L’équitation classique de performance est née des traditions équestres européennes liées à l’équitation militaire et à la chasse à cheval. [1]
Ces traditions reposaient sur l’agilité, le tempérament et la réactivité du cheval. Ces traits sont toujours au cœur des sports équestres de selle anglaise modernes.
Du spectacle qu’offre le saut d’obstacles de haut niveau à l’élégance des concurrents dans les carrières de dressage, en passant par l’excitation et l’effervescence du concours complet, chaque discipline comporte ses propres risques pour les athlètes équins.
Les cavaliers qui pratiquent l’équitation classique peuvent aider à assurer la santé et la sécurité de leurs montures durant l’entraînement, les déplacements et la compétition en se familiarisant avec la relation entre l’entraînement de leur cheval, les exigences de la compétition et le risque de blessures.
Nous vous invitons à poursuivre votre lecture pour apprendre tout ce que vous devez savoir sur les blessures et les problèmes de santé liés au sport les plus fréquents chez les chevaux qui participent aux disciplines d’équitation classique.
L’impact des sports équestres classiques sur les chevaux
La vie de tous les chevaux de concours comporte un certain degré de risque et de stress, peu importe leur niveau ou la discipline. Parmi les facteurs liés au mode de vie qui contribuent aux problèmes de santé chez les montures de sport équestre classique, on retrouve :
- Une saison de concours exigeante: l’équitation est limitée aux mois d’été dans la plupart des régions. Cela signifie souvent que les chevaux participent à des concours chaque semaine pendant une partie de l’année et que certains concours durent trois jours ou plus. De plus, les concurrents ont souvent l’occasion de s’entraîner et de se préparer durant la saison morte en participant aux circuits d’hiver.
- Le transport en remorque et les déplacements: les chevaux peuvent se faire bousculer dans une remorque en mouvement ou s’atteindre en cherchant à garder leur équilibre, même lorsqu’ils portent des guêtres de transport, des bandages et un protège-tête. On les transporte souvent dans des stalles côte à côte étroites, trop exiguës pour leur permettre de bouger. Ces déplacements engendrent un stress supplémentaire pour les chevaux qui ne sont pas toujours bien adaptés aux longues périodes de confinement.
- Les antécédents de carrière: certains chevaux de chasse, de saut d’obstacles et de concours complet ont d’abord fait carrière dans les courses. Les montures issues des courses peuvent montrer des signes de stress préexistant, y compris des stéréotypies ou de la nervosité. Elles peuvent également souffrir de problèmes de santé liés au sport, par exemple une périostite du canon.
- Le niveau de difficulté: la compétition peut imposer des contraintes intenses au système musculosquelettique du cheval. Les parcours de concours complet peuvent comporter de trente à quarante-cinq obstacles fixes échelonnés sur une distance de 7 kilomètres (4 milles) ou plus. Les parcours de saut d’obstacles au niveau Élite et Grand prix comportent des sauts qui peuvent mesurer jusqu’à 1,60 mètre (5,2 pieds) de hauteur. La conception des parcours peut en outre inciter les concurrents à faire des virages serrés à grande vitesse.
En tenant compte de ces facteurs lors de la création d’un programme d’entraînement et de compétition, les cavaliers peuvent minimiser les conséquences sur la santé à long terme de leur monture et veiller à ce qu’elle puisse réussir sa saison de concours.
Les facteurs de risque de blessures
Les facteurs de risque de blessures propres aux disciplines d’équitation classique sont liés aux exigences mécaniques imposées au corps du cheval par la pratique du sport. En règle générale, les exigences physiques pour les chevaux de selle anglaise sont les suivantes selon le sport : [2]
- Les chevaux de chasse et de saut d’obstacles: en plus de devoir franchir les obstacles, ces montures doivent ajuster leur foulée, tourner à grande vitesse et subir des impacts répétés avec le sol. Comme d’autres formes de saut d’obstacles, il y a toujours un risque que les chevaux heurtent un saut ou ne réussissent pas à le franchir sans y toucher, ce qui peut entraîner des blessures par contusion.
- Le dressage: le cheval de dressage est entraîné à modifier son équilibre ou à modifier ses allures de manière précise et coordonnée, et, dans certains cas, selon une chorégraphie. Il doit souvent le faire en étant très rassemblé pendant que le cavalier est assis sur son dos en permanence. Ces montures sont sujettes aux blessures associées à l’entraînement répétitif, en particulier dans le dos, l’arrière-main et les membres distaux.
- Le concours complet: cette discipline requiert une expertise combinée en saut d’obstacles et en dressage. Elle comporte aussi une phase de cross-country exigeante qui met à l’épreuve la vitesse et l’endurance des chevaux sur un terrain varié. De plus, en raison des obstacles sont fixes, le risque de blessures pour le cheval de concours complet était grand dans le passé. Les améliorations récentes apportées aux conceptions des tracés de concours complet incluent désormais des obstacles démontables pour atténuer précisément ce risque.
Le profil des blessures des chevaux de sport équestre classique
Bien que les compétences des chevaux de selle anglaise chevauchent celles de nombreuses autres formes d’équitation, il existe des preuves que certaines blessures sont plus fréquentes dans certaines disciplines.
