Le cuivre (Cu) est un oligo-élément essentiel qui doit provenir de l’alimentation pour soutenir le bon fonctionnement de nombreuses enzymes dans l’organisme du cheval.

Le cuivre est important pour le métabolisme du fer, la santé des tissus conjonctifs, la production d’énergie et la protection antioxydante.

Les chevaux peuvent manquer de cuivre si leur alimentation en contient peu ou encore si elle contient des niveaux élevés de zinc (Zn) ou de fer (Fe). Un apport excessif de zinc ou de fer peut interférer avec l’absorption du cuivre par l’intestin.

La teneur en cuivre et en zinc doit être soigneusement équilibrée pour garantir que le tube digestif puisse bien les absorber. Pour la majorité des chevaux, on recommande un rapport de trois pour un (3:1) entre le zinc et le cuivre.

Le changement de couleur de la robe qui perd une partie de sa pigmentation est l’un des signes les plus évidents d’une carence possible en cuivre. Le poil peut paraître terne, frisotté ou décoloré et avoir une teinte rougeâtre.

Une carence en cuivre peut également causer l’anémie et affaiblir les vaisseaux sanguins, les os ou les articulations des chevaux adultes. Chez les jeunes animaux en croissance, un manque de cuivre peut mener au développement anormal des os et du cartilage[1]

La toxicité liée au cuivre est extrêmement rare chez les chevaux et nécessite un apport très élevé de ce minéral. Son niveau élevé peut cependant diminuer l’absorption du sélénium et du fer, en plus d’interférer avec leur exploitation par l’organisme.

Omneity® Premix de Mad Barn est un supplément de vitamines et de minéraux pour chevaux parfaitement équilibré qui offre une couverture nutritionnelle permettant de combler leurs besoins.

Il contient 1 000 mg/kg de cuivre sous forme de cuivre Bioplex à haute absorption, une source de protéinate de cuivre organique plus facilement exploitée par les cellules du cheval.

Le supplément de minéraux et de vitamines AminoTrace+ procure une teneur en cuivre plus élevée de 1 500 mg/kg. Il est conçu pour les chevaux atteints de problèmes métaboliques ou qui ont besoin de contrer un apport alimentaire en fer élevé.

Nous proposons aussi du cuivre Bioplex en poudre vendu en vrac pour les chevaux qui requièrent un apport supplémentaire ainsi qu’un supplément de zinc et de cuivre équilibré 3:1.

La quantité de cuivre Bioplex à donner dépend de l’état du cheval et de son régime alimentaire actuel. Pour déterminer le taux d’inclusion qui convient à votre cheval, transmettez-nous son régime alimentaire pour analyse. Nos nutritionnistes sont là pour vous aider.

Les bienfaits du cuivre pour les chevaux

Tous les mammifères ont besoin de cuivre dans leur alimentation. Ce dernier agit comme cofacteur dans la fonction de nombreuses enzymes. Ces dernières sont des protéines qui catalysent différentes réactions chimiques dans l’organisme.

Les enzymes jouent un rôle important dans l’ensemble de la physiologie du cheval, y compris le métabolisme, le fonctionnement des organes, les mécanismes de détoxification, la croissance et plus encore.

Un niveau de cuivre adéquat permet aux enzymes d’agir de manière optimale dans toutes les cellules de l’organisme du cheval. Il peut contribuer au bien-être général, à une meilleure qualité de la robe et des sabots, au métabolisme des calories et bien plus encore.

Voici les 10 principales raisons qui expliquent pourquoi les chevaux ont besoin d’un apport en cuivre suffisant dans leur alimentation :

1) La couleur de la robe

L’enzyme tyrosinase a besoin de cuivre pour synthétiser la mélanine, le pigment qui donne sa couleur à la peau et aux crins. Les chevaux au poil terne et décoloré peuvent manquer de cuivre et ne pas pouvoir produire suffisamment de mélanine. Le cuivre peut soutenir la synthèse de la mélanine qui protège contre le pâlissement de la robe par le soleil et favorise une belle coloration du pelage, en particulier celle des chevaux alezans, bais et noirs. Avec un apport de cuivre adéquat, même les chevaux gris, duns et palominos peut développer des pommelures et une brillance plus intense.

