La colique chez les chevaux est l’un des problèmes de santé les plus courants et les plus graves touchant les équidés. Elle peut survenir soudainement, quel que soit l’âge de l’animal, sa race ou la discipline dans laquelle il évolue.
Le terme colique désigne des douleurs abdominales, pouvant découler de diverses causes, allant de troubles digestifs légers à des pathologies potentiellement mortelles. Il est crucial que les propriétaires et les soigneurs de chevaux comprennent bien les symptômes de colique, ses causes potentielles, ainsi que les étapes du diagnostic et du traitement afin de minimiser les risques et d’assurer le bien-être de leurs chevaux.
Les symptômes de la colique peuvent varier considérablement, mais incluent souvent des signes tels qu’un cheval qui gratte le sol, qui se roule, qui regarde son abdomen et qui manque d’appétit. Étant donné que la colique peut se développer et s’aggraver rapidement, une attention immédiate est cruciale. Bien que certains cas puissent se résoudre avec des soins de base, d’autres peuvent exiger une intervention vétérinaire intensive, voire une chirurgie.
Dans l’article qui suit, nous passerons en revue les causes courantes de colique chez les chevaux, les facteurs contribuant à son développement et les mesures préventives pouvant aider à réduire le risque d’épisodes de colique. Grâce à ces connaissances, les propriétaires de chevaux pourront améliorer les probabilités de détection précoce et de traitement réussi, contribuant ainsi à protéger leurs animaux de cette affection potentiellement mortelle.
Colique chez les chevaux
La colique est un terme général désignant diverses causes de douleurs abdominales chez le cheval. [1] Des études menées dans le monde entier montrent que les coliques représentent l’une des causes de mortalité les plus fréquentes chez les chevaux âgés de 1 à 20 ans. [2]
Chaque année, environ 4 % de la population équine souffre d’un épisode de colique. [3] Pour cette raison, les propriétaires de chevaux et les vétérinaires considèrent la colique comme l’une des préoccupations majeures dans la gestion des chevaux. [2]
Causes gastro-intestinales
La plupart des causes de coliques proviennent de changements dans le tractus gastro-intestinal. Le tractus gastro-intestinal équin est très sensible aux changements effectués au niveau de l’environnement, de l’alimentation et du niveau d’activité, qui peuvent déclencher des épisodes de colique. Certaines coliques surviennent spontanément, sans facteurs de risque ou évènements déclencheurs connus.
Les facteurs de risque courants associés aux coliques incluent : [2]
- L’augmentation du temps passé au box
- Des changements soudains dans le régime alimentaire, y compris le type et la quantité de fourrage et de concentrés
- Une utilisation inadéquate ou inappropriée de vermifuges pour le contrôle des parasites
- Des maladies dentaires
- Des comportements stéréotypés, tels que le tic à l’appui
- Des épisodes antérieurs de colique
- L’absence de supplémentation en minéraux ou en sel
- Des événements stressants, tels qu’un transport récent
- Certaines conditions environnementales, comme un climat sec ou le temps hivernal
La colique peut affecter n’importe quelle partie du système gastro-intestinal, de l’estomac au gros intestin.
Coliques gastriques
Les causes fréquentes de coliques gastriques (liées à l’estomac) comprennent : [4]
- Une dilatation et une rupture gastrique
- Une obstruction gastrique
Coliques de l’intestin grêle
Les causes de colique liées à l’intestin grêle incluent : [4]
- Une infestation de ténias
- Une obstruction iléale
- Une infestation d’ascarides
- Une entérite proximale
- Une invagination intestinale
- Un volvulus de l’intestin grêle
- Des lipomes causant un étranglement
- Une incarcération ou une hernie à travers une ouverture abdominale, comme le canal inguinal
Coliques du gros intestin
La majorité des coliques proviennent de troubles affectant le gros intestin ou le cæcum. Cette partie du système digestif maintient un écosystème bactérien robuste pour la fermentation des fourrages à longues tiges. Une perturbation de cet écosystème bactérien peut entraîner une détresse digestive importante chez les chevaux concernés.
