L’anxiété de séparation chez les chevaux (souvent appelée buddy sour en anglais) est un problème comportemental courant pouvant entraîner du stress, des comportements dangereux et une diminution du bien-être général. Les chevaux sont des animaux sociaux et lorsqu’ils sont séparés de leur troupeau, l’anxiété et la frustration peuvent se manifester par des comportements comme faire les cent pas, hennir, transpirer ou même de tenter de fuir.

L’anxiété de séparation peut représenter un défi même pour les propriétaires de chevaux les plus expérimentés. Bien que les soigneurs et les propriétaires de chevaux travaillent dur pour assurer le confort et le bonheur de ces derniers, il est parfois inévitable de séparer les équidés de leurs compagnons de troupeau.

Pour mieux gérer les chevaux ayant de la difficulté à être séparés de leur troupeau, il est utile que les propriétaires et les soigneurs se familiarisent avec les adaptations naturelles des chevaux qui sous-tendent ce comportement.

Poursuivez votre lecture pour découvrir pourquoi un cheval peut devenir anxieux lorsqu’il est séparé des autres, à quoi cela peut ressembler et comment aider les chevaux à surmonter cette frustration de manière positive, tout en promouvant leur bien-être.

Anxiété de séparation chez les chevaux

De nombreux cavaliers connaissent bien la situation qui suit : vous avez décidé de partir en promenade avec votre cheval par une belle journée, rien que vous deux. Juste au moment où vous commencez à vous détendre, votre cheval se met à piétiner, à hennir, à piaffer ou même à tenter de faire demi-tour pour rentrer à l’écurie. La tension monte jusqu’à ce que vous abandonniez, déçu par votre fidèle monture.

Ces comportements inattendus peuvent décourager les cavaliers, surtout lorsqu’ils semblent surgir de nulle part. La bonne nouvelle est qu’en comprenant ce que votre compagnon équin tente de vous communiquer, vous pouvez prendre des mesures pour y remédier afin de pouvoir tous deux profiter à nouveau de vos balades ensemble.

Une fois que vous avez exclu la possibilité qu’une cause physique explique le comportement de votre cheval, il est temps d’examiner son état mental. Un cheval présentant des problèmes de comportement soudains lorsque vous êtes seul avec lui peut présenter des changements de comportement en raison de l’anxiété de séparation.

En anglais, on dit des chevaux souffrant d’anxiété de séparation qu’ils sont buddy sour (« aigres de compagnon ») ou herd bound (« liés au troupeau »). Ces chevaux deviennent anxieux ou frustrés lorsqu’ils sont séparés de leurs compagnons et des autres membres du troupeau.

Les signes d’anxiété de séparation chez les chevaux peuvent inclure : [1]

  • Appeler d’autres chevaux (en hennissant)
  • Un cheval qui est plus craintif et combatif
  • Des tentatives de retour vers le troupeau lorsque séparés

Scénarios fréquents

L’anxiété de séparation représente souvent un défi pour les propriétaires de chevaux, car il existe de nombreuses situations où séparer les chevaux les uns des autres est inévitable, notamment :

La compréhension de l’anxiété de séparation vous aidera à mieux soutenir le bien-être de votre cheval la prochaine fois que l’une de ces situations inévitables surviendra.

Adaptations relatives au troupeau et anxiété de séparation

Les chevaux sont des animaux grégaires (de troupeau). Ils ont évolué pour dépendre de leur groupe social pour leur sécurité et leur survie. À l’état sauvage, pendant que certains chevaux broutent ou dorment, d’autres membres du groupe restent vigilants pour surveiller les prédateurs. Les périodes prolongées d’isolement social sont rarement observées chez les chevaux sauvages. [2]

L’instinct naturel d’un cheval lui indique qu’être seul est dangereux, ce qui crée une forte motivation à rester proche de son groupe social. Cet instinct de rester avec le troupeau pour se protéger est à l’origine des sentiments d’anxiété de séparation lorsqu’ils sont séparés.

