cours suivis comprennent ceux qui suivent : [7][8]

Cours Description
Anatomie Cette formation est une exploration approfondie de l’anatomie des différentes espèces animales. Elle comprend habituellement la dissection d’animaux embaumés.
Physiologie Ce cours permet d’apprendre comment le corps fonctionne dans des conditions normales.
Compétences cliniques Ces cours permettent d’acquérir les compétences nécessaires pour être vétérinaire, comme la chirurgie, l’administration de médicaments, la prise de radiographies, etc.
Compétences professionnelles Cette formation enseigne aux étudiants à communiquer avec les clients et à gérer une entreprise, ainsi que d’autres compétences générales.
Pathologie Ce cours permet de comprendre comment les maladies se produisent et leurs effets sur les différents systèmes de l’organisme.
Bien-être animal Ce cours enseigne le rôle des médecins vétérinaires dans le bien-être des animaux, ainsi que dans l’atténuation de la douleur et de la souffrance.
Comportement animal Cette formation permet de comprendre pourquoi les animaux réagissent comme ils le font et comment les vétérinaires peuvent aider à modifier leurs comportements au profit du bien-être de l’animal.
Pharmacologie Ce cours permet aux étudiants d’en apprendre plus sur les différents médicaments, leur action et leur pertinence pour soigner les animaux.
Toxicologie Ce cours aborde l’ingestion de toxines et son effet sur l’organisme d’un animal, ainsi que le traitement des intoxications.
Imagerie diagnostique Ces cours apprennent aux étudiants à utiliser les différentes modalités d’imagerie diagnostique comme la radiographie, l’échographie, l’IRM et la tomodensitométrie, ainsi qu’à interpréter les images obtenues.
Microbiologie Cette formation permet aux étudiants d’en apprendre plus sur les virus, les parasites, les bacteries et les champignons qui affectent les animaux
Médecine Ces cours englobent le diagnostic et le traitement des maladies animales communes.
Chirurgie Cette formation enseigne aux étudiants à effectuer des interventions chirurgicales et à prodiguer les soins postopératoires.
Thériogénologie Ce cours enseigne les détails de la reproduction animale et la manière de réaliser les procédures de reproduction
Nutrition Les étudiants apprennent à concevoir des régimes alimentaires adaptés à différentes espèces et à gérer les maladies qui ont une composante nutritionnelle

Tous les étudiants en médecine vétérinaire étudient les quatre principales espèces animales qui font l’objet de soins vétérinaires : les chiens, les chats, les chevaux et les bovins. Le programme couvre aussi d’autres espèces, notamment les animaux exotiques et sauvages, les petits ruminants et les poissons.

Certaines écoles permettent aux étudiants de se spécialiser dans une espèce ou un domaine particulier une fois qu’ils ont terminé le programme de base. Ils peuvent alors suivre des cours au choix qui se concentrent sur la spécialité souhaitée. Les exemples de spécialités comprennent les petits animaux, les animaux destinés à l’alimentation, les équidés, les animaux dans le domaine public ou corporatif, ainsi que les espèces exotiques et sauvages.

Au cours de la dernière année d’études pour devenir D.M.V., les étudiants font la transition des cours magistraux et du travail en laboratoire à l’apprentissage expérientiel. Ils effectuent des « rotations » à l’hôpital universitaire de l’établissement ou dans d’autres hôpitaux vétérinaires agréés.

Ces rotations permettent aux futurs vétérinaires d’acquérir une expérience pratique en gestion de cas, en diagnostic et en traitement. Cette expérience les prépare à intégrer la pratique vétérinaire en comprenant leur rôle et la manière d’exercer leurs fonctions.

La plupart des établissements d’enseignement conçoivent un ensemble de rotations cliniques de base que tous les étudiants doivent compléter, peu importe leur choix de spécialité ou le cheminement de carrière qu’ils envisagent. En dehors de ces rotations élémentaires, les étudiants ont la possibilité de programmer des rotations au choix qui correspondent à leurs intérêts.

