Le Pur-sang anglais, communément appelé Thoroughbred, est l’une des races de chevaux les plus populaires aux États-Unis. Ces coursiers sont connus pour leur grande vitesse, leur courage et leurs capacités athlétiques. Certains Thoroughbred sont si emblématiques que leur héritage perdure des décennies, voire des siècles plus tard. Ils ont laissé une marque indélébile dans l’histoire.
Bon nombre des Pur-sang anglais les plus renommés de l’histoire américaine sont devenus célèbres en qualité de cheval de course. On élève cette race de manière sélective pour produire des coursiers depuis le XVIIe siècle.
La polyvalence remarquable des Thoroughbred issus des courses leur a également valu une reconnaissance pour leurs réalisations au cours de leur deuxième carrière. Certains se recyclent en tant que montures de saut d’obstacles ou de concours complet de calibre olympique. D’autres deviennent des compagnons ou acquièrent de nombreuses autres habiletés.
Nous vous invitons à poursuivre votre lecture pour en savoir plus sur les chevaux Thoroughbred américains les plus célèbres et sur les exploits extraordinaires qui leur ont mérité une place permanente dans l’histoire.
Les Thoroughbred célèbres
Le Pur-sang anglais a vu le jour en Angleterre à la fin des années 1600 et au début des années 1700. Les trois étalons du Moyen-Orient suivants ont joué un rôle prépondérant dans la création de cette race : [1]
- Godolphin Arabian, un étalon influent, probablement d’origine barbe ou arabe, fut importé en Angleterre dans les années 1720.
- Byerly Turk était un étalon turkmène ou arabe capturé lors de la bataille de Buda en 1686, puis importé en Angleterre.
- Darley Arabian, un étalon arabe de race pure de couleur baie né en Syrie, fut importé en Angleterre en 1704 par Thomas Darley.
Ces trois chevaux sont devenus les étalons fondateurs de la race Thoroughbred. On désigna initialement la progéniture issue du croisement de ces étalons avec des juments anglaises sous l’appellation « thro-bred ». Elle est à la base des lignées contemporaines de Pur-sang anglais de course. [1]
On appréciait les premiers Thoroughbred pour leur capacité à courir à grande vitesse sur de longues distances, une compétence qui en fit des chevaux de course idéaux dès l’origine de la race.
Les chevaux de course américains
Alors que de nombreux Pur-sang anglais ont acquis une renommée au fil des ans, quelques-uns se sont distingués et sont devenus de véritables légendes de l’histoire des courses de chevaux.
Secretariat
Il n’est pas surprenant que Secretariat soit largement considéré comme le cheval de course le plus célèbre de l’histoire.
Surnommé « Big Red », Secretariat est un nom familier depuis les années 1970. [2][3] D’abord sous-estimé, Secretariat est devenu célèbre grâce à sa touchante histoire, à sa vitesse exceptionnelle et à sa domination des hippodromes.
Au sommet de sa carrière, on saluait Secretariat comme l’un des chevaux les plus rapides de l’histoire. Il établit un record du monde avec un temps de 1 min 45 s 2/5 sur une distance de 1 1/8 milles. Il prit 21 départs en cours de carrière et sa fiche impressionnante compte seize victoires, trois deuxièmes places et une troisième place. Le total de ses gains s’élève à 1 316 808 dollars. [2][3]

Statue de Secretariat, Ashland, Virginie
Lorsqu’il remporta la Triple Couronne en 1973, Secretariat avait déjà conquis le cœur des admirateurs du monde entier. Il devint le neuvième cheval de l’histoire et le premier en 25 ans à réaliser cet exploit. [2][3]
Plus impressionnant encore, Secretariat enregistra des records dans les trois courses, le Derby du Kentucky, le Preakness et le Belmont, un exploit qui demeure inégalé à ce jour. [4]
L’héritage de Secretariat continue d’émerveiller les adeptes des décennies plus tard. En 2003, Disney a sorti un film qui célèbre le parcours extraordinaire de Big Red. Son histoire reste une source d’inspiration pour les jeunes sportifs équestres du monde entier. [5]
Man O’ War
Bien des années avant la naissance de Secretariat, Man O’ War, né à Lexington au Kentucky, a laissé une empreinte inoubliable sur le monde des courses de chevaux Thoroughbred au cours d’une carrière qui a duré deux ans.
