Le cutting est un sport équestre western qui démontre la capacité du cheval et de son cavalier à travailler avec le bétail. Des chevaux de cutting hautement compétents affrontent du bétail lors de concours hippiques qui célèbrent l’héritage des cow-boys de l’Ouest américain.
Ce qui fut d’abord une habileté précieuse pour le travail des chevaux de ranch attire désormais dans les épreuves de cutting de grandes foules et des bourses alléchantes. C’est toutefois le sens de la vache des chevaux et le savoir-faire équestre des cavaliers qui démontrent leur adresse dans la carrière de cutting qui demeurent au cœur du sport.
Bien que les chevaux et les cavaliers de haut niveau puissent sembler lire dans les pensées du bétail, la réussite dans ce sport repose sur des années d’entraînement et des soins de grande qualité prodigués aux athlètes équins. Nous vous invitons à poursuivre votre lecture pour en savoir plus sur les chevaux de cutting et les compétences qui en font un sport unique.
Les chevaux de cutting
Le cutting est un sport de compétition western jugé où les chevaux et leurs cavaliers trient un bouvillon ou une vache et l’empêchent de rejoindre le troupeau. Les juges évaluent la performance du couple pour désigner le gagnant.
On connaît surtout les chevaux qui font du cutting pour leurs réactions rapides face au bétail qui tente de rejoindre le troupeau. Les cavaliers et leurs montures réagissent à l’unisson en anticipant les mouvements de la vache et démontrent leurs compétences pour le travail avec le bétail.
L’histoire du cutting
Comme beaucoup de disciplines équestres westerns, le cutting tire son origine du travail des cow-boys qui rassemblaient et soignaient le bétail errant librement dans de vastes pâturages. Les grands ranchs de l’Ouest américain comptaient sur les cow-boys et leurs montures pour rassembler, trier et attraper les vaches et les bœufs.
Les chevaux de travail de ranch devaient être en mesure de trier (« cut » en anglais) certains individus choisis et de les sortir du troupeau pour les tâches d’élevage. Les cow-boys des ranchs voisins organisaient souvent des concours informels pour s’affronter et déterminer celui que possédait le meilleur cheval de cutting. [1]
Le premier concours de chevaux de cutting organisé a eu lieu au Texas en 1898. Lorsque ces compétitions ont gagné en popularité, un groupe de propriétaires de chevaux de cutting a défini les premiers règlements universels du sport en 1946.
Bien que le nombre d’exploitations qui élèvent du bétail et qui dépendent des chevaux pour ce travail ait diminué de nos jours, les concours de cutting demeurent des événements westerns populaires.
Les organismes sportifs
La National Cutting Horse Association (NCHA) est l’organisme sportif officiel qui régit le cutting aux États-Unis. Fondée en 1946, la NCHA fait la promotion des chevaux de cutting et établit les règlements en vigueur dans les épreuves. [2]
La Canadian Cutting Horse Association (CCHA) régit le cutting au Canada. L’organisation s’engage à promouvoir une équitation de cutting éthique, équitable et compétitive, et plaide en faveur de l’éducation et de la viabilité financière du sport. [3]
Les concours
La plupart des concours de chevaux de cutting nord-américains se déroulent sous la gouvernance de la NCHA ou de la CCHA. Des juges évaluent les performances de concurrents en fonction de nombreux facteurs différents qui démontrent la maîtrise des compétences de cutting.
Les règlements
Les chevaux et les cavaliers de cutting s’affrontent dans des divisions distinctes selon leur expérience et leur catégorie, comme suit :
- professionnels;
- non professionnels;
- amateurs;
- jeunes
Chaque concurrent se produit individuellement devant un jury lors d’une prestation qui dure deux minutes et trente secondes.
Les concurrents choisissent quatre assistants qui les aident pendant leur prestation. Deux cavaliers (« turnback rider » en anglais) ramènent les vaches triées qui tentent de s’échapper vers l’autre extrémité de la carrière, tandis que deux autres assistants (« herd holders » en anglais) contiennent le reste du troupeau pour qu’il reste groupé.
Pendant leur prestation, les concurrents doivent trier au moins deux vaches, dont l’une doit provenir du centre du troupeau. Après avoir séparé la bête sélectionnée, c’est au tour du cheval de l’empêcher de revenir vers le troupeau.
Idéalement, le cheval de cutting doit sembler accomplir sa tâche sans aide visible de la part de son cavalier. Les concurrents relâchent complètement les rênes pour donner au cheval la possibilité de bouger sa tête en toute liberté et lui signaler qu’il est temps de réagir à la vache.