On peut penser que les chevaux domestiques n’ont pas à se soucier des prédateurs, mais il est important de se rappeler que les chevaux ne sont domestiqués que depuis environ 5 000 ans, une période bien plus courte que pour des animaux comme les chiens, domestiqués il y a environ 30 000 ans. [3][4]

En fait, lorsqu’ils vivent dans des conditions naturelles, les chevaux domestiques passent leur temps de manière très similaire aux chevaux sauvages. [5] Leurs instincts naturels n’ont pas beaucoup changé durant la courte période qu’ils ont vécu dans un contexte domestique auprès des humains.

Isolement dans le cadre de la domestication

De nombreux aspects de la gestion moderne des chevaux impliquent de les garder séparés les uns des autres. L’une des principales causes de l’isolement social est l’hébergement au box, qui empêche souvent les chevaux de pouvoir se toucher ou même de se voir.

Des études montrent comment l’isolement affecte la socialisation des chevaux et leur bien-être. Par exemple, les chevaux gardés au box et vivant une isolation sociale présentent des niveaux plus élevés de vigilance et de comportements anxieux. [6][7][8]

De plus, des études révèlent que lorsque les chevaux peuvent toucher le nez d’autres chevaux ou les voir depuis leur box, leur niveau de vigilance et de comportement craintif diminuent. Ces résultats soulignent l’importance de la présence d’autres chevaux dans la perception qu’un cheval a de sa propre sécurité. [6][7][8]

Comportements anxieux

Un cheval lié à son troupeau ou dépendant peut présenter des comportements anxieux ou frustrés allant de légers à sévères. Les réponses légères peuvent inclure : [1]

  • Une résistance à s’éloigner des autres chevaux
  • Une augmentation de la vigilance ou des comportements craintifs
  • Des hennissements visant à appeler d’autres chevaux
  • Des piaffements, de l’agitation ou une incapacité à rester tranquille lorsque seul

Pendant des périodes d’anxiété de séparation prolongées ou importantes, les chevaux peuvent développer des comportements négatifs qui peuvent affecter leur bien-être. Ceux-ci peuvent inclure : [1][9][10][11][12]

  • Des comportements stéréotypés : les stéréotypies, comme le tic de l’ours, sont des comportements inadaptés, non fonctionnels qui peuvent entraîner des conséquences comme des blessures dues à un stress répété, une perte de poids ou une usure inégale des sabots. Les stéréotypies sont également associées à un risque accru de développement d’ulcères et de coliques.
  • L’auto-mutilation ou des ruades au mur : un comportement dangereux qui peut entraîner des blessures et des infections.
  • Le stress chronique : un stress prolongé peut entraîner une suppression immunitaire et contribuer au développement d’ulcères, qui affectent tous deux négativement la santé.
  • Des comportements de fuite : ces comportements peuvent inclure le fait de s’enfuir, de tourner en rond, de se cabrer, de charger, etc., ce qui peut représenter un danger autant pour les chevaux que les humains.

La nuance de la socialisation équine

Certains chevaux peuvent sembler très liés à leur troupeau même en présence d’autres chevaux. Cela s’explique par le fait qu’un compagnon équin ne peut pas être remplacé par un autre.

Tout comme les humains, les chevaux ont des partenaires sociaux préférés qui leur procurent un sentiment de sécurité et de calme. Par exemple, le toilettage mutuel est un comportement observé chez les chevaux qui permet de diminuer les tensions et d’abaisser le rythme cardiaque.

Une étude a montré que dans des conditions stressantes, les chevaux préféraient la compagnie de certains amis spécifiques et pratiquaient davantage le toilettage mutuel avec ces partenaires. [13]

Une fois qu’une relation est établie entre les chevaux, ils ont tendance à rester à proximité de leurs amis et à passer du temps avec eux plutôt qu’avec d’autres chevaux. [14]

Les relations proches entre chevaux peuvent également être durables. Une étude a révélé qu’après 5 mois de séparation post-sevrage, les poulains préféraient encore la présence de leur mère plutôt qu’une autre jument familière. À l’état sauvage, les liens entre la jument et son poulain tendent à persister bien au-delà du sevrage. [15]

Les relations sociales de votre cheval avec son troupeau peuvent influencer le niveau d’anxiété qu’il ressent lorsqu’il est séparé du groupe. Comprendre qui sont les amis de votre cheval peut vous aider à prédire quand et comment son anxiété de séparation pourrait se manifester.