2) La santé des sabots

Le cuivre favorise la santé des sabots, non seulement lorsqu’il est appliqué directement sur les pieds, mais aussi lorsque les niveaux dans l’organisme sont optimisés. Un bon équilibre entre le cuivre et le zinc stimule la synthèse de la kératine, une protéine qui contribue à l’intégrité structurelle des sabots.

Il a été démontré que les chevaux qui reçoivent un apport adéquat en cuivre et en zinc présentaient une incidence plus faible de maladie de la ligne blanche (aussi connue sous le nom de fourmilière du pied), et présentent un risque plus faible de souffrir de décollement de la muraille. [2]

3) La croissance des sabots

Les études ont démontré que le cuivre stimule la croissance des sabots chez les yearlings et les chevaux adultes, en particulier lorsqu’on l’administre sous forme de protéinate de cuivre au lieu de sels inorganiques de cuivre.

En complétant le régime alimentaire du cheval avec des protéinates de cuivre et de zinc, on accroît la teneur en minéraux de la corne, ce qui fournit une protection antioxydante supplémentaire et favorise la formation de sabots résistants[3][4]

En supplémentant l’alimentation du cheval avec des protéinates de cuivre et de zinc, on augmente la teneur en minéraux de la corne du sabot, ce qui offre une protection antioxydante supplémentaire et favorise une structure solide du sabot. [3][4]

4) La protection antioxydante

Le cuivre agit comme un antioxydant en faisant partie de l’enzyme superoxyde dismutase cuivre-zinc. Cette enzyme existe dans presque toutes les cellules du corps et protège contre les molécules oxydantes qui peuvent endommager différentes parties de la cellule.

Un état antioxydant adéquat protège contre le vieillissement prématuré et aide les cellules, les tissus et les organes à fonctionner correctement.

Les antioxydants sont particulièrement importants pour les chevaux qui font beaucoup d’exercice afin d’aider les tissus à récupérer rapidement. Les animaux plus âgés sont par ailleurs particulièrement vulnérables à de faibles niveaux d’antioxydants et peuvent bénéficier d’une supplémentation de cuivre.

5) La fonction immunitaire

Un faible niveau de superoxyde dismutase (SOD) antioxydante contenant du cuivre peut altérer le fonctionnement du système immunitaire.

Les macrophages et les neutrophiles sont des cellules immunitaires qui vivent dans tout l’organisme. Ces cellules immunitaires s’appuient sur l’enzyme SOD pour générer du peroxyde d’hydrogène qui sert à tuer les bactéries et à prévenir les infections.

Les chevaux qui ont des carences en cuivre et en zinc peuvent être plus enclins à souffrir de dermatite du paturon (gale de boue) ou de dermatophilose dorsale. Cela est dû au fait que leurs cellules immunitaires sont incapables de se protéger contre la prolifération des bactéries cutanées dans des conditions humides. [5]

6) Le métabolisme du fer

Ce microminéral est important pour le métabolisme du fer et la synthèse des globules rouges. Le fer est une composante essentielle des globules rouges qui transportent l’oxygène dans tout l’organisme. Plusieurs enzymes contenant du cuivre sont responsables du déplacement du fer de l’endroit où il est emmagasiné à l’endroit où se forment les globules rouges.

Une carence en cuivre peut causer l’anémie (un taux trop bas de globules rouges) lorsque les chevaux ne sont plus en mesure de synthétiser suffisamment de globules rouges. Les chevaux souffrant d’anémie peuvent être affaiblis, manquer d’énergie, avoir de mauvaises performances physiques et manquer d’appétit.

7) Contrer une alimentation riche en fer

La supplémentation en cuivre peut contrecarrer un apport élevé en fer chez les chevaux qui en consomment trop. Les équidés reçoivent couramment un apport élevé en fer, un minéral qui abonde dans presque tous les végétaux, ainsi que dans l’eau et le sol. L’excès de fer dans l’alimentation peut contribuer à des lésions hépatiques et rendre la résistance à l’insuline et la laminite plus difficiles à gérer. D’autre part, le fer peut également ralentir l’absorption du cuivre par l’intestin.

Les nutritionnistes équins visent un rapport d’environ 4:3:1 de fer, de zinc et de cuivre dans l’alimentation pour fournir les niveaux optimaux de ces trois minéraux interreliés. L’ajout de cuivre à l’alimentation des chevaux qui ingèrent beaucoup de fer peut aider à améliorer la santé métabolique, et favoriser la santé des sabots et du foie.