Les juges peuvent éliminer un concurrent pour l’un des motifs suivants : [2]
- une aide exagérée de la part des assistants;
- un équipement illégal;
- la sortie de l’aire de travail avant la fin de la prestation;
- un cheval qui charge la vache.
L’évaluation des juges
Les juges attribuent à la plupart des prestations une note comprise entre 60 et 80. Ils ajoutent ou soustraient des points à la note de départ de 70 en fonction de la performance du couple cavalier-cheval.
En plus du degré de difficulté, les aspects suivants de la prestation du cheval influencent la note : [2]
- l’attitude;
- la présentation;
- le travail dans le troupeau;
- le contrôle de la vache.
Les juges tiennent également compte des facteurs suivants : [2]
- l’assurance du couple cavalier-cheval lorsqu’il entre dans le troupeau et qu’il affronte des vaches difficiles;
- la qualité du tri de la vache qui doit clairement s’éloigner du troupeau;
- la retenue de la vache près du centre de l’aire de travail.
Les fautes qui peuvent entraîner des déductions incluent les suivantes : [2]
- perturber excessivement le troupeau;
- omettre de réaliser un tri au milieu du troupeau;
- se servir de la clôture arrière pour faire revenir la vache au centre;
- abandonner une vache qui est encore en mouvement et fait face au cheval;
- permettre à la vache de rejoindre le troupeau;
- donner des aides au cheval pendant qu’il contient la vache.
Le bétail
La plupart des bovins utilisés dans les épreuves de cutting sont des bouvillons et des génisses. Les races Hereford et Angus sont les plus populaires, ainsi que leurs croisements.
Choisir le meilleur animal qui met en valeur les habiletés du cheval représente l’une des compétences requises dans les épreuves de cutting. Idéalement, la vache doit défier le cheval sans l’atterrer. Les cavaliers utilisent les marques et d’autres caractéristiques pour choisir celle qu’ils tentent de trier.
Le vocabulaire
Comme les autres sports équestres, le cutting possède son propre vocabulaire. Les spectateurs et les débutants peuvent mieux comprendre la discipline s’ils se familiarisent avec sa terminologie.
Les adeptes emploient couramment certaines expressions propres aux épreuves de cutting, dont les suivantes :
- La clôture arrière est celle située derrière le bétail (« back fence » en anglais).
- La perte de contrôle survient lorsqu’une vache ou un cheval panique pendant une prestation (« blow up » en anglais).
- Le tricheur désigne un cheval qui omet de travailler correctement et cherche à éviter les efforts requis (« cheat » en anglais).
- L’engagement survient lorsque le concurrent fixe une vache donnée et se dirige vers elle pour montrer son intention de la choisir pour le travail (« commit » en anglais).
- Trier pour la forme consiste à choisir une vache qui se trouve en bordure du troupeau (« cut for shape » en anglais).
- Trier profondément consiste à choisir une vache près du centre du troupeau (« deep cut » en anglais).
- Attirer l’attention du bétail désigne la capacité du cheval à capter l’attention du bétail (« draw cattle » en anglais).
- S’accroupir sur une vache désigne la posture accroupie qu’adopte le cheval face à une vache séparée du troupeau (« drop on a cow » en anglais).
- Se mettre à la tête d’une vache consiste à placer le cheval devant une vache pour l’immobiliser (« heading a cow » en anglais).
- Balayer désigne le cheval qui s’assoit sur son arrière-main et déplace l’avant-main latéralement pour retenir une vache (« sweep » en anglais).
L’entraînement
Bien que les chevaux de cutting semblent agir de manière indépendante lorsqu’ils travaillent avec le bétail dans la carrière de concours, le développement d’un champion demande des années d’entraînement et d’excellentes compétences équestres.
Lorsqu’ils trient une vache, les chevaux courent pour s’interposer entre la bête et le troupeau. Un cheval de cutting doit pouvoir s’accroupir très bas ainsi que pivoter et changer de direction rapidement en réaction aux mouvements de la vache.
Les cavaliers doivent rester centrés dans la selle pour suivre les mouvements du cheval. En poussant sur la corne de la selle et en évitant de se pencher vers l’avant, ils restent solidement assis dans la selle. Ils conservent également leur équilibre en tournant les orteils à l’extérieur et en gardant les jambes vers l’avant.
