En quoi le comportement et le mode de vie des chevaux sauvages diffèrent-ils de ceux des chevaux domestiques, et quelles leçons pouvons-nous en tirer pour la gestion des chevaux ?

Les chevaux ont évolué en tant qu’espèce de proie sociale capable de survivre dans divers environnements grâce à leur adaptabilité et leur capacité à parcourir de longues distances à la recherche de nourriture et d’eau. [1] La nature adaptable des chevaux sauvages a permis leur domestication et leur introduction dans la société humaine en tant qu’animaux de travail. [1]

Cependant, le processus de domestication a amené de nouveaux défis pour le cheval, notamment le mouvement restreint, des changements alimentaires et une réduction des interactions sociales. [1] Bien que de nombreux chevaux semblent s’épanouir dans leur environnement domestique, il existe des preuves que les comportements innés des chevaux ont très peu changé au cours de plus de 6000 ans de domestication. [1]

Certains des changements introduits par la domestication entrent en conflit avec le mode de vie naturel des chevaux sauvages et peuvent entraîner des comportements anormaux ainsi que des problèmes de santé accrus. Pour mieux comprendre nos partenaires équins et comment nous pouvons améliorer leur santé mentale et physique, il est important de comprendre leur histoire évolutive en tant qu’espèce.

Chevaux sauvages, féraux et domestiques

Les chevaux sont une espèce ancienne qui a évolué il y a plus de 65 millions d’années. [1] Les premiers équidés sont apparus sous la forme d’un animal à quatre doigts de la taille d’un renard appelé Hyracotherium. Cette espèce vivait dans des régions marécageuses en Amérique du Nord, se nourrissant d’herbes primitives. [1]

Lorsque cette espèce a découvert de nouveaux environnements, elle s’est adaptée pour assurer sa survie. Ces adaptations ont conduit à une vitesse accrue, une meilleure capacité à accéder aux nutriments des fourrages à longues tiges ainsi que des comportements grégaires (de troupeau). [1] Cela a finalement conduit à l’évolution de l’équidé moderne, Equus.

La domestication d’Equus a commencé pour la première fois en Ukraine, en Égypte et en Asie occidentale il y a plus de 6000 ans. [1] Les humains utilisaient les chevaux comme animaux de bât, comme moyen de transport et pour tirer des traîneaux et des véhicules à roues. [1]

Les chevaux qui s’échappent de captivité retrouvent facilement des comportements écologiques similaires à ceux de leurs homologues sauvages, ce qui suggère que le comportement des chevaux est en grande partie inchangé depuis la domestication. [1] Ces chevaux sont des chevaux féraux ou en liberté et peuvent s’adapter avec succès à une variété d’environnements dans le monde entier. [1]

Aujourd’hui, la seule espèce sauvage restante d’Equus est le cheval de Przewalski (Equus ferus przewalski). [1] Autrefois éteints à l’état sauvage, des efforts de conservation ont réintroduit les chevaux de Przewalski dans certaines régions de Chine et de Mongolie. [2]

Budget-temps

Les chevaux consacrent leur vie à quatre comportements principaux : [3]

  • S’allonger
  • Se tenir debout
  • Manger
  • Socialiser

Les études montrent que les chevaux domestiques utilisent leur budget-temps (la façon dont ils allouent le temps à chaque comportement) différemment des chevaux sauvages. [3] Ces changements peuvent avoir un impact sur la santé mentale et physique des chevaux domestiques, car ils ne réalisent plus les activités pour lesquelles ils ont évolué. [3]

Le tableau suivant montre le budget-temps approximatif pour : [3]

  • Groupe 1 : Chevaux sauvages
  • Groupe 2 : Chevaux domestiques hébergés en groupe
  • Groupe 3 : Chevaux domestiques au box où ils peuvent voir et toucher d’autres chevaux
  • Groupe 4 : Chevaux domestiques au box sans contact entre les chevaux

Les chevaux du Groupe 2 et du Groupe 3 avaient également du foin à volonté, tandis que les chevaux du Groupe 4 avaient un accès restreint au foin. [3]

equine time budgets

Ce graphique a été modifié de Keeling, L. J. et Gonyou, H. W., Eds., Social Behaviour in Farm Animals. CABI Publ, New York. 2001[3]

