Les chevaux ont besoin d’une alimentation équilibrée pour maintenir une santé optimale. Il est essentiel de leur fournir un apport adéquat en vitamines et minéraux pour soutenir de nombreuses fonctions physiologiques et métaboliques.

Cependant, une alimentation composée uniquement de fourrage ne couvre pas l’ensemble des besoins quotidiens en vitamines et minéraux des chevaux. [1] Même les chevaux nourris avec des moulées complètes et des équilibreurs de ration peuvent souffrir de carences nutritionnelles susceptibles de nuire à leur santé.

Les carences en éléments nutritifs essentiels peuvent entraîner divers problèmes, notamment une faible croissance des sabots, un poil terne, une perturbation du métabolisme énergétique ainsi qu’une récupération lente après une maladie ou un effort physique.

Bien qu’il soit possible que les carences nutritionnelles à court terme ne produisent que des symptômes subtils, les carences ou déséquilibres prolongés peuvent avoir des effets plus néfastes. Les carences en nutriments antioxydants, comme la vitamine E, sont particulièrement problématiques et peuvent entraîner des troubles musculaires et neurologiques.

Les besoins quotidiens de votre cheval en vitamines et minéraux dépendent de son poids corporel, de son état physiologique, de son niveau d’activité et de sa santé globale.

Poursuivez votre lecture pour en apprendre davantage sur les 7 carences nutritionnelles les plus courantes dans l’alimentation équine et sur la manière de les prévenir.

Carences nutritionnelles dans l’alimentation équine

Les vitamines et les minéraux sont des micronutriments dont les chevaux n’ont besoin qu’en petites quantités, mais qui sont indispensables à de nombreuses fonctions biologiques. Ces nutriments jouent un rôle essentiel dans le maintien de la santé, de la croissance, de la reproduction et des performances.

Les vitamines sont des composés organiques impliqués dans la production d’énergie, la fonction immunitaire et les défenses antioxydantes. Certaines vitamines peuvent être synthétisées par l’organisme, mais d’autres doivent impérativement être fournies par l’alimentation. Par exemple, la vitamine D est produite dans la peau après une exposition aux rayons UV, mais il est possible que cette production endogène ne suffise pas à combler tous les besoins du cheval. [2]

Les minéraux sont des éléments inorganiques qui doivent être apportés par l’alimentation, car ils ne peuvent pas être synthétisés par l’organisme. Ils sont importants pour la solidité des os et des dents, le maintien de l’équilibre électrolytique, et ils entrent dans la composition de nombreuses enzymes et hormones.

Pourquoi les chevaux sont-ils à risque de carences nutritionnelles?

Les chevaux sont à risque de souffrir de carences en vitamines et minéraux parce que la teneur en ces nutriments dans les fourrages et les céréales ne suffisent pas toujours à combler leurs besoins.

Dans certaines régions géographiques, les chevaux sont particulièrement à risque de carences en oligo-éléments, car les sols sont pauvres en minéraux. Les fourrages qui y poussent en contiennent donc des quantités trop faibles et n’apportent pas suffisamment de ces éléments aux chevaux. [2]

Les chevaux nourris exclusivement au foin sont également sujets aux carences, car plusieurs vitamines se dégradent une fois l’herbe coupée et stockée. [2]

Selon la région où ils vivent, les chevaux nourris uniquement au foin peuvent présenter des carences en : [1][2]

À moins d’être irrigués avec de l’eau qui n’est pas complètement dessalée, les foins et les céréales contiennent toujours des quantités trop faibles de sodium et présentent des niveaux variables de chlorure.

Des carences en manganèse, en calcium, en phosphore ou en magnésium sont également possibles. Seuls le potassium et le fer sont toujours présents en quantités suffisantes dans les régimes à base de fourrage. [1][33]

Analyse du fourrage

La meilleure façon de déterminer si votre cheval est à risque de souffrir de carences nutritionnelles est de faire analyser un échantillon de foin. Une analyse de fourrage vous permettra de mieux comprendre la composition nutritionnelle de votre foin.

Un rapport d’analyse typique fournit des données sur l’énergie, les protéines, les fibres, le sucre, l’amidon et la concentration en minéraux présents dans le foin de votre cheval. Certaines analyses de laboratoire peuvent également inclure la teneur en vitamines moyennant un coût supplémentaire.

En connaissant la composition exacte de leur fourrage, les propriétaires de chevaux et gestionnaires d’écurie peuvent compléter l’alimentation des chevaux avec des suppléments adaptés pour corriger les carences. De cette façon, ils sont certains de fournir une alimentation équilibrée, sans excès ni carences.

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Prévention des carences nutritionnelles

Une stratégie courante pour corriger les carences nutritionnelles consiste à donner au cheval une moulées complète ou un équilibreur de ration contenant des vitamines et des minéraux.

Cependant, même avec des moulées commerciales, certains nutriments essentiels peuvent être présents en quantités trop faibles dans l’alimentation de votre cheval. Cela peut s’expliquer par plusieurs facteurs, notamment :

  • La quantité offerte est en deçà de la quantité recommandée
  • Un certain nutriment précis n’est pas présent dans la moulée
  • La moulée contient une quantité trop faible d’un nutriment en particulier
  • La moulée contient des ingrédients de mauvaise qualité présentant une faible biodisponibilité
  • Le fourrage ou l’alimentation globale contient des concentrations excessives d’un minéral empêchant l’absorption adéquate d’un ou plusieurs autres minéraux en raison de la compétition pour les transporteurs

Après avoir analysé plus de 6 000 régimes alimentaires équins, nos nutritionnistes ont constaté que la majorité d’entre eux présentent des carences en vitamines et minéraux, même lorsqu’ils incluent des moulées complètes et des équilibreurs de ration.

