Le boulet est une articulation très mobile qui subit beaucoup de compression et qui amortit des forces importantes lorsque le cheval se déplace. Cette articulation est grandement sujette aux lésions des tissus mous et aux troubles osseux associés à la région. [2]

Les chevaux atteints d’une blessure au boulet présentent souvent des signes de chaleur, de douleur, de boiterie et d’enflure. Dans les cas graves, ils peuvent être incapables de prendre appui sur le membre touché. [1]

Les chevaux de performance comme les chevaux de course et de dressage sont plus susceptibles de subir des blessures aux boulets des membres postérieurs. Les chevaux de concours complets sont plus portés à souffrir de blessures aux boulets de membres antérieurs, probablement en raison des forces subies à la réception lorsqu’ils franchissent de gros obstacles. [3]

Les pathologies du boulet vont de troubles mineurs nécessitant une période de repos temporaire et l’application de glace aux blessures qui mettent fin à la carrière du cheval[1] La vigilance et une intervention rapide sont essentielles pour donner au cheval les meilleures chances de récupérer.

Des soins adéquats et à une bonne régie peuvent aider à prévenir les blessures au boulet. Il faut maintenir le cheval à un poids normal, l’entraîner correctement en fonction du travail attendu et surveiller de près tout signe de douleur.

Il importe de toujours veiller à soutenir les articulations du cheval en lui donnant un régime alimentaire adapté qui peut être complété avec des nutriments anti-inflammatoires pour favoriser le confort articulaire.

Les signes de boiterie du boulet

Les boulets jouent un rôle primordial dans le soutien de la masse du cheval. Par conséquent, le cheval peut boiter même si la blessure est bénigne.

Les blessures à cette articulation sont relativement faciles à remarquer, parce que les tissus mous du boulet ont peu d’enveloppes protectrices, constituées de fascias et de tissu adipeux.

L’un des premiers signes de blessure au boulet est souvent l’enflure ou la présence de chaleur autour de l’articulation. D’autres signes de blessure incluent : [1][6]

  • l’œdème ou l’enflure des tissus mous autour de l’articulation;
  • un épanchement ou une enflure à l’intérieur de la capsule articulaire;
  • la réticence à prendre appui sur le membre affecté;
  • une diminution de l’amplitude du mouvement du boulet;
  • de la douleur à la palpation;
  • une boiterie, par exemple une foulée raccourcie du membre touché;
  • « l’affaissement » d’un ou des deux boulets qui sont portés plus bas que la normale.

Le diagnostic

Pour diagnostiquer une blessure au boulet, le vétérinaire procède à un examen musculo-squelettique. La palpation de la région permet de détecter toute chaleur, douleur ou enflure. De plus, la flexion passive du membre est utile pour évaluer l’amplitude du mouvement.

Le vétérinaire effectue ensuite un examen de boiterie, en observant le cheval en mouvement en ligne droite et en cercle. Il peut aussi procéder à un test de flexion pour simuler une contrainte sur l’articulation. [14]

Une fois que le vétérinaire est certain que la boiterie provient du boulet, il peut avoir besoin d’une combinaison de diagnostics pour déterminer la nature exacte de la blessure. Des radiographies de l’articulation permettent d’évaluer les modifications osseuses, telles que les fractures ou l’ostéoarthrite. L’échographie des tissus mous autour de l’articulation permet d’identifier les lésions aux tendons, aux ligaments et à la capsule articulaire.

S’il apparaît qu’il y a une lésion au boulet, mais que ni les radiographies ni l’échographie ne permettent de poser un diagnostic définitif, le vétérinaire peut référer le cheval pour des examens d’imagerie complémentaires, comme la tomodensitométrie ou l’IRM.

L’anatomie de l’articulation du boulet

Le boulet du cheval s’appelle l’articulation métacarpophalangienne. Celle-ci se trouve à l’extrémité distale (éloignée) du troisième métacarpien (l’os du canon) et à l’extrémité proximale (rapprochée) de la première phalange (l’os du paturon).

