L’extrait de chardon-Marie (Silybum marianum) est un supplément à base de plantes principalement utilisé chez les chevaux pour soutenir la fonction hépatique.
Les graines et les feuilles du chardon-Marie contiennent de nombreux composés bioactifs, collectivement appelés silymarine. La silymarine est un flavanolignane aux propriétés antioxydantes, anti-inflammatoires et immunomodulatrices.
Elle peut être utilisée pour apporter un soutien nutritionnel aux chevaux sujets à des problèmes inflammatoires, comme la fourbure et les allergies. Les propriétés antioxydantes du chardon-Marie peuvent aider les chevaux à rester en bonne santé et à se remettre plus rapidement de l’exercice ou d’une maladie.
Le foie est un organe crucial qui participe à la détoxification et au métabolisme des glucides, des graisses et des protéines. Il élimine les toxines présentes dans l’organisme et est donc sensible aux lésions ou aux dommages.
Les chevaux plus âgés pourraient bénéficier d’un soutien nutritionnel de la fonction hépatique, car ils ont plus de vécu et donc été exposé plus longtemps aux toxines susceptibles d’affecter la santé du foie.
Les chevaux qui ont tendance à être en surpoids ou ceux qui souffrent du syndrome métabolique équin (SME) peuvent avoir des dépôts de graisse excessifs dans le foie, ce qui peut avoir un effet néfaste sur sa fonction. Ces chevaux pourraient bénéficier d’une supplémentation en chardon-Marie pour promouvoir une fonction de détoxification normale et la santé métabolique.
L’extrait de chardon-Marie de Mad Barn est une poudre de graine séchée de la plante de Silybum marianum. L’apport recommandé est de 4,5 grammes par jour pour un cheval de 500 kg. Cet extrait peut être ajouté directement à la ration sous forme de poudre sèche ou ajouté à de l’eau pour en faire un thé infusé que l’on verse sur la ration.
Les bienfaits du chardon-Marie chez le cheval
Le chardon-Marie est principalement connu pour ses effets hépatoprotecteurs, ce qui signifie qu’il peut protéger les tissus hépatiques des dommages et soutenir la fonction du foie. Le foie étant impliqué dans de nombreux processus physiologiques de l’organisme du cheval, le soutien de sa fonction peut avoir des effets bénéfiques considérables sur la santé de votre cheval.
Vous trouverez ci-dessous les 7 principaux bienfaits de l’extrait de chardon-Marie :
1) FAVORISE LA RÉGÉNÉRATION DES CELLULES DU FOIE
Le chardon-Marie aide les cellules du foie à fabriquer des protéines qui favorisent la régénération cellulaire et la réparation des dommages causés par l’exposition aux toxines. Cela accélère le remplacement des cellules hépatiques endommagées par de nouvelles cellules saines – un processus connu sous le nom de renouvellement cellulaire.
Pour les chevaux qui ont des problèmes de foie ou qui risquent de développer des problèmes de foie, la silymarine pourrait favoriser les processus de réparation normaux afin d’améliorer la fonction hépatique.
2) FOURNIT DES BIENFAITS ANTIOXYDANTS
L’ingrédient actif silybine que l’on trouve dans cette plante augmente la protection antioxydante chez les chevaux en bonne santé. Des chevaux ayant reçu une dose élevée de silybine pendant une semaine présentaient des taux sanguins plus élevés de glutathion, une molécule antioxydante.
Le glutathion fait partie de l’enzyme antioxydante glutathion peroxydase, qui combat les espèces réactives de l’oxygène pour prévenir le stress oxydatif.
Cette amélioration du statut antioxydant contribue à maintenir des cellules et des tissus sains, en particulier dans le foie et l’intestin où la silybine sera la plus concentrée.
L’augmentation de la disponibilité des enzymes antioxydantes dans le foie contribue à assurer la bonne métabolisation des nutriments, comme les glucides, les protéines et les graisses, en énergie sans permettre aux oxydants (radicaux libres) d’endommager les cellules. [2]
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3) FAVORISE LA SENSIBILITÉ À L’INSULINE
En favorisant le statut antioxydant du foie, l’extrait de chardon-Marie peut améliorer la sensibilité à l’insuline, ce qui pourrait aider les chevaux atteints du syndrome métabolique équin. Il pourrait réguler des taux de glycémie sains chez ces chevaux lorsqu’ils sont exposés à des régimes alimentaires à haute teneur en sucre. La silymarine pourrait favoriser la santé métabolique des chevaux faciles à maintenir une bonne cote de chair ou présentant des dépôts de graisse anormaux, comme une encolure crêtée.