Pour les étudiants intéressés à faire carrière en médecine vétérinaire équine, la sélection de rotations axées sur les équidés est essentielle pour acquérir l’expérience pratique qui leur permettra d’intégrer la pratique après l’obtention de leur diplôme.

De nombreux étudiants qui visent la médecine équine ont la possibilité de visiter d’autres hôpitaux d’enseignement de la médecine vétérinaire ou des cabinets privés spécialisés en soins aux équidés. Ces « stages en externe » peuvent compter pour des crédits de formation si les étudiants les terminent au cours de leur année de formation clinique. Ils peuvent aussi les planifier pendant les vacances d’été et leurs temps libres.

Les étudiants en médecine vétérinaire doivent finalement passer l’examen d’obtention de la licence vétérinaire nord-américaine (NAVLE en anglais) dans le cadre de leur dernière année d’études. Cet examen couvre tous les aspects des études de médecine vétérinaire, de l’anatomie aux principes chirurgicaux. Il englobe toutes les principales espèces animales que soignent les vétérinaires. Les candidats qui réussissent l’examen NAVLE sont admissibles à obtenir leur permis de pratique en Amérique du Nord.

Travailler en tant que vétérinaire

Les étudiants qui obtiennent leur diplôme de D.M.V., qui réussissent l’examen NAVLE et qui obtiennent leur permis de pratique ont le choix entre de nombreuses formes de pratiques vétérinaires.

Environ deux tiers des vétérinaires intègrent la pratique privée. Ils travaillent sur le terrain et soignent des animaux tous les jours. [4] Les cliniques et pratiques privées peuvent se concentrer sur différentes catégories d’animaux, notamment celles qui suivent : [4]

  • Les animaux de compagnie: les cliniques vétérinaires pour animaux de compagnie soignent principalement des chiens et des chats. Certaines peuvent recevoir d’autres types d’animaux de compagnie comme les petits mammifères, les amphibiens, les oiseaux et les reptiles.
  • Les animaux exotiques: ces pratiques soignent exclusivement les petits mammifères, les amphibiens, les oiseaux et les reptiles.
  • Les équidés: les pratiques équines soignent uniquement les chevaux et autres équidés domestiques.
  • Les animaux destinés à la consommation: les vétérinaires spécialisés en animaux destinés à l’industrie alimentaire servent les grands élevages. Ils soignent les bovins, les porcs, les moutons, les chèvres, la volaille et autres.
  • Les pratiques mixtes: les pratiques d’animaux mixtes soignent toutes sortes d’animaux. Ces pratiques sont plus fréquentes en milieu rural, où le nombre de cas peut rarement justifier l’existence d’une pratique réservée aux petits animaux ou aux élevages destinés à l’industrie alimentaire.

En dehors de la pratique privée, plusieurs autres options de carrière s’offrent aux vétérinaires, notamment celles qui suivent : [4]

  • Les agences gouvernementales: les administrations fédérales, provinciales ou des États emploient des vétérinaires pour empêcher la propagation des maladies. Les vétérinaires employés par le gouvernement peuvent travailler dans le domaine de la biosécurité, de la gestion de l’environnement, de la santé publique, de l’inspection des viandes ou des enquêtes sur les maladies.
  • L’armée: les bases militaires emploient souvent un vétérinaire pour les aider à soigner leurs bêtes de travail.
  • La recherche: les vétérinaires qui font de la recherche aident à soigner et à gérer les colonies d’animaux destinés à la recherche. Ils peuvent par ailleurs choisir de réaliser leurs propres études pour améliorer la santé animale.
  • La santé publique: les vétérinaires qui œuvrent pour la santé publique travaillent à contrôler la propagation des maladies zoonotiques, c.-à-d. les maladies qui se transmettent des animaux aux humains.
  • Les politiques publiques: ces vétérinaires agissent en tant que conseillers auprès d’agences gouvernementales et non gouvernementales pour traiter des questions d’ordre public tels que les zoonoses, le bien-être des animaux et la santé publique.
  • La médecine dans les refuges: ces vétérinaires travaillent dans les refuges et veillent à ce que les animaux vulnérables reçoivent des soins appropriés.