Le boulet comporte également les deux os sésamoïdes proximaux, qui sont de petits os situés à l’arrière de l’articulation. [4]

Le boulet postérieur fait partie des articulations charnières, car il peut se mouvoir uniquement d’avant en arrière.

Le boulet est entouré d’une capsule articulaire qui contient du liquide synovial. Le liquide synovial lubrifie l’articulation et nourrit le cartilage articulaire. [4]

Image reproduite de Denoix, J.M. Essentials in Clinical Anatomy of the Equine Locomotor System.

1— troisième os métacarpien (os du canon); 11 — phalange proximale [27]

L’anatomie des tissus mous

Il existe plusieurs structures de tissus mous liées au boulet. Certaines stabilisent directement l’articulation, tandis que d’autres ne font que la traverser. Toutes ces structures travaillent ensemble pour soutenir la charpente et la biomécanique du membre.

De robustes ligaments collatéraux médiaux (à l’intérieur) et latéraux (à l’extérieur) s’étendent de l’os du canon à l’os du paturon et empêchent les mouvements latéraux de l’articulation.

Plusieurs ligaments se rattachent aux os sésamoïdes, qui sont incrustés dans le ligament intersésamoïdien. Les ligaments sésamoïdiens collatéraux et les ligaments sésamoïdiens distaux (courts, croisés, obliques et droits) travaillent tous ensemble pour maintenir les os sésamoïdes en place. [4]

Les tendons fléchisseurs descendent le long des faces palmaire ou plantaire (arrière) du membre et fléchissent le boulet. Cette flexion permet au cheval d’appliquer une force sur le sol pour se propulser dans la direction de son choix.

  • Le tendon fléchisseur superficiel du doigt s’insère dans le muscle fléchisseur superficiel du doigt du membre proximal.
  • Le tendon fléchisseur profond du doigt s’insère dans le muscle fléchisseur profond du doigt du membre proximal. [4]

Les deux tendons fléchisseurs sont regroupés avec le ligament suspenseur qui longe la face arrière du canon, puis se ramifie pour s’insérer dans chaque os sésamoïde.

La principale fonction du ligament suspenseur est d’empêcher l’hyperextension du boulet. Il assure la stabilité de l’articulation du boulet lorsqu’elle est sous contrainte et l’empêche de s’effondrer lorsque le membre porte le poids du cheval.

Un ligament annulaire qui s’enroule autour de l’arrière de l’articulation maintient ensemble tous les tissus mous à l’arrière du boulet et les empêche de courber lorsque le boulet ne porte aucun poids. [4]

Les tendons extenseurs descendent le long de la face avant du boulet et redressent l’articulation pour permettre au cheval de poser son pied sur le sol. [4]

Les deux tendons extenseurs sont les suivants :

  • L’extenseur antérieur des phalanges s’insère dans le muscle extenseur des phalanges du membre proximal.
  • Le tendon de l’extenseur latéral du doigt s’insère dans le muscle extenseur latéral des phalanges du membre proximal. [4]

Ensemble, ces tendons actionnent la locomotion en permettant au cheval d’avancer et de soulever suffisamment ses membres pour ne pas trébucher.

Les causes de boiterie du boulet

La boiterie provenant du boulet est généralement le résultat de l’arthrite, d’une fracture ou de lésions aux tissus mous.

Des sabots aux angles inadéquats ou une génétique qui fait naître de longs paturons peuvent par ailleurs prédisposer les chevaux aux blessures du boulet. [7]

Nous abordons plus bas quelques-unes des causes fréquentes de boiterie du boulet et le traitement des différents cas.

Lorsqu’un cheval présente des signes de blessure au boulet, il est préférable de faire appel au vétérinaire pour obtenir un diagnostic précis et un programme de réadaptation adapté.

L’ostéoarthrite

L’ostéoarthrite ou arthrose est une maladie articulaire dégénérative. Il s’agit de la forme d’arthrite la plus fréquente. L’usure progressive des articulations en est la cause.