Autres facteurs

Certains chevaux peuvent être plus sujets à l’anxiété et à la peur qui alimentent l’anxiété de séparation. Les facteurs qui peuvent contribuer à cette problématique incluent : [16][17]

  • La personnalité/le tempérament : tout comme les humains, les tempéraments naturels des chevaux varient, certains ayant des personnalités plus anxieuses ou réactives.
  • La race : certaines races, comme les Arabes et les Pur-sang, ont tendance à être plus réactives et anxieuses comparées à des races comme les Quarter Horses et les chevaux de trait.
  • L’âge : les chevaux âgés de 11 à 15 ans peuvent devenir plus nerveux après une vente ou un changement d’environnement.
  • L’historique du cheval : les chevaux ayant connu de multiples changements de propriétaires ou de manieurs réguliers sont souvent plus réticents face à de nouvelles situations ou à des scénarios effrayants.

Anxiété de séparation et lien avec l’humain

Dès 350 av. J.-C., les cavaliers croyaient qu’isoler les chevaux de leurs amis pouvait améliorer la connexion entre le cheval et son soigneur, car le cheval percevrait la personne comme un moyen d’apaiser sa détresse. [18]

Créer un système de dépendance envers les humains ne peut pas résoudre les causes profondes de l’anxiété de séparation, mais il est important de comprendre comment la présence humaine peut influencer le niveau de confort du cheval en ce qui a trait à l’entraînement et à l’hébergement.

Humains, chevaux et anxiété

L’environnement social d’un cheval peut influencer la manière dont il interagit avec les humains ainsi que le niveau d’anxiété qu’il ressent lorsqu’il est séparé de ses compagnons de troupeau.

Par exemple, on a constaté que les chevaux hébergés dans des box individuels sans opportunités de contact social adéquates leur permettant d’interagir avec d’autres chevaux approchaient plus rapidement les humains et s’avéraient aussi généralement plus faciles d’approche. [19]

Une autre étude a révélé que lorsqu’ils étaient laissés seuls dans un manège, les chevaux cherchaient l’attention humaine. En présence d’humains dans le manège, ces chevaux ont démontré un comportement suggérant un état de stress moindre par rapport à lorsqu’ils étaient laissés seuls. [20]

Il a également été démontré que les chevaux ont une préférence pour la présence d’humains qui leur sont familiers. Lorsqu’ils avaient le choix entre s’approcher de leur propriétaire ou d’une personne inconnue, les chevaux choisissaient de passer plus de temps avec leur propriétaire. [21]

Cependant, il a été suggéré que cet effet de « refuge sûr » que les humains semblent avoir sur les chevaux pourrait être moins lié à la présence des humains eux-mêmes qu’au fait que ces chevaux étaient socialement isolés avant leur arrivée. Une présence humaine pourrait avoir un impact moindre sur le niveau de stress d’un cheval si d’autres chevaux sont déjà présents. [22]

Prévention

La première étape pour aider votre cheval à gérer son anxiété de séparation est de s’assurer qu’il bénéficie d’opportunités sociales adéquates dans sa vie quotidienne. Des sorties quotidiennes en liberté au sein d’un groupe stable sont essentielles pour favoriser le bien-être équin et permettre des comportements sociaux naturels.

Si votre cheval est au box pendant une partie de la journée, l’utilisation de box avec des grilles ou des fenêtres permettant aux chevaux de se voir et de se toucher le nez peut aider à réduire les niveaux de stress et de vigilance. [7]

Hébergement au box

Le repos au box est parfois inévitable pour des raisons médicales, mais les chevaux en bonne santé ont besoin de sorties à l’extérieur en liberté régulières et d’opportunités sociales pour leur bien-être. Si votre cheval est au repos au box ou doit demeurer confiné, voici quelques solutions pour réduire l’anxiété : [22][23][24]

  • Adapter les horaires de sortie : les propriétaires peuvent ajuster les horaires de sortie à l’extérieur des autres chevaux pour qu’il y ait toujours au moins un autre cheval dans l’écurie pendant les sorties.
  • Fournir un substitut visuel : certaines recherches suggèrent qu’accrocher un miroir ou une photo dans le box d’un cheval peut réduire les stéréotypies et le stress.
  • Augmenter le temps passé avec les humains : lorsqu’un cheval ne peut pas socialiser avec d’autres chevaux, il se sent moins anxieux en présence d’un humain avec lequel il est particulièrement à l’aise. Le fait de passer beaucoup de temps avec un cheval au repos au box peut l’aider à rester calme. Vous pouvez le brosser, lui parler, lui donner des gâteries ou même lire un livre près lui!