Une étude a évalué les principaux sites de blessures chez des chevaux admis pour une évaluation orthopédique. Les chercheurs ont trouvé une relation significative entre la carrière sportive des sujets et les tendances en matière de lésions. Les chevaux dédiés à un seul sport de compétition présentaient des profils de blessures nettement différents de ceux des montures utilisées pour l’équitation non spécialisée. [2]
Les compétences spécialisées et la charge de travail associées à l’entraînement pour la compétition prédisposent les chevaux aux lésions à des sites anatomiques précis ou à des blessures spécifiques qui sont distinctes de celles trouvées chez les chevaux de loisir. [3]
La discipline
Non seulement les chevaux de performance sont enclins à faire face à des risques particuliers liés à l’intensité et à la difficulté de la compétition, mais chaque discipline comporte ses propres risques. [2]
Les chevaux de saut d’obstacles, en particulier ceux qui font du concours complet, ont tendance à souffrir de blessures aiguës aux membres antérieurs. Les chevaux de dressage, en revanche, sont plus fréquemment soignés pour les blessures associées au stress accumulé dans l’arrière-main. [2]
La nature précise des blessures diffère, mais les schémas sont logiques d’un point de vue empirique : les chevaux spécialisés dans un sport chargent de manière répétitive certaines structures anatomiques précises, ou encore les chargent d’une manière propre à la discipline. Cela qui peut contribuer au risque de lésions dues aux contraintes excessives ou répétitives.
En comprenant mieux les schémas fréquents de blessures et leurs facteurs de risque sous-jacents, les propriétaires, les cavaliers et les entraîneurs peuvent prendre des précautions, surveiller les symptômes précoces et, si possible, atténuer les risques évitables.
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Le niveau de compétition
Même au sein d’une discipline, le niveau de compétition peut permettre de prédire certaines blessures. [2] Les chevaux présentent des profils de blessures différents selon qu’ils prennent part aux concours de niveau inférieur ou supérieur (« l’élite »). [2]
Tableau 1. Sommaire du risque de blessures selon le niveau de compétition.
| Discipline | Niveau de compétition | Site anatomique fréquent de la boiterie |
|---|---|---|
| Saut d’obstacles | Niveau inférieur | L’os naviculaire et les ligaments associés |
| Saut d’obstacles | Niveau supérieur (Élite) | Les ligaments suspenseurs, les tendons fléchisseurs profonds du doigt |
| Concours complet | Niveau inférieur | Les ligaments suspenseurs, l’os naviculaire et les ligaments associés |
| Concours complet | Niveau supérieur (Élite) | Les tendons fléchisseurs superficiels du doigt des membres antérieurs, le tarse (jarret) |
| Dressage | Niveau inférieur | Les ligaments suspenseurs des membres postérieurs, l’os naviculaire et les ligaments associés |
| Dressage | Niveau supérieur (Élite) | Les ligaments suspenseurs des membres postérieurs, le tarse (jarret) |
Les onze blessures les plus fréquentes chez les chevaux de sport équestre classique
Bien que ces données soient utiles pour guider les régimes d’entraînement, les cavaliers doivent être conscients des facteurs de risque individuels propres à chaque cheval, notamment les blessures antérieures, les défauts de conformation et les problèmes de santé sous-jacents. En outre, certaines des blessures les plus fréquentes au sein d’une discipline peuvent être corrélées à des différences d’âge, de poids ou de sexe.
Cela étant dit, voici quelques-unes des blessures les plus courantes liées à la performance chez les chevaux de saut d’obstacles, de dressage et de concours complet.
Les lésions aux tissus mous
Les lésions aux tissus mous dans les sports équestres touchent principalement les tendons et les ligaments, en particulier ceux qui se trouvent dans la partie inférieure des membres. Les structures internes du sabot peuvent d’autre part subir des lésions aux tissus mous, notamment celles qui suivent :
- la sole;
- la fourchette;
- les talons.
1. La douleur aux talons
Pour le cheval de saut d’obstacles, le chargement des membres à l’appel et l’impact à la réception sont inévitables. Il n’est pas surprenant que la friction ou les chocs causés par les surfaces dures, abrasives ou irrégulières rencontrées à l’entraînement et sur les parcours provoquent des bleimes, des abrasions et des lésions aux tissus mous des talons ou d’autres parties du sabot.
La douleur aux talons est plus fréquente chez les chevaux de chasse, de saut d’obstacles et de concours complet. Elle est moins prévalente dans la carrière de dressage où le risque d’impact dû aux chocs excessifs est plus faible. [4]
Voici certains facteurs qui peuvent affecter la qualité et l’intégrité du pied équin : [5]
- des défauts comme des talons fuyants ou d’autres déséquilibres du pied;
- les conditions environnementales, par exemple, les paddocks humides et boueux;
- l’état nutritionnel;
- une ferrure mal adaptée;
- une maréchalerie inadéquate ou des soins trop espacés.
