Les attache-langues sont des dispositifs couramment utilisés dans les courses de chevaux pour restreindre le mouvement de la langue du cheval afin d’améliorer le contrôle et d’optimiser la fonction des voies respiratoires supérieures. Généralement fabriquées à partir de matériaux tels que du tissu, du cuir ou de l’élastique, ces attaches sont nouées autour de la langue et fixées à la mâchoire inférieure ou au mors du cheval. [1][2]

Bien que les attache-langues soient principalement utilisées pour empêcher des comportements indésirables comme le passage de la langue au-dessus du mors, elles ont également été étudiées comme outil de gestion pour certaines pathologies équines, telles que le déplacement dorsal du voile du palais (DDVP). [3]

Malgré leur utilisation répandue, l’application des attache-langues soulève des préoccupations en matière de bien-être. Celles-ci incluent des interrogations sur les causes profondes des comportements qu’elles visent à corriger et à savoir si elles offrent réellement une solution durable ou ne font que masquer des problèmes sous-jacents.

Si les attache-langues peuvent être efficaces pour certains chevaux, elles ne conviennent pas forcément à d’autres, notamment en raison de différences anatomiques. Leur efficacité, ainsi que leurs implications éthiques dans un cadre compétitif ou thérapeutique, restent un sujet de débat.

Les attache-langues dans les courses de chevaux

Une attache-langue est un dispositif couramment utilisé dans les sports équestres. Il s’agit d’une lanière ou d’une bande conçue pour fixer la langue du cheval à sa mâchoire inférieure ou la stabiliser dans une position fixe. Généralement fabriquées en cuir, en élastique ou en tissu (y compris des bas), les attache-langues sont appliquées autour de la langue et de la mâchoire inférieure du cheval.

Dans l’industrie des courses, les attache-langues sont censées offrir plusieurs avantages. Elles empêchent la langue du cheval de passer au-dessus du mors, améliorent le contrôle et limitent le mouvement de la langue susceptible d’obstruer les voies respiratoires. [2]

Ces problèmes présentent des risques importants pour la sécurité du cheval, du jockey et des autres participants. Par conséquent, l’utilisation des attache-langues est devenue une pratique courante dans certaines écuries de course.

Anatomie et fonction de la langue

La langue du cheval est un organe volumineux, musclé et flexible qui joue un rôle clé dans le pâturage, la déglutition et l’interaction avec l’environnement. Attachée au plancher buccal et soutenue par l’os hyoïde, elle se déplace librement et est recouverte d’une membrane muqueuse contenant des bourgeons gustatifs et des papilles qui aident à saisir et à manipuler la nourriture. [2]

Pendant l’exercice, la langue joue un rôle dans le maintien de la circulation d’air tout en s’adaptant aux contraintes de l’équipement, comme le mors et la bride. Sa position influence directement la fonction des voies respiratoires supérieures, en particulier lorsque les besoins en oxygène sont élevés, comme lors des courses. [1]

Idéalement, la langue repose sous le mors avec un mouvement minimal afin de faciliter la respiration et le contrôle par le cavalier. Cependant, des mouvements excessifs, comme des tentatives de la part du cheval de déplacer le mors, peuvent nuire aux performances et au contrôle du cavalier.

De plus, la langue influence le voile du palais et le larynx. Si elle glisse ou se soulève anormalement, elle peut obstruer les voies respiratoires et limiter l’apport en oxygène. La pression exercée par le mors et la bride peut également provoquer un inconfort, entraînant des comportements tels que le passage de la langue au-dessus du mors en guise de réaction compensatoire. [4]

Effets des attache-langues

Les chevaux respirent exclusivement par le nez et ne peuvent pas respirer efficacement par la bouche. Cette adaptation leur permet d’absorber de grands volumes d’air, ce qui est crucial pour des efforts physiques intenses comme le galop à grande vitesse. [5][6]

En raison de leur dépendance à la respiration nasale, toute obstruction ou réduction du diamètre des voies respiratoires supérieures peut considérablement altérer leur capacité à absorber suffisamment d’oxygène. Cela peut entraîner un inconfort, un essoufflement et une détresse, en particulier lors d’un effort physique où la demande en oxygène est à son maximum.

Impact du passage de la langue au-dessus du mors

Lorsque le cheval passe sa langue au-dessus du mors, plusieurs complications peuvent survenir. Le cavalier peut perdre le contrôle du mors, ce qui l’empêche de communiquer efficacement via les rênes. Cela réduit la réactivité du cheval et diminue le contrôle global.

De plus, si la langue se retrouve au-dessus du mors, elle peut restreindre le flux d’air, affectant ainsi la capacité du cheval à respirer efficacement, en particulier lors d’efforts intenses.