8) Santé des os et des tissus conjonctifs

Les juments gestantes doivent recevoir un supplément de cuivre afin que le poulain en obtienne suffisamment. Cet oligo-élément est nécessaire à l’enzyme lysyl-oxydase qui aide à former des tissus conjonctifs robustes.

Chez les animaux en croissance, le cuivre aide à soutenir la formation du cartilage, des tendons et des ligaments. L’ostéochondrose, une pathologie qui fait en sorte que les jonctions entre les os et le cartilage sont faibles, est potentiellement due à une carence en cuivre chez les poulains. Elle est souvent associée à une diète déficiente en cuivre chez les juments. [6]

Les animaux plus âgés ont également besoin de suffisamment de cuivre pour remodeler et réparer les os, les tendons et les ligaments, ainsi que pour maintenir la santé des vaisseaux sanguins. [7]

9) La production d’énergie

Toutes les cellules de l’organisme requièrent du cuivre pour produire de l’énergie. Cet élément est un composant de l’enzyme cytochrome-c-oxydase retrouvée à l’intérieur des mitochondries. On dit parfois des mitochondries qu’elles sont la centrale électrique de la cellule, car c’est la partie de cette dernière qui produit de l’énergie à partir des glucides, des lipides et des protéines.

Toutes les cellules de l’organisme dépendent de cette enzyme pour synthétiser la molécule d’adénosine triphosphate (ATP) qui constitue la principale monnaie énergétique de la cellule. Un niveau optimal de cuivre garantit que les cellules métabolisent correctement les nutriments et en tirent suffisamment d’énergie.

10) Le fonctionnement du système nerveux

Le système nerveux a besoin de cuivre pour fonctionner correctement. Le cuivre est impliqué dans la synthèse et l’entretien de la myéline. La myéline est une gaine protectrice qui recouvre les nerfs et les aide à transmettre les signaux correctement dans tout le corps.

Le cuivre joue également un rôle dans la synthèse de la norépinéphrine, un neurotransmetteur qui permet aux nerfs de communiquer entre eux.

L’alimentation des chevaux ne requiert qu’une très petite quantité de cet oligo-élément. L’ajout ponctuel de cuivre peut entraîner un déséquilibre avec d’autres minéraux, notamment le zinc et le fer.

Nous vous recommandons d’évaluer l’ensemble du régime alimentaire avant d’ajouter du cuivre. Vous pouvez nous transmettre le régime alimentaire de votre cheval pour analyse. L’un de nos nutritionnistes se fera un plaisir de vous prodiguer gratuitement des conseils.

Les signes de carence en cuivre

Les carences graves en cuivre sont rares chez les chevaux. Néanmoins, les niveaux sous-optimaux sont fréquents et justifient l’observation des signes d’une carence éventuelle qui peuvent inclure ceux qui suivent :

  • La décoloration de la robe qui est souvent l’un des premiers signes d’une éventuelle carence en cuivre.
  • Le cheval qui présente une carence en cuivre peut sembler peu énergique et fatigué.
  • Il a moins d’appétit.
  • Les sabots sont plus enclins à se fendre ou à se fissurer et le cheval peut perdre souvent ses fers.
  • La sole est amincie, ils sont atteints de pourriture de la fourchette ou d’abcès, ou encore, la muraille est peu résistante ou affaiblie.
  • Le cheval souffre de la maladie de la ligne blanche causée par des seimes qui permettent aux bactéries d’envahir les tissus des pieds.
  • Les tendons et les ligaments sont affaiblis à cause de l’altération de la synthèse et de l’entretien des tissus conjonctifs.
  • Le cheval souffre d’allergies comme l’urticaire et la dermite estivale.
  • Il est atteint de dermatite du paturon (gale de boue) ou de dermatophilose dorsale persistantes dues à un système immunitaire affaibli.

Dans les cas plus graves, on peut observer les symptômes suivants :

  • Des maladies orthopédiques du développement comme l’ostéochondrose ou l’ostéochondrite disséquante; elles sont plus fréquentes chez les jeunes chevaux en croissance.
  • La rupture aortique; une carence en cuivre peut affaiblir les vaisseaux sanguins et provoquer une rupture de l’aorte qui est souvent fatale.
  • La rupture de l’artère utérine; cette affection potentiellement fatale entraîne un saignement interne abondant pendant ou après la mise bas et elle est plus fréquente chez les juments qui souffrent d’une carence en cuivre. [8]

Les facteurs qui conduisent à une carence en cuivre

De faibles niveaux de cuivre dans le fourrage peuvent contribuer à un apport insuffisant chez les chevaux. La teneur en cuivre des fourrages est proportionnelle à la disponibilité de ce minéral dans le sol, laquelle augmente à mesure que le pH du sol diminue.