Le boulet fait partie de l’appareil suspenseur de l’arrière-main. Cette articulation subit donc des contraintes élevées chaque fois que le cheval fait un pas. [5]

Au fil des années, les impacts répétés peuvent détériorer le cartilage protecteur de l’articulation. Cela entraîne d’autre part un amincissement du liquide synovial lubrifiant. [9]

À cause de cette détérioration de l’articulation, le contact d’os à os peut causer de la douleur et de l’inflammation.

L’inflammation incite l’organisme du cheval à produire des excroissances osseuses à l’intérieur et autour de l’articulation. Ces excroissances peuvent « accrocher » lorsque le boulet bouge et ainsi aggraver la douleur et l’inflammation qui conduisent à une boiterie. [9]

Si la cause de la boiterie du boulet est un diagnostic d’ostéoarthrite, le vétérinaire peut proposer un traitement avec l’une des infiltrations intra-articulaires suivantes ou, si le cas est grave, une fusion du boulet.

L’acide hyaluronique et les corticostéroïdes :

Ces composés ont des effets anti-inflammatoires et soulagent la douleur dans l’articulation. [10]

La protéine antagoniste des récepteurs d’interleukine 1 (IRAP) :

L’IRAP est une protéine aux propriétés démontrées produite naturellement par l’organisme du cheval qui diminue l’inflammation et favorise la régénération du cartilage. [11]

Le plasma riche en plaquettes (PRP) :

Le plasma riche en plaquettes (PRP) est une composante sanguine du cheval qui peut stimuler et réparer le cartilage endommagé lorsqu’il est injecté dans l’espace articulaire. [12]

La solution protéique autologue (Pro-stride) :

Pro-stride est un dérivé du sang du cheval qui peut diminuer l’inflammation, stimuler la réparation des tissus et atténuer la douleur. [13]

La fusion du boulet :

Dans les cas extrêmes de boiterie, une intervention chirurgicale appelée fusion du boulet ou arthrodèse du boulet est une possibilité. Cette opération consiste à poser des plaques et des vis pour immobiliser définitivement le boulet[19]

La plus grande partie de la douleur arthritique provient du contact d’os à os lorsque l’articulation est en mouvement. La fusion du boulet empêche l’articulation de bouger pour éliminer la douleur. Le pronostic pour cette intervention est habituellement favorable pour un retour à une locomotion normale du cheval au pré.

La dysplasie épiphysaire

La dysplasie épiphysaire est une affection impliquant une inflammation des plaques de croissance, les régions à l’extrémité des os qui transforment le cartilage en tissu osseux. Ce mécanisme appelé ossification endochondrale permet aux os de grandir. [16]

L’inflammation de ces plaques de croissance peut compromettre définitivement la croissance osseuse et nuire à la locomotion future du cheval. [16]

On constate habituellement la dysplasie épiphysaire chez les poulains âgés de 3 à 9 mois, en particulier chez les sujets plus gros qui font une poussée de croissance. [15]

Cette pathologie se manifeste par une enflure douloureuse du boulet. Le poulain déplace fréquemment son poids pour soulager les articulations touchées.

Les causes

Une alimentation inadaptée, des exercices qui surchargent les plaques de croissance, un traumatisme ou une infection peuvent engendrer la dysplasie épiphysaire. [15]

Les poulains qui grandissent rapidement peuvent développer une inflammation des plaques de croissance parce que les os n’arrivent pas à supporter une plus grande masse corporelle.

C’est l’une des raisons d’éviter de suralimenter la jument ou le poulain. La suralimentation de la jument pendant la grossesse ou l’allaitement peut faire en sorte que son lait soit trop riche en nutriments, alors que la suralimentation du poulain mène à une croissance exagérée. [16]

Il est préférable d’éviter d’entraîner un poulain trop jeune. Les poulains entraînés trop jeunes peuvent ne pas pouvoir supporter les charges accrues, ce qui conduit à l’inflammation des plaques de croissance encore immatures.