Légende:
Lying down: S’étendre
Standing: Se tenir debout
Eating: Manger
Socializing: Socialiser
Percentage time: Pourcentage de temps alloué au comportemnt
Wild: Sauvage
Group: Vivant en groupe
Stabled with Contact: Au box avec contact
Stabled without Contact: Au box sans contact

Les caractéristiques notables de cette comparaison sont les suivantes :

  • Les chevaux ayant du foin à volonté et les chevaux sauvages passent la majorité de leur temps à manger
  • Les chevaux au box passent plus de temps debout ou allongés par rapport aux chevaux hébergés en groupe ou les chevaux sauvages
  • Les chevaux hébergés en groupe présentent des budgets-temps similaires aux chevaux sauvages

Mouvement

Les chevaux ont évolué pour avoir un large territoire, ce qui garantit que le troupeau dispose de ressources adéquates pour survivre. Dans la vie domestique, les chevaux vivent souvent dans des enclos ou des pâturages qui sont nettement plus petits que le territoire de leurs homologues sauvages.

Chevaux sauvages et féraux

La taille du territoire des chevaux sauvages et féraux varie en fonction de la disponibilité des ressources. [4] La taille du territoire des chevaux de Przewalski varie de 0,75 km² (185 acres) à 1 356 km² (335 075 acres). [4] Pour les chevaux féraux, les territoires varient en fonction du type d’environnement, mais peuvent atteindre jusqu’à 303 km² (74 873 acres). [4]

Un cheval féral est un cheval en liberté qui provient d’un troupeau préalablement domestiqué. Les Mustangs sont un exemple de chevaux féraux.

Un cheval sauvage est un cheval en liberté qui ne provient pas d’un troupeau domestiqué. Les chevaux de Przewalski sont reconnus comme les derniers véritables chevaux « sauvages » sur Terre.

L’eau est un facteur crucial qui pousse les chevaux à se déplacer sur leur territoire. [4] Dans les zones où les sources d’eau se font rares, les chevaux peuvent passer beaucoup de temps à se déplacer entre les ressources pour s’assurer que leurs besoins sont comblés. [5]

Les chevaux peuvent facilement parcourir jusqu’à 32 km (20 miles) en une heure. [6] Pendant l’hiver, manger de la neige peut permettre aux chevaux sauvages et féraux d’élargir leur territoire plus loin des principales sources d’eau. [4]

Chevaux domestiques

Les chevaux domestiques sont souvent incapables de se déplacer librement sur de grandes surfaces en raison du confinement au box ou dans des enclos. [1] Une étude a démontré que les chevaux gardés dans de petits enclos ne parcouraient que 1,1 km/jour, comparativement à 7,2 km/jour pour les chevaux au pâturage. [7]

Cette immobilité forcée peut augmenter le risque de problèmes de santé physique, notamment les troubles musculaires, la boiterie et la mauvaise qualité des sabots. [1] Les avantages physiques de l’augmentation du temps de sortie à l’extérieur en liberté incluent: [1][8][9][10]

La réduction du mouvement associée à la vie au box peut également réduire la motilité intestinale, augmentant potentiellement le risque de coliques. [11]

L’activité réduite affecte également la santé mentale des chevaux domestiques. Une étude a montré une diminution significative des comportements stéréotypés après avoir sorti les chevaux dans un enclos pendant seulement 30-60 minutes. [12] Les chevaux avaient également des niveaux accrus d’ocytocine dans leur circulation sanguine, une hormone connue pour favoriser des sentiments positifs et contrer la dépression chez les humains. [12]

Amélioration de la vie domestique

Il est souvent difficile pour les propriétaires de chevaux d’offrir de grands pâturages et une vie à l’extérieur en tout temps à leur compagnon équin, d’autant plus que la modernisation amène la transformation de plus en plus de terres agricoles en zones industrielles ou résidentielles.