Les fourrages cultivés dans un sol dont le pH est supérieur à 7,5 peuvent contenir un niveau insuffisant de ce composé. On doit les analyser pour en déterminer la teneur en cuivre.

La matière organique dans le sol peut lier le cuivre et l’empêcher de s’accumuler dans les plantes. Les fourrages cultivés dans la tourbe ou sur des champs abondamment traités avec du fumier sont plus susceptibles d’avoir une faible teneur en cuivre. [9]

Il est peu probable que l’eau soit une source importante de ce minéral et qu’elle ait un impact important sur l’état du cuivre chez le cheval.

Le foin riche en fer, mais pauvre en zinc et en cuivre fait partie des raisons les plus courantes de la carence en cuivre chez les chevaux. Une teneur élevée en fer peut interférer avec l’absorption du cuivre et du zinc, ce qui exacerbe l’absorption inadéquate de ces deux minéraux.

Les chevaux nourris uniquement avec du fourrage sont plus susceptibles de présenter un rapport déséquilibré entre ces trois minéraux, qu’on peut rectifier en les ajoutant en proportions justes à la ration.

Un apport élevé en fer peut avoir un certain nombre d’effets néfastes sur les chevaux. Il peut notamment donner lieu à des dommages au foie, au stress oxydatif ou aggraver la résistance à l’insuline et la laminite.

Si vous soupçonnez que vos chevaux consomment trop de fer, envisagez l’ajout du supplément de minéraux et de vitamines AminoTrace+ à leur ration quotidienne. Cet équilibreur de ration fournit des niveaux plus élevés de cuivre et de zinc pour aider à contrer l’excès de fer dans l’alimentation.

Comment évaluer la teneur en cuivre

Les vétérinaires n’ont pas recours systématiquement aux analyses sanguines pour évaluer l’état du cuivre chez les chevaux. Le niveau de ce minéral dans le sang peut fluctuer considérablement en fonction du régime alimentaire, de la régie et de l’âge de l’animal.

Par conséquent, la recherche n’a pas établi de valeurs de référence fiables chez les chevaux. [11]

Le vétérinaire peut demander une analyse sanguine s’il soupçonne une carence en cuivre grave, par exemple chez un poulain qui présente des malformations osseuses.

La meilleure façon d’évaluer si un cheval est susceptible de bénéficier d’un supplément de cuivre est d’évaluer la teneur en minéraux de l’ensemble de l’alimentation.

Quelle quantité de cuivre faut-il donner au cheval?

Compte tenu de la complexité des interactions entre les minéraux et de la possibilité de carences secondaires dues à des déséquilibres, il est fortement recommandé de consulter un nutritionniste équin avant d’ajouter des vitamines ou des minéraux individuels à la ration.

Le cuivre est un microminéral ou un oligo-élément. Le cheval a donc besoin de plus petites quantités comparativement aux macrominéraux.

Le Conseil national de recherches du Canada (CNRC) estime les besoins quotidiens des chevaux adultes à l’entretien à 10 mg de cuivre par kilogramme d’aliment sec, soit environ 100 mg par jour.

La limite supérieure tolérable approximative du cuivre pour les chevaux est de 250 mg/kg d’aliment, soit 2 500 mg par jour. [1]

Certains chevaux peuvent avoir besoin de plus de cuivre que l’apport quotidien recommandé. À titre d’exemple, les chevaux astreints à un programme d’exercice modéré à intense ont besoin d’environ 125 mg de cuivre par jour pour compenser la perte par la transpiration.

Les juments gestantes et les animaux en croissance ont besoin d’apports plus élevés pour soutenir un développement adéquat.

Les juments gestantes qui ont reçu 300 mg de cuivre par jour en fin de gestation ont donné naissance à des poulains dont l’incidence d’inflammation des plaques de croissance osseuses était beaucoup plus basse à l’âge de 150 jours comparativement à la progéniture des juments qui n’ont pas reçu de cuivre supplémentaire. [1]

On peut aussi donner environ 100 mg de cuivre par jour aux poulains pour soutenir une croissance saine, notamment pour promouvoir la formation d’os et d’articulations robustes.