Les cavaliers tiennent les rênes lâches d’une seule main. Les chevaux sont entraînés à réagir à l’assiette et aux jambes.
Les entraîneurs ont souvent recours à des drapeaux ou à des vaches mécaniques pour simuler les mouvements du bétail durant l’entraînement et enseigner au cheval comment réagir avant d’introduire du bétail vivant. Certains chevaux ont un sens inné de la vache plus aiguisé et y réagissent plus naturellement que d’autres.
L’équipement
Il est essentiel que les chevaux et les cavaliers de reining utilisent le bon équipement pour pouvoir donner le meilleur d’eux-mêmes. Une grande partie du harnachement employé de nos jours dans les épreuves ressemble à celui que les cow-boys mettaient sur leurs chevaux de ranch.
Le harnachement
Les concurrents sont tenus de monter avec une selle western. Les selles de cutting sont conçues pour aider le cavalier à conserver son équilibre lors des changements rapides de direction que fait leur monture lorsqu’elle retient une vache.
Certains chevaux portent des bricoles et des sangles arrière pour mieux stabiliser la selle. Les règlements autorisent le hackamore et le mors de filet. Néanmoins, le mors à effet de levier demeure le choix le plus populaire pour les chevaux de cutting.
Les virages serrés et les changements de direction rapides peuvent faire en sorte que les chevaux s’atteignent accidentellement aux membres. Ils portent donc souvent des guêtres pour se protéger des blessures causées par les interférences.
La tenue du cavalier
Dans les épreuves, les cavaliers doivent porter la tenue western traditionnelle qui inclut un chapeau. La tenue du cavalier de cutting comporte habituellement une chemise boutonnée à manches longues, un jean et des bottes. Il est préférable de porter des jambières en cuir (chaps en anglais), mais elles ne sont pas obligatoires.
Les règlements autorisent le port du casque protecteur au lieu du chapeau de cow-boy. Ce premier est cependant moins répandu dans les sports d’équitation western que dans les disciplines de selle anglaise. Les recherches suggèrent que le port du casque protecteur pourrait réduire le risque de blessures graves à la tête chez tous les cavaliers, y compris ceux qui pratiquent le cutting et les autres disciplines westerns. [4]
Les chevaux de cutting
Alors que l’entraînement aide à développer les compétences du cheval de cutting, le sens de la vache est souvent inné. Les races développées pour travailler avec le bétail dominent le sport. En revanche, ces chevaux ne peuvent réaliser leur plein potentiel que s’ils reçoivent des soins appropriés et bénéficient d’une gestion adéquate.
Les races de chevaux de cutting
Les compétences requises pour réussir à travailler avec le bétail dans la carrière de cutting sont les mêmes que celles que les éleveurs privilégient dans les ranchs en activité. Les races de chevaux de vacher élevées spécifiquement pour travailler avec le bétail ont en commun plusieurs traits qui en font des montures adaptées au cutting.
Les races de chevaux de vacher incluent les suivantes :
Les sujets qui excellent aux plus hauts échelons du sport sont presque exclusivement des chevaux Quarter Horse. Cette race est connue pour son sens de la vache, son aptitude à l’entraînement et son athlétisme.
Les chevaux de cutting doivent d’autre part être suffisamment intelligents pour apprendre leur métier et anticiper les mouvements de bétail sans intervention. Ils doivent être suffisamment courageux pour tenir bon face à la vache et l’empêcher de rejoindre le troupeau.
Les chevaux de cutting contemporains proviennent de lignées élevées dans ce seul but. Par conséquent, la qualité du travail de chaque génération de Quarter Horse élevée pour le cutting s’améliore. Des études confirment que les Quarter Horse élevés à différentes fins ont une conformation légèrement distincte qui ne convient pas toujours à cette activité. [5]
La gestion des chevaux de cutting
Le cutting est un sport exigeant à la fois mentalement et physiquement pour les chevaux. Une étude des réactions physiologiques menée sur des sujets qui faisaient un travail comparable au cutting a révélé que leur fréquence cardiaque, leur fréquence respiratoire et leurs concentrations sanguines de lactate augmentaient pendant les séances d’entraînement. [6]
La même étude a en outre établi un lien entre l’entraînement qui cible précisément le type de travail effectué pour le cutting et un temps de récupération plus rapide. Ces résultats suggèrent que les régimes d’entraînement et de gestion des montures de cutting doivent inclure un programme qui améliore la condition physique du cheval. [6]
De plus, les exigences physiques intenses du sport peuvent accroître le risque de blessures musculo-squelettiques. Une étude clinique menée sur 200 chevaux de cutting qui présentaient des problèmes de performance a trouvé une boiterie des membres postérieurs dans 67 % des cas. L’étude a situé la douleur dans l’articulation du grasset chez 35 % des sujets. [7]
La boiterie des membres postérieurs est liée à l’incapacité de changer de direction pendant le travail avec le bétail. Les propriétaires de chevaux de cutting doivent travailler en étroite collaboration avec leur vétérinaire pour surveiller les signes de boiterie. En effet, la boiterie des membres postérieurs peut être plus difficile à identifier que celle des membres antérieurs.
