Le zinc (Zn) est un oligo-élément essentiel nécessaire dans l’alimentation équine pour soutenir le bon fonctionnement de nombreuses enzymes et protéines. Il participe à la protection antioxydante, à la fonction immunitaire, à la synthèse des protéines et à la communication cellulaire.
Le zinc est également important pour le développement d’une ossature saine chez les poulains. Il favorise la santé des sabots et de la peau. Il est crucial pour la santé du système reproducteur et stimule la croissance normale de tissus sains.
Les propriétaires donnent fréquemment du zinc aux chevaux qui ont tendance à engraisser facilement ou qui souffrent de troubles métaboliques. Le zinc peut favoriser une glycémie saine en améliorant la sensibilité à l’insuline et en stimulant l’état antioxydant qui pourrait faire défaut chez les chevaux atteints de syndrome métabolique équin (SMÉ).
Il faut absolument s’assurer d’équilibrer les niveaux de cuivre, de fer et de zinc dans l’alimentation équine. Un apport élevé en fer peut interférer avec l’absorption du cuivre et du zinc par l’intestin, de sorte que le cheval peut développer des signes de carence même s’il reçoit une quantité adéquate de ces minéraux.
Le son de blé, le remoulage de blé et la drêche sont de bonnes sources de zinc pour les équidés. La plupart des fourrages sont pauvres en zinc, notamment s’ils sont cultivés dans des régions où le sol en contient peu. Les équidés qui reçoivent un régime exclusivement composé de fourrage sont susceptibles d’avoir besoin d’une supplémentation.
Le supplément de minéraux et de vitamines Omneity de Mad Barn contient du zinc en formule équilibrée, conçue pour répondre aux besoins nutritionnels fondamentaux de la majorité des chevaux. Notre supplément de minéraux et de vitamines AminoTrace+ contient aussi du zinc. Il est conçu spécifiquement pour les chevaux qui souffrent de troubles métaboliques.
Nous offrons également de la poudre de zinc Bioplex en vrac et un supplément de zinc et de cuivre 3:1, qui est le ratio recommandé pour ces minéraux.
La quantité de zinc à ajouter dans la ration dépend des besoins individuels du cheval et de son régime alimentaire actuel. Pour déterminer le taux de supplémentation qui convient à votre animal, transmettez-nous son régime alimentaire. L’un de nos nutritionnistes en fera l’analyse sans frais.
Les bienfaits du zinc pour les chevaux
Le zinc est un cofacteur de centaines d’enzymes dans l’organisme du cheval qui affectent un large éventail de fonctions physiologiques. Les enzymes sont des protéines qui déclenchent des réactions dans l’organisme, telles que la décomposition des sucres et des graisses en vue de fournir de l’énergie.
En tant que cofacteur enzymatique, le zinc est nécessaire pour catalyser de nombreuses réactions biochimiques. C’est pourquoi il soutient autant de fonctions dans l’organisme, de la protection antioxydante à la santé des sabots et à la qualité du poil.
Le zinc est le deuxième oligo-élément le plus abondant chez les chevaux derrière le fer. Il existe dans toutes les cellules et tous les tissus. La plus grande partie, soit de 80 à 85 %, se trouve dans les muscles squelettiques et les os.
Voici les dix principales raisons qui expliquent pourquoi les équidés ont besoin d’un apport en zinc suffisant dans leur alimentation.
1. La protection antioxydante
L’un des rôles importants du zinc est de soutenir les défenses antioxydantes. Le cuivre et le zinc se trouvent tous deux dans une enzyme antioxydante clé, le superoxyde dismutase (SOD). Le zinc participe aussi à la régulation de la synthèse d’autres enzymes antioxydantes. [2]
Ces enzymes transforment les oxydants nocifs ou les particules de radicaux libres en composés neutres et inoffensifs. Les cellules fabriquent naturellement des radicaux libres lorsqu’elles décomposent les nutriments pour produire de l’énergie. Mais avec le temps, ces radicaux libres peuvent endommager les cellules.