Les causes courantes de coliques du gros intestin incluent : [4]
- Une obstruction du cæcum
- Une obstruction de la flexion pelvienne
- Une entérolithe
- Un déplacement du gros côlon
- Une colite du côlon dorsal droit
- Un volvulus du gros côlon
- Une colique spasmodique ou gazeuse
- Une colique de sable
Autres causes
Les coliques peuvent également résulter de perturbations au niveau d’autres systèmes corporels, notamment des maladies hépatiques, des pathologies rénales, ainsi que des affections qui touchent le système reproducteur. [5]
Les troubles non intestinaux pouvant provoquer des symptômes semblables aux signes de colique incluent : [5]
- Une douleur associée à l’ovulation chez les juments
- Des tumeurs de la granulosa des ovaires
- Une torsion utérine
- Une dystocie
- Des calculs vésicaux
- Des infections rénales
- Une insuffisance hépatique et d’autres maladies du foie
- Une maladie du pancréas
- Une pleuropneumonie
- La laminite
- La rhabdomyolyse d’effort
- Le tétanos
- Le botulisme
- La maladie du motoneurone
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Symptômes
Les chevaux manifestent de nombreux comportements de douleur lorsqu’ils souffrent de coliques. [1] Selon la gravité, les signes cliniques vont d’un inconfort léger à des comportements extrêmes pouvant blesser le cheval ou son manieur. [1]
Les signes de colique légère à modérée incluent : [1]
- Un cheval qui gratte le sol
- Un cheval qui se retourne pour regarder ses flancs
- Le réflexe de Flehmen (soulèvement de la lèvre supérieure)
- Des coups de pied dans l’abdomen
- Un cheval qui s’étend au sol ou s’allonge à plat
- Des étirements semblables à la posture observée lors de la miction
- Une perte d’appétit
- Une léthargie
- Des grincements de dents
Les symptômes de colique grave peuvent inclure : [5]
- Une chute ou un effondrement au sol
- Une transpiration excessive
- Un cheval qui se débat ou se roule de façon excessive
- Une distension ou un gonflement de l’abdomen
Diagnostic
L’objectif principal du diagnostic initial d’une colique est de déterminer si le cheval a besoin d’une chirurgie. [5] Les problèmes gastro-intestinaux qui requièrent une chirurgie exigent une intervention immédiate pour préserver l’intégrité des tissus intestinaux.
Si le vétérinaire traitant détermine qu’une chirurgie est nécessaire, le cheval est généralement envoyé dans un centre chirurgical dès que possible, plutôt que de perdre du temps à établir la cause exacte de la colique. [5]
Pour déterminer si la colique justifie une prise en charge chirurgicale ou médicale, le vétérinaire procède à un examen physique approfondi pour évaluer l’état général du cheval. [5] Les composantes clés de cet examen incluent : [5]
- L’évaluation de la douleur
- La température rectale
- Les fréquences cardiaque et respiratoire
- La couleur des gencives
- La température des extrémités, comme les oreilles et les membres
- La présence ou l’absence de bruits intestinaux
- L’inspection des matières fécales
Le vétérinaire procède ensuite à une intubation nasogastrique et à une palpation rectale.
L’intubation nasogastrique consiste à introduire un tube par le nez du cheval jusqu’à son estomac. Puisque les chevaux ne peuvent pas vomir, cette méthode permet au vétérinaire de vérifier s’il y a une accumulation excessive de liquide dans l’estomac. [5] Elle permet également de soulager temporairement toute pression dans l’estomac pouvant causer un inconfort. [5]
La palpation rectale permet au vétérinaire d’identifier des structures distendues (gonflées) ou déplacées (hors de leur position normale) dans l’abdomen. [5] Celui-ci peut également détecter la présence de masses ou de corps étrangers dans le tractus intestinal. [5] Dans certains cas, la palpation rectale suffit à diagnostiquer la cause de la colique.
Si la palpation rectale et l’intubation nasogastrique ne fournissent pas assez d’informations, le vétérinaire peut effectuer une échographie abdominale ou une abdominocentèse (ponction de liquide abdominal).
