Contrairement à la vitesse explosive des chevaux de course ou à l’allure rassemblée des sauteurs, le cheval d’endurance possède un ensemble de compétences spécialisées. Les chevaux et les cavaliers d’endurance travaillent dur pour parcourir de longues distances.

Une course de plus de 80 kilomètres (50 miles) par jour sur un terrain qui varie nécessite une préparation physique de longue haleine et un engagement mental constant.

Comme toutes les autres disciplines équestres, l’équitation d’endurance comporte un ensemble unique de facteurs de risque de blessures spécifiques pouvant affecter la performance et la santé globale du cheval.

Poursuivez votre lecture pour en savoir plus sur les risques et les blessures équines courantes associées aux chevaux d’endurance. Comprendre ces problèmes et savoir comment les prévenir et les gérer peut aider à assurer une course sans stress pour le cheval et le cavalier, gardant tout le monde en pleine forme, peu importe la distance.

Impact de l’équitation d’endurance sur les chevaux

L’endurance n’est pas faite pour les cavaliers occasionnels. Alors que de nombreux cavaliers passent une heure ou deux à la fois à s’entraîner ou à participer à des compétitions, les concurents qui remportent des course d’endurance ont des temps de course de l’ordre de 14 à 15 heures.

Depuis ses humbles origines dans les voyages longue distance aux États-Unis, l’équitation d’endurance est l’une des disciplines qui connaît la croissance la plus rapide au monde. Selon la Fédération Équestre Internationale (FEI), en 2023, il y a eu près de 800 événements internationaux d’endurance. [1]

Le bien-être du cheval (et du cavalier) est primordial dans l’équitation d’endurance et la sécurité imprègne tous les aspects de ce sport. Une organisation nationale qui régit les courses longue distance aux États-Unis est la American Endurance Ride Conference (AERC), une organisation à but non lucratif.

Leur devise, to finish is to win (« finir, c’est gagner »), reflète l’importance que la communauté de l’équitation d’endurance accorde au maintien de la santé du cheval plutôt qu’à la vitesse ou aux classements individuels. [2]

Malgré une solide culture de sécurité, l’endurance, comme tous les sports, comporte un risque de blessure. Une étude a révélé qu’environ 75 % des chevaux d’endurance étudiés sur une période de dix ans ont subi au moins une blessure orthopédique pendant l’entraînement ou la compétition. [3]

Les blessures les plus courantes dans le groupe étudié étaient localisées dans les régions suivantes du corps du cheval : [3]

  • Zone du boulet : 27,1 % des blessures
  • Zone métacarpienne proximale : 21,4 %
  • Pied : 21,1 %
  • Tarse (jarret) : 12,8 %
  • Partie médiane de la zone métacarpienne : 9,1 %
  • Autres sites : 8,5 %

Comme on pourrait s’y attendre chez les chevaux se déplaçant à grande vitesse sur de longues distances, les structures du système musculo-squelettique absorbant les chocs sont les plus vulnérables aux blessures.

Cartes vétérinaires et sécurité des chevaux d’endurance

L’AERC et d’autres organismes de réglementation de l’équitation d’endurance utilisent généralement un système de « cartes vétérinaires » (ride cards) qui évalue individuellement chaque cheval selon des critères vétérinaires. Les cartes vétérinaires sont remplies de données de contrôle de santé de chaque cheval avant, pendant et après l’événement.

Une vaste enquête réalisée par l’AERC sur les cartes vétérinaires a révélé que la boiterie était le facteur le plus important menant au retrait d’un cheval de la course, une mention appelée « non qualification » (failure to qualify). [4] Dans la plupart des cas, les symptômes peuvent être attribués aux membres antérieurs (45,9 %) ou postérieurs (23,4 %).

Étant donné que les tests de santé et de boiterie sur le terrain sont effectués de manière relativement rapidement et sans équipement de diagnostic complet, un diagnostic plus fiable des causes sous-jacentes lors de la compétition n’est généralement pas possible.

Lorsqu’une boiterie est constatée sur le terrain, les symptômes impliquent généralement les parties du corps les plus vulnérables aux foulures, torsions et contusions – à savoir, les muscles, les tendons, les ligaments, les articulations et les sabots. [3][4][5]

Facteurs de risque

Des études basées sur les données collectées lors de courses ont identifié des facteurs de risque comme prédicteurs de blessures chez les chevaux de course. Les facteurs de risque identifiés incluent : [5][6][7]

  • L’âge du cheval et du cavalier
  • La vitesse moyenne pendant la compétition
  • Le niveau de compétition
  • La conformation des membres antérieurs
  • Le statut amateur de l’entraîneur et du cavalier

Les chevaux d’endurance peuvent également souffrir de troubles métaboliques associés à la déshydratation et à la fatigue, ainsi qu’une sensibilité dans les zones de la selle et de la sangle. [4]

Facteurs liés au cheval

Tout d’abord, il est important de s’assurer que les athlètes équins d’endurance sont de bons candidats pour ce sport. Garder les chevaux dans des disciplines pour lesquelles ils sont physiquement bien adaptés est la première stratégie contre les blessures.