Cela peut entraîner : [4]

Déplacement dorsal du voile du palais (DDVP)

Le déplacement dorsal du voile du palais (DDVP) est une affection où le voile du palais glisse au dessus de l’épiglotte, la membrane qui protège la trachée des aliments, obstruant ainsi la circulation d’air dans les voies respiratoires supérieures.

Les chevaux ayant des problèmes de conformation buccale, comme un voile du palais long ou mou, ou ceux dont le tonus musculaire du voile du palais est faible, sont plus sujets au DDVP. D’autres facteurs, tels qu’une pression excessive du mors ou une inflammation des voies respiratoires, peuvent également contribuer à son développement. [5][7][8]

Le DDVP entraîne une respiration bruyante, souvent décrite comme un bruit de « gargouillements » ou d’« étouffement », et peut provoquer une intolérance à l’exercice ainsi qu’une diminution des performances, en particulier lors d’efforts intenses. Après le déplacement, les chevaux ramènent généralement leur voile du palais a sa position normale en avalant; ils peuvent donc sembler normaux lors d’un examen endoscopique au repos.

Les attache-langues sont parfois utilisées comme outil de gestion du DDVP en stabilisant la langue et en limitant son mouvement. On pense qu’elles aident à prévenir le déplacement du voile du palais en maintenant la langue dans une position fixe, en réduisant la pression sur le voile du palais et en minimisant le risque d’obstruction des voies respiratoires. [3]

Cependant, l’utilisation des attache-langues pour le DDVP est controversée. Bien qu’elles puissent offrir un soulagement symptomatique temporaire à certains chevaux, elles ne traitent pas les causes sous-jacentes du DDVP, telles que des anomalies anatomiques, un faible tonus musculaire du voile du palais ou une inflammation des voies respiratoires[2][9][10]

Les interventions chirurgicales, comme la procédure d’avancement/élévation du larynx, plus connue sous le nom de tie-forward, offrent une solution plus permanente. Cette intervention consiste à repositionner le larynx et le voile du palais afin de prévenir tout déplacement pendant l’exercice et affiche un taux de réussite d’environ 80 %. Elle est souvent recommandée pour les chevaux souffrant de DDVP récurrent ou persistant, offrant une solution à long terme plus confortable et efficace que les attache-langues. [3][11]

Préoccupations en matière de bien-être

L’utilisation des attache-langues chez les chevaux suscite des inquiétudesen matière de bien-être équin en raison de leurs potentiels impacts physiques et mentaux sur le cheval. Bien qu’elles soient principalement destinées à améliorer le contrôle et les performances, notamment lors des courses, leur utilisation soulève des questions éthiques quant au bien-être des chevaux.

L’une des principales préoccupation est l’inconfort ou la douleur que les attache-langues peuvent causer en restreignant le mouvement de la langue du cheval. Cela peut entraîner une irritation ou des blessures à la langue et aux tissus environnants. Dans certaines régions où les courses de Standardbreds ont lieu, l’utilisation des attache-langues est restreinte en hiver afin de prévenir les engelures ou d’autres lésions à la langue qui est exposée. [2]

L’application des attache-langues chez les chevaux a été associée à une augmentation des signes de stress, incluant des comportements agités comme des secouements de la tête et une ouverture excessive de la bouche, ainsi qu’à des niveaux élevés de cortisol dans la salive.

Une étude a révélé que les chevaux chez lesquels une attache-langue avait été utilisée dans le passé présentaient des réponses de stress plus élevées lors de l’application de l’attache, suggérant l’anticipation de cette procédure comme un événement négatif. Cette découverte suggère que les attache-langues peuvent engendrer du stress et de l’inconfort. [12]

Malgré leur utilisation répandue dans l’industrie des courses, les preuves quant à l’efficacité des attache-langues pour prévenir des affections comme le déplacement dorsal du voile du palais (DDVP) sont contradictoires. Bien qu’elles soient couramment appliquées, les attache-langues ne sont pas efficaces pour la majorité des chevaux. [3][7][8]

Mouvement de la langue comme réponse au stress

Le mouvement de la langue chez les chevaux est souvent une réaction au stress déclenchée par l’anxiété, la douleur ou l’inconfort. Une pression ou une irritation dans la bouche — qu’elle provienne du mors ou des mains du cavalier — peut inciter le cheval à bouger sa langue pour tenter de soulager l’inconfort. [6]

Ce comportement peut se manifester par le passage de la langue au-dessus du mors, une langue pendante, une succion de la langue ou encore un mâchonnement incessant du mors. Ces comportements traduisent généralement un stress ou une tentative d’atténuer des sensations désagréables. [5]

Si un cheval joue avec son mors pendant une course, il est essentiel d’évaluer la cause sous-jacente de ce comportement. Bien qu’une attache-langue puisse offrir une solution temporaire, il est essentiel de s’attaquer à la source du problème afin d’améliorer le bien-être et les performances du cheval à long terme.