Plutôt que de donner au cheval plus de cuivre sans tenir compte des autres minéraux, il importe d’examiner l’ensemble de son alimentation. Il faut équilibrer les proportions entre les différents minéraux pour garantir une santé optimale.

Le supplément de vitamines et de minéraux pour chevaux Omneity® de Mad Barn contient 120 mg de cuivre Bioplex par portion normale pour un cheval de 500 kg.

En plus du cuivre, Omneity® procure tous les autres minéraux et vitamines essentiels dont le cheval a besoin à des niveaux élaborés scientifiquement pour équilibrer la majorité des diètes équines.

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L’absorption du cuivre

Chez tous les mammifères, l’absorption du cuivre peut se produire à partir de l’estomac jusqu’au bout de l’intestin grêle, mais la plus grande partie se produit au début de l’intestin grêle.

En règle générale, des canaux spécifiques dans l’intestin, conçus pour déplacer les ions cuivre dans la circulation sanguine, sont responsables de l’absorption du cuivre. Une teneur élevée en zinc dans l’alimentation peut interférer avec ces canaux et bloquer l’absorption du cuivre.

C’est pourquoi il faut tenir compte de tous les facteurs alimentaires avant d’apporter des modifications aux composants individuels.

Le cuivre absorbé par l’alimentation se déplace vers le foie où il est libéré dans le sang lié à une protéine spéciale appelée céruloplasmine. Cette protéine transporte le cuivre dans la circulation sanguine pour l’apporter à d’autres tissus du corps.

Le molybdène et le cuivre

Certains pensent qu’un taux élevé de molybdène (Mo) dans l’alimentation peut causer une carence en cuivre. Cela est surtout vrai chez les bovins et les ovins, et beaucoup moins probable chez les chevaux.

Une teneur élevée en molybdène est plus susceptible d’affecter l’absorption du cuivre chez les ruminants que chez les chevaux, qui sont des fermenteurs de l’intestin postérieur.

Le molybdène peut contaminer le sol des régions où l’activité industrielle est présente, notamment celles où l’on retrouve des exploitations minières et des fours de fusion. Une plus grande quantité de molybdène s’accumule alors dans les plantes qui y sont cultivées.

On a émis l’hypothèse ce que ce facteur pouvait contribuer à une carence en cuivre chez les chevaux qui consomment des fourrages cultivés dans ces régions.

Malgré cela, même dans les lieux expérimentaux où l’on a appliqué de grandes quantités de molybdène dans les champs, la consommation de plantes cultivées à ces endroits n’a pas affecté l’état du cuivre des chevaux à des niveaux de molybdène allant jusqu’à 12,7 ppm. [10]

Les meilleures sources de cuivre pour les chevaux

Les sources inorganiques de cuivre, appelées sels de cuivre, se présentent sous plusieurs formes. Par exemple, on peut donner aux chevaux du chlorure de cuivre, de l’acétate de cuivre, du sulfate de cuivre et du carbonate de cuivre.

Parmi ceux-ci, l’acétate de cuivre possède la biodisponibilité la plus élevée et le carbonate de cuivre est le moins biodisponible.

Les propriétaires appliquent couramment du sulfate de cuivre directement sur les sabots pour combattre la prolifération bactérienne liée aux pathologies comme la maladie de la ligne blanche. Des études expérimentales ont montré qu’il améliorait l’état du cuivre chez les chevaux à condition de l’administrer par voie orale.

Le nombre et la disponibilité des canaux de transport du cuivre sur les cellules intestinales limitent l’absorption du cuivre provenant de sources inorganiques. Un niveau élevé de zinc peut bloquer ces canaux et entraver son absorption dans l’intestin.

D’autres formes de cuivre qui ne dépendent pas uniquement des canaux de transport du cuivre ont un taux d’absorption plus élevé. Par exemple, le cuivre chélaté (chélate cuivrique) est une forme de cuivre qui se lie aux acides aminés lysine ou méthionine.

Il permet au cuivre d’être absorbé plus efficacement grâce aux transporteurs qui déplacent la lysine et la méthionine dans la circulation sanguine.

Les mélanges de vitamines et de minéraux de Mad Barn contiennent du cuivre Bioplex, une forme hautement biodisponible.

Le cuivre Bioplex est une forme exclusive de cuivre chélaté lié aux acides aminés que l’organisme du cheval peut absorber efficacement.