Vous trouverez ci-dessous les sept carences nutritionnelles les plus fréquentes chez les chevaux ainsi que les symptômes associés et les apports recommandés.

1) Sel

Le sel est composé de deux éléments minéraux : le sodium (Na) et le chlorure (Cl). Ensemble, ils forment le chlorure de sodium, un composé ionique.

Les chevaux sont souvent carencés en sodium, car la plupart des foins et des herbes en contiennent peu. À moins de donner du sel en vrac à votre cheval, il est fort probable que la teneur en sodium dans son alimentation soit insuffisante. [4]

Cependant, lorsqu’ils ont un accès libre au sel en vrac, les chevaux consomment en moyenne 50 grammes de sel (chlorure de sodium) par jour. Cette quantité est généralement suffisante pour répondre à leurs besoins en sodium et en chlorure. [3]

Fonctions physiologiques

Le sodium et le chlorure sont des électrolytes importants qui influencent les niveaux de liquides dans le corps, l’équilibre acido-basique ainsi que le fonctionnement des nerfs et des muscles. [1]

Le chlorure joue également un rôle essentiel dans le soutien à la digestion. Il entre dans la composition de la bile, qui aide à décomposer les graisses, et il est requis pour la production de l’acide chlorydrique, qui est le principal acide dans l’estomac. [1]

Besoins

Les besoins en sodium et en chlorure chez les chevaux tiennent compte du niveau d’activité du cheval et de son statut reproductif. Par exemple, les besoins sont influencés par les pertes estimées dues à la transpiration chez les chevaux qui font de l’exercice, par les pertes dans le lait chez les juments en lactation ainsi que par les besoins accrus en fin de gestation.

Les besoins suivants proviennent du document Nutrient Requirements of Horses de 2007 du National Research Council (NRC) et sont basés sur un cheval de 1 100 lb / 500 kg : [1]

  • Entretien : 10 grammes de sodium par jour, 40 grammes de chlorure par jour
  • Exercice modéré : 18 grammes de sodium par jour, 53 grammes de chlorure par jour
  • Exercice très intense : 41 grammes de sodium par jour, 93 grammes de chlorure par jour
  • Fin de gestation : 11 grammes de sodium par jour, 41 grammes de chlorure par jour
  • Début de lactation : 13 grammes de sodium par jour, 45,5 grammes de chlorure par jour

Signes de carence

Les chevaux perdent d’importantes quantités de sodium et de chlorure lorsqu’ils transpirent. En conséquence, ils risquent davantage de développer une carence en sodium et/ou en chlorure lorsqu’ils sont soumis à un exercice intense par temps chaud ou si leur alimentation ne contient pas de sel additionnel.

En cas de carence en sodium soudaine et sévère (aiguë), un cheval peut présenter les signes suivants : [1][5]

  • Fatigue précoce pendant l’exercice
  • Contractions musculaires non coordonnées ou spasmes musculaires
  • Démarche instable
  • Coup de sang
  • Diminution de la consommation d’eau
  • Diminution ou absence de transpiration (anhidrose)

À long terme, si votre cheval consomme des quantités trop faibles de del, il peut cesser de manger ou manger de la terre ou d’autres objets (pica) pour tenter d’obtenir ces minéraux.

Une jument en lactation souffrant d’une carence en sodium peut présenter une baisse de production laitière. Si la fonction rénale est affectée, le cheval peut également boire excessivement (polydipsie) et uriner abondamment (polyurie). [5]

Supplémentation

La plupart des moulées contiennent de 0,5 à 1 % de sel ajouté. Toutefois, cela ne suffit généralement pas à répondre aux besoins en sodium du cheval. [1]

Il est important de fournir du sel en vrac à tous les chevaux pour répondre à leurs besoins en sodium. Cette pratique offre aussi l’avantage de favoriser l’hydratation, car la consommation de sel incite également à boire. [6]

Nos nutritionnistes recommandent de donner 1 à 2 onces de sel nature en vrac par jour. Du sel en vrac à volonté devrait également être disponible en tout temps. Le sel en vrac est préférable aux blocs de sel, car l’apport en sodium provenant des blocs est très variable, ce qui peut entraîner une consommation insuffisante chez certains chevaux. [4]

Le sel est composé d’environ 60 % de chlorure et 40 % de sodium. Pour cette raison, les nutritionnistes considèrent généralement qu’un apport en sel suffisant pour couvrir les besoins en sodium couvrira également les besoins en chlorure. [1]

Cependant, comme la sueur équine contient deux fois plus de chlorure que de sodium, un cheval qui transpire abondamment peut souffrir à la fois d’une carence en sodium et en chlorure.

Gardez à l’esprit que les chevaux qui font du travail intensif ou qui sont exposés à des températures élevées peuvent avoir besoin d’un supplément d’électrolytes plus complet contenant aussi du potassium, du magnésium et du calcium. Ces minéraux électrolytiques peuvent être perdus en grande quantité en présence de transpiration excessive.

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2) Zinc et cuivre

Les oligo-éléments comme le zinc et le cuivre ne sont requis qu’en petites quantités dans l’alimentation, les besoins étant exprimés en milligrammes (mg) plutôt qu’en grammes (g). Ils sont toutefois essentiels à la santé de votre cheval.

Bien que les fourrages fournissent une certaine quantité de zinc et de cuivre, ces dernières ne sont généralement pas suffisantes pour couvrir les besoins. Les fourrages cultivés à proximité de zones minières industrielles peuvent également accumuler des niveaux excessifs de zinc, ce qui a été associé à des cas de maladies articulaires chez les poulains. [7]

Des niveaux excessifs de fer et de manganèse sont fréquents et peuvent peuvent entrer en compétition pour les transporteurs de métaux dans les cellules intestinales. [34]

Fonctions physiologiques

Le zinc et le cuivre sont d’importants antioxydants qui neutralisent les radicaux libres, susceptibles d’endommager les cellules via le stress oxydatif. Un apport adéquat en antioxydants favorise également la récupération après l’effort, un processus de vieillissement sain ainsi qu’une bonne santé métabolique.