4) NEUTRALISE UN APPORT ÉLEVÉ EN FER
La silymarine a des effets chélateurs au fer qui pourraient améliorer les processus de désintoxication afin de protéger votre cheval des effets néfastes d’un apport excessif en métaux lourds. Ces composés chélateurs lient le fer et contribuent à réduire les taux de ferritine sérique et les réserves de fer dans les tissus.
Cela pourrait être particulièrement bénéfique pour les chevaux souffrant de surcharge en fer. Si vous pensez que votre cheval a un apport trop élevé en fer dans son alimentation ou dans l’eau, vous pouvez envisager de supplémenter son alimentation avec du chardon-Marie.
Chez les humains qui sont génétiquement prédisposés à la surcharge en fer, il a été démontré que les graines de chardon-Marie diminuent l’absorption du fer. [3]
5) FOURNIT DES BIENFAITS ANTI-INFLAMMATOIRES
Il a été démontré que l’extrait de chardon-Marie présente des bienfaits anti-inflammatoires chez les animaux et les humains, en particulier dans le cas de défi immunitaire comme une infection. Il réduit les cytokines pro-inflammatoires qui déclenchent les réponses immunitaires.
À court terme, les cytokines pro-inflammatoires sont bénéfiques, car elles aident à éliminer une infection, mais si elles sont présentes à des niveaux élevés pendant de longues périodes, elles peuvent endommager les tissus. Le chardon-Marie peut aider à protéger les tissus en modérant les niveaux de cytokines pro-inflammatoires. [4]
6) PEUT ATTÉNUER L’HYPERSENSIBILITÉ AUX ALLERGÈNES
Les chevaux qui souffrent d’allergies récurrentes, comme l’asthme équin ou d’allergies saisonnières liées aux piqûres d’insectes, connues sous le nom de dermite (sweet itch), pourraient bénéficier des effets anti-inflammatoires de cette plante. Les composés présents dans le chardon-Marie pourraient inhiber les réactions immunitaires excessives qui sont courantes chez les chevaux souffrant d’allergies.
7) PEUT FAVORISER LA SANTÉ DES SABOTS
Le chardon-Marie pourrait avoir des effets bénéfiques sur la santé des sabots. L’activation des neutrophiles (cellules immunitaires dans le sang) fait partie du processus qui provoque la fourbure chez le cheval. Les composés de la silymarine ont diminué l’activation des neutrophiles du cheval dans des expériences en laboratoire.
Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour comprendre si cela se produit lorsque les chevaux sont supplémentés avec un extrait de chardon-Marie. [5][6]
Comment fonctionne l’extrait de chardon-Marie ?
Les graines de chardon-Marie contiennent de nombreux composés bioactifs et de phytonutriments dont on soupçonne qu’ils ont des effets bénéfiques. Voici quelques-uns des ingrédients actifs identifiés dans cette plante : [7]
Flavonolignanes :
- Silybine
- Silychristine
- Silydianine
- Quercétine
- Taxifoline
D’autres composés qui peuvent avoir des effets bénéfiques sur la santé des chevaux :
- Bétaïne
- Épigénine
- Silybonol
- Protéines
- Huile fixe
- Acides gras
La silybine est le composé le plus biologiquement actif de l’extrait de chardon-Marie. C’est un flavonolignane (un type de flavonoïde) qui agit principalement comme antioxydant pour protéger les cellules contre les dérivés dangereux produits par le métabolisme, appelés radicaux libres.
La silybine aide à protéger les membranes cellulaires et d’autres structures contre les dommages qui se produisent normalement au cours de la vie d’une cellule. Comme ces composés peuvent neutraliser les radicaux libres, les cellules utilisent moins leurs principaux antioxydants, comme le glutathion, et présentent donc des niveaux plus élevés de celui-ci.