Les suggestions pour améliorer le bien-être des chevaux dans un environnement domestique incluent: [12][13]

  • Maximiser le temps de sortie en liberté à l’extérieur ainsi que la taille des pâturages autant que possible
  • Si les chevaux sont au box, s’assurer qu’ils ont assez de place pour s’allonger avec leurs jambes, tête et cou étendus
  • Offrir un minimum de 2 heures de sortie ou d’exercice sur une grande surface au moins 5 jours par semaine
  • Inclure au moins 60 minutes de « mouvement libre » (par exemple, sortie à l’extérieur ou mouvement en liberté dans une arène) par jour

Régime alimentaire

Les chevaux ont évolué en mangeant un régime à base de fourrage, survivant principalement grâce à des herbes, arbustes et plantes herbacées dans leur environnement naturel. [4]

Les chevaux domestiques ont souvent des régimes riches en céréales composés de moulées commerciales avec un accès réduit aux fourrages à longues tiges. [1] Ces changements augmentent le risque de maladies gastro-intestinales chez les équidés domestiques.

Chevaux sauvages et féraux

Le régime alimentaire des chevaux sauvages et féraux est composé à 80-90 % d’espèces de graminées, combiné avec de plus petites proportions de plantes herbacées non graminoïdes (plantes à fleurs) et le broutage d’autres espèces végétales. [4] Ces herbes sont généralement pauvres en nutriments, ce qui oblige les chevaux à consommer une grande quantité de fourrage pour répondre à leurs besoins énergétiques. [13]

En raison de leur alimentation riche en fourrage, le système digestif des chevaux s’est adapté à un pâturage continu tout au long de la journée. [13] Les chevaux féraux et sauvages mangent jusqu’à 16 heures par jour, ce qui constitue la plus grande partie de leur budget-temps. [1]

Les caractéristiques du tube digestif équin qui reflètent leur besoin de fourrage constant incluent: [11]

  • La sécrétion continue d’acide gastrique
  • L’activation continue de la motilité gastro-intestinale
  • L’absence d’une vésicule biliaire pour permettre le stockage de la bile entre les repas

Chevaux domestiques

Les chevaux domestiques ont tendance à manger des régimes riches en céréales en 2-3 repas par jour, avec un accès restreint au fourrage entre les repas. [1] Sans accès constant au fourrage à longues tiges, le système gastro-intestinal du cheval peut être compromis. [1]

L’une des conséquences les plus courantes des régimes pauvres en fourrage est les ulcères gastriques. [1] Une partie de l’estomac du cheval, la région non glandulaire, a une protection minimale contre les effets caustiques de l’acide gastrique. [1] Cela le rend susceptible de développer des ulcères gastriques.

Jusqu’à 90 % des chevaux de performance ont des ulcères gastriques, le risque le plus élevé étant chez les chevaux nourris avec des repas ponctuels ou ceux n’ayant pas un accès continu au fourrage. [11]

Avec un accès constant à un régime à base de fourrage, les tiges de fourrage forment un tapis protecteur qui empêche l’acide gastrique d’éclabousser la partie non glandulaire de l’estomac et de causer des ulcères. [1] La salive produite lors de la mastication supplémentaire nécessaire pour digérer les tiges de fourrage aide également à tamponner l’acide gastrique et à protéger l’estomac. [11]

Les chevaux nourris avec des régimes pauvres en fourrage peuvent également consommer de la litière pour atténuer l’ennui et leur besoin d’un apport alimentaire constant. [14] Ces aliments sont difficiles à digérer et peuvent entraîner des complications telles que les coliques d’impaction. [14]

Les régimes alimentaires inappropriés contribuent également aux problèmes de comportement chez les chevaux, y compris les stéréotypies. Les stéréotypies les plus courantes associées aux régimes pauvres en fourrage sont: [3][13]

Des études montrent qu’une augmentation de la disponibilité du fourrage réduit la fréquence de ces comportements chez les chevaux au box. [15]

Amélioration de la vie domestique

Le changement le plus simple pour améliorer la vie des chevaux domestiques est de leur donner accès libre au fourrage à tiges longues. [13] Cela fournit à leur tube digestif une source constante de nourriture, répondant ainsi aux besoins évolutifs du cheval.