L’échographie abdominale permet d’examiner attentivement les structures abdominales, leur position, leur degré de mouvement, ainsi que la présence de masses ou d’corps étrangers. [5]
L’abdominocentèse fournit des informations au vétérinaire sur l’état général de l’abdomen du cheval, notamment sur la présence potentielle d’une inflammation ou d’un excès de protéines, ce qui peut indiquer une rupture ou une fuite intestinale. [5]
Indicateurs qu’une chirurgie pourrait être nécessaire
Les signes indiquant qu’une prise en charge chirurgicale de la colique est requise incluent : [5]
- Une douleur incontrôlable qui ne répond pas aux analgésiques
- Des quantités excessives de reflux gastrique
- Une distention ou un déplacement de l’intestin grêle ou du gros intestin lors de l’examen rectal
- La présence d’une masse ou d’un corps étranger palpable à l’examen rectal
- Des niveaux élevés de protéines, de globules blancs ou rouges, ou une contamination importante du liquide abdominal
Si le vétérinaire détecte ces signes lors de son évaluation, il envoie immédiatement le cheval dans une intervention chirurgicale. [5]
Les chevaux qui ne présentent pas ces signes peuvent être pris en charge médicalement. Cependant, si cette prise en charge échoue, ils pourraient tout de même avoir besoin d’une chirurgie pour corriger le problème sous-jacent. [5] Une surveillance continue par l’équipe vétérinaire pendant la prise en charge médicale garantit que le cheval se rétablit comme prévu. [5]
Traitement
Le traitement d’une colique dépend de la prise en charge, qui est soit chirurgicale, soit médicale. Dans certains cas, on peut commencer par un traitement médical, en se tournant éventuellement vers la chirurgie si la prise en charge médicale échoue. [5]
Prise en charge médicale
La prise en charge médicale se concentre principalement sur le soulagement de la douleur et sur le traitement de la cause sous-jacente de la colique. [5]
Les options pour soulager la douleur peuvent inclure : [5]
- Des médicaments contre la douleur, tels que des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) ou des analgésiques opioïdes
- La sédation pour réduire l’anxiété et le stress
- L’intubation nasogastrique répétée afin d’éliminer l’accumulation de liquide dans l’estomac
Les types de coliques qui sont le plus souvent gérées de façon médicales sont les coliques spasmodiques et les obstructions. Chacune exige un traitement spécifique pour rétablir une fonction gastro-intestinale normale.
Colique spasmodique
La colique spasmodique résulte d’une augmentation de la fréquence des contractions intestinales. Pour traiter cette affection, les vétérinaires utilisent des médicaments spasmolytiques qui réduisent la fréquence des contractions. [5] Le médicament le plus couramment utilisé à cet effet est la scopolamine (Buscopan®).
Colique d’obstruction
La colique d’obstruction se produit lorsque des aliments excessivement secs s’accumulent dans l’intestin, formant une grosse masse compacte. [5] La déshydratation joue souvent un rôle important dans le développement des obstructions, car elle réduit la quantité de liquide contenue dans l’intestin et affecte la motilité intestinale. [5]
Pour traiter une colique d’obstruction, les vétérinaires administrent des liquides par voie orale via une sonde nasogastrique afin de restaurer une hydratation intestinale normale. [5] Certains chevaux peuvent également avoir besoin de fluides intraveineux pour maximiser l’hydratation. [5]
De nombreux vétérinaires administrent des produits laxatifs par le tube nasogastrique pour faciliter le passage de la masse de nourriture causant l’obstruction. [5] Les laxatifs peuvent également augmenter la teneur en eau et réduire la fermeté des matières fécales, aidant à décomposer les aliments compactés. [5] Les laxatifs courants incluent l’huile minérale et le sulfate de magnésium (sel d’Epsom).