La plupart des connaissances sur la façon dont ces composés favorisent la santé du foie sont basées sur des études portant sur des cellules isolées ou sur des modèles animaux. Des recherches supplémentaires sur les chevaux sont nécessaires pour évaluer pleinement ces allégations.
Le chardon-Marie peut également agir en soutenant la fonction digestive naturelle des chevaux. Il a été démontré qu’il stimule la sécrétion d’enzymes gastriques et pourrait être bénéfique pour les chevaux ayant des problèmes digestifs.
Le chardon-Marie est généralement bien toléré par les chevaux. Chez des chevaux en bonne santé, l’administration d’extraits concentrés sous la forme d’un complexe phospholipidique de silybine n’a entraîné aucun effet indésirable. [1] Ce produit n’a pas été étudié chez les poulains, les étalons reproducteurs ou les juments gestantes, nous ne savons donc pas comment il affecte ces chevaux.
Comment supplémenter l’extrait de chardon-Marie aux chevaux
Lorsque vous introduisez un nouveau supplément à votre cheval, commencez par une petite quantité.
Les directives de l’apport quotidien varient selon la forme du supplément utilisé, soit sous forme de poudre brute moulue ou d’extrait concentré. Suivez les recommandations fournies par le fabricant du produit que vous utilisez ou demandez conseil à un vétérinaire ou à un nutritionniste équin qualifié.
Il est recommandé de commencer par environ 2 grammes par jour de la poudre de graines de chardon-Marie moulues pour un cheval de 500 kg. Vous pouvez augmenter progressivement le taux d’alimentation sur quelques semaines pour atteindre l’apport d’entretien recommandé de 4,5 grammes par jour pour un cheval de 500 kg.
Cela aidera votre cheval à s’habituer au goût, surtout s’il a un appétit capricieux. La poudre de chardon-Marie peut être donnée directement sous forme de poudre ou en faire une infusion à verser sur la ration.
MOMENT PROPICE POUR L’UTILISER
La transition aux pâturages frais au printemps s’accompagne de nombreux changements, comme une consommation de sucre plus importante et une augmentation de l’exercice physique, qui peuvent mettre à rude épreuve la fonction hépatique. Des anecdotes ont rapporté que l’utilisation de l’extrait de chardon-Marie quelques semaines avant la première mise aux pâtures pourrait aider à « amorcer » le foie en vue de cette transition.
Il a été démontré que le chardon-Marie protège le foie des toxines présentes dans l’environnement, comme celles que l’on trouve dans les champignons vénéneux. Des lésions hépatiques peuvent survenir chez les chevaux s’ils consomment des plantes toxiques, comme le séneçon ou l’érable rouge. Si ces plantes sont répandues dans votre région, envisagez d’ajouter ce supplément à l’alimentation de votre cheval.
L’extrait de chardon-Marie peut également être administré en même temps que les vermifuges (anthelminthiques) ou certains antibiotiques pour aider à soutenir la santé du foie.
Vous devriez toujours consulter un nutritionniste qualifié avant de modifier le régime alimentaire de votre cheval. Soumettez le régime alimentaire de votre cheval pour analyse en ligne et l’un de nos nutritionnistes équins sera heureux de vous fournir un avis complémentaire.
Effets secondaires du chardon-Marie
La supplémentation en chardon-Marie est généralement bien tolérée chez les chevaux et il est peu probable qu’elle entraîne des effets indésirables. Chez l’homme, il a été démontré qu’il pouvait provoquer de la diarrhée et des troubles gastro-intestinaux chez une minorité de personnes.
Chez les chevaux en bonne santé, l’extrait concentré de chardon-Marie sous forme de phospholipide de silybine n’a entraîné aucun effet indésirable lorsque 52 mg par kilogramme de poids corporel, soit 26 grammes pour un cheval de 500 kilogrammes, a été administré pendant une semaine à quatre reprises. [1]
Cette plante peut interagir avec certains médicaments utilisés pour traiter la fourbure et la colite. Consultez votre vétérinaire pour connaître les options de traitement de ces affections et pour savoir si ce produit ou tout autre supplément peut être administré en même temps. [8]
Les chevaux souffrant de fourbure causée par le syndrome naviculaire peuvent être traités avec de la warfarine, dont il a été démontré qu’elle interagit avec l’extrait de chardon-Marie.
