Si votre cheval mange sa litière, il est important de comprendre pourquoi ce comportement se produit. Bien que certains chevaux puissent occasionnellement prendre en bouche ou grignoter une litière fraîche par curiosité, manger régulièrement de la paille, des copeaux de bois ou d’autres matériaux de litière n’est pas considéré comme un comportement alimentaire normal.

La consommation de litière est souvent liée à un apport insuffisant en fourrage, à un confinement prolongé ou à d’autres facteurs de gestion. Dans certains cas, elle peut aussi être associée à des déséquilibres nutritionnels, à des maladies dentaires, à des troubles digestifs ou à d’autres problèmes médicaux sous-jacents. [1]

Comme certains matériaux de litière peuvent augmenter le risque de problèmes digestifs ou exposer les chevaux à des substances nocives, une consommation persistante de litière ne doit pas être ignorée.

Identifier la cause sous-jacente est la première étape pour aider votre cheval à retrouver un comportement alimentaire normal et soutenir sa santé et son bien-être général.

Que signifie le fait qu’un cheval mange sa litière?

Les propriétaires de chevaux sont souvent préoccupés lorsqu’ils remarquent qu’un cheval mâche ou mange sa litière. Les matériaux de litière varient considérablement et, bien que certains puissent être relativement inoffensifs s’ils sont consommés en petites quantités, d’autres ne sont pas destinés à être ingérés et peuvent présenter des risques pour la santé lorsqu’ils sont consommés en plus grandes quantités.

Manger des quantités importantes de litière peut augmenter la quantité de matières peu digestibles qui pénètrent dans le tractus gastro-intestinal et peut contribuer à une impaction intestinale. Les chevaux qui mangent régulièrement la litière sur le sol de leur stalle peuvent également être plus susceptibles d’ingérer du fumier ou d’autres matières contaminées mélangées à la litière.

Les matériaux de litière couramment utilisés dans les écuries comprennent :

  • Paille
  • Copeaux de bois
  • Granules de bois
  • Papier
  • Chanvre
  • Lin
  • Tourbe
  • Miscanthus

Une certaine exploration est normale, particulièrement lorsqu’un nouveau matériau de litière est introduit. Les chevaux explorent couramment les matériaux inconnus avec leurs lèvres et leur bouche. La paille peut être plus susceptible d’être consommée, car il s’agit d’une matière végétale fibreuse comestible présentant des caractéristiques semblables à celles du fourrage.

Le comportement devient plus préoccupant lorsqu’un cheval recherche sa litière de façon répétée, en consomme suffisamment pour réduire visiblement l’épaisseur de la litière dans sa stalle, choisit la litière plutôt que le foin ou présente des changements d’appétit, d’état corporel, de crottins ou de confort.

La consommation de litière n’est pas une affection médicale, mais elle peut constituer un signe important indiquant que l’alimentation, la gestion ou la santé du cheval doivent être évaluées.

Pourquoi les chevaux mangent-ils leur litière?

Il n’existe pas une seule raison pour laquelle les chevaux mangent leur litière. Ce comportement est le plus souvent lié à la disponibilité du fourrage ou à la gestion, mais les déséquilibres nutritionnels, l’ennui, le confinement, les problèmes dentaires, les maladies digestives et d’autres problèmes médicaux peuvent également y contribuer.