En améliorant l’état antioxydant, le zinc protège contre le vieillissement prématuré et favorise la santé des tissus et des cellules. Les chevaux qui font beaucoup d’exercice produisent des oxydants plus nocifs et peuvent bénéficier d’un soutien antioxydant supplémentaire.
Une étude scientifique a donné un supplément antioxydant contenant du zinc et du cuivre à des Thoroughbred astreints à un entraînement intense. Les chevaux qui ont reçu le supplément ont enregistré une capacité antioxydante améliorée pendant la période d’entraînement. [3]
Les chevaux âgés ont également tendance à avoir des niveaux plus faibles d’enzymes antioxydantes et peuvent bénéficier d’une supplémentation en zinc.
2. La santé des sabots
Un bon équilibre entre le zinc et le cuivre aide à soutenir la synthèse de la kératine. La kératine est la principale protéine des sabots qui sert à former une structure robuste.
Les chevaux dont les besoins en zinc et en cuivre sont comblés courent moins de risque de contracter la maladie de la ligne blanche, aussi nommée fourmilière. Ils ont une incidence plus faible de décollement de la muraille. [4]
3. Le système immunitaire
Le zinc aide les cellules immunitaires à réagir aux infections. Lorsque l’organisme détecte une infection, les niveaux de zinc dans le sang diminuent à mesure que les cellules immunitaires et le foie absorbent ce minéral. La recherche a démontré cette diminution temporaire du zinc sanguin pendant l’infection chez les chevaux souffrant de fièvre et de lymphangite. [5]
Le zinc permet aux cellules immunitaires d’envoyer des signaux à d’autres cellules pour coordonner la réponse immunitaire. Ces molécules de signalisation immunitaire se nomment cytokines.
Davantage de recherches sont nécessaires pour déterminer si la supplémentation en zinc est bénéfique lorsque les chevaux combattent une infection. Les scientifiques ont émis l’hypothèse que l’ajout de zinc à des régimes qui en contiennent peu pourrait améliorer la réponse immunitaire.
4. La santé de la peau
Une carence en zinc chez les équidés peut provoquer des anomalies cutanées, notamment une cicatrisation lente des plaies. Ce symptôme peut provenir d’un système immunitaire affaibli.
Les chevaux qui manquent de zinc peuvent être plus enclins à la gale de boue ou à la dermatophilose dorsale, une forme de prolifération bactérienne cutanée qui se produit dans des conditions humides. Si la fonction immunitaire est altérée en raison d’un faible apport en zinc, les bactéries peuvent envahir la peau.
Un niveau adéquat de zinc dans l’alimentation peut favoriser une peau saine et améliorer la qualité et l’éclat de la robe.
5. Le niveau d’insuline et la sensibilité à l’insuline
Chez d’autres animaux, y compris chez les humains, un faible taux de zinc sanguin est associé à la résistance à l’insuline et au diabète. Ce minéral affecte la sécrétion de l’insuline par les cellules pancréatiques. Il peut potentiellement aider à s’assurer que le pancréas libère la bonne quantité d’insuline pour réguler la glycémie. [6]
Le zinc est par ailleurs impliqué dans le maintien de la sensibilité à l’insuline. Il s’agit de la façon dont les cellules réagissent à l’insuline pour éliminer le glucose sanguin. Chez l’humain, la recherche a démontré que la supplémentation en zinc améliore la sensibilité à l’insuline chez les personnes obèses. [7]
On n’a pas encore étudié l’effet du zinc sur la sensibilité à l’insuline chez les chevaux. Cependant, le zinc est crucial pour soutenir l’état antioxydant et on sait que le stress oxydatif est un facteur clé de résistance à l’insuline. Un apport suffisant en zinc peut diminuer le risque de dysfonctionnement métabolique.
Cela est particulièrement important pour les équidés qui tendent à prendre du poids facilement et ceux qui souffrent du syndrome métabolique équin ou de la maladie de Cushing (PPID). Ceux-ci doivent pouvoir combler leurs besoins en zinc pour soutenir le fonctionnement adéquat du mécanisme de l’insuline.