Le chardon-Marie ne doit pas être administré en même temps que l’antibiotique métronidazole. Ce médicament est couramment utilisé chez les chevaux atteints de colite. Il est métabolisé par les voies hépatiques activées par les composés présents dans l’extrait de chardon-Marie ; leur administration simultanée pourrait réduire l’efficacité du métronidazole.
Il peut accélérer le métabolisme des opioïdes comme la morphine et la buprénorphine qui sont utilisés pour soulager la douleur lors des interventions chirurgicales. Il pourrait également affecter le métabolisme de la péthidine, un médicament opioïde utilisé comme traitement à court terme pour gérer la douleur des colites aiguës.
L’extrait de chardon-Marie ne doit pas être administré aux bovins ou aux ovins, car il peut être toxique pour ces espèces en raison de sa forte teneur en nitrates.
Signes que votre cheval pourrait bénéficier du chardon-Marie
De nombreux chevaux peuvent bénéficier du chardon-Marie en raison de l’amélioration de leur statut antioxydant et du maintien d’une fonction hépatique saine. Le foie est l’un des organes les plus volumineux du cheval, représentant jusqu’à 1 % de son poids corporel total.
Les chevaux âgés et ceux qui présentent des problèmes métaboliques, comme la résistance à l’insuline, le syndrome métabolique équin et la maladie de Cushing, sont les plus susceptibles d’avoir besoin d’un soutien nutritionnel pour préserver la santé de leur foie.
Les chevaux traités pour la maladie de Lyme ou la myéloencéphalite équine à protozoaire (MEP) peuvent également bénéficier de ce supplément. Certains antibiotiques utilisés dans le traitement de ces affections peuvent avoir un effet néfaste sur la fonction hépatique.
Le foie est le seul organe des mammifères qui peut se régénérer lorsqu’il est endommagé, ce qui en fait un tissu très résilient. Il peut fonctionner correctement même si 80 % de ses fonctions sont affaiblies. Malgré cela, des chevaux qui sont autrement jeunes et en bonne santé peuvent présenter des signes de lésions hépatiques.
Les signes de la maladie hépatique équine sont souvent subtils et non spécifiques. Chez les chevaux dont la maladie hépatique est confirmée, les signes les plus courants sont : [9]
- Dépression et léthargie – présente dans 68 % des cas
- Anorexie – présente dans 56 % des cas
- Perte de poids – présente dans 50 % des cas
- Colique – présente dans 50 % des cas
- Diarrhée – présente dans 42 % des cas
- Jaunisse – présente dans 42 % des cas
- Sensibilité à la lumière – présente dans 16% des cas
- Troubles de la coagulation sanguine – présents dans 10 % des cas
Les chevaux atteints d’une maladie hépatique chronique évoluant vers une insuffisance hépatique complète sont susceptibles de présenter des signes de perte de poids, une sensibilité à la lumière et une susceptibilité accrue aux coups de soleil.
Les cas graves d’insuffisance hépatique sont rares, mais ils sont plus susceptibles de présenter des problèmes neurologiques, comme la dépression, des bâillements fréquents, la cécité, la désorientation, l’ataxie, s’appuyer la tête au mur et faire des cercles.
Les signes neurologiques de la maladie hépatique sont causés par des niveaux élevés d’ammoniac (hyperammoniémie) circulant dans le sang du cheval parce que le foie n’est plus capable de convertir l’ammoniac en urée. Lorsque le taux d’ammoniac est élevé dans le cerveau, il peut affecter le comportement et les mouvements du cheval.
CAUSES DES MALADIES DU FOIE CHEZ LE CHEVAL
La cause la plus courante de lésions hépatiques aiguës chez les chevaux est la consommation de plantes qui contiennent des toxines alcaloïdes pyrrolizidiniques. Cela entraîne une nécrose (mort des tissus) et une fibrose (durcissement des tissus) du foie qui ne peuvent être rétablies par la régénération cellulaire normale.