Entraîner un cheval souffrant d’anxiété de séparation

Si votre cheval n’est pas au repos au box, qu’il bénéficie d’opportunités de socialisation adéquates et qu’il démontre quand même des signes d’anxiété de séparation, un entraînement spécifique peut être nécessaire pour l’aider à gérer cette anxiété.

L’approche de base pour travailler avec un cheval présentant une anxiété de séparation est la suivante :

  1. Identifier le seuil de stress
  2. Augmenter progressivement les facteurs de stress
  3. Surveiller, réévaluer, ajuster

1. Identifier le seuil de stress

Lors vous entraîner un cheval à gérer une situation stressante, il est important de rester sous son seuil de stress – le point où un déclencheur mène à une réaction émotionnelle pour le cheval. Les comportements de stress chez un cheval peuvent être très subtils et les humains ont souvent du mal à les identifier correctement. [25]

Pour identifier le seuil de stress de votre cheval, observez les changements dans son expression faciale et son langage corporel. Ceux-ci peuvent inclure : [1]

  • Une augmentation de la tension dans les yeux et le nez
  • Des oreilles rigides pointées dans une seule direction
  • Une tête et cou relevés
  • Une réticence à avancer

2. Augmenter progressivement les facteurs de stress

Une fois que vous avez identifié le seuil de stress de votre cheval lié à la séparation, vous pouvez travailler dans cette plage pour augmenter graduellement son niveau de confort. Le stress de votre cheval peut commencer dès la barrière de l’enclos, tout comme il est possible qu’il ne soit pas visible tant qu’il n’est pas dans l’écurie.

Tout en restant en dessous du seuil, vous pouvez utiliser des techniques de contre-conditionnement pour changer l’association que le cheval fait avec cette expérience. [26] Offrir des récompenses alimentaires, des caresses au niveau du garrot, un retour auprès de ses compagnons ou d’autres formes de renforcement positif peut aider votre cheval à gérer son stress et à le surmonter graduellement à un niveau où il se sent à l’aise.

Les propriétaires peuvent également choisir de travailler avec d’autres chevaux présents, qui ne sont pas les compagnons préférés de leur cheval. Cela peut constituer une étape intermédiaire entre une situation confortable et la séparation totale.

3. Surveiller, réévaluer, ajuster

Lorsqu’ils ont affaire à des chevaux souffrant d’anxiété de séparation, de nombreux propriétaires peuvent involontairement pousser leur cheval trop rapidement parce qu’ils pensent que leur cheval « devrait » être à l’aise avec ce qu’on lui demande. Cependant, il est important de se rappeler que les chevaux ne sont pas capables du même type de raisonnement logique que les humains. [1] De plus, le fait d’être séparé de ses compagnons va à l’encontre des instincts biologiques du cheval.

Lorsqu’un cheval se remet d’une réponse de stress, il peut lécher, mâcher ou bâiller – des comportements oraux communs qui se produisent lorsque la réponse de « combat ou de fuite » est désactivée. [1] Lorsque le cheval présente ces comportements, vous serez peut-être en mesure d’intensifier légèrement la tâche que vous lui demandez, en vous éloignant encore un peu plus du troupeau jusqu’à trouver son nouveau seuil.

Gardez à l’esprit que votre réponse aux comportements de stress de votre cheval peut directement influencer le succès de l’entraînement. Lorsqu’une réponse de peur est renforcée, elle devient plus forte et plus difficile à contrer. [1]

Si un cheval perçoit la séparation comme une raison valable d’avoir peur, la réponse émotionnelle peut devenir plus forte. C’est pourquoi il est essentiel de ne pas dépasser le seuil de stress de votre cheval pendant l’entraînement.