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6. La santé des articulations
Le zinc est nécessaire pour synthétiser le collagène, une protéine qui est une composante importante des tendons et des ligaments articulaires. Il est d’autre part requis pour la formation du cartilage.
Dans une étude portant sur des chevaux d’un an astreints à un programme d’exercice modéré, les chercheurs leur ont donné un mélange de cuivre, de zinc, de cobalt et de manganèse sous forme organique ou inorganique. Au bout de douze semaines, les sujets nourris avec les minéraux organiques présentaient un taux plus élevé de marqueurs de synthèse du collagène.
Ces chevaux pourraient être en mesure de supporter des charges de travail plus lourdes et pourraient être moins sujets à l’usure et à la dégradation des articulations. [8]
Cette étude montre aussi que les oligo-éléments sous forme organique sont mieux à même de soutenir la synthèse du collagène dans les articulations que les minéraux sous forme inorganique. Cette étude a utilisé de la méthionine de zinc, une source organique.
7. La qualité et la pigmentation de la robe
Le zinc participe à la synthèse de la kératine, la protéine la plus abondante dans les poils et les crins. La kératine contribue à bâtir la structure des poils et du crin.
Les chevaux qui ont reçu du zinc et de cuivre sous forme organique avaient des fibres capillaires plus résistantes et plus élastiques que ceux qui ont reçu ces minéraux sous forme inorganique. [9]
De plus, le zinc est un composant de la tyrosinase, une enzyme qui fabrique la mélanine, la protéine de pigmentation qui colore la peau, les crins et les poils.
Les animaux dont les crins sont ternes, délavés et frisottés peuvent manquer de zinc et ne pas synthétiser suffisamment de mélanine. La carence est plus visible chez les chevaux alezans, bais et noirs qui ont besoin de plus de mélanine pour fabriquer leur robe foncée. Ces changements de couleur et de qualité de la robe peuvent également être le signe d’une carence en cuivre.
Le zinc et le cuivre doivent être présents dans l’alimentation dans un rapport de 3:1 pour favoriser la croissance d’une robe et de crins lustrés et sains.
8. Contrer les diètes riches en fer
Les chevaux nourris avec des fourrages riches en fer courent un plus grand risque d’avoir des sabots en mauvais état, ainsi que de souffrir de maladie du foie et de résistance à l’insuline.
Trop de fer dans l’alimentation peut nuire à l’absorption du zinc et du cuivre. Cela peut entraîner une mauvaise fonction hépatique, l’anémie, c’est-à-dire un nombre insuffisant de globules rouges, le dysfonctionnement métabolique et la laminite.
Si le cheval mange du foin ou d’autres aliments riches en fer, l’ajout de cuivre et de zinc à la ration peut aider à équilibrer les niveaux de minéraux et à prévenir les conséquences néfastes de l’excès de fer. Les nutritionnistes équins visent généralement un ratio de 4:3:1 entre le fer, le zinc et le cuivre pour l’ensemble de l’alimentation.
9. L’appétit
Une carence en zinc peut mener à un manque d’appétit, à une perte de poids et à une mauvaise croissance. La recherche a démontré que les poulains qui souffraient de carence grave avaient peu d’appétit et grandissaient plus lentement. [10] Cela est lié à des changements chimiques dans le cerveau et l’hypothalamus qui régulent l’apport alimentaire.
La recherche a démontré que la supplémentation en zinc stimule l’appétit et favorise la prise de poids chez les humains anorexiques. Un apport suffisant en zinc chez les équidés pourrait promouvoir un appétit normal et une prise de poids saine.
10. L’expression des gènes
Le zinc est impliqué dans plus de 300 mécanismes métaboliques grâce à son rôle dans la régulation de l’expression des gènes.
Toutes les cellules du corps possèdent le même ADN ou le même code génétique, mais les gènes des cellules de différents types de tissus sont activés ou désactivés pour permettre à ces tissus de remplir leurs fonctions respectives. Des signaux hors de la cellule peuvent réguler les gènes qui sont exprimés.