Le zinc et le cuivre sont également requis par les enzymes responsables de la production de la kératine, la principale protéine responsable de la formation de sabots solides et du maintien d’un pelage sain. [7]

Le zinc est aussi nécessaire pour la synthèse de l’eumélanine, le type de mélanine que l’on retrouve dans la robe bai, brune et noire. [32]

Besoins

Les besoins en zinc et en cuivre chez les chevaux correspondent aux quantités nécessaires pour prévenir les carences sévères, et non nécessairement pour soutenir une santé optimale. En raison du manque d’études chez les chevaux, ces recommandations du NRC sont aussi basées sur des recherches menées chez d’autres espèces.

Pour un cheval de 1 100 lb / 500 kg, les besoins en zinc et en cuivre recommandés par le NRC sont les suivants : [1]

  • Entretien : 400 mg de zinc par jour; 100 mg de cuivre par jour
  • Exercice modéré : 450 mg de zinc par jour; 112,5 mg de cuivre par jour
  • Exercice très intense : 500 mg de zinc par jour; 125 mg de cuivre par jour
  • Fin de gestation : 400 mg de zinc par jour; 125 mg de cuivre par jour
  • Début de lactation : 500 mg de zinc par jour; 125 mg de cuivre par jour

En plus de fournir des quantités suffisantes de ces nutriments pour répondre aux recommandations du NRC, il est également important de respecter un rapport adéquat entre ces deux minéraux. Les nutritionnistes recommandent généralement que l’alimentation globale contienne un rapport zinc/cuivre de 4:1.

Des niveaux élevés de zinc interfèrent avec l’absorption du cuivre dans l’intestin, ce qui peut entraîner une carence en cuivre même si les apports semblent suffisants. [1] Si votre analyse de fourrage révèle un niveau de zinc élevé, votre nutritionniste pourrait recommander une supplémentation en cuivre pour réduire le risque de carence.

Carence en zinc

Une carence sévère en zinc est rare chez les chevaux, mais elle peut être induite de façon expérimentale via un régime alimentaire particulier. Dans un cadre expérimental, une carence en zinc chez des poulains a entraîné : [1]

  • Une croissance lente
  • Une croissance osseuse altérée
  • Une diminution de l’appétit
  • Des lésions cutanées sur les membres inférieurs
  • Une perte de poils

Bien qu’une carence sévère soit rare, une carence subclinique est fréquente chez les chevaux adultes. Une carence subclinique désigne un état dans lequel un individu présente des niveaux insuffisants d’un nutriment ou d’une substance dans son organisme, sans que cette carence ne soit suffisamment marquée pour entraîner des symptômes évidents ou reconnaissables. [8]

Une étude menée en Allemagne a révélé que près de la moitié des chevaux (46 %) recevaient moins de 75 % de l’apport recommandé en zinc. Une carence en zinc est liée à des problèmes de mauvaise qualité des sabots, tels que des seimes ou la maladie de la ligne blanche. [9][10]

Puisque le zinc est essentiel au bon fonctionnement du système immunitaire, les chevaux souffrant d’infections ou d’inflammations chroniques ont besoin de plus de zinc dans leur alimentation, en plus d’être à risque de développer une carence minérale plus marquée. [11]

Carence en cuivre

Chez les chevaux en croissance, un faible apport en cuivre peut compromettre la santé articulaire. En effet, une carence en cuivre est associée à l’ostéochondrose, une maladie orthopédique du développement qui peut nuire aux futures performances de votre cheval. Les poulains peuvent aussi développer une ostéochondrose si leur mère ne reçoit pas suffisamment de cuivre dans son alimentation. [7]

Puisque le cuivre est nécessaire à la production de la mélanine, le pigment qui donne la couleur aux poils et à la peau, une carence peut également affecter la couleur de la robe et contribuer au blanchissement dû au soleil. [7]

Supplémentation

Le zinc et le cuivre sont fréquemment ajoutés aux aliments pour chevaux, aux équilibreurs de ration et aux suppléments de vitamines et minéraux. Lors du choix d’une moulée ou d’un supplément, il est préférable d’opter pour les produits qui contiennent des oligo-éléments organiques (liés au carbone) plutôt que des ingrédients inorganiques.

Les sources organiques comme les protéinates de zinc ou de cuivre offrent une meilleure biodisponibilité que les sources inorganiques telles que les sulfates ou oxydes de zinc ou de cuivre. [12]

Il est particulièrement important de s’assurer que les juments gestantes et les poulains en croissance reçoivent un apport adéquat en zinc et en cuivre afin de favoriser un développement osseux sain.

Les chevaux atteints du syndrome métabolique, de laminite récurrente ou ceux qui ont tendance à être malades fréquemment peuvent bénéficier d’apports plus élevés de ces antioxydants.

Si votre cheval consomme un fourrage contenant des niveaux élevés de fer, il pourrait avoir besoin d’un apport accru en cuivre et en zinc pour équilibrer l’apport élevé en fer. Le fer interfère également avec l’absorption et l’utilisation du zinc et du cuivre dans l’organisme du cheval.

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  • Favorise la santé des sabots
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3) Sélénium

Le sélénium est un autre oligo-élément dont le cheval n’a besoin qu’en très petites quantités, mais qui est essentiel au fonctionnement du système immunitaire et à la santé générale.

Malheureusement, de nombreuses régions des États-Unis et du Canada produisent des fourrages carencés en sélénium en raison de la faible concentration de ce minéral dans le sol. [13]

Fonctions physiologiques

Le sélénium est un composant essentiel de plusieurs protéines dans l’organisme. Il est requis pour la glutathion peroxydase, une enzyme antioxydante qui protège les cellules contre les dommages oxydatifs.