Cependant, une évaluation minutieuse du régime alimentaire est nécessaire pour s’assurer que le cheval ne prenne pas de poids de façon excessive. [13] Les stratégies pour augmenter l’accessibilité aux fourrages à tiges longues tout en évitant la prise de poids incluent : [13][14]

  • Utiliser des filets à foin à distribution lente, des boules de foin ou des jouets similaires pour ralentir le temps de consommation
  • Répartir plusieurs points d’alimentation autour de l’enclos ou du pâturage pour encourager le mouvement et le comportement de recherche de nourriture
  • Ajouter des fourrages à faible teneur nutritive, comme de la paille hachée ou du foin de faible qualité, à la portion de fourrage du régime alimentaire
  • Distribuer de petits repas de foin fréquemment tout au long de la journée, pour que le cheval ne passe pas plus de 4 heures sans nourriture

Comportements sociaux

Les chevaux sont une espèce très sociale, car le mode de vie en troupeau réduit le risque de prédation et favorise la sécurité globale de chaque animal individuel. [1]

Chevaux sauvages et féraux

Les chevaux sauvages et féraux forment facilement de grands groupes avec un ordre social distinct. [1] Au sein du groupe, il existe une hiérarchie avec le cheval le plus dominant au sommet. [1] Sous ce cheval dominant, il existe fréquemment des systèmes de dominance « circulaires ». [1]

Par exemple, le cheval A peut être dominant sur le cheval B, qui est dominant sur le cheval C, mais le cheval C est dominant sur le cheval A. [1] Les chevaux font également preuve de tolérance envers certains individus, acceptant un cheval spécifique dans leur espace sans montrer de signes d’irritation ou d’agressivité. [3]

Ces ordres sociaux sont très stables au sein d’une population de troupeau « fermée » (immuable). [1] L’agression flagrante est rare dans les troupeaux de chevaux féraux et sauvages une fois la hiérarchie sociale établie. [1] En général, les changements au niveau de la hiérarchie sociale ne sont présents que chez les jeunes chevaux au sein d’un groupe. [1]

Pour minimiser les conflits au sein du troupeau, les chevaux adoptent une stratégie d’évitement, qui met une distance physique entre eux et les chevaux auxquels ils sont soumis. [1] Dans les grands espaces ouverts qu’occupent les troupeaux sauvages et féraux, cette stratégie fonctionne bien car il y a une concurrence minimale pour les ressources telles que la nourriture ou l’eau. [1]

Chevaux domestiques

Les chevaux domestiques vivent souvent seuls (par exemple, lorsqu’ils sont au box) ou en petits groupes de 2 à 5 chevaux. Ces deux scénarios entrent en conflit avec leur mode de vie naturel et peuvent entraîner des problèmes de comportement. [1]

Vivre seul

Garder un cheval seul entre en conflit avec ses instincts de survie, car un cheval solitaire est plus vulnérable à la prédation. [3] Même si la prédation n’est pas un véritable risque dans la vie réelle, cela demeure un risque perçu au niveau instinctif.

Les chevaux isolés développent fréquemment des problèmes de comportement, notamment : [3]

Ces problèmes résultent probablement de l’ennui, de la frustration et du stress d’être vulnérable à la prédation. [3] Bon nombre de ces comportements peuvent devenir stéréotypés, même après avoir éliminé le déclencheur initial. [3]

Vivre en petits groupes

Des études montrent que les chevaux domestiques ont une fréquence plus élevée d’interactions agressives au sein de groupes sociaux que les chevaux sauvages et féraux. [1] Il existe plusieurs raisons possibles pour cette augmentation de l’agressivité : [1]

  • La concurrence pour les ressources telles que la nourriture ou l’eau
  • L’espace réduit pour manœuvrer, rendant les stratégies d’évitement impossibles
  • Les groupes sociaux qui changent constamment

Ces facteurs entraînent une augmentation des manifestations d’agressivité de la part des chevaux dominants, ce qui peut amener leurs propriétaires à les retirer complètement du troupeau. [1]

De nombreux chevaux vivant en petits groupes dans des systèmes domestiques sont également mis au box la nuit ou pendant une partie de la journée. [3] Il semble probable que les chevaux réétablissent la dynamique de troupeau chaque fois qu’ils sont remis ensemble, augmentant ainsi le potentiel de comportements agressifs. [3]

Gestion idéale pour les chevaux domestiques

Le scénario idéal pour un cheval domestique est un grand troupeau mixte, fermé avec suffisamment d’espace pour adopter des comportements d’évitement, le tout combiné à un accès libre à la nourriture et à l’eau. [1][13] Les chevaux devraient vivre dans ces types d’environnements dès la naissance, afin qu’ils apprennent les signaux sociaux et leur place au sein de la structure du troupeau. [1][3]