Les facteurs de transcription de la nucléase à doigt de zinc sont des protéines spéciales qui interprètent ces signaux et se lient aux endroits appropriés dans l’ADN pour désactiver ou exprimer des gènes précis. Le manque de zinc dans l’organisme peut entraîner un dysfonctionnement de certaines de ces protéines.
Cela pourrait conduire à des troubles de fonction cellulaire liés à la dysrégulation de l’expression des gènes et de la synthèse des protéines.
L’alimentation des équidés ne requiert qu’une infime quantité de cet oligo-élément. L’ajout d’un supplément de zinc seul peut créer des déséquilibres avec d’autres minéraux, en particulier le cuivre.
Pour cette raison, nous vous recommandons d’évaluer l’ensemble du régime alimentaire de votre équidé avant d’ajouter un supplément de zinc. Nous vous invitons à transmettre le régime alimentaire de votre cheval pour analyse. L’un de nos nutritionnistes se fera un plaisir de vous prodiguer gratuitement des conseils.
Les signes de carence en zinc chez les chevaux
La plupart des chevaux ont un apport suffisant en zinc provenant de l’herbe fraîche et du foin qui permet d’éviter les carences. En revanche, les déséquilibres avec d’autres minéraux peuvent nuire à l’absorption du zinc et causer une carence même lorsque l’alimentation en contient suffisamment.
Autrement dit, le fait que le cheval consomme suffisamment de zinc dans sa ration quotidienne ne signifie pas nécessairement qu’il en absorbe une quantité suffisante.
Voici certains signes fréquents de carence en zinc chez le cheval :
- la résistance à l’insuline qui peut se manifester par une augmentation de la soif et de la miction, une mauvaise tolérance aux sucres, des crises de laminite plus fréquentes ou plus graves, ou des dépôts adipeux localisés comme ceux sur la crête de l’encolure;
- une robe terne et délavée qui semble pâlie par le soleil;
- des pieds en mauvais état, y compris les sabots fissurés et friables qui perdent facilement leurs fers;
- les pathologies orthopédiques, y compris une mauvaise formation des os chez les poulains, et des articulations affaiblies et douloureuses chez les animaux adultes;
- le manque d’appétit qui mène à une perte d’état de chair;
- une peau épaissie et croûteuse plus sujette aux infections ou à la chute des crins.
Si le taux contenu dans l’alimentation d’un cheval en croissance baisse en dessous de 40 mg/kg d’aliments, l’animal est susceptible de montrer des signes de carence. Ceux-ci peuvent inclure un manque d’appétit, un ralentissement de la croissance, des pellicules, la chute des crins et des maladies orthopédiques du développement.
Les facteurs qui conduisent à une insuffisance en zinc
Plusieurs facteurs peuvent affecter la façon dont l’organisme assimile et exploite le zinc. Ceux que l’on décrit le plus souvent sont les interactions entre les minéraux qui influent sur l’absorption ou l’assimilation par le tractus gastro-intestinal.
On sait que le zinc, le cuivre et le fer se font tous concurrence pour emprunter les mêmes canaux d’assimilation dans l’intestin. Les fourrages riches en fer peuvent nuire à l’absorption du zinc et du cuivre provenant de l’alimentation. Un taux élevé de fer dans l’organisme peut aussi affecter la façon dont les tissus exploitent le zinc.
Les régimes à forte teneur en fourrage peuvent par ailleurs faire en sorte que de grandes quantités de fibres non digérées se retrouvent dans le tractus intestinal. Ces fibres non digérées peuvent se lier aux minéraux et faire en sorte qu’ils ne soient pas disponibles pour l’absorption.
On a d’autre part démontré que les phytates et les niveaux élevés de calcium présents dans les aliments pour animaux diminuent la biodisponibilité du zinc. [11]
Compte tenu de la complexité des interactions entre les minéraux et les nutriments, nous vous recommandons fortement de consulter un nutritionniste équin avant d’ajouter des vitamines ou des minéraux de manière ponctuelle. Nous vous invitons à transmettre l’alimentation de votre cheval en ligne en cliquant sur ce lien pour profiter d’une évaluation gratuite par l’un de nos nutritionnistes équins.