Tableau 1. Pourquoi les chevaux mangent leur litière et quoi faire

Cause possible Indices à rechercher Premières mesures Quand demander de l’aide
Apport insuffisant en fourrage
  • Le foin est épuisé bien avant le prochain repas
  • Le cheval semble avoir faim ou être agité
  • La consommation de litière augmente pendant les périodes sans fourrage
  • Mesurer la consommation de fourrage
  • Offrir du fourrage plus fréquemment
  • Utiliser un dispositif d’alimentation lente bien adapté lorsque cela convient
  • Consulter un vétérinaire ou un nutritionniste équin avant de restreindre le fourrage pour une perte de poids ou une maladie métabolique
Foin peu appétent ou difficile à mâcher
  • Le cheval délaisse le foin, mais mange sa litière
  • Le foin est grossier, mature, poussiéreux ou moisi
  • Une mastication lente, le rejet de boulettes de foin mâché ou de la salivation excessive sont observés
  • Évaluer la qualité du foin et son appétence
  • Fournir un fourrage approprié de bonne qualité
  • Planifier un examen dentaire vétérinaire si des difficultés de mastication sont soupçonnées
Restriction calorique
  • Le comportement commence ou s’aggrave pendant un programme de perte de poids
  • De longues périodes se déroulent sans accès au fourrage
  • Établir la ration en fonction du poids corporel mesuré et de la matière sèche du fourrage
  • Envisager un foin analysé à plus faible teneur en calories
  • Prolonger de façon sécuritaire le temps consacré à manger
  • Demander l’avis d’un professionnel en cas de fourbure, de dysrégulation de l’insuline, d’hyperlipémie ou d’autres troubles métaboliques
Confinement ou sorties limitées
  • La consommation augmente pendant le repos au box ou par mauvais temps
  • Le cheval a peu d’occasions de bouger, d’avoir des contacts sociaux ou de chercher sa nourriture
  • D’autres comportements répétitifs apparaissent ou s’aggravent
  • Augmenter les sorties et les contacts sociaux sécuritaires lorsque cela est possible
  • Prolonger l’accès au fourrage
  • Offrir un enrichissement approprié
  • Demander à un vétérinaire quelles activités conviennent pendant la réadaptation après une blessure ou le repos au box
Déséquilibre nutritionnel
  • L’alimentation repose sur un fourrage de faible qualité ou des céréales non enrichies
  • Un aliment commercial est donné en quantité inférieure à celle recommandée
  • Le cheval a des besoins accrus en raison de sa croissance, de la reproduction, de son âge ou de son travail
  • Réévaluer la ration complète
  • Peser les aliments et faire analyser le fourrage
  • Éviter d’ajouter des suppléments sans évaluer l’ensemble de l’alimentation
  • Demander à un nutritionniste équin d’effectuer une évaluation complète de la ration
Problème dentaire ou médical
  • Changement soudain de comportement
  • Perte de poids, diminution de l’appétit, rejet de boulettes de foin mâché, salivation excessive, diarrhée, léthargie ou coliques récurrentes
  • Le comportement persiste malgré les changements apportés à la gestion
  • Surveiller l’appétit, l’état corporel, les crottins et le confort
  • Retirer toute litière potentiellement dangereuse
  • Planifier un examen vétérinaire
  • Considérer les signes de colique ou l’exposition à une litière toxique comme une urgence
Ulcères gastriques possibles
  • Manque d’appétit, légère perte de poids, inconfort récurrent, baisse de performance ou changements d’attitude
  • La consommation de litière à elle seule n’est pas spécifique aux ulcères
  • Noter les changements associés à la santé et aux performances
  • Éviter de supposer que les ulcères en sont la cause en se fondant uniquement sur la consommation de litière
  • Consulter un vétérinaire; une gastroscopie est nécessaire pour diagnostiquer le syndrome d’ulcération gastrique équine
Pica
  • Mange de façon répétée de la terre, du sable, du fumier, du bois, du tissu, des poils ou d’autres matières non alimentaires
  • Le comportement dépasse l’exploration occasionnelle
  • Empêcher l’accès aux matières dangereuses
  • Réévaluer le fourrage, l’alimentation, le confinement et l’état de santé
  • Demander une évaluation vétérinaire en raison des risques d’obstruction de l’œsophage, de toxicité, de lésions dentaires et d’obstruction digestive

Comportement normal de recherche de nourriture

Les chevaux ont un fort besoin physiologique et comportemental de fourrager. Leur système digestif est adapté à l’ingestion fréquente de petites quantités d’aliments fibreux et, dans des conditions naturelles, les chevaux passent de nombreuses heures chaque jour à brouter et à mâcher.

Lorsque le foin ou le pâturage est limité, les chevaux peuvent continuer à chercher des matières à mâcher et à consommer une fois leur fourrage disponible épuisé. Dans un box, la litière peut devenir l’une des rares sources de matières fibreuses encore à leur portée.

Cela ne signifie pas nécessairement que la consommation de litière est anormale. Mordiller ou goûter brièvement la litière peut faire partie d’un comportement normal d’exploration et de recherche de nourriture. Toutefois, le fait d’en manger ou d’en avaler de grandes quantités de façon répétée est plus préoccupant, particulièrement si le cheval a un accès limité à du fourrage approprié.

Le type de litière influence également la probabilité qu’un cheval la consomme. La paille est une matière végétale fibreuse comestible et certains chevaux peuvent facilement en manger, tandis que d’autres matériaux de litière ressemblent moins au fourrage et ne sont pas destinés à être consommés.

Faim ou accès limité au fourrage

Si un cheval mange régulièrement sa litière, l’un des premiers facteurs à considérer est de savoir s’il a besoin de plus de fourrage ou d’un accès plus constant au fourrage tout au long de la journée.

Un cheval peut terminer son foin rapidement ou passer de longues périodes sans fourrage. Certains chevaux peuvent aussi manger moins de foin lorsqu’il est trop mature, grossier, poussiéreux, moisi ou autrement peu appétent. En hébergement collectif, certains chevaux peuvent également avoir un accès limité au fourrage en raison de la compétition avec leurs congénères.

Les chevaux qui passent de longues périodes sans fourrage peuvent commencer à manger leur litière ou à mâcher les planches du box, les clôtures et d’autres matériaux accessibles. Les périodes prolongées sans fourrage sont également associées à un risque accru d’ulcères gastriques.

