Les ascarides (Parascaris equorum) représentent un risque significatif pour la santé équine, en particulier chez les jeunes chevaux. Ces grands vers ronds peuvent atteindre jusqu’à 38 cm de long et se trouvent le plus souvent chez les poulains de moins de deux ans, leur système immunitaire en développement les rendant particulièrement vulnérables. [1][2]

S’ils ne sont pas traitées, ces parasites internes peuvent entraîner des complications de santé importantes chez les chevaux. Les infections peuvent entraîner une série de problèmes cliniques, tels que la perte de poids, une croissance inadéquate, des coliques et des complications respiratoires, qui peuvent affecter la santé et le développement général d’un jeune cheval en pleine croissance. [3]

Il est essentiel pour les propriétaires et les soigneurs de chevaux de comprendre le cycle de vie, les signes cliniques et la gestion efficace des infections par les ascarides. Le traitement rapide des infestations d’ascarides et le respect des directives de votre vétérinaire relativement à la vermifugation permettent non seulement de prévenir la propagation de ces parasites, mais également d’assurer le développement sain et le bien-être des jeunes chevaux.

Ascarides chez les chevaux

Les ascarides (Parascaris equorum) sont de grands vers ronds qui peuvent infecter les organes internes des chevaux. Bien qu’on présume que tous les chevaux sont porteurs de certains parasites, les jeunes chevaux sont particulièrement à risque de développer des complications de santé liées à l’infestation par les ascarides. [2]

Ces vers habitent dans l’intestin grêle, où ils peuvent atteindre entre 15 et 40 cm de longueur. Les ascarides ont un corps lisse, jaune pâle ou blanc, et une extrémité effilée, avec trois lèvres proéminentes qui les aident à se fixer à la paroi intestinale de l’hôte. [2]

Les chevaux sont infectés par les ascarides en ingérant des œufs présents dans des aliments, de l’eau ou un environnement contaminé. Une fois ingérées, les larves migrent à travers le foie et les poumons du cheval avant de retourner à l’intestin grêle pour mûrir en vers adultes.

Les jeunes chevaux sont plus susceptibles aux infections par les ascarides, car ils ont généralement une immunité plus faible. En vieillissant, le cheval développe une certaine résistance à ces parasites, réduisant ainsi le risque d’infection.

Cycle de vie

Les ascarides chez les chevaux ont un cycle de vie direct, ce qui signifie qu’ils ne nécessitent pas d’hôte intermédiaire pour achever leur développement. La compréhension de ce cycle de vie direct est crucial pour une gestion et une prévention efficaces des infections par les ascarides chez les chevaux.

Les étapes du cycle de vie des ascarides chez les chevaux sont les suivantes : [2][4]

  1. Adulte : les ascarides adultes habitent l’intestin grêle du cheval, où ils se nourrissent et se reproduisent, pondant des millions d’œufs par jour qui sont expulsés dans les excréments du cheval.
  2. Œufs : les vers femelles adultes produisent des œufs, qui sont excrétés dans les excréments du cheval. Ces œufs sont extrêmement résistants et peuvent survivre dans l’environnement pendant de longues périodes, devenant des larves infectieuses en 10 à 14 jours, selon les conditions environnementales comme la température et l’humidité.
  3. Larves : les chevaux ingèrent des œufs infectieux provenant d’aliments, d’eau, de pâturages ou d’autres surfaces contaminées. Une fois dans le cheval, les œufs éclosent dans l’intestin, libérant des larves. Le processus d’éclosion est déclenché par les enzymes digestives du cheval, qui détruisent la coquille protectrice autour des œufs, libérant les larves.
  4. Migration larvaire : après éclosion, les larves d’ascarides migrent vers le foie dans la semaine suivant l’infestation. Dans les deux semaines qui suivent, elles atteignent les poumons par la circulation pulmonaire, émergeant des petits vaisseaux sanguins. Cette phase déclenche un réflexe de toux, expulsant les larves, qui sont ensuite avalées par le poulain.
  5. Retour à l’intestin : après avoir complété leur migration à travers le foie et les poumons, les larves retournent dans l’intestin grêle, où elles s’installent et mûrissent en vers adultes.