Comment évaluer le niveau de zinc
Il n’existe pas de biomarqueurs fiables pour évaluer l’état du zinc chez les animaux. Le taux sanguin de zinc ne reflète qu’environ 0,1 % de la quantité totale de zinc présente dans l’organisme.
Les équidés peuvent montrer des signes de carence bien avant que l’on puisse détecter des changements mesurables dans les analyses sanguines.
De plus, la carence alimentaire n’est pas le seul facteur qui peut affecter le taux sanguin ou sérique de zinc. D’autres facteurs comme l’âge, le stress et la maladie peuvent temporairement influer sur la quantité de cet oligo-élément qui circule dans le sang.
La meilleure façon de savoir si un cheval présente des déséquilibres minéraux et s’il devrait bénéficier d’un supplément de zinc est d’analyser les niveaux de nutriments contenus dans l’ensemble de son régime alimentaire.
Quelle quantité de zinc faut-il donner aux équidés?
Le zinc est un microminéral ou un oligo-élément. Les chevaux en ont donc besoin en plus petites quantités comparativement aux macrominéraux.
Selon le Conseil national de recherches du Canada (CNRC), les besoins quotidiens en zinc des chevaux adultes à l’entretien sont de 40 mg par kilogramme d’aliments secs. Cela représente environ 400 mg de zinc par jour pour un animal qui mange quotidiennement 10 kilogrammes d’aliments secs.
Certains chevaux peuvent avoir besoin de plus de zinc que l’apport quotidien recommandé de 400 mg par jour. Par exemple, les chevaux soumis à un programme d’exercice modéré ou intense ont besoin d’environ 500 mg de zinc par jour.
Les aliments courants comme les fourrages et les céréales contiennent habituellement de 15 à 40 mg de zinc par kilogramme de matière sèche. Ces quantités varient considérablement selon la région géographique et la quantité de ce minéral contenue dans le sol.
Les chevaux adultes peuvent tolérer des niveaux relativement élevés de zinc dans leur alimentation. La limite supérieure de tolérance estimative est de 500 mg par kilogramme d’aliments, soit 5 000 mg par jour.
La toxicité peut survenir dans les zones industrielles où les pâturages contiennent une grande quantité de zinc. Les animaux en croissance sont plus sensibles à l’excédent de zinc. Ils peuvent souffrir de boiterie, d’enflure des articulations ou d’une mauvaise croissance osseuse. [1]
Au lieu de donner au cheval plus de zinc sans tenir compte des autres minéraux, il importe d’examiner l’ensemble de son alimentation. Il faut équilibrer les proportions entre les différents minéraux pour garantir une santé optimale.
Le supplément de vitamines et de minéraux pour chevaux Omneity de Mad Barn contient environ 500 mg de zinc Bioplex par portion normale pour un cheval de 500 kg. Omneity procure aussi tous les autres minéraux et vitamines essentiels dont le cheval a besoin à des niveaux élaborés scientifiquement pour équilibrer la majorité des diètes équines.
Notre supplément de minéraux et de vitamines AminoTrace+ est conçu spécifiquement pour les équidés qui souffrent de troubles métaboliques et pour contrer un apport élevé en fer. Une portion d’AminoTrace+ contient 760 mg de zinc Bioplex.
Les meilleures sources de zinc pour les chevaux
Les suppléments de zinc pour chevaux se présentent sous de nombreuses formes différentes. Les mélanges commerciaux peuvent contenir du zinc issu de sources inorganiques ou de sources organiques.
Les sources inorganiques courantes incluent :
- l’oxyde de zinc;
- le sulfate de zinc.
Les sources organiques courantes incluent :
- le protéinate de zinc;
- le nicotinate de zinc;
- la méthionine de zinc.
Les études sur les chevaux se contredisent quant à l’efficacité des différentes formes de zinc. Une étude a révélé que l’oxyde de zinc enregistrait une meilleure rétention (moins d’excrétion) comparativement à un complexe d’acides aminés de zinc. Toutefois, d’autres études suggèrent que l’organisme assimile et exploite mieux les formes organiques.