Cette toxine est présente dans plusieurs plantes, comme le séneçon commun ou de Jacob, le crotalaria et la langue de chien (Cynoglosse officinale), pour en nommer quelques-unes. Les chevaux qui ont consommé ces plantes toxiques doivent être surveillés diligemment pour détecter les signes de lésions hépatiques. [9]
Les maladies hépatiques équines peuvent également se développer lentement au fil du temps. Les chevaux atteints du syndrome métabolique équin ou ceux qui sont en surpoids présentent un risque plus élevé de problèmes hépatiques. Beaucoup de ces chevaux présentent une accumulation de graisse dans le foie, ce qui les rend plus résistants à l’insuline.
Cela déclenche un cercle vicieux dans lequel la stéatose hépatique provoque une résistance accrue à l’insuline, ce qui amène le foie à stocker davantage de graisse. Les chevaux présentant un excès de dépôts graisseux dans le foie risquent également de présenter des niveaux d’antioxydants inadéquats dans les cellules hépatiques, ce qui peut altérer la fonction de détoxification et provoquer la mort des cellules, entraînant des lésions hépatiques.
ÉVALUATION DE LA FONCTION HÉPATIQUE CHEZ LE CHEVAL
La meilleure façon de déterminer la santé du foie de votre cheval est de faire passer un test de fonction hépatique, une biopsie ou une échographie par votre vétérinaire.
Un test sanguin peut également révéler des taux élevés d’enzymes hépatiques indiquant une atteinte du foie, notamment la phosphatase alcaline (APL), l’aspartate aminotransférase (AST), la lacticodéshydrogénase (LDH), la gamma-glutamyl transférase (GGT), la glutamate déshydrogénase (GLDH) et la sorbitol déshydrogénase (SDH).
Les tests sanguins peuvent également évaluer la fonction hépatique en mesurant les niveaux de bilirubine, qui sont généralement faibles chez les chevaux en bonne santé. Ces tests peuvent aider votre vétérinaire à déterminer l’ampleur des lésions hépatiques et donner des indices sur la cause sous-jacente. [9]
Favoriser la santé du foie chez le cheval
Si vous soupçonnez une mauvaise fonction hépatique chez votre cheval ou si votre vétérinaire le confirme, vous pouvez, en plus de donner du chardon-Marie, prendre certaines mesures pour favoriser la santé du foie. [9]
La décomposition des protéines est une fonction importante du foie, mais c’est aussi un processus exigeant. Pour ne pas surcharger le foie, il faut satisfaire les besoins en protéines du cheval sans les dépasser.
Si possible, remplacez les fourrages riches en protéines comme la luzerne et l’herbe fraîche au printemps par du foin de première coupe.
Augmentez le nombre de repas par jour pour répartir l’alimentation sur plusieurs repas. Cela permettra également de minimiser les pics importants de nutriments atteignant le foie après chaque repas, ce qui facilitera le métabolisme de ces nutriments sans surcharger les cellules du foie.
Évitez les suppléments qui contiennent du fer ajouté. Le fer n’est pas facilement excrété par l’organisme et les accumulations excessives sont entreposées dans le tissu hépatique. Un apport chronique élevé en fer provenant de l’alimentation ou de l’eau est connu pour provoquer des lésions hépatiques chez les chevaux.
Questions fréquemment posées
Voici quelques questions fréquemment posées sur le chardon-Marie pour les chevaux :
Le chardon-Marie est un supplément à base de plantes utilisé principalement pour soutenir la fonction hépatique chez les chevaux. Il contient un groupe de composés bioactifs appelés silymarine, dont la silibinine, qui possèdent des effets antioxydants, anti-inflammatoires et immunomodulateurs. Ces composés aident à protéger les cellules contre les dommages et peuvent favoriser la récupération après l’exercice, une maladie ou un stress inflammatoire. Le chardon-Marie est le plus souvent utilisé lorsque le soutien du foie est l’objectif principal, mais il peut également offrir des bienfaits antioxydants et anti-inflammatoires plus larges.