La douleur aux talons peut se manifester par une boiterie, en particulier si le cheval se déplace sur des surfaces dures ou lorsqu’il est sous la selle. Lorsqu’on soupçonne que les sabots du cheval sont douloureux, la palpation ou l’application prudente des tricoises sur les talons peut permettre de localiser un bleime ou une lésion sous-cutanée. [4]
La douleur aux talons réagit habituellement bien à une prise en charge efficace. Les ferrures orthopédiques peuvent atténuer certains risques associés à la douleur aux talons, notamment les fers modifiés qui protègent le talon ou redistribuent les charges. [4]
2. Les lésions au tendon fléchisseur superficiel du doigt
Les tendons fléchisseurs superficiels du doigt soutiennent l’os du canon et le muscle connexe. Ces tendons jouent le rôle de stabilisateurs et d’amortisseurs. Ils assurent la médiation de l’énergie et du mouvement dans le bas des membres du cheval. [4]
Le tendon fléchisseur superficiel du doigt est responsable de la flexion du doigt. Il tend à subir un stress élevé dû aux charges pendant le mouvement, en particulier chez le cheval de saut d’obstacles. [6][7]
Les blessures au tendon fléchisseur superficiel du doigt peuvent aller d’une tendinite relativement bénigne à une tendinite aiguë grave qui se caractérise par des lésions importantes. Le surmenage est à l’origine de l’inflammation ou des lésions des tissus. Les cas graves peuvent toutefois provenir de faux pas sur une surface trop souple ou d’un couple excessif subi par le membre inférieur qui découle de la pose de crampons sur les fers. [4]
Le traitement initial comprend ce qui suit : [4]
- le repos forcé au box;
- la thérapie par le froid;
- les médicaments anti-inflammatoires;
- la pose d’un bandage de protection, de plâtre ou d’hipposandales pour aider à stabiliser les tissus.
Plusieurs traitements existent pour aider les athlètes équins de selle anglaise à se rétablir d’une blessure au tendon, y compris les injections de protéines riches en plasma ou d’autres thérapies biologiques qui peuvent améliorer la qualité et la vitesse de récupération. Les autres traitements peuvent inclure la thérapie au laser ou aux ultrasons, ou encore une intervention chirurgicale. [4][6]
Si votre cheval souffre d’une blessure au tendon, consultez votre vétérinaire pour établir un plan de traitement personnalisé.
3. La desmite du ligament accessoire inférieur
Les entorses ligamentaires sont une blessure prévalente chez les chevaux de sport équestre classique. Elles se manifestent ordinairement par de la chaleur, de la douleur et de l’enflure à l’endroit de la blessure. [4]
Les entorses légères (les lésions de type I) et les déchirures mineures (les lésions de type II) peuvent ne pas occasionner de boiterie. Les déchirures plus graves (les lésions de type III et IV) se caractérisent par une boiterie modérée à grave, ainsi que de l’enflure, de la chaleur et une douleur qui ne passent pas inaperçue. [4]
Le ligament accessoire inférieur porte aussi le nom de ligament accessoire du tendon fléchisseur profond du doigt. Il longe l’arrière du bas du membre en dessous et à côté du tendon fléchisseur profond et s’y attache à environ un tiers de la hauteur de l’os du canon. Ce ligament amortit les chocs et empêche l’étirement excessif du tendon fléchisseur profond. [4]
Les lésions au ligament accessoire inférieur se produisent généralement pour les raisons suivantes : [8]
- une surextension due à une torsion ou à un pivot excessifs sur le membre;
- les contraintes répétitives.
Les blessures aux ligaments accessoires inférieurs sont courantes chez les chevaux de saut d’obstacles et de dressage. [4] On les rapporte plus souvent chez les chevaux âgés, ce qui suggère que le vieillissement dégénératif pourrait prédisposer ce ligament aux lésions. [8]
Comme pour les autres lésions des tissus mous, l’approche de traitement varie en fonction de la gravité de la blessure. Les options peuvent inclure : [8]
- le repos forcé au box;
- l’exercice contrôlé;
- la thérapie par le froid;
- les médicaments anti-inflammatoires;
- la pose de bandages pour immobiliser le membre;
- la thérapie par ondes de choc;
- le traitement au plasma riche en plaquettes (PRP);
- la thérapie par les cellules souches.
4. La desmite du ligament suspenseur
La desmite des ligaments suspenseurs implique des lésions et une inflammation du ligament suspenseur, normalement attribuables à des contraintes répétitives ou à une sursollicitation. [4]
Elle est fréquente dans les membres postérieurs des chevaux de dressage, où les allures rassemblées exercent des forces importantes sur les ligaments suspenseurs. Chez le cheval de saut d’obstacles, la desmite des ligaments suspenseurs est plus susceptible d’être associée à une extension excessive de l’articulation du boulet lors de la réception sur un sol profond et meuble. [9]
Il peut être difficile de distinguer une lésion aux ligaments suspenseurs des lésions aux tissus qui se trouvent à proximité, par exemple les tendons. Les méthodes de diagnostic peuvent inclure celles qui suivent : [4]
- la palpation systémique;
- les tests de flexion;
- l’imagerie diagnostique;
- les blocs nerveux.