Le sélénium contribue également à une fonction thyroïdienne normale en favorisant la production d’hormones thyroïdiennes impliquées dans la régulation des processus métaboliques.

Besoins

Les besoins en sélénium établis par le NRC correspondent à la quantité requise pour prévenir une carence, et non nécessairement à celle qui favorise une santé optimale.

Pour un cheval de 1 100 / 500 kg, les besoins en sélénium sont les suivants : [1]

  • Entretien : 1 mg par jour
  • Exercice modéré : 1,125 mg par jour
  • Exercice très intense : 1,25 mg par jour
  • Fin de gestation : 1 mg par jour
  • Début de lactation : 1,25 mg par jour

Pour soutenir une fonction immunitaire optimale, le NRC recommande un apport de 3 mg de sélénium par jour dans la ration totale. [1]

Signes de carence

Le sélénium et la vitamine E agissent de concert en tant qu’antioxydants dans l’organisme du cheval. La vitamine E s’intègre aux membranes qui entourent les cellules et les structures intracellulaires, tandis que le sélénium est essentiel au bon fonctionnement du système du glutathion, qui protège le cytoplasme aqueux des cellules.

Les chevaux carencés en sélénium ou en vitamine E peuvent présenter plusieurs troubles affectant la fonction musculaire et nerveuse.

Les poulains allaités par des juments souffrant d’une carence en sélénium peuvent développer une pathologie appelée maladie du muscle blanc, qui affecte les muscles squelettiques et cardiaques. Les principaux signes de la maladie du muscle blanc incluent : [13]

  • Un décubitus (position couchée)
  • Une fréquence cardiaque élevée
  • Un refus de téter
  • Des difficultés à avaler
  • Une urine rougeâtre à brunâtre

Parmi les autres problèmes associés à une carence en sélénium figurent les myopathies nutritionnelles, telles que la rhabdomyolyse (coup de sang) chez les chevaux adultes. Ces affections surviennent en partie à cause des dommages oxydatifs chroniques aux tissus. [5][14]

Supplémentation

Comme d’autres oligo-éléments, le sélénium peut être supplémenté sous forme organique ou inorganique, les formes organiques étant plus biodisponibles. [15]

Les formes inorganiques incluent le séléniate, le sélénite ou le sélénide de sodium. Les formes organiques comprennent la sélénométhionine (un acide aminé) et la levure enrichie en sélénium, qui sont plus sûres et mieux assimilées par l’organisme que les sources inorganiques.

L’apport maximal tolérable en sélénium pour les chevaux est estimé à 20 mg par jour pour éviter une intoxication chronique. Bien que rare, une supplémentation excessive ou une consommation prolongée de fourrages riches en sélénium peuvent entraîner une intoxication. Celle-ci peut se manifester par une perte des poils de la crinière et de la queue, des sabots fissurés ou qui se détachent, et une sudation excessive. [1][5]

Si vous soupçonnez que votre cheval reçoit des quantités excessives ou insuffisantes de ce minéral, faites analyser un échantillon de foin pour mesurer la teneur en sélénium de son fourrage et ajuster son alimentation en conséquence. Des analyses sanguines peuvent aussi aider à diagnostiquer une carence ou une intoxication en sélénium. [13][14]

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  • Levure de sélénium organique
  • Vitamine E naturelle
  • Statut antioxydant optimal
  • Soutient la fonction musculaire

4) Vitamine E

La vitamine E est une vitamine liposoluble dotée de puissantes propriétés antioxydantes. Les chevaux ont besoin de vitamine E pour protéger leurs cellules des dommages oxydatifs et pour soutenir leurs fonctions musculaire et nerveuse.

Alors que la vitamine E (d-alpha-tocophérol) est abondante dans les pâturages verts et frais, sa teneur est bien plus faible dans l’herbe coupée pour le foin. Le foin entreposé peut contenir jusqu’à 85 % moins de vitamine E que l’herbe fraîche. [2]

Les chevaux qui ont un accès limité à des pâturages ou qui reçoivent une alimentation composée exclusivement de foin risquent de ne pas consommer une quantité suffisante de vitamine E et peuvent donc présenter une carence.

Fonctions physiologiques

La vitamine E agit en synergie avec le sélénium et la vitamine C comme antioxydant pour soutenir la santé cellulaire.

Le sélénium et la vitamine E ont également des effets synergétiques sur le système immunitaire, jouant un rôle dans la régulation de l’inflammation et la production d’anticorps. [16]

Besoins

Les besoins des chevaux en vitamine E sont généralement exprimés en UI (unités internationales), ce qui tient compte à la fois de la quantité présente dans l’alimentation et de la bioactivité du composé.

Pour un cheval de 1 100 / 500 kg, les besoins en vitamine E établis par le NRC sont les suivants : [1]

  • Entretien : 500 UI par jour
  • Exercice modéré : 900 UI par jour
  • Exercice très intense : 1 000 UI par jour
  • Fin de gestation : 800 UI par jour
  • Début de lactation : 1 000 UI par jour

Carence

Une carence en vitamine E est associée à une altération de la fonction musculaire, à une suppression de la fonction immunitaire et à une infertilité. [5]

Une carence en vitamine E peut également contribuer aux maladies du système nerveux suivantes : [17][18]

En général, les signes d’une maladie neuromusculaire liée à une carence en vitamine E incluent :

  • Des tremblements musculaires
  • Une faiblesse progressive
  • Une mauvaise coordination
  • Une transpiration anormale

Contactez immédiatement votre vétérinaire si vous soupçonnez un trouble neuromusculaire chez votre cheval. Il est important d’obtenir un diagnostic précis afin de déterminer le traitement adéquat, qui pourrait inclure des suppléments alimentaires ou des injections de vitamine E, selon le cas.