En 1920, Man O’ War a remporté la totalité des onze courses où il prit le départ. Au moment de quitter les hippodromes, il avait accumulé des gains se montant à 249 465 dollars et enregistré 20 victoires pour 21 départs. Son unique défaite reste l’une des performances les plus notoires de l’histoire des courses de chevaux. Elle fait encore l’objet de débats et de controverses.
La carrière de Man O’ War fut tout simplement exceptionnelle. Il établit deux records américains, sept records sur piste et trois records du monde. [7]
Sa renommée s’étendit bien au-delà des hippodromes, et même après son décès en 1947, son héritage perdure. Reproducteur de premier plan, l’influence de Man O’ War sur la race est visible encore aujourd’hui.
Nommée en l’honneur de ce cheval légendaire, « Man O’ War Boulevard », une route longue de 17 milles, encercle maintenant la ville de Lexington au Kentucky. [8]
Native Dancer
En consultant ne serait-ce qu’une poignée de généalogies de Pur-sang anglais modernes, on risque fort d’y trouver Native Dancer quelque part.
Avant de devenir un étalon reproducteur de premier plan, Native Dancer fut d’abord l’un des plus grands chevaux de course de tous les temps. Né en 1950 avec un pedigree impressionnant, il gagna le Youthful Stakes avec six longueurs d’avance seulement quatre jours après avoir participé à sa première course. [10]
Il frôla également la Triple Couronne en terminant deuxième dans le Derby du Kentucky, devancé d’une tête par le vainqueur. En dépit de cette décevante défaite, Native Dancer avait déjà conquis le cœur des adeptes américains. Sa renommée se répandit à si grande échelle que le magazine Time publia sa photo en première page. [10]
Surnommé « Gray Ghost », Native Dancer prit 22 départs et remporta 21 courses. Il devint ainsi la première grande vedette des courses de Thoroughbred diffusées à la télévision. Au moment de prendre sa retraite, il avait accumulé des gains s’élevant à 785 240 dollars. [10]
En qualité d’étalon reproducteur, Native Dancer engendra 44 gagnants de courses stake, dont Kauai King, vainqueur du Derby du Kentucky en 1966. Son influence sur la race Thoroughbred se poursuivit à travers ses descendants notables, dont Mr. Prospector et Northern Dancer, deux des reproducteurs les plus éminents du XXe siècle. [10]
American Pharoah
American Pharoah est entré dans l’histoire en devenant le douzième cheval à remporter la Triple Couronne.
Ce n’est toutefois pas seulement cette victoire qui l’a rendu célèbre. Il fut aussi le premier cheval à s’approprier la Triple Couronne depuis 1977, mettant fin à ce que beaucoup considéraient comme une « malédiction » de 37 ans. [11]
Son parcours vers la renommée débuta par une histoire de perdant. En effet, ses premières courses en 2014 à Del Mar furent un désastre. Selon son entraîneur Bob Baffert, tout s’est mal déroulé. La foule perturbait American Pharoah qui ne parvint pas à se détendre. Après avoir découvert sa sensibilité au bruit, Baffert introduisit des bouchons d’oreilles et American Pharoah changea du tout au tout. [11]
Il gagna la course suivante, le Grade 1 Del Mar Futurity, avec quatre longueurs et trois quarts d’avance. Il accumula ensuite les victoires et mérita notamment le prix Eclipse remis au champion mâle âgé de deux ans. [11]
Son amour pour la course, combiné à sa puissance et à son calme retrouvé, conduisit American Pharoah à des victoires encore plus importantes. Concurrent favori dans le Derby du Kentucky en 2015, il gagna effectivement la course. Suivit une victoire écrasante par sept longueurs d’avance dans le Preakness, course qui se déroula sur une piste détrempée devant une foule record qui comptait 131 680 spectateurs. [11]
À Belmont Park, American Pharoah mit officiellement fin à l’attente de 37 ans. Il devint le nouveau vainqueur de la Triple Couronne en remportant le Belmont avec cinq longueurs et demie d’avance. Il termina sa carrière avec une fiche de 9-1-0 en onze départs et des gains à vie qui se montaient à 8 650 300 dollars. [11]
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Les légendes olympiques
Les Jeux olympiques sont l’évènement où les cavaliers de classe mondiale et leurs montures entrent dans l’histoire. Les Pur-sang anglais sont des athlètes naturellement doués et sont très présents dans les évènements comme le saut d’obstacles et le concours complet.