Augmenter la quantité de fourrage disponible, en offrir plus fréquemment et utiliser un filet à foin à petites mailles peut aider à prolonger le temps consacré à manger et à réduire les longues périodes sans fourrage.

Pour certains chevaux, passer à une litière de paille peut fournir une source supplémentaire de matières fibreuses à mâcher entre les repas de fourrage. Cependant, la litière de paille ne doit pas remplacer une ration de fourrage appropriée, et les chevaux qui en consomment de grandes quantités peuvent nécessiter des changements à leur programme alimentaire ou à leur litière.

Les chevaux soumis à un régime amaigrissant peuvent être plus susceptibles de manger leur litière si la restriction calorique limite également l’accès au fourrage ou entraîne de longues périodes sans nourriture. Même lorsque l’apport énergétique doit être réduit, les chevaux ont tout de même besoin d’un apport adéquat en fibres ainsi que d’occasions régulières de mâcher et de fourrager tout au long de la journée.

Les programmes de perte de poids doivent être basés sur le poids corporel mesuré du cheval et sur sa consommation de matière sèche provenant du fourrage. Des fourrages moins caloriques et des stratégies d’alimentation qui prolongent le temps consacré à manger peuvent aider à réduire l’apport énergétique sans raccourcir inutilement l’accès au fourrage. Il est recommandé de consulter un vétérinaire ou un nutritionniste équin lors de l’élaboration d’un programme de perte de poids.

Il est particulièrement important de consulter un professionnel pour les chevaux atteints de :

Lorsque cela est approprié, offrir à volonté du foin à plus faible teneur en calories ayant été analysé, utiliser des filets à foin ou d’autres dispositifs d’alimentation lente, et utiliser un panier de pâturage bien ajusté peut aider à contrôler l’apport calorique tout en permettant aux chevaux de passer plus de temps à consommer du fourrage. Ces stratégies peuvent favoriser une alimentation équilibrée à base de fourrage tout en réduisant les longues périodes sans accès au fourrage.

Les filets à foin et autres dispositifs d’alimentation lente doivent être introduits de façon sécuritaire, maintenus en bon état et placés de manière à réduire au minimum le risque qu’un sabot ou un licou s’y emmêle.

Sorties limitées & confinement

Les chevaux passent naturellement une grande partie de la journée à brouter, à explorer et à interagir avec d’autres chevaux. Lorsqu’ils sont confinés dans un box, les chevaux ont moins d’occasions de chercher leur nourriture, d’explorer leur environnement et d’exprimer d’autres comportements naturels. [1][2]

Pendant des périodes de confinement prolongé, certains chevaux peuvent commencer à mâcher ou à manger leur litière pour tromper l’ennui. Ce comportement peut devenir plus apparent pendant un repos au box, une rééducation après une blessure, par mauvais temps ou dans d’autres situations qui réduisent temporairement les sorties au paddock.

Lorsque cela est possible, augmenter le temps de sortie, offrir des contacts sociaux sécuritaires et prolonger le temps que votre cheval passe à consommer du fourrage peut aider à réduire la consommation de litière.

L’enrichissement du milieu, comme les jouets ou les dispositifs d’alimentation lente, peut également être bénéfique pour certains chevaux, mais ces stratégies sont plus efficaces lorsqu’elles s’accompagnent d’un apport adéquat de fourrage et de possibilités d’exprimer des comportements normaux. [1][3]

Déséquilibres nutritionnels

Les propriétaires de chevaux se demandent souvent si le fait de manger la litière indique que leur cheval présente une carence en vitamines ou en minéraux.

Bien que les carences nutritionnelles puissent contribuer à des comportements alimentaires anormaux, la consommation de litière n’indique aucune carence précise. Les chevaux mangent plus souvent leur litière en raison d’un accès limité au fourrage, d’un confinement prolongé ou d’autres facteurs liés à la gestion et à la santé.

Même ainsi, une consommation persistante de litière constitue une bonne raison de revoir l’ensemble de la ration et de confirmer que les besoins nutritionnels du cheval sont comblés.

Le fourrage doit constituer la base de l’alimentation de votre cheval, mais le fourrage seul ne fournira pas toutes les vitamines et tous les minéraux essentiels dans les quantités et les proportions dont le cheval a besoin.

Une alimentation à base de fourrage doit être équilibrée avec un supplément de vitamines et de minéraux approprié ou un équilibreur de ration. Cela est particulièrement important pour les chevaux recevant des céréales non enrichies ou des aliments commerciaux en quantité inférieure au taux d’alimentation recommandé.

Les besoins nutritionnels augmentent également pendant la croissance, la gestation, la lactation et l’exercice. Les chevaux en croissance, les poulinières et les chevaux au travail ont besoin d’une alimentation formulée pour répondre à ces besoins supplémentaires.