Le cycle de vie complet des ascarides prend environ trois mois, ce qui contribue aux taux d’infection élevés observés chez les jeunes chevaux. [2][4]

La combinaison d’un cycle de reproduction rapide et de la vulnérabilité accrue des jeunes chevaux favorise la prolifération rapide des populations d’ascarides, entraînant des taux d’infection plus élevés dans ce groupe d’âge.

Effets systémiques des infections par les ascarides

Les infections par les ascarides chez les chevaux peuvent avoir des effets importants sur plusieurs systèmes d’organes, y compris l’intestin grêle, le système respiratoire et le foie.

Intestin grêle

Les ascarides habitent principalement l’intestin grêle des chevaux. Dans les cas d’infestations importantes, ils peuvent provoquer une irritation et une inflammation sérieuse de la paroi intestinale. Cette inflammation peut entraîner une absorption réduite des nutriments, contribuant à des symptômes tels que la perte de poids, un mauvais développement et une apparence chétive chez les jeunes chevaux.

Cela peut perturber la motilité intestinale et entraîner des pathologies telles que l’invagination, où une partie de l’intestin se replie sur elle-même. [1][2] Si elle n’est pas traitée, elle peut entraîner une ischémie intestinale (restruction de la circulation sanguine) et une toxémie (toxines dans la circulation sanguine), qui sont des affections potentiellement mortelles. [1][2]

En cas d’infestations graves, la masse des vers peut provoquer des obstructions intestinales, augmentant le risque de coliques et pouvant potentiellement entraîner une rupture intestinale mortelle. [2]

Foie

Après ingestion, les larves traversent la veine porte jusqu’au foie, où elles peuvent causer des dommages et une inflammations localisés. Pendant leur migration, les larves peuvent produire de petites lésions blanches et fibreuses dans le foie, généralement infiltrées par des cellules immunitaires. [1][4]

Cependant, les signes cliniques de maladie du foie ou d’enzymes hépatiques élevées sont rarement observés chez les chevaux infectés par des ascarides. [1][4]

Système respiratoire

Après leur migration à travers le foie, les larves se déplacent vers les poumons, provoquant une inflammation qui peut entraîner des symptômes respiratoires. Ces symptômes peuvent aller de légers, tels qu’une toux occasionnelle et un léger écoulement nasal, à des symptômes plus graves, comme des difficultés respiratoires, de la fièvre et des muqueuses pâles. [1][2]

Les symptômes respiratoires observés chez les chevaux affectés peuvent ressembler à ceux d’autres maladies, ce qui complique le diagnostic et le traitement. [1][2]

Symptômes

Les infections par les ascarides sont le plus souvent observées chez les jeunes poulains âgés de 3 à 18 mois. La gravité des signes cliniques dépend de la charge parasitaire, avec des symptômes affectant principalement les systèmes gastro-intestinal, respiratoire et, dans certains cas, hépatique et nerveux.

Les signes cliniques de l’infestation par les ascarides chez les chevaux incluent : [2][4][5]

  • Une perte de poids et une faible croissance : les poulains ne parviennent souvent pas à prendre du poids malgré une alimentation adéquate.
  • Un ventre qui semble gonflé : un ventre ballonné ou distendu est courant chez les chevaux fortement infestés.
  • Des coliques : des coliques spasmodiques intermittentes peuvent survenir. Dans les cas graves, une obstruction intestinale ou une invagination (où une partie de l’intestin se replie sur elle-même) peuvent entraîner des blocages potentiellement mortels.
  • De la diarrhée : l’inflammation intestinale causée par les ascarides peut provoquer des selles molles ou liquides.
  • De la toux et un écoulement nasal : les larves migratrices peuvent provoquer des problèmes respiratoires, tels qu’un écoulement nasal grisâtre et de la toux.
  • Une augmentation de la fréquence respiratoire : des difficultés respiratoires, y compris une respiration laborieuse, peuvent survenir en cas d’infection grave.
  • De la fièvre (pyrexie) : une fièvre peut être présente, en particulier en cas de charges parasitaires importantes.
  • Un œdème : une rétention d’eau, souvent visible dans les membres inférieurs, peut se développer dans certains cas.