Le traitement de la desmite du ligament suspenseur mineure comprend le repos et un programme d’exercice contrôlé. Les lésions plus graves qui impliquent une déchirure partielle ou complète du ligament nécessitent des thérapies de réadaptation, et la convalescence demande plusieurs mois. [4]
5. La desmite collatérale de l’articulation interphalangienne distale et de l’os naviculaire
Les dommages aux ligaments qui stabilisent l’articulation interphalangienne distale et l’appareil des os naviculaires peuvent être difficiles à cerner, car ils surviennent à l’intérieur du pied. Les blocs nerveux analgésiques combinés à l’imagerie diagnostique peuvent aider à localiser la lésion. [4]
Ces blessures peuvent être associées aux facteurs suivants : [4][10]
- un traumatisme dû à une blessure soudaine ou à un stress répétitif infligés au sabot;
- une surface de travail inégale ou des contraintes latérales;
- un défaut d’aplomb;
- la sursollicitation.
Le traitement initial peut comprendre le repos, l’exercice contrôlé et un ferrage orthopédique pour améliorer l’équilibre ou redistribuer les charges loin des ligaments touchés. [11]
La suite du traitement peut inclure ce qui suit :
- les médicaments anti-inflammatoires;
- des injections intra-articulaires pour favoriser la guérison;
- un retour progressif au travail avec un suivi attentif.
Le pronostic pour les chevaux atteints de desmite collatérale de l’articulation interphalangienne distale est habituellement favorable. [4] Un diagnostic précoce et une prise en charge adaptée sont essentiels pour obtenir les meilleurs résultats.
L’ostéoarthrite
L’ostéoarthrite désigne une inflammation dégénérative des articulations. Bien qu’il ne s’agisse pas d’une blessure en soi, les chevaux de sport courent un risque plus élevé d’arthrite en raison de l’intensité de la performance et de l’entraînement.
De plus, les blessures traumatiques sont directement corrélées au développement de l’ostéoarthrite chez les chevaux. [12]
Les chevaux de sport équestre classique sont prédisposés à des schémas spécifiques d’arthrite, notamment ceux qui suivent :
- les tares dures ou formes phalangiennes;
- l’éparvin osseux du jarret distal;
- l’arthrite cervicale (de l’encolure);
- les osselets ou arthrite du boulet.
Les chevaux atteints d’arthrite requièrent une prise en charge continue. La plupart finissent par devoir cesser définitivement la compétition. Les propriétaires peuvent aider à prévenir ou à retarder l’apparition de l’arthrite et à limiter les contraintes infligées aux articulations de leurs chevaux. Pour ce faire, ils doivent s’entourer d’entraîneurs qualifiés, s’assurer que leur animal conserve un état de chair idéal et lui prodiguer rapidement des soins médicaux adéquats en cas de blessure traumatique.
Le cheval doit recevoir une alimentation équilibrée pour soutenir la santé de ses articulations, car cette dernière requiert un grand nombre de vitamines et de minéraux.
Les suppléments de soutien peuvent par ailleurs être bénéfiques pour les animaux qui souffrent d’ostéoarthrite. Les acides gras oméga-3, l’acide docosahexaénoïque (DHA) et l’acide eicosapentaénoïque (EPA) peuvent notamment aider à soulager l’inflammation des articulations et les symptômes associés à l’arthrite. [13]
OmegaPrime+ de Mad Barn est une source appétente d’acides gras oméga-3 qui contient du DHA ajouté pour soutenir les mécanismes anti-inflammatoires.
Le méthylsulfonylméthane (MSM) est un autre supplément articulaire qui peut être prometteur pour les chevaux de performance atteints d’ostéoarthrite. Le MSM est une forme de soufre facilement disponible qui peut soutenir la santé des tissus conjonctifs comme le cartilage articulaire, les tendons et les ligaments.
La recherche sur les chevaux de performance suggère que le MSM a des effets anti-inflammatoires et antioxydants qui peuvent aider à combattre les dommages oxydatifs et l’inflammation associés à l’exercice. [14]
6. Les tares dures ou formes phalangiennes
Les formes phalangiennes équines sont une maladie dégénérative grave qui peut compromettre la carrière d’un cheval. Les chevaux qui pratiquent des sports de selle anglaise comme le saut d’obstacles et le concours complet subissent des chocs importants ou doivent faire des virages serrés qui augmentent le risque de ce type de lésion. [4]
Les formes phalangiennes haute et basse sont des formes d’ostéoarthrite qui touchent les os et les articulations de la partie inférieure des membres du cheval. [15][16] La surutilisation ou les défauts d’aplomb peuvent prédisposer le cheval de sport à cette maladie.
Les formes phalangiennes basses touchent spécifiquement l’articulation interphalangienne distale des membres antérieurs et postérieurs, en particulier chez les chevaux âgés. Comme toutes les formes d’ostéoarthrite, les formes phalangiennes basses sont progressives. Les signes cliniques s’aggravent généralement à mesure que le cheval vieillit.
Les facteurs qui peuvent contribuer à la formation de formes phalangiennes basses chez les chevaux de sport incluent les suivants : [5]
- un traumatisme répétitif et les chocs répétés infligés à l’articulation interphalangienne distale et au pied;
- les blessures de l’articulation interphalangienne distale ou des ligaments qui la soutiennent;
- un défaut d’aplomb;
- des contraintes excessives subies par l’articulation.