Touch of Class
On considère Touch of Class comme l’une des plus grandes juments Thoroughbred de saut d’obstacles. Elle fut intronisée au Temple de la renommée du saut d’obstacles.
D’abord inscrite au Jockey Club sous le nom de Stillaspil, cette jument Thoroughbred issue des courses connut une carrière infructueuse, avec six départs et aucune victoire, avant qu’on la retire du sport. [12]
De nombreux cavaliers professionnels de saut d’obstacles la mirent d’abord de côté. Elle attira ensuite l’attention de Joe Fargis qui reconnut son potentiel en tant que monture de saut d’obstacles malgré ses difficultés sur le circuit des chevaux de chasse. [12]
Au cours de sa première année au niveau Grand Prix en 1981, Touch of Class remporta plusieurs titres. Elle se qualifia ensuite pour les championnats du monde de saut d’obstacles de la FEI à Dublin et obtint une place au sein de l’équipe équestre des États-Unis (USET) sous la selle de Fargis. [13]
Son moment décisif eut lieu aux Jeux olympiques de Los Angeles en 1984, où elle et Fargis gagnèrent les médailles d’or individuelle et par équipe en saut d’obstacles. Affectueusement surnommée « Kitty » à l’écurie, sa victoire marque un moment historique dans l’histoire équestre américaine. Ce fut en effet la première et la seule fois que les États-Unis remportaient une médaille d’or en sport équestre aux Jeux olympiques. [14]
Le Comité olympique américain nomma ensuite Touch of Class « Meilleure athlète équestre de sexe féminin non humaine de l’année ». Elle représenta en outre les États-Unis en tant que membre de l’équipe de Coupe des Nations et remporta des victoires à Rome, à Calgary, à Aix-la-Chapelle, à Washington et à New York. [14]
Au terme de sa carrière de saut d’obstacles, Touch of Class avait accumulé six victoires de Grand Prix, terminé deuxième ou troisième dans quatorze autres finales de Grand Prix et gagné de nombreuses épreuves de Coupe des Nations. [15]
Les médailles d’or remportées par Fargis et Touch of Class sont exposées dans la collection du Temple de la renommée du saut d’obstacles USHJA à Lexington, au Kentucky. [16]
Gem Twist
Gem Twist est un nom légendaire dans le monde du saut d’obstacles pour de bonnes raisons.
Propriété de Michael Golden et monté par Frank Chapot, cavalier intronisé au Temple de la renommée, Gem Twist démontra un talent extraordinaire dès son plus jeune âge. En 1985, âgé seulement de six ans, il remporta une victoire prestigieuse dans le Derby des talents de l’équipe équestre américaine. [17] Le Pur-sang anglais obtint ensuite deux médailles d’argent aux Jeux olympiques de 1988 à Séoul. Outre ses médailles olympiques, Gem Twist devint célèbre grâce à ses neuf années de victoires accumulées au niveau Grand Prix et à d’autres distinctions. [17]
Aux Jeux équestres mondiaux de 1990 à Stockholm en Suède, on déclara Gem Twist « Meilleur cheval au monde ». De plus, il remporta trois fois le titre de « Cheval de l’année » de l’American Grand Prix Association (AGA), ainsi que des championnats AGA sous la selle de trois cavaliers différents. [17]
De 1995 à 1999, Gem Twist continua à dominer les parcours, remportant trois épreuves de qualification pour la Coupe du monde contre un peloton très compétitif qui comptait 80 chevaux.
Au cours de sa carrière, il accumula des bourses s’élevant à plus de 800 000 dollars et s’attira des offres d’achat atteignant 2,5 millions de dollars. [17]
Jenny Camp
Jenny Camp était une jument baie née en Virginie en 1926. Son père était le célèbre étalon Thoroughbred Gordon Russell.
Souvent considérée comme le cheval issu des élevages de l’armée le plus célèbre de l’histoire, Mlle Jenny mesurait seulement 15,3 mains. On a d’abord tenté d’en faire un poney de polo. Cependant, après qu’on ait découvert son talent pour le saut d’obstacles, elle rejoignit les rangs de l’équipe de concours complet de trois jours. [19]
Jenny Camp fit sa marque dans le sport du concours complet en remportant deux médailles d’argent individuelles consécutives aux Jeux olympiques de Los Angeles en 1932 et à ceux de Berlin en 1936. [19] Elle était montée par le capitaine Earl F. Thomson, officier de l’armée américaine, qui la guida dans les épreuves exigeantes de dressage, de cross-country et de saut d’obstacles.