Travaillez avec un nutritionniste équin pour examiner l’ensemble de l’alimentation de votre cheval, y compris le fourrage, le pâturage, les concentrés, les suppléments et les gâteries. Un nutritionniste peut déterminer si la ration répond aux besoins individuels de votre cheval et recommander des changements au besoin.

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Affections médicales

Certaines affections médicales peuvent affecter l’appétit d’un cheval, sa capacité à mastiquer ou son comportement alimentaire. Par exemple, une maladie dentaire peut rendre le foin à longues tiges inconfortable à mâcher, ce qui pousse certains chevaux à explorer des matériaux de litière plus mous ou plus courts à la place.

La douleur chronique, les maladies gastro-intestinales, les charges parasitaires et d’autres maladies peuvent affecter l’appétit, l’état corporel et le comportement alimentaire général. [1][5]

Les ulcères gastriques sont souvent soupçonnés lorsque les chevaux développent des comportements alimentaires inhabituels. Toutefois, la consommation de litière à elle seule n’est pas un signe du syndrome des ulcères gastriques équins (EGUS).

Les chevaux atteints d’ulcères gastriques peuvent aussi présenter d’autres signes cliniques, notamment : [6][7]

Ces signes ne sont pas spécifiques aux ulcères. Une gastroscopie est nécessaire pour diagnostiquer l’EGUS. [6][7]

Un examen vétérinaire est recommandé si un cheval commence soudainement à manger sa litière, continue ce comportement malgré des améliorations apportées à l’alimentation et à la gestion, ou présente des signes comme une perte de poids, une diminution de l’appétit, des boulettes de nourriture recrachées, de la salivation, des coliques récurrentes, de la diarrhée, de la léthargie ou d’autres changements de son état de santé.

Pica

Le pica est la consommation répétée d’objets ou de matériaux non alimentaires. Les chevaux atteints de pica peuvent manger de la terre, du sable, du fumier, du bois, de l’écorce, des poils, du tissu ou d’autres éléments non alimentaires. Ce comportement diffère du fait de porter occasionnellement à la bouche ou de goûter brièvement des objets inconnus par curiosité. [8]

Le pica peut être associé à un apport insuffisant en fourrage, à un confinement prolongé, à des déséquilibres nutritionnels ou à des troubles médicaux ou comportementaux sous-jacents. [8]

Comme l’ingestion de matériaux non alimentaires peut entraîner un bouchon œsophagien, des blessures dentaires, une intoxication ou une obstruction intestinale, les chevaux chez lesquels un pica est soupçonné devraient être évalués par un vétérinaire. Les matériaux potentiellement dangereux devraient être retirés pendant que la cause sous-jacente est recherchée.

Quels matériaux de litière sont le plus souvent consommés?

Le type de litière qu’un cheval mange peut influencer à la fois la cause sous-jacente du comportement et les risques potentiels pour sa santé. La paille est la litière la plus couramment consommée, mais les chevaux peuvent aussi manger des copeaux de bois, des granules ou d’autres matériaux de litière. [9]

Tableau 2. Matériaux de litière, risques et mesures recommandées

Matériau de litière Probabilité de consommation Principaux risques Mesures recommandées
Paille
  • Litière la plus souvent consommée
  • Ressemble à un fourrage grossier
  • Une consommation excessive peut contribuer à des problèmes digestifs
  • Peut remplacer une partie du fourrage équilibré sur le plan nutritionnel
  • Vérifier la quantité et la qualité du fourrage ainsi que la fréquence des repas
  • Envisager une litière moins appétente si la consommation excessive persiste
Copeaux de bois conçus pour les chevaux
  • Moins appétents que la paille
  • Une consommation répétée justifie une investigation
  • De grandes quantités peuvent augmenter le risque d’impaction
  • Le risque peut être plus élevé lorsque la consommation d’eau est faible
  • Revoir l’alimentation, l’accès au fourrage, les pratiques de gestion et l’état de santé
  • Utiliser uniquement du bois non traité fabriqué pour les chevaux
Granules de bois
  • La consommation est moins fréquente
  • Certains chevaux peuvent manger des granules sèches ou partiellement expansées
  • Ne sont pas destinées à être consommées
  • La consommation de grandes quantités peut entraîner des problèmes digestifs
  • Préparer les granules conformément aux instructions du fabricant
  • Retirer l’accès à la litière et communiquer avec un vétérinaire après une consommation importante
Chanvre, lin ou miscanthus
  • L’appétence varie selon le produit et le cheval
  • La consommation persistante peut se poursuivre si la cause sous-jacente n’est pas résolue
  • Un matériau contaminé ou moisi peut présenter des risques pour la santé
  • Choisir des produits fabriqués pour les chevaux
  • Garder la litière propre et sèche
Papier ou tourbe
  • Souvent choisis comme solutions de rechange moins appétentes
  • Certains chevaux peuvent tout de même les explorer ou les consommer
  • La consommation peut indiquer un problème non résolu lié à l’alimentation, à la gestion ou à la santé
  • Corriger la cause sous-jacente plutôt que de compter uniquement sur un changement de litière
  • Suivre les recommandations du fabricant
Noyer noir
  • Toute exposition est préoccupante
  • Peut causer un gonflement des membres, des sabots chauds, de la raideur, des coliques et une fourbure aiguë
  • Le contact avec la peau ou la bouche peut être nocif
  • Retirer immédiatement le cheval de cette litière
  • Communiquer avec un vétérinaire sans attendre l’apparition de signes
Bois traité ou non identifié
  • Ne devrait jamais être utilisé comme litière pour chevaux
  • Peut contenir du noyer noir, des produits chimiques, de la peinture, des teintures, de la colle ou des contaminants
  • Retirer immédiatement l’accès
  • Communiquer avec un vétérinaire si une exposition ou une consommation est soupçonnée