Le chardon-Marie soutient la santé du foie chez les chevaux en aidant à protéger les cellules hépatiques contre les dommages oxydatifs, l’inflammation et la formation de tissu cicatriciel. Le foie joue un rôle central dans la détoxification ainsi que dans le métabolisme des glucides, des lipides et des protéines, de sorte qu’un soutien nutritionnel pour cet organe peut avoir des effets étendus sur la santé globale. Les composés de la silymarine sont appréciés pour leurs propriétés hépatoprotectrices, ce qui signifie qu’ils aident à maintenir un tissu hépatique sain en période de stress métabolique ou toxique. [15] Cela peut être particulièrement pertinent pour les chevaux âgés ou les chevaux exposés à davantage de toxines.
Les chevaux les plus susceptibles de bénéficier du chardon-Marie comprennent les chevaux âgés, les chevaux présentant un stress hépatique et les chevaux exposés à des toxines environnementales ou à des médicaments pouvant affecter la fonction hépatique. Les chevaux atteints du syndrome métabolique équin peuvent également en bénéficier lorsque la charge métabolique ou la stéatose hépatique suscitent des préoccupations. Certains chevaux confrontés à l’inflammation, aux allergies ou en convalescence après une maladie peuvent aussi tirer un soutien supplémentaire de ses effets antioxydants. Le chardon-Marie est généralement utilisé lorsqu’il existe une raison de soutenir la santé du foie plutôt que comme supplément de routine pour tous les chevaux.
Le chardon-Marie peut aider les chevaux souffrant d’inflammation en modulant l’activité immunitaire et en réduisant les signaux pro-inflammatoires. Cela est important parce qu’une inflammation prolongée peut endommager les tissus même lorsque le déclencheur initial a disparu. Ses composés actifs ont démontré des effets anti-inflammatoires pouvant être utiles lors d’un stress inflammatoire systémique, d’une inflammation liée à une infection ou d’une irritation des tissus. [4] Bien qu’il ne remplace pas un traitement vétérinaire, il peut constituer un élément utile d’un soutien nutritionnel plus global.
Le chardon-Marie peut aider les chevaux souffrant d’allergies ou d’irritation des voies respiratoires en atténuant les réactions immunitaires excessives. Les chevaux atteints d’allergies récurrentes, de pousse ou d’hypersensibilités saisonnières peuvent bénéficier de ses effets anti-inflammatoires et immunomodulateurs. Ces propriétés peuvent aider à réduire les réactions excessives qui contribuent à l’inconfort respiratoire et aux poussées allergiques. Comme les problèmes allergiques et respiratoires ont souvent plusieurs déclencheurs, le chardon-Marie est mieux utilisé en complément d’une gestion environnementale appropriée et des recommandations d’un vétérinaire.
Le chardon-Marie peut aider certains chevaux atteints de fourbure, particulièrement lorsque l’inflammation fait partie du problème. Il a été évoqué comme soutien potentiel dans les cas de fourbure inflammatoire et pourrait également aider à soulager la douleur neuropathique associée à la fourbure chronique. [12] Cependant, il est moins susceptible d’être utile pour la fourbure principalement causée par des concentrations élevées d’insuline circulante. Il est donc important de connaître la cause sous-jacente de la fourbure avant de déterminer si le chardon-Marie est approprié.
Le chardon-Marie peut aider les chevaux exposés à des niveaux élevés de fer parce que la silymarine possède des effets chélateurs du fer, ce qui signifie qu’elle peut se lier au fer et contribuer à réduire son accumulation dans les tissus. Cela peut être pertinent lorsqu’un cheval consomme de façon chronique de grandes quantités de fer provenant de son alimentation ou de son eau. Un excès de fer peut contribuer au stress oxydatif et exercer une pression supplémentaire sur le foie au fil du temps. Le chardon-Marie ne remplace pas la correction de l’alimentation, mais il peut offrir un soutien lorsque la surcharge en fer est préoccupante.
Le chardon-Marie doit être introduit graduellement dans l’alimentation du cheval, en commençant par une petite quantité mélangée à la ration. Cela favorise son acceptation et permet de surveiller plus facilement tout changement d’appétit ou de tolérance. La poudre de chardon-Marie en vrac peut être administrée telle quelle ou infusée en tisane puis versée sur la moulée. Une augmentation progressive jusqu’à la quantité d’entretien complète constitue généralement l’approche la plus pratique.