Seuls quatre chevaux avaient déjà remporté des médailles olympiques individuelles consécutives et il faudra attendre 48 ans pour qu’une autre monture y parvienne. À ce jour, Jenny Camp demeure le seul cheval américain à avoir remporté des médailles d’argent consécutives aux Jeux olympiques. [19][20]
Les finalistes
Bien que l’on connaisse surtout les Pur-sang anglais pour leurs exploits aux courses et aux Jeux olympiques, certains chevaux se sont aussi démarqués pour d’autres réalisations.
Lonesome Glory
Lonesome Glory était un Thoroughbred élevé au Kentucky qui fut d’abord destiné à devenir une monture de concours hippique. Son tempérament turbulent a néanmoins eu raison de ce cheminement de carrière. La véritable vocation de Lonesome Glory s’avéra être la course de steeplechase.
En 1991, âgé seulement de trois ans, Lonesome Glory gagna sa première et sa seule course d’obstacles. L’année suivante, il remporta un premier prix Eclipse. Cette prestigieuse distinction dans le monde des courses de chevaux aux États-Unis récompense les athlètes équins exceptionnels qui sont issus des élevages de Thoroughbred. [20]
À l’âge de cinq ans, Lonesome Glory gagna le steeplechase de la Coupe des éleveurs doté de 250 000 dollars avec huit longueurs et demie d’avance, ainsi que la course Swan Lake Stakes. Ces victoires lui valurent son deuxième prix Eclipse consécutif. En 1995, avec une fiche exceptionnelle pour la saison de 6-1-0 en sept départs, il reçut son troisième trophée Eclipse en seulement quatre ans. [20]
Puis, en 1999, à l’âge de onze ans, Lonesome Glory entra dans l’histoire en remportant son cinquième prix Eclipse. Il devint ainsi le cinquième cheval à réaliser un tel exploit. Son palmarès remarquable et ses multiples trophées Eclipse lui ont valu une place au Temple de la renommée aux côtés de chevaux légendaires comme Secretariat. [20]
Au moment de sa retraite, Lonesome Glory avait gagné 1 318 868 dollars en 35 départs et enregistré dix-neuf victoires, quatre deuxièmes places et cinq troisièmes places dans les épreuves de steeplechase. Il avait d’autre part surpassé à trois reprises le handicap théorique de la National Steeplechase Association au cours des années 1990. [20]
Lonesome Glory prit sa retraite après sa dernière course, le Royal Chase tenu à Keenland. [20]
Lexington
Lexington, un Thoroughbred baptisé d’après la ville de Lexington au Kentucky la célèbre capitale mondiale du cheval, a joué un rôle central dans la consolidation de la proéminence de la race dans cet État.
Les premiers propriétaires du cheval le nommèrent Darley. Sa carrière de course ne fut pas aussi longue que celle des autres Thoroughbred américains célèbres. Lexington a néanmoins laissé un héritage durable.
Il a remporté six des sept courses auxquelles il a participé. Sa seule défaite fut contre Lecompte, son demi-frère. [21][22] Malheureusement, une cécité qui s’installa rapidement écourta sa carrière de cheval de course et le contraignit à une retraite prématurée. [21][22]
En 1856, Lexington passa aux mains de Woodburn Farm pour la somme de 15 000 dollars, le prix le plus élevé jamais payé pour un Pur-sang anglais à l’époque. À cet endroit, il entama une éminente carrière en qualité d’étalon reproducteur et engendra des centaines de poulains. [21][22]
Pendant la guerre de Sécession, ses propriétaires déplacèrent temporairement Lexington dans l’Illinois pour empêcher que les forces confédérées le capturent. Surnommé le « héros aveugle de Woodburn », il est demeuré en tête de la liste des géniteurs pendant seize ans, a donné naissance à de nombreux champions et cimenté son héritage dans le monde de l’élevage de chevaux Thoroughbred. [21][22]
Après sa mort, on exhuma les os de Lexington pour les exposer au Smithsonian Institute de Washington, D.C. De 2010 à 2013, son squelette fut exposé au Musée international du cheval de Lexington au Kentucky. On peut désormais le voir en permanence à Lexington. [23]
Prendre soin d’un cheval Thoroughbred
Grâce à son athlétisme notoire et à sa polyvalence, le Thoroughbred demeure de nos jours l’une des races les plus populaires aux États-Unis. La carrière des chevaux de course Thoroughbred est souvent courte. Ils excellent toutefois dans d’autres disciplines équestres. Les Pur-sang anglais retraités des courses sont conséquemment un choix populaire pour les cavaliers à la recherche de partenaires pour faire de la compétition et de compagnons.