Paille

La paille est la litière que les chevaux sont les plus susceptibles de manger parce qu’elle ressemble à un fourrage grossier. Il est courant qu’ils en goûtent un peu, particulièrement lorsqu’ils sont mis pour la première fois sur une litière de paille fraîche. Les recherches suggèrent que la litière de paille peut favoriser les comportements naturels de recherche de nourriture et d’exploration, qui sont considérés comme des indicateurs de bien-être positif chez les chevaux logés individuellement. [1][10][11]

Cependant, la paille ne doit pas remplacer une ration de fourrage appropriée. Les chevaux sont plus susceptibles d’en consommer de grandes quantités lorsque le fourrage est indisponible ou restreint, que de longues périodes s’écoulent entre les repas de fourrage, ou que le foin disponible est peu appétent ou difficile à mâcher. Un accès soudain à une litière de paille peut également favoriser une consommation excessive chez les chevaux qui n’y sont pas habitués.

Si un cheval mange régulièrement de grandes quantités de litière de paille, assurez-vous d’abord qu’il dispose de suffisamment de foin avant d’envisager de changer de litière. Bien que la paille puisse être intégrée à certaines rations soigneusement formulées, utiliser la paille comme fourrage nécessite des considérations différentes de celles liées à un accès illimité à une litière de paille.

Copeaux de bois

Les copeaux de pin et d’autres bois sécuritaires pour les chevaux sont généralement moins appétents que la paille, mais certains chevaux les mâchent ou les avalent tout de même. Comme les copeaux de bois ne sont pas destinés à être consommés, une ingestion régulière peut indiquer un problème nutritionnel, de gestion ou médical sous-jacent qui mérite d’être examiné.

Les copeaux de bois ne constituent pas une source de fibres adéquate pour les chevaux. La consommation de grandes quantités de copeaux peut augmenter le risque de troubles digestifs comme une impaction, particulièrement chez les chevaux dont la consommation d’eau est faible.

Seule une litière faite de bois sécuritaire pour les chevaux doit être utilisée, car les produits de bois traités, peints, contaminés ou d’origine inconnue peuvent contenir des substances nocives. [1]

Granules de bois

Les granules de bois destinées à la litière équine sont généralement fabriquées à partir de bois résineux non traité et comprimé, puis humidifiées avant utilisation afin qu’elles gonflent et forment une litière douce et absorbante.

Comparativement à la paille, les chevaux passent généralement moins de temps à rechercher de la nourriture dans une litière de granules de bois, ce qui rend leur consommation moins fréquente. Cependant, certains chevaux peuvent tout de même mâcher ou manger des granules sèches ou partiellement gonflées.

Utilisez uniquement des granules fabriquées spécifiquement pour la litière équine et préparez-les conformément aux instructions du fabricant. Les granules de litière sèches ne sont pas destinées à être consommées. Si votre cheval consomme de grandes quantités de granules de bois, retirez-lui l’accès et communiquez avec votre vétérinaire pour obtenir des conseils.

Autres types de litière

Les produits de litière à base de chanvre, de papier, de lin, de tourbe et de miscanthus varient sur le plan de la texture, de la transformation, de l’absorption et de l’appétence. Certains chevaux ignorent ces matériaux, tandis que d’autres peuvent les mâcher ou les consommer, particulièrement si la cause sous-jacente de la consommation de litière n’a pas été corrigée.

Choisissez des produits de litière spécialement conçus pour les chevaux et suivez les recommandations d’utilisation du fabricant. La litière doit être gardée propre, sèche et exempte de moisissures ou de matières étrangères. Quel que soit le type de litière, elle ne doit jamais être considérée comme un substitut à une quantité adéquate de fourrage. [10]

Est-il dangereux de manger de la litière?