Supplémentation

Il est possible que les chevaux qui ont accès à des pâturages frais n’aient pas besoin de supplémentation en vitamine E. Cependant, une fois que l’herbe arrive à maturité et qu’elle est coupée et séchée pour la production de foin, sa teneur en vitamine E diminue considérablement. [2]

Les suppléments de vitamine E existent sous forme naturelle (d-alpha-tocophérol) ou synthétique (dl-alpha-tocophérol), la forme naturelle étant plus bioactive. Cela signifie que le cheval peut absorber, utiliser et retenir la vitamine E naturelle plus efficacement que sa version synthétique. [19]

Si votre cheval a besoin d’un apport supplémentaire en vitamine E, optez pour des aliments et suppléments de qualité supérieure contenant de la vitamine E naturelle.

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5) Vitamine A

La vitamine A regroupe un ensemble de composés liposolubles appelés rétinoïdes, principalement le rétinol et les esters de rétinyle.

Les aliments consommés par les chevaux, tels que les fourrages et les céréales, ne contiennent généralement pas de vitamine A. Toutefois, l’herbe verte et fraîche est une source de bêta-carotène, un précurseur de la vitamine A qui est converti en esters de rétinyle dans l’intestin et le foie.

Les esters de rétinyle sont les formes actives de la vitamine A qui sont soit stockés dans le foie, soit distribués aux autres tissus. [1]

Les chevaux qui ont accès à des pâturages frais obtiennent probablement une quantité suffisante de vitamine A. En revanche, ceux qui consomment principalement du foin risquent de souffrir d’une carence, car le bêta-carotène se dégrade considérablement dans le foin entreposé. [2]

Fonctions physiologiques

La vitamine A est largement reconnue pour son rôle dans la vision et la santé oculaire. Chez les chevaux, elle est essentielle à la transmission des signaux lumineux vers le cerveau pour le traitement de l’image visuelle.

La vitamine A et le bêta-carotène interviennent également dans les fonctions suivantes : [1]

  • Les réponses immunitaires aux infections
  • La reproduction et le développement embryonnaire
  • La régulation de la division cellulaire

Besoins

Les besoins en vitamine A chez les chevaux n’ont pas été étudiés aussi en profondeur que ceux d’autres nutriments. Cependant, le NRC a établi un apport recommandé basé sur la quantité nécessaire pour prévenir la cécité nocturne. [1]

Les chevaux qui font de l’exercice ont des besoins accrus afin de soutenir les tissus mous et réduire le risque de lésions tendineuses.

Les juments poulinières présentent également des besoins plus élevés pour favoriser la fertilité et le développement du poulain. Elles ont besoin d’un apport accru en vitamine A en fin de gestation et pendant la lactation afin fournir cette vitamine à leur poulain via le colostrum et le lait. [1]

Pour un cheval de 1 100 / 500 kg, les besoins en vitamine A établis par le NRC sont les suivants : [1]

  • Entretien : 15 000 UI par jour
  • Exercice modéré : 22 500 UI par jour
  • Exercice très intense : 22 500 UI par jour
  • Fin de gestation : 30 000 UI par jour
  • Début de lactation : 30 000 UI par jour

Carence

Le signe classique d’une carence en vitamine A ou en bêta-carotène est la cécité nocturne, c’est-à-dire une difficulté à voir dans des conditions de faible luminosité due à la vision qui s’ajuste mal à l’obscurité.

Plusieurs autres signes de carence en vitamine A ont été signalés chez les chevaux, notamment : [5]

  • Des retards de croissance
  • Une hématopoïèse (formation des cellules sanguines) perturbée
  • Un écoulement oculaire aqueux
  • Un durcissement de la cornée
  • Une vulnérabilité à la pneumonie
  • Des abcès des glandes sublinguales
  • Un manque de coordination
  • Des problèmes reproductifs
  • Des changements au niveau de l’appétit
  • Une faiblesse progressive
  • Des sabots déformés et cassants

Supplémentation

Les dérivés du rétinol, comme le palmitate de rétinyle et l’acétate de rétinyle, sont couramment utilisés pour supplémenter l’alimentation équine en vitamine A. Ces composés sont stables et ne se dégradent pas durant l’entreposage dans les aliments et suppléments.

Le bêta-carotène synthétique est une autre option, mais son efficacité pour améliorer les niveaux de vitamine A chez le cheval demeure incertaine. [1]

Il est important de ne pas en donner une quantité excessive de vitamine A aux chevaux, car une intoxication peut survenir en cas de supplémentation excessive. Un excès de vitamine A peut entraîner une fragilité osseuse, des lésions cutanées, des excroissances osseuses, des malformations congénitales et des troubles orthopédiques du développement chez les chevaux en croissance. [2]

Selon le NRC, l’apport maximal tolérable en vitamine A est de 16 000 UI par kg de matière sèche dans l’alimentation. Cela équivaut à environ 160 000 UI de vitamine A par jour pour un cheval de 1 100 / 500 kg. [1]

Des études démontrent que de nombreux chevaux de course reçoivent un apport trop élevé de vitamine A allant jusqu’à six fois les besoins définis par le NRC, ce qui les rapproche du niveau menant à une intoxication. [2]

6) Calcium et phosphore

Le calcium et le phosphore sont des macrominéraux essentiels pour les chevaux, ce qui signifie qu’ils doivent être présents en quantités importantes dans leur alimentation. En plus de fournir suffisamment de calcium et de phosphore dans l’alimentation, les propriétaires de chevaux doivent aussi s’assurer que ces deux minéraux sont offerts dans un rapport adéquat.