Prise en charge chirurgicale
Les chevaux souffrant de douleurs sévères ont souvent besoin d’une intervention chirurgicale pour corriger le problème sous-jacent. Dans certains cas, le chirurgien ne connaît pas le diagnostic spécifique lorsqu’il débute l’opération. Par conséquent, la première étape de la chirurgie consiste à déterminer la cause de la douleur. [5] Cette procédure est appelée exploration chirurgicale. [5]
Lors de l’exploration chirurgicale, le chirurgien examine systématiquement l’ensemble du tractus gastro-intestinal pour identifier toute zone problématique. Dans certains cas, cela peut exiger que le chirurgien extériorise (soulèvement hors de l’abdomen) des parties du tractus intestinal pour assurer un examen approfondi. [5]
Une fois le problème identifié, le chirurgien procède à sa correction. Durant cette étape, l’étendue de l’intervention chirurgicale dépend du problème spécifique.
Dans le cas d’une colique de déplacement, où le tractus intestinal a changé de position dans l’abdomen, le chirurgien replace manuellement le tube digestif dans la bonne position.
De nombreux cas de coliques chirurgicales impliquent une obstruction d’aliments ou de corps étrangers dans le tractus intestinal. Pour éliminer ces blocages, le chirurgien réalise une entérotomie au cours de laquelle il fait une incision chirurgicale dans l’intestin. Il retire ensuite le blocage et referme l’incision.
Certains types de colique entraînent un étranglement de l’intestin, où l’apport sanguin vers l’intestin est coupé. Ces cas nécessitent une intervention chirurgicale plus poussée, car le chirurgien doit retirer la portion d’intestin morte ou mourante. Cette procédure est appelée résection et anastomose et est associée à un pronostic plus sombre et à des temps de récupération plus longs. [6]
Pronostic
Étant donné qu’il existe de nombreuses causes potentielles de coliques, le pronostic varie considérablement. Le taux de mortalité global pour les coliques est d’environ 11 %. [3]
Les chevaux souffrant de coliques dites « simples », qui répondent rapidement au traitement médical, ont un excellent pronostic de survie et de retour à l’activité. [5] Ces coliques constituent la majorité des cas traités par les vétérinaires. Les cas nécessitant une prise en charge médicale plus poussée ont un pronostic moyen, selon la réponse du cheval au traitement et la gravité de la maladie.
Historiquement, le pronostic en cas de chirurgie pour une colique était relativement mauvais. [6] Cependant, les récentes avancées dans les techniques chirurgicales et la gestion pré et postopératoire ont considérablement amélioré les taux de survie. [6] Des études sur des cas chirurgicaux de colique équine montrent des taux de survie à court terme allant de 68 % à 100 %, selon le type de chirurgie et l’hôpital vétérinaire. [7]
La plupart des décès liés à la chirurgie surviennent soit pendant l’opération, soit dans les 10 premiers jours suivant l’opération. [6] Les complications postopératoires courantes comprennent : [8]
- Une colique postopératoire
- Un échec ou une infection de l’anastomose
- Un échec ou une infection de la fermeture abdominale
- Le développement d’adhérences entre les organes abdominaux
- Une péritonite (inflammation de la paroi abdominale)
Les chevaux ayant subi une chirurgie pour une colique ont un bon pronostic de retour à la performance s’ils survivent à la période de convalescence initiale. Une étude a démontré que 97 % des patients ayant survécu plus de 12 mois suite à une chirurgie pour une colique ont retrouvé leur niveau de performance antérieur. [5]
Les causes potentielles d’une baisse de performance après une intervention chirurgicale incluent les adhérences intestinales, la laminite et les hernies cicatricielles causant des complications à long terme. [5]
Prévention
La prévention des coliques est l’une des principales préoccupations de tout propriétaire de cheval. La stratégie de prévention idéale consiste à optimiser la fonction digestive du cheval en mettant l’accent sur une gestion adaptée à l’espèce. Les changements de gestion qui réduisent le risque de coliques incluent : [2][9]
- Augmenter les sorties à l’extérieur en liberté et offrir un régime alimentaire à base de fourrage
- Éviter les changements soudains dans l’horaire des sorties à l’extérieur et du temps passé au box
- Effectur les changements alimentaires de façon graduelle
- Vermifuger en vous fiant aux produits et au calendrier recommandés spécifiquement pour votre cheval ou votre troupeau par votre vétérinaire
- Planifier des soins dentaires tous les 6 mois à 1 an, selon les recommandations du vétérinaire
- Assurer un accès constant à de l’eau propre
- Éviter d’offrir la nourriture sur un sol sablonneux ou de surcharger les pâturages sablonneux
- Fournir au moins 60 % de l’alimentation sous forme de fourrage de bonne qualité
- Diviser les concentrés, tels que les céréales, en 2 ou 3 petits repas par jour
Questions fréquemment posées
Voici quelques questions fréquemment posées sur les coliques chez les chevaux :
La colique équine est une douleur abdominale qui peut être causée par de nombreux problèmes digestifs et non digestifs. Certains cas sont légers et répondent bien aux soins médicaux, tandis que d’autres peuvent devenir potentiellement mortels et nécessiter une chirurgie. Comme la cause n’est pas toujours évidente de l’extérieur, tout cheval montrant des signes de colique devrait être évalué par un vétérinaire dès que possible.