Grignoter occasionnellement de petites quantités de litière de paille propre est courant et généralement moins préoccupant que d’en consommer régulièrement de grandes quantités. Le risque pour la santé dépend du type et de la quantité de litière consommée, de l’état de santé général du cheval et de la qualité hygiénique du matériau.

Bien que certains chevaux ne présentent aucun problème immédiat, une consommation excessive de litière peut augmenter le risque de complications digestives ou d’exposition à des contaminants ou à des matières toxiques. La litière doit être propre, sèche et exempte de moisissures, de matières étrangères et d’autres sources de contamination. [12]

Surveillez attentivement votre cheval pour détecter tout signe de colique ou de trouble digestif, notamment une diminution de l’appétit, des crottins moins nombreux ou plus secs, le fait de gratter le sol, de regarder ses flancs, de se coucher à répétition, de se rouler, de transpirer, une distension abdominale ou un abattement. La colique constitue toujours une urgence vétérinaire, quelle qu’en soit la cause.

Risques de toxicité

Certains matériaux de litière présentent un risque beaucoup plus élevé que d’autres. Les copeaux de noyer noir sont toxiques pour les chevaux et peuvent provoquer un gonflement des membres, des sabots chauds, de la raideur, des coliques et une fourbure aiguë après une exposition cutanée ou orale. Évitez les litières faites de noyer noir ou de mélanges de bois feuillus non identifiés, qui peuvent contenir du noyer noir. [13]

Le bois traité, peint, teint, collé ou provenant de matériaux de construction ne doit jamais être utilisé comme litière pour chevaux. Une litière moisie et les produits provenant de sources inconnues peuvent également exposer les chevaux à des substances nocives ou à des irritants respiratoires. [10]

Si vous soupçonnez que votre cheval a été exposé au noyer noir ou à un autre matériau de litière potentiellement toxique, retirez-le immédiatement de la zone et communiquez avec votre vétérinaire sans attendre l’apparition de signes cliniques.

Conséquences nutritionnelles

Même une litière propre et sans danger pour les chevaux ne peut pas remplacer les nutriments fournis par un fourrage de bonne qualité. Lorsque les chevaux se rassasient de litière, ils peuvent manger moins de foin, ce qui réduit leur apport en énergie, en protéines, en vitamines et en minéraux.

Cela est particulièrement préoccupant chez les chevaux ayant des besoins nutritionnels accrus, notamment les chevaux en croissance, les juments gestantes ou allaitantes, les chevaux au travail, les chevaux âgés et les chevaux recevant des régimes thérapeutiques soigneusement contrôlés. [4][14]

Plutôt que de considérer la litière comme faisant partie de l’alimentation, l’objectif est d’identifier et de corriger la raison pour laquelle le cheval la mange.

Signes indiquant que la consommation de litière pose problème

La consommation de litière mérite une attention accrue si elle devient persistante, augmente avec le temps ou s’accompagne de changements dans la santé, l’appétit ou le comportement de votre cheval.

Les signes indiquant que ce comportement peut nécessiter une investigation plus poussée comprennent :

  • De grandes quantités de litière disparaissent entre les nettoyages du box
  • Votre cheval laisse du foin de côté tout en mangeant de la litière
  • Votre cheval semble avoir faim ou devient agité lorsque le fourrage vient à manquer
  • Perte de poids ou détérioration de l’état corporel
  • Signes de colique ou troubles digestifs récurrents
  • Changements dans la consistance ou la quantité des crottins
  • Fibres de bois ou quantité excessive de paille dans les crottins
  • Rejet de boulettes de fourrage, mastication lente, salivation excessive ou autres signes d’inconfort dentaire
  • Des comportements répétitifs, comme le rongement du bois, le tic à l’appui ou le tic de l’ours, apparaissent ou s’aggravent
  • Le comportement apparaît soudainement ou devient plus fréquent

Tenir un registre simple de la consommation de fourrage et d’eau, de la production de crottins, des sorties au paddock et de la consommation de litière peut aider à repérer des tendances et fournir des renseignements utiles à votre vétérinaire ou à votre nutritionniste équin. Prendre des photos pendant plusieurs jours peut également faciliter la détection des changements.