Il existe plusieurs options pour atténuer l’apparition des formes phalangiennes équines, notamment celles qui suivent : [15]
- Les médicaments anti-inflammatoires: les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) comme la phénylbutazone (« Butazone ») ou le firocoxib (EquioxxMD) peuvent aider à soulager la douleur et l’inflammation. Il est préférable de faire appel à un vétérinaire pour gérer la douleur arthritique qui perdure. En effet, l’usage prolongé d’AINS peut causer une colite du côlon dorsal droit et d’autres troubles de santé.
- Les injections intra-articulaires: le vétérinaire peut injecter des corticostéroïdes directement dans l’articulation touchée pour obtenir un effet anti-inflammatoire ciblé. Il peut aussi injecter de l’acide hyaluronique et des glycosaminoglycanes polysulfatés (PSGAG) pour protéger le cartilage et diminuer l’inflammation.
- Le plasma riche en plaquettes (PRP): ce traitement consiste à injecter des plaquettes concentrées dérivées du sang du cheval concerné pour stimuler la guérison.
- La protéine antagoniste des récepteurs de l’interleukine-1 (IRAP): cette thérapie anti-inflammatoire est dérivée du sang du cheval concerné et atténue la réaction inflammatoire.
Malheureusement, le pronostic pour les chevaux de performance qui souffrent de formes phalangiennes basses avancées est souvent défavorable. Le peu d’espace dans le sabot ne peut pas accommoder la croissance ou le grossissement des os arthritiques, ce qui accroît la pression et la douleur à mesure que la maladie évolue. [4]
7. L’éparvin osseux
L’ostéoarthrite du jarret distal (le tarse), aussi appelée éparvin osseux, est une cause fréquente de boiterie chez les chevaux de performance. L’usure de ces articulations qu’entraînent le travail et les performances athlétiques est la principale cause de cette maladie dégénérative. [17]
L’éparvin osseux est fréquent chez les chevaux plus âgés, en particulier ceux qui font du saut d’obstacles et du concours complet, pour les raisons suivantes : [4]
- le stress répétitif et la compression infligés aux articulations tarsiennes distales;
- une rotation excessive des os du tarse;
- la tension subie aux points d’attache des ligaments.
Cette forme d’arthrite est en outre associée aux défauts d’aplomb, notamment ceux qui suivent : [4]
- des membres postérieurs trop droits;
- les jarrets coudés;
- les jarrets de bœuf.
Les premiers symptômes peuvent inclure ceux qui suivent : [4][17]
- le manque d’engagement des postérieurs;
- une diminution de l’amplitude de la foulée;
- un manque d’impulsion.
L’éparvin osseux progresse éventuellement vers une boiterie. [4][17]
Les options de traitement de l’arthrite du jarret ressemblent à celles d’autres formes d’arthrite. Elles consistent principalement à contrôler la douleur et à gérer le poids du cheval. Certains chevaux tirent profit de thérapies régénératives et alternatives pour conserver une locomotion normale. [4]
Les chevaux de sport atteints d’ostéoarthrite chronique peuvent continuer à participer aux épreuves de niveau inférieur. Toutefois, comme pour d’autres formes de maladie dégénérative des articulations, on doit s’attendre à devoir les retirer définitivement de la compétition une fois que la maladie compromet leur mouvement.
8. L’arthrite cervicale
L’arthrite cervicale décrit l’arthrite de la colonne vertébrale qui soutient l’encolure. Elle peut se développer chez les chevaux de sport équestre classique à la suite de plusieurs facteurs, notamment ceux qui suivent : [18]
- des changements dégénératifs liés au vieillissement;
- un traumatisme ou une blessure subis à l’encolure;
- une malformation congénitale des vertèbres cervicales;
- le stress répétitif lié aux activités sportives.
On signale le plus souvent cette maladie qui limite les performances chez les chevaux de saut d’obstacles et de concours complet vieillissants. Les symptômes initiaux peuvent inclure une perte de puissance pour franchir les sauts sans les heurter et une réticence générale à fléchir latéralement, comme la flexion nécessaire pour effectuer des virages serrés. [18]
Les chevaux de dressage atteints d’arthrite cervicale peuvent aussi résister à la flexion latérale, en particulier lors de mouvements avancés comme la pirouette au galop.
Dans ce cas, l’articulation facettaire de la colonne cervicale, qui relie une vertèbre (un os de la colonne vertébrale) à ses voisines, s’agrandit. Cela provoque des douleurs à l’encolure, une boiterie ou un manque de coordination des allures des membres postérieurs. Certains symptômes plus subtils peuvent inclure la résistance au travail sur la main, la résistance au mors et la raideur. [19]
L’emplacement précis des modifications dégénératives aux articulations facettaires intercervicales peut être difficile à déterminer. L’imagerie diagnostique, y compris les scintigraphies osseuses, peut faciliter le diagnostic et guider le traitement. [4]
Les chevaux qui souffrent de douleurs cervicales peuvent réagir positivement à la physiothérapie et aux traitements chiropratiques. Le traitement médical de l’ostéoarthrite cervicale peut faire appel à l’infiltration locale de corticostéroïdes et de médicaments anti-inflammatoires. Certains cas peuvent nécessiter une intervention chirurgicale. [4]
Il importe de noter que les modifications dégénératives des articulations sont irréversibles. [20] La plupart des traitements visent à ralentir l’évolution de la maladie, à soulager la douleur et à rétablir les fonctions élémentaires.