Posséder et prendre soin d’un Thoroughbred exigent cependant une compréhension approfondie de ses besoins uniques. Ces connaissances vont de la nutrition et de l’exercice à la gestion, en passant par le bien-être de l’animal. Ces chevaux sont connus pour leur énergie, leur intelligence et leur sensibilité. Ils requièrent d’excellents soins pour garantir leur bien-être physique et mental.
Voici quelques conseils de gestion à garder en tête pour s’occuper d’un Pur-sang anglais :
- Une transition graduelle: lorsqu’un propriétaire ramène à la ferme un Thoroughbred retraité des courses ou tout nouveau cheval, il doit se rappeler qu’une transition graduelle permet de diminuer le stress causé par le changement de routine et de milieu de vie.
- Le régime d’exercice: ces chevaux sont souvent très énergiques. Ils ont besoin de faire de l’exercice régulièrement et de sortir fréquemment en liberté. Le confinement excessif en stalle peut conduire à des problèmes de comportement et à l’apparition de stéréotypies.
- La mise au pâturage: les sorties fréquentes au pâturage permettent au cheval Thoroughbred de brouter suffisamment d’herbe et lui procurent l’occasion de bouger librement.
- Le recyclage: les Thoroughbred issus des courses ont habituellement besoin d’une longue période de recyclage avant d’être prêts à entamer leur nouvelle carrière. Les propriétaires qui manquent d’expérience doivent faire appel à des professionnels qualifiés pour revoir l’entraînement de leur Thoroughbred retraité des courses.
- L’entretien des sabots: les soins réguliers du pareur ou du maréchal-ferrant sont essentiels pour que le Thoroughbred conserve des sabots bien équilibrés. Un parage fréquent et au besoin, une ferrure orthopédique, aident à prévenir les boiteries.
- Les soins vétérinaires: les propriétaires doivent programmer régulièrement des contrôles vétérinaires pour détecter tôt les problèmes de santé de leur cheval, qu’il soit destiné à être une monture récréative ou un athlète qui fait de la compétition. Le respect des conseils du vétérinaire concernant la vaccination et le contrôle des parasites permet de prévenir la transmission des maladies à la ferme et aux concours hippiques.
Le régime alimentaire
La nutrition joue un rôle clé dans la réussite d’une transition en douceur du Thoroughbred retraité des courses à une nouvelle carrière. Lorsqu’un Pur-sang anglais abandonne les courses, sa routine d’exercice et ses besoins nutritionnels changent énormément.
Les chevaux de course reçoivent la plupart du temps des régimes riches en céréales pour répondre aux besoins caloriques intenses de ce sport. De nombreux propriétaires de Thoroughbred continuent de leur donner de grandes quantités de céréales en espérant leur éviter de perdre du poids.
Cette approche peut toutefois mener à des troubles digestifs, comme un risque accru de colique et d’ulcération gastrique. Les troubles gastro-intestinaux peuvent causer une mauvaise absorption des nutriments, ce qui peut faire en sorte que le cheval peine à maintenir un état de chair adéquat. [24]
Pour jouir d’une santé optimale, les Thoroughbred doivent recevoir un régime alimentaire axé principalement sur le fourrage auquel on ajoute du sel ainsi que les vitamines et minéraux essentiels. Si vous ne savez pas comment modifier l’alimentation de votre Pur-sang anglais, vous pouvez consulter un nutritionniste équin qualifié qui vous aidera à élaborer un régime personnalisé afin de soutenir sa transition et de le préparer à un bel avenir.
Foire aux questions
Voici les réponses aux questions courantes sur les célèbres chevaux pur-sang :
Parmi les pur-sang les plus connus, on compte Secretariat, Man O’ War, Native Dancer et American Pharoah pour leurs performances en course. Les pur-sang sont aussi devenus célèbres aux Jeux olympiques et dans le sport international, notamment Touch of Class, Gem Twist et Jenny Camp en saut d’obstacles et en concours complet.