Quand appeler le vétérinaire

Communiquez rapidement avec votre vétérinaire si votre cheval :

  • Commence soudainement à manger de grandes quantités de litière
  • Présente des signes de coliques, comme gratter le sol, regarder ses flancs, se rouler, se coucher à répétition ou produire moins de crottins
  • Cesse de manger son foin ou présente un changement marqué d’appétit
  • Perd du poids ou de l’état corporel
  • Présente des crottins anormaux ou des troubles digestifs récurrents
  • Présente des signes d’inconfort dentaire, notamment en laissant tomber des boulettes d’aliments de sa bouche, en salivant ou en mâchant lentement
  • Mange du noyer noir, du bois traité, de grandes quantités de granules de litière sèches ou une autre matière potentiellement toxique
  • Présente de la fièvre, de l’abattement, de la raideur, des sabots chauds, de l’enflure ou d’autres signes de maladie
Si vous soupçonnez que votre cheval a mangé une matière de litière toxique ou qu’il présente des signes de coliques, retirez-lui l’accès à la litière et communiquez immédiatement avec votre vétérinaire.
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Comment empêcher un cheval de manger sa litière

La façon la plus efficace d’empêcher un cheval de manger sa litière consiste à identifier et corriger la cause sous-jacente. Bien que changer de litière puisse réduire les occasions d’en manger, la réussite à long terme dépend de la satisfaction des besoins nutritionnels, comportementaux et médicaux du cheval.

Augmenter la disponibilité du fourrage

De nombreux chevaux mangent leur litière parce qu’ils passent trop de temps sans fourrage. Veiller à ce que le foin soit disponible pendant une durée appropriée tout au long de la journée peut aider à satisfaire le besoin naturel du cheval de rechercher et de consommer du fourrage.

Pour les chevaux qui nécessitent une restriction calorique, un vétérinaire ou un nutritionniste équin peut recommander une quantité appropriée de fourrage et, au besoin, un foin moins calorique.

Offrir du fourrage plus souvent, réduire les longues périodes sans fourrage et utiliser un filet à foin à petites mailles bien adapté peuvent aider à prolonger le temps consacré à manger. Si votre cheval laisse régulièrement du foin tout en mangeant sa litière, évaluez la qualité du foin et demandez à votre vétérinaire d’écarter la possibilité de problèmes dentaires ou d’autres problèmes médicaux.

Réévaluer la ration

Une ration déséquilibrée peut contribuer à la consommation de litière chez certains chevaux. Passez en revue la ration complète afin de vous assurer qu’elle fournit suffisamment d’énergie, de protéines, de vitamines et de minéraux selon l’âge, le niveau de travail et l’état de santé de votre cheval.

Avant d’ajouter des suppléments, évaluez l’ensemble du programme alimentaire. Une analyse du fourrage et une consultation avec un nutritionniste équin peuvent aider à cerner les carences ou les déséquilibres nutritionnels et à déterminer si une supplémentation est appropriée.

Modifier la gestion

Augmenter le temps passé à l’extérieur et offrir des possibilités de brouter, de bouger et d’interagir avec d’autres chevaux peut aider à réduire la consommation de litière, particulièrement chez les chevaux soumis à un confinement prolongé.

Lorsque cela convient, offrir du fourrage à plusieurs endroits et fournir des formes d’enrichissement appropriées peut également favoriser des comportements alimentaires plus naturels. [14]

Pour les chevaux au repos au box, demandez à votre vétérinaire quelles formes de mouvement ou d’enrichissement conviennent pendant la convalescence.

Choisir la litière avec soin

Si un cheval mange régulièrement trop de paille, assurez-vous d’abord qu’il a un accès adéquat à du fourrage de bonne qualité tout au long de la journée.

Si la consommation de litière persiste malgré un apport adéquat de fourrage et une gestion appropriée, passer à une litière moins appétente, comme du papier, du chanvre ou un produit de bois tendre sécuritaire pour les chevaux, peut aider à réduire ce comportement pendant que la cause sous-jacente est prise en charge. [3][14]

Choisissez toujours une litière fabriquée pour les chevaux et évitez le noyer noir, le bois traité ou peint, les produits du bois non identifiés et les matériaux contaminés.

Traiter les affections médicales sous-jacentes

Les maladies dentaires, les troubles gastro-intestinaux, la douleur chronique, les parasites et les autres affections médicales doivent être diagnostiqués et traités par un vétérinaire.

Si la consommation de litière se poursuit après la prise en charge d’une affection sous-jacente, réévaluez l’alimentation, le programme de fourrage et l’environnement du cheval.

Prévenir la consommation de litière grâce à une gestion rigoureuse

De nombreux cas de consommation de litière peuvent être évités en répondant aux besoins du cheval en matière de fourrage, de mouvement et d’interactions sociales.

Donnez une quantité appropriée de fourrage de bonne qualité et réduisez au minimum les longues périodes sans accès au fourrage. Maintenez une ration complète et équilibrée, et assurez un accès continu à de l’eau propre et à du sel. Ensemble, ces pratiques peuvent contribuer à réduire le risque de consommation de litière. [4]

La gestion devrait également favoriser les comportements alimentaires normaux du cheval. Offrir le fourrage de façon à prolonger le temps consacré à manger, maintenir des sorties régulières lorsque cela est possible et permettre des contacts sociaux sécuritaires peuvent aider à réduire l’envie de mâcher ou d’avaler les matériaux de la stalle.