Compte tenu de ces considérations, l’éventualité d’un retour à la performance à long terme des chevaux atteints d’arthrite cervicale avancée est limitée. [21]
9. L’arthrite du boulet
L’arthrite du boulet, aussi appelée osselets, est une affection courante chez les chevaux de performance âgés. Elle touche particulièrement les montures de chasse, de saut d’obstacles et de concours complet en raison des forces intenses infligées au boulet lorsqu’elles franchissent des obstacles. [4]
Les osselets sont liés à une accumulation de petites lésions au fil du temps. C’est pourquoi on les signale couramment chez les chevaux qui vieillissent. [4]
Comme les autres formes d’arthrite, les symptômes incluent ceux qui suivent : [4]
- une boiterie;
- l’enflure des articulations;
- de la douleur au boulet;
- une baisse de performance.
L’arthrite du boulet puisse entraîner des conséquences importantes sur la carrière sportive d’un athlète équin. Une prise en charge et un traitement efficaces peuvent toutefois aider de nombreux chevaux à continuer à performer, parfois à un niveau inférieur ou dans une autre discipline. [16]
Les autres lésions musculosquelettiques
Les lésions musculosquelettiques englobent un large éventail de pathologies qui ont un impact sur les os, les articulations et les tissus mous.
En plus des préoccupations liées aux tissus mous et à l’arthrite, les maux de dos et l’ostéochondrose peuvent compromettre la locomotion des chevaux de performance.
10. La douleur sacro-iliaque et les dorsalgies
Les dorsalgies sont fréquentes chez les athlètes équins. Elles ont tendance à être plus fréquentes chez les chevaux de saut d’obstacles et de concours complet. [4] Elles peuvent résulter de contraintes ou de blessures infligées aux muscles, aux articulations et à d’autres structures.
Les cavaliers et les palefreniers peuvent détecter les dorsalgies en palpant doucement le dos du cheval, en particulier dans la région autour de la selle, tout en surveillant sa réaction.
Si vous soupçonnez que votre cheval souffre de dorsalgie, contactez votre vétérinaire pour confirmer le diagnostic et élaborer un traitement.
L’articulation sacro-iliaque relie le bassin à la colonne vertébrale. Sa santé et sa fonction sont donc essentielles pour les performances et le bien-être du cheval.
Les chevaux qui éprouvent de la douleur sacro-iliaque peuvent montrer des signes d’inconfort lorsqu’on exerce une pression sur le sommet des hanches, à l’endroit où se situe l’articulation, ou lorsqu’on soulève le membre postérieur pour incliner le bassin. Pour cette seconde raison, les pareurs et les maréchaux-ferrants sont souvent les premiers à déceler la douleur sacro-iliaque. [4]
La prise en charge des maux de dos consiste souvent à mettre en œuvre des changements relativement simples, tels que ceux qui suivent : [4]
- vérifier et rectifier l’ajustement du harnachement;
- optimiser le poids, le régime d’entraînement et la position du cavalier;
- modifier l’entraînement.
Les chevaux qui souffrent de dorsalgies peuvent bien réagir à la physiothérapie, aux traitements chiropratiques ou à l’acupuncture.
Les cas aigus qui éprouvent une douleur importante, de l’enflure ou des spasmes musculaires peuvent nécessiter une intervention vétérinaire plus agressive. Les traitements peuvent inclure des anti-inflammatoires, des corticostéroïdes ou des relaxants musculaires. [4]
En plus des traitements communs à d’autres affections articulaires, on peut soulager la douleur sacro-iliaque en partie grâce à des thérapies de conditionnement physique, dont celles qui suivent :
- les exercices pour renforcer les muscles du tronc;
- les étirements;
- le passage de barres au sol au pas ou au trot pour mobiliser le bassin;
- l’exercice sur un tapis roulant immergé.
Les propriétaires doivent impérativement consulter un vétérinaire avant d’explorer les thérapies alternatives ou complémentaires pour leur cheval. Certaines modalités peuvent en fait aggraver les maux de dos si on ne les emploie pas correctement et si elles ne s’inscrivent pas dans le contexte plus large du régime d’entraînement du cheval.
11. L’ostéochondrose du grasset
L’ostéochondrose disséquante (OCD) est un trouble du développement qui affecte le développement du cartilage et des os au cours des six premiers mois à deux ans de la vie du cheval. [22]
Dans ce cas, les os ne s’ossifient pas (ne durcissent pas) correctement. Il en découle une séparation entre les os et le cartilage qui mène à une diminution de fonction dans les articulations touchées. [22][22]
Certaines races peuvent avoir une prédisposition génétique à l’OCD, y compris les Warmblood suédois, une race de plus en plus populaire dans les carrières de chasse et de saut d’obstacles. [23]
Plusieurs facteurs peuvent contribuer à l’apparition de l’OCD, notamment ceux qui suivent : [23]
- la croissance rapide des poulains;
- les régimes riches en calories;
- le déséquilibre des minéraux dans l’alimentation;
- les déséquilibres hormonaux;
- un traumatisme ou une contrainte mécanique infligés aux articulations en développement.