Les causes potentielles incluent :

  • Un mauvais ajustement du mors
  • Des problèmes dentaires
  • Le stress
  • D’autres types de douleurs buccales

En identifiant et en corrigeant des facteurs tels qu’un ajustement inadéquat du mors, une pression excessive ou des techniques d’entraînement inappropriées, il est possible de réduire les réactions de stress et de préserver le confort ainsi que les performances du cheval.

Utilisation des attache-langues dans le sport équestre

Les préoccupations croissantes en matière de bien-être concernant l’utilisation des attache-langues dans les sports équestres ont conduit à des mesures réglementaires dans diverses juridictions. En 2001, l’International Federation of Horseracing Authorities (IFHA) a commencé à documenter l’utilisation de ces dispositifs dans les courses de Pur-sang et de Standardbreds. [2][9] Ces mesures ont été mises en place afin de surveiller l’utilisation et les impacts de cette pratique mais jusqu’à maintenant, l’IFHA n’a pas encore fait d’importante mise à jour en ce qui a trait à ses politiques concernant l’utilisation des attache-langues.

En 2004, la Fédération Équestre Internationale (FEI) — qui régit les disciplines équestres internationales telles que le saut d’obstacles, le dressage et le concours complet — a interdit les attache-langues pour tous les chevaux de compétition sous sa juridiction.

L’interdiction de la FEI cite des préoccupations éthiques liées à la restriction du comportement naturel du cheval ainsi que des preuves établissant un lien entre les attache-langues et des troubles respiratoires. Bien que la FEI ne régisse pas les courses de chevaux, sa politique reflète un engagement plus large en faveur du bien-être équin dans le sport équestre de compétition. [1][12]

L’Allemagne a emboîté le pas en 2018 avec une interdiction totale des attache-langues dans les courses de Pur-sang. Toutefois, d’autres régions, comme le Royaume-Uni, continuent d’autoriser leur utilisation, avec environ 5 % des propriétaires de chevaux de course qui en feraient apparemment usage lors des compétitions. [1][9]

Racing Australia a introduit des réglementations plus précises pour répondre aux préoccupations en matière de bien-être. Les attache-langues en nylon ont été interdites dans les courses de Pur-sang et de nouvelles règles exigent que ces dispositifs aient une largeur minimale de 50 mm afin de réduire le risque de lésions au niveau de la langue. De plus, les attache-langues ne peuvent être appliquées plus de 30 minutes avant une course. [13]

Ces mesures visent à minimiser les risques potentiels tout en conservant cette pratique sous une surveillance plus stricte.

Alternatives aux attache-langues

Il existe plusieurs alternatives aux attache-langues qui permettent de mieux contrôler les mouvements de la langue et d’améliorer l’efficacité respiratoire des chevaux de course. Ces solutions visent à réduire l’inconfort, à optimiser les performances et à favoriser le bien-être du cheval.

Intervention chirurgicale

Pour des affections comme le déplacement dorsal du voile du palais (DDVP), des interventions chirurgicales telles que la technique du tie-forward offrent une solution plus durable. Cette chirurgie repositionne le voile du palais et le larynx du cheval afin d’éviter leur déplacement durant l’exercice, améliorant ainsi la circulation d’air et réduisant la nécessité d’utiliser des dispositifs mécaniques comme les attache-langues. [11]

Mors spécialisés

La conception et le matériau d’un mors peuvent influencer les probabilités qu’un cheval passe sa langue par-dessus celui-ci. Certains mors répartissent la pression dans la bouche de manière plus uniforme que d’autres, réduisant ainsi l’inconfort et améliorant la communication entre le cheval et le cavalier. [1][14]

Il est essentiel que le mors soit adapté à la taille et à la morphologie de la bouche du cheval, car un mors mal ajusté peut entraîner une résistance et des comportements conflictuels. Des examens dentaires réguliers sont indispensables pour exclure des problèmes sous-jacents, comme des maladies dentaires ou des ulcères, qui sont susceptibles de provoquer une résistance au mors.

Ajustements de l’entraînement

La gestion de l’anxiété ou de l’inconfort peut réduire les mouvements de la langue. Des ajustements au niveau de l’entraînement pouvant être efficaces incluent :

  • Affiner la symétrie des aides du cavalier
  • Améliorer l’ajustement du mors
  • Optimiser l’entraînement global du cheval

L’entraînement peut être une alternative efficace en mettant l’accent sur l’élimination de la pression excessive du mors, qui est souvent la raison pour laquelle les chevaux passent la langue par-dessus le mors. En relâchant la pression des rênes lorsque le cheval répond correctement, les cavaliers peuvent utiliser le renforcement négatif de manière appropriée pour améliorer les réponses à l’entraînement. Cela crée une expérience de monte plus prévisible pour le cheval, ce qui peut réduire l’anxiété et l’amener à détendre sa langue sans la déplacer par-dessus le mors. [6][15]