Dans la plupart des régions, les fourrages contiennent généralement plus de calcium que de phosphore, en particulier en ce qui a trait aux foins de légumineuses comme la luzerne. En comparaison, les céréales contiennent des niveaux beaucoup plus élevés de phosphore que de calcium. [1]

Fonctions physiologiques du calcium et du phosphore

Le calcium et le phosphore sont tous deux des composants majeurs des os, 99 % du calcium et 85 % du phosphore de l’organisme étant stockés dans le squelette. Les chevaux doivent recevoir des quantités suffisantes de ces nutriments afin de construire et maintenir des os solides.

Le calcium et le phosphore jouent également un rôle important dans : [1]

  • La contraction musculaire
  • La fonction neurologique
  • L’équilibre électrolytique
  • L’activité enzymatique
  • Le métabolisme énergétique

Besoins

Selon les recommandations du NRC pour un cheval de 1 100 / 500 kg, les apports recommandés en calcium et en phosphore sont : [1]

  • Entretien : 20 grammes de calcium par jour ; 14 grammes de phosphore par jour
  • Exercice modéré : 35 grammes de calcium par jour ; 21 grammes de phosphore par jour
  • Exercice très intense : 40 grammes de calcium par jour ; 29 grammes de phosphore par jour
  • Fin de gestation : 36 grammes de calcium par jour ; 26 grammes de phosphore par jour
  • Début de lactation : 59 grammes de calcium par jour ; 38 grammes de phosphore par jour

Le rapport idéal calcium/phosphore dans l’alimentation d’un cheval adulte devrait se situer entre 1,5 et 2 grammes de calcium pour chaque gramme de phosphore. Cependant, tant que les besoins en phosphore du cheval sont comblés, un rapport allant jusqu’à 6:1 peut être toléré. [1]

Carence en calcium

Chez les poulains, une carence chronique en calcium peut provoquer un développement anormal des os et du cartilage, une boiterie et des maladies orthopédiques du développement. [1] Chez les chevaux adultes, une carence chronique en l’un ou l’autre de ces nutriments peut entraîner des os fragiles et cassants.

Une carence en calcium malgré un apport adéquat en phosphore peut entraîner une pathologie appelée maladie de Miller ou « maladie de la grosse tête », caractérisée par des os du visage mous et enflés. Cette maladie est aussi connue sous le nom d’hyperparathyroïdie nutritionnelle secondaire et résulte de niveaux élevés d’hormone parathyroïde. [20]

Chez les chevaux, une carence chronique en calcium peut résulter d’un apport insuffisant en calcium ou d’un apport excessif en phosphore, qui nuit à l’absorption du calcium. Les chevaux peuvent également présenter une carence en calcium s’ils consomment des plantes riches en oxalates. [21]

Les oxalates sont des anions qui peuvent se lier au calcium et empêcher son absorption dans l’intestin, entraînant une carence secondaire. Ces composés sont particulièrement abondants dans certains fourrages tropicaux comme le cenchrus cilié (buffelgrass), la pangola et la sétaire. [22]

Les chevaux peuvent également subir une chute aiguë ou soudaine du taux de calcium sanguin, connue sous le nom d’hypocalcémie. Ce problème médical affecte la fonction nerveuse et musculaire, et peut se manifester par une tétanie ou des spasmes du diaphragme.

Tétanie

La tétanie se caractérise par des contractions soutenues des muscles squelettiques dues à une hypocalcémie. Cette pathologie touche souvent les juments en lactation et les chevaux transportés sur de longues distances.

Les juments qui produisent de grandes quantités de lait tout en recevant une alimentation pauvre en calcium ou en effectuant un effort physique présentent un risque plus élevé de développer une tétanie. [23]

Les signes de tétanie chez les chevaux incluent : [23]

  • Une ataxie (manque de coordination)
  • La dépression
  • De l’anxiété
  • Des fasciculations et des tremblements musculaires
  • Des raideurs musculaires
  • Une respiration rapide
  • Des problèmes de déglutition
  • Une salivation excessive
  • Une transpiration excessive
  • Des coliques

Spasmes du diaphragme

Une hypocalcémie sévère peut également provoquer un flutter diaphragmatique, aussi appelé spasmes du diaphragme. Ce problème médical se manifeste par un mouvement rythmique des flancs, causé par la contraction du diaphragme, un muscle respiratoire, en synchronisation avec les battements cardiaques.

Les spasmes du diaphragme peuvent survenir chez les chevaux d’endurance ainsi que chez ceux souffrant de maladies gastro-intestinales, de septicémie, de tétanie de lactation, d’intoxication aux cantharides, d’hypoparathyroïdie ou d’alcalose métabolique. [23]

Carence en phosphore

La carence en phosphore touche le plus souvent les chevaux en croissance, en lactation ou de performance, nourris avec de l’herbe de mauvaise qualité. Les chevaux souffrant d’une carence en phosphore peuvent présenter des signes de géophagie (consommation de terre ou de matières fécales) avant l’apparition d’autres symptômes. Une boiterie migrante et des altérations osseuses peuvent aussi survenir. [5]

Une carence chronique en phosphore peut entraîner : [23]

Supplémentation

Avant d’ajouter un supplément de calcium ou de phosphore à l’alimentation de votre cheval, il est important de déterminer les quantités déjà présentes dans les fourrages qu’il consomme en faisant analyser des échantillons.

Si un supplément de calcium est nécessaire, envisagez d’ajouter du foin de légumineuses, tel que de la luzerne ou du trèfle. Les légumineuses peuvent constituer jusqu’à 20 % du fourrage de votre cheval.

Les granulés ou cubes de luzerne sont également un excellent moyen d’enrichir l’alimentation en calcium. Une autre option économique consiste à offrir du calcaire (carbonate de calcium) comme supplément.

Pour augmenter les niveaux de phosphore dans l’alimentation de votre cheval, vous pouvez envisager un supplément tel que le phosphate monosodique.