Cette forme de cuivre reste stable dans l’estomac et ne provoque pas de troubles gastriques ou intestinaux. Il atténue d’autre part les dommages environnementaux, car l’absorption efficace fait en sorte que le cheval élimine moins de cuivre dans ses matières fécales comparativement à d’autres sources. [13]

Le risque de toxicité et les effets secondaires

La limite supérieure tolérable estimative du cuivre pour les chevaux est de 250 mg/kg d’aliment, soit 2 500 mg par jour. Il est peu probable que les chevaux qui reçoivent une diète normale composée de fourrages et de céréales atteignent ce niveau.

Une expérience scientifique a rapporté une toxicité aiguë au cuivre chez des chevaux ayant reçu un supplément de sulfate de cuivre.

Ces chevaux ont reçu une dose extrêmement élevée d’environ 62 grammes administrée directement dans l’estomac qui leur a causé des troubles gastriques et intestinaux. Plusieurs doses répétées ont provoqué une jaunisse, une altération de la formation des globules rouges et la défaillance d’organes. [12]

Cette toxicité extrême ne risque pas de se produire avec les niveaux de cuivre contenus dans les mélanges de minéraux et de vitamines offerts sur le marché.

Plus précisément, lorsqu’on emploie des formes organiques, comme le protéinate de cuivre Bioplex, le risque de toxicité est beaucoup plus faible, car cette molécule est métabolisée lentement comme un acide aminé.

Une certaine étude a rapporté que les régimes pauvres en vitamine E et riches en cuivre et en fer présentent un risque accru de maladie du motoneurone équin[14]

Après avoir étudié rigoureusement plusieurs études, les chercheurs ont conclu qu’un faible apport en vitamine E est un facteur de risque plus important de maladie du motoneurone équin qu’un apport élevé en cuivre. [15]

La recherche sur les chevaux

La santé des sabots

Dans une étude menée par l’Université de la Floride, des yearlings ont reçu du zinc, du manganèse et du cuivre sous forme de protéinates ou sous forme inorganique.

Les sabots des chevaux qui ont reçu les minéraux sous forme de protéinates ont poussé 4 % plus rapidement que ceux des animaux qui ont reçu des sources inorganiques. Ce résultat suggère que les sources organiques de minéraux comme les protéinates de cuivre mènent à une meilleure santé des sabots que les formes inorganiques. [4]

Dans une autre étude, des chevaux demi-sang adultes ont reçu des suppléments organiques de zinc et de cuivre (apport total en Cu de 84 mg/jour) ou aucun supplément de zinc et de cuivre (apport total en Cu de 64 mg/jour).

Au bout de neuf mois, les chevaux qui avaient reçu un supplément de cuivre présentaient des niveaux considérablement plus élevés de cuivre et de zinc dans les échantillons de crins et de sabots. La corne des sabots du groupe auquel on a donné des suppléments a cru plus rapidement et leurs pieds étaient de meilleure qualité[3]

Dans une étude fondée sur l’observation, les nutritionnistes se sont penchés sur les raisons qui pouvaient expliquer pourquoi l’incidence de la maladie de la ligne blanche dans une seule écurie était élevée une année et non l’année suivante.

Ils ont conclu que durant les années où la maladie de la ligne blanche était plus fréquente, les chevaux avaient consommé moins de zinc et de cuivre[2]

Le développement squelettique des poulains

Il importe tout particulièrement de veiller à ce que les juments nourries exclusivement au foin aient suffisamment de cuivre dans leur alimentation pendant la gestation afin de stimuler la formation de cartilages et d’os sains chez leurs poulains. La recherche a révélé qu’une carence en cuivre est l’un des facteurs qui contribuent aux malformations des cartilages et des os chez les poulains.

La science a démontré que le fait d’ajouter à la ration des juments 0,5 mg de cuivre par kilogramme de poids vif chaque jour pendant les douze dernières semaines de gestation augmentait l’état du cuivre des juments et de leurs poulains. La teneur en cuivre du foie des juments et des poulains a augmenté à la suite de la supplémentation des juments. [16]

Dans une autre étude, des juments ont reçu un supplément de cuivre en fin de gestation et leurs poulains ont reçu du cuivre jusqu’à l’âge de 180 jours. Les poulains nés de juments qui avaient reçu un supplément et auxquels on avait donné du cuivre présentaient une prévalence et une gravité moindres d’ostéochondrose (plaques de croissance anormales) et d’autres anomalies du cartilage. [6]

De nombreuses raisons justifient l’ajout d’un supplément de cuivre à la ration du cheval. Le cuivre Bioplex de Mad Barn est un protéinate de cuivre sûr et hautement biodisponible.