Les transporteurs d’acides aminés qui se trouvent sur la paroi intestinale peuvent absorber les complexes d’acides aminés organiques de zinc qui peuvent ainsi contourner les canaux où le cuivre et le fer se font concurrence. Les chevaux qui consomment beaucoup de fer tirent plus de bienfaits des formes organiques de zinc.
Les études qui examinent les résultats fonctionnels tels que la qualité des sabots, la santé des articulations et la qualité de la robe enregistrent systématiquement de meilleurs résultats avec l’alimentation de sources organiques comme le protéinate de zinc. L’organisme métabolise ces formes lentement et les emmagasine dans les cellules en toute sécurité.
Les complexes d’acides aminés de zinc tels que la méthionine de zinc imitent la façon dont la plupart des minéraux existent naturellement dans les fourrages et les céréales, c’est-à-dire liés à une ou à plusieurs molécules d’acides aminés, ou encore à des protéines entières.
Les mélanges de vitamines et de minéraux de Mad Barn contiennent du zinc Bioplex, une forme hautement biodisponible de zinc. Le zinc Bioplex est un composé chélaté exclusif lié à des acides aminés qui favorisent une absorption efficace.
Cette forme de zinc reste stable dans le système digestif et ne cause pas de troubles gastriques ou intestinaux.
Le risque de toxicité et les effets secondaires
Les zones d’activité industrielle telles que les mines et les fonderies peuvent donner lieu à des niveaux extrêmement élevés de zinc dans les pâturages pouvant atteindre 20 000 ppm.
Les poulains sevrés et élevés dans ces pâturages courent le plus grand risque de subir des effets secondaires graves découlant de la toxicité du zinc. Les signes de toxicité chez ces poulains incluent :
- la boiterie;
- l’enflure des articulations;
- de la raideur;
- un développement osseux anormal;
- une robe rêche. [12]
Les chevaux adultes ne sont pas aussi sensibles à la toxicité du zinc, mais un apport élevé peut entraîner une carence secondaire en cuivre. Cette dernière pourrait conduire à une robe en piètre état, à l’augmentation de la fréquence des maladies et à l’anémie.
Les taux de supplémentation typiques de 500 mg par jour sont sûrs, car ils sont bien en deçà de la limite supérieure d’apport tolérable de 5 000 mg par jour, même si le régime alimentaire contient déjà une quantité suffisante de zinc.
La plupart des équidés qui reçoivent un supplément de zinc auront besoin d’une rectification des autres quantités de nutriments pour assurer le maintien de l’équilibre minéral. La supplémentation en zinc respecte habituellement un ratio de 3:1 avec le cuivre.
Pour savoir si votre cheval pourrait bénéficier d’un supplément de zinc, nous vous invitons à transmettre son régime alimentaire en ligne pour analyse. Nos nutritionnistes équins sont à votre service pour répondre à toutes vos questions sur l’alimentation de votre équidé.
Questions fréquemment posées
Voici quelques questions fréquemment posées sur le zinc chez les chevaux :
Le zinc est important pour les chevaux parce qu’il aide des centaines d’enzymes et de protéines à fonctionner correctement dans tout l’organisme. Il soutient la protection antioxydante, la fonction immunitaire, la synthèse des protéines et la communication cellulaire. Le zinc est également nécessaire pour la santé des os, des sabots, de la peau, de la qualité du pelage, de la croissance et de la fonction reproductive. Comme les chevaux ne peuvent pas produire de zinc eux-mêmes, il doit être fourni dans l’alimentation dans le bon équilibre avec les autres minéraux.
Le zinc aide l’organisme du cheval à accomplir de nombreuses fonctions de base qui influencent la santé des tissus, le métabolisme et la réparation. Il agit comme cofacteur pour les enzymes impliquées dans la dégradation des nutriments, la protection des cellules contre les dommages oxydatifs et la production de protéines structurales. Le zinc aide également à réguler l’expression génétique, ce qui influence la façon dont les cellules croissent et répondent aux signaux. Ce rôle étendu explique pourquoi un faible statut en zinc peut affecter plusieurs systèmes de l’organisme à la fois.