Les céréales et les sons sont également riches en phosphore, mais ils ont aussi tendance à être riches en amidon et en sucre, ce qui pourrait ne pas convenir aux chevaux atteints du syndrome métabolique équin ou de laminite.

7) Magnésium

Le magnésium est un minéral essentiel pour les chevaux, jouant plusieurs rôles physiologiques importants. La plupart des fourrages fournissent suffisamment de magnésium pour couvrir l’apport recommandé pour les chevaux. Toutefois, dans certaines situations, une supplémentation additionnelle peut être nécessaire.

Les foins de légumineuses ont généralement une teneur en magnésium plus élevée que les foins de graminées, comme le foin de fléole des prés. Certains sous-produits de céréales sont également considérés comme de bonnes sources de magnésium. [7]

Fonctions physiologiques

Le magnésium est un électrolyte requis pour le fonctionnement normal des muscles et des nerfs. Il intervient aussi dans le métabolisme énergétique et la sensibilité à l’insuline.

On le trouve également en grande quantité dans les os, où il est associé aux structures cristallines qui confèrent aux os leur solidité.

Besoins

Les besoins en magnésium définis par le NRC indiquent la quantité dont les chevaux ont besoin pour éviter une carence, sans pour autant représenter l’apport optimal.

Les chevaux qui font de l’exercice ont des besoins accrus en magnésium pour compenser les pertes liées à la sueur et pour soutenir le fonctionnement musculaire.

Selon les recommandations du NRC, les besoins en magnésium d’un cheval de 1 100 / 500 kg sont les suivants : [1]

  • Entretien : 7,5 grammes par jour
  • Exercice modéré : 11,5 grammes par jour
  • Exercice très intense : 15 grammes par jour
  • Fin de gestation : 8 grammes par jour
  • Début de lactation : 11 grammes par jour

Carence

Une carence sévère en magnésium est rare chez les chevaux, puisque les fourrages fournissent généralement assez de ce nutriment pour couvrir les besoins définis par le NRC pour un cheval à l’entretien.

Cependant, les juments en lactation et les chevaux soumis à un travail intense ont des besoins plus élevés et sont plus susceptibles de souffrir d’hypomagnésémie, une affection caractérisée par un faible taux de magnésium circulant.

Chez les chevaux, une carence sévère en magnésium peut entraîner : [1]

  • Des battements cardiaques irréguliers (arythmies ventriculaires)
  • Des tremblements musculaires
  • Un manque de coordination
  • Des convulsions
  • Des dépôts anormaux de calcium dans les tissus mous

Un faible taux de magnésium est également observé chez les chevaux souffrant de troubles gastro-intestinaux, comme les coliques ou le volvulus de l’intestin grêle. Les chevaux affectés par des spasmes du diaphragme ou une intoxication aux cantharides peuvent aussi présenter une carence en magnésium. [24][25]

Les chevaux dont l’alimentation ne contient pas assez de magnésium sont également sujets à un comportement anxieux ou excité. Des niveaux trop faibles de magnésium peuvent provoquer une hypersensibilité au son ou au toucher, ainsi qu’un comportement irritable et nerveux. [24]

Supplémentation

Les chevaux qui consomment 2 % de leur poids corporel en fourrage par jour reçoivent généralement une quantité adéquate de magnésium pour combler leurs besoins nutritionnels. À ce rythme d’alimentation, le fourrage fournit généralement entre 8 et 12 grammes de magnésium élémentaire par jour. [1]

Pour les chevaux qui requièrent une supplémentation en magnésium, plusieurs formes sont disponibles, dont :

  • Les sources organiques : aspartate de magnésium, carbonate de magnésium et citrate de magnésium
  • Les sources inorganiques : oxyde de magnésium, sulfate de magnésium et chlorure de magnésium

Contrairement à d’autres minéraux, les suppléments de magnésium organique ne sont pas nécessairement supérieurs aux formes inorganiques. Les sources organiques ont également tendance à être plus coûteuses et à contenir une plus faible concentration de magnésium élémentaire.

Lorsque vient le temps de choisir le meilleur supplément de magnésium pour votre cheval, il est important de tenir compte de la concentration de magnésium dans le produit. Par exemple, 200 grammes d’aspartate de magnésium seraient nécessaires pour fournir 20 grammes de magnésium élémentaire. En revanche, si vous donnez de l’oxyde de magnésium, il ne faudrait que 36 grammes.

La supplémentation en magnésium chez les chevaux est associée à plusieurs bienfaits potentiels, notamment :

  • Un effet calmant : les résultats des études sur les effets calmants du magnésium sont mitigés, une étude ayant montré une diminution du temps de réaction, alors qu’une autre n’a montré aucune différence [26][27]
  • Une meilleure sensibilité à l’insuline : on note une amélioration du métabolisme du glucose chez certains chevaux atteints du syndrome métabolique équin, une réduction des dépôts adipeux sur la crête d’encolure et une diminution des épisodes de laminite [24]
  • Un effet sur l’encensement à médiation trigéminale : il a été démontré que le magnésium, avec ou sans bore, réduit les symptômes de l’encensement à médiation trigéminale [28]
  • Une effet antiacide : lorsque combiné à l’hydroxyde d’aluminium dans le cadre d’études, le magnésium a permis d’augmenter le pH de l’estomac, rendant l’environnement moins acide et offrant potentiellement une protection contre les ulcères gastriques [29]

Pour soutenir une régulation normale de l’insuline et un bon équilibre de l’humeur, une supplémentation de 5 à 10 grammes de magnésium par jour peut être bénéfique. [30]

Le magnésium est sécuritaire pour les chevaux, mais une ingestion excessive à long terme peut augmenter le risque de formation d’entérolithes. [31]

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Questions fréquemment posées

Voici quelques questions fréquemment posées sur les carences en vitamines et minéraux chez les chevaux :