Les déséquilibres minéraux dans l’alimentation peuvent également contribuer au développement de la dysplasie épiphysaire chez les poulains. La carence en cuivre et l’excès de calcium peuvent tous deux contribuer au risque de développer la dysplasie épiphysaire. [17][18]

Pour traiter la dysplasie épiphysaire du boulet, les vétérinaires recommandent habituellement une période de repos en stalle, l’administration d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) et un rééquilibrage du régime alimentaire. [15]

La maladie osseuse sous-chondrale

La maladie osseuse sous-chondrale est une lésion causée par la fatigue chronique qui se produit dans le tissu osseux sous-chondral et trabéculaire du canon distal. [20] Elle est fréquente chez les chevaux de course en raison des traumatismes subis pendant la course.[20]

Le tissu osseux sous-chondral se trouve directement sous le coussinet cartilagineux situé à l’extrémité d’un os long. En dessous se trouve une couche de tissu osseux trabéculaire spongieux et poreux.

Ensemble, ces deux types d’os aident à amortir les contraintes exercées par les impacts. [20] Cependant, la maladie osseuse sous-chondrale peut se manifester lorsque ces tissus subissent des traumatismes répétés.

La maladie osseuse sous-chondrale n’est pas techniquement une maladie, mais plutôt le résultat de microblessures aux os sous-chondraux et trabéculaires. [20]

Si elle n’est pas traitée, l’affaiblissement des os peut conduire à des fractures condyliennes de l’extrémité distale de l’os du canon. [20]

La maladie osseuse sous-chondrale n’est pas visible sur les radiographies à moins qu’elle n’ait entraîné une fracture. Le vétérinaire peut poser un diagnostic présumé si la boiterie du cheval se limite au boulet, mais les radiographies et l’échographie ne révèleront aucune anomalie. [14]

On soigne habituellement la maladie osseuse sous-chondrale en donnant au cheval un congé de longue durée et des AINS pour soulager la douleur. En cas de fracture, le cheval peut avoir besoin d’une intervention chirurgicale. [21]

Les lésions traumatiques

La boiterie associée au boulet peut être le résultat d’une lésion traumatique à l’articulation, y compris les chocs, les ecchymoses et les fractures.

Puisque les chevaux ont une structure sociale hiérarchisée, les coups et les contusions sont monnaie courante. Si le boulet a subi un choc important, la région peut enfler. Cette enflure et cette chaleur sont rarement permanentes et se résorbent avec une thérapie à l’eau froide, du repos et des anti-inflammatoires. [8]

Les esquilles osseuses

Les esquilles osseuses se produisent lorsque de petits morceaux d’os se détachent en raison d’un traumatisme ou d’un stress répété infligé à l’articulation. Les fragments osseux peuvent se déplacer à l’intérieur du boulet, et ainsi causer de la douleur et de l’inflammation.

Les vétérinaires ont normalement recours à la chirurgie arthroscopique pour soigner les esquilles osseuses. Le chirurgien pratique une petite incision dans l’articulation pour y introduire une caméra. Il localise l’esquille osseuse, puis la saisit et la retire avec une pince.

Le pronostic après le retrait de l’esquille osseuse est excellent tant qu’il n’y a pas d’autres complications. [1]

Les grosses fractures

Les fractures se produisent lorsqu’un traumatisme est infligé directement à l’os ou qu’une force extrême se transmet à travers l’os en suivant un angle.

Une fracture simple décrit une rupture qui traverse une partie quelconque de l’os. La rupture peut être complète, lorsque l’os est complètement divisé en deux parties ou plus, ou incomplète, lorsque l’os est toujours en une seule pièce.

Une fracture comminutive, aussi appelée fracture compliquée, se produit lorsque l’os se brise en plusieurs morceaux ou fragments. [1]

Les fractures peuvent d’autre part être déplacées lorsque les morceaux d’os brisés ne s’alignent pas le long du plan de fracture; articulaires, lorsque la fracture communique avec l’articulation; ou ouvertes, lorsque l’os transperce la peau.

Les grosses fractures sont plus difficiles à traiter que les esquilles osseuses. L’os doit être stabilisé chirurgicalement à l’aide de plaques et de vis pour s’assurer que l’os fracturé reste aligné.