La spécialisation

À l’instar des médecins pour les humains, les vétérinaires peuvent aussi se spécialiser dans un domaine particulier de la médecine vétérinaire. En règle générale, la spécialisation exige un programme de formation clinique spécialisée, des cours supplémentaires et la réussite d’un examen centré sur le domaine de spécialité. La plupart des programmes de formation clinique spécialisée durent trois ans. Le candidat doit compléter un stage rotatif d’un an axé sur l’espèce ciblée avant de postuler pour un programme de formation clinique spécialisée.

La médecine vétérinaire reconnaît officiellement les spécialités médicales suivantes : [9]

Spécialité Description
Anesthésie et l’analgésie Ces vétérinaires reçoivent une formation supplémentaire pour aider à atténuer les risques associés aux anesthésies events
Bien-être animal Ces vétérinaires spécialistes se concentrent sur les préoccupations et la gestion liées au bien-être des animaux.
Comportement animal Ce sont des vétérinaires spécialisés dans la gestion, l’entrainement et la modification du comportement des animaux.
Dentisterie Ces vétérinaires se spécialisent dans les soins dentaires
Dermatologie Ces vétérinaires sont spécialisés dans le diagnostic et la prise en charge des maladies de la peau et des allergies
Soins d’urgence et soins intensifs Ce sont des vétérinaires spécialisés dans les soins d’urgence prodigués aux animaux de compagnie gravement malades.
Médecine interne Ces vétérinaires se spécialisent dans le diagnostic et le traitement des maladies qui touchent les organes internes. Cette spécialité comprend des catégories subalternes comme la cardiologie, la neurologie, la nutrition et l’oncologie (le traitement des cancers)
Médecine des animaux de laboratoire Ces vétérinaires se spécialisent dans le traitement et la gestion des animaux utilisés pour la recherche, y compris les souris, les rats et les lapins.
Microbiologie Ces vétérinaires ont suivi une formation avancée en virologie, en immunologie, en bactériologie ou en parasitologie.
Néphrologie et urologie Ce sont des spécialistes de la prise en charge des maladies rénales et urinaires.
Ophthalmologie Ces vétérinaires se concentrent sur le diagnostic et la prise en charge des maladies oculaires
Pathologie Ces spécialistes effectuent des autopsies ou des analyses microscopiques de tissus, de sang, d’urine et d’autres échantillons pour diagnostiquer une maladie.
Pharmacologie Ces vétérinaires étudient les effets de certains médicaments sur les animaux et élaborent des protocoles de traitement optimaux.
Spécialistes de la volaille Ces vétérinaires se spécialisent dans le traitement des poulets, des dindes, des canards et d’autres volailles.
Médecine préventive Ces vétérinaires se concentrent sur la surveillance des maladies, leur détection précoce et les enquêtes sur les éclosions afin d’améliorer la santé animale et humaine.
Radiologie Ce sont des vétérinaires spécialisés dans l’interprétation des radiographies, des échographies, des tomodensitogrammes, de l’IRM et d’autres modalités de diagnostic.
Médecine sportive et réadaptation Ces spécialistes se concentrent sur les animaux qui travaillent ou qui font de la compétition pour prévenir les blessures, les réadapter à la suite d’une blessure et optimiser leurs performances.
Chirurgie Ce sont des vétérinaires spécialisés dans les interventions chirurgicales. Ils peuvent être certifiés en chirurgie des petits ou des grands animaux.
Thériogénologie Ces spécialistes diagnostiquent et gèrent les pathologies liées aux problèmes de reproduction
Toxicologie Ces vétérinaires étudient les effets des poisons ou des toxines sur l’organisme et la façon de gérer les cas de toxicose.
Médecine zoologique Ces vétérinaires travaillent essentiellement avec les animaux de zoo, la faune, les espèces aquatiques et d’autres espèces exotiques.