Cependant, il faut tenir compte des niveaux de l’ensemble des minéraux et des vitamines contenus dans l’alimentation avant de modifier le régime alimentaire du cheval.

Pour déterminer si votre cheval a besoin d’un ajout de cuivre, transmettez-nous son régime alimentaire en ligne pour analyse. L’un de nos nutritionnistes équins examinera les niveaux de nutriments, de cuivre et d’autres minéraux qu’il contient.

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Questions fréquemment posées

Voici quelques questions fréquemment posées sur le cuivre chez les chevaux :

Résumé

Le cuivre est un oligoélément essentiel qui aide les chevaux à utiliser le fer, à construire le tissu conjonctif, à produire de l’énergie et à se défendre contre les dommages oxydatifs.

  • Le cuivre doit être équilibré avec le zinc et le fer, en visant un ratio zinc-cuivre d’environ 3:1 et un ratio global fer-zinc-cuivre de 4:3:1.
  • Un faible taux de cuivre se manifeste souvent par un pelage terne et décoloré ainsi que des sabots faibles, et une carence grave peut provoquer de l’anémie et un mauvais développement des os et des articulations.
  • Un apport adéquat en cuivre favorise des sabots solides, une coloration appropriée du pelage, un système immunitaire sain et une protection antioxydante.
  • Les chevaux adultes de 500 kg ont besoin d’environ 100 mg de cuivre par jour, davantage pendant la croissance, la gestation ou un travail intense, et les sources organiques chélatées sont mieux absorbées.
  • Comme les minéraux des fourrages et une teneur élevée en fer peuvent déséquilibrer la ration, le cuivre devrait être ajouté dans le cadre d’une ration entièrement équilibrée plutôt que seul.
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Références

  1. Pagan, Joe D. Micromineral Requirements in Horses. Kentucky Equine Research, Inc.
  2. Higami, Atsuko. Occurence of white line disease in performance horses fed on low-zinc and low-copper diets. J Equine Sci. 1999.
  3. Jancikova, Petra et al. The Effect of Feed Additive Containing Vitamins and Trace Elements on the Elements Profile and Growth of Skin Derivatives in Horses. Annals An Sci. 2012.
  4. Ott, EA and Johnson, EL Effect of trace mineral proteinates on growth and skeletal and hoof development in yearling horses. J Equine Vet Sci. 2001.
  5. Stafford, Sian L. et al. Metal ions in macrophage antimicrobial pathways: emerging roles for zinc and copper. Biosci Rep. 2013.
  6. Knight, Debra et al. The effects of copper supplementation on the prevalence of cartilage lesions in foals. Equine Vet J. 1990. View Summary
  7. National Research Council Chapter 5: Minerals. Nutrient Requirements of Horses. 2007.
  8. Stowe, Howard. Effects of Age and Impending Parturition upon Serum Copper of Thoroughbred Mares. J Nutr. 1968. View Summary
  9. Vaage, Alan et al. Copper content of Ontario forages. Agri-food laboratories.
  10. Pearce, S.G. et al. The effect of high pasture molybdenum concentrations on the copper status of grazing horses in New Zealand. NZ J Ag Res. 1999.
  11. Stubley, Deirdre et al. Copper and zinc levels in the blood of Thoroughbreds in training in the United Kingdom. Equine Vet J. 1983. View Summary
  12. Bauer, M. Copper Sulphate Poisoning in Horses. Vet Arh. 1975.
  13. Jancikova, Petra et al. The effect of various copper sources on the trace elements profile in the hair, plasma and faeces and copper activity in the organism of horses. Acta Univ Agric. 2012.
  14. Divers, Thomas et al. Evaluation of the risk of motor neuron disease in horses fed a diet low in vitamin E and high in copper and iron. Am J Vet Res. 2006. View Summary
  15. Divers, Thomas. Vitamin E Deficiency Is A Risk Factor For Equine Motor Neuron Disease. 6th Mid-Atlantic Nutrition Conference. 2008.
  16. Pearce, S.G. et al. Effect of copper supplementation on copper status of pregnant mares and foals. Equine Vet J. 2010. View Summary