Comme pour toutes les questions liées à l’entraînement des chevaux, il n’existe pas de solution universelle à l’anxiété de séparation. Si vous avez des difficultés à aider votre cheval à gérer ce problème, envisagez de consulter un comportementaliste équin qualifié pour obtenir de l’aide.

Questions Fréquemment Posées

Voici quelques questions fréquemment posées sur l’anxiété de séparation et le comportement grégaire chez les chevaux :

Résumé

L’anxiété de séparation chez les chevaux est un état émotionnel généré par l’instinct naturel du cheval de rester en sécurité grâce à la présence d’un groupe. L’isolement social ne peut pas toujours être évité, mais un entraînement approprié peut aider un cheval à gérer son anxiété dans ces situations, assurant ainsi la sécurité des chevaux et des humains.

  • L’anxiété de séparation peut entraîner des stéréotypies, un stress chronique et des comportements potentiellement dangereux
  • Les chevaux ont des compagnons sociaux préférés, dont la présence ou l’absence peut déterminer la gravité de leur anxiété de séparation
  • La race, la personnalité, l’âge et l’expérience de vie peuvent prédisposer un cheval à l’anxiété de séparation
  • Une présence humaine peut aider un cheval isolé socialement à gérer son anxiété de séparation, mais ne résoudra pas le problème à la source
  • Un entraînement graduel, empathique et attentif qui demeure sous le seuil de stress du cheval peut aider ce dernier à surmonter son anxiété de séparation
  • Un comportementaliste équin qualifié peut aider à résoudre les défis liés à l’anxiété de séparation
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Références

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  2. Waring, G., Horse Behavior: The Behavioral Traits and Adaptations of Domestic and Wild Horses, Including Ponies. 2nd edition. William Andrew, Norwich, N.Y. 2002.
  3. Anthony, D.W. and Brown, D.R. The origins of horseback riding. Antiquity. 1991.
  4. Boehringer-Ingelheim, Human-Dog Relationship – a Historical Perspective. Boehringer Ingelheim. 2019.
  5. Sigurjonsdottir. H. et al., The Behaviour of Stallions in a Semiferal Herd in Iceland: Time Budgets, Home Ranges, and Interactions. International Journal of Zoology. 2012.
  6. Fewings, V. and Greening, L. From field to stable: equine nocturnal acclimatization. Association for the Study of Animal Behaviour Easter Meeting. 2018.
  7. Lesimple. C. et al., Stall Architecture Influences Horses’ Behaviour and the Prevalence and Type of Stereotypies. Applied Animal Behaviour Science. 2019.
  8. Ruet, A. et al. Effects of a temporary period on pasture on the welfare state of horses housed in individual boxes. Applied Animal Behaviour Science. 2020.
  9. Cooper, J. and Mason, G. The identification of abnormal and behavioural problems in stabled horses and their relationship to horse welfare: a comparative review. Equine Veterinary Journal. 1998.
  10. Cooper, J. and McGreevy, P. The Welfare of Horses. First edition. Kluwer Academic Publishers. 2002.
  11. McDonnell. S. M., Practical Review of Self-Mutilation in Horses. Animal Reproduction Science. 2008. View Summary
  12. Hartmann. E. et al., Keeping Horses in Groups: A Review. Applied Animal Behaviour Science. 2012.
  13. Kieson. E. et al., Tend and Befriend in Horses: Partner Preferences, Lateralization, and Contextualization of Allogrooming in Two Socially Stable Herds of Quarter Horse Mares. Animals. Multidisciplinary Digital Publishing Institute. 2023. View Summary
  14. Sigurjónsdóttir. H. et al., Social Relationships in a Group of Horses without a Mature Stallion. Behaviour. Brill. 2003.
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  23. Mills. D. S. and Riezebos. M., The Role of the Image of a Conspecific in the Regulation of Stereotypic Head Movements in the Horse. Applied Animal Behaviour Science. 2005.
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  25. Rogers. S. and Bell. C., Perceptions of Fear and Anxiety in Horses as Reported in Interviews with Equine Behaviourists. Animals. Multidisciplinary Digital Publishing Institute. 2022. View Summary
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