Dans les cas extrêmes, une rupture intestinale ou une obstruction grave due à des charges parasitaires importantes peut entraîner une mort subite, ce qui rend la détection et la gestion précoces essentielles. [2]

Facteurs de risque

Plusieurs facteurs de risque contribuent à la probabilité d’infections par les ascarides chez les chevaux : [2]

  • L’âge : les jeunes chevaux, en particulier les poulains et les jeunes chevaux sevrés de moins d’un an, sont les plus à risque en raison de leur système immunitaire immature et de l’absence d’exposition préalable au parasite. Cela les rend plus vulnérables à des charges parasitaires importantes.
  • Le statut immunitaire : les chevaux ayant un système immunitaire affaibli peuvent être plus sensibles aux infections par les ascarides. Une réponse immunitaire altérée peut limiter la capacité du cheval à lutter contre les invasions parasitaires, augmentant ainsi le risque de problèmes de santé importants.
  • Les conditions environnementales : les environnements surpeuplés ou insalubres augmentent le risque d’exposition aux œufs d’ascarides provenant des excréments, facilitant la transmission des infections.
  • La gestion des pâturages : les poulains et jeunes chevaux mis au pâturage sans protocoles de vermifugation ou de gestion du crottin appropriés peuvent être exposés à des niveaux élevés de contamination dans leurs aires de pâturage.

Diagnostic

Les infections par les ascarides chez les chevaux sont principalement diagnostiquées en utilisant une combinaison de coprologie (compte des œufs de parasites dans les crottins), de signes cliniques et d’une évaluation basée sur les risques.

Les jeunes chevaux, en particulier les poulains et les jeunes chevaux sevrés, sont les plus sensibles aux infections par les ascarides, le risque le plus élevé se produisant généralement entre 6 et 12 mois. [1][2]

Les principales méthodes de diagnostic des infections par les ascarides chez les chevaux incluent : [6]

  • La coprologie : il s’agit de l’outil de diagnostic le plus courant pour identifier les infections par les ascarides. Un échantillon des excréments du cheval est examiné au microscope pour détecter et compter les œufs d’ascarides. Un nombre élevé d’œufs indique une infection active, en particulier chez les poulains et les jeunes chevaux.
  • Le test de réduction des œufs fécaux (Fecal Egg Count Reduction Test ou FECRT en anglais) : ce test évalue l’efficacité des traitements vermifuges en comparant le nombre d’œufs fécaux avant et après l’administration. Une réduction significative de ce nombre indique un traitement efficace, tandis qu’une faible diminution peut suggérer une résistance au médicament ou un protocole de vermifugation inefficace.

La tranche d’âge idéale pour réaliser des FECRT pour les ascarides chez les chevaux se situe entre 4 et 6 mois, car cette période correspond au pic saisonnier de la libération des œufs d’ascarides. Une surveillance régulière est essentielle pour une identification précoce et une gestion efficace des infections. [6]

Traitement et pronostic

Les anthelminthiques, ou vermifuges, sont des médicaments utilisés pour traiter les infections causées par des vers parasites chez les animaux, y compris les chevaux. Ces médicaments ciblent des stades spécifiques du cycle de vie du parasite, entraînant leur expulsion ou leur mort. Les anthelminthiques sont essentiels pour gérer les infections parasitaires chez les chevaux, en particulier les vers ronds comme les ascarides, ainsi que les vers plats et les ténias.

Il est essentiel de consulter un vétérinaire avant de commencer tout protocole de vermifugation. Celui-ci peut recommander l’anthelminthique, le dosage et le moment adéquats. Le tout aide à garantir un traitement efficace et permet d’établir un programme de vermifugation stratégique pour chaque cheval ou troupeau individuel. Un suivi vétérinaire approprié est la clé pour surveiller l’efficacité du traitement et réduire le risque de résistance aux médicaments.

Les populations d’ascarides, comme d’autres parasites, peuvent développer une résistance aux vermifuges couramment utilisés, ce qui entraîne des infections persistantes ainsi qu’une détérioration de la santé des chevaux. Par conséquent, le choix d’un anthelminthique doit être basé sur les tendances de résistance spécifiques identifiées sur chaque ferme pour garantir un traitement efficace. [6]

Calendrier du traitement

Les chevaux, en particulier les poulains, doivent être traités avec des anthelminthiques à des intervalles spécifiques pour gérer efficacement les infections par les ascarides. Le premier traitement est recommandé à 2 à 3 mois pour réduire la contamination des pâturages par les ascarides. [6]