Le chardon-Marie est généralement bien toléré chez les chevaux, et des extraits concentrés de silibinine ont été administrés à des chevaux en santé sans effets indésirables aux quantités étudiées. [1] Malgré cela, le chardon-Marie peut interagir avec certains médicaments en modifiant leur métabolisme dans le foie. Il peut interférer avec des médicaments comme le métronidazole, la warfarine et certains analgésiques opioïdes; il est donc important d’obtenir l’avis d’un vétérinaire lorsqu’un cheval reçoit un traitement médicamenteux. [8] C’est l’une des principales raisons pour lesquelles les suppléments doivent être examinés attentivement lorsqu’un cheval suit un traitement actif.
Les signes pouvant indiquer qu’un cheval a besoin d’un soutien hépatique comprennent la léthargie, une diminution de l’appétit, une perte de poids, des coliques, de la diarrhée, un ictère ou une sensibilité inhabituelle à la lumière. Dans les cas plus graves, un dysfonctionnement hépatique peut également entraîner des changements neurologiques tels que la désorientation, les déplacements en cercle ou l’appui de la tête contre des objets. Ces signes ne sont pas spécifiques à une maladie du foie et ne doivent donc pas être utilisés seuls pour poser un diagnostic. Des tests vétérinaires constituent la meilleure façon d’évaluer la fonction hépatique et de déterminer si le chardon-Marie a sa place dans le plan de gestion.
Résumé
Le chardon-Marie (Silybum marianum) est un supplément à base de plantes dont le complexe actif, la silymarine, procure des effets antioxydants, anti-inflammatoires et immunomodulateurs.
- Chez les chevaux, il est principalement utilisé pour protéger et soutenir la fonction hépatique en aidant la détoxification et en contribuant à prévenir ou à limiter les dommages causés par les toxines, les médicaments ou le stress métabolique.
- Ses actions antioxydantes peuvent augmenter le glutathion et soutenir la récupération après l’exercice ou une maladie, tandis que ses effets anti-inflammatoires peuvent être bénéfiques en cas de maladie allergique des voies respiratoires et d’autres affections inflammatoires.
- La silymarine peut chélater l’excès de fer et soutenir la santé métabolique, ce qui la rend utile pour les chevaux qui maintiennent facilement leur poids, les chevaux atteints d’EMS/PPID et les chevaux âgés ayant une plus grande exposition aux toxines au cours de leur vie.
- Elle peut favoriser la santé des sabots en cas de fourbure inflammatoire en modulant l’activation des neutrophiles, bien qu’elle soit moins susceptible d’aider la fourbure induite par une insulinémie élevée.
- Un taux d’administration typique est d’environ 4 grammes par jour d’extrait de graines moulues pour un cheval de 500 kg, introduit graduellement; il est généralement bien toléré, mais peut interagir avec certains médicaments, donc des conseils vétérinaires sont recommandés.
Références
- Hackett, Eileen S. et al. Pharmacokinetics and safety of silibinin in horses . Am J Vet Res. 2013.
- Hackett, Eileen S. et al. Evaluation of antioxidant capacity and inflammatory cytokine gene expression in horses fed silibinin complexed with phospholipid. Am J Vet Res. 2013.
- Hutchinson, Carol et al. The iron-chelating potential of silybin in patients with hereditary haemochromatosis. Eur J Clin Nutr. 2012.
- Karimi, G. et al. “Silymarin", a Promising Pharmacological Agent for Treatment of Diseases. I J Basic Med Sci. 2011.
- Reisinger, Nicole et al. Milk Thistle Extract and Silymarin Inhibit Lipopolysaccharide Induced Lamellar Separation of Hoof Explants in Vitro. Toxins. 2014.
- Zholobenko, A. et al. Polyphenols from Silybum marianum inhibit in vitro the oxidant response of equine neutrophils and myeloperoxidase activity. J Vet Pharm Thera. 2016.
- Bhattacharya, S. et al. Milk Thistle (Silybum marianum L. Gaert.) Seeds in Health. Nuts and Seeds in Health and Disease Prevention. 2011.
- Chin, A.C. et al. Effect of Herbal Supplement–Drug Interactions on Therapeutic Drug Monitoring. Therapeutic Drug Monitoring. 2012.
- Bergero,D et al. Hepatic Diseases in Horses. J An Phys An Nutr. 2008.