Les signes d’une carence en zinc chez les chevaux peuvent inclure un pelage terne ou décoloré, une mauvaise qualité des sabots, une peau croûteuse, une cicatrisation lente des plaies, un faible appétit et une perte de condition physique. Certains chevaux peuvent également présenter des articulations faibles ou douloureuses, une croissance médiocre, une perte de poils ou une susceptibilité accrue aux infections cutanées. Chez les chevaux ayant des problèmes métaboliques, un faible statut en zinc peut aussi être associé à une réduction de la sensibilité à l’insuline. Ces signes ne sont pas propres à une carence en zinc, donc l’ensemble de l’alimentation et l’équilibre minéral doivent être évalués attentivement.
Un cheval peut manquer de zinc même si son alimentation en contient parce que l’absorption et l’utilisation du zinc sont influencées par d’autres minéraux et facteurs alimentaires. Une consommation élevée de fer peut nuire à l’absorption du zinc dans l’intestin, et de grandes quantités de fibres non digérées, de phytates ou un apport élevé en calcium peuvent également réduire sa disponibilité. Cela signifie qu’un apport adéquat sur papier ne se traduit pas toujours par un statut adéquat en zinc chez le cheval. L’équilibre minéral est tout aussi important que la quantité totale fournie.
Les chevaux les plus susceptibles d’avoir besoin d’un apport supplémentaire en zinc comprennent ceux nourris uniquement au fourrage, les chevaux faciles à garder en état et les chevaux présentant des préoccupations métaboliques. Les jeunes chevaux en croissance, les chevaux reproducteurs et les chevaux soumis à un exercice régulier peuvent également nécessiter une attention particulière quant à leur apport en zinc. Les chevaux consommant du fourrage cultivé dans des sols pauvres en zinc ou des régimes riches en fer constituent un autre groupe à risque plus élevé. Ces situations peuvent augmenter les risques que le fourrage seul ne fournisse pas suffisamment de zinc utilisable.
Le zinc peut favoriser la santé des sabots chez les chevaux parce qu’il soutient la synthèse de la kératine, essentielle à une structure solide du sabot. Lorsque le zinc et le cuivre sont correctement équilibrés, les chevaux peuvent présenter un risque moindre de corne de sabot faible, de séparation de la paroi du sabot et de problèmes connexes de qualité. Une mauvaise condition des sabots peut parfois être un signe que le statut en zinc ou l’équilibre minéral nécessite une attention particulière. Le zinc est plus efficace pour soutenir les sabots lorsque l’ensemble de l’alimentation est équilibré plutôt que lorsqu’il est ajouté seul sans tenir compte du contexte nutritionnel.
Le zinc peut affecter la peau et le pelage d’un cheval parce qu’il soutient la production de kératine, la pigmentation, les défenses immunitaires et la réparation normale de la peau. Les chevaux ayant un faible statut en zinc peuvent développer un pelage rugueux, décoloré ou blanchi par le soleil, ainsi qu’une peau sèche, croûteuse ou sujette aux infections. Un apport adéquat en zinc contribue à maintenir la brillance du pelage et une structure normale du poil. Les changements du pelage peuvent également être associés à des problèmes de cuivre, donc ces deux minéraux devraient être considérés ensemble.
Le fer est important lorsqu’on fournit du zinc aux chevaux parce que le fer, le cuivre et le zinc utilisent les mêmes voies d’absorption dans le tube digestif. Si un cheval consomme une alimentation riche en fer, l’absorption du zinc peut être réduite même si l’alimentation semble en fournir suffisamment. Avec le temps, ce déséquilibre peut contribuer à des problèmes touchant les sabots, le pelage, le métabolisme ou le foie. Examiner ensemble le fer, le zinc et le cuivre fournit une image plus utile que de se concentrer uniquement sur le zinc.