Des études radiographiques ont révélé une forte prévalence de modifications morphologiques subtiles dans les structures internes des sabots chez les jeunes chevaux de cutting. Une étude a rapporté des changements chez 90 % des 408 chevaux Quarter Horse examinés, lesquels étaient âgés d’un an et de deux ans. La recherche suggère que ces changements peuvent entraîner des conséquences futures sur la locomotion des sujets. [8]
Des soins proactifs prodigués par une équipe de professionnels qualifiés sont essentiels pour garder tous les chevaux de performance en bonne santé. D’autres stratégies de gestion qui soutiennent la santé musculo-squelettique des chevaux de cutting incluent les sorties quotidiennes en liberté à l’extérieur et la planification du temps de récupération entre les séances d’entraînement.
L’alimentation des chevaux de cutting
Les chevaux de cutting ont besoin d’une quantité suffisante de calories dans leur alimentation pour soutenir le travail exigeant que requiert la compétition. Toutes les sources de calories n’ont toutefois pas le même impact sur la santé globale du cheval.
Les céréales riches en amidon contiennent beaucoup de calories, mais l’excès de sucre peut hausser le risque de problèmes de santé du métabolisme et du système digestif équins. La recherche suggère que les ulcères gastriques sont fréquents chez les chevaux de performance, y compris ceux qui pratiquent le cutting. [9]
Un régime alimentaire équilibré axé principalement sur le fourrage favorise la santé du tube digestif des chevaux tout en veillant à ce qu’ils puissent tirer de leur alimentation les nutriments dont ils ont besoin. Pour le cheval de cutting qui a besoin d’énergie supplémentaire, l’ajout de matières grasses à la ration représente un choix avisé, car elles sont une source sûre de calories concentrées.
Une étude réalisée sur huit Quarter Horse astreints à un entraînement de cutting simulé a révélé que les sujets s’adaptaient bien aux régimes riches en matières grasses. Les chercheurs de l’étude ont observé une augmentation du stockage et de l’exploitation du glycogène après 28 jours d’adaptation, ce qui permet de soutenir le niveau d’énergie requis pour la performance. [9]
Le régime alimentaire optimal du cheval de cutting dépend de sa race, de son âge, de son calendrier de compétition, de son programme d’entraînement et de ses antécédents médicaux. Nous vous invitons à consulter un nutritionniste équin qualifié pour vous assurer que votre cheval reçoit tous les nutriments dont il a besoin.
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Questions Fréquemment Posées
Voici quelques questions fréquemment posées sur les chevaux de cutting :
Préparer un cheval pour le cutting consiste à développer de solides compétences de base sous la selle avant d'introduire les arrêts brusques, les virages et les changements rapides de direction. De nombreux entraîneurs utilisent un drapeau ou une vache mécanique pour apprendre aux chevaux à lire les mouvements avant de travailler avec du bétail vivant. Des programmes de conditionnement comprenant du trot prolongé, du travail en côte et une pratique régulière aident à développer la forme physique et la coordination nécessaires pour les compétitions de cutting.
Les épreuves de cutting équestre utilisent de l'équipement western conçu pour aider les chevaux et les cavaliers à rester en équilibre pendant les virages serrés et les arrêts soudains. La plupart des chevaux portent une selle de cutting et des bottes de protection pour les membres, tandis que certains utilisent également des colliers de chasse et des sangles arrière pour une stabilité accrue. Les cavaliers portent généralement des jeans, des bottes, une chemise à manches longues et un chapeau de cowboy, bien que les casques soient permis.
Les races de chevaux les mieux adaptées au cutting sont les chevaux de type stock ayant un fort instinct pour le bétail, de l'athlétisme et des réactions rapides. Les Quarter Horses américains dominent les compétitions de haut niveau parce que des lignées spécialisées ont été développées spécifiquement pour le travail avec le bétail. Les Paint Horses américains et les Appaloosas concourent également avec succès, mais les Quarter Horses sont la race la plus courante dans les épreuves de cutting d'élite.