L’OCD du grasset touche habituellement la crête trochléaire latérale du fémur. Elle peut néanmoins se produire sur la crête trochléaire médiale, dans la rainure intertrochléaire ou sur la rotule. [22]
Dans les cas moins graves, les signes cliniques peuvent passer inaperçus jusqu’à ce que le cheval commence les activités sportives. Dans les cas graves, la boiterie peut être aiguë et perceptible avant le début du programme d’entraînement.
Le grasset est une articulation complexe. On peut traiter l’OCD par une intervention chirurgicale avec débridement par arthroscopie. Le pronostic est relativement bon si les lésions sont suffisamment petites pour pouvoir les débrider correctement. [22]
La prévention
Tous les sports équestres comportent un certain risque de blessures aux chevaux, y compris l’équitation classique. En travaillant avec un entraîneur qualifié, et en se tenant au courant des soins vétérinaires et des bonnes pratiques d’entretien des sabots, les cavaliers peuvent aider à prévenir les blessures liées au surentraînement.
Les autres stratégies pour minimiser le risque de blessures chez les montures d’équitation classique comprennent :
- Prévoir du temps pour la récupération: pour les chevaux soumis à un travail intense, le repos est aussi important que l’entraînement. On doit donner au cheval suffisamment de temps pour récupérer entre les séances d’entraînement afin qu’il puisse donner le meilleur de lui-même la prochaine fois qu’il sera dans le manège.
- Faire correspondre la compétition et les compétences: se développer aux côtés de son compagnon équin est une démarche passionnante et gratifiante. Les cavaliers doivent s’assurer que leur monture participe aux épreuves qui correspondent à son degré d’expérience, à sa forme physique et à son niveau d’entraînement, ainsi qu’aux leurs.
- Diversifier l’entraînement: les cavaliers doivent chercher à enseigner à leur cheval un ensemble complet de compétences, même si certaines tâches ne sont pas directement liées au sport pratiqué. En développant la condition physique du cheval par une approche holistique, ce dernier est moins susceptible de surcharger des structures qui manquent de conditionnement.
Enfin, quelle que soit la discipline, l’un des moyens les plus simples de soutenir les performances athlétiques du cheval et de prévenir les blessures est de lui donner une alimentation équilibrée axée principalement sur le fourrage. Il est crucial de veiller à combler ses besoins nutritionnels essentiels pour soutenir son entraînement, sa récupération et sa santé.
Si vous ne savez pas si votre athlète d’équitation classique reçoit les nutriments dont il a besoin pour donner le meilleur de lui-même, consultez un nutritionniste équin qualifié. Ce dernier peut évaluer le régime alimentaire de votre cheval pour s’assurer qu’il répond à ses besoins, quel que soit son âge, son état de santé ou son sport.
Questions Fréquemment Posées
Voici quelques questions fréquemment posées sur les blessures chez les chevaux de performance anglais :
Les blessures courantes chez les chevaux de sport anglais comprennent les élongations des tendons et des ligaments, la douleur au talon, l’arthrite articulaire, les douleurs dorsales et l’inconfort sacro-iliaque. Les chevaux de saut et de concours complet exercent souvent une forte pression sur les membres antérieurs et les pieds, tandis que les chevaux de dressage peuvent présenter davantage de tensions à l’arrière-main et au dos. Des soins vétérinaires réguliers, des soins de maréchalerie, du temps de récupération et un entraînement équilibré peuvent aider à réduire le risque de blessure.
Les chevaux de saut d’obstacles développent fréquemment des blessures aux membres antérieurs, aux pieds, aux tendons, aux ligaments et aux articulations, car le décollage, l’atterrissage et les virages serrés exercent des forces répétées sur le corps. La douleur au talon, les blessures du tendon fléchisseur digital superficiel, la desmite suspenseure, la ringbone, les osselets et l’arthrite du jarret peuvent survenir. Le risque peut augmenter avec un sol profond, des surfaces inégales, un mauvais équilibre du sabot, le surentraînement ou des sauts au-delà du niveau de condition physique du cheval.
Les chevaux de dressage développent souvent des blessures à l’arrière-main, au dos, au jarret et au ligament suspenseur en raison du rassemblement répété, des changements d’allure contrôlés et de la charge soutenue sur l’arrière-train. La desmite suspenseure des membres postérieurs, l’éparvin, la douleur sacro-iliaque et l’arthrite cervicale peuvent limiter la performance. Les premiers signes peuvent inclure une diminution de l’engagement, de la raideur, une réticence à se plier, une foulée raccourcie ou une résistance pendant les mouvements plus avancés.
Les chevaux de concours complet sont exposés à des risques de blessure liés aux sauts, au dressage, au travail de vitesse, aux exigences d’endurance, aux terrains variables et aux obstacles de cross-country. Les parcours peuvent comprendre de 30 à 45 obstacles fixes sur plus de 7 km (4 mi), ce qui exerce une pression sur les membres, les pieds, les articulations et le dos. Les blessures des tissus mous des membres antérieurs, la douleur au talon, l’arthrite du jarret et les blessures traumatiques sont des préoccupations particulièrement importantes dans cette discipline.