Les facteurs à prendre en compte pour les chevaux d’endurance incluent : [7][8]

  • La race : les Arabes et les races croisées d’influence arabe sont courants dans ce sport. Ces races sont vigoureuses et appréciées pour leur historique de voyages sur de longues distances dans des climats chauds et arides.
  • L’âge : en général, les athlètes équins ont entre 8 et 12 ans, mais comme dans d’autres disciplines, les chevaux plus âgés peuvent concourir et exceller face à leurs homologues plus jeunes. Une étude a révélé que les chevaux d’endurance de compétition de plus de neuf ans sont plus susceptibles de souffrir de boiterie et de problèmes métaboliques.
  • La conformation : certaines morphologies de corps équins sont mieux adaptées aux exigences uniques de l’endurance. Les défauts de conformation de votre cheval, en particulier au niveau des membres antérieurs, peuvent augmenter le risque de mouvements inefficaces et de blessures.

Facteurs liés à la course

Le sport d’endurance équestre a des origines modestes, mais il est maintenant populaire à l’échelle mondiale. Comme pour d’autres disciplines de la FEI, les niveaux (ou « étoiles ») des épreuves d’endurance sont classés en fonction de la difficulté. Les événements à une étoile (1*) sont les moins difficiles, tandis que les événements à 4* et 5* sont les plus difficiles.

La difficulté de l’événement est influencée par

Les épreuves plus difficiles présentent un risque plus élevé de blessure pour les participants, autant humains qu’équins.

Facteurs liés au cavalier

Le statut et le sexe du cavalier peuvent influencer le risque de blessure ou l’apparition de problèmes métaboliques chez les chevaux lors des courses d’endurance, bien que les raisons ne soient pas toujours claires. [3][7]

Les 8 principales blessures sportives chez les chevaux d’endurance

Bien qu’il n’existe pas d’études détaillées permettant d’identifier avec précision quels types de blessures sont les plus probables chez les chevaux d’endurance, les exigences physiologiques des courses de longue distance mettent une pression considérable sur le système musculo-squelettique. Voici quelques-unes des blessures les plus courantes associées à l’équitation d’endurance de compétition.

1. Rhabdomyolyse d’effort

La rhabdomyolyse d’effort (RE) ou « coup de sang » affecte jusqu’à 4 % des chevaux participant à des épreuves de 80 km (50 miles). [9] Cette maladie induite par l’exercice peut résulter d’un effort excessif impliquand les grands groupes musculaires de l’arrière-train, du dos ou du cou.

Les premiers signes de la RE incluent : [10]

Le surentraînement ou une gestion inappropriée des routines d’exercice, y compris des changements brusques dans l’intensité de l’exercice, peuvent déclencher des épisodes ponctuels ou récurrents de cette affection douloureuse.

Les chevaux d’endurance atteints de RE peuvent se voir prescrire une combinaison de repos et de fluides. Des ajustements alimentaires pour remplacer les liquides perdus par la transpiration, ainsi que des analgésiques et des relaxants musculaires, peuvent être prescrits. [10] La massothérapie peut également aider à soulager la douleur et le stress directement à la source.

Les stratégies de gestion et de prévention incluent :

  • Un conditionnement progressif avec un repos et une récupération adéquate entre les séances d’entraînement
  • Le maintien de l’hydratation avant et après l’exercice
  • Une alimentation équilibrée avec une supplémentation électrolytique suffisante

Entorses et foulures

Comme pour un coureur d’endurance humain, les forces d’impact répétitives sur les os et la tension sur les muscles peuvent entraîner des blessures.

2. Desmite du ligament suspenseur

La desmite du ligament suspenseur implique une blessure et une inflammation du ligament suspenseur, qui peut affecter à la fois les membres antérieurs et postérieurs. [4]

Étant donné que le ligament suspenseur soutient le boulet pendant le mouvement, les chevaux d’endurance peuvent être plus vulnérables lorsqu’ils montent sur un sol mou et profond où les articulations du boulet perdent le soutien du sol. La desmite peut également survenir à la suite d’une torsion du membre inférieur lorsque le cheval atterrit sur un sol irrégulier.