Les chevaux soumis à un régime amaigrissant, au repos au box ou à des sorties restreintes peuvent nécessiter une planification supplémentaire afin de maintenir un accès adéquat au fourrage sans compromettre leur santé ou leur rétablissement.

Des soins dentaires et vétérinaires réguliers peuvent permettre de détecter les problèmes qui affectent l’alimentation avant qu’ils ne deviennent plus graves. Surveiller les habitudes alimentaires de votre cheval et intervenir rapidement en cas de changement peut également aider à empêcher une consommation occasionnelle de litière de devenir une habitude persistante.

Si la consommation de litière se poursuit malgré un meilleur accès au fourrage et une gestion améliorée, une évaluation plus approfondie de l’alimentation, de l’environnement et de la santé du cheval est justifiée. [5]

Foire aux questions

Voici quelques questions fréquemment posées sur les raisons pour lesquelles les chevaux mangent leur litière :

Résumé

Les chevaux peuvent manger leur litière en raison d’un apport insuffisant en fourrage, du confinement, de déséquilibres nutritionnels, de problèmes dentaires, de troubles digestifs ou d’autres affections sous-jacentes. Une consommation persistante justifie des changements à l’alimentation et à la gestion et peut nécessiter une évaluation vétérinaire.

  • Le fait de goûter occasionnellement à la litière peut relever de l’exploration, mais l’avaler à répétition ou la choisir plutôt que le foin est préoccupant
  • La paille est couramment consommée parce qu’elle ressemble au fourrage, tandis que les copeaux et les granules de bois peuvent augmenter le risque de complications digestives lorsqu’ils sont ingérés en grande quantité
  • Le noyer noir, le bois traité et les produits du bois non identifiés peuvent exposer les chevaux à des substances toxiques et nécessitent des conseils vétérinaires immédiats
  • Une perte de poids, une diminution de l’appétit, des crottins anormaux, un inconfort dentaire, des coliques récurrentes ou des changements soudains de comportement justifient une évaluation vétérinaire
  • Augmenter l’accès à un fourrage approprié, équilibrer l’ensemble de la ration, accroître le temps passé au paddock et traiter les affections médicales sous-jacentes peuvent aider à réduire la consommation de litière
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Références

  1. Baumgartner. M. et al. Common Feeding Practices Pose A Risk to the Welfare of Horses When Kept on Non-Edible Bedding. Animals. 2020. View Summary
  2. Mateen. A. K. W. et al. Effect of Different Bedding Material on Redirected Behaviour and Vices of Thoroughbred Race Horses Housed in Stalls. Indian Journal of Animal Production and Management. 2024.
  3. Goodwin. D. et al. Foraging Enrichment for Stabled Horses: Effects on Behaviour and Selection. Equine Veterinary Journal. 2002. View Summary
  4. Nutrient Requirements of Horses: Sixth Revised Edition. National Academies Press. 2007. View Summary
  5. Dixon. P. and Dacre. I. A Review of Equine Dental Disorders. The Veterinary Journal. 2005. View Summary
  6. Vokes. J. et al. Equine Gastric Ulcer Syndrome: An Update on Current Knowledge. Animals. 2023. View Summary
  7. Sykes. B. W. et al. European College of Equine Internal Medicine Consensus Statement—Equine Gastric Ulcer Syndrome in Adult Horses. Journal of Veterinary Internal Medicine. 2015. View Summary
  8. Li. Z. et al. A Study of Serum Mineral, Antioxidant Capacity, and Hematobiochemical Parameters in Horses with Pica in China. Journal of Veterinary Behavior. 2020.
  9. Werhahn. H. et al. Effects of Different Bedding Materials on the Behavior of Horses Housed in Single Stalls. Journal of Equine Veterinary Science. 2010.
  10. Masebo. N. T. et al. A Literature Review on Equine Bedding: Impacts on Horse and Human Welfare, Health, and the Environment. Animals. 2025. View Summary
  11. Luštrek. B. et al. Straw-Enriched Bedding Enhances Behavioural Indicators of Positive Welfare but Not Behavioural Synchrony in Individually Housed Horses. Applied Animal Behaviour Science. 2026.
  12. Jansson. A. et al. Straw as an Alternative to Grass Forage in Horses—Effects on Post-Prandial Metabolic Profile, Energy Intake, Behaviour and Gastric Ulceration. Animals. 2021. View Summary
  13. Belknap. J. K. Black Walnut Extract: An Inflammatory Model. Veterinary Clinics of North America: Equine Practice. 2010. View Summary
  14. Ermers. C. et al. The Fibre Requirements of Horses and the Consequences and Causes of Failure to Meet Them. Animals. 2023. View Summary