Les stratégies clés d’entraînement incluent :

  • Éviter une pression prolongée
  • Assurer un bon ajustement du mors et de la bride
  • Favoriser un environnement d’entraînement détendu et peu stressant

Bandelettes/dilatateurs nasaux

Les bandelettes nasales sont des dispositifs adhésifs conçus pour être appliqués à l’extérieur des naseaux du cheval. Elles agissent en ouvrant doucement les voies nasales afin de réduire la résistance des voies respiratoires, en particulier au niveau de la valve nasale, le point le plus étroit des naseaux. [10][16]

Cela permet d’améliorer la circulation d’air pendant l’exercice en empêchant l’affaissement de la valve nasale, qui peut survenir lors d’une activité intense. Ces bandelettes sont généralement utilisées pendant les courses ainsi que d’autres sports équestres de haute performance pour favoriser l’efficacité respiratoire, réduire la fatigue et potentiellement diminuer le risque d’hémorragie pulmonaire induite par l’effort (HPIE).

Questions fréquemment posées

Voici quelques questions fréquemment posées sur les attache-langues en course de chevaux :

Résumé

Les attache-langues sont utilisées dans les courses de chevaux pour empêcher la langue de passer par-dessus le mors ainsi que pour améliorer le contrôle du jockey et la fonction respiratoire du cheval. Ces attaches sont fabriquées à partir de matériaux tels que du tissu, du cuir ou de l'élastique et fixent la langue à la mâchoire inférieure ou au mors.

  • Bien que les attache-langues soient également utilisées pour gérer des affections comme le DDVP, leur efficacité et les préoccupations éthiques qu'elles soulèvent font l’objet de débats
  • Les préoccupations en matière de bien-être incluent le stress, l’inconfort et la restriction des mouvements naturels, ce qui a conduit à des réglementations et des interdictions dans certaines régions
  • Les alternatives aux attache-langues incluent des interventions chirurgicales, des mors spécialisés, des ajustements au niveau de l'entraînement et des bandes nasales pour améliorer la respiration et réduire l'inconfort
  • Certaines organisations, notamment la FEI et Racing Australia, ont imposé des réglementations ou des interdictions à propos des attache-langues afin de répondre aux préoccupations liées au bien-être équin
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Références

  1. Weller D. et al., The Reported Use of Tongue-Ties and Nosebands in Thoroughbred and Standardbred Horse Racing—A Pilot Study. Animals (Basel). 2021.
  2. Chalmers H.J. et al., The Use of a Tongue Tie Alters Laryngohyoid Position in the Standing Horse. Equine Veterinary Journal. 2013. View Summary
  3. Rush B. R., Dorsal Displacement of the Soft Palate in Horses - Horse Owners
  4. Anttila M. et al., Oral Dimensions Related to Bit Size in Adult Horses and Ponies. Front. Vet. Sci. 2022. View Summary
  5. Cook W.R., Pathophysiology of Bit Control in the Horse. Journal of Equine Veterinary Science. 1999.
  6. Luke K.L. et al., Bit Use and Its Relevance for Rider Safety, Rider Satisfaction and Horse Welfare in Equestrian Sport. Applied Animal Behaviour Science. 2023.
  7. Boone L., Dorsal Displacement of the Soft Palate in Horses - Respiratory System
  8. Franklin S.H. et al., Effect of Dorsal Displacement of the Soft Palate on Ventilation and Airflow during High-Intensity Exercise. Equine Vet J Suppl. 2002.
  9. Barton A.K. et al., Tongue Ties Do Not Widen the Upper Airways in Racehorses. Equine Veterinary Journal. 2023. View Summary
  10. Beard W.L. et al., Effect of a Tongue-Tie on Upper Airway Mechanics during Exercise Following Sternothyrohyoid Myectomy in Clinically Normal Horses. Am J Vet Res. 2001.
  11. Lean N.E. et al., Laryngeal Tie‐forward in Standing Sedated Horses. Vet Surg. 2023. View Summary
  12. Marsh L. et al., The effect of tongue-tie application on stress responses in resting horses. The effect of tongue-tie application on stress responses in resting horses. bioRxiv, p. 634717, May 13, 2019.
  13. Revised Tongue Ties Policy. Media Release. Racing Australia. 2020.
  14. Kau S. et al., Bit Type Exerts an Influence on Self-Controlled Rein Tension in Unridden Horses. Sci Rep. 2020. View Summary
  15. McLean A.N. and Christensen J.W., The Application of Learning Theory in Horse Training. Applied Animal Behaviour Science. 2017.
  16. Buchalski F.M. et al., The Effects of an External Equine Nasal Strip on Thermoregulation During Exercise. Journal of Equine Veterinary Science. 2022. View Summary