Cette blessure est suspectée lorsque la palpation du membre révèle une sensibilité ou une enflure et elle est confirmée par imagerie diagnostique, telle que l’échographie. De plus, des blocs nerveux diagnostiques peuvent aider à localiser la blessure. [4]

La convalescence peut varier, mais pour les chevaux d’endurance présentant une desmite légère et sans changements visibles à l’échographie (c’est-à-dire une simple entorse), le pronostic est bon. [4] Avec du repos au box, une application de glace localisée, la marche en main et un plan de retour au travail progressif, la convalescence peut progresser sur plusieurs semaines.

Les cas graves impliquant une déchirure partielle ou complète des fibres du ligament ou pire, le détachement des ligaments de l’os, nécessitent une réhabilitation intensive. Dans ces cas, la conveslescence dure plusieurs mois et le pronostic est plus réservé. [4]

Les cas chroniques ou récurrents de desmite du ligament suspenseur peuvent affecter la carrière professionnelle à long terme du cheval.

3. Entorse articulaire aiguë

La pression répétitive des longues distances rend les chevaux d’endurance sujets aux blessures aiguës dues aux entorses articulaires. Même un cheval et un cavalier prudents peuvent faire un faux pas en raison d’un effort excessif ou de la fatigue, ce qui entraîne une mauvaise stabilisation de l’articulation lors de la foulée.

Comme on peut s’y attendre, les articulations du boulet, qui doivent porter un poids considérable et subir des impacts importants, sont vulnérables aux entorses chez le cheval d’endurance, tout comme les articulations du pied, qui sont situées dans le sabot. [4]

Une entorse articulaire aiguë est une blessure traumatique, mais des soins proactifs, y compris une alimentation et un conditionnement adéquats, offrent les meilleures conditions pour une randonnée de longue distance sans souci. [8]

Contusions et laminite

L’impact répétitif exercé sur les membres inférieurs est un aspect inévitable de l’équitation d’endurance. Cet impact est associé à des ecchymoses et d’autres traumatismes au niveau du sabot et du talon.

4. Contusion du sabot et traumatisme des glomes du talon

L’équitation sollicite beaucoup le sabot et le talon et ces derniers nécessitent beaucoup attention. Une blessure apparemment mineure, située précisément sur des parties sensibles du pied, peut immobiliser un cheval pendant plusieurs jours ou même plus.

De nombreuses blessures au sabot et au talon sont diagnostiquées rapidement à l’aide de pinces à sonder lors des points de contrôle d’endurance.

Si les ecchymoses du sabot sont superficielles, elles peuvent se résoudre avec une intervention minimale. Il est essentiel de garder la blessure couverte avec un bandage ou un coussinet et d’éviter l’infection pour une guérison rapide. [4]

Des bottes et des fers spéciaux peuvent aider un cheval à éviter les blessures au sabot et au talon. De plus, ce type d’équipement peut être adapté à la conformation individuelle du cheval et au type de sol prévu pour l’entraînement et la compétition.

Certaines options que les cavaliers d’endurance peuvent envisager avec leur maréchal-ferrant afin de réduire le risque de contusions ou d’autres traumatismes évitables incluent :

5. Laminite mécanique aiguë

Sous l’extérieur dur des sabots se trouvent des protubérances molles en forme de doigts appelées lamelles, qui lient la boîte cornée du sabot à l’os de la troisième phalange, profondément ancré dans le sabot du cheval. [4]

Sur des surfaces dures ou lors d’impacts répétitifs, les lamelles sensibles peuvent être endommagées, entraînant une inflammation de ces tissus, appelée laminite. L’inflammation peut alors affaiblir la connexion entre la boîte cornée et l’os de la troisième phalange, entraînant une instabilité et une douleur intense. [4]

Sabot sain vs sabot forbuIllustration:

L’apparition de la laminite chez les chevaux d’endurance peut être soudaine. Les symptômes peuvent inclure : [4]

  • Une augmentation de la température de la sole, de la paroi et de la couronne
  • Des signes de douleur aiguë, en particulier lorsque le cheval marche en rond et décrit un cercle étroit
  • Des changements de comportement tels que l’anxiété
  • De la transpiration
  • Un essoufflement
  • Une réticence à se déplacer

Le traitement de la laminite mécanique aiguë varie en fonction des cas, mais peut inclure : [4]

La prévention inclut : [4]

  • Une alimentation bien équilibrée et facilement digestible
  • Éviter un travail excessif sur des surfaces dures
  • Assurer des soins appropriés des pieds
  • Gérer la charge de travail du cheval

Blessures persistantes et douleurs chroniques

Lorsque les chevaux d’endurance s’entraînent et concourent, ils sont toujours exposés à un risque de blessure. Même sans blessure évidente enregistrée sur une carte vétérinaire, les effets de l’usure peuvent s’accumuler dans les tissus. Cela peut entraîner des blessures à long terme ou persistantes, même si un certain temps après les courses s’est écoulé.