Les signes courants de colique comprennent le fait de gratter le sol avec les sabots, regarder les flancs, se coucher, se rouler, donner des coups de pied au ventre, une perte d’appétit, de la léthargie et des étirements comme pour uriner. Les cas plus graves peuvent provoquer de la transpiration, un effondrement, des mouvements violents ou un gonflement abdominal. Une amélioration soudaine après une douleur intense peut aussi être dangereuse et indiquer une rupture intestinale.
Les coliques peuvent être causées par des problèmes digestifs comme une accumulation de gaz, une impaction, un déplacement intestinal, des parasites, des ulcères, une accumulation de sable ou une torsion intestinale. Une douleur provenant d’autres systèmes du corps peut aussi ressembler à une colique, notamment les maladies rénales, les maladies du foie, les problèmes reproducteurs, la fourbure et les troubles musculaires. Plusieurs cas touchent le tractus gastro-intestinal, mais la cause sous-jacente peut varier considérablement.
De nombreux chevaux survivent à une colique, surtout lorsque le problème est léger et traité rapidement. Les coliques simples qui répondent aux soins médicaux ont souvent un excellent pronostic, tandis que les cas chirurgicaux graves comportent un risque plus élevé. Le taux global de mortalité est rapporté à environ 11 %, mais la survie dépend de la cause, de la rapidité du traitement et de la présence ou non de dommages intestinaux.
Un vétérinaire devrait être appelé dès qu’un cheval montre des signes de colique, même si les symptômes semblent légers. Une colique peut s’aggraver rapidement, et une évaluation précoce aide à déterminer si des soins médicaux ou une chirurgie sont nécessaires. Une douleur intense, des roulades répétées, de la transpiration, un abdomen gonflé, un effondrement ou une douleur qui revient après un médicament nécessitent des soins vétérinaires urgents.
Faire marcher un cheval qui souffre de colique peut aider dans certains cas légers, mais ce n’est pas un traitement ni un remplacement des soins vétérinaires. La marche peut parfois réduire les roulades et diminuer le risque de blessure, mais une marche excessive peut épuiser un cheval douloureux. Suivez les conseils de votre vétérinaire, puisque certains chevaux sont mieux lorsqu’ils peuvent rester debout ou couchés tranquillement.
Un cheval peut continuer à produire des crottins pendant un épisode de colique, donc le fait de déféquer ne signifie pas toujours que le problème est réglé. Certains types de coliques permettent encore le passage des crottins au début, tandis que d’autres réduisent ou arrêtent les mouvements intestinaux normaux. La production de crottins est une information utile pour votre vétérinaire, mais elle ne devrait pas être utilisée seule pour évaluer la guérison.
Un cheval souffrant de colique ne devrait pas recevoir de nourriture ou d’eau avant qu’un vétérinaire donne des instructions précises. Manger ou boire peut aggraver certains blocages, la distension de l’estomac ou d’autres problèmes intestinaux. Votre vétérinaire peut évaluer le cheval, fournir un traitement et indiquer quand il est sécuritaire de réintroduire l’eau, le fourrage ou d’autres aliments après l’amélioration des symptômes.