Les poulains commencent généralement à excréter des œufs d’ascarides vers l’âge de 90 jours. Un traitement rapide est essentiel pour éviter un pic du nombre d’œufs, qui peut se produire vers 5 mois si aucun traitement n’est administré. [1][2]

Un second traitement doit être administré à 5 mois pour cibler cette période de pic d’excrétion des œufs. Cette approche en deux étapes aide à minimiser les infections graves et favorise la santé générale des chevaux en croissance. [6]

Risques associés au traitement

Le traitement des infections par les ascarides chez les chevaux, en particulier ceux ayant une charge parasitaire élevée, présente un risque de colique par obstruction. Ce problème médical survient lorsqu’un grand nombre d’ascarides sont tués rapidement par le traitement anthelminthique, entraînant un blocage dans les intestins. [7][8]

On doit éviter un traitement immédiat avec des vermifuges puissants chez les poulains et les chevaux que l’on suspecte d’avoir une forte charge d’ascarides. Un médicament moins puissant, à action lente, comme le fenbendazole, devrait être utilisé initialement pour réduire le risque d’obstruction post-traitement. [9]

En cas d’obstruction, le traitement vétérinaire consiste généralement à administrer de l’huile minérale par sonde nasogastrique, à prodiguer des soins de soutien pour maintenir l’hydratation et à soulager la douleur. Si ces mesures sont inefficaces, une intervention chirurgicale peut être nécessaire pour éliminer le blocage. [1]

L’intubation nasogastrique et l’administration d’huile minérale ne doivent être effectuées que par un vétérinaire.

Pronostic

La plupart des poulains traités avec des vermifuges à l’âge approprié se rétablissent complètement de l’infestation par les ascarides. Ces chevaux ne nécessitent généralement pas d’autre intervention outre le fait de poursuivre un programme de contrôle des parasites prescrit pour l’ensemble des animaux de la même ferme. [8][10]

Dans les cas où une chirurgie est nécessaire pour réduire la charge parasitaire, le pronostic est bon, mais les poulains affectés ont besoin de soins de soutien continus pendant leur convalescence après l’opération. [8][10]

Vermifuges et résistance aux anthelminthiques

Le choix de l’anthelminthique et du dosage approprié dépendent de l’âge du cheval, de son poids, ainsi que de la gravité de l’infection. Des méthodes d’administration appropriées sont essentielles pour garantir l’efficacité du traitement.

Types de vermifuges

Les pâtes et les liquides oraux sont les formes les plus courantes d’anthelminthiques, administrés directement dans la bouche du cheval pour un dosage précis. Les granulés et les poudres peuvent être mélangés à la nourriture, ce qui les rend adaptés aux chevaux qui résistent à l’administration orale.

Les anthelminthiques les plus courants pour traiter les ascarides chez les équidés comprennent : [1][6][11]

  • Les benzimidazoles
  • Les lactones macrocycliques
  • Le pamoate de pyrantel

Benzimidazoles

Le fenbendazole et l’oxibendazole sont des médicaments clés de la classe des benzimidazoles. Ces médicaments perturbent les processus métaboliques des parasites, entraînant leur mort et éventuellement, leur excrétion. [5][12]

Les benzimidazoles sont souvent préférés pour traiter les infections par les ascarides en raison de leur action plus lente, qui est censée réduire le risque de complications associées à la mort soudaine des parasites. [5][12]

Lactones macrocycliques

Ce groupe de médicaments comprend l’ivermectine et la moxidectine, souvent utilisées en combinaison avec d’autres anthelminthiques comme le praziquantel. Bien que l’ivermectine soit un pilier de la vermifugation équine, la résistance des populations d’ascarides a suscité des préoccupations quant à son efficacité continue. [6][12][13]

Par conséquent, les lactones macrocycliques doivent être utilisées avec prudence, en supposant une résistance jusqu’à preuve du contraire. [6][12][13]

Pamoate de pyrantel

Un anthelminthique dérivé de la pyrimidine, le pyrantel peut être efficace contre les ascarides résistants aux lactones macrocycliques telles que l’ivermectine. Il fonctionne en paralysant les parasites, facilitant leur excrétion via les excréments. [14]

Résistance aux anthelminthiques

La résistance aux anthelminthiques est l’un des problèmes les plus pressants dans la gestion équine mondiale. Les principaux facteurs contribuant à la résistance parasitaire sont : [15]

  • Une exposition répétée aux vermifuges
  • Un faible dosage de vermifuge
  • Des protocoles de vermifugation désuets

En travaillant avec un vétérinaire et en effectuant régulièrement des coprologies, les propriétaires de chevaux et les gestionnaires d’écuries peuvent minimiser le risque de résistance dans leur troupeau.