Le zinc organique et le zinc inorganique peuvent tous deux être utilisés dans l’alimentation des chevaux, mais les formes organiques présentent souvent des avantages pratiques en matière d’absorption et d’utilisation par les tissus. Les sources organiques de zinc, comme le protéinate de zinc ou la méthionine de zinc, peuvent utiliser les voies de transport des acides aminés, ce qui peut aider à contourner une partie de la compétition minérale dans l’intestin. Les recherches portant sur les résultats fonctionnels ont démontré de meilleurs résultats avec les formes organiques pour des aspects tels que la qualité du pelage, le soutien des sabots et les marqueurs liés au collagène. Cela peut rendre le zinc organique particulièrement utile lorsqu’un apport élevé en fer fait partie du problème. [8][9]
Il peut être difficile de savoir si un cheval a besoin de plus de zinc parce qu’il n’existe pas de biomarqueurs hautement fiables reflétant le statut global en zinc dans l’organisme. Les concentrations sanguines ne représentent qu’une très faible partie du zinc corporel total et peuvent être influencées par le stress, la maladie et l’âge. Les chevaux peuvent présenter des signes de faible statut en zinc bien avant qu’une valeur sanguine ne change de façon significative. La façon la plus pratique d’évaluer les besoins consiste à examiner l’ensemble du programme alimentaire ainsi que l’équilibre entre le zinc, le cuivre et le fer.
La quantité de zinc dont un cheval a besoin dépend de son âge, de sa charge de travail, de sa croissance et du profil minéral global de son alimentation. Les chevaux adultes à l’entretien ont généralement besoin de moins de zinc que les chevaux soumis à un travail modéré à intense, et certains chevaux nécessitent un soutien accru en raison d’un apport élevé en fer ou d’autres déséquilibres alimentaires. Comme le zinc ne devrait pas être fourni isolément sans tenir compte du cuivre et du fer, la quantité exacte est mieux déterminée à partir de l’ensemble de la ration. Un plan alimentaire équilibré est plus utile que l’ajout ponctuel d’un produit à base de zinc sans vérifier le reste de l’alimentation.
Une trop grande quantité de zinc peut être nocive pour les chevaux, bien que les chevaux adultes tolèrent généralement bien une supplémentation modérée. Un apport excessif peut nuire au statut en cuivre et contribuer avec le temps à une mauvaise qualité du pelage, à une fréquence accrue des maladies ou à l’anémie. Les jeunes chevaux en croissance sont plus sensibles à un excès de zinc et peuvent développer de la boiterie, des articulations enflées, de la raideur ou un mauvais développement osseux dans les cas graves. Le risque est plus élevé lorsque l’exposition au zinc est très importante ou lorsque les ratios minéraux sont mal équilibrés.
Résumé
Le zinc est un oligo-élément essentiel pour les chevaux qui soutient la défense antioxydante, la fonction immunitaire, la synthèse des protéines et la signalisation cellulaire.
- Un apport adéquat en zinc favorise des sabots, une peau et un pelage sains, un bon développement osseux chez les poulains, ainsi qu’une croissance, une reproduction et une intégrité des tissus normales.
- Le zinc peut aider les chevaux atteints de troubles métaboliques et ceux qui prennent facilement du poids en soutenant la sensibilité à l’insuline et en améliorant le statut antioxydant global.
- L’équilibre minéral est essentiel, car un excès de fer alimentaire peut bloquer l’absorption du zinc et du cuivre; le zinc est donc généralement associé au cuivre selon un ratio d’environ 3:1 zinc/cuivre.
- Les fourrages sont souvent faibles en zinc, ce qui rend la supplémentation — idéalement avec des formes organiques biodisponibles comme le protéinate de zinc ou la méthionine de zinc — utile, tandis que les niveaux de la ration totale et les interactions devraient être évalués.
- Les signes d’un faible taux de zinc comprennent une mauvaise qualité des sabots et du pelage, des problèmes cutanés, une réponse immunitaire faible, une diminution de l’appétit et des problèmes de croissance; la plupart des chevaux adultes ont besoin d’environ 400–500 mg/jour, avec une grande marge de sécurité avant la toxicité.
Références
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- de Moffarts, B et al. Effect of oral antioxidant supplementation on blood antioxidant status in trained thoroughbred horses. The Vet J. 2005.
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