Le diagnostic de la colique vise d’abord à déterminer si le cheval a besoin d’une chirurgie ou de soins médicaux. Un vétérinaire peut évaluer le niveau de douleur, la température, la fréquence cardiaque, la couleur des gencives, les bruits intestinaux, les crottins et l’hydratation. D’autres examens peuvent inclure l’intubation nasogastrique, la palpation rectale, l’échographie ou le prélèvement de liquide abdominal afin d’évaluer la position intestinale, la pression, l’inflammation ou le risque de rupture.
Le traitement de la colique dépend de la cause et de la gravité de l’épisode. Les soins médicaux peuvent inclure le soulagement de la douleur, la sédation, l’administration de liquides par sonde nasogastrique, des fluides intraveineux ou des laxatifs sous supervision vétérinaire. Un traitement chirurgical peut être nécessaire en cas de déplacement intestinal, d’impaction grave, d’étranglement, de corps étrangers ou de dommages aux tissus intestinaux.
La prévention des coliques repose sur une gestion digestive stable et la réduction des changements soudains. Les mesures utiles comprennent maximiser le temps au pâturage, offrir une alimentation à base de fourrage, effectuer les changements alimentaires graduellement, fournir de l’eau propre, maintenir les soins dentaires, utiliser un programme de vermifugation guidé par un vétérinaire, éviter les zones d’alimentation sablonneuses et offrir du sel ou des minéraux lorsque cela est approprié. Aucun plan ne peut prévenir tous les cas, mais une gestion constante peut réduire le risque.
Résumé
La colique sont une affection courante et potentiellement grave chez les chevaux, caractérisée par des douleurs abdominales, souvent liées à des perturbations du système gastro-intestinal.
- La plupart des causes de colique sont liées à des problèmes digestifs, y compris des changements alimentaires, une déshydratation ou des obstructions intestinales.
- Les signes de coliques incluent des grattements au sol, des morsures ou des coups à l'abdomen, des grincements de dents, un décubitus, des roulements au sol ainsi qu'une perte d'appétit.
- Certains cas de colique peuvent être gérés uniquement grâce à des traitements médicaux, tandis que d'autres requièrent une intervention chirurgicale.
- L'identification prompte des signes de colique peut améliorer le pronostic en garantissant un traitement rapide.
- Pour prévenir les coliques chez votre cheval, offrez-lui une alimentation équilibrée à base de fourrage, fournissez un accès constant à de l'eau propre, effectuez tout changement alimentaire progressivement et planifiez une vermifugation et des soins dentaires réguliers.
Références
- Moore. J. N., Overview of Colic in Horses. Merck Veterinary Manual. 2021.
- Gillen. A. and Catherine Archer. D., Epidemiology of Colic. Veterinary Clinics of North America: Equine Practice. 2023. View Summary
- Blikslager. A. T., Colic Prevention to Avoid Colic Surgery: A Surgeon’s Perspective. Journal of Equine Veterinary Science. 2019. View Summary
- Moore. J., Diseases Associated with Colic in Horses by Anatomic Location. Merck Veterinary Manual. 2021.
- Blikslager. A. T. et al., Eds., The Equine Acute Abdomen. Third edition. Wiley, Blackwell, Hoboken, NJ. 2017.
- Freeman. D. E., Fifty Years of Colic Surgery. Equine Veterinary Journal. 2018. View Summary
- Van Loon. J. P. A. M. et al., Colic Surgery in Horses: A Retrospective Study Into Short- and Long-Term Survival Rate, Complications and Rehabilitation toward Sporting Activity. Journal of Equine Veterinary Science. 2020. View Summary
- Gandini. M. et al., Scoping Review: Occurrence and Definitions of Postoperative Complications in Equine Colic Surgery. Equine Veterinary Journal. 2023. View Summary
- Waldridge. B. M., Ed., Nutritional Management of Equine Diseases and Special Cases. 1st ed. Wiley. 2017.