La douleur au talon chez les chevaux hunter/jumper et de concours complet est souvent liée aux impacts répétés à l’atterrissage, aux ecchymoses, aux abrasions et aux tensions des tissus mous à l’intérieur du pied. Les talons bas, le déséquilibre du sabot, les paddocks humides, une mauvaise nutrition, un ferrage inadéquat, des soins irréguliers du maréchal-ferrant et un sol dur ou inégal peuvent augmenter le risque. Les chevaux atteints peuvent présenter de la boiterie, de la douleur sur sol dur ou une sensibilité lorsque des testeurs de sabots sont appliqués.
Les blessures aux tendons et aux ligaments chez les chevaux de sport peuvent provoquer de la chaleur, de l’enflure, de la douleur, une foulée raccourcie ou de la boiterie, bien que les élongations légères ne soient pas toujours évidentes au début. Certains chevaux deviennent réticents à travailler, tourner, sauter ou se déplacer librement sur certains types de sols. Une enflure persistante du bas des membres ou une sensibilité devrait être évaluée par un vétérinaire, surtout lorsque le cheval est en entraînement ou en compétition régulière.
L’ostéoarthrite est courante chez les chevaux de sport anglais, car le travail athlétique répété peut exercer une pression à long terme sur les articulations, particulièrement après un traumatisme ou une usure accumulée. Les sauts, les virages serrés, le rassemblement et l’entraînement à fort impact peuvent affecter le jarret, le boulet, l’articulation du pied, le cou ou la région du paturon. La gestion du poids, un conditionnement prudent, du temps de récupération et un traitement rapide des blessures peuvent aider à soutenir la santé articulaire.
La ringbone chez les chevaux de performance est une forme dégénérative d’ostéoarthrite qui affecte les articulations du bas des membres, particulièrement le paturon ou l’articulation du pied. Les chevaux de saut et de concours complet peuvent présenter un risque plus élevé en raison des commotions, des virages serrés, du surmenage, des traumatismes articulaires ou de problèmes de conformation. Les signes s’aggravent souvent avec l’âge, et une ringbone basse avancée peut sérieusement limiter la capacité d’un cheval à rester en compétition.
L’arthrite du jarret, aussi appelée éparvin, peut provoquer une mauvaise impulsion, une réduction de la longueur de la foulée, un manque d’engagement, de la raideur et éventuellement de la boiterie chez les chevaux de sport anglais. Les chevaux de saut et de concours complet plus âgés sont fréquemment touchés, car les contraintes et la compression répétées chargent les articulations distales du jarret. Des membres postérieurs droits, des jarrets coudés et des jarrets de vache peuvent également augmenter le risque de cette affection.
Les cavaliers peuvent aider à prévenir les blessures chez les chevaux de performance anglais en adaptant le niveau de compétition à la condition physique, en accordant suffisamment de temps de récupération, en utilisant un entraînement varié et en restant à jour avec les soins vétérinaires et de maréchalerie. Une nutrition équilibrée à base de fourrages soutient également l’entraînement, la récupération et la solidité. Les augmentations soudaines de la charge de travail, les mauvais soins des sabots, les sols inadaptés et le travail répété à fort impact peuvent tous augmenter le risque de blessure.
Résumé
Les disciplines équestres anglaises imposent aux chevaux des charges mécaniques propres au sport, et les blessures courantes reflètent les contraintes répétitives, les impacts et les facteurs de gestion liés aux déplacements. Les profils de blessures varient selon la discipline et le niveau de compétition : le saut et le concours complet sont plus souvent associés à des blessures d’impact des membres antérieurs, tandis que le dressage est plus souvent associé à une surcharge de l’arrière-main et à une contrainte cumulative.
- Le risque est influencé par des calendriers de concours exigeants, des déplacements fréquents et le confinement, des carrières antérieures (y compris des chevaux provenant des courses), ainsi que par la difficulté technique et l’intensité de la compétition
- Les profils de charge propres à chaque discipline orientent les tendances en matière de blessures : le saut/le concours complet mettent l’accent sur les forces de décollage et d’atterrissage, tandis que le dressage met l’accent sur le rassembler et l’engagement répétitif des postérieurs
- Les blessures fréquentes des tissus mous comprennent la douleur au talon, les blessures du tendon fléchisseur superficiel des doigts, la desmite du ligament accessoire distal, et la desmite du ligament suspenseur
- Les affections du pied et de l’extrémité distale du membre comprennent les blessures du ligament collatéral de l’appareil DIP/naviculaire et les contusions liées au sabot, souvent influencées par le sol, le ferrage et l’équilibre
- Les affections dégénératives sont fréquentes chez les chevaux de sport à long terme, notamment des formes d’arthrose telles que la ringbone, la bone spavin, l’arthrose cervicale et l’arthrose du boulet
- D’autres problèmes limitant la performance comprennent la douleur dorsale et sacro-iliaque ainsi que des troubles du développement comme l’OCD du grasset, qui sont influencés par le taux de croissance, l’alimentation et le stress mécanique précoce
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