Résumé

Les vitamines et les minéraux sont des éléments essentiels de l’alimentation équine qui contribuent au bon fonctionnement du métabolisme, à la santé des sabots, à la reproduction, à la croissance, à la fonction musculaire et bien plus encore. Malheureusement, de nombreux chevaux souffrent de carences en un ou plusieurs de ces nutriments essentiels. Des carences chroniques peuvent se manifester par des sabots fragiles , un pelage terne, de mauvaises performances, des problèmes reproductifs et un système immunitaire affaibli. Vous pouvez protéger votre cheval contre les carences nutritionnelles en faisant analyser votre fourrage et en travaillant avec un nutritionniste équin afin d'équilibrer son alimentation. Votre nutritionniste vous aidera à identifier les vitamines et minéraux à supplémenter pour prévenir les carences. Vous pouvez également préserver la santé de votre cheval en lui donnant un supplément complet de vitamines et minéraux, tel qu' Omneity® de Mad Barn. Omneity® est formulé pour équilibrer la majorité des régimes alimentaires à base de fourrage et les programmes d’alimentation à base de céréales grâce à des oligo-éléments organiques de haute qualité et un apport complet en vitamines.

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Références

  1. National Research Council Nutrient Requirements of Horses. 2007.
  2. Zeyner, A. and Harris, P.A. Chapter 9: Vitamins. IN: Equine Applied and Clinical Nutrition. Elsevier. 2013.
  3. Schryver, H.F. et al. Salt consumption and the effect of salt on mineral metabolism in horses. Cornell Vet. 1987.View Summary
  4. Back, M. and Houpt, K. Short Communication: The effect of exercise on salt intake by horses. J Vet Behav. 2023.
  5. Ralston, S.L. Nutritional Diseases of Horses and Other Equids. Merck Veterinary Manual. Accessed Oct 11, 2023.
  6. Jansson, A. and Dahlborn, K Effects of feeding frequency and voluntary salt intake on fluid and electrolyte regulation in athletic horses. J Appl Physiol. 1999. View Summary
  7. Coenen, M. Chapter 10: Macro and trace elements in equine nutrition. IN: Equine Applied and Clinical Nutrition. Elsevier. 2013.
  8. Wichert, B. et al. Zinc, copper and selenium intake and status of horses in Bavaria. J Nutr. 2002. View Summary
  9. Higami, A. Occurrence of White Line Disease in Performance Horses Fed on Low-Zinc and Low-Copper Diets. J Equine Sci. 1999.
  10. Rueda-Carrillo, G. et al. Comparison of the Mineral Profile of Two Types of Horse Diet, Silage and Commercial Concentrate, and Their Impacts on Hoof Tensile Strength. Animals. 2022.
  11. Youssef, M.A. et al. Antioxidant Trace Elements in Serum of Draft Horses with Acute and Chronic Lower Airway Disease. Biol Trace Elem Res. 2012.View Summary
  12. Naile, T. L. et al. Effects of Mineral Source on Growth and Balance in Yearling Horses. Prof Anim Sci. 2005.
  13. House, A. Selenium in the Equine Diet. AAEP. Accessed Oct 11, 2023.
  14. Deride, C. et al. Relationship Between Selenium, Copper, Zinc and Their Biomarkers in Blood and Skeletal Muscle Tissue in Adult Horses From Southern Chile. J Equine Vet Sci. 2023. View Summary
  15. Calamari, L. et al. Effect of selenium source and dose on selenium status of mature horses. J Anim Sci. 2009. View Summary
  16. Owen, R.N. et al. Elevated dietary selenium rescues mitochondrial capacity impairment induced by decreased vitamin E intake in young exercising horses. J Animal Sci. 2022. View Summary
  17. Young, A. Equine Motor Neuron Disease (EMND). UC Davis. Accessed Oct 11, 2023.
  18. Finno, C.J. and Burns, E.N. Equine Neuroaxonal Dystrophy and Degenerative Myeloencephalopathy. Vet Clin North Am Equine Pract. 2022. View Summary
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  20. Etemadi, F. et al. Assessment of calcium, phosphorus, magnesium, vitamin D and PTH levels in sera of lame horses. Vet Med Sci. 2023. View Summary
  21. Goyal. M., Oxalate Accumulating in Fodder Crops and Impact on Grazing Animals - A Review. Forage Res. 2018.
  22. Rahman. M. M. and Kawamura. O., Oxalate Accumulation in Forage Plants: Some Agronomic, Climatic and Genetic Aspects. Asian Australas J Anim Sci. 2011.
  23. Toribio, R.E. Disorders of Calcium and Phosphate Metabolism in Horses. Vet Clin Equine. 2011. View Summary
  24. Stewart, A.J. Magnesium disorders in horses. Vet Clin North Am Equine Pract. 2011. View Summary
  25. Borer, K.E. and Corley, K.T.T. Electrolyte disorders in horses with colic. Part 1: potassium and magnesium. Equine Vet Educ. 2006.
  26. Dodd, J.A. et al. Magnesium aspartate supplementation and reaction speed response in horses. J Equine Vet Sci. 2015.
  27. Dodd, J.A.. et al. Does oral magnesium aspartate supplementation affect reaction speed in horses of different breeds?. Conference Proceedings ICEEP. 2018.
  28. Sheldon, S.A. et al. Effects of magnesium with or without boron on headshaking behavior in horses with trigeminal-mediated headshaking. J Vet Intern Med. 2019.View Summary
  29. Clark, C.K. et al. Effect of aluminum hydroxide/magnesium hydroxide antacid and bismuth subsalicylate on gastric pH in horses. J Am Vet Med Assoc. 1996.
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  31. Stewart, A.J. Magnesium as an Equine Dietary Supplement. Merck Veterinary Manual. Accessed Oct 11, 2023.
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