Cependant, ce scénario n’est pas réalisable pour de nombreux propriétaires de chevaux. Les changements qui peuvent améliorer le bien-être social du cheval incluent : [1][3]

  • Mettre ensemble au pâturage de petits groupes de chevaux qui montrent une tolérance les uns envers les autres
  • Augmenter les points d’accès à la nourriture et à l’eau pour réduire les conflits
  • Maintenir les petits groupes stables pendant de longues périodes
  • S’assurer que les chevaux au box puissent voir, et de préférence interagir avec d’autres chevaux
  • Minimiser le temps passé dans un box ou un enclos isolé
  • Utiliser des miroirs dans les box pour simuler la présence d’un compagnon

Questions fréquemment posées

Voici quelques questions fréquemment posées sur les chevaux sauvages, féraux et domestiques :

Résumé

L'histoire évolutive des chevaux sauvages peut aider les propriétaires de chevaux à améliorer le bien-être de leurs compagnons équins domestiqués.

  • Les chevaux ont évolué pour parcourir de longues distances, paître en continu sur des fourrages à tiges longues et vivre en grands groupes sociaux.
  • Les pratiques modernes de gestion des chevaux entre souvent en conflit avec leur histoire évolutive.
  • Apporter des modifications au mode de gestion des chevaux pour encourager des comportements plus naturels peut améliorer leur bien-être mental et physique.
  • L'augmentation du temps de sortie à l'extérieur en liberté, les sorties avec des chevaux compatibles et l'accroissement de l'accès aux fourrages à tiges longues peuvent tous améliorer le bien-être du cheval dans un environnement domestique.
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Références

  1. Waran, N., Ed. The Welfare of Horses. Nachdr. Springer, Dordrecht. 2007.
  2. King, S. et al., IUCN Red List of Threatened Species: Equus Ferus. IUCN Red List of Threatened Species. 2014.
  3. Keeling, L. J. and Gonyou, H. W., Eds., Social Behaviour in Farm Animals. CABI Publ, New York. 2001.
  4. Ransom, J., Wild Equids. Johns Hopkins University Press. 2016.
  5. Quantifying Equid Behavior— A Research Ethogram for Free-Roaming Feral Horses. US Geological Survey, US Department of the Interior. 2009.
  6. Waring, G. H., Horse Behavior. 2nd ed. Noyes Publ, Norwich, N.Y. 2003.
  7. Hampson, B. A. et al., Distances Travelled by Feral Horses in ‘Outback’ Australia. Equine Veterinary Journal. 2010. View Summary
  8. Reilly, A. C. and Bryk-Lucy, J. A., 143 Incidence of Soft Tissue Injury and Hours of Daily Paddock Turnout in Non-Elite Performance Horses. Journal of Equine Veterinary Science. 2021.
  9. Bell, R. A. et al., Daily Access to Pasture Turnout Prevents Loss of Mineral in the Third Metacarpus of Arabian Weanlings. Journal of Animal Science. 2001. View Summary
  10. Graham-Thiers, P. M. and Bowen, L. K., Improved Ability to Maintain Fitness in Horses During Large Pasture Turnout. Journal of Equine Veterinary Science. 2013.
  11. Geor, R. J., Ed., Equine Applied and Clinical Nutrition: Health, Welfare and Performance. Saunders Elsevier, Oxford. 2013.
  12. Lesimple, C. et al., Free Movement: A Key for Welfare Improvement in Sport Horses?. Applied Animal Behaviour Science. 2020.
  13. Coleman, K. and Schapiro, S. J., Behavioral Biology of Laboratory Animals. 1st ed. CRC Press, Boca Raton. 2021.
  14. Thorne, J. B. et al., Foraging Enrichment for Individually Housed Horses: Practicality and Effects on Behaviour. Applied Animal Behaviour Science. 2005.
  15. Cooper, J. J. and Albentosa, M. J., Behavioural Adaptation in the Domestic Horse: Potential Role of Apparently Abnormal Responses Including Stereotypic Behaviour. Livestock Production Science. 2005.