On pose ensuite un plâtre sur le membre et le cheval doit être mis au repos en stalle pour donner à l’os le temps de guérir et éviter d’autres blessures.

Le pronostic d’une fracture associée à l’articulation du boulet dépend de sa gravité. En règle générale, les fractures condyliennes simples ont un bon pronostic pour le retour aux activités athlétiques. Certains facteurs de complication comme la fragmentation, le déplacement et la contamination dans le cas des fractures ouvertes compromettent le pronostic.

Les chevaux sont des animaux lourds, mal adaptés pour l’appui sur seulement trois membres. Les complications possibles pendant la convalescence incluent la laminite du membre opposé, le désalignement de la fracture, la défaillance des implants, c.-à-d. des vis délogées ou infectées, ainsi que l’arthrite secondaire. [1]

La sésamoïdite

Les os sésamoïdes sont intégrés dans le ligament intersésamoïdien qui se trouve à l’arrière du boulet.

La sésamoïdite est une douleur et une inflammation chronique des os sésamoïdes ou des tissus mous environnants.

La sésamoïdite peut se manifester chez tous les chevaux de performance. Bien qu’on en comprenne mal la cause exacte, on pense que la surutilisation et le stress infligé à l’appareil suspenseur en sont la cause.

La sésamoïdite requiert une période de repos en stalle et des anti-inflammatoires[22]

La synovite villo-nodulaire

La synovite villo-nodulaire survient lorsque le cartilage articulaire s’enflamme et s’épaissit en raison d’un stress répétitif.

On observe cette pathologie principalement chez les chevaux de course Pur-sang anglais et Standardbred.

Le vétérinaire peut diagnostiquer la synovite villo-nodulaire à l’aide de l’échographie. Le traitement implique l’excision chirurgicale de la région épaissie. [23]

Les pathologies des ligaments suspenseurs

Le ligament suspenseur est une composante cruciale de l’appareil suspenseur qui soutient le boulet. Les pathologies de ce ligament peuvent entraîner l’affaissement du boulet postérieur causé par le manque de soutien.

Les vétérinaires diagnostiquent la plupart des pathologies du ligament suspenseur grâce à l’échographie et au tableau clinique, c.-à-d. l’affaissement du boulet, l’œdème autour du ligament, la présence de chaleur et la boiterie.

Les déchirures du ligament suspenseur :

Comme tous les ligaments, le ligament suspenseur est sujet aux déchirures complètes et partielles.

On soigne les déchirures mineures avec du repos, une ferrure orthopédique et des anti-inflammatoires pour que le cheval puisse revenir à son niveau de performance antérieur. Les déchirures graves peuvent limiter la carrière du cheval ou même obliger sa mise à la retraite définitive.

Le vétérinaire est en mesure de poser un diagnostic précis et d’expliquer le pronostic du cheval concerné. [24]

La desmite des ligaments suspenseurs :

La desmite du ligament suspenseur décrit une inflammation et des lésions chroniques au ligament suspenseur. On peut en outre la classer selon qu’elle touche la région proximale, soit le tiers supérieur, le corps ou les branches du ligament.

Lorsqu’il est question de boiterie associée à la région du boulet, les branches du ligament suspenseur sont les structures qui nous intéressent. Les branches médiales et latérales du ligament suspenseur s’attachent à la partie apicale (supérieure) des os sésamoïdes médiaux et latéraux, respectivement.

Les lésions aux branches du ligament suspenseur sont relativement fréquentes et se produisent normalement sur une seule branche et un seul membre. Toutefois, elles peuvent toucher les deux branches d’un même membre, ce qui est plus fréquent aux membres postérieurs.

On pense que le déséquilibre des sabots est un facteur qui prédispose le cheval à la desmite des branches du ligament suspenseur.

Les chevaux atteints d’une desmite et d’une lésion à l’une des branches du ligament suspenseur présentent habituellement de la chaleur, de la douleur, de l’enflure et une boiterie. L’échographie permet de valider le diagnostic.