Il existe également une organisation spécialisée, l’American Board of Veterinary Practitioners (ABVP), qui certifie les vétérinaires ayant suivi une formation avancée approfondie pour soigner certaines espèces ou groupes d’animaux, ou qui s’y intéressent plus particulièrement Les spécialisations offertes par l’ABVP comprennent celles qui ciblent les groupes d’animaux suivants : [9]

  • les oiseaux;
  • les canidés et les félins;
  • les félins uniquement;
  • les équidés;
  • les mammifères de compagnie exotiques;
  • les poissons;
  • les reptiles et les amphibiens;
  • les animaux destinés à l’industrie alimentaire;
  • les bovins de boucherie uniquement;
  • les bovins laitiers uniquement;
  • les porcs uniquement;
  • les animaux hébergés dans les refuges.

En résumé

Le parcours pour devenir vétérinaire équin est enrichissant. Cette profession exige du dévouement, de la compassion et la volonté de continuer à apprendre toute la vie.

  • La concurrence pour l’admission aux facultés de médecine vétérinaire est extrêmement forte. Seuls les meilleurs candidats réussissent à intégrer le programme d’études.
  • Les étudiants qui se concentrent sur les sciences et les mathématiques durant leur parcours académique acquièrent une base solide qui les prépare à l’apprentissage de la médecine vétérinaire.
  • Les activités parascolaires, en particulier celles qui touchent aux animaux et aux soins vétérinaires, sont des éléments clés pour déposer une demande d’admission à la faculté de médecine vétérinaire qui se démarque.
  • Les cours suivis à la faculté de médecine vétérinaire couvrent les maladies, les méthodes de diagnostic et le traitement d’un grand nombre d’espèces différentes.
  • La carrière de vétérinaire équin peut emprunter de multiples voies, de la pratique privée aux postes de conseillers.

Foire aux questions

Résumé

Devenir vétérinaire équin est un parcours enrichissant qui exige du dévouement, de la compassion et un engagement envers l’apprentissage tout au long de la vie.

  • Les demandes d’admission aux écoles vétérinaires sont extrêmement concurrentielles, et seuls les candidats de tout premier ordre sont admis au programme
  • Se concentrer sur les sciences et les mathématiques tout au long de votre parcours scolaire vous donne une base solide pour apprendre la médecine vétérinaire
  • Les activités parascolaires, particulièrement celles liées aux animaux et au domaine vétérinaire, sont une composante clé d’une solide demande d’admission à l’école vétérinaire
  • Les cours suivis à l’école vétérinaire portent sur les maladies, le diagnostic et le traitement chez de nombreuses espèces
  • Il existe de nombreux types de carrières en médecine vétérinaire équine, allant de la pratique privée au conseil
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Références

  1. Pre-Vet Student Resources. American Association of Veterinary Medical Colleges.
  2. VMCAS Summary of Course Prerequistes. American Association of Veterinary Medical Colleges. 2020.
  3. Veterinary School Admission 101. American Veterinary Medical Association.
  4. VMCAS 2025 Applicant Guide. American Association of Veterinary Medical Colleges. 2024.
  5. WCVM Admissions Manual. Western College of Veterinary Medicine. 2024.
  6. UCVM Application Manual Class of 2029. University of Calgary Faculty of Veterinary Medicine. 2024.
  7. Doctor of Veterinary Medicine (D.V.M.) - University Catalogue 2024-25. University of Saskatchewan. 2024.
  8. Veterinary Medicine VETM. University of Calgary. 2024.
  9. What Do Board-Certified Veterinary Specialists Do?. American Veterinary Medical Association.
  10. Pre-Vet FAQs. American Association of Veterinary Medical Colleges.
  11. Admitted Student Statistics. American Association of Veterinary Medical Colleges.
  12. Cost of Education Toolkit. Vet School Bound.
  13. Non-Interprovincial Agreement (Non-IPA) Seats in the WCVM Doctor of Veterinary Medicine (DVM) Program. Western College of Veterinary Medicine. 2023.
  14. Frequently Asked Questions. University of Calgary Faculty of Veterinary Medicine.
  15. 2023 SCVMA New Graduate Report. Canadian Veterinary Medical Association. 2023.
  16. Veterinary Starting Salaries Rise in 2023, Educational Debt Holds Steady. American Veterinary Medical Association. 2023.
  17. A Career in Veterinary Medicine. Canadian Veterinary Medical Association. 2018.