Une autre stratégie importante pour réduire la résistance est la gestion des pâturages, qui réduit les risques d’exposition. Les stratégies incluent : [15]

  • Une gestion rigoureuse du crottin
  • La présence de diverses espèces sur les mêmes pâturages
  • D’éviter la surpopulation dans les pâturages
  • D’empêcher l’introduction de nouveaux chevaux dans les pâturages avant qu’ils soient vermifugés

Questions fréquemment posées

Voici quelques questions fréquemment posées sur les ascarides chez les chevaux :

Résumé

Les ascarides ( Parascaris equorum ) sont de larges parasites ronds qui affectent principalement les jeunes chevaux, en particulier les poulains de moins de deux ans.

  • Les infections peuvent entraîner des problèmes de santé importants, notamment une perte de poids, une mauvaise croissance, des coliques et des problèmes respiratoires; les cas graves peuvent quant à eux entraîner la mort subite.
  • Les ascarides adultes résident dans l'intestin grêle, produisant des œufs résistants qui peuvent survivre dans l'environnement, contribuant à des taux d'infection élevés chez les jeunes chevaux.
  • Le diagnostic implique une coprologie et une gestion efficace nécessite une sélection minutieuse des anthelminthiques pour lutter contre la résistance.
  • Des vermifuges efficaces, tels que le fenbendazole, l'ivermectine et le pamoate de pyrantel, sont essentiels pour traiter
    les infections par les ascarides. Consultez toujours un vétérinaire pour faire des choix appropriés en fonction de l'âge, du poids et des tendances locales en ce qui a trait à la résistance.
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Références

  1. Nielsen M.K., Evidence‐based Considerations for Control of Parascaris Spp. Infections in Horses. Equine Veterinary Education. 2016.
  2. Baxter R. and Brown C., Parascaris equorum infestation in Horses (Equis)
  3. Abbas G. et al., A national survey of anthelmintic resistance in ascarid and strongylid nematodes in Australian Thoroughbred horses. International Journal for Parasitology: Drugs and Drug Resistance. 2024.
  4. Cain J.L. and Nielsen M.K., The Equine Ascarids: Resuscitating Historic Model Organisms for Modern Purposes. Parasitol Res. 2022. View Summary
  5. Tatz A.J. et al., Surgical Treatment for Acute Small Intestinal Obstruction Caused by Parascaris Equorum Infection in 15 Horses (2002–2011). Equine Veterinary Journal. 2012.
  6. Internal Parasite Control Guidelines. ASEP. 2024.
  7. Reinemeyer C.R. et al., Efficacy of Pyrantel Pamoate against a Macrocyclic Lactone-Resistant Isolate of Parascaris Equorum in Horses. Vet Parasitol. 2010.
  8. Nielsen M.K., Ascarid-Associated Colic in Horses. Merck Veterinary Manual. 2019.
  9. Parascaris equorum - Learn About Parasites - Western College of Veterinary Medicine
  10. Klei, T. R., Gastrointestinal Parasites of Horses. Merck Veterinary Manual. 2019.
  11. Stewart A.J., Intestinal Disorders Other than Colic in Horses. Merck Veterinary Manual. 2019.
  12. Vercruysse J. and Claerebout E., Benzimidazoles - Pharmacology. Merck Veterinary Manual. 2014.
  13. Reinemeyer C.R., Diagnosis and Control of Anthelmintic-Resistant Parascaris Equorum. Parasites & Vectors. 2009.
  14. Nielsen M.K. et al., Chapter 57 - Nematodes. In: Equine Infectious Diseases (Second Edition). W.B. Saunders. 2014.
  15. Pfister, K. and Van Doorn, D. New Perspectives in Equine Intestinal Parasitic Disease. Veterinary Clinics of North America: Equine Practice. 2018. View Summary