6. Tendinite du tendon fléchisseur superficiel du doigt

Le tendon fléchisseur superficiel du doigt (TFSD) est porteur de charge et très sujet aux blessures chez les chevaux de performance. La tension sur le TFSD peut provoquer une tendinite (inflammation du tendon) avec des conséquences importantes, notamment de longues périodes de récupération et un risque de récidive. [4]

Comme pour d’autres formes de blessures dues à des efforts répétitifs, l’ajustement de vos choix d’entraînement et de gestion est la meilleure prévention. Les stratégies pour minimiser le risque de surcharge du tendon incluent :

  • Des programmes d’entraînement efficaces et sécuritaires : augmentez progressivement l’intensité et la durée de l’exercice
  • La gestion des surfaces : si possible, utilisez des surfaces solides et stables pour vous entraîner
  • Un suivi et des ajustements : surveillez l’état de chair de votre cheval et assurez-vous qu’il porte un poids adapté à son âge, à son état de santé et à son niveau de travail
  • Du repos et de la récupération : laissez les tissus se régénérer entre les entraînements intensifs et les compétitions
  • De l’équipement d’entraînement de soutien : envisagez des bandages et des bottes de soutien
  • L’avis d’experts : travaillez avec des professionnels équins qualifiés, y compris des entraîneurs, des maréchaux-ferrants, des nutritionnistes et des vétérinaires, pour vous assurer de prendre des décisions de gestion éclairées

7. Arthrite du genou et du jarret

L’arthrose est l’une des causes les plus courantes de douleurs musculo-squelettiques et de boiterie chez tous les types de chevaux de compétition. Il s’agit d’une pathologie progressive qui peut entraîner une détérioration permanente des articulations et limiter la carrière des chevaux. [4]

Le genou et le jarret du cheval absorbent les chocs dus au poids corporel et au mouvement. À mesure que les chevaux vieillissent, ces articulations se détériorent souvent à mesure que le cartilage et les autres structures conjonctives dégénèrent. Cela entraîne une augmentation des frictions dans l’espace articulaire, provoquant douleur et inflammation. Finalement, des changements osseux permanents se produisent, ce qui peut compromettre l’amplitude des mouvements. [4]

Le risque d’arthrite est accru pour les chevaux d’endurance, chez qui la demande physique sur ces articulations est élevée.

8. Suros

Les jeunes chevaux dont les os et les tissus sont en développement sont plus vulnérables aux effets des impacts répétés sur les antérieurs, mais les suros peuvent résulter d’un traumatisme au ligament interosseux chez n’importe quel cheval. [4]

La blessure initiale se manifeste par de la chaleur, une inflammation et une boiterie. Au fil du temps, la blessure se durcit en une masse bosselée qui est une calcification de l’os métacarpien touché. [4] Lorsque les suros durcissent, ils sont facilement perceptibles en passant la main sur l’os, le long de la face interne de la jambe du cheval.

L’impact répétitif des courses d’endurance, en particulier sur les membres antérieurs, peut prédisposer les chevaux d’endurance aux suros, surtout si le cheval présente des défauts de conformation. [4]

Dans la plupart des cas, le pronostic est bon. De nombreux chevaux vivent et travaillent avec des suros visibles sans que cela perturbe leur routine de travail normale. [4]

Prévenir les blessures chez les chevaux d’endurance

Pour éviter que votre cheval d’endurance ait à prendre des pauses de la compétition, envisagez de mettre en œuvre les stratégies suivantes :

  • Développez une routine délibérée d’échauffement et de récupération pour échauffer et contracter les muscles avant la course, et pour les détendre et les laisser récupérer après votre course.
  • Prévoyez de développer progressivement la forme physique de votre cheval avec un programme d’entraînement progressif qui amène un équilibre entre l’intensité et la durée des séances.
  • Travaillez avec un entraîneur qualifié pour développer le programme d’entraînement d’endurance de votre cheval.
  • Diversifiez l’entraînement pour inclure une variété d’exercices qui développent la forme physique et la force pour (vous et) votre cheval.
  • Examinez régulièrement votre cheval pour détecter les signes précoces de blessure ou de maladie. N’entraînez pas votre cheval s’il semble mal en point et contactez un vétérinaire dès les premiers signes de douleur ou de boiterie.
  • Si possible, entraînez-vous sur des surfaces qui offrent un soutien et un amortissement adéquats. Évitez le sable profond, car il peut augmenter le risque de certaines blessures courantes mentionnées ci-dessus, comme la desmite du ligament suspenseur.
  • Apprenez à identifier les signes de fatigue chez votre cheval lors des compétitions ou des entraînements. Pousser un cheval épuisé augmente le risque de blessure.