Les problèmes de santé fréquents chez les chevaux de cutting comprennent la boiterie des membres postérieurs, particulièrement au niveau du grasset et du jarret, en raison des exigences intenses du sport en matière d'arrêts et de virages. Les jeunes chevaux destinés au cutting peuvent également développer des changements subtils au niveau du sabot qui peuvent affecter leur solidité future. Des soins vétérinaires réguliers, du temps au pâturage, du conditionnement et des périodes de récupération aident à soutenir la santé musculosquelettique à long terme.
Le cow sense est la capacité naturelle d'un cheval de cutting à anticiper et à réagir aux mouvements d'une vache avec un minimum de guidance de la part du cavalier. Les chevaux ayant un fort cow sense restent concentrés sur l'animal, réagissent rapidement et se positionnent pour empêcher la vache de retourner au troupeau. Cet instinct est l'une des qualités les plus importantes chez les chevaux de cutting performants.
Les chevaux de cutting sont jugés sur leur capacité à séparer une vache du troupeau et à la garder sous contrôle au centre de l'arène. Les juges commencent avec un score de 70 et ajoutent ou soustraient des points en fonction du travail dans le troupeau, du contrôle de la vache, de la confiance et de l'attitude générale. La plupart des scores finaux se situent entre 60 et 80.
Une prestation de cutting dure deux minutes et trente secondes, pendant lesquelles un cheval et son cavalier travaillent individuellement devant un panel de juges. Les concurrents doivent effectuer au moins deux séparations du troupeau, dont une au centre. Chaque prestation met en valeur la capacité du cheval à contrôler le bétail avec un minimum d'aide visible de la part du cavalier.
Les chevaux de cutting consomment des régimes à base de fourrage qui fournissent les fibres, l'énergie et les nutriments nécessaires à l'entraînement et à la compétition intensifs. De nombreux chevaux bénéficient d'un ajout de matières grasses comme source concentrée de calories lorsqu'un supplément d'énergie est nécessaire. Une alimentation équilibrée aide à soutenir la récupération musculaire, la santé digestive et des performances constantes dans l'arène.
Résumé
Le cutting est un sport équestre western qui s’est développé à partir du travail pratique des ranchs et de l’utilisation des chevaux pour séparer et contrôler le bétail. En compétition, un cheval et son cavalier travaillent ensemble pour isoler une vache du troupeau et l’empêcher d’y retourner.
- Chaque passage est jugé selon le contrôle de la vache par le cheval, sa confiance, sa réactivité et la qualité globale du travail.
- Les compétitions de cutting sont régies par des organisations telles que la NCHA et la CCHA, qui définissent les règles, les divisions et les normes de jugement.
- Les chevaux de cutting performants combinent un sens naturel du bétail avec des années d’entraînement spécialisé et une communication claire avec le cavalier.
- Les races de chevaux de ranch, en particulier les American Quarter Horses, dominent ce sport grâce à leur agilité, leur vitesse et leurs instincts de travail du bétail.
- Les arrêts rapides, les virages et les changements de direction imposent de fortes exigences physiques au cheval, rendant le conditionnement, la surveillance de la solidité et la récupération essentiels.
Références
- Jorden, T. The Origin and Distribution of Open-Range Cattle Ranching. Social Sci Quat. 1972.
- National Cutting Horse Association. 2024 NCHA Rules and Regulations. 2024.
- Canadian Cutting Horse Association. CCHA-About Us. 2024.
- Glace, B. et al. Incidence of concussions and helmet use in equestrians. J Sci Med Sport. 2023.
- Roth, I.T., et al. Comparison of American Quarter Horses Competing in Western Pleasure, Hunter under Saddle, and Reining Using Linear Traits. Animals. 2021. View Summary
- Webb, S. et al. Physiological responses of cutting horses to exercise testing and to training. J Equine Vet Sci. 1988.
- Swor, T. et al. Musculoskeletal problems associated with lameness and poor performance in cutting horses: 200 cases (2007–2015). J Am Vet Med Assoc. View Summary
- Contino, E. et al. Prevalence of radiographic changes in yearling and 2-year-old Quarter Horses intended for cutting. Equine Vet J. 2011. View Summary
- Julen, T. et al. Adaptation to a Fat-Supplemented Diet by Cutting Horses. J Equine Vet Sci. 1995.