Secretariat est le plus largement considéré comme le plus grand cheval de course américain de tous les temps. Il a remporté la Triple Crown en 1973 tout en établissant des records de piste au Kentucky Derby, aux Preakness Stakes et aux Belmont Stakes qui tiennent toujours. Sa victoire par 31 longueurs aux Belmont Stakes demeure la performance la plus dominante de l’histoire de la Triple Crown. Man O’ War est souvent cité comme le meilleur cheval de course du début du 20e siècle. Il a remporté 20 de ses 21 départs, a établi plusieurs records mondiaux et de piste, et a régulièrement battu des chevaux plus âgés, ce qui était rare à l’époque. Citation est considéré comme l’un des plus grands pour avoir allié brio et longévité. Il a remporté la Triple Crown en 1948, est devenu le premier cheval de course à gagner plus de 1 million de dollars et a continué de remporter des courses majeures bien au-delà de sa saison à trois ans.
Secretariat était un cheval de course pur-sang américain surtout connu pour avoir remporté la Triple Crown en 1973 et établi des records au Kentucky Derby, aux Preakness Stakes et aux Belmont Stakes. Il demeure bien connu pour ses performances dominantes et pour des records de vitesse qui tiennent toujours.
Treize chevaux de course pur-sang ont remporté la Triple Crown américaine. Ce sont Sir Barton (1919), Gallant Fox (1930), Omaha (1935), War Admiral (1937), Whirlaway (1941), Count Fleet (1943), Assault (1946), Citation (1948), Secretariat (1973), Seattle Slew (1977), Affirmed (1978), American Pharoah (2015) et Justify (2018). Pour remporter la Triple Crown, un cheval doit gagner le Kentucky Derby, les Preakness Stakes et les Belmont Stakes la même année à l’âge de trois ans.
Résumé
Cet article examine des chevaux pur-sang célèbres dont les réalisations mesurables en course, en sport et en élevage les ont établis comme des figures durables de l’histoire équestre américaine.
- Des chevaux de course tels que Secretariat, Man O’ War, Native Dancer et American Pharoah sont mis en évidence pour des accomplissements précis, notamment des victoires de la Triple Couronne, des saisons invaincues, des records du monde et des gains exceptionnels.
- Plusieurs de ces chevaux sont également devenus des étalons influents, avec des lignées qui continuent de façonner les pedigrees modernes des pur-sang de course.
- Des pur-sang tels que Touch of Class, Gem Twist et Jenny Camp ont acquis une reconnaissance grâce à des médailles olympiques et à un succès durable en saut d’obstacles et en concours complet.
- D’autres chevaux notables, dont Lonesome Glory et Lexington, se sont distingués en course d’obstacles et en élevage malgré des carrières de course plus courtes ou non conventionnelles.
Références
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- Secretariat History. Secretariat.com. 2010.
- Secretariat: Races, Records & Legend. History.com 2024.
- Secretariat (VA). National Museum of Racing and Hall of Fame. 2024.
- Disney’s Secretariat. Secretariat.com. 2024.
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- Man o’ War (USA). American Classic Pedigrees. 2024.
- Native Dancer (USA). Gooreen collection, Public domain, via Wikimedia Commons.
- Native Dancer (KY). National Museum of Racing and Hall of Fame. 2024.
- Native Dancer (KY). National Museum of Racing and Hall of Fame. 2024.
- American Pharoah (KY). National Museum of Racing and Hall of Fame. 2024.
- Lemon, L., When Touch Of Class Helped Script An American Dream. The Chronicle of the Horse. 2020.
- Hall of fame Thursday: The incomparable Touch of Class. Horse Network. 2021.
- 2000 Touch of Class. Show Jumping Hall of Fame.
- Zunker, E., Looking Back: Top Class off-Track Thoroughbreds of Yesteryear. Thoroughbred Racing Commentary. 2015.
- Show Jumping Hall of Fame Collection. United States Hunter Jumper Association.
- DeLisle, M., A Trip Down Memory Lane with the U.S. Olympic Event Teams of Years Past. United States Eventing Association. 2024.
- 2002 Gem Twist. Show Jumping Hall of Fame.
- Jenny Camp. USEA : United States Eventing Association Inc.
- Lonesome Glory (KY). National Museum of Racing and Hall of Fame. 2024.
- Talbott. T., Lexington. ExploreKYHistory. 2024.
- Lexington (KY). National Museum of Racing and Hall of Fame. 2024.
- Richards, N. et al. The effect of current grain feeding practices on hindgut starch fermentation and acidosis in the Australian racing Thoroughbred. Austral Vet J. 2006. View Summary