Enfin, quelle que soit votre discipline, l’un des aspects les plus importants de la performance athlétique de votre cheval et de la prévention des blessures est une nutrition solide. Assurez-vous que votre cheval reçoit une alimentation équilibrée avec des nutriments adéquats pour soutenir l’entraînement, la récupération et la santé des os et des articulations.

Si vous n’êtes pas certain que votre cheval d’endurance reçoit tout ce dont il a besoin pour tenir la distance, travaillez avec un nutritionniste équin qualifié qui peut analyser le régime alimentaire de votre cheval, quel que soit son âge, son état de santé ou son sport.

Questions fréquemment posées

Voici quelques questions fréquemment posées sur les blessures chez les chevaux d'endurance :

 

Résumé

L’équitation d’endurance impose aux chevaux un stress mécanique et métabolique prolongé et répété, la plupart des problèmes limitant la performance provenant de contraintes orthopédiques, de traumatismes du sabot et de troubles liés à la fatigue plutôt que d’événements catastrophiques isolés. Le dépistage vétérinaire durant les compétitions identifie fréquemment la boiterie comme la principale raison pour laquelle les chevaux ne se qualifient pas, ce qui reflète la vulnérabilité des structures distales des membres sur de longues distances et des terrains variables.

  • Les randonnées de longue distance augmentent la charge cumulative sur le système musculosquelettique, les blessures étant fréquemment localisées à la région du boulet, au métacarpe proximal, au pied et au jarret
  • La surveillance de la carte de course et les points de contrôle vétérinaires priorisent le bien-être, et les évaluations sur le terrain identifient systématiquement la boiterie comme la principale cause d’élimination
  • Les principaux facteurs de risque comprennent la vitesse, la difficulté de l’épreuve, le sol et le terrain, l’âge et la conformation du cheval, ainsi que l’expérience du cavalier ou d’entraînement
  • Parmi les affections courantes limitant la performance figurent la rhabdomyolyse d’effort, les lésions du ligament suspenseur et des tendons, les entorses articulaires aiguës, les contusions du sabot et les traumatismes des talons, ainsi que la fourbure par concussion
  • Des problèmes chroniques peuvent se développer au fil du temps, notamment l’arthrose (surtout au niveau du genou et du jarret) et les suros, même lorsqu’aucune randonnée ne provoque de blessure évidente
  • La réduction des risques repose sur un conditionnement progressif, le choix de surfaces appropriées, des soins des sabots réguliers, une gestion attentive de l’hydratation et des électrolytes, ainsi qu’une alimentation équilibrée qui favorise la récupération et la résilience des tissus
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Références

  1. Endurance - FEI Annual Report 2023.
  2. The Basics: AERC Information.. AERC. 2024
  3. Paris, A. et al., Type, Prevalence, and Risk Factors for the Development of Orthopedic Injuries in Endurance Horses during Training and Competition. Journal of the American Veterinary Medical Association. 2021. View Summary
  4. Baxter, G. M., Adams and Stashak’s Lameness in Horses. John Wiley & Sons. 2020.
  5. Zuffa, T. et al., Factors Associated with Completion of Fédération Équestre Internationale Endurance Rides (2012–2019): Modelling Success to Promote Welfare-Oriented Decisions in the Equestrian Sport of Endurance. Preventive Veterinary Medicine. 2022. View Summary
  6. Nagy, A. et al., Veterinary Problems of Endurance Horses in England and Wales. Preventive Veterinary Medicine. Elsevier. 2017.
  7. Bennet, E. D., and Parkin, T. D. H., Fédération Equestre Internationale Endurance Events: Risk Factors for Failure to Qualify Outcomes at the Level of the Horse, Ride, and Rider (2010-2015). Veterinary Journal (London, England: 1997). 2018. View Summary
  8. Preventing Joint Injuries in the Performance Horse. Ontario Equestrian. 2022.
  9. Wilberger, M. S. et al., Prevalence of Exertional Rhabdomyolysis in Endurance Horses in the Pacific Northwestern United States. Equine Veterinary Journal. 2015. View Summary
  10. Valberg S. J., Exertional Myopathies in Horses. Merck Veterinary Manual. 2022.