Le traitement comprend l’application d’ondes de choc, l’administration locale de médicaments anti-inflammatoires, des injections de cellules souches et une ferrure orthopédique. [25]

La desmite dégénérative des ligaments suspenseurs :

La desmite dégénérative des ligaments suspenseurs (DSLD en anglais) est une pathologie chronique dégénérative qui affecte le tissu conjonctif des ligaments suspenseurs. On pense qu’elle est le résultat de facteurs génétiques, mais des recherches sont toujours en cours pour le confirmer.

Cette pathologie mène à la défaillance complète des ligaments suspenseurs des deux membres postérieurs, suivie d’un affaissement catastrophique des boulets.

La desmite dégénérative des ligaments suspenseurs est incurable et conduit souvent à l’euthanasie du cheval. [26]

Comment prévenir les troubles du boulet

La première étape pour prévenir les troubles du boulet postérieur consiste à s’assurer que les pieds du cheval sont correctement parés et équilibrés. Les chevaux dont les pieds sont mal équilibrés sont prédisposés à l’hyperextension du boulet qui surcharge les structures qui se trouvent à l’intérieur.

Les problèmes de sabots, y compris les pinces trop longues ou trop courtes et les talons fuyants, peuvent accroître le risque de blessure. Les chevaux doivent recevoir régulièrement les soins d’un pareur ou d’un maréchal-ferrant qualifié. [26]

Il faut veiller à équilibrer les programmes d’entraînement pour minimiser le surmenage des structures du boulet postérieur. Il importe d’éviter d’imposer aux boulets postérieurs les charges extrêmes causées par le franchissement fréquent de gros obstacles ou la surutilisation du rassembler.

Le cheval doit être dans un état de chair sain et faire régulièrement l’objet de contrôles vétérinaires pour détecter et traiter rapidement tout problème de santé.

L’alimentation et la nutrition

En dernier lieu, on peut soutenir les articulations et la mobilité du cheval en lui donnant une alimentation équilibrée qui répond à tous ses besoins en nutriments.

Le régime alimentaire du cheval doit lui fournir les niveaux adéquats d’acides aminés et de minéraux comme le cuivre et le zinc pour former les protéines de collagène qui composent le cartilage articulaire.

L’alimentation du cheval doit également lui procurer du calcium et du phosphore dans le bon rapport pour favoriser une croissance et une résistance osseuses optimales.

Les études ont par ailleurs démontré que les suppléments nutritionnels tels que le méthyl-sulfonate-méthane (MSM), l’acide hyaluronique et les acides gras oméga-3 améliorent la santé des articulations et réduisent l’inflammation.

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Questions fréquemment posées

Voici quelques questions fréquemment posées sur la boiterie du boulet chez les chevaux :

Résumé

L’articulation du boulet est essentielle au mouvement, mais elle est aussi très susceptible aux blessures chez les chevaux, surtout lors d’un exercice intense. Reconnaître et gérer rapidement les blessures au boulet est crucial pour assurer une récupération réussie et minimiser le risque de dommages permanents.

  • Le boulet est sujet à diverses blessures, notamment l’arthrite, les fractures et les lésions des tissus mous, souvent causées par un traumatisme, la surutilisation ou des angles du sabot inappropriés.
  • Les signes d’une blessure au boulet comprennent l’enflure, la chaleur, la douleur et une diminution de l’amplitude de mouvement. Les cas graves peuvent entraîner une boiterie ou une incapacité à supporter le poids.
  • L’arthrose, la physite, la maladie osseuse sous-chondrale et la sésamoïdite sont des causes fréquentes de boiterie du boulet, avec des traitements allant du repos et des médicaments anti-inflammatoires à la chirurgie dans les cas extrêmes.
  • La prévention des problèmes au boulet passe par des soins appropriés des sabots, la gestion du poids, un entraînement adapté et un soutien nutritionnel, y compris des suppléments comme le MSM et les acides gras oméga-3 pour soutenir la santé articulaire.
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Références

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